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 Nous avons bien plus qu'une proie en commun

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MessageSujet: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Jeu 16 Juin - 20:48


Nous avons bien plus qu'une proie en commun
Daniel & Kahlan

Qu’est-ce qu’une simple vie parmi des milliards d’autres ? La mort frappe un jour ou l’autre, on pleure le défunt puis on l’oublie, on passe à autre chose. Il devient peu à peu un souvenir puis disparaît de nos mémoires. C’est le cycle de la vie. Ou peut-être est-ce celui de la mort ? N’est-ce pas la même chose finalement ? Nous naissons tous pour mourir un jour, certains décident du lieu et de l’heure alors que pour d’autres c’est une fatalité. Et toi, vas-tu mourir ce soir ? Perdras-tu ta vie entre mes mains ? Va-t-on te pleurer puis t’oublier ? Nos destins sont déjà tout tracés, ou peut-être que là encore ce ne sont que des idéaux. Finalement, où se situe le vrai et le faux ? La vie est tellement compliquée à comprendre que s’en est épuisant d’y réfléchir constamment. J’analyse ma proie aux côtés de son gardien, le pauvre petit sourit de toutes ses dents sans se soucier du danger qui le guette, le dhampir aussi ne m’a pas encore repéré.

Pourquoi lui ? Pourquoi pas un autre ? Il y a tellement de choix possibles, tellement de victimes. Mais dans ce cas, pourquoi un autre et pas celui-là ? On pourrait retourner la question des centaines et des centaines de fois. Ma proie quitte finalement cette petite fête et je repousse sèchement le corps de cette femme qui dansait collée à moi. Il est temps de passer à l’action. Je les laisse prendre quelques secondes d’avance avant de les suivre, sachant pertinemment que le dhampir est sur ses gardes. Que vais-je bien pouvoir faire de lui ? Il n’y a que le moroï qui m’intéresse, son gardien n’est qu’obsolète. Alors j’hypnotise un passant dans la rue, lui demandant de suivre ces deux-là dangereusement et le moins discrètement possible. C’est tout ce dont j’ai besoin pour détourner l’attention du dhampir. A peine se tourne-t-il vers l’humain, prêt à riposter que j’apparais dans son dos et éclate son visage contre le mur. Non, je n’ai clairement pas fait preuve de douceur, mais j’aurais dû vérifier qu’il soit bien mort. A la place je me contente de laisser filer l’humain tandis que je me rapproche du moroï, une lame à la main que je fais glisser sur sa gorge pour lui faire une fine entaille.

- Allons sois un brave garçon et ne grimace pas, ce n’est qu’une blessure superficielle.

Je porte la lame tâchée de son sang à mes lèvres, la léchant pour tester sa saveur tout en déchirant ma langue en faisant glisser lentement la lame dessus. Il grimace à nouveau, cette fois d’écœurement alors que je me mets à rire deux courtes secondes avant de reprendre entièrement mon sérieux. La folie peut se montrer sous bien diverses formes. Je joue avec ma lame d’une main alors que l’autre glisse sur sa joue.

- Ton sang m’a ouvert l’appétit.

Je plaque mes deux mains sur ses épaules et le pousse violemment en arrière, le faisant tomber sur les fesses alors que je lui saute dessus l’instant suivant, tel un félin en pleine chasse. Maintenant que je tiens ma proie, il ne me reste plus qu’à la dévorer. Je suis sur le point de planter mes canines dans sa chair lorsqu’un pieu en argent me transperce l’épaule. Je n’ai pas crié. Je n’ai pas grimacé. J’ai simplement eu l’instant de surprise. Je ferme les yeux quelques secondes, appréciant cette brûlure familière qui me plaît tant, puis lorsque je les rouvre, c’est pour me retourner vers le dhampir qui s’est relevé et le bloquer au sol. Mes genoux sont plaqués sur ses épaules pour le maintenir en place alors que je tire sur sa tête, encore et encore jusqu’à ce que les tissus de sa peau craquent et cèdent, sa tête finissant entre mes mains.

Je la laisse retomber à mes pieds et retire comme je peux le pieu enfoncé à l’arrière de mon épaule. Lorsque je me tourne vers le moroï pour finir le travail, il n’est plus là. Je lâche un grognement de mécontentement et me met à sa poursuite, j’ai toujours été une très bonne piteuse. Je finis rapidement par lui remettre la main dessus, mais un autre strigoï a trouvé bon d’empiéter sur mon territoire. Ce moroï est à moi, je l’ai vu en premier et il est hors de question de partager. Je rejoins les deux garçons, croisant mes bras sous la poitrine d’un air mécontent lorsque le strigoï pose son regard sur moi.

- Ce moroï m’appartient, rends-le moi.

J’aurais pu le vouvoyer ou au moins lui dire s’il te plaît, mais rappelez-vous, je suis une femme sauvage, aussi bien dans ma manière d’agir que de parler et malheureusement personne n’est parvenu à changer ça chez moi. Alors strigoï, devrons-nous nous battre pour ce tas de viande ou accepteras-tu gentiment de me rendre ma proie ? Quoi qu’il en soit je ne compte pas te le laisser.

- Ne me laissez pas avec elle, pitié ! Cette fille est folle !

Je roule des yeux face aux absurdités que déblatèrent ce moroï. Alors comme ça un strigoï en vaut mieux qu’un autre maintenant ? Ou alors il n’a pas remarqué que s’en est un lui aussi. Dans ce cas il est encore plus stupide que je le pensais. Je ne m’attarde même pas sur lui, gardant toute mon attention sur le strigoï.

- Je me suis occupée du dhampir, je mérite le moroï, alors rends-le moi maintenant.

acidbrain


Dernière édition par Kahlan Fisher le Jeu 16 Juin - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Jeu 16 Juin - 22:46



Nous avons bien plus
qu'une proie en commun

Daniel & Kahlan
Devais-je laisser derrière moi tout ce qui me définit ? Oublier ma vie telle qu’elle l’était pour me concentrer sur le présent ? N’était-ce pas ce que les blouses blanches me répétaient à longueur de temps « Oublie ta vie précédente, maintenant tu as une nouvelle vie ici, une vie où tu peux être juste Daniel. » Qu’est-ce que cela signifiait pour eux, être juste Daniel ? C’était comme être uniquement une pathologie ? C’était leur faire gagner du temps sur le papier quand il fallait remplir nos dossiers ? Je n’en sais rien et je n’en saurais jamais rien mais je sais que ces dossiers ont brûlés et que je suis libre de choisir mon nom comme j’ai été libre de le faire ces dernières décennies. Je suppose que j’aurais du changer de prénom en changeant de nature mais je n’aimais pas l’idée d’oublier le passé. Je devais être légèrement nostalgique – Ou peut-être juste vengeur ? – quand j’avais décidé d’aller contre l’avis de tous, même le Sien… Malia avait changé de prénom et de nom plus souvent qu’à son tour mais je ne l’avais pas fait, voulant garder un lien avec ma sœur. Il est sûr que ce n’était pas pour mes géniteurs que j’aurais fais cela… Il était dommage que j’ai du retrouver uniquement le cadavre de ma mère, je l’aurais bien dépecée pour l’amener avec moi quand j’avais rendu visite à mon ancien doc… Monsieur n’était pas de garde lors de l’incendie alors je me suis senti obligé d’aller lui faire un petit bonjour. Bien sur, il a fallu qu’il agisse mal, très mal… Ce n’était pas les bons mots à prononcer mon brave docteur, vous en êtes morts et votre cadavre doit toujours pourrir au fond de la forêt. Ou peut-être a-t-il été retrouvé ? Pour sa famille, cette deuxième option serait la meilleure… Mais qu’en ai-je à faire de la famille ? Rien, la réponse est rien. Je n’ai jamais été du genre à m’attacher de toute façon.

Je quitte cette chambre de motel, celle qui a vu le dernier de mes méfaits. Je ne suis pas rentré hier, peut-être s’est Elle inquiétée ? Ce n’est pas grave, je passerais la prochaine soirée avec elle et je devrais me rattraper. Du moins est-ce mon but avant que je ne sente une délicieuse odeur de vanille se diriger vers moi. Cette senteur a toujours été mon péché mignon et je n’allais certainement pas y résister quand elle se dirigeait vers moi sous les traits d’un petit Moroï. Voyons mon mignon, ne cours pas aussi vite, nous avons beaucoup de choses à nous dire et des heures devant nous. Je me place sur son chemin et plutôt que de voir de la peur, je vois du soulagement s’inscrire dans ses prunelles. Es-tu idiot ? Non, finalement, je ne préfère pas avoir de réponse, la seule chose que je désire savoir c’est combien de temps il me faudra pour te manger – Ou peut-être est-ce combien de temps avant que tu ne cries de douleurs ? Jusqu’où porteras ta voix ? – En tout cas, je ne désire rien connaître de toi. Il se dirige vers moi, agrippant mon bras et commençant à balbutier quelques mots. Je ne prête pas attention à ses propos, préférant plutôt me défaire de sa poigne, je ne tiens pas trop à le fréquenter, en dehors de mes crocs planter dans sa gorge. Et bientôt, mon attention est détournée par quelqu’un d’autre, plus précisément par l’arrivée d’une autre femme avec une sacrée crinière. Une autre Strigoï. Nos yeux se confrontent pendant qu’elle prend une posture défensive et qu’elle se décide à prendre la parole pour immédiatement donner des ordres. Je déteste les ordres, c’est viscéral. Si on veut obtenir quelque chose de moi, il vaut mieux jouer de manipulation ou de sous-entendus, il y a bien plus de chance que je me laisse avoir ou que je réponde favorablement à la requête. Je ne réponds pas immédiatement, préférant plutôt prendre le temps de l’observer, de noter tout ce qu’il y a à noter. Ennemi ou ami, je pourrais faire de toi ? Amusons-nous quelque peu, tu veux cette proie ? Je suis disposé à te la laisser si tu animes un peu ma soirée, j’ai du temps à revendre avant que le soleil ne se couche après tout…
Mes réflexions sont interrompues par l’apprenti vampire qui prend la parole, me disant que cette femme est folle. L’est-elle vraiment ? Que connais-tu de la folie, petit homme ? Je suis fou selon vos critères et pourtant, je me sens bien mieux que vous autres, qui vous prétendez saint d’esprit. N’est-ce pas ironique – Ou est-ce amusant le bon mot ? – de voir à quel point nos points de vues sont différents ? Je ne baisse même pas les yeux sur lui, préférant continuer à observer la Strigoï pour me rendre compte qu’elle continue à m’observer également et qu’elle continue à insister… Et plus tu insisteras, moins j’aurais envie de céder. Je suis contradictoire, sache-le.

« Pourquoi devrais-je te le laisser aussi facilement quand on sait que grâce à lui, une magnifique soirée va pouvoir débuter ? »

Mes mots ne rassurent pas le Moroï qui se rend enfin compte qu’il n’est pas dans la meilleure des positions, ni avec elle, ni avec moi. Je suis tout aussi dangereux qu’elle, peut-être plus, peut-être moins, je ne sais pas encore. Je le saurais bientôt, je n’ai aucun doute là-dessus. Mon sourire s’étire un peu, découvrant mes canines qui font glapir de peur le Moroï.

« Vous êtes comme elle. »

Ses paroles sont pleines d’une peur légitime. Bien petit idiot, tu as enfin compris la réalité dans laquelle tu te trouves, tu vas pouvoir pleinement assurer ton prochain rôle ainsi. Prêt à devenir une proie de la plus grande importance, mon mignon ? Tu auras une fin de vie mémorable, je te le promets. Je ne baisse pas les yeux vers lui-même si je lui réponds, préférant continuer à observer la Strigoï devant moi, ma compère si je puis dire…

« Bien sur. Et tu es la proie de choix et bientôt, le meilleur jouet à mâcher de la soirée. Alors mademoiselle, pour quelle raison devrais-je laisser ce met de choix à une inconnue ? Je sais, vous avez tué son Dhampir… Mais je considère que ce n’est pas une véritable raison. Il faut mériter sa proie après tout. Que diriez-vous si nous nous départagions dans un petit défi ? »

Et oui, l’esprit de compétition, c’est ce qui me définit le mieux en cet instant. Mais profite-en, ça signifie que je suis de bonne humeur. Cela veut dire que tu as une chance de repartir la proie car celle-ci se trouvant proche de moi… Je pourrais juste la tuer, mais pourquoi couper court à un jeu qui promet d’être si passionnant. Prête à jouer, ma chère, je l’espère ?

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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Jeu 16 Juin - 22:46


Nous avons bien plus qu'une proie en commun
Daniel & Kahlan

Tuer ce dhampir ne faisait pas partis de mes priorités, il n’y a que le moroï qui m’intéresse, mais si je dois passer par cet obstacle pour obtenir ce délicieux repas, alors soit, je n’hésiterai pas à le tuer, ce que je fais. Enfin j’imagine que j’aurais dû vérifier sa mort puisqu’il se relève dans une dernière tentative désespérée. Pauvre fou, tu aurais plutôt dû faire le mort si tu voulais avoir une chance de survivre. Ce n’est pas grave, cette fois-ci je ne compte pas te louper et j'ai l'intention de vérifier au cas où, même si je ne pense pas que ce soit réellement utile pour ce coup-ci, mais sait-on jamais. Parfois la vie aime se jouer de nous, ou peut-être devrais-je dire la mort ? Appelons plutôt ça le destin. En tous cas cette fameuse destinée a décidé de laisser une chance à ma proie de s’enfuir. Où vas-tu donc comme ça ? Je ne vois pas d’inconvénient à jouer au chat et à la souris avec toi, on sait tous les deux que je gagnerai, mais je n’avais pas prévu qu’il y aurait deux chats à cette partie.

Je regarde cet homme qui a attrapé mon moroï et je lui demande de me le rendre. Ou peut-être est-ce un ordre ? Parfois le ton peut considérablement changer le sens d’une phrase. C’est fou comme le langage et la tonalité de la voix peuvent être importants. Bon maintenant il serait tant que tu me rendes ma proie, je n’aime pas partager et je déteste que l’on me vole mes cibles. Devrais-je considérer sa réponse comme une provocation ? Je crois bien. Qui te dit que j’ai envie de passer la soirée avec toi ? Mon tête-à-tête avec ce moroï me convenait très bien. Moroï qui d’ailleurs prend conscience de la nature de cet homme, certains sont parfois vraiment longs à la détente. Je me contente de rester silencieuse, attendant de voir ce qu’il compte dire ou faire. Je n’aime pas vraiment la tournure de cette conversation. Je montre les crocs et grogne tel un animal en colère, après tout c’est avec eux que j’ai appris la vie et c’est comme eux que je réagis aujourd’hui encore.

- Je me moque de ce que tu considères ! Lorsque les loups traquent leur proie, aucun autre animal ne vient la leur voler !

Et ils ne les défient certainement pas avec un jeu ou je ne sais quoi. Je suis le loup et ce moroï est ma proie, toi tu n’es rien de plus qu’un obstacle. Un défi ? Pour qui m’as-tu prise ? Je ne suis pas venue jouer avec toi mais me nourrir. Tu découvriras vite que je suis tout aussi sauvage que j’en ai l’air. Sans crier garde, je donne un coup de pied à l’arrière du genou du moroï, lui brisant les os avant de le tirer par le col au niveau de la nuque pour le jeter au sol derrière moi. Au moins il ne risque pas de s’enfuir et je pourrais m’occuper de cet intrus en toute liberté.

- Le seul défi auquel tu auras droit est un combat à mort.

C’est la loi du plus fort, j’imagine que tu dois connaître ? Une règle qui est maître dans le monde animal. Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir à moi proposition, d’approuver ou de se rétracter, c’est trop tard de toute façon. Il ne fallait pas vouloir provoquer mon côté sauvage, celui-là n’est vraiment pas civilisé. Je me jette sur lui, le renversant dos au sol, à califourchon sur son ventre, je me mets à lui donner des coups de griffes, ou plutôt d’ongles, mais ça a le bon effet de lui faire des griffures au torse. J’enchaîne encore et encore tel un animal en furie protégeant son repas. Pensais-tu que j’allais rentrer dans ton jeu ? C’est mal me connaître. Les humains ou autre espèces de formes humaines sont viles et manipulatrices, je ne leur fais pas confiance, jamais. Comment le pourrais-je après ma propre expérience avec eux ? Je continue de le griffer de plus en plus, espérant ainsi le faire suffisamment faiblir avant de pouvoir lui porter le coup de grâce.

acidbrain
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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Jeu 16 Juin - 22:46



Nous avons bien plus
qu'une proie en commun

Daniel & Kahlan
Un instant dans l’éternité, c’est ce que tu représenteras bientôt pour moi, petite proie et toi aussi, la Strigoï. Vous n’êtes que de passages dans ma vie mais ça ne signifie pas que je compte revoir à la baisse mes attentes pour vous deux. Vous m’offrez une intéressante distraction et je serais fou de la refuser. Enfin… Bête serait le mot le plus approprié, car fou, je n’hésite pas à me définir ainsi quand mes projets en sont en concordances.
Alors petite Strigoï, arrêteras-tu de feuler pour commencer à réfléchir ? A moins que jouer, tu ne considères pas cela comme amusant ? Dommage pour toi, j’aurais tendance à prendre cela comme un défi et tu l’apprendras rapidement, rien ne m’amuse plus que faire chier mon monde. Plus certainement quand ce monde est composé de récalcitrants.
Le moroï se rend compte de ma vraie nature et maintenant, toutes les pièces ont trouvés leurs places sur le grand échiquier de la soirée. C’est à cette demoiselle de bouger son premier pion. Alors jeu ou combat ? Car cela m’étonnerait que ce soit la fuite que tu choisisses.

Elle prend la parole, acide et mordante et un sourire me vient aux lèvres. Considérerais-tu qu’en tentant de me mettre du plomb dans la tête, je reprendrais mes esprits pour te laisser cette proie ? Plus tu continues et plus l’intérêt que je te porte grandis. Cette proie n’est qu’à un instant de mourir, elle n’est pas aussi intéressante que tu puisses l’être, toi qui est également immortelle. Mais ne joues pas trop avec le feu, toi qui te compare aux loups, tu devrais le savoir, ces animaux ont peur des flammes et de leurs chaleurs ardentes. Fais attention à ce que je ne te brûle pas les pattes sans le vouloir.

« Je ne suis certainement pas un animal, Sweety. Et même si tu as l’air de te considérer, semblable à une louve, tu es pour l’heure dans la civilisation et les règles changent. »

Prends-tu en considération mes mots ? Peut-être, peut-être pas. C’est étrange mais je suis persuadé que tout cela te passe par-dessus la tête, en particulier quand tu te décides à donner un coup de genou à ce Moroï pour l’éloigner du conflit. Voyons Sweety, sois pas si pressée, on aura des dizaines d’occasions de se foutre sur la gueule pendant l’éternité, ne préfères-tu pas prendre le temps de se connaître ? Non bien sur, le combat est bien mieux. Combat à mort ? Voyons, tu peux être sûre que tu ne veux pas que je devienne la mort, la tienne. J’ai légèrement tendance à monter dans la cruauté, plus vient le temps de voir la mort arriver. Sauf si tu désires souffrir, bien entendu.
Elle se jette sur moi pour commencer à m’attaquer avec ses ongles. Vraiment Sweety, ceux-ci sont peut-être tranchants mais ce n’est pas suffisant pour me battre. Je saigne mais qu’en ai-je à faire ? La souffrance n’est qu’une donnée arbitraire, présente pour nous faire perdre nos moyens. Elle en résulte une action sur le cerveau qu’avec un peu d’entraînement, on peut contrôler et tu n’as pas de chance Sweety, dans mon passé humain, j’ai largement eu le temps de m’entraîner. Alors il me faut peut-être trois secondes pour passer au-dessus de la surprise et de la douleur et pour me reprendre. Pour devenir un peu plus la mort que personne ne souhaite rencontrer…

Rapidement, j’attrape ses poignets dans mes deux mains et d’une forte impulsion, je me soulève, découvrant que pour une Strigoï, cette femme n’est pas très lourde, juste assez pour donner un coup de tête dans la sienne. De quoi l’étourdir suffisamment, surtout quand j’entends le cartilage de son nez se briser. Certes, j’ai légèrement mal au front mais est-ce important ? Je profite de sa prise relâchée pour la repousser loin de mon corps, me remettant ensuite en position debout devant elle, la voyant reprendre déjà ses esprits. Personnellement, j’en profitais pour jeter un coup d’œil ennuyé à mon torse, assez sanguinolent mais le plus chiant était les lambeaux de ma chemise qui se trouvait dans ma chair et avec ma régénération rapide… Il allait falloir que je rouvre toutes mes plaies pour extraire tous ses bouts de tissus, c’était déjà mortellement ennuyeux d’avance. Et légèrement énervant peut être…

« Toujours persuadée de vouloir un combat à mort, petite ? Parce que pour reprendre ton langage animal, je serais certainement un loup alpha, bien plus impressionnant que ta petite louve, certes mesquine mais peu dangereuse. »

Est-ce que je t’aurais énervée ? Oh j’en suis désolé… Ou pas. Non en fait je ne le suis pas du tout. Comme je te l’ai dit, la pression monte de mon côté et mon envie de t’arracher ton foie pour te le faire gober devient de plus en plus importante. Quel dommage, moi qui prévoyais, au début, entre nous une grande entente… Tu as compromis mes projets et cela m’agace encore un peu plus. Oui, tu as fait beaucoup de mauvais choix Sweety, prête à en assumer les conséquences, je l’espère ?

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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Jeu 16 Juin - 22:47


Nous avons bien plus qu'une proie en commun
Daniel & Kahlan

Il faut se méfier de l’eau qui dort, je crois que c’est une expression assez adaptée à ma personnalité. En apparence je parais pourtant bien calme, trop parfois, ce qui peut souvent agacer. Je ne laisse jamais qui que ce soit m’atteindre, pas si facilement. Puis il y a cette autre facette de moi, ce côté sauvage qui peut se réveiller lorsqu’on touche à ce qui m’appartient et qu’on me provoque un peu trop. Tu es en train de titiller cette part de moi, tu ne devrais pas. Je déteste pourtant perdre mon calme, ce petit jeu semble t’amuser alors qu’il m’agace de plus en plus. Des défis ? Est-ce donc ça que tu veux, de l’amusement ? Ne compte pas sur moi pour participer à la partie, la seule chose à laquelle tu auras droit de ma part est un combat  à mort, rien de plus. Apparemment ça ne semble pas te poser de problème, tu crois peut-être que la mort t’épargnera mais n’en sois pas si sûr.

- Les règles de la civilisation ont toujours été adaptables et manipulables, les miennes n’ont jamais changé et ce n’est pas prêt d’arriver.

Pour qui te prends-tu exactement ? Tu me voles ma proie, tu me provoques, tu m’appelles par ce surnom ridicule et tu viens maintenant me parler de règles ? Pourquoi débattre sur ce sujet alors que je suis sûre que tu ne les respectes même pas ? Tu es décidément un grand enquiquineur, mais je ne te laisserais pas avoir le dernier mot. Nous ne jouons pas dans la même cours tous les deux et tu l’apprendras à tes dépends. Voilà la seule chose que je te propose pour ce soir, un combat à mort. C’est tout à fait loyal, ne penses-tu pas ? Le plus fort gagne et repart avec la proie, le perdant meurt et n’embêtera plus personne. J’ai toujours agit avec cette méthode alors de toute façon je ne te laisse pas le choix.

J’attaque en premier, j’aurais bien dit les dames d’abord mais dans mon monde la galanterie n’existe pas, il n’y a que deux catégories, celle des forts et celle des faibles, voyons voir si tu me détrôneras ce soir. Mes mains griffent son torse encore et encore, un humain serait mort de mes coups, mais voilà ce n’en est pas un. Je ne perds pas le rythme ni la force, du moins jusqu’à ce que ses mains attrapent mes poignets et qu’il nous soulève, mais j’imagine que le plus intéressant est le cartilage de mon nez qui se brise sous son coup de tête. Aïe. Non vraiment, c’est quelque peu douloureux et j’adore ça, peut-être que ce strigoï pourra être plus intéressant que je ne l’aurais cru, mais ça ne retire rien de la rage que j’ai à son égard.

Je reprends rapidement mes esprits, plaquant mes doigts contre mon nez pour le remettre en place d’un mouvement sec, me mettant alors à rire. Est-ce que je ris pour cette plaisante douleur ou pour ses paroles ? Je ne sais pas trop, peut-être un mélange des deux. Tu penses être un loup alpha ? Je me ferais un plaisir de te prouver ce que c’est, contrairement à toi j’ai pu en voir plus d’un de près. Tu penses que je ne suis pas dangereuse ? Laisse-moi donc te prouver le contraire, ta Sweety est loin d’être si inoffensive que tu ne pourrais le croire, je le prends d’ailleurs comme une insulte que tu me considères comme une personne peu dangereuse. Encore une fois laisse-moi te prouver le contraire. Mon rire a cessé mais mon sourire n’a pas quitté mon visage pour autant. Sois heureux, finalement nous allons jouer.

- Plus le corps est faible et plus il commande, plus il est fort et plus il obéit. Je commanderai à ton corps la douleur qu’il doit subir, voyons voir à quel point tu sauras le faire tenir, mais sache qu’il y a toujours de grandes failles dans l’obéissance.

Je te laisse réfléchir à ces quelques paroles, ou plutôt non, je ne t’en laisse pas le temps. On dirait que le deuxième round est lancé, sauf que cette fois je ne vais plus combattre de la même manière. Contrairement à toi, je crois, je sais utiliser les éléments qui m’entourent dans mes combats. J’use de ma rapidité, te tournant autour tel un vautour. Par quel côté vais-je commencer par t’attaquer ? Tu es sur tes gardes, mais je saurais te surprendre. Je continue de te faire tourner la tête, puis mon pied frappe à l’arrière de ton genou, te faisant perdre ton équilibre. Je rebondis contre le mur, prenant meilleur appui pour te foncer dessus et te griffer la joue. Je continue de bouger, j’ai compris qu’avec toi il fallait toujours être en mouvement. J’esquive l’un de tes coups en sautant et m’agrippant à un lampadaire pour ne pas retomber devant toi. Tu as fait l’erreur de penser que je ne suis qu’une louve. Je suis tous les animaux réunis, le loup, le vautour, le singe, le lion...

Je me lâche du lampadaire et atterris sur ses épaules, enroulant mes jambes autour lui pour bien garder appui tout en continuant de l’attaquer. Mes ongles tranchent sa gorge, pas assez fort par la lui arracher, mais je pense que ça a dû lui faire plus mal que lorsque je lui griffais le torse, c’est surtout beaucoup plus salissant. Toujours pas fatigué ? De toute façon je t’avais promis un combat à mort. Je retombe sur mes jambes avant qu’il n’en profite pour renverser la situation à son avantage et me dirige vers le moroï pour récupérer le pieu que son dhampir lui avait fourni au cas où. L’argent me brûle la main mais ça n’a jamais été un problème pour moi.

- Il est temps de mettre un terme à ce combat et à ta vie.

Je me précipite vers lui, mon pieu en main, le plaquant violemment contre ce mur, prête à user de ce pieu pour l’enfoncer tout droit dans son cœur. Strigoï ou pas je n’ai aucun mal à tuer un membre de mon espèce, je n’ai jamais appartenu à aucune confrérie de toute façon, je suis mon unique allié et tous ceux qui me veulent du tort de quelque façon que ce soit doivent être éliminés. Tu n’aurais jamais dû vouloir jouer avec moi.

acidbrain
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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Ven 17 Juin - 19:25



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Daniel & Kahlan
A quel point es-tu dangereuse ? Très peu et à la fois beaucoup, j’en suis sûr. Tu as l’air d’une reine prête à annoncer son courroux, tout comme tu pourrais être la paysanne la moins impressionnante du monde. Es-tu dangereuse ou ne l’es-tu pas ? J’ai du mal à le savoir… Mais est-ce vraiment important ? Ce qu’il faut savoir c’est si tu seras plus dangereuse que moi et si tu seras ma mort… Mais sur ce point, j’ai du mal à y croire. Alors oui, je me permets d’être léger, d’être provocateur, mais je pense en avoir le droit. Et au pire, je ne ferais qu’apprendre une bonne leçon – ou est-ce une mauvaise ? – en ayant la preuve que l’habit ne fait pas toujours le moine. Mais je n’ai que très peu souvent eu des erreurs de jugement… Alors je tente le coup.

« Oh Sweety, c’est parce que tu n’es pas encore tombée sur les bonnes personnes, sinon tu verras que tes règles pourront être très influencées. »

Que tu es naïve, de croire que tu pourras toujours suivre ton code moral. Ou alors, tu es suicidaire ? Y a-t-il réellement une différence entre ses deux adjectifs ? Je n’en suis pas certain. Tu écartes la proie qui est la nôtre pour entamer une danse que tu ne pourras que regretter. Se battre n’a jamais fait parti de mon passe-temps favori, ça ne signifie pas que je suis incapable de me défendre et tu vas l’apprendre à tes dépends.
Le moment où tu as le dessus est terminé, je reprends la main, te brisant le nez en même temps. De quoi t’étourdir et t’éloigner. Je te demande une dernière fois si c’est une bataille à mort que tu souhaites, car je ne comptais pas te tuer mais je n’hésiterais maintenant plus. Le jeu ne dure que quand les deux parties – ou en tout cas au moins une – s’amusent. Et là, je ne vois rien d’amusant à ce qui se déroule devant nous, juste quelque chose d’agaçant. Donc, sois une gentille petite louve et range les crocs avant que je ne te les taille.

Tu reprends la parole, façon énigme. Pas de chance pour toi, les mots sibyllins, je les connais tous. J’ai vécu réellement, entouré de Lucas et de Malia, j’ai grandi en leur influence, autant mentalement que physiquement pour le premier. Alors il ne me faut pas trop longtemps pour comprendre l’insulte dissimulé dans tes propos. Et encore moins longtemps pour comprendre que tu te penses supérieur. Finalement, tes mots auront été bien plus agaçants que ton rire, au moins celui-ci était direct.

Tu tentes de profiter de ma distraction pour prendre l’avantage mais je ne perds pas de temps à reprendre mes esprits. Certes, je ne peux esquiver le premier coup mais je le fais pour la plupart des autres. Avec le temps, l’agacement se transforme en colère, quand mes coups portent, plus nombreux mais moins douloureux que les tiens. Tu souhaites ma mort ? Approches donc toi suffisamment pour que je te montre qui a le plus de chance de mourir ce soir.
Tu sors une dernière phrase, qui me prouve que tu penses être celle qui remportera le combat. Tu ne peux pas avoir plus tord. Certes, la douleur irradie de tout mon corps, certes mes cordes vocales se remettent du dernier coup que tu m’as infligé. Mais ce n’est pas pour autant que je suis vaincu. Au contraire, de l’adrénaline pure coule dans mes veines et toute mon attention est dirigée sur toi, Sweety.
Mon dos est collé contre le mur quand j’attrape son poignet et inverse notre situation, recevant tout de même un coup de pieu dans l’épaule. L’argent brûle ma peau, mais ce qui me fait échapper un juron n’est certainement pas la douleur… Plutôt la situation. Et surtout…

« Merde quoi, c’était un cadeau cette veste. »

Je relève le regard vers elle, mais mes yeux restent accrochés par un éclat de couleurs délavées, un bracelet tressé, sur lequel deux perles se trouvent. Je n’ai pas besoin de rester accroché à ces deux perles pour savoir qu’elles sont gravées de deux initiales : « D » et « K ». Cette fois, mon regard n’a rien de chaleureux ou de taquin quand je relève les yeux vers elle, pressant fortement son poignet. Les taquineries sont terminées maintenant que j’ai reconnu ce bracelet… Et surtout, maintenant que les soupçons me sont venus en tête. Et peut-on m’en vouloir d’imaginer le pire quand on voit la personne devant moi, si fière de pouvoir tuer tout les êtres humains ? Je ne pense pas… Finalement, la douleur de ma blessure, la douleur de ma peau qui tente de se refermer autour de l’argent… Ce n’est rien. Rien n’est plus important que cette quête de vérité.

« Où as-tu trouvé ce bracelet ? Et tu n’auras aucun intérêt à me mentir, je le découvrirais et je n’hésiterais pas à te tuer. »

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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Dim 19 Juin - 19:43


Nous avons bien plus qu'une proie en commun
Daniel & Kahlan

Combien de temps encore cette soirée va-t-elle s’éterniser ? Elle était bien partie avec ce moroï mais toi, sombre strigoï, tu as tout gâché. Tu as voulu jouer là où je ne voulais pas d’amusement et tu me provoques là où je ne suis pas tolérante. Pour qui te prends-tu au juste pour te croire au-dessus de tout ? Dans ce monde il y a des règles, chacun a les siennes et je te ferais apprendre les miennes, au péril de ta vie. Tu aurais dû prendre la fuite tant que tu en avais encore la chance, au lieu de ça te voilà encore à jouer sur la provocation. Continue pauvre fou, ta mort n’en sera que plus douloureuse encore. Je ne suis pourtant pas de celle qui trouve du plaisir dans la souffrance des autres, j’en trouve bien plus dans la mienne, mais comme tout le monde je peux avoir quelques exceptions.

- Sois donc cette exception et assumes-en les conséquences.

Tu veux m’influencer ? Tu veux modifier les règles ? Soit, fais-le, mais ne viens pas te plaindre quand ta tête roulera au sol pour avoir trop parlé. D’ailleurs cessons donc de parler et reprenons ce combat, ou plutôt cette mise à mort car j’ai bien l’intention de te tuer ce soir tout comme tu sembles désormais en avoir l’intention avec moi. Dans ce cas que le meilleur gagne. Les coups reprennent de plus belle, je change de tactiques, je m’adapte à lui, je fais en sorte qu’il ne comprenne pas mon mode de pensée, ma stratégie, mais il est assez malin. Les coups fusent, il s’en reçoit, j’en reçois également, mais contrairement à lui les coups ne me font pas mal, ce qui me permet probablement de regagner plus facilement l’avantage. Du moins pendant un temps.

Je suis prête à l’achever mais ma précipitation lui a permis de reprendre le dessus et c’est mon dos qui se retrouve désormais contre le mur, bien que le pieu soit tout de même enfoncé dans sa peau à lui. L’épaule, pas le cœur. On dirait que je vais devoir réitérer le coup en visant mieux cette fois, ou surtout en ne lui laissant pas l’occasion de contrer. Sauf qu’après s’être plaint pour sa veste, il garde le contrôle, l’une de ses mains serrant de plus en plus fort mon poignet où se trouve le bracelet que mon frère m’a offert. Qu’a-t-il donc à soudainement s’intéresser à ce bracelet ? S’il croit que je vais le laisser me le voler pour l’offrir à je ne sais qui, je vais lui montrer à quel point je peux devenir violente lorsqu’il s’agit d’objets de valeur sentimentale. Tu me crois sauvage ? Laisse-moi te dire que tu n’as encore rien vu. Je tente de retirer mon poignet de sa main mais ça ne le pousse qu’à un peu plus resserrer sa poigne sur moi.

- Pourquoi aurais-je dû le trouver ? Ce bracelet m'a toujours appartenu. Tu as déjà voulu me voler ma proie, je ne te laisserai pas me prendre autre chose.

Des personnes ont déjà voulu m’arracher ce bracelet pour me donner une leçon, découvrant que ce seul objet est en fait mon réel point faible. Menacer ma famille adoptive, mes amis, n’importe qui (hormis les animaux) ne me faisait rien, je n’avais aucune attache, la seule que j’ai jamais eu est pour un objet, ce bracelet, et personne ne me l’enlèvera, jamais. Je le repousse en arrière pour qu’il me lâche, ce qui semble étonnamment fonctionner. Qu’y-a-t-il encore ? Je n’ai même pas envie de le savoir, cet entretien a bien trop duré, je ne le laisserai pas s’éterniser plus longtemps.

- J’espère que cette révélation en valait le coup, car il s’agit de ta dernière.

Oui je menace encore mais au moins je continue d’agir contrairement à lui qui s’est arrêté. Pourquoi ? Je ne tiens pas à le savoir, du moins je ne pense pas, la seule chose qui compte c’est de l’éliminer. J’ignore pourquoi il n’a pas cherché à retirer le pieu de sa peau et le retourner contre moi, mais je ne ferais pas la même erreur. J’arrache le pieu de son épaule avant qu’il ne le fasse, reprenant cette arme en main, ce pieu qui me brûle la peau. Cette action semble l’avoir fait revenir à la réalité, en tous cas il reprend sa défense. Ça ne m’empêche pas de me jeter sur lui pour tenter de viser son cœur, et cette fois je ne compte pas le manquer.

acidbrain
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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Mer 10 Aoû - 21:33



Nous avons bien plus
qu'une proie en commun

Daniel & Kahlan
On dit que ce sont les jeunes qui sont impertinents mais je me considère certainement pas comme un jeune. Et cette femme a à peu près le même âge que moi. Pourtant elle est impertinente. Quelqu’un voit le problème là-dedans ? Oui, tout ça n’est pas logique. Et je déteste quand les choses ne sont pas en ordre. Je n’aime pas forcément la nonchalance. Et j’aime encore moins être ignoré, surtout quand je propose un jeu. En bref, cette femme cumule les tares. Je ferais peut-être mieux de faire demi-tour pour trouver une meilleure occupation… Mais où serait l’amusement là dedans ? Je compte bien la voir sans ces couches de fausses civilisations, voir la vraie femme qui se cache sous ses faux airs et sa paire de crocs inutiles. Elle mord mais ne griffe pas ? Ouais, ça c’est le dicton mais dans la vraie vie, pour elle, ça n’a pas l’air vrai.

Le combat vient à peine de commencer qu’elle a déjà bien joué de ses griffes. Elle compte donc me tuer. Sauf que je ne compte pas mourir ce soir. Par contre c’est dommage pour elle, je ne comptais pas la tuer au départ mais si elle souhaite tellement mourir, qui suis-je pour refuser ses désirs les plus obscurs ?
Finalement, ce combat prend une dimension qui me déplaît fortement mais dont je ne compte pas forcément me plaindre. Ça sera juste une moins bonne partie de ma soirée que ce que je pensais à l’origine. Donc, me voilà à souhaiter être le plus rapidement possible à ma destination initiale : Malia. Mais j’ai d’abord un combat à terminer.

Mademoiselle souhaite me montrer qu’elle est la plus forte, qu’elle n’est pas qu’un bébé loup et elle commence à sautiller partout. Assez gênant. Surtout pour moi, elle est à deux doigts de gagner, tout du moins pour un court instant. Au final, on se retrouve un point partout, un pieu dans l’épaule de mon côté mais la position de faiblesse pour elle. C’est à me retrouver en position de force qui me fait prendre conscience du bracelet. Je sais, il pourrait en exister des dizaines de bracelet comme celui-là… Sauf qu’il était entièrement artisanale, je l’avais fais de moi-même et les contours irréguliers du métal autour des lettres… Exactement ce dont je m’en rappelais. Si cette femme avait touché à ma sœur… Je vais la dépecer. Très lentement et douloureusement. Mes yeux croisent les siens pendant que je lui pose ma question. On arrête de jouer, on arrête les plaisanteries. Si tu sors la mauvaise réponse, je compte bien retourner ta peau et tes os et échanger leurs places sur ton corps… Sauf que sa réponse change… Pas mal de choses. Kahlan ? Nan, cette femme ne peut pas être ma sœur, j’avais quitté une enfant et qu’elles sont les chances que cette même enfant se soit faite transformer plus tard dans sa vie ? Presque aucune. Je ne suis devenu Strigoï que par un coup de pot extraordinaire. Quelles sont les chances que cela arrivent deux fois dans la même famille ? Presque nulles… Pourtant je ne pouvais pas prendre le risque. Non ? Elle continue à parler mais je ne l’écoute plus, continuant à l’observer. Une brune, avec dans ses yeux, une lueur d’émeraude mélangé au rubis des strigoïs… Une caractéristique commune. Surtout que les lentilles existent ainsi que les teintures… Mais si jamais ?

C’est la douleur qui me fait reprendre pied quand elle remue le pieu dans ma chair pour le reprendre en main. Hum… Me laisser me perdre dans mes souvenirs étaient une mauvaise idée, d’habitude je suis un peu moins… perturbé – et idiot également – et je ne me laisse pas aussi facilement distraire… J’esquive à la dernière seconde son coup, reprenant la parole avant qu’elle ne fasse un autre geste, jusqu’à je sois sûr de son identité… Je ne veux pas prendre le risque de continuer cette bagarre. Pas si on m’offre une seconde chance.

« Kahlan ? Est-ce que c’est toi ? »

Purée, je suis un peu con. Comme si un ennemi me répondrait. Et même si c’est pas un ennemi mais vraiment ma sœur… Eh bien au vu de sa réaction précédente, je le sens mal sa réaction au fait de connaître son prénom. Ouais, faut décidément que je retrouve mon cerveau. Ou au moins un zeste de prudence. Ça ne pourra pas me faire de mal…

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MessageSujet: Re: Nous avons bien plus qu'une proie en commun   Dim 14 Aoû - 13:51


Nous avons bien plus qu'une proie en commun
Daniel & Kahlan

Le combat n’a pas été si long, mais il a pourtant bien assez duré comme ça, ne penses-tu pas, strigoï ? Je suis sûre que tu es du même avis que moi. Il serait donc temps que l’un de nous perde, que l’un de nous meurt. Moi ou toi ? Je ferais en sorte de sauver ma peau, peu importe que tu sois plus rapide, plus fort ou peut-être plus intelligent, j’ai aussi mes atouts, j’ai aussi de quoi remporter la bataille. Dire que tout ça part d’un idiot de moroï, il doit nous trouver stupide à nous battre entre membres de la même espèce rien que pour l’avoir, ou privilégié, allez savoir. Quoi qu’il en soit, le fait que cet homme soit un strigoï n’en fait pas pour autant mon allié. Je n’apprécie aucune espèce, aucune personne, il n’y a que les animaux que je tolère. Les autres ? Je les méprise. Je les tue s’ils se mettent sur mon chemin et c’est exactement ce que cet homme est en train de faire.

Je ne saurais dire réellement en faveur de qui le combat tourne. J’ai l’avantage de l’avoir plus profondément blessé mais il a l’avantage d’avoir désormais la position de force. Qui sera le vainqueur ? Qui sera le tueur ? Toi ou moi ? As-tu au moins assez de courage pour prendre une vie ? Bien sûr que oui, je le lis dans ton regard, tu aimes t’amuser, tu aimes le sang et la mort. Tu ne vaux pas mieux que tous les autres. Aussi méprisable que l’humanité. Tues-moi donc, je te rirais au nez, même durant mon dernier souffle. Ne t’attends pas à ce que je sois comme toutes tes autres victimes, à hurler à la mort et pleurer pour qu’on m’épargne ou achève mes souffrances. La mort je l’ai toujours attendu pour pouvoir ressentir le summum, cette unique sensation qu’on ne vit qu’une seule fois, deux pour les êtres comme nous.

Sauf qu’il a cessé d’attaquer, portant à présent tout son intérêt sur le bracelet que je porte, unique bijou que j’ai jamais porté et emporterai jusque dans ma tombe. Pourquoi t’y intéresses-tu ? Je ne te laisserais pas me le prendre, jamais, ni toi ni personne. Attention strigoï, lorsqu’on s’approche de trop près aux choses qui me touchent à cœur, je peux complètement me transformer, devenir bien pire. J’ignore pourquoi il veut savoir où j’ai trouvé ce bracelet, mais il ne devrait pas porter d’accusations ainsi alors que cet objet m’a toujours appartenu. Un cadeau de la seule personne que j’ai jamais aimé, une personne qui n’est plus de ce monde aujourd’hui mais qui survit dans mon cœur. Un jour je le rejoindrais, voilà pourquoi je sourirais lorsque l’on me portera le coup fatal, mais ce ne sera pas pour ce soir.

Il est surpris face à ma réponse, j’en profite donc pour lui arracher le pieu qui est enfoncé dans son épaule afin de le réutiliser comme arme. Je ne ressens pas l’argent me brûler la peau, juste la rage me pousser à le tuer. Puis il prononce mon nom. Comment sait-il comment je m’appelle ? Qui est-il ? Je m’arrête, perturbée à mon tour, plongeant mon regard dans le sien. J’ai un infime espoir qu’il s’agisse de Daniel. Serait-ce possible ? Non, je me souviens parfaitement du jour où on m’a annoncé sa mort. Mon frère est mort. Ce n’est pas Daniel. Peut-être un ami à lui ? Je ne comprends pas. Je déteste ne pas comprendre. Plutôt que de planter mon pieu dans son cœur, je parviens à le frapper à la tête, suffisamment fort pour le sonner. Ce n’est que l’histoire de quelques minutes avant qu’il ne revienne à lui, minutes dont je profite pour aller chercher de quoi l’attacher à un lampadaire. Je trouve des cordes, ce ne sera pas aussi efficace que de l’argent, mais peut-être que le pieu que je tiens juste devant son cœur le dissuadera de tenter de bouger. Il rouvre les yeux, trouvant mon visage juste devant le sien et ma main tenant toujours aussi fermement le pieu dont la pointe est plaquée contre la peau de son torse.

- Qui es-tu et d’où connais-tu mon nom ? Si tu tentes de t’échapper je te tue. Si tu mens je te tue. Si tu ne réponds pas je te tue aussi. Alors à ta place je penserais sérieusement à coopérer. Tu as cinq secondes pour te décider.

Alors à ta place je répondrais vite, car il ne te reste déjà plus que quatre secondes avant que ce pieu ne s’enfonce dans ton cœur. Trois. Deux. Un...
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