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 Les bonnes idées peuvent vite dégénérer

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Ven 12 Aoû - 14:42


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Tu n’as jamais manqué d’idées pour nous faire passer de bonnes soirées Amaëlle. Je reconnais que les massacres ensemble sont bien plus ma tasse de thé que de danser sur une piste de danse remplis de monde, mais avec toi j’accepte ces nouvelles expériences. Je me demande si tu comprends à quel point tu as su trouver ton importance dans ma vie et mon quotidien, si tu comprends qu’une autre personne ne m’aurait jamais entraîné dans cette fête, encore moins au milieu de la foule. Est-ce que je le comprends moi-même au fond ? Je le reconnais, je l’envisage, je l’appréhende parfois, mais comprendre réellement toute l’importance ? Je n’en suis pas sûr. Jusqu’où repousseras-tu mes limites Amaëlle ? Jusqu’où l’accepterais-je ? Danser au beau milieu de la foule représente si peu pour toi et tellement pour moi. C’est quelque chose que tu fais, quelque chose qui te vient naturellement, quelque chose de normal à une fête. Sauf que ma vision des normes est loin de ressembler à toutes les autres.

Sans sa présence à mes côtés jamais je n’aurais affronté la foule, jamais je ne serais venu là. Elle est d’une certaine façon un bouclier à mes folies, à mes limites, m’autorisant à faire des choses que je me serais interdit habituellement, si elle n’avait pas été là. Comme ce rapprochement, ses mains qui glissent sur moi, sa peau contre la mienne, nos lèvres se touchant, encore des limites qui se brisent à ses côtés. Comment es-tu parvenue à ce résultat ? Je ne saurais l’expliquer. Moi qui explique pourtant tout, avec toi il y a de nombreux points d’interrogation, c’est aussi ce qui me plaît d’ailleurs, j’aime les mystères et tu en es un toute entière. Un mystère que je prends plaisir à embrasser. Plus je suis proche de toi, plus j’ai l’impression de m’éloigner des autres, de les oublier. Est-ce une bonne chose ? Tout dépend à quel Lucas vous poser la question. Le Lucas prudent dirait que c’est prendre trop de risques et que c’est donc absurde. Le nouveau Lucas dirait que c’est accepté de passer du bon temps avec une agréable compagnie.

Le baiser dure un moment, trop ou pas assez de temps, là encore tout dépend du Lucas auquel vous vous adressez. Nos lèvres s’éloignent doucement après cet agréable échange, un échange dont j’aimerais mieux profiter loin de ce monde, loin du danger, loin des parasites et des petits curieux. Aussitôt que ce baiser prend fin, les questions reviennent. Toujours des questions lorsque je suis avec toi. Jusqu’où me feras-tu aller ? Jusqu’à quel point accepterais-je tes demandes ? Je ne sais plus désormais où se trouve mon point de saturation, tu l’as repoussé assez loin, mais je sais qu’il est toujours là et que lorsque je l’aurais atteint, ce ne sera probablement bon pour personne. Tu réponds que tu ne me feras jamais rien faire d’impossible, mais qu’est-ce que l’impossible exactement ? Ce n’est qu’un mot abstrait dont chacun s’impose des limites. Les visions de l’impossible changent considérablement d’une personne à l’autre. Alors que représente exactement ta vision de l’impossible face à la mienne ? Je ne suis pas sûr de vouloir le savoir.

Ses actes me coupent dans mes pensées, me faisant me rendre compte qu’à force de réfléchir et de tout comparer, je ne lui ai pas encore répondu. Ses lèvres déposent un rapide baiser contre les miennes, suffisant pour que j’en profite mais pas assez long pour que j’arrête de réfléchir. Elle reprend la parole, me rassurant d’une certaine façon que cette relation particulière n’est pas à sens unique, que j’ai aussi mon influence sur elle, tout comme elle en a sur moi. Est-ce que je veux que ça s’arrête ? Non, je ne pense pas, en fait maintenant que je m’y suis habitué, je crois que je pourrais devenir fou si du jour au lendemain tout ça disparaissait. Toutes ces émotions que tu as l’impression de ressentir, je pense que je ressens les mêmes. Je commence à comprendre maintenant.

- La passion, c’est donc ça. Tout repousser, tout découvrir, tout affronter. On veut tout, pour toujours. On ne voit jamais la chute.

« Continue comme ça et tu vas plomber l’ambiance Lucas. »


C’est vrai Lucie, tu as raison, mais moi, ai-je tort dans mes pensées ? Plus l’on est passionné et plus on commence à mettre un voile avec le reste du monde. Sauf que ce voile, quelqu’un finit un jour par nous le retirer et on se rend compte qu’on est déjà trop proche du gouffre pour en échapper. Ma vision est peut-être trop noire, mais c’est ce que j’ai appris. Peut-être qu’Amaëlle pourra m’en apprendre une nouvelle ? Je ne sais pas. Peut-être pense-t-elle la même chose que moi.

- Je ne voudrais pas que tu chutes avec moi.

Je sais, ce n’est pas une grande déclaration, mais c’est ma façon de lui dire que je tiens à elle et que je n’ai pas envie qu’il lui arrive quoi que ce soit par ma faute. Peut-être qu’à force de repousser mes limites, ça pourrait finir par se retourner contre elle. Peut-être qu’à force de jouer, ça pourrait nous tuer. Toujours penser au pire scénario possible, c’est ce que je fais toujours, c’est ce que je fais encore. J’ignore si c’est parce que je parle de chute qu’Amaëlle évoque le saut à l’élastique, mais ce n’est pas vraiment une expérience que j’ai envie d’essayer. Trop de risques, entre le matériel qui pourrait être de mauvaise qualité, un mauvais calcul du poids et de la taille, les cervicales qui lâchent, les problèmes cardiaques… Vous saviez que 30% des accidents sont dû à un oubli d’ancrage ? Oui, je l’ai lu quelque part et ça m’est resté, je n’oublie jamais rien. Evidemment je cite surtout des morts concernant les mortels, nous les strigoïs devrions survivre au saut à l’élastique, mais tout de même.

- On peut trouver mieux qu’un saut dans le vide pour avoir des sensations fortes.

Il n’y a là aucun sous-entendu sexuel, ce ne serait pas mon genre, mais ce serait le genre d’Amaëlle d’en trouver un dans cette phrase. Enfin puisque nous revenons sur une atmosphère de provocation et de défis, autant te dire que c’est mon domaine et que je ne manque pas d’idée pour ça.

- On va faire un jeu, si tu gagnes alors on accomplira ton rêve de faire du saut à l’élastique, si je gagne alors je choisirais moi-même la prochaine activité et aurais droit d’en conserver le secret jusqu'au jour J.

Marché conclu ? Je suis sûr que oui, Amaëlle ne dit jamais non à un jeu. Au moins là-dessus nous sommes identiques, deux grands et éternels joueurs. Ne reste plus qu’à trouver le jeu en question, ce qui n’est vraiment pas compliqué pour moi. Il suffit de regarder un peu autour de soi et de s’inspirer de tous les éléments mis à disposition.

« La battle mortelle ! »

- Lucie a trouvé le jeu. Puisque nous sommes à une fête, autant rester dans le thème. Trouve cinq joueurs, cinq danseurs, choisis-les bien car ils affronteront les miens. A chaque battle un gagnant et un mort, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un debout. Tu devrais commencer à chercher, j’ai déjà trouvé la moitié de mes joueurs.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Mar 16 Aoû - 19:37

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

On joue, mon cher ange noir, avec tes limites. C’est une façon pour moi de te prouver que tu peux aller plus loin que tu ne le penses. Une façon aussi de profiter de toi dans mon élément. La prochaine fois, je te le promets, on retourne dans ton monde. Mais pour ce soir, amuses toi et suis-moi de l’autre côté du miroir. Bien sur, ça ne durera pas mais au moins, on aura essayé. Et ce premier mort n’aura été qu’un bref amusement. Ou défoulement. Tu te retrouves contre moi et c’est ça le plus important. Plus que les questions, les limites, les troubles. Surtout avec ce que tu déclenches en moi. J’arrive pas à nommer tout ce que c’est et je ne veux pas m’y attarder. Je suis bien plus forte pour pousser les autres à bout que pour me pousser au-delà de mes limites… Et les émotions font définitivement parties de mes limites.

Tu te questionnes un peu trop Lucas, même si c’est un aspect de toi incontournable, que j’adore également, ça t’empêche aussi de profiter de la soirée. Mais je te réponds, parce que je sais que tu ne passeras pas autre chose. Parce que je veux que tu saches ce que je ressens. Parce que j’aime me dire que le partage est à double sens. On s’influence l’un l’autre. D’une bonne ou d’une mauvaise façon, c’est à nous de le définir. Tu me rends prudente, plus clinique. Je ne sais pas si je regrette vraiment ses moments où je laissais mes folies me guider… Mais je sais que je peux compter sur toi si jamais je décide d’un retour aux sources. Je peux compter sur ton soutien. Et je peux me laisser aller, ne plus penser, lâcher prise. Définitivement quelque chose que j’aime, et tu le sais.
Tu m’expliques la passion. A ta façon. Légèrement pessimiste. Eh bien, sache que tu es la mienne. Mon énigme, mon casse-temps, mon envie, mon amant. Celui qui est au centre de mes passions. Dans le sang, dans le sexe… Dans la tendresse aussi. Oui, je ne suis pas aveugle, même si je tente parfois de l’être. Oublies tout, Lucas. Tout sauf moi et Lucie. Rien dans tes questionnements ne devraient être si important. Parler de chute, de fin ? Jamais. Je ne m’arrêterais jamais, tu devrais le savoir et je compte bien t’entraîner avec moi. Pas dans la chute, non, au contraire même. On a pas fini de s’élever, mon ange noir. Ne t’inquiète pas, on restera ensemble. Pour un bon bout de temps.

« Je ne chuterais pas avec toi. Je te retiendrais, tout comme je sais que tu me retiendras. Seuls les faibles chutent et on ne l’est pas. »

Jamais je ne te considérerais comme faible, au contraire même. Tout comme je tente de rester forte, peu importe mon passé. Le froid, le sang, la douleur, la violence. Tout ça m’a forgée. Je me suis relevée, chaque jour plus forte. Il y a peu de chose qui me font peur désormais et chuter n’en fait définitivement pas parti. Je tente un sujet plus léger, un sujet qui est dans le ton. Du saut à l’élastique. Ne trouves-tu pas que cela pourrait être amusant ? Visiblement non, tu as une petite moue qui veut tout dire. Voyons efface-la et tentes un sourire, je vais finir par croire que mes idées sont mauvaises. Sauf que quand tu reprends la parole, je ne peux pas empêcher un grand sourire de me venir aux lèvres. Plus de sensations ? Oh j’en suis certaine, surtout vu la façon dont tu peux réveiller mon corps. Mais promis, cette réponse-ci, je la garde pour moi. Tu me proposes un marché, un jeu, dont les enjeux sont plutôt… Alléchants. Je laisse un petit sourire apparaître sur mon visage avec ma réponse.

« Hum les enjeux sont intéressants des deux côtés. J’ai du mal à savoir si j’ai envie de gagner d’un coup. »

Mais tu le sais, quand j’entre dans un jeu, je ne fais pas semblant. Et rien ne t’empêchera de me surprendre un jour. Quand à garder le secret… Mon ange noir, depuis quand est-ce que je fais preuve de retenue ? Je ne pourrais pas m’empêcher de jouer ma curieuse. Mais je te le promets, je tenterais de ne pas être trop… Invasive. Du moins, de ne pas être trop convaincante. J’attends le nom du jeu que tu finis par me donner. Battle. A cinq joueurs. Tes règles sont si précises et en même temps tellement large… Ne m’en veux pas de me faufiler dans toutes les failles, mon ange noir. Et n’hésites pas à trouver l’autre moitié de tes joueurs. Qui se sert en dernier ne veut pas dire qu’il aura la pire pioche…

« Amusante, intrigante Lucie… Commençons à chercher et allons jouer alors. J’ai repérée une porte derrière le DJ, je suis sûre que c’est une petite salle, où la musique sera bien assez forte et où ne risque pas d’être dérangés… Va chercher tes joueurs, Lucas. On se retrouve ensuite. » Je lève la tête, déposant un baiser sur sa mâchoire avant de m’écarter de lui avec un léger sourire. « A tout de suite, mon ange noir et ma diablotine préférée. »

J’avance ensuite dans la foule, m’y mêlant. Je sais déjà que dans ce genre de party, les meilleurs danseurs se trouvent presque au devant de la scène. Une façon de profiter de la musique et de ne pas être bousculer par ceux qui ont besoin de boire toutes les deux minutes. Je prends deux minutes pour observer un peu mon environnement, y trouvant immédiatement mon premier danseur. Pas un frimeur, il bouge à peine mais la grâce dans ses mouvements, la façon dont ils sont lestes et assurés me permet de savoir qu’ils dansent depuis longtemps. Je m’approche de lui, le mettant ensuite sous mon emprise. Quelques murmures plus tard, il quitte la salle pour m’attendre dans l’arrière salle pendant que je trouve mes autres danseurs. Un autre homme, deux femmes. Je m’assure qu’ils savent danser en les mettant sous mon emprise, puis en leur demandant depuis combien de temps ils dansent. Une fois mon équipe constituée, je les suis à l’intérieur avec un grand sourire aux lèvres. Oui, Lucas, il n’y a que quatre danseurs… Mais tu ne m’as jamais dis qu’on ne pouvait concourir. Je t’observe, déjà en place, déjà prêt, tout comme tes danseurs. Alors voyons quel niveau d’originalité tu toléreras. Est-ce que tu décideras que ce jeu est trop dangereux et on passera à quatre danseurs ? On tenteras-tu l’aventure avec moi ? Je m’approche, me glissant contre ton corps, le collant à moi. Mon sourire ne disparaît pas pendant que je murmure mes propos contre son oreille, laissant mes lèvres le frôler à chaque parole.

« J’ai décidé de conquérir d’une façon un peu plus active, mais j’exige, si tu dois considérer que je dois mourir, que tu t’en occupes personnellement. Je n’ai rien contre le fait que ce soit une petite mort plutôt que la plus… immortelle. »

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Dim 28 Aoû - 18:05


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Qu’est-ce qu’on fait Amaëlle ? Se rapprocher de la sorte, ce n’était pas prévu, ça ne faisait partis d’aucun plan. Maintenant il y a trop de questions, trop d’incertitudes, trop de changements. Des bons ou des mauvais ? Je dirais des bons pour l’instant, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Tu es arrivée dans ma vie et tu as tout bouleversé, tu m’as bouleversé et aujourd’hui je n’arrive plus à penser clairement, pas quand je suis en ta compagnie en tous cas. C’est dangereux, j’espère que tu en as conscience, sûrement d’ailleurs, mais tu t’en fiches, tu aimes ça après tout, le danger. Sauf que moi je ne peux m’empêcher de penser à tout, au passé, au présent, au futur. Pour l’instant nous sommes forts ensemble, aussi parce que cette relation est toute récente, qu’elle ne s’est pas ébruitée, mais plus tard, qu’en sera-t-il ? Et si on tombait ensemble ?

Oui, je pense trop, trop négativement surtout, toujours à envisager le pire scénario, mais il faut bien en arriver là pour pouvoir l’éviter. Toi tu préfères relativiser, une autre façon de faire, une méthode qui n’a jamais été la mienne mais que je devrais sans doute adopter parfois. J’écoute ses mots, je les trouve profonds, vrais. Nous sommes loin d’être faibles, elle a raison. Pourquoi chuter alors qu’on pourrait voler ? De nouveaux plans se dessinent peu à peu dans mon esprit, des plans qui nous surélèveraient, des plans qui en feraient trembler plus d’un. Je la regarde, me perdant dans ses yeux marron-vert, les yeux d’une bonne partenaire, d’une excellente reine pour cette ville.

- C’est vrai, on ne l’est pas.

On est bien plus que ça, on sera bien plus que ce qu’on est là, tu verras. Pour l’heure profitons de cette soirée, un autre jour nous parlerons de plans. Ce soir parlons plutôt de jeu, Lucie est de bonne humeur alors faisons en sorte de la ravir un peu plus avec le jeu de son choix. Une battle mortelle, ça faisait longtemps, pourquoi pas. L’idée semble plaire à Amaëlle en tous cas, tant mieux, parce que c’est une partie qui pourrait être tout à fait intéressante. J’ignore si c’est le jeu en soit ou les enjeux qui la tente le plus, peut-être les deux, mais en tous cas elle accepte ma proposition.

- Je t’attends là-bas, prends le temps de bien choisir tes joueurs, je ne voudrais pas que tu perdes trop rapidement.

Je la provoque un peu, ce n’est pas le genre de chose que je fais habituellement, mais j’ai cru remarquer qu’elle aimait ça, que ça déclenchait quelque chose de tout à fait intéressant chez elle qui me plaît bien. Alors disparaissons maintenant, avec cette idée de défi bien en tête. Elle se fond dans la foule et j’observe mes candidats de mon côté. Le plus difficile est de traverser la foule pour atteindre mes joueurs et les hypnotisés, voilà pourquoi je ne m’attarde pas bien longtemps ici. J’avais déjà repéré trois joueurs sur cinq, il ne me faut pas bien longtemps pour repérer les deux derniers. J’ai constitué un bien bon groupe avec plusieurs styles de danses différentes, allant du classique au hip hop ou encore à l’homme robot. On verra bien s’ils se démarqueront mieux des joueurs d’Amaëlle, mais pour que la partie soient fairplay, il nous faut également un jury.

Peu de temps après j’attends dans la salle avec mes cinq joueurs derrière moi, puis juste à côté se trouve une table où sont ligotés trois humains à une chaise. Evidemment j’ai laissé l’un de mes joueurs faire le travail. Maintenant je n’ai plus qu’à attendre Amaëlle et ses concourants. Elle ne tarde plus arriver, ses joueurs aussi, le seul hic c’est qu’il en manque un et quelque chose me dit qu’il ne s’agit pas d’un oubli. Non, Amaëlle est bien plus originale que ça. Elle s’avance jusqu’à moi, collant son corps au mien, murmurant tout contre moi qu’elle compte participer à cette battle. Lucie saute de joie, excitée par cette idée. Moi ? Je ne sais pas trop.

« Dis-lui qu’on la veut pour la fin ! Il faut toujours finir avec le meilleur ! »

- Participation accordée, à condition que tu sois la dernière joueuse, Lucie tient à cette exigence. Quant à cette mort, nous verrons bien ce qu’il en sera le moment venu.


Vas-tu me prendre au sérieux ? Après tout j’ai toujours été du genre assez stricte sur les règles du jeu, mais si le jury décide que tu as perdu, tu dois bien te douter que je te réserverai un autre sort que la mort, mais ne crois pas en sortir sans rien pour autant, après tout tu connaissais les conditions. Je constate en tous cas que tu as su jouer sur mes mots pour retourner le jeu en ton sens, tu es douée pour ça, douée pour me surprendre et étonnamment, j'apprécie que tu trouves les failles dans mes règles.

- Je te présente le jury, Clara, Edward et Ryan. Ils choisiront qui a réalisé la meilleure danse avec impartialité. J’espère que tes joueurs sont prêts, les miens sont impatients.

J’envoie mon premier homme sur la piste de danse, il pratique régulièrement la breakdanse apparemment, très doué d'après ce que j'ai pu observer. Voyons voir quel sera ton premier choix, Amaëlle, j’espère que tu as choisis du haut niveau, autrement les miens risquent de l’emporter 5-0, ce serait dommage qu’il n’y ait pas plus de morts que ça, à moins que ce ne soit toi qui remporte toutes les batailles contre les miens. Nous verrons bien.

acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Dim 6 Nov - 23:14

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Ce n’est pas et ne sera jamais dans mes habitudes de voir la vie en noir, Lucas. Peut-être pourrais-je un jour t’amener à penser comme moi, mais je ne pense pas que j’y parviendrais avant de longues décennies. Enfin, toujours est-il que quand tu vois dans cette relation une possible faiblesse, j’en vois une force. Après tout ce qu’on a déjà vécu, je n’ai pas de mal à penser que chaque épreuve ne fera que nous souder un peu plus. De plus, tu devrais le savoir, quand quelque chose en vaut la peine, je m’accroche et il est difficile de me déloger. Tu es coincé avec moi pour un long moment, mon ange noir.
Je soutiens son regard, en lui affirmant que je ne vois aucune chute dans notre avenir, car nous serons ensemble et que nous ne serons jamais faibles. Je n’aime pas ce mot, voilà bien une chose que j’ai emporté de ma mortalité, je préfère me tuer que devenir faible. Alors oui, je ne le serais pas. Et je sais que tu ne l’es pas non plus. Comment pourrais-tu l’être après tous les évènements de ton passé ? Et après tout, Lucie n’est-elle pas en partie présente pour t’aider à passer au-dessus de tes faiblesses ? Je vois que mes mots portent à ses oreilles et je ne retiens pas mon sourire, qui s’agrandit à l’annonce d’un jeu. Un jeu qui possède d’attrayantes récompenses. De quoi me contenter quelque soit le résultat. Voilà bien le genre de jeu que je ne peux qu’apprécier, celui où nous serons tous les deux gagnants. Lucas me lance une petite provocation, à croire que je finis par avoir mon influence sur lui, amenant mon sourire à devenir un peu plus carnassier. Voyons, mon doux ange noir, je ne suis pas du genre à perdre, encore moins après un tel défi. Tu as réveillée le fauve, mon amant, et celui-ci a faim de jeux et de toi…

« Prépares à toi à une belle bataille, je ne compte pas te laisser gagner si facilement. »

Oh non, le jeu va commencer. On parlait de profiter de cette soirée, d’en ressortir avec de beaux souvenirs et un grand sourire, n’est-ce pas ? Alors, lançons les dés et commençons à jouer, tu le sais, de toute façon, d’ici la fin de la soirée, j’aurais fais en sorte de passer outre tes plans pour te permettre de tenter un peu de spontanéité. D’ailleurs, je passe à travers une faille de ton plan pour me permettre de jouer un rôle un peu plus actif dans notre jeu. J’entre dans la salle et je vois immédiatement dans les yeux du Lucas qu’il a compris qu’il se passerait quelque chose, sans forcément comprendre ce que je compte faire. Je lui explicite un peu la chose, tout en m’approchant de lui, de nouveau contre son corps. Alors, que comptes-tu faire, Lucas ? Vas-tu refuser ou allons-nous jouer ? Visiblement, il est l’heure de jouer…

« Merci Lucie. Et j’ai hâte de savoir ce que tu pourrais me réserver. »

Car je compte bien te demander ce à quoi tu penses avec tant de sérieux, que je gagne ou que je perde, bien que dans le dernier cas, je le verrais également. Réfléchis bien, Lucas, nous sommes plus ou moins sur ton terrain de jeu. Je me détourne un peu, observant la salle et le jury. Trois. Un bon chiffre, au moins il n’y aura pas de conflit. Leurs prénoms, par contre, Lucas, je dois t’avouer que je ne risque pas de les retenir. Ils ont peu de chance de survivre à cette soirée alors…

« Ne t’inquiète donc pas, Lucas, le jeu peut commencer. Ils sont prêts et je le suis également. »

Il est l’heure de nous amuser. J’observe le choix de Lucas, les vêtements de sa proie, ses déplacements, les pieds rentrés à l’intérieur, les genoux fléchis. Pas un danseur étoile, cet homme. J’envoie une femme face à lui, fine et délicate. Un choix grossier, d’un point de vue extérieur. Tout le contraire de cet homme… Sauf qu’elle est une danseuse invétérée de Country, ce qui tombe bien car le DJ va passer cette musique dans exactement une minute, soit, quand notre battle commencera. Quoi ? Il ne m’a pas interdit d’aller à la pêche aux renseignements avant de venir, et aller voir le DJ ne m’a guère pris longtemps. Je me tourne vers Lucas avec une dernière remarque et un sourire aux lèvres, qui s’agrandit quand la chanson commence. Country, comme promis…
On va pouvoir voir si l’un de nous est un mauvaise perdant au cours de ces battles… Quoi que, au vu des enjeux.

« J’aurais pensé que tu aurais été jusqu’à hypnotiser un gardien pour la porte, histoire d’empêcher des visiteurs de venir fouiner ici. Est-ce que tu relâcherais ta vigilance, mon doux ange noir ? »

Ou as-tu prévu autre chose ? Enfin, l’heure est plutôt au duel mais rien ne m’empêche de te parler en même temps, de toute façon, jusqu’à la dernière manche, il ne se passera rien de très intéressant… Du moins, à mon avis. J’aurais presque envie d’accélérer les choses pour en arriver là, mais je compte bien jouer fair-play alors attendons, discutons et patientions, mes deux diables préférés…

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Ven 9 Déc - 13:24


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Une fête, ce n’est pas vraiment mon choix de divertissement favoris, je dirais même que je placerais ça tout en bas de la liste. Je ne bois pas, je ne danse pas, je ne m’intéresse pas à toute cette foule. Alors qu’est-ce qu’on fait là au juste Amaëlle ? Tu as voulu me traîner jusqu’ici, soit, mais ne compte pas sur moi pour agir comme tout individu normal et profiter d’une soirée plus que banale. Rendons-la plutôt unique, comme toutes les autres, et pour ça rien de mieux qu’un nouveau jeu. Puisque nous sommes à une fête, autant garder le thème de la musique et adapter le jeu avec des danses. Evidemment je n’oublie jamais l’aspect sanglant, ce ne serait pas aussi amusant sinon.

On se rejoint assez rapidement dans l’autre salle, Amaëlle, moi, le jury et tous nos joueurs. Joueurs dont Amaëlle compte apparemment faire partie. Pourquoi pas, je ne l’ai jamais interdit après tout et j’ai toujours su compter sur elle pour de nouvelles surprises. Et des surprises je sens qu’il y en aura ce soir, sans doute pas que des bonnes. Mon attention est détournée par un bruit que personne ne semble avoir remarqué, sans doute rien, mais je n’ai jamais aimé les doutes. J’envoie tout de même mon premier homme sur la piste de danse, tentant de ne pas me laisser trop distraire, peut-être une autre stratégie d’Amaëlle pour que je perde la partie.

Je suis un peu surpris par le choix d’Amaëlle, quoi que pas tant que ça en réalité, après tout rien de mieux que deux adversaires complètement opposés pour pouvoir s’affronter. Je suppose qu’ainsi l’un se démarquera beaucoup plus de l’autre. La prochaine musique est lancée, du country, j’admets que je ne m’attendais pas à ce que le DJ passe un tel morceau, mais je suppose qu’on le doit à Amaëlle. En fait je n’ai aucun doute quand je vois sa participante s’adapter parfaitement au choix de la musique alors que mon joueur est un peu à la ramasse, même si au moins il ne déclare pas forfait et essaie. Enfin je prête bien plus d’attention aux paroles d’Amaëlle. Un gardien à la porte... Où est-il passé ? Amaëlle a raison, ce soir j’ai un peu trop relâché ma vigilance.

- Il devrait être là...

Je parle à voix haute, mais je me parle surtout à moi-même. La musique se termine tout comme la battle et le jury donne à l’unanimité ses voies par la joueuse d’Amaëlle. On dirait que j’ai perdu la première manche, mais ce n’est pas vraiment ce qui m’inquiète. Pourtant je continue de jouer le jeu et reporte mon regard vers elle.

- Bravo, tu viens de remporter le premier meurtre. N’hésite pas à être cruelle, ça ne les motivera que plus à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Je ne doute pas de toi pour bien faire passer le message de toute façon. J’entends un nouveau bruit qui attire mon attention. Suis-je donc le seul à entendre ça ? Le seul à faire trop attention ? Sans doute, mais je sais que quelque chose cloche et en général mon instinct ne me trompe jamais. Je me tourne vers Lucie qui est sur ses gardes elle aussi. A ton avis, à quel genre d’ennemi avons-nous à faire ? Je me détourne du jeu, regardant derrière-moi, balayant l’immense pièce du regard.

« Dans le coin d’ombre, derrière les caisses, il y a quelque chose qui brille... »

Une arme. Le coup de feu part et je l’évite de justesse, mais la balle achève l’un de mes joueurs, celui qui était de toute façon condamné à mort, mais qui devait être remis aux soins d’Amaëlle. Je n’attends pas une seconde de plus avant d’attraper une barre de fer et apparaître juste derrière cet homme pour planter cette barre dans sa gorge et le laisser se vider de son sang. Il fallait que je le tue, avant qu’il ne tire une nouvelle balle qui aurait pu blesser Amaëlle. J’entends alors plusieurs armes se charger et aperçois au moins cinq points rouges pointer sur moi. Tu vois Amaëlle, j’ai toujours su qu’il ne fallait pas agir trop hâtivement. D'ailleurs tu ne risques pas de me faire aimer les fêtes de sitôt.

- On dirait qu’on vient de trouver de nouveaux joueurs...

Je ne serais pas contre que tu identifies celui dont le point rouge se dirige tout droit vers mon cœur et que tu l’élimines. Le reste je n’aurais aucun problème à m’en charger.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 22 Déc - 15:07

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Voyons mon ange noir, tu le sais, je suis une grande joueuse, surtout quand tu es concernée. Ce soir, nous allons commencer à jouer et je ne compte pas me lasser de changer les règles. Je jouerais, de toi et avec toi, et on verra lequel de nous remportera le gain final… Bien que je n’ai aucun doute sur ce que serait le mien. Mais jouons, en attendant, bousculons les règles, surprenons l’autre. J’aurais presque autant de curiosité à connaître la sentence que vous me réserveriez si je perdais, que je ressens l’envie de gagner. Entre les deux, mes envies balancent…

Malgré tout, je joue le premier tour comme je l’avais décidé. J’envoie ma fille, à l'aise dans son univers, pour la chanson choisie par le DJ. Et comme prévu, le gagnant est très simple à deviner. Ce qui amène un sourire à mes lèvres pendant que je me tourne vers Lucas. Tu devais te douter, tout de même, que je retournerais les règles contre toi, c’est ce que j’ai toujours fais et jusqu’ici, je trouve que cela nous a plutôt bien réussi, n’es-tu pas d’accord ? Enfin, je finis tout de même par lui faire part d’un petit détail que j’avais trouvé dérangeant, cette absence de gardien. Est-ce que Lucas se relâche et ce serait ainsi un oubli de sa part ou est-ce qu’il y aurait un problème dans cette petite soirée ? Alors, mon ange noir, qu’en est-il ? A ce que je vois dans tes yeux et ce que je crois entendre, on dirait que la soirée ne se passe pas comme tu l’espérais. Est-ce qu’il est temps, pour autant, de paniquer ? Non, je pense que bien assez tôt, nous aurons nos réponses. Mais ce que je n’apprécie pas, c’est que du coup, Lucas n’est plus qu’à moitié présent dans l'instant. Je parie également que Lucie doit commencer à s’agiter, n’est-ce pas ? Eh bien… Les réponses ne tarderont pas. En tout cas, celles des juges et jury sont unanimes. Je croise le regard de Lucas et je finis par lui répondre avec un léger sourire amusé :

« Je compte bien remporter plus d’un meurtre. Et me montrer également de plus en plus créative. »

Alors, que faire de cet homme ? Je me souviens toujours qu’il faut éviter l’électricité ainsi que les aiguilles, malgré tout, il reste des dizaines de façon de mourir, bien que dans cet entrepôt, ce soit un peu plus compliqué. Mais tant pis, je vais tout de même trouver. Il faut juste que cela reste assez original pour être divertissant et en même temps, un avertissement pour les autres joueurs. Je finis par trouver et je m’approche de l’humain quand j’entends le coup de feu, je fais immédiatement volte-face, trouvant Lucas en train de courir vers l’homme responsable de cette balle. Et il n’est pas blessé apparemment, par contre, à l’odeur du sang, on m’a retiré mon amusement… Quel dommage que l’autre homme soit mort tout de suite, je l’aurais bien tué de façon bien douloureuse pour lui apprendre à ne pas gâcher la fête… Mais tant pis. Par contre, ce qui me plait beaucoup moins, c’est le bruit des armes qui se rechargent… Je scanne la salle du regard, trouvant deux hommes pointant leurs armes… Sur Lucas. Lucas qui prend la parole mais la seule chose sur laquelle je peux me concentrer, ce sont ses traits rouges. Vous menacez la vie de la mauvaise personne, mes mignons. Vous allez vraiment souffrir.

J’amène deux doigts à ma bouche et je pousse un gros sifflement, un bruit assez assourdissant, qui attire leur attention sur moi, l’espace d’une seconde et j’en profite pour tirer, avec ma propre arme, sur le compteur d’électricité, tout d’un coup, toutes les lumières s’éteignent et j’entends des jurons. A oublier vos lunettes infrarouges, mes mignons, vous allez le regretter maintenant, je vous le jure. Dites bye bye à la vie.

« Je m’occupe des deux sur le toit. »

Cette fois, je ne joue plus. Ils se sont approchés de la seule personne qu’ils auraient dû éviter. Je jette un regard à Lucas, il a l’air d’aller bien. Une balle qui l’a frôlé mais aucune ne l’a touché. Tant mieux, je dois avouer avoir eu un léger coup d’adrénaline en entendant deux balles siffler malgré mon coup de feu rapide. Eh bien, il y en deux qui m’attendent. Je range mon arme et je saute sur le toit en m’aidant d’un tas de caisse qui forme un escalier naturel pour ceux de mon espèce. Rejoindre le toit est rapide et silencieux, je vois l’un des deux qui a des lunettes sur le nez et l’autre qui les cherche toujours. Ma première proie est facile à deviner. Je me dirige vers le combattant en état, sortant ma lame, j’évite son pieu, sautant au dessus de lui et atterrissant dans son dos, j’en profite pour planter ma lame dans sa colonne vertébrale avant de le pousser pour qu’il tombe sur le sol. Bien, un de moins. Au deuxième, je me tourne vers et je vois qu’il n’a toujours pas trouvé ses lunettes mais qu’il me vise de son arme à feu. Je ne dis pas un mot, attendant qu’il détourne son attention. Un bruit vers le bas attire son attention et je fonds sur lui pour lui rompre la nuque avant de nous faire tomber sur le sol. La réception se passe mieux pour moi que pour son corps. Et cela me permet de me rendre compte qu’un des jury a une balle qui lui a traversé la gorge. Hum… Pas ce qui était prévu à l’origine.

« Pourquoi une soirée ne se déroule jamais comme prévu dans cette ville ? »

Je baisse les yeux sur les deux cadavres, les poussant du pied. Ah tiens, toi t’es encore un peu vivant, malgré la chute, mais plus pour très longtemps. Faut dire qu’en étant devenu tétraplégique… Je ne sais pas si ta survie serait intéressante… Quoi que ! Cela pourrait être intéressant de te voir te suicider dans le futur. Oh oui… Malheureusement, ou heureusement, je ne le ferais pas. Parce que tu as menacé la mauvaise personne.

« Bah alors, tu ne veux pas répondre ? Décidément, tu n’as aucun intérêt toi. »

Je me retourne, regardant de nouveau Lucas et sentant cette fois un tiraillement dans mon bras, je baisse les yeux pour voir un trou, un peu fumant, dans lequel est logée une balle en argent. Je me disais bien que mon bras commençait à s’engourdir. Eh bien… La prochaine fois, j’éviterais la robe si c’est pour finir ainsi. Surtout que le bleu et le rouge ne se marient définitivement pas ensemble. Dommage, je l’appréciais pourtant…

« Ca c’est une vraie fête, avec des fauteurs de trouble partout… Alors, mon ange noir, qu’en dis-tu, est-ce qu’ils t’ont convertis aux soirées ? »

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Lun 26 Déc - 18:29


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Contrôles-tu la situation Amaëlle ? Et moi, est-ce que je la contrôle ? Les soirées publiques c’est plus ton fort que le mien, j’ai toujours eu une préférence pour les petits comités, moins de mauvaises surprises. J’ai accepté pour toi, je n’ai pas pu m’empêcher de vérifier les alentours pour autant, pas de pièges pour l’instant, mais jusqu’à quand ? Voilà le problème avec ce genre de soirée, c’est que ça peut surgir à n’importe quel moment, sans qu’on en prenne forcément conscience. Regarde, je n’avais même pas remarqué que le gardien que j’avais posté à la porte avait disparu avant que tu ne l’évoques. Etre si distrait ne me ressemble pas. J’ai beau essayer ta méthode Amaëlle, je n’y arrive pas, j’ai besoin de tout savoir, tout contrôler, et là je sais que quelque chose ne va pas.

Lucie est aux aguets et moi je ne suis plus du tout concentré sur la partie, malgré les douces promesses d’Amaëlle de se faire plus créative à chaque meurtre. Je me retourne, j’analyse, je repère et la première balle fuse. J’évite de justesse, ce qui n’est pas le cas de la cible d’Amaëlle. J’agis, achevant ce faiseur de trouble avant qu’il ne tire une balle de plus, je ne le laisserais pas davantage gâcher la partie. Sauf que couper une tête et deux autres en repoussent. J’aperçois alors ces points rouges sur moi, tout comme Amaëlle, lorsque j’annonce que nous avons de nouveaux invités. Je sais qu’elle va réagir, mais avant ça j’en profite pour repérer leur emplacement.

Un sifflement, une coupure de courant, puis des tirs, mais je ne suis déjà plus là. L’électricité de la salle voisine est coupée aussi, plus de musique, le silence complet avant le bruit des balles et la panique générale. On les entend crier à côté, sans doute se précipitent-ils tous vers la sortie, au moins personne ne vient ici. Je prends sur moi avec les contacts pour venir tuer le plus proche de mes ennemis, je fais voler son casque puis un craquement de nuque et il est déjà mort. Je prends son arme, vise, tire, tue. Deux autres morts. Je jette un regard vers Amaëlle, comme je m’en doutais elle s’en sort à merveille.

« Qui sont-ils ? »

C’est ce que je compte vérifier. Je regarde l’homme décédé à mes pieds, pas un dhampir ni une quelconque espèce, juste un humain. Intriguant. Je m’intéresse d’autant plus à son cas, le fouillant pour trouver des papiers. Un militaire, agent Smith, soldat d’une unité. Je m’intéresse maintenant à son matériel, armes de pointe, balles d’argent, poison, pas de couteaux pour le corps à corps mais des pieux. Ils savent pour nous. Une nouvelle base fuse et je reconnais l’odeur du sang d’Amaëlle. Je la cherche du regard et ne tarde pas à la trouver, pas de blessure grave, mais une blessure quand même. Je rejoins Amaëlle qui achève un humain de plus, apparemment amusée par la situation. L’es-tu réellement ?

- Pas vraiment. Il faut te retirer cette balle rapidement, elle pourrait être empoisonnée.

Je repère un autre tireur avant que le coup ne fuse, poussant Amaëlle derrière une caisse pour lui faire éviter la balle à temps. Mon corps se retrouve collé au sien, un peu trop proche. Oui, parfois il m’arrive encore d’avoir des difficultés avec les contacts même s’il s’agit d’Amaëlle. Je plonge mon regard dans le sien, je n’aime pas ce que je ressens, cette inquiétude à son égard. Je n’aime pas ressentir. Que fais-tu Lucie ?

- Attends-moi là.

Je disparais et achève celui qui a failli toucher Amaëlle, puis un second soldat. Combien sont-ils au juste ? Que cherchent-ils exactement ? Notre mort ? Ou bien plus encore. Je n’aime pas me poser des questions. Je n’aime pas rester trop longtemps dans une même ville, ça finit toujours par attirer l’attention, les problèmes. D’abord Daniel et Malia, maintenant ces humains. Puis il y a ces sentiments que je ne contrôle pas, ces émotions que je ne veux pas.

« Regarde ce que j’ai trouvé Lucas ! »

Je me tourne vers la voix de Lucie, te revoilà ! Je la vois jouer avec une grenade, voilà qui est intéressant. Je m’approche d’elle et du sac qu’elle a trouvé, trois grenades. Une seule pourrait suffire si on vise correctement.

« Fais tout sauter Lucas ! Fais tout sauter ! Je veux voir des feux d’artifices ! »

J’embarque les trois grenades avec moi, esquivant une nouvelle balle de justesse. J’ignore combien ils sont, combien nous attendent encore, mais je n’ai pas l’intention de les laisser nous piéger ici. Je rejoins Amaëlle, elle n’a pas l’air aussi en forme que tout à l’heure, il faut que je nous fasse sortir de là. Je place deux grandes entre ses mains et garde la dernière pour moi.

- A quel point te reste-t-il d’énergie ?


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Ven 30 Déc - 1:40

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Cette soirée ne se passe pas du tout comme elle était prévue. C’était sensé être un moment amusant, où repousser les limites de Lucas. Et voilà que cela se transforme en fusillade et en menace sur sa vie. Finalement, Lucas, il semblerait que tu gagneras sans rien faire. Il n’y a rien que je déteste plus que l’idée qu’on menace ta vie. Et si pour éviter ça, il faut éviter les grandes soirées… Eh bien celles-ci vont se passer de ma présence pendant quelques temps.

Je m’occupe de mes proies et je sais que Lucas s’occupe également des siennes. Le seul petit hic, c’est qu’au moment d’éliminer ma dernière proie, je me prends une balle, heureusement dans le bras. Je ne m’en rends pas compte tout de suite, mais quand mon gras commence à s’engourdir, le signal d’alerte est lancé. Enfin, il est toujours temps de s’amuser un peu avant. Ce n’est pas comme si c’était pressant. J’ai l’habitude des armes en argent planté dans mon corps, j’ai déjà eu bien plus douloureux. Alors oui, je prends le temps de tuer un dernier homme et de plaisanter un peu avec Lucas, qui malheureusement, ne goûte pas à la plaisanterie. Voyons, mon ange noir, faut sourire un peu, la situation pourrait être bien pire. Et elle est peut-être empoisonnée, mais pour l’instant, tout va encore bien. Je n’ai pas le temps de parler que je vois les yeux de Lucas s’agrandir avant de le sentir me pousser. Je ne tente pas de résister, me laissant plutôt entraîner dans son mouvement, bien que l’atterrissage soit à revoir. Cela fait bien longtemps que Lucas à ma confiance aveugle. Je vois son regard se troubler avant qu’il ne redevienne clair. Je ne sais pas ce qui lui a traversé l’esprit… Mais je comprends ses prochaines paroles. Et elles ne me plaisent absolument pas.

« Fais attention à toi. »

Parce que si je sens l’odeur de ton sang ou que j’entends le moindre danger pour toi, je vais sortir pour te rejoindre, peu importe le danger. Je le vois disparaître et plutôt que de suivre son trajet avec angoisse, je préfère jeter un coup d’œil à mon bras. Hum, finalement ce n’est pas si beau que ça. On dirait qu’il n’avait pas tord sur l’empoisonnement, parce que je n’ai jamais eu de veinites aussi étendues avec de l’argent. Et évidemment, je n’ai pas de quoi retirer cette balle sur moi. Vraiment, la prochaine fois, je me contente de mes pantalons, sur lesquels je peux transporter une ou deux lames…

Je vois Lucas réapparaître devant moi, ce qui me permet de me rendre compte que j’ai du avoir une absence sinon comment expliquer le fait qu’il ait des grenades dans la main ? Enfin, je me reconcentre sur lui et sur la situation. Je n’aime vraiment pas être dans la position de la proie et cela me donne le coup de pouce nécessaire pour garder ma lucidité. J’entends ses paroles en même temps que je resserre ma prise sur les grenades. A quel point ? Eh bien, en étant lucide, je dirais que dans les cinq prochaines minutes, je pourrais battre n’importe quel mec venant chercher le corps à corps. Dans dix minutes, je deviendrais mollassonne. Et à ce rythme, je dors pas cher de mon corps d’ici une trentaine de minutes, surtout si les veinites continuent de se développer à cette vitesse. Je sais pas c’est quoi leur poison, mais je veux bien leur emprunter.

« Pour l’instant, bien assez pour leur faire regretter d’avoir gâché la soirée. Par contre, pas sûr que ça dure longtemps. »

Hum, je ne sais décidément pas si j’aime les nouvelles technologies ou pas. Je fais rouler les grenades entre mes doigts. Deux bonnes factures, avec une lourde charge, il ne va pas falloir qu’on reste dans le coin quand elles exploseront. Par contre, il y a un numéro de série dessus. Pas besoin de chercher plus loin, si jamais il y a un numéro, ce n’est pas un gang. Et au vu de leur costume… Ou plutôt habits. Merde.

« Qu’est-ce que des militaires foutent en ville ? »

Oh et puis non, ce n’est vraiment pas le moment de se poser des questions. Je me secoue, me redressant et tendant l’oreille. Ils nous canardent avec des mitraillettes et au vu des bruits, notre abri de fortune va bientôt lâcher prise. Va falloir qu’on se casse de là. Surtout que si j’en crois les bruits de sabots, y a pas d’autres mots pour décrire le boucan que font les humains, y a un groupe qui se dirige droit vers nous. Je tourne mon regard vers Lucas, lui adressant un dernier sourire amusé, tout en laissant mes doigts frôler les siens, une manière comme une autre d'avoir son contact. Eh bien, on dirait que cette soirée sera tout de même riche en couleurs…

« Ouvre la marche, je couvre tes arrières. »

Quand à savoir quelle position est la mieux, entre être au-devant des ennuis, ou juste après, au risque de se prendre une balle destinée au premier… C’est aller chercher bien loin. Les deux positions puent. Mais avec trois grenades, j’espère bien qu’on arrivera à en tuer un maximum avant qu’ils ne nous touchent. Et les autres, on leur rendra visite un autre jour… Si jamais ils ont la mauvaise idée de rester dans cette ville. Pour l’heure, on se casse, fissa. Il est temps de redevenir les chasseurs et non plus les proies.

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Lun 23 Jan - 16:12


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

On dirait que nous avons de nouveaux ennemis Amaëlle. Sont-ils venus pour toi ou moi ? Peut-être les deux, peut-être aucun. Ils ont l’air d’être au courant pour notre espèce, peut-être sont-ils ici pour nettoyer le quartier et dans ce cas ils ne savent pas qui nous sommes, pourtant quelque chose me dit que ça va bien au-delà de ça. Qu’en dis-tu Lucie ? Tu as l’air de beaucoup te méfier d’eux, tu as raison, ils ne sont pas communs. Il faut que je découvre qui sont ces militaires et ce qu’ils veulent vraiment, mais pour l’instant je dois déjà m’occuper de nous faire sortir de là vivant. Amaëlle a déjà été blessée au bras et je suis pratiquement sûr que la balle est empoisonnée étant donné ce que j’ai pu trouver sur eux. C’est étrange tout de même, j’ai l’impression qu’ils essaient de nous capturer vivant...

Je finis par rejoindre Amaëlle et la mets en sécurité avant qu’une autre balle ne la touche. Attends-moi là et économise tes forces tu veux ? On ne sait pas si ce poison agit vite, alors j’aimerais mieux que tu ne t’écroules en plein combat devant un ennemi. Laisse-moi m’occuper de celui qui nous tire dessus et trouver un plan, ensuite on agira ensemble. Le plan s’impose immédiatement à moi lorsque Lucie trouve ces grenades, le voilà, notre moyen de sortir d’ici. Je m’empare des trois avant de replonger mon regard dans celui de Lucie.

- On avait dit qu’on arrêtait avec les explosions, mais je suppose que c’est la bonne occasion pour être nostalgique.

« L’occasion parfaite même ! Je veux qu’il y ait le plus de morts possibles ! »


Ne t’en fais pas pour les morts Lucie, j’ai bien l’intention d’éliminer le plus d’ennemis possibles. Je rejoins Amaëlle et analyse l’état dans lequel elle se trouve. Je dois dire que cette vision ne me plaît pas beaucoup. Tu dis que tu es encore en pleine forme mais tu m’as déjà l’air bien assez fatiguée, sans parler de l’état de ton bras. Il faut que je te soigne. Il faut que je trouve comment. Je montre à Amaëlle notre porte de sortie, soit l’une des fenêtres de cette usine. Inutile de foncer vers les portes, elles doivent toutes être condamnées.

- Ils entrent principalement par la porte Nord, c’est elle qu’il faudra viser en premier. Ensuite la colonne du centre, si elle explose une bonne partie de l’usine s’écroulera. L’usine est encerclée, alors avant de passer par cette fenêtre il faudra lancer la grenade à travers, ça nous permettra de pouvoir passer en évitant les tirs.

Est-ce que le plan te convient ? Il vaudrait mieux, parce que ce n’est plus l’heure d’en trouver un autre et de toute façon si on vise correctement il fonctionnera très bien. Amaëlle me demande alors ce que font des militaires en villes, ce qui m’arrête un peu dans mes analyses de plan. A vrai dire c’est aussi une question que je me pose mais dont je n’ai pas encore la réponse. Néanmoins j’ai bien l’intention de l’avoir ce soir.

« Peut-être qu’ils veulent jouer au petit soldat ! »

- Je ne sais pas encore, mais ils ne seront pas déçus de l’accueil.


Et sur ces mots il est temps d’entrer en action, sauf que je n’ai pas l’intention de te laisser derrière moi. Elle ouvre le bal en visant la porte que je lui ai indiqué et nous voilà maintenant en mouvement. Je passe devant, pour l’instant, il faut que j’agisse avec assez de rapidité pour ne pas manquer ma cible. Je dégoupille alors ma grenade et vise la colonne, puis j’attrape la main d’Amaëlle et on se précipite ensemble vers la fenêtre. Sauf que la goupille coince et le problème avec mes plans c’est que je les calcule souvent à la seconde près. Amaëlle parvient à dégoupiller la grenade et la lancer à travers la fenêtre une courte seconde avant que nos corps passent à travers la vitre.

Autant vous dire qu’à une seconde près mon propre plan aurait pu nous tuer, on ne manque pas de ressentir les effets de l’explosion en tous cas et entre les brûlures, les morceaux de verres et le poison, Amaëlle ne m’a plus vraiment l’air d’être en état d’aller plus loin. J’arrache un débris de verre venu se planter dans mon flanc et porte Amaëlle dans mes bras, usant de ma rapidité pour quitter la zone de guerre avant qu’on nous crible de balles. Je la dépose dans l’une de leurs voitures et assomme l’un des soldats avant de le placer côté passager. Puis j’appuie sur l’accélérateur et fonce.

J’ai dû changer de voiture en cours de route, sait-on jamais s’il y avait un détecteur gps dans celle-là. Amaëlle est la majorité du temps inconsciente, même si par moment elle semble revenir à elle le temps de quelques secondes. Le soldat est toujours dans les vapes lui aussi. Je les transporte tous les deux jusqu’à mon appartement, après avoir vérifié qu’il n’y avait aucune puce sur lui. Je dépose Amaëlle dans mon lit et c’est le moment pour moi d’aller torturer un soldat. L’avantage de connaître le corps humain par cœur, c’est que grâce à ça on connaît les endroits les plus douloureux, on sait comment faire souffrir tout en maintenant sa cible en vie. Il m’aura fallu moins de dix minutes pour le faire craquer et me dire comment la soigner.

« Ce plan ne me plaît pas... »

Je sais Lucie, mais c’est soit ça soit on la perd. Je laisse le soldat de côté pour l’instant et retourne auprès d’Amaëlle, caressant doucement ses cheveux avant de venir planter une seringue dans son thorax pour la forcer à la réveiller. Oui, une seringue, je sais, mais il faut ce qu’il faut. Amaëlle revient immédiatement à elle mais sa respiration est saccadée et son état a beaucoup empiré.

- Amaëlle j’ai besoin que tu te concentres. Je ne peux pas retirer la balle avant d’avoir évacué le poison. Je vais devoir drainer ton sang au maximum, jusqu’à ce que tu te rapproches le plus possible de la mort, ensuite je pourrais retirer la balle. Il faut que tu restes consciente durant tout le long et une fois la balle retirée, tu devras te nourrir de mon sang.

Voilà les deux raisons qui ne plaisent pas à Lucie dans ce plan, la première est bien évidemment qu’Amaëlle va un peu trop frôler la mort, la deuxième, et bien il s’agit de la morsure, mais je suis prêt à l’accepter si c’est pour lui sauver la vie. De toute façon on n'a pas vraiment le choix, alors je fais une entaille sur ses deux poignets et avant que ses blessures ne se referment, je place un tuyau de chaque côté pour que son sang continue de s’écouler, permettant ainsi au poison de s’évacuer.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Dim 5 Fév - 0:14

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Cette soirée avait un potentiel intéressant, maintenant elle a un potentiel dangereux. Je ne pensais pas qu’elle se terminerait ainsi et au vu des derniers évènements, je ne pense pas que je l’apprécie à sa juste valeur. Je n’ai jamais apprécié me faire tirer dessus, même si je sais apprécier des guerriers intelligents. Ce sont même mes proies favorites. Mais pour ce soir, je me passerais de leur présence, surtout au vu de la nouvelle blessure ajoutée à ma collection.

Je sais que je ne suis pas au meilleur de ma forme quand je manque une partie de l’action. Ce n’est pas mon genre de me perdre pendant qu’on s’amuse à côté, surtout grâce à mon entraînement en tant que Dhampir. On m’a appris à ne jamais perdre le fil. Mais ce soir, je l’ai légèrement perdu. Quand à savoir comment je vais… Pour le moment, ça ira. Contre de simples humains, cela devrait le faire, même s’ils sont bien armés, ils n’ont pas les réflexes de notre espèce, et les miens sont pour l’instant suffisants, même affaiblis pour qu’on puisse s’en aller de cet endroit. Malgré tout, je ne sais pas combien de temps cela durera.

Lucas me ramène au présent quand il m’explique comment on partira d’ici. Faire tout exploser me paraît être un parfait plan, de quoi me concilier avec mon nouvel état, je l’espère, transitoire. Je hoche la tête à son plan et je baisse le regard sur les grenades que j’ai en main. L’analyse est rapide, la question tout autant. Ce sont des militaires. Quels intérêts auraient-ils à se ramener ici ? Pire, au vu des balles qu’ils utilisent, ils avaient des objectifs plutôt précis. J’ai du mal à croire que ce poison ne coûte pas une blinde, je les vois mal perdre leur chargeur sur des humains pour rien, quand ceux-ci sont si fragiles… Nan les réponses possibles ne me plaisent pas du tout. Mais nous n’avons pas vraiment le temps de nous les poser, même si Lucas me répond. Pas déçu de l’accueil ? C’est le cas de le dire. En tout cas ça sera notre mission ce soir. Une autre façon de nous amuser.

Je l’avoue, la suite est de plus en plus floue. Je dégoupille la grenade et je l’envoie vers la porte, pile quand une nouvelle tournée de soldat arrive. A croire qu’ils ont un bataillon infini à nous envoyer aux fesses. Non mais sans rire, ça fait combien de soldats qui seront morts ce soir en tentant de nous attaquer ? Non pas que je compatis, mais je serais curieuse de savoir, à ce rythme, combien de temps l’humanité survivra… Enfin tout ça pour dire que par la suite, je me laisse surtout guider par la main de Lucas. Et aussi sa crispation qui me fait comprendre qu’il y a à un problème et qui me permet de lancer ma dernière grenade à temps. En espérant que vous apprécierez la facture…

La suite est floue. Encore plus floue qu’auparavant. Cette fois, la douleur ne prend plus place dans mon bras, celui-ci est engourdi, par contre, le reste de mon corps est douloureux mais également lent, tellement lent. Je n’arrive pas à le mouvoir, pas correctement, pas comme je le souhaite. Et quand j’arrive à ouvrir les yeux, je comprends pourquoi. Je suis dans les bras de Lucas. Effectivement, je ne risque pas de réussir à me déplacer seule… On est dans un nouveau décor, plus loin mais pas encore assez. C’est ce que j’arrive à enregistrer avant de sombrer de nouveau.

Je me réveille, de temps en temps, assez pour sentir de plus en plus le froid. Chose étonnante. Je n’ai plus réellement ressenti le froid depuis plus de trente ans. C’est une sensation qui ne m’avait pas manqué. Je préfère nettement la chaleur. Mais c’est ce que je ressens, et confusément, je sais que c’est à cause du poison, qu’il a du profiter des blessures, de la faiblesse de mon corps pour aller un peu plus vite se répandre. Et malgré tout, j’ai une pensée pour ses putains de mecs soldats, il va vraiment falloir que je leur demande le nom de leur came.

Je ressens un pic de douleur brutale, mais qui étrange, éloigne le froid et le reste de la souffrance. Qui me ramène un peu par-dessus bord. C’est comme le dernier souffle, pendant une noyade, celle dont on avait besoin et qui me ramène. Qui me fait ouvrir les yeux. Pour me rendre compte qu’il fait vraiment froid, dans cet endroit. Je croise le regard de Lucas. Il a l’air préoccupé. Ce n’est pas normal. La déformation qui me fait voir son visage en double également. J’ai beau apprécié énormément ses traits, je l’avoue, je ne suis pas fan du côté dédoublé. Encore, ça serait un jumeau parfait, je ne dirais pas mais là… C’est juste très étrange.

Il parle alors je l’écoute, tout du moins je tente. Et j’en entends assez pour comprendre la situation, même s’il me faut un temps pour intégrer ses paroles. Pas ma faute, mon cerveau ne veut pas coopérer ce soir… A vrai dire, je comprends vraiment ce qu’il dit quand je ressens la douleur de mes poignets et je sens un liquide chaud qui s’en écoule. Ah tiens… Il veut que je sois proche de la morte. C’est vrai. Bizarre comme envie d’ailleurs. Mais tu sais, la gorge ça aurait été plus vite pour me faire mourir, mon ange noir. Ca aurait fait un joli collier également…

« C’est étrange… comme les mecs que… j’apprécie veulent… que je donne une étreinte… à la mort… »

Plus ça va, et plus on dirait que mes poumons se réduisent. Je n’aime pas ça. Vraiment. Je veux dire, au moins quand Emrys m’avait tué, je n’avais pas eu l’occasion d’analyser les étapes de ma mort. Ca c’est une expérience que j’aurais préféré ne pas revivre. Je n’aimais vraiment pas ça. Mon corps n’avait même plus la force de frissonner et ce n’était pas non plus ma partie préféré du plan parce que ça rendait les choses encore plus insupportable. Tout comme ce noir qui m’empêchait de vraiment distinguer les traits de Lucas jusqu’à ce que je ferme les yeux. De toute façon, ouvert ou fermé, je voyais exactement la même chose, c'est-à-dire rien. Et confusément, je savais que c’était le signe que je n’étais pas loin de ma limite mais je n’arrivais pas vraiment à le réaliser. Et encore moins à le faire comprendre à Lucas, du coup…

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