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 Les bonnes idées peuvent vite dégénérer

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MessageSujet: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:02


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

J’ignore pourquoi Amaëlle m’a proposé d’aller à une fête clandestine ce soir, je préfère bien mieux nos soirées jeux et tortures ou celle que nous passons tous les deux/trois. Les fêtes, je n’y vais pas pour boire et danser mais pour tuer, jouer, faire hurler. Alors j’admets être curieux de connaître le programme que nous réserve Amaëlle, mais d’abord il faut que je choisisse une tenue adaptée. Pourquoi ? Parce qu’apparemment il y a une règle vestimentaire obligatoire. Je n’ai jamais aimé les obligations, d’autant que je pourrais très bien me contenter de contraindre le videur pour entrer, mais Amaëlle m’a demandé de jouer le jeu, alors je ferais un effort sur ma tenue de ce soir.

« Tu t’es cru dans les années 50 ? Tu es affreux. »

- Tes remarques ne me motivent pas vraiment à faire d'efforts...

« Si tu m’écoutais on en aurait déjà fini !
»

Je lâche un soupire, me résignant à suivre les conseils de Lucie qui me propose un jean noir, tee-shirt blanc et blazer noir. Je lui dis qu’elle est ridicule, qu’un jean et un tee-shirt ne sont pas considérés comme une tenue de soirée malgré le blazer et elle me pouffe au nez, me disant que pour quelqu’un qui analyse, je ne fais pas assez attention aux détails comme les vêtements que portent les jeunes d’aujourd’hui. A mon époque en tous cas ce ne serait jamais passé, mais je me résigne à écouter Lucie, je n’ai pas vraiment envie de passer une heure à réfléchir sur des vêtements. Lucie termine de se préparer, optant pour une robe noire qui la rend décidément diabolique et lorsque mademoiselle est enfin prête, nous pouvons quitter les lieux et rejoindre Amaëlle à l’adresse indiquée.

Nous arrivons les premier sur les lieux, ou plutôt avant Amaëlle car il a l’air d’y avoir déjà énormément de monde à l’intérieur et je n’ai jamais vraiment apprécié les lieux clos et remplis, vous devinez pourquoi. Je m’apprête à envoyer un message à Amaëlle pour lui dire que c’est une mauvaise idée et qu’on ferait mieux de se trouver un autre passe-temps pour la soirée, mais avant même d’avoir le temps de sortir mon portable, je la vois arriver devant moi. J’ai toujours dit que les vêtements ce n’était pas mon fort, mais apparemment ça l'est pour Amaëlle. Je la regarde marcher dans cette longue robe bleue nuit qui, il faut bien le dire, est magnifique portée par la strigoï. Je suis sûr que je n’aurais jamais fait attention à cette robe si elle avait été portée par une autre femme, alors oui, je dirais que c’est Amaëlle qui rend la robe belle et non l’inverse. Quoi qu’il en soit il serait peut-être mieux que je dise quelque chose.

« Arrête de baver et dis-lui bonsoir. »

Je vais finir par véritablement considérer que le bouton off pour Lucie serait effectivement une bonne idée. Je rejoins Amaëlle, m’emparant de sa main et me courbant doucement pour y déposer un baiser. Je n’ai jamais oublié les bonnes manières malgré mon problème avec les contacts, problème que je n’ai plus vraiment avec Amaëlle comme vous pourrez le remarquer.

- Je me suis souvent demandé ce que pourrait donner une robe sur toi, maintenant je le sais. Tu es à couper le souffle.

Je ne suis pas du genre à courtiser une femme, mais je prendrais un certain plaisir à le faire avec celle-ci. Allez savoir jusqu’où Amaëlle sera capable de me changer, j’imagine que pour l’heure elle doit apprécier ces nouveautés, mais il reste encore du boulot à faire sur bien d’autres sujets. Celui des contacts avec les autres pour commencer et c’est justement ce que j’évoque après avoir déposé un doux mais court baiser contre ses lèvres.

- J’ai jeté un coup d’œil à l’intérieur avant ton arrivée et ça m’a l’air assez étroit, à mon avis la salle est complète. On peut toujours se contenter d'une bonne partie de chasse en forêt.

C’est vrai que chasser en robe et en talons ne doit pas être très pratique, mais l’idée d’entrer dans cette usine remplie à craquer ne m’enchante pas non plus. Alors je sais que le coup de la salle complète ne passera pas, d’autant plus parce qu’en tant que strigoï, nous pouvons aller où nous voulons hormis l’académie, mais je peux bien tenter ma chance après tout...

acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:10

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Un grand besoin de décompresser après mes dernières retrouvailles avec John, c’est ce qui me qualifiait le plus depuis quelques jours. J’avais besoin de penser à autre chose, de ne penser à rien plutôt… Et je savais quel duo pouvait me permettre d’accéder à ce souhait. C’est pour cette raison qu’après trois jours à me torturer l’esprit en me rappelant de ma dernière rencontre avec mon ami, j’avais fini par joindre Lucas et par lui proposer une sortie. Je savais que ce genre de sortie n’était pas dans son habitude et depuis que je l’avais trouvé, je ne le faisais plus non plus... Mais il m’avait amené dans son passé, à mon tour de le faire, d’une façon qui serait certainement bien plus amusante que ce que nous avions expérimenté dernièrement. Il était temps d’être juste heureux et joueur. Tu dois surement te demander, mon ange noir, ce que nous pourrions faire lors de ce genre de soirée… Je t’en ferais découvrir quelques délices, c’est promis.

Je me dirige vers mon armoire, dédaignant pour la première fois depuis longtemps mes habituels slims et autres pantalons moulants pour me diriger vers l’autre moitié… Avec quelques robes. Même si j’en avais peu, je suppose que je pouvais me venter d’en avoir de belles… Et une de moins dès ce soir. Car mes yeux se posent sur la robe argenté que j’avais porté lors de notre premier rencontre, avec John et en moins de temps qu’il ne faut pour prononcer le prénom de ce petit idiot, j’avais envoyé ma robe dans le feu de cheminé. Ça de fait, plus qu’à choisir une autre robe à porter. En fait, je ne réfléchis pas trop longtemps, j’ai toujours détester tergiverser devant mon armoire, je passe toujours bien plus de temps à choisir mes armes. Enfin le choix se réduit rapidement à deux robes et je finis par choisir celle qui choquera surement le moins la décence de ces hommes, car ce soir, j’espère bien que l’attention sera un peu plus sur mon duo préféré…
J’enfile ma robe, qui moule mon corps comme une seconde peau et m’oblige à me passer de soutien-gorge, du satin bleu avec quelques dentelles contre mon dos découvert par un large décolleté qui descend jusqu’au creux de mes reins. Un côté fendue jusqu’au haut de mes cuisses… Toujours moins choquant que la deuxième robe que j’avais en tête. J’attrape des talons de cinq centimètres, assez simples comparés à ma tenue mais ce n’est pas comme si j’allais à une réunion officielle bien sur… Ensuite, il est l’heure de choisir mes armes. Comme depuis quelques semaines, je laisse de côté ma bourse à ongles, préférant juste me concentrer sur mes armes plutôt que mes souvenirs… Je finis par attraper une lame, que je glisse contre mon épaule, cachée par ma robe, ainsi qu’une autre lame que je glisse contre ma cuisse, du côté non fendu et je suis prête.

Quitter l’appartement me prend quelques secondes, rejoindre l’usine, un peu plus longtemps. J’ai attrapé un taxi pour ne pas avoir à faire tout le trajet à pied mais malgré tout, je sais qu’en étant légèrement en retard, Lucas sera déjà là et il valait mieux que je ne le laisse pas trop réfléchir à ce qui allait se passer dans cette soirée… Ou je vais me retrouver devant l’homme le plus réticent du monde.
Bref, je paye le chauffeur puis descend, trouvant rapidement Lucas, un peu éloigné mais attirant pourtant les regards des quelques personnes qui passaient dans le coin. Je le rejoins, ne pouvant m’empêcher de me mordre la lèvre en le détaillant du regard. Tenue correcte exigée… Peut-être aurais-je dû faire l’impasse sur cette partie, comment allais-je pouvoir me concentrer sur quelque chose avec une telle distraction à mes côtés ? Ce n’est pas moi qui effectue les derniers pas qui nous sépare mais Lucas, qui me surprend en effectuant un baise main. Eh bien, les manières n’ont pas été oubliés mais si tu veux éviter que je te saute dessus, Lucas, peut-être devrais-tu reconsidérer l’idée des contacts physiques ? Surtout avec de tels compliments. Enfin, je ne saurais pas me retenir de le toucher de toute façon… C’est avec un grand sourire que je finis par répondre à son compliment.

« Merci, et je ne peux que te retourner le compliment, il va falloir que je fasse attention lors de cette fête, à ce que personne ne te saute dessus comme je souhaiterais le faire. »

Oui, je suis directe mais tu en as l’habitude maintenant. Je fais le dernier pas qui nous sépare, pressant mon corps contre le tien mais c’est toi qui avance tes lèvres contre les miennes pour ce baiser, court, bien trop court. Mes mains glissent contre ta nuque mais je ne te retiens pas quand tu t’éloignes, gardant juste mon front contre le tien, mes yeux fermés pour savourer cette promiscuité et cette chaleur que tu faisais naître dans mon corps. Peut-être aurais-je dû approfondir ce baiser, t’empêcher de penser, au vu de tes prochaines paroles, c’est ce qu’il y aurait eu de mieux à faire pour ne pas te faire regretter cette sortie… Mais je m’adapterais.
J’ouvre les yeux, les plongeant dans les tiens et je remarque immédiatement cette lueur qui me dit que tu es tout de même à moitié résigné à m’accompagner. Allons mon ange noir, je te le promets, tu ne le regretteras pas tant que ça, cette soirée sera intéressante et enivrante, je te le promets.

« Tu n’auras qu’à te tenir encore plus proche de moi, on ne prendra pas de place à l’intérieur et au pire, une mort peut être discrète dans ce genre de soirée si quelqu’un t’approche un peu trop. »

De toute façon, je t’ai prévenue, possessive, jalouse et protectrice, rappelles-toi. Certes, je compte bien te faire accepter quelques contacts mais si une main traîne trop près de ton torse ou de tes fesses, je peux te jurer que j’arracherais cette main bien avant toi mon ange noir.
Je l’attire doucement à moi pour déposer de nouveau mes lèvres contre les siennes, un baiser un peu plus long, un peu plus sensuel, dont je profite pleinement. Voici la façon dont nous aurions dû nous retrouver dès le début de la soirée et avec ça, j’en oublie définitivement ces derniers jours pour me concentrer uniquement sur toi et j’espère que c’est également ton cas…
J’éloigne mes lèvres des tiennes après plusieurs secondes, ou peut-être minutes, pour reprendre une dernière fois la parole.

« Tant qu’à être là, autant faire un saut non ? Je te le promets, si tu es vraiment mal à l’aise, on repartira mais en attendant, nous pouvons nous amuser un peu et je pourrais te faire découvrir une autre part de mon passé ainsi… Mais je ne te forcerais pas. »

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:12


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Cette fête est une mauvaise idée, pourquoi suis-je le seul à le penser ? La proposition vient d’Amaëlle alors forcément ce n’est pas elle qui l’admettra, mais je suis étonné que Lucie soit si pressée d’y être. Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que Lucie devient mon opposé, ce qui est très perturbant il faut bien le reconnaître, enfin au moins ça laisse un peu plus de place aux surprises... Evidemment cette idée me plaît encore moins puisque j’ai horreur des surprises, quoi que, peut-être pas toute en fait. Je dois bien admettre que voir Amaëlle dans une telle robe est une très agréable surprise. C’est assez difficile de quitter mon regard de sa silhouette après l’avoir vu, mais de toute façon je n’ai pas réellement besoin de regarder ailleurs et d’être sur mes gardes, il n’y a pour l’instant pas le moindre danger ici, j’ai pris le temps de vérifier avant d’attendre. Je me dirige vers elle, tentant de décrypter ses émotions et pensées, mais je finis bien rapidement par être distrait par son sourire et ses paroles, toujours aussi directe à ce que je vois.

- Si ces humains veulent conserver leurs membres, ils feraient mieux de garder leur distance. Je commence d’ailleurs à me demander si le but de cette fête n’est pas de commettre un nouveau massacre, mais généralement ce n’est pas le genre de détail que tu omets de préciser.

Alors pourquoi m’avoir fait venir ici au juste ? Il y a des tas de fêtes en plein air, ça aurait tout de même été mieux, plus d’espace pour composer nos crimes, moins de corps qui nous frôlent et me rendent fou. Tu le fais déjà bien assez à toi seule. D’ailleurs devrais-je m’inquiéter que quelqu’un veuille me sauter dessus comme tu viens de le suggérer ? Je ne sais jamais quand je suis censé considérer une phrase au second degré. Enfin espérons que ce n’est pas le genre de chose qui se déroule à de telles fêtes, car comme Amaëlle le sait bien, j’ai toujours autant horreur des contacts, alors si quelqu’un devait littéralement me sauter dessus... Il y aurait des morts. Beaucoup de morts.

« Moi je veux bien qu’ils te sautent dessus pour que tu perdes le contrôle ! Je te dirais qui et comment tuer ! »

Au moins Lucie est toujours aussi diabolique, je suis rassuré que ce point n’ait pas changé. Néanmoins si tu veux des morts Lucie, il suffit de le demander, pas besoin de me faire perdre les pédales avant, tu sais bien qu’il devient difficile de me calmer ensuite. Enfin maintenant qu’Amaëlle est là je me pose de plus en plus la question. Elle exerce une certaine attraction sur moi que je ne comprends pas. Elle me fait accepter des choses que je n’aurais jamais crues possible, comme les contacts avec elle par exemple. Elle me calme lorsque je suis perdu dans mes plus sombres folies. Alors oui, peut-être qu’avec elle à mes côtés, il deviendra plus simple de me calmer, mais encore faudrait-il qu’elle le veuille et connaissant la strigoï, ce n’est pas garanti.

Je lui offre ce baiser, court certes, mais je suis distrait par ce qu’il pourrait bien se passer une fois à l’intérieur. Plonger mes yeux dans les siens et lire toute son assurance me convainc à moitié de me rendre à cette fête, mais il y a toujours cette autre moitié, ma volonté de tout avoir sous contrôle et de me tenir loin des autres qui se sent menacée par cet endroit. J’ignore une fois de plus si je suis censé prendre ou non ses prochaines paroles au second degré. Au pire une mort ? Amaëlle, le pire avec moi, c’est que tout le monde perde la vie ce soir et quelque chose me dit que tu ne m’as pas emmené à cette soirée pour cette raison. Je m’apprête à répliquer, la convaincre à mon tour de ne pas y aller, mais ses lèvres viennent capturer les miennes et j’en oublie le cours de mes pensées. Ce n’est pas très honnête de jouer de la sorte, mais tu as le mérite de reconnaître que ta méthode fonctionne plutôt bien.

Le baiser se prolonge, me faisant oublier mes craintes quant à cet endroit, me rassurant sur l’idée que tout se passera bien. Au pire il y a aura de nombreux morts, est-ce vraiment si grave ? Je ne sais pas, je ne pense pas. Je n’ai jamais considéré la vie humaine comme importante malgré le fait que j’étais moi-même humain autrefois. Une époque déjà bien lointaine à mes yeux même si elle continue de me hanter. Ses lèvres s’éloignent des miennes mais je ne bouge pas de là, restant à proximité de son corps, écoutant ses nouvelles paroles. Tu tentes une dernière fois de me convaincre, mais cette fois tu me prends par les sentiments. Découvrir une autre part de ton passé ? Tu sais bien que je ne peux pas dire non à ça. Je reste silencieux quelques secondes, cessant finalement de peser le pour et le contre pour lui donner ma réponse.

- D’accord allons-y, mais je ne m’engage pas à la bonne fin de cette soirée... J’espère juste que tu ne tiens à personne ici.

J’ai l’impression que je suis sur le point d’entrer dans l’antre du diable, sauf que je suis le diable et que ces humains risqueraient bien de l’éveiller en jouant un peu trop avec mes nerfs. Je fais un gros effort pour toi ce soir Amaëlle, j’espère que tu en as conscience. Au moins les deux femmes qui m’accompagnent semblent être ravies de ma coopération, je vois déjà Lucie courir toute excitée vers l’intérieur de la salle. Quant à moi, je m’empare de la main d’Amaëlle, toujours un peu mal à l’aise face à cette fête mais puisque j’ai accepté je ne compte pas faire demi-tour. Côte à côte avec elle, je rapproche mon visage de son oreille pour lui murmurer quelques mots.

- Je me réserve le droit de choisir le programme de notre prochaine soirée en échange.

J’esquisse un petit sourire après avoir prononcé ces quelques mots, à vous de voir si vous pensez qu’il n’annonce rien qui vaille ou non. Je suis Amaëlle vers l’entrée, mon cerveau surchauffant à plus on se rapproche de la fête et du monde. J’espère sincèrement que tu sais ce que tu fais Amaëlle, car pour ma part il se pourrait bien que je perde tout contrôle au cours de cette soirée.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:15

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

On dirait que je suis pour l’instant la seule à me réjouir de cette sortie. Voyons, Lucas, souris un peu, je te promets que cette soirée ne sera pas si mal. Même si pour l’instant, tu souhaites juste partir, tu verras, il y aura quelques intérêts à rester. Le premier et non pas des moindres, sera le fait que nous pourrions rester ensemble. Une soirée à deux (ou trois selon le point de vue), ça ne se refuse pas. Une occasion de t’embrasser se refuse encore moins. Comme tu le dis, nous pourrions faire une chasse en solitaire, nous éloigner et rester ensemble. Mais je souhaite que nous passons au moins une petite partie de la soirée à l’intérieur de cet entrepôt. Et ensuite, rien ne nous empêchera d’appliquer ton programme.

Ses prochaines paroles amènent un léger sourire sur mes lèvres. Tes propos correspondent assez bien à mes pensées et tu peux être sûre que je te suivrais si ces touchers sont inappropriés. Mais en attendant, apprendre à te tenir aux contacts des autres n’est pas si mal. En tout cas, ça ne te fera pas de mal et comme tu le dis, s’il y a un massacre, tant pis. Ce n’est pas le but initial, contrairement à tes pensées mais cette tournure ne me dérange pas spécialement.
Mes lèvres frôlent les tiennes quand je te réponds, entourant ton cou de mes bras.

« Je te laisse me surprendre, si tu veux commettre un petit massacre, je te suivrais. Mais non, ce n’est pas le but de la soirée. »

Arrêtes donc de te poser des questions, mon ange noir. Laisses-toi surprendre, en bien ou en mal, de toute façon je ne quitterais pas tes côtés et je resterais, quoi qu’il se passe. Si jamais il doit y avoir un bain de sang, je t’y aiderai. Je ne te lâcherais pas. Mais disons qu’on peut faire un petit effort, ne penses-tu pas ?
Tes lèvres contre les miennes me font presque oublier toutes mes pensées précédentes et mon envie de t’amener dans cette fête. Je n’ai soudainement envie que de t’amener dans ton appartement pour laisser nos corps s’enlacer. Mauvaise idée à avoir, surtout dans ce genre de lieux. Mais tu es là pour me remettre les pendules à l’heure, sans même le vouloir. La fête. Tes problèmes de contact. Mon envie de t’y amener. Tout revient rapidement pendant que j’observe tes prunelles sombres. Me laisseras-tu te convaincre de me suivre ? Je ne sais pas, mais je ne compte pas abandonner au premier imprévu, même si la solution que tu me proposes est véritablement tentante. Pendant un instant, je suis tentée de tout laisser tomber mais je finis par me reprendre. Je n’emploie pas l’ensemble des mes arguments pour te convaincre, pas vraiment. Si tu décidais de faire demi-tour, alors je reportais mes projets à une autre fois et j’oublierais tout. Mais pourquoi reporter à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui ? C’est pour cela que je tente malgré tout. Peut-être considères-tu ce baiser final comme une manière de plus de te convaincre ? Ce n’est pas vraiment cela. Disons surtout que ton baiser précédent m’avait laissé sur ma faim et je déteste me contenir quand je peux juste me servir. Surtout en étant déjà dans tes bras.

J’attends finalement ta décision, déposant mon front contre le tien, attendant juste tes prochains mots. Partons ou restons, comme tu le souhaites. Mais décidons nous, tu sais combien je déteste l’inaction. Tu finis par reprendre la parole, me disant que tu étais d’accord pour que nous y allions, me disant que tu ne serais pas responsable de ce qu’il adviendra de la fin de cette soirée. Je ne peux pas empêcher un léger rire de m’échapper, me sentant déjà plus légère. On dirait que nous allons enfin pouvoir bouger. Massacre ou jeu, mon ange noir ? Je ne sais pas ce qu’il adviendra de cette soirée mais j’adore cette indécision. Mes lèvres déposent un rapide baisé contre les tiennes, ma main caressant doucement ta nuque quand je reprends la parole.

« Je suis certaine que j’adorerais la fin de cette soirée, quel qu’elle soit. Et la seule personne à qui je tiens, elle est en entre mes bras pour l’instant. »

Et ne compte pas m’échapper, mon ange noir. Je m’éloignerais de toi, légèrement, mais je ne te lâcherais pas du regard. Ma main caresse une dernière fois sa joue avant qu’elle ne soit prise par sa main à lui, nous amenant vers la salle. Ne sois pas si mal à l’aise, ça se passera bien, je te le promets. Tout du moins, cela se passera bien pour nous deux.
Tu ralentis avant qu’on entre dans la salle alors je tourne la tête vers toi. Du moins c’est mon attention avec que je ne sente ton souffle contre mon oreille et tes quelques mots. Que tu organises notre prochaine sortie ? Sans problème. Je ne doute pas qu’elle sera intéressante. Je tourne la tête vers lui, laissant mes lèvres effleurer les siennes, y goûtant son sourire avant que je ne m’éloigne légèrement pour murmurer mes prochains mots.

« Avec plaisir. »

Je l’entraîne ensuite vers l’intérieur de l’entrepôt où se déroule la fête improvisée. Un regard circulaire m’apprend qu’effectivement, les lieux sont pleins. Les odeurs sont aussi prenantes, celle de sueur et du désir même. Sans parler de la musique qui vrille légèrement les oreilles mais au moins est-elle sympa. Une plateforme surélevée pour le DJ et quelques petites zones, sur les côtés, pour se reposer. Une zone, un peu éloignée de la piste de danse, pour quelques boissons. Surement la zone la moins peuplée et celle vers laquelle on se dirigera en premier pour éviter le bain de sang dès maintenant.
Je me tourne vers Lucas avec un sourire, glissant mes bras autour de sa taille pour me rapprocher de son corps, ne laissant aucun espace entre nous deux.

« Suis-moi, je vais nous amener vers un lieu qui te sera surement moins oppressant. »

Mes lèvres se déposent rapidement les siennes, restant un peu plus longtemps en contact que je ne le souhaitais à l’origine. Une manière de lui donner des forces pour affronter cette soirée et lui donner envie de rester… Aussi parce que j’en avais envie, je l’avoue. Nos lèvres se séparent finalement pendant que je continue à sourire, le tirant par la main jusqu’à cette zone de sécurité, tentant au mieux de passer entre les humains sans qu’ils ne nous approchent. On finit devant le bar, j’en profite pour lancer une commande avant de m’adosser au bar, jetant un petit regard à Lucas pour savoir jusqu’à quel point il pouvait être mal à l’aise. Je finis par prendre la parole une dernière fois, lui racontant une part de mon passé.

« La première fois que je suis venue dans ce genre de soirée, Emrys était parti en solitaire. Ça nous arrivait de temps en temps, de nous séparer pour de courtes périodes. Et c’était l’une de ses fois. J’avais besoin de faire autre chose que des massacres ou de rechercher ma fille, alors je suis venue dans une fête comme celle-ci, il y a à peu près vingt ans. La musique était meilleure, il faut le dire. Mais je me suis tout de même amusée. Bon, pour célébrer la chose, j’ai lancée quelques suggestions avant de partir et le tout s’est légèrement transformé en bain de sang… Mais je ne suis pas restée. Même si cela devait être intéressant. Je suis juste rentrée chez moi avec mon premier vrai sourire depuis des jours. »

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:18


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Sais-tu quel est le risque de m’emmener avec toi à une telle fête Amaëlle ? C’est que cette soirée dansante ressemble bien plus à une soirée d’Halloween avec pour déguisement principal la mort. Est-ce le but recherché à cette soirée, commettre un nouveau massacre ? Il est vrai qu’on pourrait se poser la question, toi qui sais à quel point je répugne les contacts et qui pourtant m’emmène dans un endroit bondé de monde… Pourtant j’estime te connaître suffisamment pour savoir que ce n’est pas l’objectif, alors quel est-il ? J’admets que la question persiste dans mon esprit, mais il faudrait peut-être que je cesse de me poser toute sorte de questions. Un jour peut-être j’y arriverai. Tu me confirmes que le mot massacre n’est pas à l’ordre du jour mais que tu ne verrais aucun inconvénient à ce que cette soirée se poursuive de la sorte. Tant mieux, ça aurait été dommage que tu m’en veuilles à cause d’une mauvaise pulsion.

- Alors je finirai par trouver quel en est le but avant de m’autoriser à lâcher prise.

A moins qu’il n’y ait pas de réel but à cette soirée ? Serait-ce vraiment possible ? Jusqu’à présent il y en a toujours eu un, bien souvent il s’agissait de massacres d’ailleurs, pourtant ce soir c’est autre chose. Quoi ? Je finirai bien par le découvrir, je te le promets. Une fois de plus tu uses de cet effet que toi seul possède sur moi, celui de calmer mes sombres pensées à travers d’agréables baisers. Est-ce qu’une soirée juste tous les deux, loin de cette foule ne te plairait pas davantage ? Si je lui posais la question je suis sûr qu’elle répondrait par l’affirmatif, mais voilà, j’ai tout de même envie de savoir ce qu’elle manigance. Vile curiosité, un jour tu finiras par causer ma perte.

Alors allons à cette détestable fête, c’est décidé, et faisons en sorte de la rendre meilleure que le cauchemar qu’elle me paraît être. Allons à cette fête Amaëlle, mais sois prévenue, ne t’attends pas à ce que je garde le pleins contrôle jusqu’à la fin de cette soirée, c’est une promesse que je ne pourrais pas te faire et que je ne veux pas te faire. Tu affirmes que tu adoreras la fin de cette soirée, peu importe ce qu’il adviendra, j’essaierai en tous cas de faire en sorte que ce soit vrai. De toute façon, comment aurais-je pu te dire non alors que tu uses de tes charmes pour m’avoir ? Finalement, hormis ma curiosité, c’est peut-être toi qui finiras un jour par causer ma perte. Suis-je réellement la seule personne à qui tu tiens ? Et s’il y avait ta fille à cette soirée ? Et s’il y avait cet Emrys ? Et s’il y avait quelqu’un d’autre que tu apprécies ? Toujours à te poser trop de questions Lucas.

Je finis par les chasser de mon esprit et nous nous dirigeons finalement vers cette fête dont je suis déjà impatient d’en voir la fin. A chaque pas que l’on fait vers ce monde, j’ai l’impression de me rapprocher un peu plus de l’antre du diable. Lucie a pourtant l’air d’être dans son élément ici et je me demande comment elle fait. Quoi qu’il en soit Amaëlle, sache que la prochaine soirée, c’est moi qui en choisirais le programme. Est-ce que tu aimeras ? Je n’en sais rien encore, mais je ferais en sorte qu’il puisse aussi y avoir toutes sortes de rebondissements. Tu acceptes ma proposition et je peux goûter une dernière fois à tes lèvres proches des miennes avant que tu ne m’entraîne dans cet enfer.

Ça y est, nous y sommes, juste à l’entrée certes, mais tout de même à l’intérieur. J’ai perdu Lucie du regard mais je sais pouvoir compter sur elle pour s’amuser sans avoir de problèmes. Tous mes sens sont en éveilles, tel un chasseur prêt à attraper sa proie, sauf que cet endroit n’est remplis que de ça. Mon regard passe d’un humain à un autre et je repère vite que nous sommes les seuls êtres surnaturels à participer à cette fête, ce qui n’est pas plus mal. Plus les secondes s’écoulent et plus je me sens tendu, ayant uniquement envie de quitter cette fête. Puis Amaëlle vient me couper de cette mauvaise réalité en se tournant vers moi et mon regard peut enfin se concentrer sur une vue plaisante, repoussant ces idées de partir ou de tuer. Son corps objet de toutes tentations se colle au mien et elle me propose finalement de nous rendre dans un lieu un peu moins oppressant. Bonne idée.

- Je te suis.

Je ne resterais pas seul à l’arrière de toute façon. Tu aurais dû faire en sorte que ce nouveau baiser dure tous le temps de notre trajet jusqu’au bar, car s’il me permet de profiter et de me calmer, cette séparation de nos lèvres ne fait que me rappeler l’obstacle que nous allons devoir traverser. Pas le temps d’y réfléchir plus longtemps, sa main m’entraîne à sa suite à travers la foule et c’est une horreur de passer à travers tous ces corps, de les frôler, d’en sortir d’autres si proches en dehors du sien. Ma main se resserre plus fort sur la sienne sans véritablement y faire attention. A chaque fois que je passe près de l’un de ces humains, je m’imagine tout un scénario pour sa mise à mort et c’est finalement ce qui me permet de tenir jusqu’au bout en plus de la présence d’Amaëlle.

Nous arrivons enfin et je laisse Amaëlle passer commande, de toute façon je ne m’y connais pas vraiment en boisson et il faut encore que mon esprit se calme. Je ne peux pas m’empêcher de repenser à toutes ces idées de mise à mort qui me sont passées dans la tête durant les courtes secondes de notre trajet, pensant sérieusement à les mettre en application avant de véritablement perdre la tête. Puis la voix d’Amaëlle me sort de mes pensées et mon sombre regard se tourne vivement vers elle. Finalement je me concentre sur sa voix pour me calmer, sur ce bout de son histoire pour penser à autre chose. Je n’ai jamais véritablement apprécié qu’elle me parle de cet Emrys, mais j’aime pourtant en découvrir plus sur elle, peu importe s’il est concerné. Plus elle me parle et plus je me calme, mes battements de cœur reprenant un rythme normal et mes pensées se concentrant uniquement sur ce qu’elle me raconte.

- Pourquoi ne pas être restée alors que tu t’amusais ?

Oui Amaëlle, je ne change pas, toujours à avoir des questions peu importe le sujet, j’aime savoir, j’aime comprendre. J’apprécie surtout que tu me parles encore de ton passé, même si je l’admets, j’aurais aimé avoir droit à un peu plus de détails. M’as-tu emmené ici par nostalgie ? Dans le but de recommencer mais avec un autre partenaire ? Pour pouvoir de nouveau sourire ? Mes pensées sont coupées par la voix du barman qui nous dépose nos verres. J'ignore de quoi il s’agit mais j’ai confiance en les goûts d’Amaëlle, en revanche j’ai un peu moins confiance en la technicité de ce barman. Je m’empare des deux verres et en dépose un dans la main d’Amaëlle, gardant l’autre.

- J’ignore encore comment se terminera cette soirée, mais j’espère qu’elle saura tout autant te donner le sourire que celle de ton passé. Peut-être même en profiteras-tu plus.

Peut-être en profiteras-tu plus avec moi que tu n’as pu avec Emrys ? C’est idiot de penser de la sorte, je ne m’étais jamais mis en comparaison avec qui que ce soit avant, je n’en avais pas besoin. Aujourd’hui, chaque fois que tu me parles de cet Emrys, j’ai envie de faire mieux. Encore une émotion que je ne comprends pas, peut-être sauras-tu mieux que moi de quoi il peut bien s’agir.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:19

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Pourquoi te poses-tu toujours autant de question, Lucas ? Si cette soirée doit mener à la mort, elle mènera à la mort. S’ils peuvent tous survivre, alors ils le feront. Nous verrons ce qu’il adviendra. Rien ne sert de tenter de prévoir, de prévenir. On pourrait se laisser surprendre. Bien sur, je te suivrais sur la mort de quelques personnes s’approchant de trop près… Mais je sais pouvoir faire un effort en sachant que je serais la seule à pouvoir me presser contre ton corps au levé du jour. N’est-ce pas une motivation qui serait suffisante à tes yeux pour tenir ?

Je laisse un léger sourire s’inscrire sur mes lèvres face à ses propos, face à sa promesse de découvrir le but de cette soirée avant de lâcher son contrôle. Tu verras qu’avec mon but, cette promesse n’a jamais été aussi vraie, ni aussi fausse d’ailleurs… Mais ne nous pressons pas. Tu sauras tout d’ici la fin de la soirée, tu peux en être sur.
Détends-toi un peu sinon tu ne pourras pas profiter. Tu vaincs déjà tes réticences pour m’accompagner, autant essayer d’en profiter un peu n’est-ce pas ? Tu n’apprécies pas les contacts, notre première rencontre a été assez significative sur ce point, tout comme les rencontres suivantes… Mais si maintenant tu sais apprécier mon corps contre le tien, tu devrais réussir à tenir un peu dans un environnement aussi serré. Je te promets de te distraire de mon mieux et si tu finis par craquer… Eh bien, ce n’est pas comme si un massacre me dérangerait. Arracher des membres et jouer avec des humains, cela commence à dater depuis la dernière fois. Tu me permettras un petit retour aux sources et je ne dirais pas non…

On finit par entrer, après une dernière promesse de ta part dont j’ai hâte d’avoir les tenants et aboutissants. Tu me promets qu’à notre prochaine rencontre, tu t’occuperas de tout et je ne peux que te promettre que j’ai hâte de voir ce qu’il adviendra. Alors avançons dans ce local, jouons quelque peu, apprenons toujours plus de l’autre. Le temps passera et avant la fin, je te rappellerais cette promesse bien que ce ne soit une mesure assez inutile.

Même si je souhaite jouer de ton contrôle, ou plutôt t’apprendre à reprendre le contrôle sur ton corps, je ne veux pas te voir en souffrir, ni perdre pieds. Alors on entre dans la salle mais je continue à garder un œil sur toi, à voir ton malaise. Je préférerais qu’on essaie doucement plutôt que passer directement au massacre. Alors je prononce mes quelques mots en collant mon corps au tien pour attirer ton attention. Suis-moi jusqu’à un peu de répit. Et c’est ce que tu acceptes de faire. Mes lèvres se posent un instant contre les tiennes avant que je nous entraîne vers le bar, y passant commande. C’est étonnant qu’il t’en faille si peu pour être proche du point de rupture. Est-ce la foule qui te rend ainsi ? Car tu as déjà du affronter bien plus de contacts que les quelques frôlements que nous avons eu… Enfin, je n’ai qu’un peu plus conscience de la place que j’ai réussi à prendre et crois-moi, je prendrais soin de garder cette place à mon nom.

La commande est effectuée rapidement et je tourne le dos au bar pour être face à toi, prenant la parole et ramenant ton attention à mon récit. Le récit de cette première fois. La musique était bien plus intéressante, mais certainement pas la compagnie. L’ambiance était également quelque peu différente. Il n’y avait pas autant de jeu timide de séduction à ces moments-là, on pouvait dire que la folie parcourait n’importe qui entrant dans les lieux. Mais je ne pense pas que tu aurais apprécié cette partie de mon récit. Ce n’est pas le genre de choses que je pourrais partager et qui t’amènerais un sourire.

« Parce que le soleil finit toujours par se lever, mon ange noir. »

Une raison simple, pratique, qui m’a fait partir. Tout n’est pas toujours compliqué dans mon monde, et heureusement d’ailleurs. Mais qui sait, avec toi, ce soir, l’amusement aura peut être lieu avant le levé du jour. Il y a même de fortes chances si, comme tu le soupçonnes, tu finis par perdre le contrôle. En tout cas, mes idées ne risquent pas de t’aider à garder le contrôle.
Tu bouges, attrapant nos verres et m’en tendant un, ce qui m’amène à sourire, me rappelant de ce premier soir ensemble. Les rôles sont inversés mais les gestes sont là. Enfin, tu reprends la parole, ce qui m’empêche de trop y réfléchir. En profiter plus ? Je ne doute pas que je le ferais. Quand à sourire, ce n’est que le début de la soirée et je le fais déjà alors encore une fois, je n’en doute pas.

« Je ne doute pas que j’en profiterais plus à tes côtés qu’aux côtés de n’importe qui d’autre. »

Emrys avait toujours été mon exception, tant de choses m’unissaient à lui, il était mon meilleur ami, mon amant, mon créateur, mon sauveur… Et nous nous séparions, parfois, pour mieux nous retrouver ensuite. Pourtant je ne doute pas que cette fois sera différente. Et tu as plus que ton rôle a joué dans cette différence. J’apprécie nos moments passés ensemble, peut-être même plus que je ne le faisais avec Emrys. Surement car je ne prends pas l’erreur de te prendre pour acquis alors j’en profite d’autant plus ? Je ne sais pas en fait. Cette raison me paraît si incomplète… Toujours est-il que je ne doute pas que j’en profiterais à tes côtés.

Je finis par revenir dans le présent, déposant mon verre sur le bar et m’approchant de lui, je dépose un court baiser sur ses lèvres, un léger frôlement avant de m’écarter de son corps, soufflant quelques mots à son intention :

« Viens danser un peu. Et promis, je te protégerais des mains baladeuses. »

Je croise son regard un instant avant de m'écarter de son corps pour me mêler à la lisière de la foule, commençant à me mouvoir au rythme de la musique. A toi de venir maintenant... Ou de rester sur le côté. Mais n'espère pas que je te laisserais tranquille pour autant. Dansons et jouons, mon ange noir, nous avons toute la soirée pour nous créer de beaux souvenirs...

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:20


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Il est temps de prouver ce soir que tu peux garder le contrôle Lucas. Mais de le prouver à qui ? A elle ? A Lucie ? Au reste du monde ? A moi-même ? Je n’ai rien à prouver, si je ne peux pas me contrôler alors je ne me contrôlerai pas, si je dois tuer alors je tuerai. Les règles c’est moi qui les invente, autrement je ne les respecte pas. Tu ferais mieux de garder mon attention captée sur toi Amaëlle, autrement la soirée sera vite terminée et je ne suis pas certain que ce soit ce dont tu aies envie. J’ai horreur de la foule, j’ai surtout horreur de me trouver en son centre, de devoir vérifier chaque côté, de me retourner à chaque frôlement. Plus les secondes passent et plus je me demande ce qui a bien pu te passer par la tête pour m’emmener dans un tel endroit, toi qui me connais maintenant assez bien.

Je reporte toute mon attention sur Amaëlle qui se met à me raconter une partie de son passé. Tu as raison de me distraire, c’est la seule façon pour que cette soirée ne vire pas tout de suite au massacre. Je m’efforce de ne pas penser à toute cette foule derrière moi même si j’ai horreur de leur tourner le dos. Je m’efforce d’oublier tous ces individus pour n’écouter plus qu’elle et me concentrer sur son histoire. Au moins tu parviens à me calmer, encore une fois. Maintenant je ne pense plus à tout ce monde que je veux mettre à feu et à sang mais à des questions que j’aimerais te poser. Tout d’abord pourquoi es-tu partie alors que tu t’amusais ? Ce n’est pas un comportement qui te ressemble, tu joues, tu t’amuses, tu profites jusqu’au lever du jour. Ah, le lever du soleil, c’est donc ça, voilà qui explique tout.

- Une chance que nous soyons venus de bonne heure ce soir dans ce cas.

Si la soirée se finit dans un massacre et nous savons tous les deux que ce sera probablement le cas, alors tu n’auras pas à partir à cause du lever du soleil, car de toute façon nous aurons quitté cet endroit bien avant les premiers rayons et donc les cris auront retentit bien avant et les humains auront déjà rendu leur dernier souffle. Je t’avais promis un feu de joie ensemble, peut-être que ce soir pourrait être une bonne occasion. Peut-être, nous verrons. Je m’empare de nos verres et t’offre le tiens alors que je garde le mien en main. A quoi buvons-nous ce soir ? A cette soirée ensemble ? Buvons au fait que celle-ci soit meilleure que celle que tu as passée avec Emrys. Tu estimes que tu en profiteras plus à mes côtés qu’à ceux de n’importe qui d’autre, mais je préfère attendre la fin de la soirée pour que tu me donnes ton verdict, car après tout nous ne sommes jamais à l’abri de mauvaises surprises.

- Tu me redonneras ton avis lorsque la nuit sera terminée et pas de mensonges, je saurais le repérer.

Tu me connais, toujours à analyser le moindre battement de cils et raclement de gorge, toujours à tout voir, tout entendre, tout comprendre. Il est vrai que j’ai parfois un peu plus de mal avec toi, ce qui est une des raisons pour lesquelles tu m’intrigues d’ailleurs bien plus que la moyenne, mais ça je ne suis pas sûr que tu en aies conscience. Pas le temps d’y songer plus longtemps, son verre se pose sur le comptoir, ses lèvres se posent contre les miennes et la seconde suivante elle m’a contourné pour rejoindre la foule. Je pose mon verre à mon tour et me tourne vers elle alors qu’elle me demande de venir danser. Je la regarde se déhancher sans pour autant bouger de ma place. Je n’aime pas danser. Je ne veux pas danser. Malheureusement je connais assez ce monde pour savoir que si je ne suis pas son partenaire de danse, quelqu’un d’autre viendra prendre cette place, ce qui ne tarde pas à arriver.

Je ne manque pas le regard désireux de cet homme se poser sur elle. Amaëlle continue de danser sans faire attention au monde autour d’elle, je ne sais pas comment elle fait, mais je surveillerais les autres à sa place. Je vois ce type braver la foule pour venir la rejoindre et pour la première fois mon corps agit avant mes pensées. La musique forte de la soirée couvre le bruit du verre qui se brise lorsque je cogne le bout d’une bouteille presque vide contre le comptoir. La lumière ambiante masque le sang qui coule et la mise à mort de cet homme qui se prend le morceau de bouteille de plein fouet au niveau du cœur, visé avec suffisamment de force pour que le côté le plus long s’enfonce dedans. Je n’ai pas bougé de ma place mais Amaëlle peut voir ce premier corps tomber à ses pieds. Je t’avais bien dit qu’il m’en fallait peu pour commettre un premier meurtre. Je t’avais aussi dit que j’assurerais toujours tes arrières.

« Bien visé Lucas, mais je suis triste que tu ne m’aies pas attendu pour le tuer, heureusement que je n’ai quand même rien manqué à la scène ! »

- Navré Lucie, mais tu avais l’air bien occupée avec le buffet.

« Puisque tu parles de buffet, j’ai repéré d’excellentes proies pour notre prochain jeu ! »


Oh je les ai repéré aussi, mais je me suis promis de réussir à me contenir le plus longtemps possible et je suis sûr que je n’ai pas encore atteint ma limite, alors remettons cette partie à plus tard Lucie, mais ne t’en fais pas, elle aura bien lieu. Je finis par prendre sur moi et rejoindre Amaëlle à travers la foule, sans me mettre à danser pour autant, je ne saurais pas quoi faire de toute façon et elle le fait très bien pour deux.

- Je suis plus doué pour tuer que pour danser Amaëlle...


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 16 Juin - 1:20

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Combien de temps avant que les humains ne se rendent comte de notre présence ? Car ils finiront par le faire, parce que nous nous lancerons dans une autre aventure ou parce que tu finiras par arracher un bras. Peut-être même serais-je la première à arracher le dit bras de ces personnes. C’est plutôt étrange, avec Emrys, j’étais assez amusée et fière des regards qui se posaient sur cet homme qui m’appartenait le temps d’une soirée, d’un frôlement… Et face à toi, alors que je sais que tu ne t’approcheras jamais d’une autre de ton plein grès, je ressens plus de possessivité que d’amusement… Tu chamboules tout. Encore et toujours, on dirait que jamais tu ne t’arrêtes.

On finit par arriver au coin bar, ce qui te permet de faire une pause et ce qui me permet de tenir ma promesse. De quoi te faire entrer un peu dans mon passé, bien que rien ne soit plus important que ma quête pour retrouver ma fille. Mais autant te permettre de voir quelques côtés amusants de ma vie, non ? Que tu ne finisses pas par penser que tout est toujours triste, car rien ne serait plus faux. Je me suis amusée, je me suis libérée de mes chaînes grâce à ma transformation et j’en ai totalement profitée. Bien que la plupart des humains doivent surtout penser qu’il y a eu un sillage de folies et de sang… Mais ce n’est pas totalement faux. Je n’ai jamais prétendu être totalement saine d’esprit après tout. Et cette soirée que je te raconte le résume plutôt bien. Le sang et la séduction, c’est le mort d’ordre de la soirée. Je ne te dis pas tout, peut-être devines-tu les blancs mais en tout cas, tu me poses une question dont la réponse est assez simple à deviner. La nuit finit toujours par se coucher, comme elle le fera ce soir, bien que cela ne signifie pas forcément que l’amusement soit fini. Mes lèvres s’étirent en un sourire face à tes propos et je glisse un baiser sur sa joue avant de lui donner ma réponse.

« Je suis certaine qu’à nous deux, on trouve le moyen de rendre cette soirée amusante et intéressante jusqu’à la fin, surtout si Lucie est de notre côté. »

Je compte bien profiter de ta présence jusqu’au bout de la nuit et quand je suis à tes côtés, je vais de surprises en surprises. Donc je ne doute pas du fait que nous allons nous amuser et que cette soirée sera fortement enrichissante.
Tu n’as pas besoin d’espérer pour que cette soirée soit l’une des meilleures de ma vie, ni pour qu’elle amène un sourire sur mes lèvres. L’ai-je même quitté un instant ? Alors ne sois pas si prudent, Lucas, je suis sûre que cette soirée sera superbe. Et ça sera l’avis que je te donnerais au final. Quand à repérer les mensonges… Peux-tu m’en vouloir de rebondir là-dessus ? Je laisse mon verre sur le bar, glissant mes bras autour de ton cou avant de répondre doucement.

« Alors cherches l’erreur dans ce que je vais te dire. J’adore Lucie. J’aime passer du temps avec toi. J’aime pouvoir te toucher quand je le désire. Je déteste les défis. Tu représentes le plus délicieux des défis. »

Allez, tu pourras trouver facilement, j’en suis sûre. Il te suffit de me connaître pour savoir lequel est faux. Mes lèvres se déposent un court instant sur tes lèvres avant que je ne rejoigne la foule pour aller danser, te proposant de venir. Je sais qu’il te faudra au moins un instant pour surmonter ta hantise des contacts, pour peser le pour et le contre, pour décider de ta prochaine action. Alors je ne te mets pas la pression, préférant en profiter pour m’évader un peu. La danse n’a jamais été une activité que je pratiquais souvent, en tant que Dhampir, il me fallait oublier toute distraction. Et en tant que Strigoï, j’ai commis bien plus de massacres que de danses. Mais ça ne signifie pas pour autant que je ne sais pas profiter de ces courts instants d’évasion. Je croise un instant le regard de Lucas avant qu’un éclat de lumière n’attire mon regard, me faisant détourner les yeux vers cet humain qui n’était plus qu’un cadavre. Déjà ? Eh bien, on risque de ne danser guère longtemps si la panique se répand et si les morts font légion. Je relève la tête en entendant la voix de Lucas, sans en comprendre les mots. Mais il doit surement parler à Lucie, rien d’inquiétant, plutôt une promesse d’amusement si jamais les morts ne continuent pas à s’accumuler.

Il me rejoint enfin et je profite de cette proximité pour me rapprocher de lui jusqu’à frôler son corps à chaque mouvement. Ses propos me font sourire un peu plus, d’un sourire légèrement taquin. Voyons, il y a toutes sortes de danses mon ange noir. On trouvera bien celle dans laquelle tu finiras par exceller…

« Et pourtant, je crois me souvenir que ton corps sait exactement quoi faire pour me rendre folle. Alors si, tu sais danser, tu ne t’es juste jamais assez lâché pour t’en rendre compte. Mais je suppose que je ne te convaincrais pas de laisser retomber toute prudence avec autant de monde autour de nous ? »

Trop de prudence en toi, Lucas… Une qualité que j’admire mais que j’aimerais, parfois, pouvoir admirer de loin. Laisses donc, de temps en temps, la prudence au placard pour juste vivre à fond. Jusqu’à maintenant, vivre à cent à l’heure m’a plutôt réussi. Et entre toi, Lucie et moi, il y a bien assez de yeux sur la place pour qu’il ne te soit pas trop dangereux de relâcher toute prudence… Mais je ne rêve pas, je n’y arriverais pas ce soir. Tant pis.
Je plaque mon corps contre le tien, glissant mes mains contre ta nuque avant de chuchoter doucement mes prochains propos.

« Promis, je ne suis pas une si mauvaise partenaire. Tu peux te permettre juste une danse. »

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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Mer 6 Juil - 1:06


Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

Je m’efforce de ne pas tourner la tête toutes les deux secondes pour regarder autour de moi, pourtant me concentrer sur Amaëlle n’est pas bien compliqué, mais avec toute cette foule autour de nous c’est un enjeu un peu plus difficile à relever. Tu parviens pourtant à me distraire en me racontant un souvenir de ton passé avec Emrys, bien que ce ne soit pas vraiment lui qui t’ait marqué dans cette histoire, tu savais en tous cas que ça fonctionnerait pour me calmer. Apparemment ma curiosité l’emporte sur mes folies et mon mal aise, je ne sais pas si c’est vraiment bon à savoir en réalité. Quoi qu’il en soit j’aimerais que cette soirée soit plus mémorable que celle de ton passé et qui sait, peut-être parviendrais-je un jour à effacer le souvenir d’Emrys... Oui, j’ai peut-être un peu trop d’espoir, mais au moins ça ne tue pas.

- Je ferais en sorte qu’elle le soit et je suis sûr que Lucie œuvrera également pour ce but.

Après tout ne sommes-nous pas tes meilleurs partenaires ? C’est ce que tu prétends en tous cas, parfois, et une fois de plus nous ferons en sorte d’être à la hauteur de toute cette attention que tu nous portes. Alors oui, si tu veux que cette soirée soit amusante et intéressante, je te promets qu’elle le sera, reste à savoir encore de quelle façon. Je compte en tous cas sur ton honnêteté pour me dire ce que tu auras véritablement pensé de cette soirée une fois qu’elle sera terminée, crois-moi je saurais repérer un mensonge, j’ai trop bien analysé le corps humain et toutes ses options pour que ce genre de choses m’échappe. Je l’observe poser son verre et glisser ses bras autour de mon cou alors qu’elle reprend la parole, me mettant au défi on dirait. Vraiment Amaëlle ? Même si j’avais été un amateur j’aurais pu repérer le mensonge parmi tes propositions, tu ne lèves pas le niveau bien haut, ou alors je te connais peut-être un peu trop.

Je ne réponds pas, elle sait très bien que j’ai trouvé de toute façon, à la place je préfère profiter du baiser qu’elle me donne, malgré sa courte durée. Elle s’éloigne de moi pour se glisser au milieu de la foule, là où mon regard ne la quitte pas mais où mon corps refuse de la rejoindre. Le bar était tout de même un coin plus sympa, ne penses-tu pas ? On dirait que non et apparemment un autre le pense aussi. Je ne laisse pas vraiment le temps à l’aguicheur d’atteindre sa proie, l’éliminant de la course en l’espace de quelques secondes. Un meurtre passé inaperçu à l’œil humain mais qu’Amaëlle n’a pas manqué de remarquer. Que veux-tu, je t’avais bien dit que je pouvais perdre le contrôle à tout instant ici. Je finis tout de même par prendre sur moi et la rejoindre avant qu’un autre ne décide encore de prendre ma place et que je doive déjà commettre un deuxième meurtre ce soir. Je suis probablement le seul idiot à venir sur la piste de danse pour rester stoïque comme un bâton, mais au moins je ne manque pas de sentir le corps d’Amaëlle se mouver contre le mien, ce qui en devient finalement très perturbant.

Je sais au fond que tu aimerais que je sois différent, ou plutôt moins prudent, que je profite, que je danse avec toi ce soir par exemple. Je ne fais pas ce genre de choses habituellement Amaëlle, je n’ai jamais eu besoin de ça, jamais eu envie non plus. Finalement peut-être n’ai-je été qu’un robot toute ma vie, menant le même quotidien un peu monotone mais il me convenait, je crois... Puis tu as tout fait basculer, comme tu aimes si bien le faire. Tu as raison pourtant, tu ne me convaincras pas de laisser retomber toute ma prudence avec autant de monde autour de nous et je te le fais comprendre à travers mon regard, à travers un mouvement de tête. Je ne saurais faire une telle chose.

« Si tu restes aussi coincé Lucas, la belle finira par être lassée et s'en aller. »

Peut-être as-tu raison Lucie, j’ai toujours entendu que la vie de couple est faite de compromis. Suis-je prêt à en faire pour autant ? Je n’en suis pas sûr, je ne sais même pas ce que signifie vraiment être en couple, je ne sais pas si c’est ce que nous sommes. Je sais juste que j’ai envie qu’elle reste et que je ne veux pas que son corps s’éloigne tout de suite de moi. Une danse ou la prudence ? Pourquoi pas les deux après tout...

- Je n’ai jamais pensé que tu pourrais faire une mauvaise partenaire, que ce soit pour la danse ou dans tout autre domaine.

Après tout tu m’as prouvé bien des fois à quel point c’était facile, à quel point c’était amusant, à quel point on pouvait profiter. Pourquoi te rabaisserais-je à la mauvaise alors que tu as la meilleure place à mes yeux ? Je ne te laisserais pas penser ça, pour les défis, pour les meurtres et même la danse. Alors j’agis sans vraiment savoir comment faire, posant une main contre ses reins pour la coller un peu plus à moi tandis qu’une autre glisse le long de son bras. Je ne sais pas si on peut appeler mes légers mouvements de la danse, je ne fais que bouger un peu en fait, mais j’essaie au moins. J’essaie pour toi. Puis finalement mes lèvres s’emparent des tiennes dans ce semblant de danse, préférant bien mieux tes baisers à toute autre chose. Tu me feras vraiment tout faire Amaëlle, mais au fond je m’en doutais un peu. Le baiser dure de longues secondes, peut-être même une minute entière, me faisant oublier cette danse, me faisant même oublier la foule et une partie de ma prudence. Avant je n’imaginais même pas embrasser qui que ce soit et maintenant je ne peux plus me passer de ses lèvres, c’est étrange comme notre corps et notre esprit peuvent si vite devenir addicts. Le suis-je ? J’en ai bien l’impression, en tous cas j’en ai de nombreux symptômes. Ma main glisse sur sa joue alors que nos corps sont toujours l’un contre l’autre et nos visages l’un en face de l’autre. Je reste quelques instants silencieux, à la contempler ainsi avant de finalement prendre la parole d’une voix basse.

- Que me feras-tu faire d’autre que je n’ai jamais essayé ? Je n’arrive plus à savoir où sont mes limites avec toi et le pire est probablement que je ne suis pas sûr que ce soit une mauvaise chose...


acidbrain
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MessageSujet: Re: Les bonnes idées peuvent vite dégénérer   Jeu 11 Aoû - 0:47

Les bonnes idées peuvent vite dégénérer
Amaëlle & Lucas

T’entraîner dans cette fête, une petite victoire que je ne regrette pas. Cette tenue et ton envie de te dépasser y joue quelque peu. Je te promets que tu ne le regretteras pas. On a le reste de la soirée pour s’amuser, à ta façon et à ma façon. Et si on commençait par ma façon ? J’en profite, de ce petit temps de pause, pour attirer ton attention, pour te parler de quelques souvenirs, une toute petite part de mon passé. Un passé qui me paraît révolu maintenant… Tout du moins en grande partie. Je ne tire pas une croix sur ce genre de soirée si tu les acceptes et encore plus si tu acceptes de m’y accompagner. Une petite promesse, sur le fait de rendre cette soirée intéressante. Voyons, elle l’est déjà, vos deux esprits sont là, c’est déjà suffisant pour rendre cette soirée parfaite. Mais je n’ai rien contre le fait de voir les efforts que tu pourrais faire pour rendre cette soirée amusante.

Que dirais-tu d’arrêter les confidences pour passer à des moments un peu plus amusant ? Viens donc danser avec moi, perdre un peu de ta retenue, te perdre avec moi. Deux corps anonymes au milieu de la foule jusqu'au moment où on se révèlera… Mais je profiterais au maximum de ce moment entre nous avant… Je te lance une dernière taquinerie, un dernier baiser avant de me mêler à la foule et de me laisser aller à danser. Ça fait bien des années depuis la dernière fois mais mon corps s’en souvient encore. Du moins c’est mon impression.
Je sens l’odeur de sang quand je croise le regard de Lucas, un petit instant plus tard je vois sa cible. Ou plutôt devrais-je dire le cadavre. Eh bien, au moins cette soirée a été inauguré, j’oublie mes pensées précédentes quand il s’approche enfin de ce qui doit être sa zone interdite. Un sourire me vient aux lèvres pendant que je m’approche un peu plus de lui, frôlant son corps du mien. Une délicieuse sensation dont je ne compte pas me passer. Qu’est-ce que cela donnerait s’il dansait avec moi ? Ne m’en veux pas, Lucas, mais je suis obligée de te tenter, d’essayer tout du moins. Alors, vas-tu danser avec moi, mon ange noir ? Mes yeux dans les siens, j’attends sa réponse et je l’obtiens. Pour ma dernière question en tout cas. Et le tout avec un beau compliment à la clé. Mon sourire s’agrandit pendant que je glisse mes mains le long de son torse, remontant sur son cou que je caresse doucement, glissant ensuite mes doigts dans ses cheveux. J’adorais cette proximité, cette chaleur entre nous, cette séduction passive, nonchalante. Si lointaine par rapport à mes anciennes relations mais si importante aujourd’hui…

« Je ferais tout ce que je peux pour, toujours, mériter ce vote de confiance. »

Et c’est une promesse que je compte bien tenir. Surtout que cela m’énerverait d’avoir connaissance d’une autre partenaire qui me battrait sur mon terrain de jeu. Mais autant éviter les pensées qui fâchent tant qu’on le peut. J’étais là pour danser et maintenant que je t’ai avec moi, je ne compte certainement pas m’arrêter. Je sens tes mains glisser contre mon corps avant de s’y immobiliser pendant que nos deux corps se meuvent ensemble. Je ne retiens pas mon sourire en profitant de l’instant pour le temps qu’il dure, m’approchant encore plus de ton corps… Même si la suite me convient tout aussi bien. Tes lèvres me surprennent un instant, mais pas suffisant pour que je n’ai pas le temps d’en profiter. Le baiser dure longtemps et est en même temps si court… Je déteste tout en aimant cette sensation de n’en avoir jamais assez, de ne pas réussir à en profiter assez… Mais ça ne me donne que plus envie d’une seconde étreinte. Ça me donne l’impression que je ne pourrais jamais me passer de ses baisers, pas avant plusieurs décennies… Et parfois, je me dis que ce n’est pas qu’une impression mais je préfère oublier, ne pas me poser de questions, profiter… Tu le sais, c’est ma spécialité. Je profite, je réfléchirais un autre jour, une autre fois. Je vis à cent à l’heure, sans jamais m’arrêter et je ne désespère pas d’un jour réussir à te faire agir comme moi le temps d’une journée, d’une heure même…

Mes yeux sont toujours fermés quand tu reprends la parole, pendant que je profite encore du fantôme de tes lèvres contre les miennes. J’ancre mes prunelles dans les tiennes quand tu finis tes propos, quand tu en finis avec ta question. Je ne veux pas que tu ais des limites, et en même temps, je ne t’apprécierais pas autant si tu n’en avais pas. J’aime tout repousser, tout en sachant que tu seras là pour me freiner, pour me retenir et pour attirer mon attention. J’espère bien que rien ne changera dans le futur… En tout cas, pas notre dynamique.

« Tant que ce n’est qu’avec moi et que tu as confiance dans le fait que je ne te ferais rien faire d’impossible… En quoi ça pourrait être une mauvaise chose ? J’aime être celle qui te fait repousser tes limites, penser que je pourrais, peut-être, te faire découvrir de nouvelles choses, des choses que tu pourrais apprécier. J’aime partager ses expériences avec toi. Et j’espère bien qu’on pourra tout tester. »

Arrêtes de penser, de te demander. Je sais, ce n’est pas dans tes habitudes mais profites ce soir. Tu pourras te poser des questions dans ton lit ce matin. Tout comme j’attendrais ce moment pour me poser mes questions. Je ne veux gâcher aucun moment avec toi, pas avec des pensées parasites…
Je glisse mes mains entre ton tee-shirt et ton blazer, entourant ta taille de mes bras tout en déposant un très rapide baiser sur ses lèvres, juste une seconde, juste un effleurement.

« Nous avons le même pouvoir l’un sur l’autre. N’en doute pas. Je ressens, je pense à des choses qui n’ont jamais fait parti de ma vie auparavant… Je ne sais pas ce que je ressens le plus fort face à ça, de la crainte, de l’excitation, ou même l’envie d’en avoir toujours plus… Mais je ne veux pas que ça s’arrête. »

Par contre, arrêtons ce petit moment, du moins, mettons le entre parenthèse. On a une fête qui nous attend et des oreilles qui pourraient un peu trop traîner. S’il y a des révélations et des étreintes, je préfère en profiter dans un endroit où je sais que tu ne seras pas forcément sur tes gardes… Alors ne m’en veux pas, mais je suis obligée de rebondir sur ce que tu m’as dis… Changeons d’atmosphère et puis, tu as l’habitude que je te taquine après tout. Et encore plus que je prenne le tout avec un petit peu d’humour. Alors mes prochains mots ne vont pas te surprendre.

« J’ai toujours rêvé de faire du saut à l’élastique, mais je n’ai jamais pris le temps de le faire, que dirais de tester ça la prochaine fois ? »

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