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 Soirée portes ouvertes [Lu']

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MessageSujet: Soirée portes ouvertes [Lu']   Mar 31 Jan - 12:28



Soirée portes ouvertes

Je me retrouve face à cette immense villa, sans savoir, pour quelle raison je suis arrivée ici, ça me semble comme une évidence. Croyez-moi, j'ai aussi essayée de partir, face à ce trou noir, mais impossible de me convaincre de faire demi tour. J'ignore la raison de ma présence ici, mais je ne suis pas là, par hasard, je dois accomplir quelque chose, et je ne repartirais pas sans que cela puisse être fais. Je m'approche du bâtiment, sur mes gardes, et avec un maigre espoir, je tente d'ouvrir la porte d'entrée, qui se trouve verrouillée. Bien entendu, ça n'aurait pas été aussi drôle, et sans doute bien facile, sinon. Je fais le tour de la villa, pour trouver une autre porte, mais rien qui puisse me permettre d'atteindre l'intérieur de la maison. Moi qui pensait pouvoir me glisser à l'intérieur, prendre ce que je voulais, et repartir sans encombre, cela risque d'être plus compliqué que prévu. Je me place face à une fenêtre. Celle de la cuisine, je crois. Ce n'était pas dans mes plans, croyez bien, mais je n'ai pas d'autres choix. Certes, je pourrais attendre que le propriétaire rentre, cela m'offrirait une porte d'entrée, mais allez détourner la vigilance d'un vampire, vous. Je vous assure que c'est plus compliqué qu'il en a l'air. D'autant plus lorsqu'il s'avère être assez vieux. Du coup, je frappe de mon poing, à travers le carreau, sans manquer de me couper, à divers endroits, mais de toute façon, ce sera loin d'être ma première blessure. Nous sommes déjà des êtres sensibles, nous, moroï, mais lorsque vous vivez deux ans, dans la rue, vous apprenez à ne plus souffrir de la première blessure. Je suis loin d'être insensible, mais une petite coupure de verre, ça passe. J'arrive à attraper la poignée, et ouvrir la fenêtre. Me hisser jusqu'à cette fenêtre, et une autre histoire. Qui a eu l'intelligence de faire des fenêtres de cuisine en hauteur ? Enfin, dans ce genre de cas, je remercie Daniel, d'avoir entraîner mon corps, sinon, je serais rester sur la pelouse. Comme quoi, même ce qui ne paraît pas l'être, peut s'avérer être un grand obstacle.

Une fois les deux pieds à l'intérieur, je trouve un bout de tissu, pour essuyer ma blessure. Ce serait assez stupide, de laisser des traces de sang, sur le carrelage blanc, et je crois que ça ne serait pas très discret. Je laisse le tissu sur le plan de travail, le temps de trouver mon trésor, à ramener. Je fais le tour de la maison, pièce par pièce, même la chambre. C'est d'ailleurs là que je trouve quelque chose qui m'intéresse enfin. Un tableau, accroché au mur. J'avoue, ni connaître que dalle, en art, faut dire que pour s'intéresser un peu à l'art, il faut déjà s'intéresser un peu à l'histoire, et ce n'est pas mon dada, non plus. Mais d'après ce que j'ai déjà vu dans le salon, la peinture semble quelque chose d'assez privilégier par ce vampire, et cette toile, et celle qui m'accroche le plus à l’œil. En revanche, il va falloir que je trouve un trousseau de clé, pour la porte d'entrée, parce que faire sortir une toile, par la fenêtre de la cuisine, ça risque ne pas être simple. Je dépose la toile, près de l'entrée, et me met cette fois à fouiller le reste de la maison, à la recherche de ces précieuse clé, qui pourrait ouvrir la porte d'entrée. Je cherche partout, sans le moindre résultat, j'ai même pris le temps d'ouvrir chacun des tiroirs, même ceux de la cuisine, c'est pour dire. On sait jamais. Un vampire prévenant, peu caché des trucs n'importe où. Je fouille tiroirs, placard, haut, bas, et finis par dégoter une petite boite, fermer à clé. Tiens, je ne connais pas grand chose, à la manière de faire, des strigoïs, mais cela me semble étrange, que quelqu'un cherche à garder quelque chose sous clé. Cela veut forcément dire que c'est quelque chose d'important, non ? Je serais assez curieuse de savoir ce qui se trouve à l'intérieur, mais je pourrais toujours me débrouiller pour l'ouvrir plus tard, vaut mieux pas que je perde de temps, ici. Je ne devais rapporter qu'un seul objet, mais ce sera une précaution, si jamais la toile ne lui plaît pas. Enfin, toile, il risque de ne pas l'avoir, quand j'entends la porte claqué.

« C'est bien ma veine »

Avant de me faire attraper, je balance la boîte trouvée un peu plus tôt, par la fenêtre, histoire d'être tranquille, si jamais l'idée de me fouiller lui prend. Après tout, je me trouve au milieu de son salon, alors que je ne devrais pas y être, la toile, de sa chambre, se trouve dans l'entrée. Je crois qu'il aurait toutes les raisons de me fouiller.. Ou de me tuer, à voir, mais je préfère la première option. Ma seconde idée, consiste à me cacher, puis je prends conscience qu'entre mon odeur, et ma blessure, cela ne servirait sans doute à rien. Alors au lieu de m'agiter dans tous les sens, je m'assoie sur le comptoir, et l'attend. Qui à être surprise, autant prétendre que je l'attendais, et que je ne suis pas juste la pour le voler, cela passera sans doute un peu mieux. Je le vois apparaître dans mon champ de vision, et je n'ai besoin que de deux minutes, pour l'analyser, et me rendre compte qu'il s'agit d'un vieux vampires. Dans quel genre de merdier tu m'as foutu, au juste, Daniel ? C'est quoi ton problème, avec ce type ? Et est-ce que t'étais obligé, de m'inclure là-dedans ?

« Dis-moi, tu m'as l'air assez doué, pour la peinture. Est-ce que j'aurais des chances, d'être ta prochaine muse ? »

C'est un sujet, comme un autre non ? Ce qui semble être sa passion, et à la fois, la faiblesse de tous les hommes, le corps d'une femme. De toute façon, il fallait bien que je dise quelque chose, si je ne voulais pas me retrouver avec un cœur arracher, non ?
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MessageSujet: Re: Soirée portes ouvertes [Lu']   Mer 1 Fév - 16:28

Soirée portes ouvertes

Naomi & Lucian
Tout est devenu bien étrange, depuis la mort d’Alistair. Je ne saurais vraiment dire quoi, mais j’ai cette sensation d’être libre tout en ayant ce vide en même temps. Je pense que ça aurait été autrement, si je m’étais moi-même occupé de lui, mais cette vengeance on me l’a volé et je ne peux rien faire pour la récupérer. Enfin, il est mort maintenant alors autant reprendre les affaires je suppose, au moins ça me fera passer le temps. Le Crisp Night est ma première destination, il est grand temps que le maître des lieux reprenne ce qui lui appartient et croyez-moi, il y a eu du boulot à faire pour nettoyer le bar. Quand je parle de nettoyage, je n’évoque évidemment pas la poussière, mais les strigoïs qui ont cru bon de prendre ce qui ne leur appartient pas.

Pas besoin de renforts pour s’occuper de toutes ces énergumènes, d’autant que j’ai besoin de me défouler, alors je ne suis pas d’humeur à partager. Il y a des cadavres dans tous les coins, du sang dans tous les recoins. Maintenant nous allons devoir bénéficier d’un autre type de nettoyage, mais pour ça je compte bien engager des personnes pour s’en charger. Après tout je ne me salis les mains que lorsque ça m’amuse. J’essuie le sang qui a tâché mes mains sur une serviette lorsque mon portable se met à vibrer. C’est le système de sécurité placé à la villa qui m’annonce l’intrusion d’une personne chez moi. Tiens tiens, qui est donc l’idiot qui a eu la bonne idée de s’introduire dans la mauvaise maison ?

Deux choix s’offrent à moi. Option numéro une, activer le piège qui achèvera l’intrus en moins d’une minute. Deuxième option, aller l’accueillir moi-même. Oui, je suis un strigoï moderne. Puisque j’en ai fini avec le Crisp Night pour ce soir, autant aller voir de quoi il s’agit. En peu de temps je me retrouve à la villa et ouvre la porte d’entrée. La première chose que j’aperçois, c’est l’une de mes toiles devant l’entrée. Bon choix, pas forcément la meilleure de mes œuvres, mais en tous cas l’une des rares que je n’ai pas fini par détruire. Raison de plus pour être contrarié de ce vol.

Sans me presser, je continue de m’aventurer dans ma propre demeure, vérifiant à ce qui a été touché ou non, à ce qui disparu ou non d’un simple coup d’œil. J’arrive jusqu’au salon et remarque d’abord la vitre brisée, avant que mon regard se pose finalement sur cette moroï qui semble m’attendre apparemment, du moins c’est ce qu’elle cherche à me faire croire. Je la fixe quelques secondes, silencieux avant qu’elle ne finisse par prendre la parole. Je ne réponds rien pour l’instant, réfléchissant d’abord à ce que je vais bien pouvoir faire d’elle, un verre de Rhum m’aide en général à trouver l’inspiration. Je contourne le bar par m’emparer d’une bouteille et me servir un verre, oui un seul, même si en général je suis gentleman, elle n’en aura pas besoin. Je bois quelques gorgées avant de me repositionner devant elle, plantant mon regard dans le sien, toujours aussi sérieux.

- En général j’évite d’engager des muses qui pourraient me voler.

D’ailleurs je n’engage pas de muses tout court, j’imagine puis je dessine. Parfois de la pure invention, parfois des souvenirs, parfois des personnes ou des choses qui m’intriguent. Rares sont celles qui m’intriguent assez pour devenir mes muses. Isallys a eu droit à cette opportunité, mais malgré ton charme tu n’auras pas droit à cette chance-là. Je termine mon verre de Rhum d’une traite et l’instant suivant, je brise le verre contre le comptoir, attrapant un morceau tranchant entre mes mains alors que je l’allonge sur ce comptoir, le morceau de verre collé à sa gorge et mon sombre regard planté dans le sien.

- Je déteste que l’on vienne fouiller dans mes affaires. Je doute qu’il y ait une bonne raison à un tel comportement, mais je te laisse essayer, tu n’auras droit qu’à une seule chance.

Est-ce que ta réponse me convaincra de ne pas te tuer ? J’en doute, mais après tout, je te laisse tout de même ta chance. J’espère que la toile en valait le coup, parce que non seulement tu repartiras les mains vides, mais en plus tu ne repartiras pas vivante.

acidbrain
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MessageSujet: Re: Soirée portes ouvertes [Lu']   Lun 13 Fév - 1:25



Soirée portes ouvertes


Qu’est-ce que je fais là, en dehors de m’attirer des emmerdes ? Mais à supposer que je ne me fasse pas surprendre, mon odeur restera dans cette maison. Alors, à moins de faire péter cette baraque, d’une manière ou d’une autre, je me retrouverais dans une merde noire. Et faire péter cette maison, me semble quand même assez compliqué alors que je n’ai aucun matériel à ma disposition. Et inventer une bombe, en un temps record, sans que cela ne m’exposer à la tête, ce n’est pas dans mes cordes. Je pourrais aussi quitter la ville, mais est-ce que cela l’arrêtera ? Je ne pense pas, sans compter que je ne partirais pas sans Daniel. Et lui semble assez attaché à cette ville, pour rester là. D’ailleurs, peut-être que je devrais lui demander un jour, pourquoi, cette ville. Moi, je n’ai pas eu grand choix. Je n’avais pas un sous en poche, et pour trouver un moyen de quitter la ville, alors que l’on est aussi pauvre que moi ? C’est pas une chose facile. Puis Daniel c’est présenté, et je n’ai pas repenser à cette idée, jusqu’ici. Est-ce que tu me protégeras contre Lucian ? Je n’en sais rien. J’ignore si tu accepterais une guerre contre un ennemi comme celui-ci ? Je sais que jusque là, tu m’as toujours protéger, fais en sorte que je reste en vie, mais là, c’est quand même un gros calibre, qui se trouve en face de nous, alors peut-être que tu lâcherais l’affaire, peut-être que tu me laisserais juste à mes emmerdes. Je le mériterais sans doute, mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir un léger pincement au cœur, à cette idée.

Je me retrouve surprise, par l’arrivée du propriétaire des lieux. Si j’étais parti, au lieu de rêvasser, peut-être que j’aurais pu m’en sortir. Enfin, peut-être pas à la longue, mais cela m’aurait au moins permis de pouvoir rejoindre Daniel une dernière fois, lui offrir cette boîte, qu’il puisse être fier. Mais ce ne sera pas pour ce soir, peut-être pour jamais, à moins que je trouve une diversion. Alors sur un coup de tête, je m’assoie sur son comptoir, comme si j’attendais son retour. Peut-être qu’avec un peu chance, il se prendra au jeu. Mais lorsque je vois le gabarit, je me dis que c’est dans un merdier pas possible, que je suis. Je n’aurais aucune chance de m’en sortir contre lui. J’ai appris à me battre, je peux vaincre certains Strigoïs, mais lui ? Face à sa taille, face à sa musculature ? Je me ridiculiserais au premier coup que j’essaierais de porter, alors autant éviter ça. J’attaque sur ce qui semble être sa passion, la peinture. J’ai quelque connaissance la dessus, peut-être que ça fera l’affaire pour le contraindre. Et je suis certaine que je ferais une excellente muse. Je suis assez jolie, ce n’est pas de la prétention, juste la vérité. Est-ce que je te vole ? C’est vrai ! Est-ce que tu es dans l’obligation de le savoir ? Non. Je me penche en avant, alors qu’il se prend ce verre, sans même men proposer un. Ça sent très mauvais pour moi.

« Tu estimes que ce qui se trouve dans cette maison, est digne d’être volé ? Attention à tes chevilles, mon beau »

Ça n’arrange pas mes affaires ? Je m’en rends compte, lorsque je me retrouve avec ce morceau de verre sous la gorge, sans même avoir vu bouger monsieur je fais la gueule, et je m’énerve. Merde, je t’ai proposé mon corps, à disposition, pour ta peinture, et plus encore, cela va s’en dire, et ça ne va pas ? Tu es bien compliqué, quand même, j’en connais plus d’un qui aurait saisi ta chance. Mais tu as raison, d’une certaine manière, tu es prudents, c’est une bonne chose, j’aurais juste préférer que cela se fasse au détriment de quelqu’un d’autre. Une raison valable de ma présence ici ? Une bonne question. Mentir n’est pas une option, et la vérité ? Et bien, elle refuse de sortir de ma bouche, pour une raison, ou pour une autre, alors j’opte pour une semoule vérité.

« Et bien, t’expliquer me semble compliqué, puisque je n’arrive moi-même pas à me souvenir de cette raison »

Est-ce que tu me croirais ? Tu peux aussi me tuer, au moins, je serais morte avec la vérité. A toi de me croire, ou de voir si je mens. De te faire ta propre idée. Peut-être même que tu comprendras mieux que moi, comment une chose pareil arrive ? Je n’en sais rien. De toute façon, c’est pas une chose qui m’importe, je veux juste vivre, et il n’y aura que deux options à cette soirée. Vivre ou mourir. Par contre, si tu pouvais te décider, genre, dans la seconde, parce que je n’ai rien contre avoir ton corps aussi proche du mien, mais cela pourrait se faire de manière bien plus agréable, je pense. Parce que se faire menacer, ça ne l’est pas, je t’assure, encore plus quand je n’en connais pas la raison, du coup.

« Et puis, aux derniers nouvelles, je ne suis pas encore parti, donc, je ne t’ai rien volé, je peux même reposer ton précieux tableau, dans ta chambre, si tu souhaites. De toute façon, je trouverais un meilleur peintre, à qui vendre mes services. »

De toute manière, je ne l’emporterais pas, alors si cela peut me permettre de m’en sortir ? Je prends. Et puis, si mon corps, n’a pas l’air utile, peut-être que t’es précieuse toile, le seront. La provocation, un peu moins sans doute, mais ce n'est pas bien grave.

_________________


En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver..
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MessageSujet: Re: Soirée portes ouvertes [Lu']   Mer 15 Fév - 19:31

Soirée portes ouvertes

Naomi & Lucian
Qui est le fou qui cherche à me contrarier aujourd’hui ? N’avez-vous pas entendu la nouvelle ? Il ne faut pas me provoquer, surtout pas en ce moment en tous cas, pas si vous voulez survivre. Et toi petite moroï, tu crois bon de me voler et de me provoquer ? Tu ne tiens décidément pas à ta vie. Tu aurais mieux fait de te renseigner un minimum à mon sujet avant de te jeter dans la gueule du loup, tu aurais su au moins que me proposer ton corps n’est certainement pas ce qui t’épargnera. Te proposer en tant que nouvelle muse n’est pas non plus ce qui te laissera la vie sauve. Vois-tu, j’ai besoin d’avoir une certaine connexion avec mes muses, quelque chose qui est là sans pouvoir le toucher ou le voir, avec toi il n’y a aucune connexion. D’autant que tes petites provocations n’amusent que toi.

- Je n’estime rien, je constate. Tu es venu chez moi apparemment dans le but de me voler, alors il semblerait qu’effectivement, ce qui se trouve dans cette maison est digne d’être pris.

Et si tu arrêtais maintenant de jouer au plus malin avec moi ? Crois-moi tu n’y gagnerais pas au change, au contraire, tu ne fais que t’enfoncer un peu plus au fil des secondes. Dis-moi, pourquoi est-ce que je ne te tuerais pas tout de suite ? C’est cette menace que je m’applique à lui expliquer en même temps que je la plaque sur ce comptoir avec un morceau de verre juste sous sa gorge. Tu as une chance de t’en sortir, une seule, alors ne la loupe pas. Son manque d’explication aurait pu être la goutte de trop qui me pousserait à la tuer sur le champ, mais heureusement pour elle, je pense avoir compris ce qui lui arrive.

Ma douce, il semblerait que tu ne sois que la marionnette d’un strigoï qui tire les ficelles, reste encore à savoir lequel. J’ai déjà eu l’occasion de voir ce genre de choses se produire, ton strigoï ne serait pas le premier, quoi que le premier à s’en servir contre moi oui. Qui donc cela peut bien être ? Intriguant. Peut-être même que je ne connais pas encore son nom. Elle reprend la parole et je finis par la libérer, mais je ne suis pas décidé pour autant à la laisser repartir si vite. Sois heureuse, au moins tu rentreras chez toi ce soir. En revanche ta voix commence à m’agacer, alors on va passer directement aux réponses et ensuite tu rentreras chez toi.

- Ma chère petite, tu n’as décidément rien compris à ce qui se joue ce soir.

Tu crois que c’est une question de tableaux ? Non, c’est un jeu qui est en train de se lancer, un jeu qui pourrait devenir dangereux, un jeu dans lequel tu détiens le plus mauvais rôle. Je glisse ma main sous son menton, l’attrapant pour tourner son visage vers moi et la forcer à plonger son regard dans le mien, usant d’hypnose sur elle.

- Et si tu me donnais le nom du strigoï qui t’envoie ici ? Tu es autorisée à me le dire. Tant qu’on y est, dis-moi exactement ce que tu as tenté me voler.

Et c’est ainsi que la jeune moroï qui se croyait être le loup vient de se faire dévorer par un autre bien plus grand. Tu as l’air confuse ma belle, est-ce que tu te rends compte que ton esprit te joue de vilains tours ? Crois-moi, ça ne fait que commencer. Tu réalises enfin pourquoi tu es ici, mais dans peu de temps tu oublieras à nouveau, tout comme tu oublieras le reste de cette conversation. Maintenant donne-moi son nom, je suis curieux. Un homme ou une femme ? Jeune ou âgé ? Connaissance ou étranger ? Ce joueur est en train de m’intriguer et peu de personnes y parviennent. J’espère en tous cas qu’il sera à la hauteur, car j’ai bien l’intention de lui renvoyer la balle.

acidbrain
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MessageSujet: Re: Soirée portes ouvertes [Lu']   Sam 25 Fév - 16:18



Soirée portes ouvertes


Est-ce que, ce qui se trouve dans cette maison, mérite d'être volé ? A vrai dire, pour être honnête, non, je ne trouve pas. Oh, pas que tu fasses de mauvaise peinture, disons juste, que je ne suis pas fan de cela. Quand au reste ? Cela ne m'intéresse pas. Pourquoi est-ce que je suis là, en train de te voler, alors ? Crois-moi, j'ai bien essayer de faire demi tour, mais c'est impossible pour moi. Je dois être ici, et c'est comme une obsession, de te voler quelque chose. Je ne pourrais pas repartir d'ici, sans réussir. Je ne peux pas échouer. Échouer à quoi ? Je n'en sais rien, mais ce n'est pas possible. Non. Mais je ne crois pas que te dire toutes ces choses, arrangera mon cas. Qu'est-ce que tu ferais, d'un « Je me sens dans l'obligation de te voler » Sans doute que tu te foutrais bien de moi, et tu m'arracherais la tête. Enfin, j'imagine. Disons, que je n'ai pas besoin de te connaître, pour savoir que c'est ce qui m'arriverait. Tu dégages une menace bien compréhensible. Est-ce que c'est assez, pour que je me démonte face à toi ? Ça devrait, mais non. Je vous l'ai dis, je n'ai pas le choix. Je dois ramener cette trouvaille. Donc rester en vie. Mais je ne suis pas moi-même, et provoquer, et devenu ma défense, même si c'est peut-être ce qui deviendra ma perte. Mais ce n'est pas parce que tu m'as l'air cruel, sans pitié, que je dois me laisser mal mener, non ? Ou peut-être que si, parce que lorsque je me retrouve avec ce bout de verre sous la gorge, je me dis que je suis bien dans la merde. Qu'il faut que je trouve une sacré excuse, pour qu'il accepte de me laisser repartir d'ici. Et étant donné qu'il n'a qu'une envie, me butter, je suis dans une très, mais très mauvaise situation.

Le pire, c'est que ma seule manière pour sortir d'ici vivante, serait de lui dire pour quelle raison, je suis en train de le voler. De lui dire pourquoi lui, pourquoi cette maison, mais j'ai beau réfléchir, j'ai beau chercher, l'évidence ne me frappe pas. Je n'arrive à avoir aucune raison valable. Aucune raison. Alors je pourrais lui mentir. Oui, je pourrais, mais au final, je me retrouverais dans une situation encore pire. D'un, parce que je ne suis pas certaine qu'un raison inventé à la dernière minute, pourrait le convaincre de me relâcher. Et deux, parce que pour vivre, au côté d'un strigoï, la grande majorité du temps, je sais qu'il reconnaisse un mensonge, bien que Daniel, n'a jamais souhaité me dire de quelle manière. Alors, j'opte pour la vérité. Quitte à mourir ce soir. Autant que ce ne soit pas avec un mensonge. Je ne sais pas, je lui dis, de but en blanc, à toi de me croire, ou pas, mais au moins, moi je sais que j'aurais dis la vérité. Je n'ai aucune idée de pouvoir je suis là. Aucune. Il ne bouge pas, et j'ai un doute, un gros doute, qu'il finira par le faire. Sans doute cela n'est-il pas assez, pour qu'il décide de me laisser ? Sans doute, alors j'enchaîne, pour lui dire, que je ne lui ai encore rien voler, et que je peux très bien replacer son tableau, si c'est ce qu'il souhaite, pour me laisser repartir. Je ne perds rien, à lui faire cette proposition, pas vrai ? Je me retrouve en liberté. Plus aucune pression, sous ma gorge, plus aucun corps, qui me maintient. Et je finis par me redresser, par sauter de cette table. Je n'aurais rien eu contre me retrouver ainsi, maintenu par ta poigne, si cela été de manière plus plaisante, là, cela risque juste de me laisser un mauvais souvenir. Dommage, t'étais plutôt canon.

Je ne comprends rien ? Tu as raison, je ne comprends rien, rien à ce qu'il se passe. Rien au pourquoi je suis ici. Rien au pourquoi, tu as décidé de me relâcher. Je ne comprends rien, et j'aimerais bien que l'on m'explique, mais j'ai comme l'impression que tu ne le feras pas. J'espère qu'au moins, cela t'amuse. Mon menton se retrouve bloqué entre ces doigts, et il me force à croiser son regard. Je ne comprends son intention qu'une seconde après. Combien de fois, est-ce que Daniel, m'a prévenu ? Combien de fois, est-ce qu'il m'a mis en garde ? Toujours baisser les yeux. Ne jamais croiser l'un de ces regards. Mais c'est trop tard. Je suis bien incapable de détacher mon regard, du sien, je ne vois rien d'autre, juste ces yeux bleus, captivant, hypnotisant, et le son de sa voix, qui me bercent ses instructions.

« Je ne peux pas.. Je ne peux pas te dire ça »

Une grimasse se dessine sur mon visage, bien qu'aucune douleur ne soit visible sur mon corps. C'est bien plus une souffrance intérieur, entre ces instructions, qui m'empêche de parler, et celle de ce strigoï, qui me demande son prénom. Je ne peux pas. Je ne peux pas lâcher son prénom. On me l'a interdit. Mais ces yeux, qui ne me lâchent pas, qui ne me permettent pas de fuir.. « Tu ne révéleras jamais mon nom » Jamais, et pourtant, son hypnose à lui, et plus forte. Plus puissante.

« Daniel.. Daniel Fisher. Je t'ai volé cette peinture, et aussi une petite boite, j'ignore ce qu'elle comporte »

Les mots sortent, sans que je ne puisse les retenir, comme si je les avais retenu, trop longtemps. Comme si j'avais besoin de vider mon sac.

_________________


En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver..
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