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 Souvenirs

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MessageSujet: Souvenirs   Lun 13 Fév - 0:39

Souvenirs

   

Il fallait que je retourne à l’unité. Il fallait que je trouve un moyen de les aider à récupérer Jake et même si je ne savais pas encore comment, je restais la mieux placée pour ça. Après tout j’ai bien aidé Promesse à récupérer Bastian, alors je trouverais une solution pour Jake. D’autant qu’il n’est pas le seul que je cherche à délivrer de cette prison. Il y a là-bas un moroï bien particulier au pouvoir de l’esprit qui pourrait m’aider avec mes problèmes, il n’aura pas le choix de toute façon, car s’il veut survivre, il me devra ce service. Autant donc faire d’une pierre deux coups. Ça n’a pas été simple d’entrer à l’intérieur, mais ça a été encore plus dur de mettre la main sur Jake et ce moroï une fois dedans et le temps jouait contre nous. C’était quitte ou double de toute façon, soit j’arrivais à nous faire sortir d’ici, soit je me retrouvais bloquée avec eux, mais c’est un risque que j’étais prête à prendre.

J’ai encore du mal à croire que j’ai réussi, à trouver Jake, à trouver ce moroï et à nous faire sortir tous les trois d’ici. J’ai envoyé ce soldat à Jake, hypnotisé pour lui passer le bonjour de ma part et le libérer, mais surtout lui offrir son sang et les indications à suivre pour sortir d’ici. De mon côté je me chargeais de faire diversion tout en continuant mes recherches sur la cellule du moroï. L’alarme a sonné dans mon secteur, j’étais repérée, mais au moins ça permettrait à Jake d’être plus tranquille de son côté. J’ai réussi à trouver le moroï et il faut bien reconnaître que c’était moins une pour sortir de là, mais on a réussi. J’ignore où est passé Jake, sans doute en direction du manoir, mais moi je ne rentrerai pas tout de suite, d’abord il me reste une affaire à accomplir.

Le moroï n’a pas eu besoin que je le convaincs pour m’offrir ce que je veux. Vous vous souvenez de son pouvoir de l’esprit ? Il est capable de pénétrer au plus profond des mémoires, il est capable de trouver nos souvenirs de bébé, alors il trouvera facilement des souvenirs de mon passé. Ses mains sont posées près de mes tempes, ses yeux fermés, et même si de mon côté je ne vois rien, je sais que lui visualise mes souvenirs étant donné les tremblements de ses paupières. Il finit par attraper d’une main la pommade que je lui ai rapportée et se concentre dessus. C’est assez fascinant, de voir cette pommade briller tel un diamant pendant quelques secondes avant de revenir à son état naturel. Il ouvre finalement les yeux avant de me la tendre.

- Tous les souvenirs que tu as oublié ne seront pas facile à encaisser. Ils ne te reviendront pas tous d’un coup, même avec mes pouvoirs, mais tu pourras au moins en récupérer quelques-uns. Choisis un moment calme, avant d’aller dormir serait l’idéal, tu passes un peu de cette pommade près de tes tempes et tu te reposes, mes pouvoirs feront le reste.

C’est le premier moroï jamais trouvé capable de transférer ses pouvoirs à travers un objet. Je m’empare de la pommade et le remercie avant de le quitter, le laissant retourner là où bon lui semble, moi il faut que je retourne au manoir avant qu’on ne s’interroge sur ma disparition. Lorsque je suis arrivée, rien n’avait changé, Jake n’était pas là, tout le monde continuait sa triste routine. Où es-tu passé Jake ? Je m’inquiète un peu, mais c’est trop tard pour aller à sa recherche étant donné que les rayons du soleil commencent à pointer le bout de leur nez. Tant pis, j’irais demain.

Le manoir est plongé dans un silence complet, tout le monde dort, sauf Gabriel qui est enfermé dans son bureau. Je décide de le laisser tranquille et d’aller directement dans ma nouvelle chambre. Je me mets à faire des allers-retours devant le lit sur lequel est posée cette fameuse pommade. Il est temps d’essayer de toute façon, il faut que je me souvienne. Je suis les indications du moroï avant de m’allonger dans le lit et fermer les yeux. J’attends un long moment sans qu’il ne se passe rien, me disant que ce crétin m’a peut-être arnaqué, jusqu’à ce que je m’endorme. Je revois cette scène, ma dispute avec Silas, je me souviens de tout ce qu’on se dit avant de prendre la voiture pour m’enfuir. Je me réveille en sursaut lorsque l’accident de voiture arrive, des gouttes de sueur perlant sur mon front, mais ce n’est pas parce que je suis réveillée que les flashs s’arrêtent là. Je me souviens de mon agonie, j’ai du mal à respirer dans cette voiture qui m’écrase, je suis en train de mourir. Je tombe du lit, me trainant vers la porte, j’ai la tête qui tourne. Puis je le vois lui.

- Julian...

Il est là pour me transformer. J’arrive enfin à quitter ma chambre, me précipitant vers la salle de bain en rampant contre le mur alors que des images de l’entraînement de Julian s’enchainent. Puis je l’entends essayer de me raisonner à propos de ce bébé mort en moi qu’il faut retirer, et ensuite je me souviens de tout ce sang. J’arrive à temps devant la cuvette pour vomir, essayant de me calmer, mais je n’y arrive pas. J’aimerais juste oublier de nouveau ces souvenirs. Pour l’heure il faut surtout que je sorte d’ici, il faut que je prenne l’air.

J’ai des difficultés à descendre les escaliers, surtout quand je vois Silas apparaître devant moi pour me dire qu’ils sont tous morts à cause de mes pouvoirs. De qui parlent-ils ? Je l’entends me dire qu’on pourra tout recommencer à zéro si je le laisse me retransformer. Mes bras repoussent en vain son fantôme qui n’apparaît que dans mes pensées. Je me sens de plus en plus mal, de plus en plus étourdie, mais je ne peux pas le laisser m’atteindre avec ce pieu.

- Va-t-en Silas, ne fais pas ça, ne m’approche pas !

Sauf qu’il se jette sur moi pour m’enfoncer ce pieu dans le cœur et je ne peux pas m’empêcher d’hurler face à la douleur. C’est atroce comme sensation, même la mort de ma transformation de strigoï était bien moins douloureuse. Mes mains agrippent ma poitrine, comme si j’essayais de retirer ce pieu inexistant. Une larme coule le long de ma joue, je me sens en train de mourir, et c’est probablement ce qui arrivera, si je ne me rends pas compte à temps de ma main qui se pose sur la poignet de la porte d’entrée pour l’ouvrir, prête à me précipiter dehors, sous les rayons du soleil.


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MessageSujet: Re: Souvenirs   Lun 20 Fév - 16:10


Souvenirs

Est-ce que je devrais m'arrêter, un peu ? Prendre un peu de repos ? Sans doute. J'en ai moi-même conscience. Ça n'a jamais été très bon, de travailler, sans relâche, qu'il s'agisse d'un humain, ou d'un vampire. Mais disons que depuis quelques temps, j'ai compris que reprendre l'avantage, sur l'unité, était devenu nécessaire. Que cela serve à faire sortir Jake de son trou, ou qu'il s'agisse de notre protection, ou même, d'une contre attaque. Je sais que je dois trouver une solution. Alors je retourne, le problème dans tous les sens. Disons que par la même occasion, cela m'évite d'avoir à cogiter sur ma dispute avec Effy, ou même sur ce qu'elle peut faire, d'imaginer qu'elle pourrait être en danger, et que je ne pourrais rien faire pour elle. Est-ce qu'elle viendrait ne serait-ce que réclamer mon aide, si elle venait à être en difficulté ? Vu la manière dont nous nous sommes quitté, je n'en suis même pas certain. Ce n'est plus vraiment pareil, depuis qu'elle n'est plus là. C'est beaucoup plus froid, avec le reste du groupe, à croire que les gars, me reproche de ne pas avoir été capable de la retenir. Je crois d'ailleurs que c'est Bastien, qui me fait payer mes actes le plus cher, mais je ne m'en plains pas, parce qu'à vrai dire, je suis assez d'accord avec lui. J'aurais dû mieux me battre, pour la retenir. Ou au moins réagir, avant d'agir comme je les fais, au lieu de m'en prendre à elle. Vous n'imaginez même pas le nombre de fois, où je me suis refais cette scène, dans ma tête, avec une nouvelle version, qui n'aurait pas engendrer toutes ces merdes. Alors même si parfois, j'ai envie de faire une pause, même si je m'en veux, de devoir délaisser Jane, de ne pas pouvoir profiter de sa présence, à chaque fois que je faiblis, je repense à cette dernière dispute, avec Effy, et cela me donne une claque assez forte, pour me remettre au travail, revoir les plans, encore et encore, pour qu'ils deviennent infaillible, pour que l'on réussisse à prendre l'avantage. Pour que l'on réussisse à faire payer ces enfoirés.

J'entends Jane rentrer, et monter jusqu'à notre chambre, et si j'hésite à la rejoindre, je décide de la laisser seule, pour travailler encore un peu. J'irais la rejoindre un peu plus tard, lorsque j'en aurais fini avec ça. De toute façon, la journée est encore longue. Je me suis replongé dans mon travail, j'ai même dessiné une bonne dizaine de plan, sur une quelconque manière d'envahir l'unité, lorsque j'entends un gros boum, à l'étage, qui me pousse à m'arrêter. Mais comme je n'entends rien d'autre derrière, je me dis que ce n'est sans doute rien d'important, après tout, cela nous arrive aussi à nous, de nous cogner, de tomber d'un lit, ou que sais-je d'autre. A vrai dire, c'est lorsque j'entends ces bruits de vomissements, que je réagis. Au dernière nouvelle, nous ne pouvons pas vomir, nous, alors cela signifie que cela ne peut venir que de Jane. Le temps que je réagisse, sous le choc, d'avoir à gérer une situation comme celle-là, elle a réussi à se traîner hors de la salle de bain, jusqu'à la porte d'entrée. Qu'est-ce qui te prend, au juste ? J'analyse sa manière d'être, essaye de comprendre ce qui peut la pousser à se traîner comme ça, à hurler toutes ces tripes. Je suis tellement déconcerter, de la voir ainsi, que je réagis à la dernière minute, pour l'empêcher d'ouvrir cette porte, et laisser les rayons du soleil entrer. Qu'est-ce qui se passe, au juste ? Je me laisse glisser le long de la porte, pour m'asseoir contre celle-ci, et attirer Jane dans mes bras, contre moi.

« Jane, ma belle, reviens avec moi, tu es en sécurité »

Je ne sais pas ce que tu penses vivre, pour être dans cet état, tout ce que je sais, ce que ça ne doit sans doute pas être agréable. Pourtant, tu es en sécurité ici. Tu sais qu'il ne t'arrivera rien. Je ne peux pas te laisser penser à de telles choses, si cela te pousse à te mettre en danger. J'essaie de croiser son regard, mais j'ai comme l'impression qu'elle n'est toujours pas avec moi, qu'elle ne réalise pas, que tout va bien. Je pose un doigts contre ces lèvres, lorsque je la vois essayer de prendre la parole. Calme-toi avant toute chose, et après, on discutera. Ça ne sert à rien, que tu cherches à t'épuiser un peu plus. Je crève d'envie, de savoir ce qu'il se passe, c'est vrai, mais avant tout, je veux m'assurer que tu vas bien. A vrai dire, je ne prends conscience de sa peau, plus chaude que d'habitude, de sa transpiration, qu'à ce moment là. Je n'avais même pas fais attention à tous ces détails, tellement abasourdi par la chose.

« Tu ne peux pas sortir, le soleil s'est levé, ma belle »

J'essaie d'être aussi doux que je peux l'être, en m'adressant à elle, pour ne pas la brusquer, pour qu'elle se rende compte qu'elle ne risque rien, qu'elle est en sécurité, qu'elle peut avoir confiance. Que je la protégerais, peu importe contre quoi. Je caresse ces cheveux, pour les repousser de son visage, pour lui offrir une vue plus dégagé, et un meilleur accès à l'air libre. Merde, je ne m'attendais pas à vivre ce genre de chose, lorsque je t'ai proposé de venir vivre au manoir. Pas que cela me fasse regretter ma décision. Je maintiens mon choix, selon lequel tu as ta place ici, aujourd'hui, plus que jamais, disons juste que je n'étais pas préparer à ce genre de situation. Et que je m'en serais bien passer, aussi. Mais j'imagine que dans un couple, tous n'est pas toujours gai. Encore moins, dans un couple comme nous. Ou nous attirons à nous deux, les plus grosses emmerdes.

« Que dirais-tu d'un bon bain ? Comme ça, tu en profiteras pour me raconter ce qui s'est passé ? »

Parce qu'autant te dire, que même si cela n'a pas l'air des plus réjouissant, maintenant que tu as bien réussi à me faire paniquer, tu ne pourras pas me laisser dans l'ignorance. C'est ce genre de secret, qui a tué ma relation avec Effy, je ne les laisserais pas non plus, détruire ce que j'ai avec toi. Je resserre mes bras autour d'elle, son corps contre mon torse, pour la soulever dans mes bras, et l'entraîner jusque dans la salle de bain. Je la laisse, au milieu de la salle de bain, pour aller faire couler l'eau chaude dans la baignoire, et lorsque je reviens, je me rends compte qu'elle n'a pas bouger. Est-ce que tu es sous le choc, est-ce autre chose ? J'ai besoin que tu me parles, parce que tout seul, je ne peux pas savoir. Dans l'attente d'une quelconque explication, je commence à déshabiller, pour pouvoir lui permettre de rejoindre l'eau chaude, derrière elle.

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MessageSujet: Re: Souvenirs   Dim 26 Fév - 0:06

Souvenirs

   

Est-ce que je m’attendais à avoir de telles visions lorsque j’ai choisi de prendre cette pommade ? Non, même si le moroï m’avait averti que ça pouvait être dangereux, je ne m’imaginais pas ça. Maintenant j’ai juste envie que tout s’arrête et je ne sais pas comment faire pour y mettre fin. Cette dispute avec Silas, la perte de mon bébé, ce pieu enfoncé dans mon cœur... C’est trop, je n’y arrive pas, je ne supporte pas la douleur. J’ai besoin d’air sinon je crois que je n’y survivrais pas, alors c’est dans cette optique que je me dirige vers la porte d’entrée en même temps que je me débats contre ce pieu qui me déchire la peau. Vais-je au moins réussir à l’atteindre ou mourir avant ? J’ai tout juste le temps de poser ma main sur la poignée de la porte que Gabriel arrive et bloque le passage. La seconde suivante je m’écroule à nouveau au sol.

Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? Pourquoi m’empêches-tu d’aller dehors ? Il m’attire contre lui et affirme que je suis en sécurité et c’est seulement à ce premier contact que tout s’arrête enfin. Le pieu a disparu de mon cœur, je peux respirer à nouveau, mais mon cœur n’en est pas moins lourd pour autant avec toutes ces révélations. J’essaie d’expliquer à Gabriel ce qu’il se passe, mais je me rends compte que je ne sais même pas quoi lui dire, je n’arrive pas à poser de mots sur ce qu’il vient de se passer, je n’ai pas la force d’en parler. Mon corps tremble, je sens des larmes me monter aux yeux, j’ai un peu du mal à me remettre de mes émotions après tout ça. Il fait encore jour dehors ? J’avais pourtant l’impression d’avoir dormi bien assez longtemps avant que ces visions n’apparaissent.

- Je les ai vus...

De quoi est-ce que je parle ? Je suppose que tu dois te poser la question, mais c’est tout ce que j’arrive à dire avant de me replonger dans ce silence. Gabriel est compréhensif, tendre, mais je m’en veux d’avoir à lui faire subir ça, je pense qu’avec tous les problèmes qu’il y a en ce moment il s’en serait bien passé. Si j’avais su j’aurais attendu. Il me propose d’aller prendre un bain, je crois, à vrai dire je me suis à nouveau perdue dans ces images, j’essaie de comprendre. En réalité je n’ai pas envie d’y croire, ni à cette dispute épouvantable avec Silas, ni à la perte de ce bébé. Dis-moi que les choses se sont passées autrement Gabriel, je t’en prie...

Je me retrouve dans ses bras, transportées jusqu’à la salle de bain, mais là encore je ne fais plus attention à rien autour de moi, mon visage est figé, mon regard est perdu. Est-ce que les autres souvenirs que je pourrais récupérer seront aussi douloureux que ceux-là ? Car si c’est ça je crois que j’aimerais mieux ne pas me rappeler. Comment les choses ont-elles pu dégénérées à ce point ? Comment ai-je pu survivre à un pieu enfoncé dans mon cœur ? Et toute cette haine de la part de Silas alors que nous étions ensemble... J’ai juste l’impression d’avoir été un monstre dans ma vie d’antan. Un monstre incapable de sauver son enfant.

Mon corps cesse enfin de trembler lorsqu’il me plonge dans cette eau chaude. La chaleur m’aide à reprendre à nouveau conscience de ce qu’il se passe et je me rends compte que Gabriel attend des explications, mais que suis-je censée lui dire exactement ? Je plonge mon regard dans le sien et pose ma main sur la sienne, la serrant doucement, comme pour me rassurer de sa présence.

- J’ai vu la mort partout autour de moi... L’accident, la transformation... J’ai perdu le bébé... Silas m’a accusé de tous les avoir tué et... Je crois que je l’ai tué lui aussi...

Est-ce que tu comprends ce que je dis ? Car pour moi tout est encore flou. A quel point ai-je causé la mort autour de moi ? La mort de mes proches... Comment est-ce possible ? Non je ne veux pas que ça se soit passé comme ça, je ne veux pas que ce soit vrai. Dis-moi que tu connais la vérité Gabriel, dis-moi que c’est faux. Sauf que je vois à son expression qu’il est triste que je me souvienne. Alors tout est vrai. A nouveau mes yeux sont embués et je fuis désormais le regard de Gabriel.

- C’est vraiment arrivé... Quel genre de monstre étais-je pour faire du mal à mes proches ? Pour ne pas protéger mon propre enfant...


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MessageSujet: Re: Souvenirs   Dim 26 Fév - 16:32


Souvenirs

Que se passe-t-il, Jane ? Pourquoi es-tu dans un tel état ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Je n'arrive pas à comprendre. Je vois, dans ton regard, je vois, ta douleur, ta déception, mais je ne comprends pas à quoi tu la dois.. J'ai besoin de toi, pour comprendre, mais d'abord, j'ai besoin de te savoir en sécurité, j'ai besoin de voir, que tu vas bien.. Reste dans mes bras, et calme-toi. Ne penses plus à ça, ne pense plus à ce qui te rend si mal. Quoi que cela puisse être, ne pense plus à rien. Calme-toi, reprend ton souffle. Dis-moi, ce que je suis censé faire, pour réussir à te rassurer ? Je n'étais pas prêt, à gérer, ce genre de situation. Je n'étais pas prêt, à me retrouver au pieds du mur. J'ai du mal, à suivre, ces derniers temps. Je n'arrive plus à contrôler, plus rien. Effy, la bande, l'unité, toi.. Je ne contrôle plus rien, et ça me fait peur. Ça me fait peur, parce que si je n'arrive plus à gérer, cela signifie que je ne serais plus en mesure de vous aider. Que je ne pourrais plus rien faire, pour vous sauver. Je refuse, d'accepter une telle fatalité, et en même temps, je ne sais plus quoi faire. Toute cette situation me dépasse, et te retrouver dans cette situation, terrifiée, ne fait qu'en rajouter un peu plus. De quelle manière est-ce que je peux t'aider ? J'ai besoin que tu me dises, Jane, parce je n'arriverais pas à arranger ça, seul. Je ne suis pas comme ça, je ne suis pas ce genre d'homme, censé être attentionné, et qui sait de quelle manière s'y prendre. J'ignore, ce que je dois faire, alors je me contente de la serrer dans mes bras, et ne plus la lâcher. Tu les as vu ? Qui as-tu vu, au juste ? Je ne comprends pas.

« Chut, ce n'est rien. Tu n'es pas obligé de m'en parler. Tu n'es pas obligé »

C'est vrai, je crève d'envie de savoir ce qui a pu te mettre dans un état comme celui-là. Mais je veux aussi que tu puisses te sentir en sécurité, alors si, pour cela, tu dois garder le silence, je ne te forcerais pas à parler, pas aujourd'hui, du moins. Je ne te forcerais jamais à quoi que cela puisse être, peu importe mon inquiétude. C'est l'erreur que j'ai fais, avec Effy, je ne la ferais pas avec toi, parce que je ne peux pas te perdre. Pas toi aussi. Je ne prendrais pas le risque, de m'incruster dans ta vie privé, si tu ne le souhaites pas. Tu as bien le droit d'avoir des secrets, j'imagine. Au lieu de ça, j'essaie de la calmer. De la rassurer, de lui faire comprendre qu'elle a besoin de se calmer. Je lui propose même un bain. Est-ce que ça te tente, Jane ? Cela te ferait du bien, du moins, je crois. Je n'en sais rien, à vrai dire. Je n'ai pas l'habitude de faire ça. Je sais que chez nous, un bain n'aurait pas la moindre effet, mais toi, tu es à moitié moroï, en partie vivante, alors cela signifie que ce bain devrait avoir un minimum de bien faits, sur toi, non ? Je n'ai pas de réponse, alors je l'entraîne avec moi, serré contre mon torse. De toute façon, je serrais bien incapable de me séparer de toi, après ça. Oublie, tous ce que je pouvais faire, oublie toutes mes occupations, au fond, ce n'est que dérisoire, ma priorité, c'est toi, c'est savoir que tu vas bien. Alors cette journée, je la passerais en ta compagnie. Juste toi et moi.

Je la dépose, au centre de la salle de bain, et la délaisse quelques instants, pour venir faire couler l'eau chaude. Mais lorsque je m'intéresse à nouveau à elle, elle n'a pas bouger, elle n'a pas ôté un seul vêtement, rien. Alors je me place face à elle, et je m'en occupe moi-même. Je la déshabille, sans la brusquer, avec lenteur, alors que je la sens perdu dans ces pensées. A quoi penses-tu ? Je n'arrive pas à te cerner, à te comprendre, ce soir. Je finis par la prendre à nouveau dans mes bras, pour venir la déposer dans cette baignoire, alors que je m'accroupis, à ces côtés. Elle prend ma main, la serre, et je ne me retiens pas de la porter jusqu'à mes lèvres, pour déposer un léger baiser, et alors, elle se met à parler. Avec ces paroles, qui me bouleverse. Comment ? Comment as-tu réussi à retrouver tes souvenirs ? Cette question me démange, mais je ne la pose pas. Je ne crois pas que tu es besoin de ça. Et ce n'est sans doute pas la question la plus importante. Sauf que je ne peux pas prendre la parole. Elle ne m'en laisse pas le temps. Elle est déjà reparti elle même, et je déteste ces mots. Je déteste qu'elle puisse penser une telle chose d'elle. J'attrape son menton entre mes doigts, pour relever son visage vers moi, pour croiser son regard.

« Tu n'es pas responsable.. Tu n'es pas un monstre, tu m'entends ? Ce n'est pas ta faute »

En fin de compte, je finis par la relâcher, pour m'éloigner, le temps de quelques instants. Le temps d'ôter mes propres vêtements, pour me glisser à ces côtés, dans le bain. Pour me glisser derrière elle, dans l'eau chaude, et l'attirer dans mes bras. Tu ne peux pas penser une telle chose. Tu ne peux pas penser être un monstre, pas alors que tu es sans doute la personne avec la plus belle âme, dans cette maison. J'embrasse ces cheveux, et en fin de compte, ça me paraît tellement comme une évidence, que je ne sais pas quoi dire, pour qu'elle sache, que c'est faux.. J'attrape une de ces mains, pour entrelacer nos doigts. Pour qu'elle comprenne, que je suis là. Que je ne la lâcherais pas.

« Tu n'as pas tous les éléments en compte.. Tu ne peux pas te fier à quelques souvenirs.. »

Non, tu ne peux pas, tu as besoin d'avoir tous les éléments en main, pour comprendre. Tu n'es pas responsable. Pas comme tu l'imagines. Tu n'es pas la fautive, dans cette histoire, ou alors, c'est que moi-même, je n'ai pas tous les éléments, mais je ne veux pas croire, que tu aurais pu me mentir. Pas sur un tel sujet.

« Tu n'aurais jamais pu le protéger.. »

C'est dure à entendre, j'en consent, mais c'est la pure vérité, et tu dois le savoir. Tu n'aurais jamais pu protéger ton enfant. Peu importe ce que tu aurais fais, la fin aurait toujours été la même. Ce n'est pas ta faute, si ce bébé est mort. Tu ne peux pas te reprocher cette mort, comme tu ne peux pas te reprocher celle de Silas, qui, si tu veux mon avis, la mérité.

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MessageSujet: Re: Souvenirs   Lun 6 Mar - 18:13

Souvenirs

   

Tout est tellement douloureux ce soir, j’aimerais ne plus rien ressentir, éteindre mon humanité, ne plus avoir mal. Sauf que je ne veux pas devenir cette fille sans cœur et sans émotion, à quoi est-ce que ça rimerait ? Au fond j’aimerais juste oublier à nouveau, ironique après tous les risques que j’ai pris pour me souvenir du passé. Je comprends mieux maintenant pourquoi tu ne souhaitais pas m’en dire trop lorsque je t’ai posé des questions, tu ne voulais pas être celui qui m’apporterait les mauvaises nouvelles. Comment peux-tu être si attentionné à mon égard, si indulgent alors qu’en réalité je suis un monstre ? Tout le mal que j’ai fait... Je ne mérite pas de connaître l’amour à nouveau, pas alors que je l’ai déjà détruit par le passé.

Je ne peux pas m’empêcher de fuir son regard, mais très vite il me ramène à lui, glissant ses doigts sous mon menton pour me pousser à le regarder. Tu ne peux pas me défendre après ce que j’ai vu Gabriel, et dans ce que j’ai vu, c’est moi qui ai tout détruit, c’était moi la responsable. Peut-être que toi aussi, tu ne veux pas reconnaître la vérité, mais c’est pourtant ce qu’il s’est passé, tout ce que j’ai vu, ce n’était pas inventé. Je le vois s’éloigner et mon regard se perd à nouveau dans le vide alors que je me mets à murmurer cette phrase, plus pour moi-même.

- Comment ai-je pu te convaincre que je ne l’étais pas ?...

T’ai-je manipulé toi aussi par le passé ? Est-ce que j’ai joué avec toi ? Bon sang Gabriel je réalise qu’au fond je ne sais même pas qui je suis. Cette fille-là que je suis depuis ma perte de mémoire, peut-être que ce n’est pas vraiment moi, peut-être que tu ne le sais pas. Je le sens se glisser dans l’eau et ses bras viennent m’attirer contre lui. Au fond j’ai tellement envie de hurler mais je ne sais même pas contre qui, je ne sais pas contre quoi. Et toi Gabriel, toujours si tendre avec moi alors que je ne le mérite pas. Silas m’a reproché d’avoir usé de mes dons pour tous les manipuler, et s’il resté encore une part de ces pouvoirs en moi sans que je ne m’en rende compte ? Et si rien n’était réel ? Je commence petit à petit à tout remettre en question.

Sa main enlace la mienne et je ne peux m’empêcher de resserrer un peu plus mes doigts autour de sa main, rassurée par sa présence. Sans toi je ne serais rien Gabriel et ça me tue d’être un tel fardeau. Je n’ai probablement pas tous les éléments en compte, mais au fond est-ce vraiment important ? Silas est mort. Mon enfant est mort. Une part de moi est morte. Et je n’ai rien pu faire pour protéger ceux qui auraient dû faire partie de ma famille. Aujourd’hui on m’en offre une nouvelle mais je ne suis pas sûre d’être à la hauteur ni même de les mériter.

- Justement, je commence à ne plus supporter cette incapacité à protéger mes proches.

Comment fais-tu pour prendre soin d’une si grande famille, alors que moi je n’arrive même pas à prendre soin de moi-même ? Je sais que je ne suis pas faible, mais je suis loin d’être à votre niveau pour autant. J’aimerais faire partie de la bataille Gabriel, j’aimerais être utile. Je pensais que j’aurais pu aider en allant chercher Jake, mais où est-il aujourd’hui ? Si ça se trouve je n’ai fait que le condamner, tout comme j’ai condamné ceux de mon passé. Je tourne légèrement mon visage pour pouvoir le regarder, alors que je finis par reprendre la parole d’une voix tremblante.

- Je crois que j’ai condamné Jake ce soir...

Je vois à son regard qu’il s’interroge, en même temps cette nouvelle sort de nulle part puisque j’étais censée être au quartier des affaires ce soir. Est-ce que tu me détesterais si Jake avait des soucis à cause de moi ? Si ta progéniture avait perdu la vie à cause de ma stupidité ? Au fond je prie pour avoir tort et que Jake s’en soit sorti.

- Je ne voulais pas être inutile. Je ne voulais pas que vous soyez en danger. J’ai vu une opportunité de le sauver et je l’ai saisi. J’étais persuadée qu’il était sorti et pourtant il n’est pas là... Peut-être qu’à cause de moi il ne reviendra jamais...


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