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 Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé

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MessageSujet: Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé   Jeu 16 Juin - 0:52


Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain.
Alec & Chloé

Où est-ce que je me trouvais encore ? La dernière chose dont je me rappelais, c’est de m’être dirigé vers notre nouvelle appartement, celui que Kyara et moi avons acheté et ensuite… J’avais reçu un putain de sacré coup à l’arrière du crâne si j’en croyais le mal de crâne que je me tapais à l’instant. Je bouge la tête pour relever les yeux et ma vision se trouble pendant que j’ai envie de vomir. Okay, j’avais dû recevoir un coup légèrement plus puissant que je ne le croyais… Et peut-être même une commotion, enfin j’imagine, parce que mes connaissances médicales étaient proches du zéro. Je savais sans problème recoudre une plaie à vif et diagnostiquer mon niveau de douleur mais savoir à quoi ça correspondait… Bref.
J’observe autour de moi, prenant garde à ne pas trop tourner la tête pour ne pas réveiller les douleurs de ma tête. Très bien, j’étais donc dans une espèce de cellule, mes bras attachés dans une corde au-dessus de ma tête. Première épreuve, me détacher. Il me faut bien cinq minutes, ce qui est pathétique parce que généralement, j’ai à peine besoin de trente secondes pour des nœuds aussi simples. Une fois que je suis détaché, j’ai légèrement honte de l’avouer, mais je retombe comme une merde sur le sol. C’est décidément pas ma journée aujourd’hui. Je continue à regarder la salle et je remarque à quelques pas de moi une table sur laquelle étaient posé toutes sortes d’instruments de torture. Oh joie, qu’aviez-vous prévu pour moi mes petites cibles suicidaires ? Je m’approche et trouve une lame cranté, apparemment en argent, parfait donc, elle remplacera ma machette le temps que je la retrouve. Je prends cette lame, un bout de scotch et la met dans mon dos, de sorte que je puisse avoir mes mains libres. Dans ces mains je reprends les cordes et fait semblant de me remettre en position. Je sais que je ne pourrais pas prendre un Strigoï par surprise en l’attendant derrière la porte, il entendrait immédiatement mon cœur alors que si je le rends trop confiant… A partir de là l’attente commence mais heureusement ne dure pas trop… Enfin je suis incapable de mesurer le temps qui passe mais je dirais que vingt minutes s’étaient écoulées depuis que je m’étais remis en position… En tout cas si j’en croyais la douleur qui fourmillait dans mes membres. La porte s’ouvre enfin et je me rends que ces précautions n’ont pas été inutiles parce que c’est un Strigoï devant moi… Et au vu de sa tête de déterré, on était en pleine journée, donc si jamais il se promenait avec des copains, j’allais tomber sur les dites copains, oh joie et bonne humeur….

« Alors mon gars, il paraît que tu tues un peu trop de mes semblables dernièrement. »

Qu’est-ce que c’est que cette merde ? Normalement, très peu de monde connaissait la véritable identité de ma sœur et moi et on ne laissait jamais rien qui pouvait nous identifier sur les lieux des massacres. Comment le savait-t-il ? Quelqu’un l’avait-il informé ? Le problème de toutes ses questions, c’est que pour avoir des réponses, il faut être en position de force et avec un Strigoï, il n’y a que peu de choix pour survivre : il faut les attaquer rapidement et les tuer immédiatement. On ne peut jamais garantir notre sécurité sinon. Alors tant pis, il allait falloir que je me contente de trouver des réponses par mes propres moyens. Il me tourne le dos, se tournant vers la table de torture et je lâche les cordes, attrapant la lame je fonce sur lui. Il se retourne, rien de surprenant, mais j’ai ainsi une meilleure ouverture vers son cœur. J’y enfonce ma lame de toutes mes forces et j’ai enfin ma réponse : oui c’est bien de l’argent. Tant mieux parce que sinon j’étais mort. Enfin plus mort que je ne le serais quand Kyara et Callie apprendront la merde dans laquelle je me suis foutue.

Je laisse retomber le corps du Strigoï et prend une profonde inspiration qui me déchire le torse, du moins c’est l’impression que j’ai. Je baisse les yeux et je comprends pourquoi. Ce connard avait également une lame qu’il a enfoncée entre mes côtes et qui y ait toujours coincé. Pas cool du tout ça ducon, t’aurais au moins pu la retirer en mourant. Ma main se retrouve sur le manche du couteau et je tire d’un coup sec pour l’enlever de mon corps. Cette fois, je pense vraiment à vomir mes trippes, la douleur entre ma tête et mes côtes est intense… Mais je peux supporter, faut que je sorte avant que l’odeur de mon sang n’attire tous les monstres à moi.
Je me dépêche de faire un bandage de fortune en déchirant le bas de mon tee-shirt et une de mes manches. En espérant que ça suffise à ce que je ne me vide pas de mon sang, ça serait con de mourir ainsi tout de même…

Je commence à avancer, après avoir récupéré la lame du corps du Strigoï et je me rends compte que je vais surement devoir dire adieu à ma machette. La merde, la grosse merde. Si y a bien une chose que j’aurais aimé récupéré, c’est elle. Si il y a un clan ici, dès demain soir il disparaîtra sous les flammes, c’est sur.
Je m’avance plus ou moins silencieusement dans les couloirs et au vu de l’architecture, je dirais que je dois toujours me retrouver dans le quartier nord, vu que le bâtiment est à moitié détruit, inondé, effondré… Donc faudrait que je remonte à la surface, sauf qu’avec mon sens de l’orientation, je vais surement m’enfoncer encore plus sous terre.
J’ai de la chance, je réussis à remonter un étage mais j’ai pas l’impression que ce soit suffisant, en tout cas je ne vois pas de sorties, par contre je vois très bien l’ombre qui se dirige vers moi à l’embranchement entre nos couloirs. Heureusement la lumière est dans le bon sens pour que je ne me fasse pas voir. J’attends que l’ombre s’approche assez et ensuite je l’attire contre moi, mon couteau sous sa gorge, son dos contre mon torse. Le fait d’avoir un corps appuyant contre ma blessure me fait pousser un petit grognement de douleur mais je me reprends.

« Je ne sais pas ce que vous foutez là, mais on va sortir d’ici tous les deux avant de ramener tous les ennemis dans le coin. Où avez-vous trouvé ça ?! »

Quand j’ai baissé les yeux sur elle, j’ai d’abord remarqué sa chevelure blonde mais ensuite c’est la lame passé dans un des crans de sa ceinture qui m’a interpelé. C’était ma machette et bordel, j’aimerais bien savoir ce qu’elle foutait là. Je l’avais abandonné à l’endroit où on m’avait assommé et elle avait suivi ma trace jusqu’ici cette femme ? Ou alors elle avait réussi à la trouver dans une des pièces ? A moins que je ne me sois totalement foiré et qu’en fait, l’endroit où on se dirigeait soit le centre de leur repère et qu’elle revenait de celui-ci… Ce qui serait totalement possible avec mon sens de l’orientation.
Je la lâche, récupérant ma lame et la repoussant légèrement. Elle se retourne dans un même mouvement et je peux enfin voir les traits de son visage. On dirait que ce soir, je n’avais pas fini d’être surpris…

« Chloé ? »

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Xéna (Xhexna) des temps modernes !
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MessageSujet: Re: Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé   Jeu 16 Juin - 11:53






Alec & Chloe


Aimer, c'est trouver, grâce à un autre, sa vérité et aider cet autre à trouver la sienne. C'est créer une complicité passionnée.

Accroupis derrière un tas de cartons usés, je surveille les allées et venues de ces bougres d’idiots. Aucune discrétion. Aucun d’eux n’imagine courir le moindre risque, et d’un certain côté, n’ont-ils pas raison ? Pourquoi ce méfieraient-ils ? Personnes ne soupçonnerait l’existence de réseaux secrets sous cette immense bâtisse. Personne en dehors de moi. Voilà des jours que je les observe, que j’épie leurs moindres faits et gestes, et j’en suis toujours au même point depuis une semaine. Je connais maintenant les habitués du coin, mais j’ignore encore le nombre de garde du corps pouvant se trouver dans les sous terrains. Ce n’était sans doute pas raisonnable, mais je ne pouvais pas me permettre d’attendre une semaine de plus, dans l’espoir qu’une petite information me tombe dans la main. J’allais très certainement me jeter dans la gueule du loup, mais je n’avais que peu de hypothèse qui s’offrait à moi. Un homme pénètre à l’intérieur du réseau, et je ne laisse pas passer ma chance. Je me faufile à sa suite, et par miracle, lorsque j’arrive à l’intérieur de la bâtisse, celui-ci a disparu. Une première porte apparaît sur ma droite, et je ne manque pas de m’engouffrer dans celle-ci après mettre assurer ne courir aucun risque. Et maintenant ?  J’étais parvenu à entrer dans ma bâtisse, mais je n’avais aucun plan. Qu’étais-je censé faire ? J’ignorais même quel était leurs intentions, j’étais bien mal foutu. J’aurais mieux fais de réfléchir davantage avant de me jeter la tête la première dans ce traquenard. Je n’avais plus qu’à avancer, en espérant ne pas me perdre dans ce labyrinthe taille géante. J’avance à pas de fourmis, et comme je le pensais, je ne tarde pas à me perdre. Je tente même de revenir sur mes pas, sans succès. Un bruit sourd interrompt mon avancée, et après m’être figé dans l’espoir de ne pas me faire prendre, je me rends compte que ce bruit, ne vient de personne d’autre que moi, et de l’arme dans laquelle mon pieds venait de cogner. Je la ramasse rapidement, la coincé dans mon ceinturon. Cela ne m’apportera pas grand-chose de plus, j’ai suffisamment d’arme en ma possession, mais cela nous faisait toujours une assurance supplémentaire.

J’approche d’un nouveau couloir, et cette fois-ci, des escaliers s’offrent à moi. Je n’ai d’autres options que d’emprunter ce chemin ou de retourner une nouvelle fois sur mes pas, alors je m’enfonce un peu plus dans la bâtisse, changeant d’étage. Peut être que ce nouvel étage s’avérera plus fructueux. Je prends de nouveau virage, je me perds un peu plus à travers les couloirs. Et soudain, je me retrouve avec une lame sous la gorge. Ce geste me fait prendre conscience de deux chose. Première chose, mon agresseur n’était pas un Strigoï, il n’aurait eu aucune utilité  à cette arme, ces crocs se seraient révélé bien plus tranchants. Et seconde chose, j’étais dans un sale pétrin. J’ignorais comment j’allais bien pouvoir me sortir de cette situation. Autre chose me titillait, cette voix. J’étais certaine de la connaître, mais je ne parvenais pas à mettre un visage dessus. Qui es-tu mon inconnu ? Comptes-tu me faire du mal ?  Ou ne fais-tu cela que des l’espoir de te protéger ? Tu attrapes l’arme coincée dans mon ceinturon, et enfin, me libère, je ne perd pas de temps à tourne les talons, pour découvrir mon agresseur, et le moins que je puisse dire, c’est que je ne m’attendais pas à cela.

« Alec ? »

Que fais-tu ici ? Dans cette ville ? Dans ce lieu ?  Quelque chose dans ton apparence me laisse penser que tu n’es pas avec eux, mais bien l’une de leurs victimes. J’ai du mal à croire que tu sois réellement sous mes yeux. Je ne m’attendais pas à te revoir, et d’autant moins dans une situation telle que celle-ci. Je prends doucement conscience de l’état dans lequel tu trouves. Un très mauvais état.

« Dans quel pétrin très tu encore foutu, Alec ? »

Tu es blessé, gravement au torse. J’approche pour voir les dégâts, soulève délicatement ton bandage de fortune. Ce n’est guère tees beau à voire. Je remets le bandage en place, mais il est claire que cela ne suffira pas à soigner tes blessures, ni à stoppé le sang. J’avais l’intention de poursuivrez ma promenade de santé, mais cella serait visiblement pour une autre fois, car il fallait avant tout que je le sorte d’ici avant qu’il ne se vide de son sang, cela serait préférable. Je suis perturbé de le voir,  les choses ne se sont pas franchement bien terminé entre nous, mais ce n’est pas parce qu’il avait tenté de me tuer, que j’allais le laisser dans sa merde aujourd’hui. Cette rencontre faisait remonter en moi des souvenirs dont je ne voulais pas.

« Suis-moi »

Je ne sais peut être pas plus où je vais que lui, mais je devrais parvenir à rejoindre les escaliers, la tâche s’avérerait plus compliqué lorsque nous aurions regagné le rez de chaussée. Et il ne fallait pas oublier qu’il fallait faire tout cela sans ce faire attraper, ce qui n’allait pas manquer d’être compliqué au vu de la quantité de sang présent sur son corps. Je ne me décourage pas pour autant, j’avance à travers les couloirs, et contrairement à l’allée, j’ai attrapé une lame d’argent que je tiens dans ma main droite, histoire d’être en mesure de me défendre plus facilement. De ma main gauche, j’attrape sa main, pour lui faciliter la chose, mais ce contact me paraît étrange, hors contexte.

COSMIC SHEEP.


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MessageSujet: Re: Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé   Jeu 16 Juin - 11:53


Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain.
Alec & Chloé

On peut dire ce qu’on veut, on peut être surpris par tout dans la vie. Par l’amour comme par l’horreur. Personnellement, je suis plutôt surpris d’être encore vivant. Me retrouver en plein milieu d’un clan de Strigoïs et être toujours en vie ? Etonnant mais à peu près probable bien que les chances soient minces. Réussir à tuer un Strigoï avec une pauvre arme de fortune ? Déjà moins probable. Se promener dans les lieux sans se faire chopper pendant plusieurs minutes ? Carrément improbable. Je me demande même si je ne suis pas en train de me diriger vers un traquenard, c’est impossible qu’ils ne soient pas au courant de mes déambulations… Mais en même temps, je ne suis certainement pas assez en forme pour jouer au petit singe et escalader le mur extérieur en passant par une fenêtre… Si on était en altitude parce que si on était dans un sous-sol… Enfin, me voilà en plein milieu d’un couloir, avec une forme se dirigeant vers moi. Mes instincts de combattant se réveille à temps et je capture cette personne, l’obligeant à rester immobile sous la contrainte de ma lame. Sauf que ladite personne a une machette avec elle qui ressemble trait pour trait à la mienne et quand je la prends en main, je remarque que c’est bien la mienne. K&A. Un cadeau de ma sœur, très peu de personne peuvent se venter d’avoir une arme possédant ces initiales… Une autre surprise est l’identité de la personne face à moi. Chloé…
La même Chloé que j’avais passé un an et demi à adorer, à embrasser… La même Chloé qui était également une Dhampir. Si j’étais honnête avec moi-même, les Dhampirs étaient la race que je détestais le moins mais le jour où j’avais découvert la véritable identité de Chloé, j’avais été bien trop surpris… Je l’avais blessé, non pas dans sa chair mais dans son âme, en tentant de la tuer. Peu importe si je m’étais retenu avant, le geste avait été fait et je sais qu’il ne sera jamais totalement pardonné. Et devant ses yeux surpris, je me surprends à ressentir encore la culpabilité que j’avais presque immédiatement ressenti quelques mois plus tôt… Si peu de temps était passé, pourtant un monde nous séparait aujourd’hui, elle avait qui j’avais été le plus proche un temps… Elle à qui j’avais offert ma confiance et un amour partagé pendant quelques temps… Elle reprend la parole et un sourire légèrement amer étire mes lèvres. Bonne question Chloé.

« Je suis pas encore sûr d’avoir la réponse. Attends qu’on nous retrouve et je pourrais te répondre très exactement dans quel merde je suis. Mais toi qu’est-ce que tu fous là ? Aux dernières nouvelles, t’étais pas dans le coin. T’aurais pas dû te retrouver dans cette immeuble, c’est légèrement peuplé ici… »

Ma voix faiblit un instant mais faut dire que quand on voit plus ce qui se passe devant nous, ça encourage pas à garder notre voix confiante. Je veux dire… Je voyais vraiment plus rien, c’était noir avec des points blancs. C’était pas bon du tout. Je m’appuis un instant contre le mur derrière moi et les couleurs reviennent dans mon champ de vision, à temps pour voir Chloé pile devant moi. Je me retiens de tressaillir, surtout qu’elle touche à ma blessure. J’ai pas besoin de regarder pour savoir que ce n’est pas très beau. Le fait que j’ai failli m’évanouir et que je sente mon sang s’écouler, ce sont déjà des indices en soit. Alors je préfère détailler les traits de Chloé. On dirait qu’elle n’a pas changé, sauf cette lueur… Je ne sais pas. De bonheur ? Ou d’amour ? Je ne sais pas vraiment ce qu’elle ressent en fait. Je n’arrive pas à la déchiffrer, ou peut-être n’essayais-je pas vraiment ? Il n’était pas l’heure de me poser des questions, comme elle le suggérait, mieux valait que je la suive et qu’on sorte d’ici…
Sauf qu’il ne me faut pas plus de quelques minutes pour comprendre le problème. Je la ralentis, en plus de perdre mon sang et je serais d’une totale inutilité dans un combat qui se déclarera assurément… Je tourne mes yeux sur elle pendant qu’elle attrape ma main. Pendant un instant, ça me rappelle de nombreuses autres fois où ce contact a pu avoir lieu entre nous deux mais ça n’a plus la même saveur… Et ce n’était vraiment pas le moment de me replonger dans le passé.

« On ne va pas pouvoir continuer ainsi, je te ralentis et je suis plus un poids à ta cheville qu’autre chose. Il faut qu’on fasse quelque chose sinon on va se faire rattraper en moins de deux, surtout qu’on n’est pas sûr de la direction à prendre… »

Mais est-ce que tu accepterais ? Surement avec plaisir, j’ai tenté de te tuer après tout… Je suppose qu’il est temps que je m’excuse pour ça ? Mais en même temps, si je m’excuse, accepteras-tu de me laisser derrière toi pour sauver ta peau ? Je n’en sais rien, tu peux être si inutilement altruiste… Mais en souvenir de ce que nous avons été, je te dois au moins des excuses…

« Je suis désolé… D’avoir tenté de te tuer. Ca me paraît bien piètre de dire ça. Je sais que je n’aurais pas du, surtout avec notre histoire mais les Dhampirs et moi… Enfin, rien ne justifiera vraiment alors laissons… ça de côté. Je réfléchirais à de vrais excuses si on s’en sort vivant. »

Un vertige me prend, m’obligeant à m’arrêter après avoir trébuché contre du vide. Je m’appuis contre le mur, soulevant mon bandage pour voir le sang descendre en lent ruisseau le long de mon ventre. On ne pouvait pas continuer ainsi… Vraiment pas.

« Y a deux choix maintenant Chloé. Mon sang va rameuter tout le monde alors soit on se sépare pour que l’un de nous trouve la sortie… Soit on réussit à cautériser ma plaie et on utilise mon bandage de fortune pour laisser une fausse piste quelque part. »

Et ouais, par cautériser, j’entends cramer la peau pour clamper les artères et la peau qui saigne… Un couteau assez chaud et les chairs devraient grillés assez pour que ça s’arrête de couler… Par contre, je suis pas sûr de réussir à rester réveiller et je préfère éviter de m’évanouir pendant que je me repoignarde donc va falloir que tu le fasses Chloé… Au moins cette image devrait t’aider à prendre la bonne décision… Casse-toi de ton côté, sauves ta peau, je suppose que ça serait une bonne occasion de me racheter… Et crois-moi, je ne me laisserais pas tuer, ils en auront pour leurs argents ces salauds.

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Xéna (Xhexna) des temps modernes !
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MessageSujet: Re: Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé   Jeu 16 Juin - 11:55






Alec & Chloe


Aimer, c'est trouver, grâce à un autre, sa vérité et aider cet autre à trouver la sienne. C'est créer une complicité passionnée.

RAppelez-moi ce que je fous ici ? En dehors de risquer ma vie ? Détruire ce gang de Strigoïs serait une bonne chose, mais peut-être pas au prix de ma vie ? Quoi que.. ma vie vaut-elle celle de tous ces innocents que ces Strigoïs seraient prêt à tuer par faim, ou juste pour avoir un plus grand pouvoir ? Une vie, pour une centaine d'autre, ce n'est pas grand chose ? Je ne m'en sortirais peut-être pas vivante, mais au moins, je partirais l'esprit tranquille, avec la joie d'avoir éliminé quelques-uns de nos ennemis. M'enfoncer dans ce labyrinthe de couloir, alors que je ne serais déjà plus revenir sur mes pas n'est peut-être pas une bonne idée, mais je continue de foncer tête baisser. De toute façon, je n'ai que très peu de chance de m'en sortir, alors autant faire le plus de dégâts possible, en attaquant le cœur de la bâtisse, vous n'êtes pas d'accord ? Je change une nouvelle fois d'étage, quittant les couloirs principales pour m'aventurer un peu plus dans l'entre du loup. Je suis assez étonné de n'être tombée sur aucun d'entre eux jusqu'à présent, mais c'est à mon avantage, alors je ne vais pas m'en plaindre.

Quoi que.. j'ai peut-être parlé trop vite. Je me retrouve un couteau sous la gorge, maintenu par une poigne de fer. C'est bien ma veine, on aurait au moins pu me laisser atteindre le patron, au moins je serais morte pour quelque chose. Sauf qu'on dirait que ce ne sera pas pour tout de suite, puisque mon ennemi semble me connaître, et je ne mets guère longtemps à reconnaître cette voix qui c'est adressé à moi. Alec ? Mais qu'est-ce que tu fous ici ? Dans un merdier pareil ? J'avais prévu de tuer ces Strigoïs, pas de devoir te venir en aide. Pourtant, je ne peux pas le laisser derrière moi, comme s'il n'allait pas se faire tuer. Le revoir est douloureux, c'est tous les souvenirs de notre séparation qui remonte à la surface, mais je n'ai pas envie de repenser à toutes ces choses. Peut importe le mal qu'il a pu me faire, j'ai aimé cet homme, et je ne peux pas le laisser derrière moi. Ce n'est pas parce qu'il a lui-même essayer de me tuer, que je dois le laisser mourir ici, sans regret. Je ne veux pas avoir cela sur la conscience, et même si mes sentiments à son égard ne sont plus les mêmes, je ne peux pas nier son importance dans ma vie. On dirait qu'il ne s'est pas lui-même dans quel merdier il s'est foutu, je lui aurais bien posé davantage de question, mais ce n'est pas le moment, pour l'instant, il faut que l'on sauve nos fesses.

« Je suis au courant, mais au cas où tu ne t'en souviendrais pas, je suis une gardienne, mon rôle est de démantelé ce genre d'organisation, avant qu'ils ne s'en prennent eux même à nous »

Certes, je ne suis pas une véritable gardienne, je n'ai jamais reçu la marque de la promesse, mais cela ne m'empêche pas d'avoir mon petit protéger depuis ma descente au château des Strigoïs, et même si sa protection n'a rien d'officiel, je ne laisserais pas ces Strigoïs attaquer l'académie, et s'en prendre à lui. Qui aurait cru que je pourrais me montrer aussi protectrice envers un moroï, alors que j'avais toujours été en désaccord avec mes partenaires ? Mais à vrai dire, mon problème n'avait jamais été envers les moroïs, mais plutôt envers ces crétins de gardiens, qui attendaient patiemment que ces Strigoïs passent à l'offensive, plutôt que d'aller eux même à leurs rencontres. Oui, j'étais l'une de ces gardiennes qui militait pour obtenir le droit de traquer ces monstres. Ironique donc de se dire que je vis avec l'un d'entre eux ? Mais les expériences m'ont appris que la race ne faisait pas le monstre, après tout, Nathaniel c'était toujours montré doux envers moi, alors que c'était des gardiens qui m'avaient séparés de lui, séquestrés, et empêchés de connaître l'amour durant des mois. Je le vois prendre appuie contre le mur, et je n'ai pas besoin d'être devin pour savoir que quelque chose ne va pas. Je m'approche de lui, donnant une légère claque sur sa joue.

« He ! Fais pas le con, on a pas le temps pour un petit somme »

Un peu d'ironie n'a jamais fais de mal à personne, non ? J'attrape sa main, et l'entraîne avec moi. Inutile de s'attarder plus longtemps. Il venait clairement de foutre mes plans en l'air, si je partais aujourd'hui, je n'aurais sans doute plus jamais la chance de revenir ici, et de démanteler ce gang, mais je n'allais pas le laisser derrière moi. Nous n'avons pas fais beaucoup de kilomètre, qu'il finit par m'arrêter. Je me tourne dans sa direction, et je me doute de ce qui va suivre. Tu crois sincèrement que je pourrais partir en te laissant derrière moi ? Sois je sors, et avec toi, sois je te laisse derrière moi, et je fonce tête baisser pour vaincre le plus de ces ennemis. Je te laisse le choix, mais je crois qu'il serait préférable pour tous les deux que l'on se tire d'ici. Je m'approche, et pose un doigt sur ces lèvres, lui interdisant dans dire plus. Ce contact est étrange, mais je n'en tiens pas compte, je réfléchirais au conséquence de son retour dans ma vie lorsque nous serons tous les deux sorties d'ici.

« N'espère même pas me convaincre de partir d'ici sans toi, tu devrais savoir que je n'abandonne jamais. Je me fiche des risques que cela me fait encourir, je ne te laisserais pas derrière moi »

Mon doigt toujours contre ces lèvres, cela ne l'empêche pas de reprendre la parole, alors je finis par le retirer, et je dois admettre que je ne m'attendais pas à ce qu'il me fasse des excuses, pas dans un moment aussi critique. N'as-tu donc rien dans la tête, Alec ? Ou alors, tu n'as aucun instinct de survie, je ne sais pas. Mais je ne peux pas nier que ces excuses me font du bien, même si cela n'efface pas la douleur de son geste. Je reprends ma route après ces dernières paroles, mais une fois encore, il m'arrête, mais cette fois-ci, je comprends que ce n'est pas pour m'adresser une quelconque parole, mais qu'il s'agit bien de sa blessure, qui l'empêche d'avancer comme il le souhaiterait. Je me rend compte qu'à cet instant que je n'ai toujours pas lâcher sa main, mais de toute façon, je ne le ferais pas. Peut importe ta faiblesse, peut importe que tu me ralentisses, je ne te laisserais pas, Alec, inutile de me convaincre.

« Ne dis pas n'importe quoi, on sortira d'ici tous les deux, et je vais t'amener dans un véritable hôpital, ou ils pourront te soigner correctement »

Lâchant sa main, je me plante devant lui. Tu as raison, il faut qu'on trouve une solution, mais ce ne sera aucune des tiennes. Sur un coup de tête, je retire mon haut. Je me fiche bien de me retrouver en sous-vêtement devant lui, ou que cela me rende plus vulnérable en cas de combat. Je déchire mon vêtement en deux, avant d'enlever son bandage de fortune, et d'entourer son ventre de mon propre t-shirt. Ce n'est pas grand chose, mais ce sera tout de même mieux que ton bandage déjà imbibé de sang, qui ne servira plus à rien. Je l'admets, j'ai agis sur un coup de tête, mais cela me paraît bien mieux que toutes les solutions qu'il a pu envisager. Je passe son bras sur mon épaule, et passe une main dans son dos, peut-être que mon aide ne nous fera pas avancer plus vite, mais cela permettra que tu t'épuises moins. Lorsque l'on finit par arriver devant un carrefour, je nous fais prendre à gauche, espérant que c'est bien par ici que je suis arrivé, et je laisse son bandage dans le couloir de droite. Avec un peu de chance, cela les tiendra occuper assez longtemps pour que l'on sorte d'ici.

« Tiens le coup, je te promets qu'on va sortir de là »

Je ne devrais peut-être pas faire de promesse que je ne peux pas tenir, mais tant pis, j'ai envie qu'il croit que cela soit possible, et tant pis si cela n'est qu'une illusion, cela le poussera tout de même à se battre, et à cesser de tenter de me convaincre de le laisser derrière lui.

COSMIC SHEEP.


Dernière édition par Chloe Procellam le Jeu 22 Déc - 18:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé   Jeu 16 Juin - 11:55


Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain.
Alec & Chloé

Se retrouver dans la position du plus faible n’est certainement pas ce que j’apprécie le plus. Retrouver mon arme m’a déjà permis de me sentir mieux mais j’aurais préféré que ce ne soit pas Chloé qui l’apporte. Certes, je suis heureux de savoir qu’elle est en vie et en meilleur état que moi… Mais ces derniers points pourraient changer au vu de la situation actuelle. On est dans la gueule du loup et je suis pas forcément dans le meilleur de ma forme même si je n’espère pas que tu t’en rendes comptes ni que tu compatisses si c’est le cas. Dans quel pétrin je me suis foutu, c’est ta question. Je n’ai pas la réponse mais ça ne veut pas dire que je ne sais pas qu’on est dans la merde noire. Et plus tu restes avec moi, plus tu es en danger. Mais tu ne voudras pas bougé, malgré tous les monstres qui se promènent sous nos pieds, je me trompe ? Non évidemment. A vouloir sauver tout le monde, c’est toi qui finira par perdre la vie, je ne suis pas la personne que tu dois garder en vie, au contraire, si tu me tues, t’auras plus de chance de t’en sortir en un morceau… Mais tu es bien trop noble pour cela, ma petite Dhampir…

« Ton rôle c’est de sauver le cul des apprentis dents longues, ce n’est pas d’aller à la recherche de la mort. Certainement pas toute seule. Je suis sur que tes potes sont pas assez cons pour envoyer une seule Dhampir dans un groupe comme ça, vous devriez être au moins une demi douzaine. »

A moins que ce ne soit une opération solo ? Peut être, ça serait la seule explication. Je suis seul, mais la vraie explication à ce fait c’est que les Alchimistes qui se battent, dans le coin, ça se compte sur les doigts d’une main. Toi par contre, t’as des centaines de collègues dans cet Etat… Alors tu devrais avoir du renfort, ce que tu n’as pas l’air d’avoir. On dirait que je suis pas le seul à m’être fourré dans un sacré guêpier.
Mais je n’ai pas le temps de m’attarder sur ses pensées que je suis obligé de m’appuyer sur le mur. Ma première pensée est que je laisse définitivement trop de trace olfactive dans le coin. Ma deuxième pensée, c’est que les points blancs sur fond noir, c’est pas ce que j’appelle une bonne vision. Et ma troisième concerne la légendaire délicatesse de ma marchande d’arme préférée. Sois gentille, évite de me traiter de con parce que je perds mon sang, t’as des dizaines d’autres raisons bien plus valables pour me traiter de con.

Je ne dis pas un mot, poussant à peine un grognement intelligible avant de me redresser difficilement, prenant des forces dans cette main qui est tendu vers moi, qui me tire et me pousse dans la bonne direction. Même si mon corps ne suit plus, ce n’est pas le cas de mon cerveau. Je pense, je ne fais que ça. Je me triture les méninges, une partie de moi est concentré sur le passé, une autre partie est concentré sur le présent. Je pense à ce que nous avons été, à ce que je t’ai fais, à ce que je connais de toi et que tu me montres encore aujourd’hui. Tu me prouves encore une fois que tu es une meilleure personne que moi, mais je le savais déjà… Et en même temps, je pense à la situation, au combien je te ralentis. Mais aussi à la meilleure des solutions, pour ta survie. J’ai joué l’égoïste assez souvent, Callie en est la preuve la plus récente… Il est temps que je redevienne humain, je suppose et tu es certainement celle qui le mérite le plus.

Je prends la parole, lui rappelant que je suis un poids, un boulet pour l’heure, qu’elle se traîne et qui la ralentit. Surtout que notre destination est encore incertaine… Bien sur, Chloé, avec ses nobles sentiments, tente de me retenir, de m’empêcher de parler. Ce contact que tu inities est si étrange, mon amante… Un ancien souvenir, un goût de nostalgie mais je ne compte pas me laisser distraire. Laisses moi parler et bien agir, pour une fois dans ma vie. Tu te fiches peut être des risques que je te fais encourir mais ce n’est pas mon cas. Pour une fois que je tente de bien faire, tentes au moins d’aller dans mon sens… Je tente d’avancer, une dernière fois, pour finalement trébucher sur du vide. Je ne pourrais plus avancer, je ne sers à rien… Mais je pourrais te servir à quelque chose. Si tout d’abord, tu acceptes mes excuses. Ecoutes les au moins et ensuite tu pourras agir comme bon te semble. Mais il faudra tout de même que tu fasses un choix entre me laisser pour mort et sauver tes fesses, ou me permettre de maintenir le niveau et peut être devenir ton partenaire dans ce combat… Sauf que bien évidemment, tu tentes d’opter pour un troisième choix. Mais il n’y en a pas, Chloé. On se retrouve dans un lieu où l’ennemi peut surgir à tout instant et où il est bien plus fort que nous. Alors débarrasse toi du poids mort de la meilleure des façons, c’est la seule option pour survivre.
Je tente de me dégager de sa prise, la repoussant, mais on dirait que mes forces ne sont plus ce qu’elles étaient car elle réussit tout de même à repousser les mains pour me mettre son tee-shirt sur le ventre. Vraiment, mon amante, ça a jamais été notre fort, toutes les blessures et les soins mais qu’est-ce que ce bout de tissu changerait face à mon hémorragie ? Rien. L’écoulement est lent mais régulier et il ne sera pas bloqué par ton bout de tissu. Pire, l’ancien étant saturé, au moins on pouvait suivre l’évolution de ma blessure face au sang qui goûtait mais là… Tout ça ne sert à rien.

« On ne gagnera pas du temps, Chloé. On tente juste de se rassurer mais faudra choisir. »

Même si je parle, je la laisse s’installer sous mon épaule pour me faire avancer, l’observant se démener pour nous sauver. Je me sens extérieur à la scène, peut être à cause du sang que j’ai perdu ? Mais mes instincts de guerrier sont toujours là, mes sens sont réduits mais mon cerveau, même au ralenti, recherche toujours la moindre perturbation. Je ne sers à rien mais pas totalement, je suppose… Tu tentes de te rassurer, ou de me rassurer, en reprenant la parole. On va sortir de là oui, mais les pieds devant pour moi, et peut être pour toi aussi si tu continues ainsi.
Je ne sais pas ce qui attire mon attention, un bruit peut être ou une ombre. Mais je sais que l’atmosphère a changé et j’ai juste le temps de pousser Chloé sur le côté, me découvrant une nouvelle force que je perds tout aussi vite. Mon arme est tombée un peu plus loin mais le Strigoï a gardé ses canines acérées et il les plante dans mon bras, quand, dans un réflexe futile, je tente de le bloquer avec celui-ci loin de mon cou. Eh bien, on dirait qu’on en a que pour mon sang ce soir… C’est la fiesta et c’est à peine si je m’entends gémir de douleur, mais pourtant, je reste conscient… Encore un peu. La fausse piste de Chloé n’a que peu fonctionné… Mais je suppose qu’elle l’a fait un peu, si on a qu’un Strigoï au trousse… Mais celui-ci en a après ma vie, mais tant que je ne suis pas dans le noir, je n’aurais pas dit mon dernier mot, c’est une promesse de McDowell.

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Xéna (Xhexna) des temps modernes !
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MessageSujet: Re: Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé   Jeu 22 Déc - 18:29






Alec & Chloe


Aimer, c'est trouver, grâce à un autre, sa vérité et aider cet autre à trouver la sienne. C'est créer une complicité passionnée.

Qui es-tu, Alec, pour te permettre de me donner une leçon ? Crois-tu mieux que moi, connaître mon métier ? Certes, tu as raison, mon métier ne consiste pas à me fourrer dans des affaires comme celle-là, mais tu veux savoir un truc, Alec ? Je ne suis pas une gardienne comme toutes les autres, je ne suis pas comme tous ces idiots, qui suivent les règles de notre reine, j'en ai bien rien à foutre, de son avis, de savoir ce qu'elle pense de ma manière de faire, je n'entrerais pas dans les rangs pour faire plaisir, alors je t'en pris, Alec, ferme-là, et contente-toi de me suivre, parce que tu n'auras pas raison, face à moi. Je fais encore ce que je veux de mon temps libre, et au vu de la manière dont c'est terminé notre dernière entre vu, tu n'as pas à me dire de quelle manière je dois agir sur ma vie. Tu n'as pas ce droit là, et je ne te le donnerais plus. Je n'ai rien contre l'idée de te sauver la vie, mais plus jamais je ne te laisserais avoir une quelconque influence sur la mienne. Je te viens en aide, pour te sortir de là, alors tu te tais, et tu avances, tu n'as pas le choix, de toute façon, si tu veux avoir une chance de t'en sortir, parce que faut être honnête, au vu de ton état, tu ne parviendras, ni à te battre, ni à retrouver la sortie seul.

« Je ne t'ai pas demandé ton avis, Alec, et ce n'est sans doute pas face à toi, que je me justifierais, sur ma présence ici »

De toute façon, tu ne nous fais que perdre un peu plus de temps à discuter ainsi, sur des sujets inutiles, alors au lieu de ça, tu ferais mieux d'avancer. Combien de temps comptes-tu encore me retenir ? Très franchement, Alec, est-ce que tu crois que c'est le bon moment, pour tes excuses ? Déjà, peu importe tes excuses, je ne pense pas, un jour, pouvoir guérir les blessures que tu as causé chez moi ce jour là – pas que physique, bien entendu – et en plus de cela, est-ce que tu crois que c'est en crevant ici, que je te pardonnerais ? Cela dit, je suis quand même ravi de voir que tu n'es pas juste un gros connard, mais que tu es aussi capable de ressentir quelque chose, j'imagine que c'est rassurant.. Assez pour que je te pardonne ? Je n'en suis pas certaine, tu étais cet espoir, de parvenir à être heureuse, malgré l'absence de Nathaniel à mes côtés, et tu as foutu en l'air cet espoir. Je n'avais rien, rien d'autre que toi, mais tu n'as pas hésité à me tourner les dos, et pourquoi ? Parce que j'étais une gardienne ? Une gardienne qui n'entrait pas dans les rangs, qui plus est ? Je ne crois pas que quelques excuses, pardonneront tes choix.. Tu devras te dépasser un peu plus que cela, si tu veux mon avis. Mais cela n'empêche pas ce que j'ai pu vivre avec toi, et que, malgré tous, je n'ai aucune envie de te voir mourir, et d'apprendre ton décès demain, dans les journaux.. Alors pour les excuses, tu seras gentil, on verra plus tard. Est-ce que cela t'amuse, de contredire toutes mes paroles ? Non, parce que c'est pas que je commence à le penser, mais un peu quand même. Dis-moi, lequel de nous deux, et habituer à se battre, à affronter des strigoï, à monter des plans ? N'as-tu pas dis, un peu plus tôt, que c'était mon métier ? Alors si tu pouvais arrêter de la ramener, et suivre un peu mes idées, cela m'arrangerait, tu peux me croire. Surtout qu'il est bien hors de question que je fasse ce que tu me demandes, que je te fasse plus de mal que tu n'as déjà.

« Alec, ferme-là »

Oui, ferme-là, avant que je n'use d'un quelconque moyen, pour faire en sorte que tu ne l'ouvres plus. Et si tu me connais assez bien, Alec, et je pense que c'est le cas, tu sauras que j'en suis capable. J'attrape son bras, que je passe par dessus mon épaule, et on est reparti, pour combien de temps ? Je l'ignore, mais tant que rien ne viendra nous arrêter, je continuerais d'avancer vers la sortie. Ou en tout cas, ce que je considère être comme la sortie. Et si tu ouvres encore une fois la bouche, pour tenter de m'en dissuader, Alec, je te jure que je mettrais ma menace à exécution. Sauf qu'on dirait que le sort est bien décidé à nous garder ici, parce que lorsque ce n'est pas Alec, c'est l'un de ces enfoirés de strigoïs, qui nous rattrape. Et comme s'il n'était pas assez blessé comme ça, c'est Alec qui prend les premiers coups. Au moins, l'avantage c'est que cela me laisse complètement libre de mes mouvements, une bonne chose. J'attrape ma lame. Placé comme je le suis, je pourrais abattre ce strigoï comme je le souhaite, d'un coup dans le cœur, mais ce que je vois en lui, n'est pas que l'ennemi, qu'il est, mais aussi la possible aide qu'il pourrait fournir à Alec, avec son sang, pour soigner ces blessures. Mais c'est tenté quand même un tour périlleux, qui ne fera peut-être que nous offrir la mort, à tous les deux. J'hésite, une seconde, une seconde de trop. Je devrais le savoir, qu'avec ces monstres, nous ne devons pas hésité, mais est-ce que dans une situation comme celle-là, on peut me le reprocher. Je ne m'attendais pas à la gifle violente, que je prends, et qui me fout sur le coup, littéralement. Il y est pas allez de main morte, cet enfoiré. Mais je parviens au moins à bloquer sa prochaine attaque, pour ne pas mourir de suite. S'enchaîne un combat, où je n'échappe pas à quelques morsures, mais où je sors victorieuse, mais je suis dans l'obligation de le tuer, et donc trouver une autre solution. En temps normal, s'il s'était juste agis d'un moroï, je n'aurais pas hésité à lui fournir mon sang, mais avec un humai, cela n'a pas la moindre utilité. En revanche, une autre idée, commence à germer dans mon esprit.

« Est-ce qu'à tous hasard, tu aurais un briquet ? »

J'espère que tu en as un, parce que c'est peut-être notre seule chance de nous en sortir en vie. Par miracle, la réponse est positive, et il parvient à m'en tendre un. J'espère que tu as encore de la force pour avancer, Alec, parce qu'à cela, je ne sais pas combien de temps le bâtiment tiendra, avant de prendre feu, alors il ne va pas falloir traîner, mais au moins, nous ne risquerons plus d'avoir des strigoïs, à nos trousses, nous n'avons plus qu'à espérer, d'un, que je ne me trompe pas de chemin, et deux, qu'aucun strigoï n'arrivera par la porte d'entrée, entre temps. Je pousse Alec dans ce qui me semble être le bon chemin, et barre la route, avec le corps, mort, du strigoï. Une chance qu'il soit jeune, et que le corps ne se soit pas réduit en poussière. J'attrape le zippo, pour foutre le feu aux vêtements du vampire, qui ne tardera pas à brûler, lui non plus, et déclencher un véritable feu de joie. Et vu l'effet que le feu à sur les strigoïs, nous avons très peu de chance d'en avoir un assez courageux, pour braver mur de feu, pour se lancer après nous.

« En avant, on a une chance de s'en sortir, ne traînons pas »

COSMIC SHEEP.
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Souvenirs doux-amers pour un avenir incertain | Alec & Chloé
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