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 Dis-moi que je ne suis pas folle

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MessageSujet: Dis-moi que je ne suis pas folle   Jeu 16 Juin - 1:54


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara

Voilà trois jours que je suis revenue d’entre les morts. Qu’est-ce que ça a changé ? Rien. Enfin je ne crois pas. Il y a juste ces murmures étranges que je semble être la seule à entendre, mais mis à part ça je n’ai pas l’impression que quelque chose ait changé. Pourtant au fond de moi j’ai la sensation qu’il me manque quelque chose mais je n’arrive pas à savoir quoi. Peut-être mon âme ? Je ne sais pas vraiment ce que signifie le baiser de l’ombre et au fond je ne tiens pas à le savoir, c’est probablement mieux comme ça. Je suis restée ces trois derniers jours à la maison, Adrian m’a peut-être ramené à la vie mais un corps humain ne guérit pas comme ça et John ne s’est pas privé de me briser la jambe, ce qui n’est pas génial pour aller à la chasse. De toute façon, je suis sûre qu’Alec refusera que je chasse avant un bout de temps...

Sauf qu’à trop rester sans rien faire je vais finir par devenir folle, plus que je n’aurais pu le penser. Heureusement qu’il y a Happy, ce chien qu’Alec m’a acheté pour me tenir compagnie, sinon j’aurais vraiment fini par retomber dans ma dépression et personne n’aime ça. Enfin peut-être que je vais passer par une période de crise de nerf avant. J’aime mon frère, vraiment, mais il s’inquiète beaucoup trop et je déteste qu’il se gâche la vie à cause de moi. Sors, profite de la vie, ne laisse pas ton fardeau de sœur te gâcher de bons instants, je me détesterais encore plus.

Encore une journée de plus qui s’est écoulée, au moins Happy est heureux que je passe le plus clair de mon temps avec lui mais moi j’ai besoin de sortir, de faire autre chose. Les murmures persistent de plus en plus, au départ je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient, mais maintenant j’arrive à entendre des bouts de mots, parfois des phrases entière. Alec n’a pas semblé surpris lorsque je lui en ai parlé, seulement un peu attristé. Peut-être qu’Adrian lui a expliqué les effets qu’un tel retour entraînerait, mais moi on ne m’a rien dit, j’ai juste l’impression de devenir folle. Alors je fais taire les voix comme je peux et fumer des joints semblent avoir son utilité, ça me permet au moins de les chasser lorsque je suis trop à la ramasse. C’est d’ailleurs devenu mon petit rituel avant de dormir, un petit joint pour être sûre de pouvoir dormir sans les entendre. Alec n’apprécie pas trop mais dernièrement il a du mal à me refuser quoi que ce soit.

Pourtant ce soir des murmures me réveillent. Je grogne un peu dans mon sommeil, leur demandant en mâchant à moitié mes mots de foutre le camp et de me laisser tranquille mais ça ne change rien. Je place mon visage face oreiller et me bloque les oreilles avec mes mains, acte complètement inutile puisque les murmures sont dans ma tête. Je peste un peu et finis par ouvrir les yeux lorsque je reste figée devant ces deux personnes. En temps normal je me serais demandé comment des personnes se seraient introduites dans la maison, mais là je me demande surtout comment est-ce que je fais pour voir des personnes dont j’étais sûre qu’elles étaient mortes. Je me frotte les yeux, les ferme et les rouvre à plusieurs reprises pour être sûre de ne pas rêver, je me pince même l’avant-bras, mais je suis bel et bien réveillée on dirait.

- J’y crois pas... Il faut qu’Alec voit ça.

Un peu étrange d’avoir une telle réaction lorsqu’on revoit ses parents décédés, mais je n’ai jamais su avoir des réactions normales de toute façon. Je me lève de mon lit et cours –ou me traîne- aussi vite que je le peux jusqu’à la chambre d’Alec où je le trouve endormi. Je saute dans son lit, un grand sourire sur les lèvres alors qu’il se réveille en sursaut, se demandant probablement ce qui m’arrive mais je ne tarde pas à lui expliquer.

- Alec réveille-toi ! Il faut que tu viennes voir ça ! Papa et maman, ils sont là, ils sont dans ma chambre ! Allez debout, dépêche-toi !

Je ne lui laisse pas vraiment le temps d’émerger, ni de prendre conscience de ce que je viens de dire. Je l’attrape par le bras et le tire hors du lit pour qu’il me suive jusqu’à ma chambre. Je suis sûre qu’Alec sera heureux de les revoir, même si je dois admettre que je ne comprends pas comment c’est possible, mais je crois qu’il ne faut plus chercher à comprendre ce monde. Je pousse la porte de la chambre toujours aussi enjouée.

- Regarde ils sont juste... Ils étaient là. Pourquoi sont-ils partis ? Je te jure qu’ils étaient là Alec...

Ne me prends pas pour une folle mon frère, je t’en prie, je ne le supporterai pas. Mon regard brillant et mon sourire de tout à l’heure ont laissé place à un air attristé et déçu. Que m’arrive-t-il Alec ? Pourquoi est-ce qu’Adrian et toi semblez comprendre des choses que je n’arrive pas à comprendre ? Dis-moi que je ne suis pas folle Alec...

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Dernière édition par Kyara Mcdowell le Jeu 16 Juin - 17:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Jeu 16 Juin - 1:56


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara


Un léger gémissement de douleur raisonne dans l’habitacle quand ma ceinture comprime mon torse. Je n’aurais peut-être pas dû freiner aussi fort mais cet idiot devant moi ne m’a pas laissé le choix. Un putain de connard plutôt. Parce que tant qu’il est à l’arrêt et qu’il est aussi brusque dans ses décisions, je ne suis pas prêt de rentrer chez moi et de me soigner. Or, je préférerais éviter d’inquiéter ma sœur. Je jette un coup d’œil sur le tableau de bord. Cinq heures du matin. Dire que les gens normaux vont bientôt se lever… Enfin ces personnes là ne sont pas au courant pour les Strigoïs. Jusqu’au moment où ils se font bouffer et c’est trop tard pour eux. C’est con ça quand même.

Le klaxon derrière moi me ramène à la réalité et je redémarre sur les chapeaux de roues pour rentrer chez moi. La seule chose que je veux faire, c’est aller m’effondrer sur mon lit mais chaque inspiration me rappelle que c’est une mauvaise idée. D’abord me soigner et prendre des antidouleurs. Je dépose les clés et mon manteau quelque part sur le trajet et je me dirige vers la chambre de Kyara, y jetant un coup d’œil. Elle dormait, apparemment avec quelques cauchemars mais ils ne datent pas d’hier. Depuis qu’on se connait, on sait que l’autre cauchemarde, en même temps vu notre vie… C’était normal que ça se répercute sur notre sommeil.
Enfin, je referme la porte silencieusement et je me dirige vers la salle de bain. Au final, j’avais quelques plaies mais surtout d’immenses bleues sur le corps. En même temps, j’avais eu la sensation qu’un trente-six tonnes m’étaient rentrés dedans quand ce Strigoï avait effectué le dernier plaquage de sa vie… Ce qui m’étonne, c’est que je n’ai pas de côtes cassés avec tout ça. Enfin, je ne vais pas m’en plaindre. Je gobbe deux antidouleurs même si la notice me dit de n’en prendre qu’un en mangeant, j’avale un peu d’eau et je vais m’écrouler dans mon lit. Je n’ai même pas le temps de me mettre en pyjama que je me sens déjà m’endormir. Tant pis, j’avais déjà dormi dans des vêtements plus inconfortable qu’un jean. Au moins, je n’avais plus de tee-shirt ensanglanté ni de chaussures… Ce sont mes dernières pensées avant de m’endormir.

Le réveil est bien moins doux, mais tout aussi brusque. Je ne comprends pas trop ce qui se passe mais mon corps réagit instinctivement. Ma main se glisse sous l’oreiller où, normalement, ma machette se trouve. Sauf que je ne rencontre que le vide. Un léger flash me vient en tête, m’apportant la réponse. Je l’avais laissé dans la salle de bain alors que je me bandais le torse… Une bien conne idée pour le coup.
Enfin bon, mon agresseur continue à me parler et je finis par reconnaître la voix, ce qui me permet de me détendre. Kyara. Qui parle de je-ne-sais-quoi. Faut que je me concentre pour entendre sa voix par-dessus les battements de mon cœur et le rugissement de mon sang dans mes oreilles. Sauf que j’ai beau entendre, je n’arrive pas à comprendre immédiatement ce qu’elle dit, surtout quand je dois me concentrer pour ne pas trébucher quand elle me force à me relever. C’est sur le trajet de sa chambre que je finis par comprendre ses propos. Papa et maman ? Il allait falloir arrêter ça. Je les vois bien trop souvent dernièrement. D’abord avec cette moroï et maintenant, Kyara voit leurs fantômes. J’aurais préféré qu’on évite ça.

Nous ne sommes pas encore entrés que je sais déjà ce qui nous attend. Et je ne m’y trompe pas. L’excitation retombe quand la réalité reprend ses droits. Je parie que tu n’entends plus rien, Kyara, je me trompe ? Ce truc de magie vient de te jouer un tour et tu es maintenant tranquille pour quelques heures, si mon con de beau-frère ne fait rien d’idiot. Vu qu’il doit dormir, ça devrait le faire… J’espère. Les hallucinations, ça va bien deux secondes…
Quand je vois sa mine triste, je ne peux pas me retenir de l’attirer dans mes bras. Bien sur qu’ils étaient là… Dans ta tête. Pour toi. Mais ce n’est pas plus mal qu’ils aient disparus, ma jumelle… Au moins ils ne te tourmenteront plus.

« Je te crois. »

Je sais qu’ils étaient là pour toi. Mais c’est surement le fait d’être avec quelqu’un d’autre et d’avoir laissé passer un peu de temps qui t’a permis de les bannir de ton esprit… Même si ce n’était surement pas ta volonté première. Pourtant, crois-moi, il vaut que tu te contentes de nos souvenirs communs, ils seront bien mieux que ces pâles et tristes fantômes… Rappeler les morts n’est jamais une bonne idée, les Strigoïs en sont la preuve.

« Est-ce que tu entends encore quelque chose ?... Est-ce que tu les entends ? »

Les voix t’ont déserté, la crise est finie ? Ou va-t-elle continuer ? Je préférerais ne pas avoir la réponse… Mais pour notre équilibre, il vaut mieux savoir. Quitte à ne pas pouvoir me rendormir tout de suite, je vais pouvoir rester avec toi. Mais je préférerais qu’on ne soit qu’à deux et qu’ils n’y aient personnes d’autres dans ton esprit. Ça serait le luxe…



Dernière édition par Alec McDowell le Mar 24 Jan - 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Jeu 16 Juin - 1:57


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara

Vais-je pouvoir redormir un jour en paix ? Je n’en suis pas sûre, déjà avant même de revenir d’entre les morts mes nuits étaient tourmentées, alors je vous laisse imaginer un peu le résultat aujourd’hui, rien de bien joli. Sauf que cette fois c’est différent, il n’y a pas que des murmures, il y a des silhouettes, des fantômes de personnes que je connais. Papa ? Maman ? Est-ce réellement possible ou est-ce que je suis complètement folle ? Il faut que j’aille chercher Alec, il faut qu’il voie ça. Va-t-il les voir ? Je n’en sais rien, je l’espère, au moins ça me prouvera que je ne suis pas la seule à voir des choses, que tout est bien réel. Au fond je devrais pourtant savoir que ça ne l’est pas, mais que voulez-vous, j’ai toujours aimé me bercer d’illusions. Et dire qu’avant je devais fumer joint sur joint pour avoir des hallucinations, même plus besoin de drogues maintenant... Enfermez-moi ça vaut mieux.

Je me précipite dans sa chambre pour le réveiller, sachant très bien qu’il ne faut jamais troubler le sommeil d’un chasseur mais que voulez-vous, j’ai toujours été un peu suicidaire. Beaucoup ? Sûrement. Je ne lui laisse pas vraiment le temps d’émerger que je le tire avec moi jusqu’à ma chambre. On dirait que c’est le moment de vérité. Vas-tu les voir ? Je pousse la porte et là… Et là même moi je ne les vois plus. Il n’y a plus personne, plus de papa et maman, juste le vide, toujours le vide. Mon sourire retombe instantanément et je sens les bras de mon frère m’attirer contre lui. Je ne suis pas folle Alec, ils étaient juste là... Pourtant c’est ainsi que je me sens, folle, bien plus qu’auparavant. Autrefois on m’aurait seulement envoyé consulter un psy, aujourd’hui on m’enverrait en hôpital psychiatrique s’ils savaient ce que je vois et entends.

Tu dis que tu me crois Alec, mais je sens dans ta voix que tu es tourmenté. Tu n’aimes pas la situation, je ne l’aime pas non plus. Que pouvons-nous y faire au fond ? Tu crois qu’il y aurait une solution ? A part la mort je n’en suis pas sûre, mais évidemment ce n’est pas une solution, pas pour toi en tous cas. Je reste dans tes bras sans rien dire, regardant le vide en face de moi, là où se trouvaient mes parents quelques minutes auparavant. Vont-ils revenir ? Je fixe cet endroit avec espoir mais au fond je sais qu’ils ne reviendront pas. Je n’entends plus les voix, alors je les reverrais pas non plus, pas ce soir en tous cas. Peut-être demain ? Je ne sais pas.

- Non Alec, je ne les entends plus, ils ont tous disparu...

Sauf qu’à force je ne sais même plus si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle. Je cesse de regarder le vide, plongeant finalement mon regard dans le sien. Pourquoi ne me laisses-tu pas lire dans ton regard Alec ? Je veux savoir ce que tu penses. Je veux savoir ce que tu ressens. Peur ? Tristesse ? Soulagement ? Culpabilité ? Dis-le-moi. Mais tu ne me dis rien. Je m’écarte finalement de toi, me jetant sur mon lit, adossée contre le mur, une peluche que tu m’as offerte à côté de moi et ma petite boite magique entre les mains. Je sais, tu veux que j’arrête tout ça, mais moi je ne veux pas arrêter, j’en ai besoin. Je commence à effriter mon herbe et le mélanger à du tabac, avant de me mettre à rouler. Un bon joint tout beau tout frais. Je regarde Alec qui a l’air d’être un peu perdu et prends la parole.

- On n’a jamais fumé ensemble. J’ai déjà eu des trips avec des amis, avec des petits-amis, mais je me suis toujours demandé si un jour j'en partagerais un avec mon frère.

Oui Alec, c’est une invitation à fumer, à partager ce joint ensemble, et peut-être même les prochains si tu en as envie car tu me connais, je ne me contente jamais d’un seul. Alors, vais-je avoir droit au frère moralisateur qui en a marre de voir sa sœur se détruire, ou vas-tu me suivre pour une fois, en sachant très bien que me gronder ne changera rien ? A toi de voir Alec. Je n’ai jamais été une bonne influence, je le sais bien, mais après tout, un joint, une fois, ça ne tue personne. Alors Alec, me feras-tu ce petit plaisir ? J’allume le joint et tire une première taffe dessus, inspirant une grande bouffée avant de me décaler un peu plus sur le lit pour le laisser prendre place si jamais il accepte de me rejoindre.

- Peut-être que tu verras des fantômes toi aussi avec ça... Mais rassure-toi, je les empêcherai de te faire du mal.

Mon ton est à la fois sérieux, provocateur et avec une petite pointe d’humour. Au fond même moi je ne sais pas si je pense sérieusement ce que je viens de dire ou non. Quelle importance de toute façon ? Lorsqu’on fume un joint, surtout les miens, plus rien ne compte. On s’est assez battu comme ça dernièrement, alors on a le droit de se laisser un peu aller, tu ne penses pas ?

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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Ven 30 Déc - 0:55


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Alec & Kyara


Est-ce que je m’attendais à ce réveil ? Bordel nan. Le seul endroit où je suis sensé être en sécurité, c’est la maison, mais même pas. Le pire, c’est surement d’avoir oublié ma machette dans la salle de bain. Bon sang, la douleur ça me réussit pas, ça me  brouille le cerveau. Enfin là pour le coup, c’est le sommeil qui m’embrouille, niveau douleur ça va. Enfin, je finis par entendre ma sœur, c’est donc elle qui m’a tiré du sommeil. Et même si je me laisse entraîner physiquement, mentalement je suis pas encore tout à fait là. En fait, je commence à émerger juste avant qu’on entre dans sa chambre. Et je comprends enfin ce qu’elle me dit. Maman et papa. Décidément pas la bonne donne. Enfin remarques, je peux toujours être surpris mais je préférerais ne pas l’être par leur présence. Finalement, c’est presque une bonne chose de savoir que Kya hallucine. Mieux vaut ça qu’un retour de strigoïs après autant de temps… Enfin, je ne suis pas certain, pour le coup, que Kyara pense comme moi… Je peux pas me retenir, quand je vois sa tête, de la prendre dans mes bras. C’est ma sœur qui est triste, ma jumelle, l’autre part de mon âme. Celle que j’ai failli perdre quelques jours plus tôt. Rien que de repenser à ce moment, je sens de nouveau le froid qui m’a envahie ce jour-là… Résultat, je resserre mon étreinte sur ma sœur.

Malgré tout, il faut que je sache une chose, avant de pouvoir me détendre. Il faut que je sache, si cette crise est terminée. Celle-ci, car je ne doute pas qu’il y en aura d’autre. Connard d’Adrian, il peut pas arrêter d’utiliser ces pouvoirs le temps qu’on trouve le moyen d’en atténuer les effets ? Nan, faut qu’il en abuse et que ça provoque tout ce merdier… Ouais, vous l’avez vu, j’arrive facilement à changer mes bonnes résolutions en ce qui concerne ce couillon. Kyara finit par reprendre la parole, ce qui amène de nouveau mon attention sur elle. Je croise en même temps pour la première fois son regard. On dirait que ça ne te soulage pas, qu’ils aient tous disparus. Est-ce que je me trompe ? Je ne sais pas quoi faire dans cette nouvelle situation, pour t’apporter un minimum de réconfort. Parfois, la seule chose que je veux, c’est prendre un avion pour l’autre bout du monde. Qui sait, la distance finirait peut être par distendre votre lien…

Kyara s’éloigne de moi, me ramenant encore une fois à la réalité. Elle se jette dans son lit et je la rejoins plus lentement, m’asseyant au bout du lit. J’observe ses gestes et je ne sais pas quoi en ressentir. A quoi ça sert de se bousiller ? Mais en même temps, à quoi ça sert de la retenir quand ce retour à la vie la bousille tout autant ? Je suis balancé entre plusieurs extrémités et je ne sais pas quelle corde tirer. Elle me propose de partager un trip avec elle. J’ai déjà eu des trips, Kyara et c’est pas une période de ma vie que j’ai forcément envie de retrouver. Ouais, tu vas surement me trouver trop vieux pour mon âge, peut être trop con aussi… Mais franchement, le côté sexe et drogue a déjà été plus qu’étudié, je te le promets. Et j’ai pas forcément envie de replonger dans un de mes anciens vices.

« T’as de drôles de questions en tête parfois, Kyara. »

Elle finit par se décaler avant de me parler de fantômes. Est-ce que je me retiens de lever les yeux aux ciels. Bien sur que non. Ca a beau être ma sœur chérie, ce n’est pas pour autant que je suis aveugle à ces conneries. Enfin remarques, c’est pas pour autant que j’arrive à les éviter. Le bon point ? J’ai toujours pas de chaussures, je peux monter dans le lit m’installer à ses côtés, le mauvais point ? J’avais oublié à quel point cette merde puait. Mais genre, vraiment. Comme si mon odorat tentait de me prévenir d’à quel point cette merde pouvait être nocive.

« J’ai déjà vu des fantômes, leurs fantômes. Plusieurs fois et la dernière ne datent pas tant que ça. Malheureusement, c’était pas le meilleur moment de leurs vies. Et l’hallucination n’était pas non plus le meilleur moment de ma vie. »

Cette moroï, d’ailleurs, si je la retrouverais, je la découperais. Mais pas ce soir, pas encore. Ce n’est pas grave, je n’étais pas du genre patient, mais dans cette ville, y avait pas besoin de l’être, on finissait forcément par recroiser les gens qu’on ne voulait plus voir…
Je tends le bras, le passant autour des épaules de Kyara pour l’attirer contre moi avant de lui piquer son joint. Tant qu’à aller dans les conneries, autant aller jusqu’au bout. Heureusement qu’on avait fini par installer un système d’alarme sur cette maison. Enfin remarque, vu que le jour se levait… Je tire une taffe de son joint, sentant ce truc stagner dans mon système respiratoire avant que je l’expulse avec soulagement. Merde, cette connerie était forte mais surtout, elle était en train de détruire mes bronches. Pas besoin de se demander pourquoi Kyara pouvait être défoncée en trois taffes dans ses mauvais jours. Je baisse les yeux vers ma sœur, haussant un sourcil exagérément en prenant la parole, histoire de la dérider un peu… Enfin au moins de changer le sujet.

« Merde, comment tu peux t’enfiler ses trucs ? Va me falloir quatre jours pour redescendre et quatre semaines pour faire disparaître le goût. »  



Dernière édition par Alec McDowell le Mar 24 Jan - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Sam 7 Jan - 1:44


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara

Qu’est-ce que j’espérais au juste ? Que papa et maman allaient revenir et qu’on allait pouvoir de nouveau fonder une famille ? Non, ils ne sont que des fantômes, des ombres passagères, des visages qui disparaitront à nouveau. Alec, lui est réel, bien vivant. L’est-il ? Et moi, suis-je vraiment vivante ? Ou peut-être que je suis bel et bien morte cette nuit-là, qu’Adrian ne m’a jamais ramené, que rien n’est arrivé, je suis juste bloquée dans un monde parallèle qui ressemble au vrai. Oui, parfois je me pose la question. Paradis ou enfer ? Je ne pense pas que ma place soit au paradis, pas après tout ce que j’ai pu faire. Finalement si on meurt tous les deux, on sera de nouveau séparé Alec, car toi tu iras au paradis et moi en enfer. Je ne veux pas qu’on nous sépare encore, ni la vie, ni la mort...

Alors faisons comme ci tout ceci était réel, que toi et moi, on est bien là en cet instant. Qu’est-ce que je voudrais faire maintenant ? Fumer un joint avec toi. Pourquoi pas après tout ? On n’a jamais essayé tous les deux. J’ai tenté avec Declan, avec Adrian, avec Allan, avec bien des personnes, mais jamais avec toi. Puisque nous sommes jumeaux, tu crois qu’on aurait le même trip ? J’ai quelques doutes, mais après tout on peut toujours essayer et voir ce qu’il en est. C’est vrai, parfois je me pose de drôles de questions, souvent même, des tas de questions, tous le temps, bien trop. Je devrais arrêter de m’en poser autant, la drogue m’aide à arrêter.

Je m’attèle à rouler ce beau petit joint bien chargé. Comme tu n’en prends jamais, je suis sûre qu’une ou deux taffes te suffirait. Moi ? Je n’en ai jamais assez. Alec vient s’installer à mes côtés alors que je commence à allumer le joint et prendre une première bouffée. Il me parle de leurs fantômes, qu’il les a déjà vu, que ce n’était pas un bon souvenir. Moi je n’ai plus beaucoup de souvenirs d’eux, juste leur visage en image, juste leur mort. Parfois je me dis que ce serait sans doute mieux de simplement les oublier. Je pose mon regard dans celui de mon frère, je le sens troublé, un peu triste.

- Alors tu vois des fantômes toi aussi. Es-tu mort et revenu à la vie sans que je ne sois au courant ? Ou es-tu encore plus fou que je ne le pensais ?

J’esquisse un petit sourire pour lui montrer que je le taquine. C’est ce que j’aime dans notre relation Alec, ces moments de simplicité, de complicité. Pardonne-moi d’avoir mis une barrière entre nous, j’ai cru que ça nous aiderait, j’ai cru que ça nous protègerait, mais finalement je n’ai fait que nous rajouter un fardeau en plus. Je m’installe contre lui, déposant ma tête contre son torse et regardant devant moi sans penser à rien. Et alors surprise, Alec me prend le joint des mains ! J’ai bien cru que ce jour n’arriverait jamais. Ma tête toujours contre lui, je relève quand même mon regard sur lui, je ne veux pas manquer ça après tout. Il se débrouille bien tout compte fait, je m’attendais à ce qu’il tousse et crache ses poumons, mais après tout ce ne serait pas un Mcdowell s’il ne savait pas résister à un joint. Ses yeux se baissent alors vers moi, les miens sont toujours levés vers lui et je ne peux m’empêcher de rire légèrement face à sa remarque. Je lui reprends le joint des mains, puisqu’apparemment une taffe lui suffit, et de toute façon il peut le reprendre quand il le veut.

- Non, tout ce qu’il te faut c’est une bonne pizza !

Je porte de nouveau le joint à mes lèvres avant de me lever du lit et finalement le lui confier à nouveau. Fumes-en autant que tu veux, je reviens tout de suite. Je me dirige vers la cuisine et cherche la meilleure pizza surgelée qu’on ait en stock, disons que la quatre fromages devrait faire l’affaire. Je la mets directement au four et retourne dans ma chambre pour retrouver ma place aux côtés d’Alec. Une quinzaine de minutes à attendre et on pourra se régaler. Je me suis allongée sur le lit, ma tête sur ses jambes, le joint de nouveau en main et mes yeux qui ne cessent de quitter son visage. C’est idiot mais je me dis que je veux le regarder, que je dois connaître le moindre de ses traits par cœur pour le jour où on sera de nouveau séparé.

- Je t’aime Alec.

Je sais, ces mots sortent de nulle part, peut-être même vas-tu penser que c’est à cause du joint, parce qu’en général je ne m’exprime pas, encore moins sur mes sentiments, mais non. J’ai besoin de te dire ces mots, j’ai besoin que tu le saches, parce que la dernière fois je n’ai pas eu le temps de te le dire. Tu es la personne la plus importante à mes yeux Alec, tu es mon jumeau, mon tout, et sans toi il y a bien longtemps que j’aurais renoncé à la vie. J’ai besoin que tu le saches Alec, que malgré tout ce que je t’ai fait endurer, que malgré toutes les conneries que j’ai pu dire ou faire, je t’aime plus que tout au monde.

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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Mar 24 Jan - 22:34


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara


Cette soirée ne se déroule pas réellement comme prévu mais ce n’est pas comme si y avait quelqu’un à qui en vouloir. Adrian m’avait prévenu, de ce qui risquait de se passer. Mais se préparer et y assister, ce n’est pas la même chose. On apprend à faire face, petit à petit. Et s’il m’arrive de me sentir perdu, je n’ose même pas imaginer ce que ressens ma sœur. Pour ça que je ne lui montre pas, même si je ne peux pas m’empêcher de ressentir ce pincement au cœur à chaque fois que je vois et que j’entends cette pointe de détresse.

Les parents. Nos parents. Ça a toujours été un sujet controverse. Un sujet délicat et difficile. Je crois que c’est pour ça que cette moroï les avait pris pour cible dans mes souvenirs. Tout du moins, avant qu’elle ne s’intéresse à l’une des femmes qui comptent le plus pour moi : ma sœur. Et maintenant, c’est à Kyara de les voir. Et apparemment, d’espérer les revoir. Alors que je ne souhaite que l’inverse. Crois-moi, tu ne veux pas les voir déformés, par le monde dans lequel on vit maintenant. Je me demande, parfois, comment réagirait papa et maman, face à notre monde. On ne suit pas les traces des autres alchimistes. Seraient-ils fiers de notre différence ? Ou chercheraient-ils à nous mettre dans le rang ? Je ne sais pas. Mais quelque part, je ne veux pas savoir. Parce que je sais que dans le deuxième cas, je risquerais de perdre le souvenir de mes parents aimants pour me retrouver face à des inconnus. Alors oui. Je les ai vus, mais je ne désire plus les voir. Et j’espère que tu ne les verras plus. Pas de si tôt, en tout cas…

Je lui réponds. Je lui explique tout cela. Est-ce que je m’attendais à sa réponse ? Non, pas vraiment. Mais j’aurais du. C’est bien son genre. C’est également pour cela, pour ce genre de remarque, de taquinerie, qu’on peut faire de si bons jumeaux. Parce qu’on ne se lâche pas et qu’au lieu de s’enfoncer, on arrive à stagner… Même si parfois, ce n’est que stagner dans nos conneries. En tout cas, un sourire étire mes lèvres en réponse à sa provocation. Hum, j’ai frôlé la mort quelques fois mais aux dernières nouvelles, elle n’a jamais voulu me faire un câlin. Tant mieux, je ne suis pas du genre tactile, en règle générale.

« Faut que croire que je suis plus cinglé qu’il n’y paraît. Tu vas bientôt devoir me foutre dans un asile, j’espère que tu viendras me rendre visite de temps en temps, histoire de t’assurer que je ne rendes pas fou les doc’s et infirmiers. »

Quoi ? Je n’aimerais absolument pas ce genre de lieu, et je le sais, j’ai le potentiel qu’il faut pour rendre n’importe qui sur les nerfs. C’est une source de fierté d’ailleurs. C’est plutôt amusant de voir ces grands et placides mecs se décomposer et perdre toute contenance une fois qu’on a assez chatouillé leurs dessous de pieds.

Je finis par me décider. Tant qu’à aller au bout de cette soirée, allons également au bout des choses. Est-ce que les taffes m’avaient manqués ? Pas trop. L’état de bien être est illusoire. C’est sympa, mais ça m’a poussé à faire pas mal de conneries. Des conneries que Chloé avait du retaper en partie, d’autres qui ne pourront jamais être réparés. Pour ça que ça ne risque pas de devenir régulier. Mais là, c’est ma sœur, c’est autre chose. Par contre, ce truc est définitivement une bonne merde, y a tout mon appareil respiratoire qui vient de se contracter et de me hurler non à la figure avec cette taffe. Malgré tout, je le contredis, gardant cette bouffée peut être quelques secondes de trop pour lui, avant de la relâcher. Et de reprendre la parole pour commenter son truc. Je vois en même temps cette espèce de fascination dans le regard avant qu’elle ne soit remplacée par de l’amusement. Quoi ? C’est si étonnant que ça de me voir commenter ta daube ? Enfin, une pizza… Pas sûre que c’est ce qu’il me faut. Enfin remarque…

« … J’ai jamais testé, t’as peut-être raison. »

Après tout, ma façon de gérer la drogue, c’était de replonger, ou alors de me retrouver avec des inconnues. Parfois, ça allait même trop loin. Mais la bouffe ? Nan, ça n’a jamais été ma façon de faire. Alors pourquoi pas. Et au moins, on a moins de risque de se faire attaquer par une pizza que par une femme en colère…

Je fais tourner son joint entre mes doigts en l’attendant, ne prenant pas d’inspiration en plus. okay pour me détendre, moins okay pour finir stone. Surtout que ce truc me montait déjà au cerveau, c’était assez fort après tout. Elle finit par revenir et on retrouve une position confortable, elle allongé de travers, avec sa tête sur mes jambes et son joint à la main, moi adossé au lit, ma main jouant avec ses mèches. Vraiment, je me demandais comment deux jumeaux pouvaient être si différents et semblables, à la fois physiquement et psychologiquement. Autant de différence que de point commun… Est-ce que c’était la normal ou n’était-ce que nous ?

J’entends ses mots qui me surprennent quelque peu, pourtant ce ne sont que quatre mots. Presque rien. Mais je crois qu’on ne prend presque jamais le temps de se les dire. C’est juste… Qu’on se le prouve plus qu’on ne se le dit, j’imagine. Et je n’ai pas l’habitude de les entendre, mais ça n’empêche pas, par-dessus la surprise, d’en ressentir le plaisir. Je lui adresse un sourire avant de lui répondre à mon tour.

« Je t’aime aussi, ma jumelle. »

Et je ne sais pas ce que j’aurais fais si tu étais morte dans ce parc… Mais je ne veux pas y penser, je ne veux plus penser au pire. Pas ce soir en tout cas. Je me reconcentre sur le présent et sur la présence de Kyara. Vivante. L’une des seules choses qui s’inscrit encore dans la réalité, qui m’inscrit dans la réalité et qui m’empêche de péter les plombs. Enfin la plupart du temps. Disons soixante-dix pour cent du temps.

Le silence dure un temps, nécessaire, calme. Malgré tout, il n’est pas éternel. Je ne sais pas ce que j’ai, peut être ce joint, ou peut-être que ce n’est qu’une excuse. Ou cela peut être l’immobilité. Mais j’ai les idées qui fusent et se mélangent ce soir. Pas vraiment de repos, pas dans ce cerveau en tout cas. Et ouais je sais que « ce » cerveau est le mien, j’avais juste envie de dire ça, m’embêtait pas sur mon français !

« T’as déjà réfléchi, à ce qu’aurais été notre vie, si papa et maman avaient survécus à cette nuit-là ? Si on avait vécu une vie normale, parmi les autres faux-culs, les petits intellos coincés ? »

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MessageSujet: Re: Dis-moi que je ne suis pas folle   Sam 4 Fév - 19:02


Dis-moi que je ne suis pas folle
Alec & Kyara

Est-ce qu’on est fous Alec ? Ou est-ce que c’est ce monde qui est trop fou pour nous ? Parce que ça doit forcément être l’une de ces des deux réponses. Je crois que si on consultait un psy, il y a bien longtemps qu’on aurait conseillé notre enfermement. Reste encore à savoir lequel de nous deux est le plus taré, parfois on peut se poser la question. Je ne peux m’empêcher de sourire face à sa remarque. C’est sûr, tu les aurais tous rendu fou dans un asile, même ceux qui se disent saint d’esprit et moi je me serais amusée à voir tout ça. Déjà que c’était amusant de rendre fou les alchimistes lorsqu’ils nous ont provoqué, alors de simples humains ? Ce serait encore plus facile !

- Je serais plutôt du genre à les laisser m’enfermer avec toi pour m’assurer de les rendre bien fou. Après tout je suis une bonne coéquipière pour ça !

On est doué pour provoquer tous les deux, alors lorsqu’on s’y met ensemble ? Autant dire qu’ils ont tous envie de se tirer une balle. Que voulez-vous, c’est un trait Mcdowell, nous n’avons pas de limites en ce qui concerne la provocation, même si parfois ça joue contre nous. Il y a un autre domaine dans lequel j’ai peu de limites : la drogue. Je sais c’est mal mais moi ça me fait du bien. J’ai déjà tenté d’arrêter plusieurs fois, surtout pour Alec, mais je n’y suis jamais arrivée, en tous cas pas sans replonger ensuite. Est-ce pour autant que je devrais entraîner mon frère dans cet enfer ? Allons ce n’est qu’un joint, ce n’est pas comme ci je lui proposais de l’ecstasy. Une taffe ne fait pas grand mal et il semblerait que ça lui suffise. Tu veux savoir ce qui est bien après la consommation de drogue ? La nourriture. Tu verras, dans peu de temps ton ventre va crier famine et cette pizza sera le meilleur repas que tu auras mangé de toute ta vie. Ce sont des effets du joint qui arrivent à pratiquement tout le monde.

- Bien sûr que j’ai raison !

Et tu ne peux pas me contredire parce que j’ai beaucoup plus d’expérience que toi à ce sujet. La bouffe et le sexe, ce sont les deux meilleurs trucs après la drogue, sauf que tu n’es pas avec Callie et je ne suis pas avec Adrian, donc faudra se contenter de nourriture. Après avoir mis la pizza au four, je reviens m’installer sur le lit, ma tête sur les jambes d’Alec et ce n’est pas un problème pour nous de rester ainsi, silencieux pendant plusieurs minutes. Je crois qu’en réalité nous nous sommes tous les deux perdus dans nos pensées. Je me suis rendue compte que je ne voulais plus jamais te perdre Alec, que je ne voulais pas partir, que je voulais rester à tes côtés pour toujours et pouvoir observer ton visage chaque fois que j’en ai envie. Est-ce que c’est étrange ? Je ne sais pas, ça me paraît naturel de vouloir tout ça.

Puis finalement ces mots quittent mes lèvres. Je t’aime mon jumeau et j’ai besoin que tu le lâches. J’ai besoin que tu sois au courant que même si parfois je te mène la vie dure, même si j’ai déjà voulu t’abandonner en quittant ce monde, aujourd’hui je sais que je ne pourrais pas m’éloigner de toi, même si c’est pour avoir moins mal. Il faut que tu le saches Alec, il faut que tu entendes ces mots avant qu’il ne soit trop tard, car je ne veux pas vivre avec le regret de ne jamais te l’avoir dit. Je souris à mon tour lorsqu’il me répond, lorsqu’il accepte aussi de s’ouvrir à moi. Je sens un poids se soulever de ma poitrine, maintenant que ces mots ont été prononcés.

On replonge dans un long silence, un calme paisible. Alec continue de jouer avec mes cheveux tandis que je continue de fumer ce joint, me perdant au loin dans mes pensées. Puis sa voix me ramène à la réalité, sa question sur ce qu’aurait été notre vie si nos parents étaient encore de ce monde. Je dois dire que je me suis rarement posée la question, même si parfois il est vrai que j’ai déjà essayé de m’imaginer une famille unie et comblée en leur présence. Une illusion parfaite qui ne serait probablement pas réelle même si nos parents n’avaient pas quitté ce monde. Je ne peux néanmoins empêcher un nouveau sourire de se dessiner sur mon visage lorsque je pense à ce que ça aurait pu donner.

- Je suis sûre que nos profs auraient voulu nous mettre dans deux classes séparées parce qu’ensemble on aurait été insupportable. J’aurais fait fuir toutes les filles qui se rapprocheraient de toi parce qu’aucune ne serait à la hauteur et ça te rendrait dingue que je me mêle de ta vie privée. Sauf que tu ferais pareil, parce que tu ne pourrais pas t’empêcher de remettre en place tous les gars qui me voudraient dans leur lit et qui pourraient me briser le cœur. Papa et maman seraient désespérés de notre comportement, mais ils seraient contents de nous savoir si unis et ça leur suffirait.

Est-ce que j’en ai trop dit ? Je n’en sais rien, mais moi j’aime m’imaginer une autre vie comme ça. Peut-être que dans un autre monde nous l’avons vécu. On se serait peut-être ennuyé de la chasse, mais on aurait subi moins de malheurs et on aurait plus de chances d’être heureux.

- Si demain on pouvait ramener les morts à la vie, est-ce que tu choisirais de les faire revenir ?

Je sais, ma question sort de nulle part, d’autant que ce n’est absolument pas possible, mais aujourd’hui, à l’heure actuelle des choses, est-ce que tu choisirais de le faire ou tu les laisserais-tu à leur place ? Moi je ne sais pas ce que je choisirais, mais peut-être que toi tu as une idée.

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