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 Tirons-nous de ce trou

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Le diable au corps, le coeur en fusion
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MessageSujet: Tirons-nous de ce trou   Mer 10 Aoû - 19:48

Tirons-nous de ce trou × Promesse & Bastian
Depuis combien de temps sommes-nous pris au piège dans cette maudite unité ? Je ne sais plus, j’ai arrêté de compter, arrêté d’espérer que quelqu’un vienne héroïquement nous sortir de là. Personne ne viendra, personne ne sait où on se trouve de toute façon, on ne peut compter que sur nous-même pour sortir de ce trou. Sauf que ma beauté blonde est vraiment dans un sale état, je ne suis pas sûr qu’elle soit vraiment consciente, elle a simplement l’air d’être là physiquement. Je fais au mieux pour la soutenir, lui raconter des histoires, la faire rire comme je peux, prendre des coups à sa place, les provoquer encore et encore pour qu’ils l’oublient, ne serait-ce que quelques secondes. Aussi étonnant soit-il, je suis habitué à me retrouver dans des mauvaises situations, peut-être pas aussi mauvaise que celle-ci, mais il faut bien passer par différents niveaux. Déjà en tant qu’humain je n’étais pas une bonne fréquentation, j’ai empiré en tant que strigoï. Quand comprendront-ils que nous ne dirons rien ? Ma beauté blonde est une vraie tombe, incapable de vendre ses amis, préférant supporter la douleur, subir la mort que de les trahir. Moi ? Je ne tiens à personne à part elle ici, alors en soit je me moque de donner des noms, mais je ne le ferais pas pour ma fierté, pour les ennuyer aussi. Ils savent que je serais le plus à même de parler et pourtant ils désespèrent de réussir. Sachez mes amis, que je ne parlais pas sous la torture en tant que mortel, je parlerais encore moins en tant qu’immortel.

Sauf que ma beauté blonde commence légèrement à dépérir et cet état des faits ne me convient vraiment pas. J’ai la chance d’être plus vieux, plus habitué à ce genre de choses, plus résistant. Pas elle, et malgré toute sa bonne volonté, on ne peut pas lutter contre la mort, surtout quand on est sans armes. Ça fait quelques jours que je m’efforce au mieux de récupérer mon énergie, de moins les énerver, de moins subir aussi même si ça me rend fou lorsqu’ils s’en prennent à elle. Malheureusement il faut savoir faire des sacrifices pour arriver au bout de nos objectifs et ce soir ils vont enfin payer. Je ne sais par quel miracle je suis venu à bout de ces chaines en argent qui retenaient mes poignets, mais j’y suis arrivé. En revanche je fais semblant du contraire, même devant ma beauté. J’attends maintenant. J’attends que le déjeuner arrive.

La porte s’ouvre, laissant entrer un humain avec deux poches de sang. Une fois encore ma beauté blonde refuse de se nourrir, une fois de plus l’humain dépose la poche sur une table un peu plus loin mais toujours dans son champ de vision pour l’assoiffer toujours plus. C’est ce qu’on appelle de la torture mentale. C’est à mon tour maintenant et je tente de paraître faible, du moins plus faible que je ne le suis, car je suis bien dans un mauvais état moi aussi. Je demande au type s’il peut se rapprocher plus près, encore un peu plus, juste un peu. La seconde suivante mon bras passe à entre les barreaux de ma prison, l’argent me brûlant la peau mais je n’en ai rien à faire tant que je peux l’avoir sous mon emprise.

- Tu ne vas pas crier, tu ne vas rien faire d’autre hormis ce que je te dirais. Ouvre cette cage et délivre la fille.

Incapable de faire autre chose que ce que je lui ordonne, le bon soldat se soumet à mes volontés et ouvre cette maudite cage avant de retourner auprès de Promesse. J’arrache difficilement les chaines à mes pieds, me brûlant encore, mais ma volonté est plus forte que tout. Je sais que c’est ce soir ou jamais si on veut s’en tirer alors on n’a pas intérêt de traîner. J’attrape une poche de sang et rejoins Promesse et le soldat, sauf que ma beauté blonde ne réagit toujours à rien et il va falloir remédier à ça.

- Qu’est-ce que je dois faire maintenant ?

- Tu la nourris, avec ton propre sang.


Je plante un tournevis dans son cou, objet de torture apparemment, utile pour faire couler le sang en tous cas, puis je place son cou ensanglanté juste sous les lèvres de ma beauté blonde, ce qui semble enfin la faire réagir. Tant mieux, on aurait été mal si elle avait continué d’être dans un état végétatif. Je m’empare de ma poche de sang et la bois en même temps. Ce n’est pas beaucoup, pas suffisant à côté d’un corps, mais ça fera l’affaire. Je m’accroupis près de Promesse, caressant doucement ses cheveux, essayant de voir si elle va mieux alors qu’elle finit par lâché son repas, vidé jusqu’à la dernière goutte.

- J’espère que t’as repris des forces beauté, parce qu’on va en avoir besoin pour se tirer d’ici, à moins que t’aies envie de rester.

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Mignonne petite poupée blonde
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MessageSujet: Re: Tirons-nous de ce trou   Jeu 11 Aoû - 0:24




Tirons-nous de ce trou
Bastian & Promesse


Depuis combien de temps suis-je enfermée dans cette cage ? Depuis combien de temps sommes-nous enfermés ? Je cherche à ouvrir les yeux, même ce simple geste, et presque devenu impossible pour moi, et ce que je constate, c’est que Bastian n’est toujours pas parvenu à sortir de cette merde. C’est ironique, que je me préoccupe de sa santé, alors que je suis dans un état bien pire que le sien, sans doute parce qu’à force de creuser, ces enfoirés ont compris qu’aucun nom ne franchirait la bouche de Bastian, parce qu’il n’a aucune attache.. Pour moi, c’est autre chose, j’ai mes connaissances, j’ai mes proches, que je cherche à protéger, peut-être cela sera-t-il au puéril de ma vie, mais je m’en fiche, ma vie ne vaut pas que je les balance, alors, que m’en fiche, peut importe la douleur, peut importe les souffrances, je ne parlerais pas, je continuerais à les provoquer, aussi longtemps que j’en aurais la force .. Je ne m’autorise à nourrir qu’un seul espoir, celui que Bastian puisse sortir d’ici, se tirer, et revenir venger nos malheurs, plus tard, je me fiche de savoir si je serais toujours là pour les voir, ou si j’aurais passé l’arme à gauche depuis longtemps. De toute façon, je n’ai guerre d’espoir, quand à ce qu’il se passera, si je ne sors pas d’ici très vite, et je ne vois pas, par quel moyen je pourrais m’en tirer.. Du moins, je ne voyais pas, et je refusais de me faire de faux espoirs à ce sujet, c’était douloureux.

J’entends, plus que je ne vois ces hommes s’approcher, je ne chercherais pas à puiser au fond de moi, la force d’ouvrir les yeux, alors que tous les jours, les mêmes actions se répètent, et que tous les jours, je refuse leurs putain de sang en poche. D’une, c’est dégueulasse, leurs bordels, deux, quitte à ne pas m’en sortir, je préfère me laisser mourir, et ne pas leurs faire le plaisir de craquer sous leurs yeux. Je déteste, cette faiblesse qui me colle à la peau depuis que je suis ici, je déteste ces enfoirés d’humain, qui ne perdent rien pour attendre. Je déteste cet enfoiré de Nathaniel, qui m’a mené ici, je déteste Lilith, parce que c’est par la faute de cette petite garce, que j’ai croisé le chemin de Nathaniel. Oui, je remonte loin, mais dans mon état, cogiter, c’est la seule chose qu’il me reste. Je promets, oui, je promets que si je m’en sors, je ferais payer à ces deux imbéciles, mes heures de Souffrances, et croyez moi, lorsque l’on a eu, pour professeur, le pire des Strigoï, personne ne veut se frotter à vous .. Je leurs montrerais qu’ils n’auraient pas du essayer. Je me rends compte qu’après coup, l’odeur humaine, qui n’a pas disparu. Étrange, en temps normal, aucun d’eux ne s’attarde, il passe, il pose, il donne, il se casse. Donc vous comprenez que ce n’est pas normal, que je ressente encore l’odeur enivrante de cette humain. Je crois que durant mes divagations, j’ai loupé quelque chose. Je tends l’oreille, peut-être sont-ils en train de faire quelque chose à Bastian ? J’essaie, j’essaie d’ouvrir les yeux, mais j’en suis incapable, je suis tous juste capable de repartir dans mes divagations, en me torturant l’esprit, à savoir ce qu’il pourrait se passer.

Je crois que j’ai eu l’occasion de m’imaginer bon nombre de plan, plus sordide les uns, que les autres, sur ce qu’il se passait dans la cage voisine à la mienne, et ce n’est que lorsque je sens l’odeur du sang sous mon nez, que je reprends conscience du monde extérieur, pour de bon cette fois-ci. Ce n’est plus question de sang en poche, mais d’un sang directement à la source, bien que j’ignore encore qui se trouve entre mes bras. Une chose à la fois, me nourrir, reprendre des forces, et après, je prendrais gare à la situation. Je crois que durant quelques secondes, j’aurais été capable de me jeter sur n’importe quoi, après avoir vider ce premier corps, assoiffer n’est pas une bonne idée, en général, parce que la créature, qui menace à chaque instant de bondir, se trouve plus près de la surface encore, mais sa voix me calme des que je l’entends. Je suis loin d’être rassasier, mais j’imagine que cela fera l’affaire, jusqu’au prochain humain dans lequel je pourrais planter les canines. Malgré la situation plus que précaire, je ne peux empêcher un faible sourire de fendre mes lèvres. Bon d’accord, niveau forme, c’est pas encore ça, mais c’est mieux que ces dernières semaines, vous pouvez me croire.

«  Tu devrais apprendre à te taire, des fois, Bastian »

Parce qu’avec l’enfer que nous avons connu ici, l’un comme l’autre, faire de l’humour qu’en à notre possible envie de rester, ce n’était franchement pas bien venu. J’attrape sa main, et me relève grâce à cet appui. La tête me tourne quelques longues secondes, mais étant donné le régime alimentaire que j’avais connu, et que c’était là, le premier effort physique que je faisais depuis des jours, j’imagine que c’est normal, même pour une être comme nous. J’ai une énorme envie de me précipiter dans ces bras, plutôt que chercher à sortir, juste pour m’assurer qu’il va bien, que nous sommes toujours vivant, et que nous avons une chance de nous en sortir, mais je me contente de vérifié son état d’un coup d’œil le long de son corps, et pour le reste, nous verrons plus tard, je n’avais pas le droit de nous faire perdre de précieuse minute.

« C’est quoi, la suite du plan ? Dis-moi, que tu as une idée pour la suite, et que ton plan ne consistait pas juste, à ouvrir notre cellule »

Parce que s’il s’agissait de cela, on était vraiment dans la merde, parce que nous étions encore loin d’être sorti, et nous allions sans doute devoir passer bon nombre de gardes, armés et entraînés jusqu’à dents.

« Je te promets, que si nous ne parvenons pas à sortir d’ici, je m’en voudrais à jamais, de t’avoir résister ce premier soir »

Pourquoi est-ce que je lui dis ça, surtout maintenant ? J’en sais rien, c’est sans doute pas très utile, et cela ne nous aidera pas à sortir plus facilement d’ici, surtout si je pense au pire des maintenant, mais j’avais besoin qu’il le sache. Voilà, maintenant, on peut passer à la suite.

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Le diable au corps, le coeur en fusion
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MessageSujet: Re: Tirons-nous de ce trou   Jeu 11 Aoû - 1:46

Tirons-nous de ce trou × Promesse & Bastian
C’est l’heure de nous tirer de ce trou ma beauté blonde, alors j’espère que t’es prête car ce soir nous redevenons des monstres libres. Les humains auront intérêt à bien se cacher car après ce qu’ils nous auront fait subir, il n’y aura aucune clémence, aucune exception, aucun pardon. Tous les humains paieront pour une minorité et cette minorité souffrira au centuple. Oui, je m’exalte déjà de ce qui va suivre, mais avant de trop penser au futur, concentrons-nous déjà sur le présent et ma mission pour l’instant est de faire revenir ma beauté blonde à la réalité. Pour ça j’ai une solution : du sang frais. Heureusement ça semble fonctionner. Il lui faut un peu de temps pour revenir vraiment à elle, un temps dont je profite pour me nourrir avec le peu qu’ils sont venus nous fournir, ce sera toujours ça. Je reviens ensuite auprès de Promesse, voulant voir comment elle va et si elle est d’attaque pour se tirer de là, il vaudrait mieux de toute façon, à moins qu’elle n’ait envie de mourir ici. Sa réponse me fait esquisser un sourire, la voilà la femme que je connais, elle est bien de retour.

- Je croyais que tu appréciais mon humour, j’espère que tu ne faisais pas semblant pendant tout ce temps.

Bref, trêve de plaisanterie j’ai compris, c’était simplement histoire de nous redonner un peu de peps à tous les deux, ce qui a plus ou moins bien fonctionné. Sa main se pose dans la mienne et je l’aide à se relever, la rattrapant quand elle perd un peu son équilibre. Je n’ai pas envie de te presser ma douce, mais va falloir que tu reprennes du poils de la bête sinon je devrais te porter, pas que ça me dérange mais on sera moins rapide et efficace au combat. Ma beauté reprend la parole, demandant en quoi consiste la suite du plan, espérant qu’il y ait vraiment une suite. Comment dire, je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’explorer les lieux au-delà de cette cellule alors... Navré ma douce mais pour la suite il faudra improviser.

- Bien sûr, j’ai tout prévu, tu verras, ça devrait te plaire.

Je n’ai aucune idée de ce qui va suivre et je pense qu’elle a perçu mon mensonge, mais faisons semblant tu veux ? Je n’ai pas envie de t’inquiéter et je n’ai pas envie que ta panique me fasse paniquer, alors croyons tous les deux très fort en ce mensonge, tu verras, c’est beaucoup mieux ainsi. On s’apprête à bouger pour entrer dans la phase deux du plan inexistant, sauf que Promesse nous retient encore un peu, prononçant ces mots qui me pincent le cœur autant qu’ils me font plaisir. Je plonge mon regard dans celui de ma beauté blonde, esquissant un sourire, caressant doucement son front avant de lui répondre.

- Ne parlons pas de regrets beauté blonde, pense plutôt à la soirée qui nous attend une fois qu’on aura fichu le camp d’ici.

Je lui adresse un clin d’œil avant de l’attirer avec moi vers la porte. Je fais semblant d’être dans le feu de l’action mais en réalité je pense encore à ses mots. Bon sang moi aussi je regretterais ne pas avoir pu la goûter si on meurt ce soir, alors c’est une raison plus que suffisante de nous battre pour survivre. J’ai jamais eu l’intention de lâcher l’affaire avec toi, alors maintenant que je suis si près du but, je compte bien nous sortir de là pour que nous passions la meilleure soirée de toute notre existence. Alors maintenant concentrons-nous pleinement sur ce qui va suivre.

J’enfonce la porte, tuant les deux premiers gardes qui faisaient évidemment leur ronde dans le coin, jetant une arme vers Promesse pour garder la deuxième pour moi. Bien, l’étape deux était donc de s’armer, c’est fait. Passons à l’étape trois maintenant : sortir d’ici. Par où est-ce qu’on sort au juste ? Je fais signe à Promesse de me suivre, mais je n'ai aucune espèce d'idée d'où je vais, j’espère seulement ne pas me tromper. Pourquoi est-ce qu’il n’y a aucune fichue porte avec écrit "exit" en majuscules rouge dessus ? J’imagine que ce serait trop simple sinon. On tourne vers un nouveau couloir puis je nous force à reculer tous les deux en apercevant un groupe de cinq soldats armés.

- Si on retourne en arrière on risque de tourner en rond. On a eu de la chance de ne pas encore avoir déclenché l’alarme jusque-là, mais quand on va affronter ces types ça ne va pas durer. On tue et on court. On ne se laisse pas arrêter, on ne retourne pas en arrière, quoi qu’il se passe. Compris ?

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Mignonne petite poupée blonde
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MessageSujet: Re: Tirons-nous de ce trou   Jeu 11 Aoû - 2:55




Tirons-nous de ce trou
Bastian & Promesse

Lorsque j’avais découverts la disparition de mon créateur, plusieurs mois de cela, je pensais avoir touchée le fond, je pensais qu’il me serait impossible, de connaître une douleur, pire que celle que j’avais connu, lorsque j’avais appris qu’il ne reviendrait pas.. J’avais soufferts, je m’étais renfermée sur moi-même, jusqu’à ce que Hector m’offre une nouvelle chance, qu’il me pousse à profiter de la vie, parce que nous n’étions jamais sur, de ce qui pouvait nous tomber dessus.. Je devais vivre, pour lui, mais pour moi. Je m’étais battu pour cela, et j’avais triomphé de mes maux.. Mais aujourd’hui, je me rendais compte que la douleur pouvait être pire encore, que l’on pouvait ressentir cette impression, de mourir, à chaque instant de plus passer dans ce misérable monde, que votre douleur peut vous déchirer de l’intérieur, lorsque vous comprenez que c’est sans doute ce genre de douleur, qu’à connu un être cher, avant de quitter ce monde. Au fond, je ne serais même plus capable de dire ce qui me procure le plus de douleur, cette faim, qui me tiraille, mes blessures, ou la fin de ma vie, qui approche à pas lent.. Peut-être que je devrais me laisser sombrer, peut-être que je devrais juste partir, plutôt que me raccrocher à la vie, à un mince espoir.. Mais Bastian est toujours là pour me rattraper, avant que je perde pied, et ce soir, c’est encore le cas, mais cela sera peut-être plus définitif, peut-être que ce soir, nous pouvons prétendre avoir une chance de nous en sortir.

« Ton humour, est ton talon d’Achille, Keller, c’est loin d’être ce que j’apprécie le plus chez toi »

Quand à savoir ce que j’apprécie le plus, chez toi, nous verrons une fois que nous serrons sortie de là, si tu veux bien, parce que, connaissant nos deux caractères, cette discussion pourrait bien s’entendre des heures durant.. Et, je crois que nous n’avons pas autant de temps devant nous, quelques minutes, sans doute, avant que les premiers gardes se rendent compte que l’homme que je venais de vider se son sang, n’était pas revenu. J’attrape sa main, et me relève, sans quelques difficultés, et quelques étourdissements au passage, mais j’imagine que je ne pouvais pas espérer un miracle, face à toutes les quantités de sang que j’avais perdu, et la faible quantité que j’avais ingurgité avec ce corps. Enfin, j’interroge Bastian sur la suite du programme, m’intéresser a quelque chose, m’empêchera de penser à mon état, et à l’idée saugrenue, qu’au vu de ma faiblesse, je pourrais bien faire foirer tout le mal qu’il c’était donné. Non, je ne devrais pas penser à une idée pareille, surtout pas lorsque je vois que malgré ces belles paroles, Bastian n’a pas l’air d’avoir de plan. Comment je le sais ? Parce que s’il avait véritablement eu un plan, comme il veut que je le crois, j’aurais eu ce plan, jusqu’au moindre détail.. mais puisqu’il ne m’expose rien, c’est la preuve qu’il n’a pas préparer la suite.. Et au vu de notre forme, nous sommes pas dans la merde, pas du tout.

«  Tu es au courant, qu’une bonne centaine de garde, arpente les lieux, rien qu’à cet étage ? »

Et, sans plan, nous avons que très peu de chance de réussir à les vaincre, et nous tirer de là ? Encore, nous aurions de la chance, si seul notre étage était alerté. Puis, je pense soudain à un détail, qui me semble assez crucial, tout de même.. Je ne sais pas s’il n’a pas pensé à ce détail, ou s’il préfère ne pas réfléchir à cela pour l’instant, mais je dois poser la question quand même. « Dis, nous sommes en pleine nuit, n’est-ce pas ? » Je ne prononce pas le reste de mes pensées, que, si nous n’étions pas en pleine nuit, nous cramerions, des que nous aurions mis un pied à l’extérieur, et donc, fait cela pour rien. Quoi que, peut-être que mourir ainsi, serait plus enviable que passer ne serait-ce qu’un jour de plus ici. Enfin, la suite, nous devons passer à la suite, mais avant, une dernière chose. Je lui adresse ces mots, et me rend compte à quel point je peux les penser. Peut-être qu’il a raison, peut-être que je ne devrais pas penser à ce genre de chose. Mais, je ne peux pas m’en empêcher, c’est toujours là, dans un coin de ma tête. Mais je ne réponds pas, j’espère juste qu’il a raison, que l’on s’en sortira, et que l’on pourra faire ce fameux dîner, qu’il me promet depuis notre arrivée ici, nous en aurions bien besoin.

Je le suis sans commentaire, cette fois-ci, il est temps que l’on avance, et que l’on arrête de bavasser. La moindre minute est précieuse, la moindre minute, pourrait nous assurer la sortie, ou l’échec, alors on ne pouvait pas se permettre de perdre plus de temps. Je le laisse passer devant, parce qu’il possède sans doute bien plus de force que moi, malgré le corps que je viens de vider. Deux gardes en moins, tuer sur le coup, c’est déjà une bonne chose, espérons juste que le fracas n’a alerté personne. J’attrape l’arme qu’il me jette, ravi de voir qu’il me reste tout de même un minimum de réflexe. Je ne sais pas à quoi c’est censé nous servir, même affaibli, nous sommes tout de même bien plus utile au corps à corps, et avec nos canines, qu’avec une arme à feu. Mais la encore, je ne discute pas, si Bastian a jugé bon que l’on se munisse d’arme, cela doit être pour une raison. On avance lentement, mais sûrement dans les couloirs, mais Bastian me stop, au prochain virage, avant de m’indiquer ces ordres. J’avoue  qu’en temps normal, j’aurais discuté cette soudaine place de chef qu’il s’attribuait, mais pas ce soir. Ce soir, du moment que l’on sortait d’ici, tout m’allait.

« Compris »

Tu vois, je peux être une femme obéissante, des fois, Bastian, mais ne t’habitue pas de trop à cette sensation, tout de même. Puisqu’il me barre la route, je le laisse se jeter le premier dans la bataille, bien que je déteste ça, et ne tarde pas à l’y rejoindre. Je tire, avant même de réfléchir, et réalise à quel point cette arme à feu, et efficace, en fin de compte. Oui, nous sommes meilleur au corps à corps, mais lorsque l’on doit affronter des gars armé jusqu’à dent, c’était bien plus pratique, cela nous permettait de blesser, et déséquilibrer nos ennemis, sans trop nous mouiller. Lorsque je juge être assez prêt, cependant, je passe à une attaque direct, le premier ne peut plus rien contre moi, de toute façon, depuis qu’il a pris une balle en pleine poitrine, il peut juste agoniser, le second, à juste reçu une balle dans le genoux, et continuer à me tirer dessus, mais j’évite les balles, ou essaie en tout cas, jusqu’à planter mes crocs dans sa gorge, je n’ai pas le temps de le vider de son sang, juste assez pour reprendre un peu plus de force, et l’amener à perdre connaissance. Je me retourne, pour voir que Bastian c’est occupé des trois autres hommes, mais nous avons maintenant un problème de plus, comme il l’avait prévu, l’un d’entre eux à déclenché l’alarme, et nos aurons bientôt tout un bataillon derrière nous.

« Faut qu’on bouge »

Même s’il s’en doute, sans doute. J’attrape sa main, et commence à courir à ces côtés, entrapercevant enfin l’espoir, d’avoir une chance de sortir d’ici. D’autres nous barrerons sans doute la route, mais nous pourrons les abattre, comme nous venons de le faire avec eux ?

« Promets moi de me réserver toutes tes prochaines soirées, lorsque l’on sera sortie d’ici »

Parce qu’un sera loin d’être suffisante, nous avions bien des soirées à rattraper, mais j’aurais peut-être pas du lancer cette conversation maintenant, au risque de nous déconcentrer.

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Le diable au corps, le coeur en fusion
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MessageSujet: Re: Tirons-nous de ce trou   Ven 12 Aoû - 16:07

Tirons-nous de ce trou × Promesse & Bastian
Sortir de cette prison est la première étape du plan, les autres ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais qui a dit qu’on ne pouvait pas se fier à l’improvisation ? J’ai toujours agit avec ce mode, je ne changerais pas mes habitudes ce soir. Jusqu’à présent je m’en suis toujours bien tiré après tout, alors ne pensons pas à des choses trop négatives. En parlant de choses négatives, apparemment mon humour est mon talon d’Achille d’après ma beauté blonde. Mon égo en prend un coup, je le reconnais, moi qui pensais qu’elle l’adorait. Je suis un type drôle, j’en suis sûr, mais ne partons pas sur ce débat ce soir, pas maintenant en tous cas. En revanche je débattrais bien sur le fait de savoir ce qu’elle apprécie le plus chez moi, mais j’imagine que là encore ce n’est pas le bon moment, alors mieux vaut que je ne rebondisse pas dessus. Ce serait dommage de se retrouver enfermé à nouveau parce qu’on aurait trop longtemps débattu sur mes qualités et défauts. Oui, ce serait stupide surtout.

- Alors tu m’expliqueras à quel point tu m’apprécies lorsqu’on sera sortie d’ici beauté, et ne lésine pas sur les détails.

En attendant concentrons-nous sur notre plan de sortie. Mais quel plan au juste ? Non, c’est vrai, je n’en ai pas, mais essayons de lui faire croire le contraire, je n’ai pas envie que ses ondes négatives nous portent malchance. En réalité je ne crois pas à ces bêtises, mais ce soir sait-on jamais. J’essaie de relativiser et de me dire qu’on va réussir à nous tirer de là, mais Promesse me ramène à la réalité. Je n’aurais pas été contre que tu me laisses un peu rêver et espérer plutôt que d’évoquer la centaine de gardes qui nous attend, mais j’imagine qu’il fallait bien en parler à un moment ou à un autre.

- Qu’est-ce qu’une centaine de garde face à nous ? Tu commences à nous sous-estimer ma belle, j’aimerais mieux que tu crois en nos capacités.

Et peut-être que je nous surestime un peu trop, mais je sais une chose, si on ne croit pas avoir une chance d’y arriver, alors on n’y arrivera pas. Mieux vaut croire en l’impossible que de ne pas espérer du tout. Alors Promesse, tentons notre chance plutôt que d’attendre notre mort, car crois-moi on a encore de la route à faire ensemble et notre vie ne prendra pas fin ici. Je me relève, prêt à partir et entrer dans l’action lorsqu’encore une fois, Promesse évoque un fait qui pourrait nous ralentir. Je reste silencieux quelques secondes avant de reposer mon regard dans le sien.

- Apprends à croire en l’espoir, tu verras, ça facilite la vie.

J’ai bon espoir que nous sommes la nuit, il le faut. C’est quitte ou double de toute façon. Oui tu peux te défouler sur moi parce que je n’ai rien prévu au-delà de la première étape, je ne suis pas le genre de génie qui a un plan B et C, mais je peux te promettre qu’on sortira d’ici quoi qu’il en coûte et j’aimerais bien que tu y crois un minimum. Pas le temps de nous attarder plus sur la question de toute façon, on est déjà chanceux que les hommes derrière les caméras n’aient encore rien remarqué, peut-être sont-ils en train de dormir. Quoi qu’il en soit ne perdons pas plus de temps. A peine la porte est-elle ouverte que deux premiers gardes se retrouvent tués et désarmés. Chouette, des armes à feu, ça devrait être amusant. On commence à courir, à chercher la sortie ou au moins des escaliers puisque nous ne sommes pas au rez-de-chaussée.

Les obstacles ne tardent pas à arriver, cinq hommes armés et entraînés pour tirer. Une chose est sûre, à partir de maintenant on va déclencher l’alarme et notre évasion deviendra une course contre la montre. Je n’ai pas du tout la pression. On va s’en sortir. On s’en sort toujours… Je lui donne quelques indications, espérant qu’elle les retiendra et n’hésitera pas parce que nous n’avons plus le temps de faire marche arrière à présent. L’action reprend à nouveau, des coups sont tirés, des corps sont tombés et l’alarme a sonné. Je n’ai pas le temps de me nourrir sur l’un des trois hommes que je viens d’assassiner et pourtant la faim me tiraille, surtout avec l’odeur intense de tout ce sang qui coule. Mais on ne peut pas laisser notre faim nous détruire, nous sommes déjà chanceux de ne pas être encore blessé étant donné notre état actuel.

La main de Promesse se retrouve dans la mienne, m’arrachant à ma faim prenante, nous entrainant dans cette nouvelle course. On trouve enfin les escaliers qu’on dévale en quelques secondes. Nul doute qu’un nouvel accueil doit nous attendre de l’autre côté de cette porte. Avant que nous ne l’ouvrions, Promesse me demande de lui réserver toutes mes soirées une fois qu’on aura quitté cet enfer. Alors là ma belle, tu peux compter sur moi, rien ne me ferait plus plaisir que de passer mes nuits avec toi.

- Mes nuits, mes journées, autant de temps qu’il te plaira beauté.

C’est une promesse, de toute façon tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement, alors j’espère que tu n’y croyais pas. J’ouvre la porte, surpris de voir qu’il n’y a personne derrière. C’est étrange... Quelque chose cloche. On continue quand même d’avancer, pas de retour en arrière possible, souviens-toi. On ne tarde pas à recevoir de la visite, on ne tarde pas à les tuer non plus. Alors quoi, c’est tout ce qu’ils ont ? Pour une armée je m’attendais à mieux. Je vole le badge d’un des cadavres, sait-on jamais. J’ai bon espoir qu’on se rapproche de la sortie. J’entends soudain le bruit d’une arme que l'on est en train de recharger dans mon dos. Je ne me retourne pas, je sais déjà qui ils visent sans les voir. Je fonce dans le dos de Promesse, protégeant son corps avec le mien. La balle se loge dans mon poumon, je crois, elle ne ressort pas. Je ne perds pas de temps à réagir pour autant, me retournant et abattant les deux hommes dans notre dos, je m’occuperai de la douleur plus tard, lorsqu’on sera sortie de là. Je me tourne vers Promesse, ne lui laissant pas le temps de s’inquiéter, reprenant sa main pour l’entraîner avec moi dans la suite de notre course.

- On ne s’arrête pas.

On ne s’arrête jamais, quoi qu’il se passe. On va bien finir par trouver cette maudite sortie avant de se faire abattre. Il faut qu’on la trouve.
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MessageSujet: Re: Tirons-nous de ce trou   Mer 24 Aoû - 15:44




Tirons-nous de ce trou
Bastian & Promesse


Pourquoi est-ce que je pose toutes ces questions ? Bastian n'a pas de réponse, pas de plan, et, bien que, dans d'autres circonstance, j'aurais adorée foncer tête baisser, je me rends compte, qu'aujourd'hui, à l'intérieur de ces murs, c'est un pari très risquer.. Oui, nous avons une chance de nous tirer de là, mais nous avons aussi une chance de nous prendre une balle dans la tête, et je ne suis pas certaine d'avoir envie de finir ainsi, je ne suis pas certaine d'avoir envie de te voir mourir de la sorte, sous mes yeux.. Je m'en fais plus que nécessaire, sans doute, mes ma langue ne m'écoute pas, je ne peux m'empêcher de poser ces questions, pour me rassurer, pour voir, que, à défaut d'avoir un plan, ce genre de détail ne lui a pas échappé.. Sauf que je vois bien, que s'il cherche à me rassurer, lui-même n'est pas certain. Nous allons combattre une armée, sans être certain de pouvoir les vaincre, et dans le mince espoir que nous arrivions à passer ce mur, nous allions peut-être nous retrouver à l'extérieur, alors que le soleil serait à son sommet.. Génial.. Au moins, nous aurons la chance de mourir ensemble, c'est une bonne chose, je crois, mieux qu'une fin de vie, seule, dans l'agonie.. Nous nous serions battu, pour notre liberté, tous ne pouvaient pas en dire autant..

« L'espoir.. Je ne connais pas ce mot.. »

Je murmure ces mots, plus pour moi, que pour lui, je ne suis même pas certaine qu'il est pu les entendre. L'espoir, je ne veux pas en avoir, peut-être est-ce une bonne chose pour toi, ce n'est qu'une destruction pour moi. J'ai attendu, en vain, qu'Adalrik revienne, j'ai espéré, en vain, que toutes ces rumeurs, annonçant sa disparition serait fausse.. Cela n'a fait que me détruire à petit feu, jusqu'à ce qu'Hector m'entraîne dans un renouveau avec lui, alors non, je ne veux pas espérer, nous sortirons, ou nous mourrons ce soir, mais je n'aurais aucun espoir. Je n'en dis pas plus, nous avons perdu assez de temps, à discuter, nous faut passer à l'action, avant que quelqu'un débarque et alerte la sécurité, c'est d'ailleurs étrange, que personne ne l'ai fait jusque là. La première étape est traversé avec succès, faut dire que deux hommes, nous pouvons encore gérer, même dans notre état misérable. Deuxième étape, un peu plus critique, mais que nous traversons avec réussite, aussi. Je retiendrais, pour le fois prochaine, qu'une arme à feu, peut s'avérer très utile, surtout contre les humains. J'admets que pendant mon combat, je ne prête aucune attention à Bastian, c'est sans doute mieux ainsi, je crains ce que je pourrais voir, et cela jouerait sur ma propre concentration, alors, j'attends d'en avoir fini avec mes deux victimes, pour me tourner vers lui, et découvrir que son combat a été aussi propre que le mien. J'attrape sa main, et l'entraîne avec moi. Pas d'arrêt, c'est ainsi que tu as dicté les ordres, alors faisons en sorte de les respecter.

Une porte s'offre à nous, et, avant de faire le moindre pas de plus, je ne peux retenir une nouvelle question, enfin, pas une question, une promesse, que j'espère être positive. J'ai déjà eu tord, de te refuser mon corps, la première fois, peut-être en serions-nous pas là aujourd'hui, je n'aurais pas le regret, d'avoir louper quelque chose, en tout cas. Alors, oui, si nous sortons d'ici, je tiens à ce que tu me promettes de passer toutes tes futurs nuits en ma compagnie, parce que j'aurais au moins besoin de ça, pour comprendre que nous nous en étions bien sorti. J'entends sa réponse, et pendant une seconde, je me dis que je rêve, qu'il ne peut pas m'avoir promis cela, pas lui, alors qu'il s'agit d'un homme à femme, puis je prends conscience de sa main, toujours autour de la mienne, de tout ce qu'il est en train de faire, pour nous mener vers la sortie, et je prends conscience que je ne rêve pas, je me prends même à nourrir cet espoir, qu'il voulait, et que je me refusais. J'espère pour toi que nous parviendrons à sortir d'ici, Bastian, parce que je ne suis pas certaine d'être capable de faire face à une nouvelle déception, pas alors qu'elle inclut un homme, à qui je tiens. Nous avançons, et c'est presque trop facile.. Quelque chose cloche, nous allons forcément nous retrouver face à un piège, à un moment, ou à une autre, ce n'est pas possible.. A croire que, jusqu'à là, il nous laisser nous enfuir. J'entends cette nouvelle arme, braquait dans notre dos, mais je suis incapable de réagir aussi vite que Bastian, qui se place dans mon dos, et prend la balle à ma place. Une seconde, je sens son corps protecteur, contre le mien, la seconde suivante, je ne ressens plus que le vide, alors qu'il a disparu, pour abattre ces cibles.. Comment fais-tu, pour réagir de la sorte, alors qu'une fois encore, nous aurions pu frôler la mort ? Je suis incapable, de me montrer aussi réactive que toi. Sa main attrape la mienne, pour m'entraîner à sa suite, une fois encore, et je le suis, presque comme un fantôme, avant de réagir.

« Il faut que l'on retire la balle, tu ne parviendras jamais à te battre ainsi, et je n'ai pas l'intention de te voir mourir ce soir, encore moins par ma faute »

Parce que c'est pour me protéger moi, qu'il a pris cette balle, alors la moindre des choses que je puisse faire, c'est prendre deux secondes, pour la lui retirer.. Nous perdrons du temps, et un effet de surprise certain, mais à quoi bon me battre, si c'est pour te voir mourir d'une balle que tu as refusé d'extraire ? Oui, je veux que nous sortons d'ici, mais je veux que nous sortons ensemble, les pieds au sol, de préférence, alors cela m'arrangerait que tu ne discutes pas. Nous allons perdre du temps à retirer cette balle, autant ne pas en perdre à discuter inutilement, tu ne crois pas.


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MessageSujet: Re: Tirons-nous de ce trou   Mer 24 Aoû - 17:46

Tirons-nous de ce trou × Promesse & Bastian
Est-ce qu’on est fou de tenter de sortir de ce trou ? Est-ce qu’on ne serait pas plus fou, de ne rien essayer ? Mon état au fond je m’en moque, mais plus je regarde Promesse agoniser, plus je la vois sombrer et plus je me dis que c’est une question d’heures ou de jours avant qu’elle ne s’éteigne. Je ne la laisserais pas partir, je ne la laisserais pas m’abandonner tant que j’aurais encore mon mot à dire, et malgré tous les efforts qu’ils font pour que je me la ferme, aucun n’arrive à me faire taire. Je n’ai pas de noms à leur offrir, mais ils ont besoin de moi vivant pour faire craquer Promesse, je crois que c’est la raison pour laquelle ils me gardent en vie, je crois que sans elle je serais déjà mort ou bien je ferais partis de leurs cobayes. Allez savoir, mais en tous cas je n’ai pas l’intention de m’attarder ici pour le découvrir.

Alors ce serait bien que tu gardes espoir beauté, car j’ai besoin que tu y crois si tu veux qu’on ait nos chances de sortir d’ici. J’entends son faible murmure, paroles auxquelles je ne préfère pas répondre mais qui me dépriment assez. Tu dis que tu ne connais pas l’espoir ? Je vais t’apprendre à le connaître dans ce cas. Maintenant suis-moi et tirons-nous d’ici, aucun de nous n’a envie de s’attarder dans ce trou plus longtemps. Je suis assez étonné et soulagé à la fois de voir jusqu’où on arrive, de voir qu’on continue d’avancer, qu’on continue de rester debout. Regarde ça beauté, on s’en sort plutôt bien pour l’instant !

Un tir retentit, je me prends la balle à sa place en la protégeant. Assez douloureux, surtout au vue de mon état, mais rien de mortel. J’ai peut-être parlé trop vite finalement, on ne s’en sort plus si bien maintenant, mais avec un peu de chance on s’en sortira quand même, on ne tardera plus à trouver la sortie. De nouveaux ennemis tombent et de nouveau la course contre la montre reprend. Droite ou gauche ? J’ai étonnant chaud, sans doute à cause de la balle et de mon manque de nourriture. J’ai l’impression d’avoir choppé la fièvre, une sensation que je n’avais pas ressentis depuis bien longtemps, ça ne m’avait pas manqué en tous cas. Promesse dit qu’il faut qu’on retire la balle, sauf que s’arrêter, c’est leur offrir la victoire sur un plateau d'argent et il est hors de question qu’on perde si près du but.

- Tu pourras m’ausculter de la tête au pied si tu veux beauté, mais quand on aura trouvé la sortie, je ne tiens pas particulièrement à retourner dans leurs cellules parce qu’on se sera arrêter pour extraire une balle.

Maintenant arrête de faire ta tête de mule et continue de marcher. Je m’arrête net. Est-ce que c’est une hallucination où on vient de trouver la sortie ? Dis-moi que cette porte mène bien dehors Promesse, dis-moi que j’ai eu raison d’y croire. Avant qu’elle n’ait le temps de dire quoi que ce soit, je l’attrape par la main et l’entraîne avec moi vers cette porte, prenant le risque de l’ouvrir et d’affronter les rayons de soleil. Prête ? Je l’ouvre. Du moins j’essaie mais c’est bloqué, alors c’est forcément ici.

- On doit trouver quelque chose pour ouvrir cette porte.

Car il ne faudra pas compter sur ma force de strigoï pour ça, comme tu peux le voir je ne suis pas au mieux de ma forme. Je me mets à chercher, rapidement, courant à droite à gauche malgré mon état. Il faut qu’on trouve vite avant que le comité n’arrive. J’attrape tout ce qui me paraît utile, assez résistant pour cogner avec, assez fort pour briser une serrure. Je reviens vers la porte, frappant dessus de toutes mes forces, encore et encore, m’épuisant mais ne m’arrêtant jamais. On ne doit pas s’arrêter. On ne peut pas retourner là-bas.

- Encore un peu et on sera dehors !

Mon front perle de sueur, j’ai l’impression que la balle bouge à l’intérieur de mon corps, mais je continue de frapper. Encore deux coups et ça y est, la serrure cède et surprise ! Quand j’ouvre la porte il fait nuit dehors ! Faut croire qu’on a un minimum de chance ce soir. On s’apprête à courir lorsque des bruits de pas synchronisés retentissent derrière nous, puis les armes se braquent sur nous. On se retourne, ils sont au moins une centaine rien que pour nous deux. Il nous attendait donc là, le grand comité.

- Lâchez vos armes et mettez-vous face au mur les mains en évidence. Obéissez !

Obéir, ça n’a jamais été mon fort. Je réfléchis à ce qu’on pourrait faire, mais voyons les choses en face, on ne pourra pas s’en sortir face à eux, surtout au vue de mon état. Peut-être que j’avais trop d’espoir finalement, pour moi en tous cas. Je me tourne face à Promesse, ignorant la quantité de soldats derrière nous, caressant ses cheveux avant de lui sourire.

- Ne regrette pas pour nous beauté, on aura au moins passé de bons moments ensemble.

Je glisse ma main sur son visage avant de l’embrasser, ignorant le soldat qui se met à crier dans mon dos qu’on doit arrêter et lui obéir et ainsi de suite. C’est notre moment, tu permets ? Le baiser dure quelques secondes, pas assez long à mon goût, mais c’est tout ce qu’on pourrait espérer dans une telle situation. Je lui souris à nouveau, la regardant longuement, voulant immortaliser son visage car ce sera bien le seul souvenir auquel je me raccrocherais ici.

- N’oublies pas, continue toujours de courir. Profite de ta liberté beauté, ne reviens pas me chercher.

Et sur ces derniers mots je la pousse en arrière, la faisant traverser la porte avant de la refermer derrière elle, prêts à me battre pour la maintenir ainsi, à me battre pour qu’elle ait le plus d’avance possible sur eux. Je reste dos à la porte, mon arme en main et je me mets à tirer sur la foule, hurlant, riant, j’ai bien le droit de jouer au fou une dernière fois après tout. Les balles traversent mon corps les unes derrière les autres. Je ne sais pas combien. Je ne sais pas non plus combien de temps je parviens à maintenir la porte fermée, je sais seulement que lorsque je tombe et qu’ils l'ouvrent, elle n’est plus là. Alors j’esquisse un dernier sourire et me laisse sombrer, car c’est tout ce qu’il me reste de mieux à faire maintenant.
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MessageSujet: Re: Tirons-nous de ce trou   Mer 24 Aoû - 19:44




Tirons-nous de ce trou
Bastian & Promesse


Est-ce possible ? Est-ce que je peux avoir de l’espoir ? Je n’aime pas, avoir de l’espoir, cela m’a détruits, une première fois, je ne veux pas connaître cela une seconde fois, encore moins avec Bastian.. Tu t’es approché de moi, tu m’as séduite, tu m’as poussé à m’attacher, tu ne peux pas me laisser espérer, pour détruire mon espoir après.. Je ne pourrais supporter cette désillusion, couplait aux tortures que je devrais subir.. Malgré toutes mes réticences, à chaque pas de plus, que nous faisons vers la sortie, je m’autorise à faire naître cet espoir, qui prend déjà un coup, lorsqu’il reçoit cette balle à ma place. Pourquoi avoir pris un risque pareil ? Pourquoi ? J’aurais préféré prendre cette balle, au lieu de te voir souffrir, encore plus, lorsque tu refuses mon aide. Nous n’avons pas de temps à perdre, tu as raison, est-ce que cela mérite que tu meurs ? Je ne veux pas perdre de temps de manière inutile, mais tu ne pourras pas aller loin ainsi, je ne suis même pas certaine que nous pourrons sortir d’ici, tant que tu seras dans cet état.. c’est dangereux, tu pourrais prendre de mauvais coup, qui pourrait déplacer cette balle, et je ne veux pas te voir mourir sous mes yeux, alors ne fais pas ta tête de mule, et laisse-moi faire. Sauf que je n’ai pas mon mot à dire, j’espère pour toi que tu t’en sortiras sans dégâts, parce que je viendrais te hanter en enfer, je te le promets.

Je me laisse entraîner, sans plus de commentaire, et garde mes commentaires pour moi. On tourne une nouvelle fois, et une porte nous apparaît.. Est-ce que cette porte est ce que je crois ? Est-ce nous avons réussi ? Je me retiens de justesse de sauter au cou de Bastian. Nous ne sommes pas encore dehors, nous devons encore ouvrir cette porte, et ce ne sera pas une mince affaire. Je prends conscience à ce moment, à quel point, il est faible.. En temps normal, il aurait du être capable d’ouvrir cette porte à main nu, ou au moins, la faire vibrer, là, rien, et au lieu de l’aider à trouver quelque chose pour nous sortir de là, je reste planté à le regarder faire, et à m’inquiéter pour lui. Je ne suis pas en forme, mais son état est bien pire que le mien. Tu aurais dû me laisser retirer cette balle, tu serrais en meilleure forme, maintenant, et nous serions déjà dehors. La porte s’ouvre enfin, et lorsqu’il saisit ma main, je prends conscience qu’il est temps que l’on se tire d’ici, mais c’est déjà trop tard. Ces enfoirés nous attendaient, tout ce qu’il voulait, c’était détruire tous nos espoirs, au dernier moment, je savais, que je n’aurais pas dû espérer. Je suis prête à lâcher la main de Bastian, et suivre leurs ordres. Peut-être qu’avec une obéissance, ils se montreront plus cléments envers nous, ou envers Bastian, au moins.. Sauf que celui-ci c’est tourné vers moi, prenant mon visage entre ces mains. J’admets ne pas comprendre son baratin. Pourquoi me dire cela maintenant ? Nous nous sommes fais attraper, mais nous ne sommes pas encore condamner, peut-être aurions nous une seconde chance ?

« Ne perds pas espoir »

Ironique, que je dise cela, alors que de base, c’était moi, qui n’avait pas d’espoir, mais nous sommes arriver jusque là, pourquoi ne pourrions nous pas réussir une fois encore, en montant un véritable plan, cette fois-ci ? J’aimerais l’encourager, comme lui, l’a fais depuis le début, avec moi, mais je n’ai pas le temps d’en dire plus, ces lèvres sont contre les miennes, et si je trouve stupide, l’idée de nous embrasser alors qu’une dizaine de point rouge, sont braqués sur nos têtes, je ne peux m’empêcher de profiter de ce baiser. Ce sera peut-être notre dernier contact avant un sacré bout de temps, alors autant que j’en profite. A défaut de rattraper la soirée que nous aurions pu avoir si je ne m’étais pas évertuer a me refuser à lui, nous aurions au moins eu ce baiser, et ce sera mieux que rien. J’entends ces mots, mais lorsque je réalise le sens de ces paroles, le sens de ce regard sur moi, de ce premier, et dernier baiser échangé, je me sens une fois encore déconnecter de mon corps. Non, tu ne peux pas faire ça, tu ne peux pas rester ici, tu ne survivrais pas. Pourquoi est-ce qu’ils te garderaient après le bordel que tu as mis ce soir ? Non, tu ne peux pas rester là. Je sens ces mains me pousser à l’extérieur, je tente de me raccrocher à lui, en vain.

« Non !! BASTIAN ! »

Je hurle son nom, alors que les portes se referment sur moi. Non ! Non, non, non ! Je me jette sur les portes, frappant comme une malade, suppliant presque qu’on m’ouvre. Je ne peux pas juste le laisser avec eux, pas après ce qu’il a fais pour moi, je ne peux pas le laisser tomber. Ce n’est pas possible. Merde, Bastian, pourquoi est-ce que tu as fais ça ? Pourquoi n’es-tu pas venu avec moi ? Peut-être auraient-ils ouverts le feu sur nous, mais je préférais ça, quitte à mourir ici, plutôt que te laisser derrière moi. Tu ne pouvais pas choisir pour moi ! Je frappe encore, et encore, c’est pire lorsque j’entends tous ces coups de feu. Je m’écroule sur le sol, tapant encore sur cette fichu porte qui me sépare de lui. Puis, je réalise que je ne peux pas rester là.. Bastian s’est sacrifié pour moi, pour que je parvienne à m’en sortir, rester ici, et attendre qu’ils me trouvent, ce serait l’avoir condamner pour rien, ce serait avoir fait tout ça pour rien.

«  Je reviendrais, je te sauverais »

C’est une promesse que je lui fais, une main sur la porte, même s’il ne m’entend sans doute pas, avec tous ces coups de feu. Je reste une minute à fixer la porte, avant de me redresser, un dernier regard, et je me tire de là, sans perdre plus de temps. Je n’ai pas beaucoup de temps avant qu’ils sortent, et tentent de me retourner, faut pas que je gâche ce temps précieux. Et je reviendrais, je reviendrais avec un plan, et je le sortirais de là, c’est une certitude.


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