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 Les bonnes idées peuvent vite dégénérer

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Dim 5 Fév - 17:48


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Qui aurait cru que cette soirée tournerait au désastre ? En fait moi je le savais, dès le début je n’étais pas convaincu par ce genre de soirée mais j’ai fait un effort pour Amaëlle. J’imagine qu’une attaque de militaire n’est pas le genre de chose qui se produit fréquemment dans les soirées auxquelles tu participes, mais c’est ce qu’il s’est passé dans celle à laquelle j’ai décidé de venir, alors n'espère pas me convaincre aussi facilement la prochaine fois. Tu n’as pas intérêt de perdre la vie ce soir Amaëlle, je ne te laisserais pas partir, peu importe ce qu’il en coûte. Alors maintenant ouvre les yeux car j’ai besoin que tu sois éveillée tout le long du processus.

Je lui explique rapidement ce que je vais devoir faire pour pouvoir extraire la balle et le poison et même si elle ne m’entend qu’à moitié, je sais qu’elle arrive suffisamment à me suivre pour comprendre les points les plus importants. Alors je commence à la vider de son sang et je la sens peu à peu déchanter, mais au moins elle fait l’effort de se maintenir éveillée comme je lui ai demandé. En revanche détrompe-toi Amaëlle, je n’ai jamais eu envie de te faire donner une étreinte à la mort, mais si c’est ce qu’il faut pour ta survie alors je n’hésiterais pas. Je ne réponds pas à cette phrase, me concentrant sur les battements de son cœur, de toute façon je ne suis même pas sûr qu’elle m’écouterait si je prenais la parole.

Je sens son rythme cardiaque diminuer, je vois ses paupières avoir des difficultés à tenir debout, alors je sais que c’est le moment. J’attrape la pince et je ne me fais pas doux lorsque je l’enfonce à l’intérieur de son épaule pour venir récupérer la balle. Le but ce n’est pas de lui éviter des souffrances mais de faire vite, autrement la mort viendra réellement la chercher. Heureusement pour toi je suis plutôt un bon chirurgien, alors retirer cette balle ne me prend pas énormément de temps, mais malheureusement trop quand même. Les yeux d’Amaëlle sont maintenant fermés et j’entends à peine son cœur battre. Alors je mords immédiatement dans mon poignet et laisse le sang s’écouler dans sa gorge.

- Allez Amaëlle, je te demande un dernier effort.

« Est-ce qu’elle est morte ?... »


Non. Tais-toi Lucie, ne me pose pas cette question, laisse-moi me concentrer. Je n’ai toujours pas de réaction d’Amaëlle et les deux trous à mon poignet se sont refermés. Je mords à nouveau dedans avant de le replacer près de ses lèvres, concentrant toujours mon ouïe sur ses battements de cœur presque inexistants.

- Ne me lâche pas maintenant...

J’attends, mais toujours rien et de nouveau ma morsure s’est refermée. Qu’est-ce que tu me fais Amaëlle ? Ce n’était pas prévu que je te tue. Ce n’était pas dans le plan que tu perdes la vie ce soir. Il faut que je lui offre plus de sang et plus rapidement que ça. Je sais que je vais détester ce qui va suivre, mais comme je l’ai déjà dit je suis prêt à tout pour qu’elle ouvre à nouveau les yeux. Je m’écarte d’elle et fouille dans la salle de bain pour trouver le matériel adéquat. Quelques secondes me suffisent avant que je ne revienne vers elle. Je m’installe à mon tour sur le lit, dos au mur, le corps d’Amaëlle contre moi, attrapant cette seringue entre mes doigts.

- Ferme les yeux Lucie, tu n’as pas envie de voir ça.

Face à mon regard insistant, elle finit par me tourner le dos et s’asseoir au sol, dos contre le matelas. J’hésite une courte seconde et je finis par enfoncer cette première seringue au creux de mon avant-bras, au niveau de ma veine, la seringue reliée à un tube lui-même relié directement à la veine d’Amaëlle pour transfuser mon sang jusqu’à son corps. Je réitère l’action sur mon bras droit et attends. Je ferme les yeux, essayant de me concentrer sur autre chose pour ne pas arracher ces seringues. Je ne me rends même pas compte que mes poings sont serrés, je sens juste cette sensation devenir de plus en plus désagréable et me rendre fou mais je tiens bon. J’attends un moment, jusqu’à ce que j’entende les battements de son cœur revenir et alors je n’attends pas plus pour revenir mordre dans mon poignet et le placer contre les lèvres d’Amaëlle, espérant cette fois avoir droit à une réaction de sa part.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Dim 5 Fév - 22:36

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Je déteste l’absence. Pas forcément la mort, mais juste l’absence. Ce moment où ton corps n’est plus là, où tu ne réponds plus de rien, tu ne comprends plus rien, tu n’arrives même pas à t’inquiéter de ce qui se passe. Je sais qu’il se passe des choses mais je ne suis pas capable de me concentrer assez pour les comprendre. Je sais, confusément, que ce que je ressens n’est pas normal. Que ce poison fait plus de mal que prévu. Mais je n’arrive pas à réaliser. Il faut croire que quand les autres strigoïs sont cons, c’est vraiment qu’ils manquent de sang, car je n’en doute pas, c’est ce qu’il me manque.

Il y a un pic de douleur, plus grand que les autres, qui me fait reprendre pied à la réalité. Et je croise le regard de Lucas. C’est bizarre, je n’imaginais pas qu’on avait changé de lieu. Mais je ne serais pas contre un peu de chauffage dans cet appartement. Ah oui, les paroles. Hum… Me rapprocher de la mort. Décidemment, vous aimez pas ça. Pas moi. Je préfère donner la mort que la recevoir. Ce n’est pas une expérience agréable, surtout quand on a autant de temps devant soi. Malgré ma respiration qui fait des siennes, j’arrive à former une phrase. Pour lui dire que j’ai compris mais aussi pour tenter de résister à ma faiblesse. Encore un truc que j’aime pas, cette faiblesse. Ça me rappelle de mauvais souvenirs. D’ailleurs, comment cela se fait-il que j’arrive à me rappeler d’Ethaniel dans un moment comme ça, mais que je n’arrive pas à saisir tous les mots que Lucas m’a dis ? Vraiment, cerveau sélectif de merde…

Les sensations ne sont pas agréables, mais le pire, c’est que Lucas ne parle pas. Je sais qu’il est concentré mais j’aurais aimé entendre sa voix, surtout quand je n’arrive plus à voir son visage. Mes yeux se ferment mais je tente de suivre ses mouvements, de me concentrer sur quelque chose. Il fait de plus en plus froid et ce n’est pas agréable. Je me sens aussi légère. Comme si plus rien ne me retenait à mon corps, juste un effort de volonté. Pour résister à une douleur qui n’existait presque plus, il n’y avait plus que le vide et celui-ci me faisait peur, j’osais l’avouer. Je déteste ce vide. Je préfère la chaleur, l’affluence, le mouvement. Pas ce néant. Jamais ce néant. Lucas…

Je ne sais pas. Est-ce que j’ai perdu la notion du temps ? De l’espace ? Me suis-je perdue ? Ou suis-je toujours là ? En tout cas, je ne sens plus mon corps, je ne sens plus rien. Presque plus rien. Juste une sensation, lointaine, un peu fourmillante, au creux de mes coudes. Que je n’arrive pas à identifier. Lucas… Est-ce que c’est de ton fait Lucas ? Il était avec moi, je crois. Je n’arrive pas à me souvenir, plus totalement.

Et cette fois, c’est un liquide, doux, chaud, envoûtant. Un parfum de cannelle, celui que je préfère. Je ne sais pas comment, mais j’arrive à réagir. J’arrive à déglutir, à reprendre le contrôle de mon corps pour effectuer cette seule action. C’est la première fois depuis ce qu’il me semble des heures, que j’arrive à réagir au monde extérieur. Que j’en prends conscience. Et je prends conscience en même temps d’une source de chaleur, diffuse, dans mon dos. Je ne sais pas l’identifier, mais j’identifie par contre que le liquide, le sang, j’arrive à le comprendre, à arrêter de couler depuis une ou deux secondes, peut-être. Mais ce n’est pas assez, pas encore assez. Je retrouve mes réflexes, j’arrive à mordre le creux de ce poignet et à faire revenir cette source de vie. De retrouver cette source de force.

Et avec du temps, un peu de temps. Je sens mes sens qui reviennent. J’arrive à identifier la source de chaleur comme un corps contre mon dos. Ma position assise. Le fait que je sois appuyé contre un torse, entre les deux jambes de quelqu’un. Puis la main qui forme un poing serré et contracté contre mon ventre. Et enfin cette odeur. Ce battement de cœur. Lucas… Lucas dont je bois le sang alors que je sais qu’il ne supporte pas cela. C’est un électrochoc suffisant pour me faire retrouver le contrôle de mon corps. Pour déplacer une de mes mains sur son poing. Pour relâcher aussi son poignet même si je sais que je n’ai pas bu assez de sang, mais je pourrais compléter par du sang humain maintenant, il n’y a plus de danger. Et je ne veux pas le forcer à faire un retour en arrière, à être rebuté par mon contact. Même si son sang est de loin le meilleur que je n’ai pu goûter…

« Ce n’est définitivement pas le type d’expérience que je veux renouveler… »

Est-ce normal que juste parler m’épuise comme si je venais de faire un marathon du sexe ? Les bénéfices en moins, bien sur… Je me laisse totalement aller dans les bras de Lucas. De toute façon, je pense qu’après ce soir, il y a encore eu un palier de plus de franchi. Un palier dans notre confiance envers l’autre. Ce qui me rappelle ce qu’il a du faire. Je baisse les yeux vers les aiguilles qui nous relient encore, visualisant en même temps ma main sur son poing toujours fermé. Toujours crispé. Le sang…

« Lucas… »

Je n’arrive même pas à m’exprimer. Je ne sais pas quoi lui dire. Pas après cela. Mais est-ce que j’ai vraiment besoin de m’exprimer. Je ne sais pas. Parce que je ne sais pas si mes mots sauraient exprimer le fouillis dans ma tête. Cette expérience de mort imminente, je n’arrive pas encore à visualiser si c’est une bonne chose ou non. Mais on pourra dire qu’on a trouvé quelque chose qui me fera taire. Le sacrifice de mon ange noir.

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Lun 6 Fév - 20:44


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Est-ce que ce plan va marcher ? Est-ce que je vais réussir à secourir Amaëlle ? Il y a plutôt intérêt, mes plans n’échouent jamais et je n’ai pas l’intention à ce que celui-là soit le premier, surtout pas celui-là... Pourquoi est-ce que tu ne me réponds pas Amaëlle ? Pourquoi est-ce que tu ne me donnes pas de signe de vie ? Normalement tu devrais réagir, mon sang devrait te réveiller et tes canines mordraient avec automatisme dans mon poignet pour venir t’abreuver de mon sang. Pourquoi est-ce que ça ne se passe pas ainsi ? Même Lucie ne comprend, même Lucie ne sait pas quoi faire.

Sauf que je ne suis pas du genre à abandonner à la première difficulté. Je ne t’abandonnerais pas ce soir Amaëlle, je te le promets, ça ne peut pas juste se finir comme ça. Alors une autre solution me vient en tête, une solution que je déteste, mais comme tu peux le voir je suis prêt à tout pour te sortir de cet enfer. Je ne sais même pas si ça fonctionnera, mais c’est la seule solution que j’ai trouvé, la dernière qu’il me reste. Alors malgré cette hésitation, malgré mon dégoût envers ces seringues, je les enfonce une à une dans mes avant-bras et attends que mon sang face effet, qu’il la ramène à la vie.

Le silence est complet durant de longues minutes, Lucie est assise, juste à mes côtés, mais elle ne me regarde pas, elle ne me dit rien. Moi je suis toujours assis sur ce lit, le corps immobile d’Amaëlle entre mes bras. Mes poings sont serrés, mes yeux sont fermés et je fais mon possible pour me concentrer, pour oublier ces seringues qui me traversent la peau, pour oublier cette désagréable sensation dans mes bras. Me concentrer sur ses battements de cœur m’aide à ne pas me perdre dans de mauvais souvenirs, du moins au début.

« Lucas... »

Je ne sais pas si Lucie a prononcé mon nom dans cette chambre ou dans cette pièce sombre. J’ouvre les yeux et je me retrouve allongé sur une table en métal, maintenu par des sangles aux chevilles et poignets. Je tente de me défaire de ces prises, de me débattre, en vain. Je ne remarque qu’après la présence de Daniel dans la même pièce, dans cette même position inconfortable que moi. Un médecin entre dans la pièce, Daniel le provoque, comme à son habitude, moi j’analyse. Pourquoi sommes-nous là déjà ? Ah oui, notre dernier jeu a causé la mort de trois personnes, deux patients et une de leurs collègues. Ils veulent nous faire regretter.

Les seringues on n’aimait pas vraiment ça là-bas, ils trouvaient toujours de nouveaux produits à nous injecter, et ce dernier n’était pas très agréable. Je n’ai jamais vu mes veines ressortir autant que ce jour-là, on aurait pu croire qu’elles allaient exploser, sortir de ma peau. J’entendais les gémissements de Daniel se mêler au mien, on était tous les deux bloqués là à devoir assumer les conséquences de nos actes, à souffrir pour venger la mort de leur amie. On aurait pu croire que ça suffirait à nous calmer après ça, sauf que ça ne nous renforçait qu’un peu plus dans l’idée de leur faire payer.

- Lucas...

Cette fois c’est la voix d’Amaëlle que j’entends, qui me fait revenir à moi. J’ouvre les yeux pour la retrouver dans mes bras, bien vivante, plus en danger de mort. Je sens l’une de ses mains sur l’un de mes poings toujours serré. Il faut que je retire ces seringues maintenant. Pourtant j’attends encore quelques secondes, silencieux, immobile, pour être sûr de ne pas arrêter la transfusion trop tôt. Sauf que je ne tarde pas à craquer.

- Il faut que je les retire...

Je me redresse doucement, poussant Amaëlle à en faire de même sans la brusquer. Je retire ces seringues et me lève, silencieux, me dirigeant vers la salle de bain. J’en avais presque oublié l’otage qui attend au salon. Je jette les seringues dans la poubelle et ferme la porte de la salle de bain derrière moi puis j'attends. Quoi exactement ? Je ne sais pas. Je crois que j’ai justement besoin de relâcher la pression.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Mar 7 Fév - 9:29

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Je ne m’attendais pas à m’approcher autant de la mort, pour la première depuis pas mal d’années. Et je dois dire que ce genre d’expérience n’était certainement pas mes préférées. Le réveil de mes sens n’est pas plus mal, je commençais à ne plus supporter cet état de pesanteur où j’étais incapable de me rappeler de mon prénom. Et il y a aussi mon sens du goût, qui me revient. Assez pour que j’apprécie énormément le sang que j’avale, avec son goût de cannelle, mon péché mignon… Sauf que je reconnais ensuite l’odeur de Lucas, son parfum, son corps contre le mien. Et je comprends que c’est son sang que je bois. Ce même sang qu’il ne supporte pas de voir couler. Cela me donne le coup de fouet nécessaire pour me détacher de son poignet, même si je sais que je suis encore affaiblie. Mais hors de question d’affaiblir également Lucas, de continuer également à faire quelque chose qui le rebute surement. Car sinon, je ne vois pas d’autres raisons à sa crispation, à son poing serré sur lequel je dépose ma main.

Il y a autre chose qui finit par me surprendre, c’est la présence de cette perfusion, reliée au bras de Lucas. Ce n’est pas… Normal. Anodin. Habituel. Je ne sais pas. Ces mots ne sont pas non plus assez forts. Je prends la parole, mais je m’interromps en cours de route. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais même pas quoi penser. Mais je sens Lucas tressaillir un peu avant de se pencher. Apparemment, je l’ai surprise. Sauf que j’avais déjà parlé avant. Ou est-ce que tu étais, Lucas ? Dans ta tête, cette fois aussi ? Il finit par parler et je dois dire que ce qui me surprend le plus, c’est qu’il ne l’ait pas fait avant. Je ne dis rien mais je me laisse faire et je me redresse un peu. On dirait que tu as le diable aux fesses Lucas, je ne t’ai jamais vu quitter ta chambre aussi rapidement. Même si je ne peux pas renier que tu as été doux.

Je jette un coup d’œil sur le réveil, 3 heures. Je n’avais pas du rester proche de la mort très longtemps. Et pourtant, même maintenant, je n’arrivais pas à me réchauffer, ni à sortir de ce petit état de surprise qui me bloquait toujours. Après quelques minutes, je me rends compte que Lucas ne va pas revenir tout de suite alors je me tourne dans le lit pour déposer mes pieds sur le sol et me relever. Ce qui m’entraîne à deux doigts de la chute mais j’arrive à me rattraper au lit. Et merde. Je prends le temps de me lever et finalement le monde arrête de tourner. Ça me rappelle la dernière fois que j’ai bu, dans ma période de Dhampir, c’est un peu la même sensation, le côté euphorique en moins. Je baisse les yeux sur ma robe, qui ne ressemble plus à rien, surtout à la suite de l’explosion de l’usine. J’enlève ce qui reste avant d’attraper l’un des vêtements de Lucas. Ce qui me fait penser qu’il faudrait que je vois pour racheter d’autres vêtements, à ce rythme.

Une fois habillée, je finis par quitter doucement la salle. Une fois dans le salon, je sens des élancements dans mon corps, caractéristique de ma soif et j’en comprends la raison quand je tombe sur l’humain qui est…. En bien mauvais état, c’est le cas de le dire. Toi, mon grand, tu ressembles plus à un steak haché qu’à un homme. J’aurais presque pitié de toi. Enfin je ne lui accorde qu’un regard, certes assez long, mais un seul, avant de me diriger vers Lucas, croisant son regard. Je n’ai pas l’habitude de le voir aussi… Je ne sais pas. Je dirais bien perdu, mais ce n’est pas un mot que je donnerais pour Lucas. Je me retrouve à moins d’une longueur de bras de lui, quand je sens de nouveau cette entêtante odeur de sang, la sienne. Je baisse les yeux et je tombe sur son flanc, avec son tee-shirt déchiré qui me montre une plaie encore bien sanglante. C’est vrai, Lucas guérit bien moins rapidement que les autres. Et encore plus maintenant que je lui ai pris je ne sais combien de centilitres de son sang… Je tends la main, écartant les pans de son tee-shirt. Oui, définitivement, ça ne guérit pas assez vite.

« Tu dois te soigner, toi aussi. »

Finalement, je ne tiens plus et je fais le dernier pas qui me sépare de lui. Je ne sais pas vraiment comment ce contact sera accueilli au vu de la nature de notre dernier contact, plus qu’intime. Mais j’espère au moins qu’on ne reculera pas dans notre relation. Je ne sais pas si je le supporterais après ce qui vient de se passer ce soir. Je laisse quelques millimètres, malgré tout, entre nos deux corps. Je veux lui laisser le choix, qu’il puisse l’avoir au moins sur cela. Mais je laisse ma main caresser sa mâchoire, me retenant d’embrasser ses lèvres. Et au moins, je croise son regard. Je ne sais pas ce que le mien véhicule, mais surement ça sera certainement le conflit que je ressens…

« Je suis désolée. De t’avoir obligée à faire tout ce que tu détestes pour me sauver… »

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Mar 7 Fév - 20:18


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

J’ai failli te perdre ce soir Amaëlle. J’ai failli perdre une bataille contre des ennemis que je n’ai même pas encore identifiés, en dehors du fait qu’ils s’agissent d’humains travaillant pour l’armée. A quel moment est-ce que j’ai cessé de contrôler les choses au juste ? Quand ils nous ont attaqués ? Quand je t’ai proposé ce fameux jeu ? Peut-être même bien avant. Peut-être qu’on était cerné depuis le début et que je ne l’avais pas remarqué. Pourtant je remarque tout. J’avais tout vérifié avant de te rejoindre. Pas assez bien apparemment. Je n’aurais jamais dû me laisser aller au divertissement au dépend de ma garde.

Nous avons de nouveaux ennemis Amaëlle, notre espèce est prise pour cible car ces hommes étaient clairement là pour attraper des strigoïs. En général quand les choses se compliquent comme ça, je ne perds pas mon temps à faire une guerre qui ne m’intéresse pas, je disparais et je me recrée ailleurs. Je ne reste jamais longtemps au même endroit pour cette raison, je te l’avais dit au début, et si j’avais suivi mes plans à la lettre je ne devrais plus être à Missoula depuis plusieurs mois déjà. Sauf que je suis toujours là, en partie pour toi, mais aussi parce que Lucie se plaît ici.

Est-ce que je ne devrais pas pour autant prendre cette soirée comme une alerte ? On s’est fait attaquer et même si on s’en est sorti vivant, j’appelle quand même ça une défaite, surtout au vue de la suite des événements. Ton cœur a cessé de battre pendant plusieurs secondes Amaëlle et moi j’ai dû accomplir l’impensable pour toi. Je ne te promets pas d'être capable d’une telle chose tous les soirs, alors soit on élimine rapidement nos ennemis, soit on part d’ici. C’est à toutes ces choses que je pense, enfermé dans la salle de bain, jusqu’à ce qu’Amaëlle me rejoigne, suivie de Lucie. C’est d’abord cette dernière que j’observe longuement avant de finalement porté mon regard sur Amaëlle qui analyse mes plaies. Tu vois, avec tout ça j’en aurais presque oublié mon propre état et ce n’est clairement pas quelque chose qui m’arrive souvent.

- Je n’ai plus de sang en stock, mes blessures guériront d’elles-mêmes.

Ne pas avoir de sang en stock, ça aussi, ce n’est pas dans mes habitudes. Il faut croire que je me suis beaucoup trop relâché dernièrement, je n’ai surtout pas eu assez de temps pour penser à ça, trop occupé sur un autre projet et surtout sur la présence de Malia et Daniel en ville. Encore une raison qui devrait me pousser à partir d'ici. Quant au sang il reste toujours l’humain dans mon salon, mais comme vous vous en doutez il est hors de question que je le touche à moins d’être en danger de vie ou de mort et ce n’est pas le cas. Il est aussi hors de question que je te prenne du sang Amaëlle, pas après tout ce que tu as perdu comme quantité ce soir, et puis je reste toujours aussi peu adepte des morsures.

Je la vois faire un pas en avant et c’est vrai que pendant une courte seconde, j’ai pensé à reculer. Je reste là, immobile devant elle, cherchant un moment un peu de soutien de la part de Lucie, mais il semblerait qu’elle ait perdu sa langue pour ce soir. J’ai horreur que tu sois si silencieuse quand j’ai besoin de toi Lucie, j’ai besoin de savoir où j’en suis et aux dernières nouvelles, c’est toi qui sais ce genre de choses. Je ne sais pas vraiment quoi penser de ma relation avec Amaëlle aujourd’hui, je la trouve dangereuse, mais je la trouve aussi libératrice et je ne sais pas lequel des deux pèse le plus dans la balance. Je sens sa main caresser ma mâchoire, ses yeux se planter dans les miens puis arrivent ces mots un peu trop culpabilisants à mon goût.

- Tu n’es pas responsable de cette attaque.

Pourquoi t’excuser alors qu’on sait tous les deux que tu te serais bien passé de côtoyer la mort ce soir ? Ce serait plutôt à moi de te fournir des excuses parce que j’ai échoué dans mon rôle, je me suis laissé emporter par ton euphorie et j’ai mal calculé notre protection. Une chose pareille ne se reproduira plus. Tu vois Amaëlle, ce n’est pas contre toi que je suis en colère mais contre moi-même, contre mon échec, parce que si j’avais mieux calculé les choses, nous n’aurions jamais vécu cette soirée de la même façon. Je crois qu’au fond, ce qui m’a le plus troublé ce soir, c’est d’avoir ressenti ce vide à l’intérieur quand ton cœur a cessé de battre, d’avoir ressenti cette peur de te perdre. J’ai détesté ça Amaëlle. Je place ma main dans la sienne, silencieux quelques secondes.

- Pardon d’avoir échoué. Je ne laisserais plus la distraction entraver mes principes, pas si ça signifie te mettre en danger.


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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Dim 12 Fév - 23:45

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Comment est-ce que ça a pu dégénérer, encore plus aussi vite Lucas ? Je n’arrive pas à me retracer toute la soirée dans ma tête. Ca a été trop vite ou c’est moi qui suis trop lente. Mais je sais que tu quittes cette pièce en te sentant mal, et cela me tord le ventre et bien plus encore. Je déteste être la créatrice de ce genre de sentiment en toi. Jusqu’à maintenant, j’ai tenté de te faire sourire et cette fois, je t’ai souffrir. Et à cette pensée, je ne me sens que plus mal. Mais je ne me laisse pas aller à l’auto-apitoiement. Ce n’est pas moi et cela ne me mènera à rien. Alors je me force à me lever de ce lit.

Retrouver l’équilibre, de mes pensées, de mon corps, c’est plus dur que prévu. Je sens que je suis encore faible. Trop faible. Une sensation que je n’aime pas, que je n’avais plus ressenti depuis des années et je m’en serais passée. Retrouver mon chemin jusqu’à Lucas est difficile. En partie à cause de cet équilibre précaire, en partie également à cause de l’humain. Il faudra que demain soir, dès que la nuit sera tombée, que je parte en chasse. En attendant, je retrouve Lucas.

Je n’aime pas ce que je vois, cette blessure qui est apparente, qui est odorante également. Je sens l’odeur de son sang et je crois n’y avoir jamais fait autant attention que cette nuit. Il faut que tu te soignes Lucas, si tu ne le fais pas pour toi, fais le au moins pour moi. Sa réponse me fait froncer les sourcils. Parfois, non pardon souvent, je hais cette distance que tu mets avec les autres. Ce n’est qu’une proie, Lucas, tu es bien plus fort qu’elle, tu peux te permettre d’aller boire à la source. Comment faisais-tu, avant que les poches de sang n’existent ?

« Alors bois le sang de l’humain. Je sais que tu n’aimes pas boire à la source, mais Lucas, je ne crois pas que ce soit le moment de faire le difficile. On a trouvé de nouveaux ennemis ce soir, je sais que tu les as surement semés, mais s’ils reviennent avant la tombée de la nuit, aucun de nous deux ne pourra leur tenir tête. Je ne serais pas capable de battre un bébé gardien à ce rythme, et tu ne pourras pas te battre et gagner si tu t’en fais pour moi. »

Je déteste l’idée d’appuyer sur des points sensibles mais il est hors de question que tu restes dans cet état. Je sais que c’est un coup bas, mais ta santé passera toujours avant l’image que tu peux avoir de moi. Même si imaginer tes yeux se poser sur moi avec autre chose que de l’affection et de l’amusement m’est difficile à imaginer supporter.

Je fais ce pas en avant, ce pas qui nous sépare, le dernier et je vois le raidissement de son corps, son regard fuyant. Je ne peux pas empêcher cette bouffée de tristesse qui me vient, mais que je bloque avant que Lucas ne s’en rende compte. On dirait que tu supportes de moins en moins mon contact, mon ange noir, ce soir. Je baisse le regard, le temps de me reprendre, avant de tendre ma main pour la poser sur sa mâchoire, caressant doucement celle-ci en reprenant la parole. Il faut que je te dise ce que j’ai sur le cœur, je ne peux pas rester ainsi. Je suis désolée. Tellement… Et ce que tu dis n’effaces pas la culpabilité. Oui, je ne suis pas responsable de cette attaque mais je le suis, de m’être amusée bien plus que d’avoir fais attention et cela a fini par te mettre en danger. Et c’est de ça que je m’excuse. Mais je ne dis rien. J’attends. Je sais très bien que tu n’as pas fini de parler, que tu réfléchis. Je le reconnais au trait de ton visage, tu plisses le front, Lucas. Tu es en train de réfléchir et je sais que les pensées que tu as ne seront pas forcément de celles qui me plairont. Et j’ai raison.

Quand tu reprends la parole, je ne comprends pas immédiatement le sens de tes paroles. Et je sais que mon regard exprime mes sentiments. Mon incompréhension. Ma compréhension. Ma surprise. Et enfin ma colère. Bon sang, je sais, les promesses que nous nous sommes échangés sont fortes, mais elles ne valent pas que tu te prives pour moi. Jamais. Cette fois, la colère me donne la force nécessaire pour sortir de ma torpeur provoquée par le manque de sang. Je sais qu’il ne supporte pas les contacts mais cette fois, je vais plus loin. Certes, je me retiens de justesse de lui foutre un coup pour le réveiller, mais j’attrape sa tête entre mes mains, englobant ses joues et forçant son front à se poser contre le mien. Le forçant à m’écouter, et tu vas le faire Lucas Fucking Cooper, je te le promets.

« Il est hors de question que tu fasses cela. Je me mets en danger, tout le temps, parce que je vis ainsi, parce que c’est comme ça que je me sens vivante. Mais je vis aussi pour ses moments où je peux te voir sortir de ta carapace et tenter de toucher mon monde, tenter de me toucher, de me comprendre. Je me sens vivante quand tu nous permets de voyager d’un monde à l’autre, du tien au mien, en laissant de côté tes principes pour juste profiter, pour que tu puisses me laisser profiter de toi aussi… Si jamais tu te brides, Lucas, tu nous briseras les ailes et tu nous tueras. »

Tu me tueras, Lucas. Parce que je ne peux pas te laisser, t’abandonner. Mais je ne pourrais pas rester avec toi non plus, si tu n’es plus qu’un garde du corps. Qu’un homme, sur le côté, qui m’observe. Je ne pourrais pas m’en contenter, et je finis par faire des bêtises, qui nous détruiront. Tu ne peux pas nous faire ça, Lucas. Pas si tu tiens à nous. Je sens l’adrénaline qui quitte mon corps, ne me laissant que cette sensation de vide et de faiblesse que je détestais si ardemment.

« Tu n’as pas échoué, au contraire. Tu nous as sauvés ce soir encore. Et je sais que tu le feras les fois suivantes également. Je te fais confiance, mon ange noir. »

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