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 Nous sommes fort ensemble

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MessageSujet: Nous sommes fort ensemble   Mar 6 Déc - 20:22

Nous sommes fort ensemble
Irina & Jessy

Il paraît qu’au tout début du mariage, tout semble parfait, le bonheur assuré, comme si tous les problèmes s’envolaient. Dites-moi au juste qui est le connard qui a dit ça ? Bon j’exagère peut-être, la majorité du temps on arrive à bien en profiter, mais souvent on se retrouve tout de même confronté à ce problème de sang, et c’est pas spécialement mon trip de me faire étrangler au beau milieu d’une partie de sexe. En fait la première semaine passée aux Maldives s’est étonnamment déroulée à merveille, c’est à partir des Seychelles, que ça a commencé un peu à dégénérer, faut croire qu’elle apprécie moins la vue.

Je ne sais pas vraiment à quel moment ça a dérapé pour qu’Irina perde ainsi le contrôle, apparemment c’était lorsque je n’étais pas là et au vue de ses explications on pourrait croire que c’est à cause de mon absence. Sauf que je suis revenu et ce problème n’a pas disparu. Comment est-ce qu’on est censé régler ça Irina ? On a essayé, chaque jour de nouvelles astuces, et chaque jour ça finissait de nouveau par déraper. Finalement la véritable solution s’impose de plus en plus dans mon esprit, mais je ne veux pas lui en parler, je ne veux pas non plus prendre cette décision trop hâtivement.

La nuit est tombée depuis plus d’une heure. Irina est sortie se nourrir, histoire d’être rassasiée, même si on sait tous les deux que ça ne suffira pas. Moi je me balade simplement sur la plage, pensif, profitant du calme. Je suis simplement vêtu d’un jean, de toute façon il n’y a personne dans les horizons et il fait assez chaud pour ne pas avoir besoin de plus, je dirais même que moins serait idéal, mais sait-on jamais si je croise par malheur un gosse. De toute façon, quiconque me verrait me prendrait probablement pour un psychopathe, étant donné qu’en ce moment même je m’amuse avec une lame de couteau.

Pourquoi cette arme ? Vous verrez bien par la suite. Pour l’heure je continue de marcher le long de la plage et je l’attends. C’est sur une plage que j’ai pris la décision de partir, un choix qui m’aura fait du bien mais qui l’aura entraîné vers le bas. Je ne sais pas comment faire pour arranger les choses Irina et je ne t’imposerais pas ma transformation au beau milieu de notre lune de miel. Je sens sa présence dans mon dos, pourtant elle n’a fait aucun bruit, tel un chat, ou un prédateur qui ne veut pas effrayer sa proie. Je me tourne vers elle pour lui faire face, plongeant mon regard dans le sien.

- Il te reste un peu de sang sur le coin des lèvres. Juste là.

Je glisse mon pouce près de sa bouche, essuyant cette infime trace de sang qui n’a pas échappé à mon regard. Mes yeux ne quittent pas les siens et ce soir je sais que j’ai à faire à son côté sauvage. Faut croire que mon problème de double personnalité a fini par déteindre sur elle, sauf que parfois je me dis que le sien est encore moins contrôlable que le mien. Ma main retombe le long de mon corps, puis je prends le risque de lui tourner le dos, faire encore quelques pas sur la plage tout en prenant la parole.

- Je sais que tu ne le fais pas exprès, de me regarder avec ces yeux-là, de penser à comment me tuer. J’ai eu le même problème, même si ce n’était pas lié au sang. Je m’en suis pris plusieurs fois à toi et je l’ai regretté, énormément. Pourtant je réussissais toujours à m’arrêter à temps.

Je sais que malgré tes instincts sauvages, malgré la soif de sang qui envahit tes pensées, tu es toujours là. Irina est toujours là, tu n’es pas juste une strigoï prête à se jeter sur son prochain repas. Tu es Irina Barrymore et je suis ton mari. Je me tourne de nouveau vers elle au même moment où je dessine une longue entaille sur mon avant-bras, juste sous son regard. Je sais que je tente le diable à agir de la sorte, mais je n’ai jamais eu peur du danger, et je suis prêt à tout pour l’aider à se reprendre en main, pour lui faire réaliser qui elle est.

- J’ai mis du temps à réaliser, mais j’ai fini par comprendre ce qui m’aidait à me calmer : toi.

Tu as toujours été mon remède, j’ai juste mis du temps à m’en rendre compte. Est-ce que je serais aussi ta solution ? J’ai bien envie d’y croire. Ce soir je tente le diable pour le prouver et si je me suis trompé et bien... Ce ne serait pas notre premier duel de toute façon.

 
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Jeu 8 Déc - 21:02



Nous sommes fort ensemble


Je m'en veux. Je m'en veux, de gâcher notre lune de miel, jour après jour. Tu t'es donné du mal, pour me faire vivre un véritable compte de fée, et je transforme ce séjour, en véritable cauchemar. Je ne contrôle plus rien, même face à toi. Je ne veux pas me priver de ton corps, car, à ce rythme, si je commence à me retreindre au niveau de notre relation, cela risque de ne plus devenir vivable. Alors j'essaie, je tente, mais même un contact minime avec toi, avec ta peau, est devenu un véritable enfer, pour moi. Je suis tiraillée entre l'envie d'en avoir plus, de pouvoir profiter de ton corps, près du mien, comme n'importe quel couple marié, le ferait durant leur lune de miel, mais à chaque fois que je m'approche, je sens aussi cette envie, enfouie au fond de moi, de te sauter à la gorge, pour te vider de ton sang. Je suis terrifiée par chaque contente, terrifiée à l'idée de pouvoir te faire du mal, voir même, te tuer, parce que je sais, que dans mes états de pure folie, je suis capable de l'irréparable. A vrai dire, j'en suis presque arrivée à échapper à sa compagnie, pas parce qu'elle m'est devenu désagréable, pas parce que mes sentiments à son encontre ont changés, mais parce que je crains pour sa vie. Plus je suis loin, et plus Jessy se trouve en sécurité, et c'est la seule chose qui parvienne à me calmer ces derniers temps. Chaque soir, je sors rassasier ma soif, pour être en mesure de me contrôler au mieux, pour toute la nuit à ces côtés, qui m'attend, pour pouvoir profiter de son contact, sans être obligé de lui arracher la gorge. Cela marche, parfois .. Pas ce soir, ce soir, je prends une goutte de trop, une goutte que je n'aurais pas dû avaler, une maigre petite goutte, qui me fait basculer, et perdre ce contrôle que je recherche tant, ces derniers temps. Je sais qu'il est inutile de résister, inutile, de chercher à réparer mon erreur.. Cette folie destructrice ne disparaîtra pas, pas de suite.. Je ne me contente même pas de ce corps, j'en éparpille un peu plus derrière moi, à chaque pas. Je sais, que je ne devrais pas le rejoindre, comme nous nous l'étions promis, que je devrais rester éloigner de lui, mais c'est plus fort que moi, c'est comme si mon corps était attiré, jusqu'au sien. Sang et sexe, voilà ce qui intéresse cette partie de moi. S'il n'était question que de sexe, je ne m'en inquiéterais pas, je sais que Jessy me rendrait coup pour coup, mais je sais que cela ne suffira pas, et que le sang rasera toutes mes envies, à un moment ou à un autre.

Après être passée chez nous – enfin, chez nous quelques jours – j'ai en fin de compte dérivée jusqu'à la plage, certaine que je le trouverais là-bas. C'est une balade que l'on aime bien faire, ensemble, qui m'aide à garder mon calme, en temps normal, mais ce ne sera pas ce soir. J'arrive à pas de loup, dans son dos. Sais-tu que tu es terriblement sexy comme ça, torse nu, et terriblement appétissant, aussi d'ailleurs. Tu n'imagines pas l'envie qui me tiraille, de mordre à pleine dents, dans ta gorge, pour sentir ce délice, couler dans ma bouche. J'avoue, que lorsque je suis dans cet état, je ne fais pas la fine bouche, pourvu que j'ai du sang.. Mais le tien, c'est un véritable désir, une tentation de tous les instants. J'ai toujours ce goût, en mémoire, face à nos dernières batailles, sous mes pertes de contrôle, et je ne me priverais pas de goûter une nouvelle fois à ce délice. Sens-tu, au regard que je dépose sur toi, que ce soir, tu n'es pas mon égal, tu n'es pas mon mari, tu n'es pas l'homme que j'aime, tu es ma proie. Te rends-tu compte, que m'approcher, agir comme tu le fais, pour faire disparaître cette tache de sang, au coin de mes lèvres, ne me fait ressentir qu'un peu plus ton odeur, qu'un peu plus ce désir que j'ai, de goûter à ton sang.. Tu le sais, que chaque contact, et une tentation de plus, pour me faire céder à mes désirs. Tu sais, que c'est un danger de plus, pour toi. C'est dangereux, lorsque je me contrôle, c'est encore plus dangereux, lorsque je n'en ai aucun. Tu me tournes le dos, faisant preuve d'une certaine inconscience, retenir mes pulsions me demande une certaine concentration, mais je ne veux pas céder de suite, parce que j'ai compris, que quelque chose se tramait, que tu avais une idée derrière la tête, et je n'en comprends l'idée, que lorsqu'il se retourne vers moi. C'est ces yeux, que je croise, son regard en même temps que l'odeur de sang, arrive jusqu'à moi. Je me force, à garder mon regard river dans le sien, mais c'est au dessus de mes forces, malgré toute ma résistance, je finis par diriger mon regard vers son bras, vers tous ce sang, ce nectar. Je sais que l'envie prendra le dessus, mais pas de suite, ces mots interpellent quelque chose, au fond de moi comme s'il restait une infime partie de ma raison. Infime, mais assez conséquente pour me faire réagir. Je me jette sur lui, mais je ne m'en prends, ni à sa gorge, ni à son bras. Je frappe contre son torse, mais je sais, que pour l'instant, je ne lui fais aucun mal, pour l'instant, je contrôle encore, mais je lui en veux, terriblement.

« Est-ce que tu es fou ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Qu'essaies-tu de prouver ? Je n'arriverais pas à garder le contrôle, j'en suis incapable »

Même au périple de ta vie, même cette menace n'a pas l'air assez claire pour me faire réagir. Je n'ai jamais souhaité que l'on en arrive là, Jessy, c'est pas ma volonté, mais tu aurais dû t'avouer vaincu, et attendre que la tempête ne se calme, au lieu de tenter le diable. C'était une mauvaise idée, d'essayer de me mettre en face de mes émotions. Tu auras réussi à toucher quelque chose, mais ce ne sera pas plus fort que cette odeur, qui envie toujours mon nez, cette tentation. Est-ce que tu vois, mon regard se transformer, sous tes yeux ? Est-ce que tu vois, que ta tentative, n'a rien changer ? J'essaie encore une fois de résister, de faire en sorte de reprendre le contrôle, de mordre avec délicatesse, comme je l'aurais fais par le passé, pour son plaisir, pas pour sa souffrance, mais même ça, je ne parviens pas à le faire. Je sais que je déchire une bonne partie de sa peau, sous ma rage. Je sais que c'était une erreur, de m'avoir retenu, d'avoir tenter de me raisonner, parce que maintenant, ce n'est que pire. Tu as échoué, Jessy, et pour la peine, tu risques de mourir, vider de ton sang. Triste fin, pour un homme comme toi, tu ne trouves pas ? Je mords d'autant plus fort, pour essayer de faire taire cette petite voix, dans ma tête, qui me pousse à réagir, qui le supplie de réagir, de trouver un moyen, pour que cela ne se finisse pas comme ça
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Jeu 8 Déc - 22:43

Nous sommes fort ensemble
Irina & Jessy

Est-ce qu’on s’en sortira un jour Irina ? Est-ce qu’on réussira à se tirer de toute cette merde une bonne fois pour toute ? Quand ce n’est pas moi qui déraille alors c’est toi, à croire qu’on n’a jamais le droit à un temps mort, une foutue période où tout se passerait bien pour une fois, au moins un an, ce serait plutôt cool. Sauf que non, faut pas rêver, avoir un jour de trêve c’est déjà pas mal pour nous. Je sais qu’une part de toi culpabilise Irina et je n’ai pas envie que tu vives ça, je n’ai pas envie que ça finisse par te détruire. Il faut encore qu’on trouve une solution, sauf qu’on n’a jamais été doué pour ça. On n’a pas réussi à en trouver pour moi, alors est-ce qu’on va en trouver une pour toi ? J’en sais foutrement rien. On essaie en tous cas. J’ai essayé de bien des façons de t’aider, mais là je commence sérieusement à être à court d’idées.

Est-ce que ce rendez-vous à la plage est une bonne idée ? On sera tous d’accord pour dire que non, et de toute façon ce n’est pas vraiment un rendez-vous, juste un prédateur qui se ramène pour le dîner. Je suis le dîner apparemment. Faut dire que je n’essaie pas de me rendre le moins appétissant possible, au contraire, je lui donne accès directement à ma peau en étant ainsi dévêtu, et même à mon sang en me coupant moi-même. L’idée du siècle vous avez vu ? Alors Irina, qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ? Est-ce que mes mots seront assez forts pour te raisonner ? Etant donné que mon corps vient taper contre le sol et que je me retrouve avec Irina au-dessus de moi, je dirais que non. Ou peut-être un peu, étant donné qu’elle ne m’a pas encore mordu. Tant qu’il y a encore des mots plutôt que de l’action, alors il y a encore une chance.

- Tu peux le faire si tu essaies, si tu y crois. Tu y arrivais avant, pourquoi pas maintenant ? Bats-toi Irina !

C’est comme ça qu’on fait chez les Barrymore, on doit se battre perpétuellement contre soi-même. Tu es une Barrymore à présent, et il faut croire que tu n’échapperas pas non plus à cette malédiction. Sauf que ta soif est bien plus forte que ton mental et tu fini par perdre le contrôle, par m’arracher la peau pour commencer à t’abreuver de mon sang. Il n’y a rien de doux dans tes gestes, juste de la sauvagerie, le désir de tuer. Je ne réagis pas, malgré la douleur qui s’intensifie au fil des secondes, je sais que ce sera bientôt terminé.

C’est ce qui arrive, Irina finit par se reculer et cracher mon sang avant de tomber sur le côté, inconsciente. Un empoisonnement, c’est tout ce que j’ai trouvé pour l’avoir, pour l’empêcher de me tuer. Je me redresse et alors je ne peux m’empêcher de vomir sur le sable, le poison m’a rendu faible et le mélange avec les endorphines n’a rien donné de bon. Je me dirige ensuite vers Irina et la porte entre mes bras pour la ramener à la maison. Pardonne-moi Irina. Pardonne-moi pour ce qui va suivre. Je l’installe sur une chaise et l’attache avec des chaines en argent. J’aurais préféré une cellule, mais bon ce n’était pas vraiment prévu dans la location. Je sais que l’argent lui causera des brûlures. Je sais que la soif continuera de la tirailler. Je sais que je ne supporterais pas de la voir dans cet état, mais je ne sais plus quoi faire pour nous sortir de là.

Une fois que je l’ai installé, je nettoie mes plaies, histoire de ne pas trop pousser la tentation. Ça commence à faire beaucoup de fois que tu me prends autant de sang Irina. Beaucoup de marques que tu me laisses sur le corps. Je ne t’en veux pas, pour l’instant je ne pense qu’à ma propre culpabilité, par rapport à ce que je suis en train de faire. Je retourne au salon, constatant qu’Irina a repris connaissance. Au fond je ne sais même pas quoi lui dire ni quoi faire, mais j’imagine qu’il faut bien que je lui explique.

- Je ne pouvais pas te laisser me tuer. Je sais que ta culpabilité t’aurait détruite.

Et je préfère me détruire moi-même avec ma culpabilité plutôt que l’inverse. J’attrape une chaise et m’installe en face d’elle. Tu vois Irina, une lune de miel est censé nous remettre en forme, mais je crois n’avoir jamais été si vidé de mon énergie que depuis ces derniers jours.

- Je ne sais plus quoi faire Irina. Ici, sur une île, je peux encore limiter la casse, mais si on retourne à Missoula, ce sera un véritable carnage. Je ne sais pas si une cure aidera ou empirera les choses, je ne sais même pas si je supporterais te voir assoiffée. J’ai besoin que tu te soignes ici Irina, car si tu attires l’attention des personnes qui ont prétendu vouloir m’aider une fois de retour à Missoula... Je ne veux pas qu’ils te tombent dessus.

Ces humains qui prétendent faire le bien ne feront que te torturer s’ils te mettent la main dessus. Je ne veux pas que tu aies affaire à eux Irina. Je ne veux pas que tu perdes le contrôle. Si tu tues je veux que ce soit par choix, et non pas à cause d’une prétendue soif qui prendrait le dessus sur toi. Cette soif te rend vulnérable et on ne peut pas retourner dans une arène en ayant que des mauvaises cartes à jouer. Aide-moi à trouver une solution Irina, mais il faut que tu redeviennes comme avant.

 
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Jeu 8 Déc - 23:44



Nous sommes fort ensemble


Je n'aurais pas dû venir, tu aurais mieux fais de rester en sécurité, loin de moi. A croire que même lorsque le danger s'instaure entre nous, nous sommes incapable de résister, l'un à l'autre. Cette attraction pourrait être touchante, si elle ne risquait pas de te coûter la vie. Tu sembles persuadé, que je suis en mesure de résister, tu connais, cette sensation, de vouloir céder à une autre partie de soi, une partie mauvaise, qui souhaite prendre le contrôle, mais tu ne sais pas ce que c'est, de résister à la soif de sang. Un jour, si tu as toujours l'intention de me rejoindre dans l'immortalité, tu comprendras ce que c'est, parce que tu passeras par là. Mais aujourd'hui, en tant que moroï, tu ne peux pas comprendre cette soif, qui me dévore. Tu ne peux pas comprendre non plus, à quel point le sang de ton espèce, et irrésistible, encore d'avantage, le tien. Pourquoi est-ce que je parvenais à me contrôler avant, et que je ne parviens plus à le faire aujourd'hui ? Une bonne question. La faiblesse ? Cette envie, d'avoir voulu t'aider, dans tes problèmes, et d'avoir compris lorsque tu es parti, que j'avais échoué, que je n'étais pas capable de t'aider, toi.. J'en ai été incapable, alors pourquoi est-ce  tu t'acharnes, à vouloir m'aider ? Tu ferais mieux de penser à toi, et te tirer de là.

« Beaucoup de chose ont changé, depuis.. N'as-tu jamais pensé que je ne voulais peut-être pas me battre ? »

Je n'aime pas m'en prendre à toi, je n'aime pas que ces pertes de contrôles se trouvent être face à toi, mais je me sens bien, comme cela, je ne ressens plus la culpabilité d'avoir échoué de te venir en aide, je ne ressens pas la culpabilité, d'avoir échoué à venir en aide à mes sœurs, à Isallys, à Adalrik. Au fond, nous en avons jamais parlé ensemble, parce que je sais que toi-même, tu n'as pas été gâté, à ce niveau, mais cela me touche bien plus qu'il n'en paraît.. Sans doute est-ce ça, le problème, mais à moins que tu ne le devines, je n'accepterais pas d'évoquer un tel sujet, avec toi. Alors une fois encore, j'efface mes faiblesses, pour laisser place au monstre. Je mords dans sa chair, pour accéder enfin, à ce nectar, qui emplie ma bouche, et me ravi. Je ne veux pas de débat, je ne veux pas de discussion avec toi, je veux juste être rassasier, avec un infime espoir, au fond de moi, que tu ne finisses pas comme mes proies précédentes, mortes. Je bois, encore, et encore, sans m'arrêter, je bois, sans pause. Jusqu'à ce que cet étourdissement me gagne. Je me recule, d'un bon, je sais que cela ne peut venir que de toi. Qu'est-ce que tu as fais ? Je ne suis même pas capable de croiser son regard, ma vision est trouble, puis le noir.

C'est une sensation désagréable de brûlure, qui me pousse à ouvrir les yeux, à prendre à nouveau conscience du monde autour de moi, de la réalité, pour découvrir que nous sommes rentrer, que Jessy se trouve en face de moi, en vie, et que cette sensation horrible vient de mon propre corps, en train de brûler contre des chaînes d'argents qui me maintiennent attachées sur cette chaise. C'est la rage, qui s'empare de moi, qui fait ressortir cette partie de moi, hors de contrôle, prête à n'importe quoi, pour une goutte de plus. Est-ce que tu pensais que cela pouvait être une bonne idée ? Sincèrement ? Ne te doutais-tu pas, que cela allait m'énerver, plus qu'autre chose, et que cela ne pourrait faire ressortir que la mauvaise partie de moi ? C'était une idée stupide, encore, et je ne peux m'empêcher de lui sourire, et lui faire comprendre ce que je pense de son idée.

« Alors c'est ça, ta solution ? M'attacher avec des chaînes en argents, et attendre que je me dessèche ? Cela ne fonctionnera pas. Tu ne supporteras pas de me voir attacher comme ça, jours après jours »

Admets-le, cette vision n'est pas agréable. D'autant plus qu'en me laissant attaché, de cette manière, tu as plus de chance de te retrouver face à celle, hors de contrôle, que celle que tu veux véritablement retrouver, et que moi, je ne te laisserais aucun moment de répit. Enfin, je croyais que cela allait se passer comme cela, mais une fois encore, il parvient à me toucher, avec ces mots, à me calmer, ou en tout cas, à me faire prendre conscience de quelque chose, pour que je revienne à moi. Ma culpabilité m'aurait détruite ? C'est peu dire, Jessy, je n'aurais même pas laisser le temps à la culpabilité, de me détruire, parce que je n'imagines pas vivre sans toi, peu importe ce que je peux dire, lorsque je perds le contrôle. Est-ce que je dois lui faire comprendre, qu'il ne risque plus rien, que je suis redevenu moi-même, et que, même s'il fait bien de me laisser attacher, pour sa sécurité, il peut s'approcher sans crainte ? Ou verra-t-il la différence seul ?

« Je ne supporte plus, de m'en prendre à toi, j'ai peur, qu'à chaque fois, j'agisse pour la dernière fois.. Que tu ne parviennes pas à me résonner ? »

Alors est-ce que je t'en veux, d'avoir user de telle méthode contre moi ? Non, je préfère des méthodes radicales, quitte à ce que cela puisse être risquer pour moi, tant que tu vas bien, toi. A vrai dire, je ne t'ai jamais vu comme ça, Jessy, j'ai l'impression que toi-même, tu n'es pas loin de baisser les bras, que tu es dépité, par cette situation, que tout comme moi, elle te dépasse, sans être capable de la gérer. Est-ce à moi, que tu demandes une idée, pour faire disparaître ce qui nous gâche la vie, ces dernières semaines ? Ne crois-tu pas que si j'en avais une, je l'aurais déjà mise à exécution. Pourtant, au fond, j'ai bien une idée, enfin, une idée qui a germer, lorsque j'étais hors de contrôle. Oui, peut-être que cela pourrait marcher, mais est-ce que tu accepterais une telle méthode ? Je n'en suis pas certaine.. Mais si ce que tu veux, c'est véritablement retrouver celle que j'étais avant tout ça, que je retrouve mon contrôle, alors tu essaieras. Pour nous, pour toi, et pour moi.

« Réfléchi par toi-même, Jessy, tu es passé par là.. Qu'est-ce qui t'attirait, lorsque tu perdais le contrôle, lorsque tu laissais place à l'autre, toi ? La force, le contrôle, l'invulnérabilité.. L'impression que rien, ni personne ne pourra nous atteindre.. Et qu'est-ce qui permet de redescendre à un stade normal ? Les coups, la faiblesse, prendre une raclée, et se rendre compte que l'on est toujours vulnérable »

Est-ce que tu vois où je veux en venir, ce que j'essaie de te dire ? Tu es passé par là, tu dois comprendre ces sensations, et ce que je t'explique, mieux que personne, alors que je suis sur que silencieusement, tu es en train de faire le lien.

« Fais la revenir, mets-moi hors de contrôle, et blesse-moi, ne retiens pas tes coups »

Blesse-moi, physiquement, comme dans mon amour propre, c'est la seule solution que je vois, pour arranger les choses, je n'en ai pas d'autre, alors même si cela risque d'être compliqué pour toi, comme cela l'aurait été pour moi, tu n'as peut-être pas beaucoup d'autres choix.
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Ven 9 Déc - 12:34

Nous sommes fort ensemble
Irina & Jessy

Vas-tu une fois de plus céder Irina ? Vais-je encore devoir me battre contre toi pour sauver ma peau ? Je n’ai plus envie de ces affrontements, je n’ai pas envie qu’on s’entretue, ni toi ni moi ne le supporterait. J’essaie de te résonner, une fois encore, pourtant je sais au fond que je ne changerais pas la suite des événements. Tu vas te jeter sur moi et commencer à me vider de mon sang sans pouvoir t’arrêter. Sauf que tu prononces ces mots avant de me mordre, cette phrase que je refuse d’accepter. Penser que tu ne voudrais pas te battre ? Non, ça ne m’a jamais effleuré l’esprit. Tu as toujours été une battante Irina, alors pourquoi est-ce que ça changerait aujourd’hui ? Je refuse de l’accepter, je refuse de te laisser baisser les bras.

Je ne pense plus qu’à ces mots même lorsqu’elle me mord. Je ne me débats pas contre elle, à quoi bon ? Je sais que le poison fera effet d’une seconde à l’autre. Irina s’écroule sur le sable, et je me mets à agir tel un robot qui suit son programme sans pourtant avoir la moindre conviction. Je m’assois en face d’elle lorsqu’elle reprend connaissance, apparemment c’est toujours à son côté sauvage que j’ai à faire, je suppose que j’ai bien fait de l’attacher. J’essaie de lui parler, de la calmer, d’atteindre la Irina que je connais, mais c’est encore l’autre qui me répond et qui me fait culpabiliser un peu plus au fil des secondes. Tu as raison, te dessécher n’est pas une solution, je ne le supporterais pas, mais qu’est-ce que je peux faire au juste ? Je lâche un soupire. Je sais que j’aurais abandonné depuis longtemps, s’il n’avait pas s’agit de toi.

- Pourtant il faudra bien trouver une solution.

Je ne te laisserais pas me tuer, et tu peux bien rêver pour que ce soit moi qui commette un tel crime. Va falloir trouver autre chose qui n’implique pas de morts Irina, et j’aurais bien besoin de tes réflexions pour ça, parce que moi, je commence à ne plus savoir quoi faire. Je vois son regard changer au fil des secondes, s’adoucir, puis sa voix suffit à me convaincre qu’il s’agit de la Irina que je connais, de la femme que j’aime. Elle ne supporte plus. Je sais Irina, crois-moi, je sais parfaitement ce que tu ressens et j’aimerais faire disparaître cette culpabilité, cette peur.

- Tu ne dois pas laisser la peur te gagner Irina, autrement c’est elle qui te perdra.

Arrête d’avoir peur de me tuer, convaincs-toi que tu ne feras jamais une telle chose. Arrête d’avoir peur d’être attirée par mon sang, convaincs-toi que tu contrôles cette soif. J’ai besoin que tu te battes Irina, car si tu baisses les bras, je ne suis pas sûr d’être assez fort pour nous deux dans ce genre de situation. Je relève mon regard vers elle lorsqu’elle me propose une solution. De quoi parles-tu Irina ? Au fond je sais très bien ce que tu veux dire, mais non, je n’ai pas envie de faire ça. Je détourne mon regard du sien, réfléchissant à une autre solution. J’ai signé pour le meilleur et pour le pire Irina, mais ça n’incluait pas de devoir battre ma femme pour l’aider à se contrôler.

- Non, on va trouver autre chose, on doit trouver autre chose.

Demande-moi ce que tu veux mais pas de te faire du mal Irina, j’en serais incapable. Je réfléchis, encore et encore, des idées fusent de tous les côtés, mais aucune ne paraît bonne. Je grogne et me lève de ma chaise, l’envoyant valser à l’autre bout de la pièce. Fait chier ! Pourquoi est-ce qu’on nous inflige ça Irina ? Pourquoi est-ce qu’on est obligé d’en arriver là ? J’arrache violemment le pansement à mon cou, et au vue de la morsure qu’Irina m’a faite, ça suffit à faire de nouveau couler mon sang. Je plonge mon regard dans le sien, m’adressant une dernière fois à la femme que j’aime.

- Pardonne-moi...

Je vois son regard changer au fil des secondes, devenir sauvage, sombre, meurtrier. J’ai de nouveau en face de moi mon ennemie, pourtant je ne suis toujours pas sûr de pouvoir y arriver. J’attrape un pieu en argent que j’ai fait expédier jusqu’ici en même temps que les chaines et me rapproche d’Irina, ou plutôt de celle qui la possède.

- Plus tu te débattras, plus tu souffriras.

Et pour bien lui faire comprendre que je suis décidé à la sauver, j’enfonce le pieu dans le bas de son ventre d’un coup sec avant de le retirer. Je sens que cette soirée va m’anéantir, nous anéantir. J’ai l’impression de te faire subir le même genre de chose qu’ils m’ont fait à l’unité, tu te trouves attachée et sans la moindre chance de riposter face à ton bourreau qui a la ferme intention de te blesser, encore et encore. Même si c’est toi qui me l’as demandé, je ne suis pas sûr de pouvoir me le pardonner un jour.

- Tant qu’on y est, peut-être qu’entre deux coups tu pourrais me raconter contre quoi tu refuses de te battre.

 
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Lun 19 Déc - 22:38



Nous sommes fort ensemble


Me réveiller, attacher à cette chaise, avec ces chaînes, qui brûle ma peau, je ne trouve cela guère agréable.. Dommage pour toi, Jessy, si tu n'avais pas été aussi stupide, tu aurais pu retrouver la femme que tu aimais, à mon réveil, mais cette douleur, la femme que tu as épousé, n'a plus envie de se battre contre, et lorsqu'elle n'a plus envie de se battre, c'est moi qui reprend le contrôle, cette partie d'elle, qui n'a soif que de sang, et de morts.. Tu as misé sur le mauvais cheval, on dirait.. Cela en serait presque triste, à voir la peine se dessiner sur ton visage.. Mais pour cette fois, tu as commis l'erreur toi-même. Peut-être que tu aurais couru un risque, à ne pas m'attacher, parce que cette partie de moi, la mauvaise partie, pouvait reprendre le contrôle à n'importe quel moment, mais c'est un risque que tu aurais du prendre, pour retrouver ta douce femme. Je n'irais pas m'en plaindre, si à côté, je peux m'en prendre à toi, te blesser dans ton estime. Jusqu'où crois-tu que je peux aller ? Je suis sur qu'avec un peu d'envie, je peux aller jusqu'à retourner notre petite discussion contre toi ? Combien de temps faudrait-il, pour que tu t'en veuilles, après tout ce que tu m'as dis, à l'époque ? Tous les coups que tu as pu avoir, envers moi ? Je suis sur que je peux faire de sacré dégât, sur l'homme que tu es devenu. Peu à peu, tes mots parviennent à me calmer, et à me ramener vers la bonne voix. Je sais, que je ne peux pas baisser les bras, que je suis censé me battre, contre ces pertes de contrôle, je déteste m'en prendre à toi, je déteste toutes ces choses que je peux te dire, lorsque je ne suis pas moi-même, je déteste cette peste, que je deviens, mais j'en ai assez de me battre, je n'ai plus le courage, je crois que je n'en ai même plus la force. Comment est-ce que tu es parvenu à te reprendre, à chaque fois, toi ? J'ai conscience, de ces paroles, que tu as eu à mon égard, sur la plage, mais tu as vu le résultat, le problème ne vient pas d'une quelconque personnalité, mais d'un manque de contrôle, et contre cela, tous les sentiments que je peux avoir à ton égard, ne peuvent pas faire grand chose.

« La peur, c'est la seule chose qui me reste encore, pour me faire réagir »

C'est la seule chose qui me permet de me rendre compte, après coup, que je ne peux pas rester comme ça, que je dois me battre, et c'est encore la seule chose, qui me pousse à me battre, alors ne fais pas disparaître cette peur, c'est une mauvaise idée. Tu as raison, nous devons trouver une solution, mais je ne suis pas certaine d'en avoir une, pas une qui te plaira, en tout cas, peut-être même pas une, que tu accepteras d'essayer. On ne trouvera pas d'autre solution, il faut que tu te rendes à l'évidence, Jessy, l'idée que je te propose, n'est peut-être pas la meilleure, j'ignore même si elle fonctionnera, mais c'est la seule que nous avons, pour l'instant.

« Jessy, regardes-moi ! Tu ne trouveras pas de meilleure solution, parce qu'il n'en existe pas de bonne. Partir pour que tu ailles mieux, était une solution, pas la bonne, mais une solution quand même.. T'en prendre à moi n'est pas la bonne solution, mais la seule que l'on a ce soir.. Je te fais confiance, pour trouver mes limites, et réussir »

Parce que je t'ai toujours fais confiance, depuis le début, et que cette confiance à toujours été mérité. Tu me connais mieux que personne, alors si quelqu'un est capable de réussir, c'est toi. Cela m'a coûté quelque chose, lorsque tu es parti, je sais que cela te coûtera quelque chose, à toi aussi, d'agir de cette manière envers moi, et je m'en veux, de te demander une telle chose, mais est-ce que nous avons d'autre choix ? A sa réaction, je sais, que j'ai réussi à le convaincre, je sais, qu'il n'apprécie pas l'idée, mais qu'il se rend compte, par lui-même, qu'il n'existe pas d'autre échappatoire. Ce n'est pas l'idée du siècle, je te l'accorde, on laissera sans doute beaucoup de blessure derrière nous, ici, mais cela en vaut le coup, non ? L'odeur de son sang s'intensifie, je sais qu'il a compris ce qu'il lui reste à faire, alors je ne cherche même pas à me battre, pour garder le contrôle. Plus vite on en aura terminé, plus vite, on pourra laisser ça derrière nous. La vue de son sang, qui coule, le long de sa gorge, anime de nouveau ma soif, un grognement sauvage m'échappe, mais je sais, que si je veux pouvoir goûter à son sang, il faut que je parvienne à le convaincre de m'approcher, pour atteindre sa peau. Sauf que je n'ai pas besoin de le convaincre, il s'en charge seul, mais pas de la façon dont je l'avais espérer. Cette douleur, au niveau du ventre, m'arrache un cri. Je n'ai jamais été très tourner vers la douleur, je n'ai jamais eu besoin de prendre des coups, d'autres les prenaient pour moi, à l'époque, je n'avais pas besoin de me battre. Alors ce genre de douleur, c'est nouveau, et inattendu, pour moi. Et bordel que ça fait un mal de chien.

« Je te jure que tu me payeras ce coup, Jessy, j'espère que tu ne tiens pas à tes membres »

Parce qu'après un coup pareil, compte sur moi pour me venger, et m'en prendre à ton corps. Est-ce que tu me poses réellement cette question ? Ne semble-t-elle pas évidente, ou est-ce juste toi, qui n'a pas envie de voir la réalité en face ?

« Ne le vois-tu pas toi même, Jessy ? Tu vis à mes côtés, mais tu n'as jamais pris conscience, de cette culpabilité, qui me ronge, à cause de ma famille, à cause d'Isallys, à cause de toi »

Oui, parce qu'au fond, sans tous ces problèmes, sans tous ces morts, nous n'en serions sans doute pas là. Te rappelles-tu, du déclencheur de mes pertes de contrôle, un problème de plus, un mort de plus.. C'est contre tous cela, que je n'ai plus envie de me battre, et lorsque je reprends le contrôle, la seule chose que je vois, c'est que tu es toujours mortel, à mes côtés, et que je pourrais m'en prendre à toi, te perdre, toi aussi, à n'importe quel moment. L'idée n'était-elle pas de me blesser, pour parvenir à m'éliminer ? Je ne doute pas de tes compétences, mais je ne crois pas que tu t'y prennes de la meilleure des manières, parce qu'au jeu de celui qui blessera le plus l'autre, je crois qu'à ce rythme, je vais gagner.

« Tu ne veux pas me détacher ? Offre-moi un véritable combat, au moins ! »  
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Mar 20 Déc - 23:51

Nous sommes fort ensemble
Irina & Jessy

J’ai envie de tout envoyer valser, de tout foutre en l’air et ce n’est même pas ma mauvaise personnalité qui le désire. Non, seulement moi qui en ai foutrement marre de toutes ces histoires, parce qu’il y a toujours quelque chose. J’aimerais bien que pour une fois on puisse être heureux sans avoir à se soucier de rien, sauf que non, d’abord Adalrik, ensuite mes problèmes de contrôle, les nombreux morts qui ont suivis, puis tes propres problèmes de contrôle. Je vous assure même pour quelqu’un comme moi c’est épuisant. Ce serait cool qu’il y ait une potion magique que je puisse faire boire à Irina pour qu’elle retrouve son contrôle d’antan, sauf que non, ce serait trop facile, évidemment. Au lieu de ça va falloir trouver une autre solution. Une solution qui bien entendu ne me plaira pas.

Je me force à poser mon regard dans le sien lorsqu’elle me le demande. Ton idée est foutrement naze Irina et pas la peine de me faire dire à quel point je la déteste, je pense que tu dois t’en douter. J’essaie vraiment de trouver autre chose, sauf que non, je n’ai pas la moindre petite idée de ce qui pourrait marcher. La seule que j’ai eu était de la laisser se dessécher, et clairement je crois qu’au fond ça n’aurait fait qu’empirer les choses. Est-ce que je vais réussir à trouver tes limites ? Sûrement, mais rien n’est encore moins sûr, d’autant parce que je n’ai pas envie de te blesser. Je donne ce premier coup, comme pour me donner du courage, même si ça ne fait que me détruire un peu plus parce que je sais que je lui fais du mal.

Es-tu habituée à la douleur Irina ? Au fond je ne t’ai presque jamais vu te prendre de coups, la plupart du temps tu as le dessus, ou peut-être que quelqu’un te protégeait, je ne sais pas. Moi j’ai toujours été habitué à ce genre de coups, mais entendre ce cri sortir de tes lèvres... J’ai juste envie de m’enfoncer ce pieu dans mon cœur pour arrêter tout ça. Je récupère le pieu alors qu’elle jure de me le faire payer. Ouais, sauf si je me le fais payer avant. Pourtant je fais en sorte de tenir bon, de ne pas lui montrer à quel point ça me déchire de lui faire du mal, de rester juste indifférent. Sauf que ses mots... J’ai du mal à ne pas les laisser m’atteindre.

Est-ce que c’est un jeu pour toi Irina ? Savoir qui blessera le plus l’autre ? En général j’ai toujours été le plus fort à ce jeu, mais là, face à toi... Je ne suis pas sûr d’y arriver. Suis-je un tel égoïste pour ne jamais avoir vu ta douleur ? Ta culpabilité ? Toujours à penser à mes propres problèmes et à oublier les tiens. Pourquoi est-ce que j’ai été si aveugle ? Je ne suis pas le seul à avoir vécu des pertes, tu as dû en supporter tout autant que moi. Je me disais juste que tu étais plus forte, ou peut-être que tu arrivais simplement à faire disparaître ces émotions, mais non, elles étaient bien là et apparemment j’ai aussi causé une partie de cette douleur. Lorsqu’elle me demande de la détacher je m’approche de nouveau d’elle et enfonce ce pieu dans son épaule avant de l’arracher violemment. Je ne te laisserais pas avoir ce que tu veux.

- Tu crois te protéger en étant ainsi ? Tu crois que cette femme qui se tient en face de moi est plus forte ? Non, incontrôlable peut-être, mais forte non.

Je sais que ce n’est pas comme ça que je parviendrais à te blesser, mais tu sais quoi, j’ai vraiment du mal à me lancer. Qu’est-ce que je pourrais te reprocher Irina ? Il faut que ce soit quelque chose que je pense un minimum, sinon tu ne me croiras jamais, sinon ça ne te touchera jamais et je ne peux pas juste t’enfoncer ce pieu dans le corps en espérant que ça suffira, je ne suis même pas sûr de pouvoir le faire encore une fois.

- Tu veux un combat ? Pour une fois battons-nous avec les mots Irina et c’est à mon tour de frapper. Tu ne t’es jamais demandé pourquoi je m’en prenais à toi lorsque je perdais le contrôle ? Parce que cette mauvaise part qui aujourd’hui est cachée au fond de moi, elle est incapable d’aimer, elle te détestait. Chaque fois qu’il était là, il n’y avait plus que les mauvais souvenirs qui remontaient, ton engagement envers Adalrik, la manière dont tu m’as jeté. Si je ne vous avais pas rencontré, Emrys ne s’en serait jamais pris à Sarah pour me pousser à tuer Adalrik. Et si Sarah avait survécu, alors Anton ne serait jamais mort non plus.

Est-ce que je pense réellement que d’une certaine façon, tout ça est lié à Irina ? Non, mais lui le pense vraiment, voilà pourquoi il s’en est pris à elle, pour lui faire payer. Est-ce que mes mots te font assez mal ou faut-il que je continue encore ? Tant que je verrais cette lueur sombre dans tes yeux alors je continuerais, de toute façon je ne suis pas sûr de pouvoir reprendre si je m’arrête.

- J’ai tué cette mauvaise part de moi pour toi, pour qu’on puisse enfin être heureux. Et tu sais quoi ? J’ai même pensé à me faire enfermer dans un asile de fous pour ne plus pouvoir t’atteindre, j'étais prêt à gâcher ma vie pour ta sécurité. Finalement j’ai choisi pire. J’ai choisi de laisser ces humains m’enfermer et me torturer, je les ai laissé le faire ressortir, je les ai laissé le tuer. J'ai juste choisis de l'abandonner. Alors qu’est-ce que ce sera pour toi Irina ? Qui est-ce qu’il faut que je tue pour que tu me reviennes ?

 
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Mer 21 Déc - 0:57



Nous sommes fort ensemble


Je t’offre une solution, Jessy, je t’offre peut-être l’unique solution, pour parvenir à reconstruire ce que nous avions, pour faire en sorte que je récupère ce contrôle, si précieux, qui nous permettait d’être ensemble, sans que je désire ta peau – ou, pas dans ces termes là – J’ai essayé moi-même, de trouver une solution, sans que tu t’en rende compte, pour ne pas avoir à t’entrainer dans toutes ces merdes. Je ne veux pas m’en prendre à toi, je ne veux pas être celle qui te cause toutes ces douleurs, mais la vérité, Jessy, c’est que je ne contrôle rien, que plus l’on attend, pire c’est, et qu’il n’existe pas d’autres solutions que celle que je te propose. Cela risque de me détruire, mais quelle importance, je préfère mille fois cette solution, à continuer à m’en prendre à toi. Lorsque je perds le contrôle, sentir ton sang, c’est une véritable exaltation, il n’existe rien de mieux, mais lorsque je reprends le contrôle, je prends conscience des dégâts que j’ai causé chez toi, aussi bien au niveau de ton physique, que de tes sentiments, et je ne supporte plus, d’être vulnérable, d’être incapable de te protéger de moi. Nous devons mettre fin à cela, c’est pour cette raison, que je te demande ça, ce soir, Jessy. Je sais que tu n’en as pas envie, mais je ne te le demande pas juste pour moi, mais pour toi aussi, pour ta sécurité, mais aussi pour nous, parce que c’est le seul moyen pour que l’on puisse se retrouver.

Ce pieu, que tu enfonces dans mon ventre, c’est douloureux, en partie parce que je n’ai pas l’habitude de prendre de coups, je ne me suis jamais battu, alors ce genre de blessure, je ne connais pas. Mais est-ce que tu penses que ce sera assez, pour détruire celle que je suis devenu ? Tu veux un gros inconvénient, Jessy ? J’ai changé, à ton contact, je me suis trouvé obligé, d’évoluer, pour suivre, pour parvenir à te garder auprès de moi, quand tous aller mal, je me suis endurci. Tu n’aurais eu aucun mal, à briser celle que j’étais, à notre première rencontre, mais aujourd’hui, j’ai gagné en assurance, et cela signifie qu’il va falloir que tu tapes pas forts encore, pour réussir à me blesser dans mon amour propre. Parce que, autant que tu le saches, blesser mon corps ne sera pas assez, pas si tu me laisses attacher, en tout cas. Est-ce que je t’aurais vexé, par hasard ? C’est tellement simple.. Comme de t’atteindre. Ne t’étais-tu jamais rendu compte de ma peine, Jessy ? De ma culpabilité ? Je n’ai jamais chercher à ma cacher, mais face à toi, nous avions déjà assez de problème, pour que je n’en rajoute pas avec cela. Tu as toujours pensé que je ne pouvais pas comprendre ta peine, alors que j’étais celle qui pouvait la comprendre, mieux que personne. La situation ne sera jamais la même, mais moi aussi, j’ai perdu ma sœur, moi aussi alors je comprends ta peine, ta douleur. Une douleur qui ne s’efface jamais, sauf lorsque je lâche mon contrôle, lorsque je perds toute raison.. plus rien ne m’atteins, de cette manière, peu importe ce que tu peux prétendre.  

« Je me fiche, de tous ça, je ne ressens plus cette peine, cette douleur, c’est ce qui compte »

Parce que c’est une grande raison de la perte de contrôle, cette délivrance. N’es-tu pas pareil, lorsque tu avais tes problèmes de personnalité, Jessy ? Ne te sentais tu pas mieux, lorsqu’il prenait le pouvoir ? Je m’en fiche, de toute façon, moi, je me sens mieux, et c’est l’essentiel. J’écoute ces mots, d’abord d’une oreille distraite, puis, de manière plus sérieuse. J’encaisse, parole après parole, jusqu’à ce que je ne puisse plus supporter ces mots.

« Tais-toi ! Non, tu ne peux pas dire ça, tu ne peux pas »

J’essaie de m’en convaincre. C’est cruelle, et brute, sans la moindre douceur, et bordel, ce que ça fait mal, d’entendre des paroles, comme ça, qui sortent de sa bouche. Je ne sais même plus qui a la contrôle, la bonne, ou la mauvaise ? Je ne sais même plus si je veux oublier, ou si je veux continuer d’encaisser, de savoir toutes ces choses, qu’il semble avoir à me reprocher. Ne te retiens surtout pas, tu sembles bien lancer, ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Tu avais raison, Jessy, c’était une très mauvaise idée, je n’aurais pas dû te la proposer, tu n’aurais pas dû accepter, parce qu’au fond, je sais pas si j’arriverais à supporter tous ça.. Tais-toi, je n’en peux plus, je ne veux pas en entendre plus. Ma méthode à fonctionner, je le sais, rien qu’à ressentir a quel point ces paroles peuvent me toucher, et me blesser, mais est-ce qu’on est bien avancer, au fond ?

Je ne me suis même pas rendu compte avoir fermer les yeux, manière stupide de me protéger contre ces mots, faut l’admettre, mais je ne les ai toujours pas ouverts, et je ne préfère pas le faire, je préfère éviter de croiser son regard, pour l’instant.

« Détache-moi ! S’il te plaît, détache-moi »

Je m’adresse à lui, les yeux clos. Est-ce que je devrais le remercier, lui dire quelque chose ? Peut-être, sans doute, mais la seule chose à laquelle je pense pour l’instant, c’est retrouver ma liberté, fuir cette maudite chaise, qui me retient prisonnière ici, et me terrer dans un trou. Je ne sais même pas contre quoi je suis en colère, contre lui, contre moi ? Je ne devrais pas t’en vouloir, pour tes mots, je te les ai demandé, et au fond, je n’ai pas été des plus tendre avec toi, non plus, mais je ne peux pas m’empêcher d’entendre encore, et encore ces mots tourner en boucle dans ma tête.

« Va t’en, Jessy ! Tu as raison, tu as raison sur toute la ligne, je suis loin d’être la femme forte, que je prétends, tu as raison, de me détester »

C’est dure, à encaisser, dure, à admettre, mais je dois l’avouer, ton raisonnement se tient, il est même loin d’être con, alors peut-être as-tu raison, peut-être que sans moi, Sarah serait toujours en vie. Peut-être que sans moi, tu serais bien plus heureux, tu n’aurais pas à supporter tous ça.
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Mer 21 Déc - 1:41

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Cette solution Irina, elle est loin d’être bonne, elle est loin de me plaire. Pourtant je finis par jouer le jeu, parce que je n’ai pas le choix, parce que j’ignore quoi faire d’autre. Est-ce que j’ai envie de t’enfoncer ce pieu dans le corps ? Certainement pas, mais je le fais. Est-ce que j’ai envie de prononcer ces mots ? Toujours pas, mais je le fais aussi. Je ne sais même pas ce qui est pire en réalité, les coups ou les mots ? Tu es une strigoï, tu guériras facilement de ces blessures, mais ces paroles que je prononce, ces reproches à ton égard... Je sais que tu ne les oublieras pas. Je continuerais moi aussi de m’en vouloir pendant longtemps de les avoir prononcés.

Cette méthode semble fonctionner, mais à quel prix ? Est-ce qu’au final on s’en sort vraiment Irina ? Tu ne peux même plus me regarder, et moi non plus, je n’arriverais plus à me supporter après ça, je ne saurais même pas comment revenir vers toi. Pourtant je m’efforce de continuer parce qu’il faut que je la fasse disparaître complètement, cette mauvaise Irina, celle qui perd le contrôle, celle qui croit être forte. Tu as le droit d’être fragile Irina, tu as le droit de craquer. J’aurais aimé pouvoir être juste celui qui te réconforte, mais au lieu de ça je dois être celui qui te détruit un peu plus. Pourquoi m’as-tu demandé ça Irina ? Je crois que ça pourrait être le plus gros reproche que j’aurais à te faire, mais je m’arrête là, je pense t’avoir déjà fait bien assez de mal comme ça.

Sa voix me brise. J’ai juste envie de la libérer et de disparaître. Elle ne me regarde toujours pas mais j’entends à la tonalité de sa voix qu’elle est redevenue elle-même. De toute façon je n’arriverais pas à continuer, alors tant pis, je prends le risque qu’elle me saute à la gorge et me tue, mais je ne peux pas continuer ce combat malsain. Elle me demande de m’en aller. Elle me dit que j’ai raison de la détester. Je ne peux pas te laisser penser une chose pareille Irina. Je m’approche d’elle, prêts à la libérer, mais avant j’ai besoin qu’elle reste là et écoute ces prochains mots. Oui encore des mots Irina, mais cette fois ils ne sont pas là pour te blesser.

- Tu te trompes. Je t’ai aimé dès le premier regard, et même quand cette part de moi voulait me convaincre de te détester, j’ai continué de t’aimer. Tu vois Irina, s’il y a bien une chose que je sais, c’est que peu importe ce qui nous tombe dessus, j’aurais toujours ces sentiments pour toi.

Je me dirige maintenant vers ces chaines que je retire, culpabilisant une fois de plus de voir sa peau brûlée à cause de l’argent. Vas-tu me fuir Irina ? Alors que ce sont nos derniers jours de lune de miel ? Ne voudrais-tu pas en profiter avec moi maintenant que tu as retrouvé la raison ? J’aimerais que tu restes avec moi. J’aimerais qu’on puisse effacer cette soirée, même si je sais qu’on continuera tous les deux de culpabiliser après tout ce qui a été dit, tout ce qui a été fait. Je me replace devant elle et attrape doucement ses mains dans les miennes même si elle continue de fuir mon regard.

- Je ne veux pas m’en aller Irina. Je ne veux pas que tu t’en ailles non plus. J’aimerais juste qu’on puisse profiter de ces derniers jours de noces. J’aimerais que tu me crois lorsque je te dis que je t’aime.

Cette part de moi qui t’en veut, elle a disparu, j’ai fait en sorte qu’elle disparaisse, alors s’il te plaît, ne te gâche pas la vie à cause d’une mauvaise personnalité qui voit tout en noir. Je ne te remettrais jamais ces morts sur le dos Irina, tu es bien la mieux placée pour savoir que je me suis toujours considéré comme le grand fautif de l’histoire. N’écoute pas ces mots, lui les pensait peut-être, mais ce n’est pas mon cas. Je resserre un peu plus mes mains sur les siennes, ne cessant de la fixer.

- J’ai besoin de toi Irina...

Je ne veux pas que tu te forces à rester pour moi, mais tu dois savoir à quel point tu m’es importante. Je ne suis pas juste un type qui se sent bien avec sa nana. Je suis un type fou amoureux qui a mis du temps à le reconnaître, mais qui l’assume complètement aujourd’hui. Tu m’as rendu d’une certaine façon dépend de toi Irina, même si ça je ne l’admettrais jamais, mais je peux au moins reconnaître que j’ai besoin de toi. Je n’ai plus que toi Irina, et quand bien même je serais le type le plus entouré du monde, j’aurais toujours besoin de ta présence à mes côtés. Ouais, je suis un putain d’égoïste qui refuse de te laisser partir et j’espère seulement t’avoir convaincu de rester.

 
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MessageSujet: Re: Nous sommes fort ensemble   Mer 21 Déc - 11:19



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Pourquoi as-tu accepté, Jessy ? Tu savais que ce n'était pas une bonne idée, tu savais que cela nous détruirait, alors pourquoi t'es-tu laissé convaincre ? Est-ce que je peux t'en vouloir pour ces mots alors que l'idée n'est autre que la mienne ? Je ne devrais pas. Je devrais être là, pour te dire que je ne t'en veux pas, mais j'en suis incapable, pas face à tes mots, parce qu'au fond, je sais que tu ne me mens pas, que cette partie de toi, que tu as laissé derrière toi, depuis ton retour, pense cela de moi.. Et même si je ne devrais pas m'en préoccuper, même si je sais qu'il ne s'agit pas de toi, j'ai accepté de vivre avec toi, pour toi, mais aussi avec lui, parce que peu importe le mal qu'il aura pu me faire, je ne peux pas le bannir de notre couple, parce qu'il sera toujours là.. Je t'en veux, Jessy. Je m'en veux, moi aussi. Tais-toi, ne dis pas un mot de plus, je ne suis pas certaine de pouvoir le supporter.. J'essaie de bouger, de m'enfuir, pour ne plus supporter ces mots, pour ne plus supporter ta présence. Oui, Jessy, tu as su trouver les bons mots, pour que ma technique fonctionne, mais à quel prix ? Est-ce que ce sera mieux, maintenant ? Je n'en suis pas sure. Tu as su m'atteindre, je t'en félicite, mais tu as aussi détruits quelque chose en moi, tu as détruits mes certitudes, sur laquelle notre relation se basait.. Je n'ai jamais douté des sentiments que j'avais à ton égard, Jessy, même lorsque j'étais avec Adalrik, j'ai fais en sorte de les faire taire, mais je n'en ai jamais douté.. Je ne peux toujours pas en douter aujourd'hui, parce que s'en eux, je n'aurais eu aucune raison de me battre, pour que tu retrouves celle que je suis, mais est-ce que j'ai envie de subir ça ? Accepter ces paroles, ces coups, c'était une chose, j'arrive à me dire que ce n'était pas toi, que tu ne les pensais pas vraiment.. Mais t'entendre dire ce que lui pense, à voix haute.. J'aimerais être seule, Jessy, j'aimerais ne pas avoir à supporter ce regard, que tu poses sur moi, j'aimerais ne plus entendre tes mots.. J'ai besoin de ces quelques instants de solitude, pour réfléchir, pour faire le point, pour calmer toutes ces émotions fortes. Pourquoi n'es pars-tu pas ? Est-ce que je me trompe vraiment ? Es-tu au moins sincère, ou n'essaies-tu juste que de te rattraper ? Est-ce que je dois te croire sincère ?

« Peut-être que tu ne devrais pas »

Peut-être qu'il ne devrait pas quoi ? M'aimer ? Être aussi sur de ces sentiments à mon égard ? Les deux ? Je ne sais même plus ce qui est bien pour nous, Jessy. Pourquoi est-ce que tous est aussi compliqué, entre nous ? Avec Adalrik, cela ne l'a jamais été, alors pourquoi est-ce qu'avec toi, tous ces battons ce mettent entre nos roues. Je n'en peux plus, Jessy, j'ai toujours voulu me battre, pour toi, pour nous, mais je ne sais pas si j'en aurais encore la force. A ton avis, Jessy ? Est-ce qu'on en a fini, avec toutes ces merde, est-ce que c'était la dernière grosse étape, ou est-ce que nous devrons encore traverser pire ? Est-ce que tu pourrais juste me détacher, maintenant, Jessy ? Toutes ces brûlures, je n'en peux plus, je n'en peux plus de rester là. Pourquoi est-ce que tu ne me laisses pas partir, Jessy ? Pourquoi est-ce que tu me retiens ici ? Est-ce que tu crois que nous en sommes capable ? Que nous pouvons encore profiter des quelques jours qu'il nous reste, comme si de rien n'était ? Je ne crois pas qu'une telle chose soit possible, pas après ce que je t'ai fais, pas après ce que j'ai dis, pas après ce que tu as dis. J'ouvre enfin les yeux, mais toujours pas pour le regarder. Est-ce que je te crois ? Oui, je te crois sincère, Jessy, parce que si tu ne l'étais pas, tu n'aurais pas enduré tous ça. Est-ce que cela change quelque chose ? Tu as quand même eu ces paroles, à mon égard, ces paroles que je ne pourrais pas oublier, même si elles ne te concernent pas directement.. Mon regard, fuit toujours le sien, pour se poser sur la bague, qui repose à mon doigts. Je t'ai épousé, pour le meilleur, et pour le pire, Jessy, et nous avons clairement atteint le pire, aujourd'hui..

« Je ne sais pas si j'en serais capable, profiter de ces quelques jours, comme s'il ne s'était rien passé.. »

Est-ce que c'est possible ? Est-ce que toi-même, tu es capable d'oublier les horreurs que j'ai pu te dire ? Tu as besoin de moi ? J'ai aussi besoin de toi, mais est-ce que ce ne serait pas égoïste, de t'obliger à endurer tout les galères qui nous attendent encore, alors que tu pourrais peut-être être heureux ailleurs ? N'y as-tu jamais penser, Jessy, au bonheur que tu pourrais trouver ailleurs ? Moi, j'y pense souvent, au bonheur que tu pourrais trouver avec une autre. Peut-être que tu as juste mal choisi.. Peut-être que je ne suis pas celle qui te faut.. Mais au fond, est-ce que je serais capable de te laisser partir ? Est-ce que je supporterais que tu t'en ailles pour une autre ? Je ne crois pas, cela me détruirait bien plus que tous tes mots ont pu le faire aujourd'hui. C'est cette pensée, qui me pousse enfin à croiser son regard. Est-ce que tu crois que l'on pourra dépasser ça, comme on a dépasser le reste ? Au fond, je n'ai aucune certitude, juste des doutes, des doutes qui me rongeront sans doute, pour la suite, mais on a réussi à faire tellement de chose, tous les deux, je ne peux pas abandonner aujourd'hui. Je ne peux pas t'abandonner.

« Pour le meilleur, et pour le pire, pour toujours »

J'ai juré d'être là pour toi, dans toutes circonstance, Jessy, et peu importe ce qui me ronge aujourd'hui, je tiendrais cette promesse, pour toi. Je me lève, alors que mes dernières plaies cicatrises, pour me laisser allez dans ces bras. J'ignore si c'est une bonne idée, que l'on persévère, Jessy. Peut-être que l'on ne fera que ce détruire d'avantage, peut-être que l'on continuera à se faire du mal, mais au fond, dans notre relation, je ne peux pas retenir que ça. Je ne peux pas oublier l'évolution que tu as continu, pour moi, je ne peux pas non plus en oublier tous ces bons moments, parce que même si on a tendance à les oublier, ils sont bien présents..

« Pardonne-moi d'avoir été aussi égoïste.. J'ai besoin de toi aussi, Jessy, j'aurais toujours besoin de toi ! Promets-moi, promets-moi que l'on se battra toujours »

C'est une évidence, j'aurais toujours besoin de toi, c'est la raison pour laquelle j'ai continué à me battre, peu importe les obstacles, dans notre relation, alors il faut que tu me promettes que l'on continuera à se battre, peu importe ce qui se mettra en travers de notre route.  
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