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 Beautiful lady

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Come on, baby. Faith wants to play !
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MessageSujet: Beautiful lady   Lun 12 Déc - 16:44


Beautiful lady

A peine installé et déjà les problèmes commencent. Y paraît qu’à Missoula c’est déjà la guerre entre les gangs, mais avec les deux nouveaux arrivants, dont je fais partis, c’est encore pire. Bah va falloir qu’ils s’adaptent pourtant, parce qu’ici les lois risquent bien de changer. De toute façon il y en a un qui va bientôt sauter, leur chef a cru bon de venir m’intimider et d’assassiner l’un des miens. Sauf qu’un homme de perdu chez moi égale tout le groupe de perdu chez eux. Le plan est déjà prêt de toute façon, on va commencer par les piller, voler leurs armes en premier, puis la drogue, et une fois qu’ils seront bien dépouillés, on les fait sauter. Ni vu ni connu, on a même trouvé le pigeon parfait pour se faire prendre. Finalement on peut dire que tout roule comme sur des roulettes.

Ce soir c’est repos pour les gars, ils l’ont bien mérité, puis faut savoir que mieux on traite ses hommes et plus efficaces ils deviennent. Un bar, c’est le rendez-vous du soir, pourquoi pas après tout, il faut bien en tester quelques-uns avant de choisir lequel aura droit à ses habitués. J’ai laissé Faith à la maison ce soir, ça m’a un peu brisé le cœur de la laisser toute seule mais je sais que l’alcool c’est pas trop son truc, alors autant qu’elle se repose pour être en forme à son prochain festin. Je sirote mon verre de Rhum mais rapidement je finis par trouver l’ambiance plutôt ennuyeuse, les gars ont l’air de bien aimer pourtant. Enfin c’est pas grave, je décide simplement de les laisser là et d’aller faire un tour.

Je regrette de ne pas avoir pris Faith avec moi finalement, j’aurais rien eu contre m’amuser un peu ce soir, mais j’ai l’impression que c’est le calme total à Missoula. Est-ce qu’on a fait fuir les civils ou est-ce que c’est parce qu’on est un soir de semaine ? Allez savoir, mais j’avais entendu dire que cette ville était beaucoup plus vivante la nuit, et pour l’instant j’en suis déçu. Les minutes passent, les rues sont toujours aussi désertes, puis finalement, ô grand ciel j’entends une voix. Celle d’un homme. Evidemment il faut que j’aille faire connaissance ! Futur ami ou future victime ? En général il n’y a pas de troisième option. Je m’avance vers la voix et tourne à la prochaine rue lorsque j’aperçois finalement le type, mais pas tout seul. Chouette, t’as ramené une copine ! Sauf qu’elle n’a pas l’air d’apprécier ta compagnie. Pas une copine alors. Je le vois même la coller un peu trop, il me fait penser à mon père celui-là.

Sans hésiter je sors mon flingue, vise et lui tire une balle en pleine tête. Strigoï ou humain ? Pas eu le temps de voir mais très franchement j’en ai rien à faire. Du sang à gicler sur le visage de la demoiselle en détresse, mais je trouve que ça lui donne un côté sexy en fait. Je range mon arme et m’approche d’elle, et comme je sais être un gentleman, je lui sors même un mouchoir pour qu’elle puisse s’essuyer, même si franchement, avec le sang c’est quand même plus classe.

- Désolé de l’intervention brutale Lady, mais au moins il n’aura pas eu le temps de vous violer, ou de vous mordre, tout dépend de l’espèce.

Pas dit qu’elle comprenne la dernière allusion étant donné que c’est une humaine. Je me tourne vers le cadavre en question et le regarde un peu mieux. Ouais, je dirais strigoï, mais j’irai pas vérifier ses crocs pour le prouver, ça risque de paraître bizarre en plus. Je reporte mon attention sur la jolie brune et lui offre mon sourire charmeur. Une chose est sûre, ça doit être bien moins ennuyant de passer une soirée en sa compagnie plutôt que de retourner dans l’autre bar.

- Peut-être que je devrais vous raccompagner, les rues sont pas très prudentes le soir, comme vous avez pu le voir.

Vas-tu accepter mon offre ? Ou alors tu vas croire que je fais partis des psychopathes en question et refuser ma proposition. Ce serait dommage, un gaillard comme moi pourrait facilement te protéger du danger, mais c’est vrai, je pourrais aussi facilement devenir ton pire danger. Je suppose que tout dépendra de toi, Lady.

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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Lun 19 Déc - 17:04



Beautiful Lady

Cette ville est étrange. Folie et fureur. Elle nous transforme, nous fait redouter ses secrets tout en nous obligeant à rester dans les environs, par un pouvoir attractif que je ne comprenais pas. Malgré tout, je n’avais toujours pas déballé tous mes bagages. Une partie de moi savait qu’un jour, il me faudrait fuir de ce lieu. Peut-être que je fuirais à cause de mon frère ? Peut-être que je fuirais à cause de ce strigoï blond ? Ou peut-être serait-ce autre chose ? Peut-être ne partirais-je de cette ville que les deux pieds devant… Cette ville me faisait peur et pourtant, je continuais à y rester. C’était la première fois que j’étais incapable de me comprendre, que j’étais incapable de comprendre les sentiments qui pouvaient influencer ma raison…

Je suis encore sortie, en plein jour, mais je n’ai pas fais attention à l’heure et maintenant, il va me falloir rentrer, en pleine nuit. Après mes dernières rencontres, j’avais fait très attention d’être toujours rentrée dans les appartements que m’avaient prêtés le centre des alchimistes… Mais on dirait que ce soir, ma prudence a été jeté aux oubliettes. Fichus livres un peu trop passionnant… Et maintenant, j’étais partie pour de gros problèmes.
Je sors de la librairie, levant les yeux vers la lune. Oui, la soirée était bien tombée alors les monstres devaient être de sortie. Malgré mon épais pull, je ne peux pas empêcher un gros frisson de me saisir. Est-ce de la peur ? Ou de l’appréhension ? En tout cas, ce n’est pas uniquement le froid. Je ne sais pas ce qui me saisit, la pensée que ce strigoï pourrait venir ou que je puisse tomber sur pire encore… Je tente de rester au maximum sur des axes bondés et principaux mais le soir, ce n’est pas facile. Alors oui, je passe parfois sur des axes… Peu fréquentés. Et c’est là-bas que j’entends, dans le silence, le bruit de pas qui me suivent et qui me font encore accélérer. Je me trompe peut-être… Ou pas. Cette ville m’a rendu frileuse. Et bien moins rêveuse, je commence à remarquer des détails auxquels je ne prêtais auparavant aucune attention…

Une main se pose sur mon épaule, me faisait faire un bond, un cri bloqué au fond de ma gorge et ne souhaitant pas sortir. Je croise le regard d’un homme, il fait sombre et la lumière n’atteint pas cette ruelle mais j’ai pourtant l’impression que ses yeux sont vifs et rougeoyant… Est-ce que je suis en pleine psychose, à voir des monstres partout, ou ai-je raison ? Dans le doute… Je préfère ne pas savoir et juste m’en remettre à mon imagination.

« Vous êtes rapides ! Pas besoin de courir comme ça, je voulais juste vous parler quelques secondes ! »

Ne regarde pas ses yeux, Irys, pas ses yeux. Qui sait si tu résisteras à son pouvoir si tu le fais. Déjà que je n’ai jamais été très forte à tous ses trucs de résistance à l’hypnose. Nan, nan, pas les yeux. Mais à fixer ses lèvres, je crois apercevoir des crocs. Je suis sûre que ma peau a blanchi d’un coup, tout le sang ayant quitté mon visage. Est-ce que c’était possible d’avoir autant de poisse ? La seule fois où je sors le soir, après cette nuit d’Halloween, il faut que je tombe aussi sur un strigoï ? J’ai brisé un miroir chez moi sans que je ne sois au courant ?

« Je préférerais ne pas vous parler, je suis attendue et déjà en retard. »
« Oh allez, sois une gentille fille, c’est juste quelques minutes. »

Je le vois s’approcher un peu plus et ses yeux se fixent sur ma nuque. Plus de doute, vampire assoiffé. Non, non et non. Je préfère encore… Non en fait, je préférerais être chez moi. Je fais quoi contre un vampire ? J’ai déjà prouvé que je ne savais pas me défendre et gagner contre eux… Mais je préférerais ne pas devenir un cadavre de plus dans cette ville. Je m’apprête à tenter de me dégager quand tout d’un coup je suis aveuglé par du rouge, beaucoup trop de rouge, pendant que sa prise se dessert et qu’il tombe sur le sol. Mon regard reste fixé sur son visage, ou plutôt le reste de son visage, il y a… comme un trou. Un énorme trou, où on voit de la cervelle et du sang. Je vais me sentir mal… En tout cas, je me sens déjà malade. J’entends une voix, comme à travers un tunnel, tout autant que je vois une main bronzée avec un mouchoir à la main, c’est machinalement que je le prends et le porte à mon visage. Bon sang, dans quel merdier ai-je encore atterris ? Pourquoi est-ce que je tombe toujours sur ce genre de personnages ? Je finis par comprendre ce que dit l’homme face à moi, en même temps que je lève enfin le regard sur ses traits. Joli visage, belles paroles, mais encore une fois une attitude en totale contradiction. Il se détourne, ce qui me permet de me reprendre un peu, bien que je ne prenne pas encore la parole. Eh bien, j’aurais du me douter que je tomberais sur ce genre d’homme. Il reprend la parole, sois disant pour me raccompagner. Est-ce vraiment une bonne idée ? Enfin ne vaut-il mieux pas avoir le psychopathe à ses côtés plutôt que derrière soi, à faire je ne sais quoi ? A tuer je-ne-sais-qui ? Je sens, encore une fois, que je vais faire une bêtise…

« C’est certain que la prochaine fois, je ferais de nouveau attention à l’heure… »

Je croise son regard. Malice, je dirais. Bonne ou mauvaise ? Je ne sais pas, j’ai un peu de mal à déchiffrer ses yeux sombres. Ou peut-être que je ne le souhaite pas. Enfin, prendre une bonne inspiration et abandonner derrière soit un cadavre… Bon sang, cette ville était folle. Dire que dans une autre, j’aurais juste eu à appeler la police et cela aurait été la norme…

« Je veux bien, mais je préférerais éviter de revoir votre arme, si cela ne vous dérange pas. »

Tutoyer cet homme qui a déjà tué face à moi ? Ou le vouvoyer comme à chaque inconnu ? Oui je me pose des questions inutiles mais cela me permet de ne pas trop penser à ce qui se trouve devant moi. Et éviter donc de faire des bêtises en présence de cet homme. Dire que les psychopathes sont devenus la norme ici… Enfin, je préférerais tout de même éviter de le mener à mon appartement. Un humain au milieu des alchimistes, même apparemment au courant du monde réel et fantaisiste… Ce n’est pas une bonne idée. Je resserre mes mains autour de mon sac en bandoulière avant de commencer à avancer, murmurant à son encontre.

« Merci, malgré tout. Je n’habite pas très loin, ça ne devrait pas vous prendre trop longtemps. »
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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Jeu 22 Déc - 15:11


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Qui est donc cette délicieuse humaine qui se fait embêter ? Je ne peux m’empêcher de lâcher un soupire lorsque je constate la mauvaise méthode de ce strigoï pour l’avoir. Non vraiment, certains hommes manquent complètement de tact dans ce monde. Je n’hésite pas à sortir mon arme et tirer, achevant ce strigoï d’une balle dans la tête. Un de moins on dirait. Le sang gicle sur la demoiselle, ainsi qu’un petit morceau de cervelle. Sais-tu que tu es très excitante, en étant ainsi recouverte de sang ? J’imagine qu’il ne vaudrait mieux pas que je prononce cette pensée à voix haute, tu m’as l’air d’être le genre de femme prude. Tel un gentleman qui vient de sauver la demoiselle en détresse, je lui tends un mouchoir pour qu’elle puisse essuyer ce sang sur sa peau. Je la regarde porter le mouchoir à son visage pour se nettoyer, ce qui finalement n’étale qu’un peu plus le sang sur sa peau, encore mieux. Dommage qu’elle continue d’essuyer et face peu à peu disparaître cette ravissante couleur rouge.

- L’heure n’est pas votre ennemie, à condition que vous sachiez vous défendre, ou que vous soyez bien entourée.

A priori tu n’es pas capable de te défendre, mais ce n’est jamais trop tard pour avoir un nouvel entourage. Est-ce une proposition voilée que je lui fais là ? Peut-être bien, après tout je n’aurais aucun problème à passer des soirées en plus avec cette délicieuse créature. Sans lui demander son avis, je lèche le bout de mon pouce pour l’humidifier et essuyer une dernière tâche de sang en dessous de son œil avant de laisser ma main retomber le long de mon bras tout en lui adressant un clin d’œil.

- C’est mieux comme ça.

Est-ce que je t’effraie, douce humaine, ou as-tu un tout autre type de pensées à mon sujet ? Je serais curieux de connaître la réponse, mais après tout je n’ai rien non plus contre un peu de mystère. Je lui propose finalement de la raccompagner chez elle, parce que soyons honnête, ce serait idiot de l’avoir sauvé pour la laisser se faire tuer une rue plus loin alors que je pourrais m’assurer de sa sécurité. Pourquoi est-ce que je fais ça ? Allez savoir, pour passer le temps, parce que je la trouve séduisante, parce que je suis curieux de découvrir ce que cette soirée nous apportera. Aucune raison précise et bien trop de raisons à la fois. Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire lorsqu’elle me demande de ranger mon arme.

- C’est comme ci c’était fait, Lady.

Je fais tournoyer mon arme entre mes doigts tel un cowboy avant de la ranger dans son holster. Est-ce que tout va bien maintenant ? On dirait que la Lady est un peu plus détendue maintenant que je n’ai plus mon arme entre les mains, mais pas tant que ça non plus et elle a bien raison, même si pour l’instant je ne lui veux aucun mal, mais après tout, avec moi on ne peut jamais rien prévoir... On ne tarde pas à se mettre en marche côte à côte et la Lady finit par me remercier. Une femme respectueuse ! C’est qu’elles se font rares par ici. Tu continues de gagner des points Lady.

- Oh mais je ne suis pas pressé, profitons plutôt de ce temps pour faire connaissance. Kylian Avery, enchanté.

Connais-tu ce nom ou te sera-t-il étranger ? Je serais curieux d’entendre la réponse, mais après tout, à moins de ne t’intéresser aux grands psychopathes recherchés et d’être à jour niveau actualité, peut-être que tu as échappé à cette information. Est-ce que je préférerais qu’elle sache quel genre d’homme je suis ou qu’elle ignore tout à mon sujet ? A vrai dire dans un cas comme l’autre, les choses risquent d’être intéressantes. Au moment de tourner à la prochaine rue, j’ai le temps d’apercevoir un strigoï se nourrir d’une proie juste avant de pousser la demoiselle qui m’accompagne à reculer en la plaquant contre le mur, ma main contre sa bouche pour l’empêcher de crier et attirer l’attention. Je sais, ce n’était pas très doux, mais rassure-toi Lady, je n’ai toujours pas pour idée de te tuer. Je plonge mon regard dans le sien, lui faisant comprendre que je ne lui veux pas de mal avant de libérer doucement ses lèvres de ma main.

- On dirait que j’ai bien fait de t’accompagner, y a encore du strigoï à tuer. C’est le moment pour toi de choisir si tu veux apprendre à t’en sortir contre cette espèce, ou si tu veux continuer de dépendre d’un protecteur.

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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Dim 25 Déc - 15:02



Beautiful Lady

Dans cette ville, la nuit rime avec la folie, je n’avais pas assez surveillé l’heure… Et j’aurais du. A croire que même les personnes normales devenaient folles à la tombée de la nuit. Et à chaque coin de rue, nous trouvions des fous. Déjà deux ce soir… Bien que je ne savais pas si je pouvais réellement décrire cette deuxième personne ainsi. Etait-ce un réel désir de m’aider ou juste un autre psychopathe qui souhaitait jouer ? Je ne savais pas. Et je ne saurais pas avant que ce ne soit la fin de la soirée, je le suppose… En tout cas, il allait falloir que je garde mon calme, que je tente de ne pas rendre cette soirée plus folle encore… Et jamais plus, je ne sortirais la nuit. Je l’entends me parler du fait que la nuit ne serait pas mon ennemi. Et pourtant, elle l’était. Elle m’avait pris mon frère, elle m’avait amené sur le chemin de cette ville, puis de ses dangers. Non, je n’aimais décidément plus la nuit…

« Il ne suffit pas de savoir se défendre pour aimer la nuit, ici. »

Pour aimer et survivre, il faut savoir tuer. Il faut pouvoir faire souffrir, aimer avoir l’ascendance sur l’autre. Rien que d’y penser, je sentais une bile remonter dans ma gorge. Jamais je ne pourrais aimer comme les autres, ce monde de souffrance et de ténèbres. Peut-être étais-je crédule mais cette folie n’était pas pour moi et tant pis si cela conduirait à ma mort. Je le vois s’approcher de moi et je ne peux pas m’empêcher de me méfier. Cet homme a tout de même abattu un autre devant moi. Je ne vois pas vraiment de folie dans ses yeux, pour l’instant, mais pour garder son arme à la main, c’est que cet homme n’était pas tout à fait… Normal. Bien que je commençais à douter que ce mot existe dans cette ville. Je sens le contact de sa peau contre la mienne, un peu humide, et je crois comprendre avec ces mots ce qu’il avait voulu faire. Sauf que je ne sais pas comment réagir. Le contact n’a pas été désagréable, en soi… Mais je ne connais pas cet homme, que je sais déjà qu’il n’est pas ordinaire. Et je ne pense pas que le laisser m’approcher soit forcément une bonne idée… Enfin trop de questions. Trop de pensées. Je préfère me concentrer sur ce qu’il me dit après, quand il me propose de me raccompagner. Encore une fois, c’est l’heure de faire un choix qui pourrait changer totalement le cours de ma soirée… Mais je suis prête à tenter le Diable si c’est pour qu’un de ses envoyés ne s’approchent pas de trop de la population innocente… Et je ne sais pas si je parle de cet homme quand je dis cela, ou pas. Toujours est-il que je serais plus à l’aise s’il rangeait son arme, je dois l’avouer. Heureusement, cela a l’air de juste l’amuser et il accepte. S’il avait décidé de me dire non… Eh bien je n’aurais rien pu changer de toute façon, j’aurais juste été encore moins à l’aise.

Traîner dans les rues n’étaient pas mon objectif et cela ne sert plus à rien maintenant, alors je finis par m’avancer, allant en direction de mon appartement. Encore une fois, aller jusqu’au bout ou pas ? Prendre le risque qu’il connaisse le seul lieu jusque là inviolé ? L’amener au milieu des alchimistes ? Enfin, s’il n’a pas fait de remarque sur mon tatouage, pourtant voyant, c’est qu’il n’est pas au courant de tout et que cela ne devrait pas être un trop gros risque, non ? Je n’arrive pas à savoir quelle est la meilleure option, même si je réfléchis de plus en plus, et un peu plus calmement maintenant qu’il n’y a plus d’arme en jeu. Finalement, je déciderais sur le chemin. Mais avant tout, je le remercie. La méthode était un peu trop… Radicale, pour être polie, à mes yeux mais au moins, ce strigoï ne fera plus de mal à personne. Je ne sais pas si je peux en dire autant de l’homme séduisant à mes côtés. Quand il parle de faire connaissance, je l’avoue, je ne suis pas des plus à l’aise. Faire connaissance ? Qu’est-ce qu’on appelle faire connaissance ? Et qu’est-ce qu’un homme comme lui appelle « faire connaissance » ? Dans quoi est-ce que j’ai atterris cette fois ? Non vraiment, il me faut éviter la nuit… Ou la paranoïa.

« Je m’appelle Irys Rehvenge, et je suis plutôt contente d’être tombée sur vous ce soir. »

Pour le moment, je n’ai pas eu à le regretter en tout cas. Et oui, j’ai donné mon nom de famille, peut-être une mauvaise idée, mais vu que de toute façon, mon adresse est écrite sur l’annuaire, je ne vois pas ce que cela changerait si je suis avec un homme qui aurait décidé de ma mort… Autant aller jusqu’au bout de la folie. A croire que fréquenter cette ville me rendait téméraire. Et ce fait commencerait à me rendre inquiète.
Je ne sais pas ce qui se passe, mais tout du coup, mon dos claque contre le mur et mon gémissement de douleur est étouffé contre sa main. Je sens l’adrénaline et la peur qui monte dans mon corps, me donnant un coup de fouet et me faisant me rappeler de la mort de ce strigoï. Sauf que je croise ensuite le regard de cet homme et si j’y vois une pointe d’amusement, je n’y vois pas de désir morbide. Et étonnement, j’arrive à me calmer et à comprendre le message dans ses yeux sombres avant qu’il ne me lâche. Même si je l’avoue, cette fois, je ne serais pas contre le fait qu’il se recule de mon corps. Déjà car il est bien trop près et ensuite, car je commence à avoir mal au cou, à le fixer ainsi dans les yeux. Il me parle, ramenant mon attention sur lui. Du strigoï ? Me défendre ? Dépendre d’un protecteur ? Quoi ? Je finis par me détacher de ses yeux et me pencher sur le côté pour regarder dans la rue avant de revenir rapidement à ses yeux. Le peu que j’en avais vu m’avait donné des sueurs froides et une envie de vomir. Est-ce que cet homme avait réellement mis à l’air les organes de l’autre homme ? Qu’est-ce qui se passait dans le mental des gens de cette ville ? Et finalement les yeux de cet homme étaient bien plus rassurant que la réalité dans cette autre ruelle. En tout cas, assez pour que je donne mon avis, bien qu’à voix basse, et bien que cela puisse me coûter la vie… Mais on aura du mal à me changer, en tout cas, je l’espère.

« Sauf que contrairement à vous, ou à ce fou, je ne veux pas apprendre à tuer. Ou à faire souffrir l’autre, peu importe son espèce. »

Surement pas la réponse qu’il aurait choisie. Cet homme a surement du apprendre à se défendre très vite, et tout aussi vite, il a du apprendre à attaquer, ce qu’il fait toujours aujourd’hui. Mais je ne veux pas emprunter cette route. Peu importe ce que cela fait de moi…

« Cela fait peut-être de moi quelqu’un de faible, mais je vais devoir décliner. Même si cela me tuera un jour. »

Que ce soit de votre main, de la main de ce strigoï blond, ou d’un inconnu… Peut-être même que cela sera mon frère qui me tuera. Qui sait. Mais je ne compte pas partir avec des remords. Je préfère encore les regrets. Même si cela fait de moi une extraterrestre dans cette ville…
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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Jeu 29 Déc - 1:48


Beautiful lady

Dans d’autres villes on entend que la nuit tous les chats sont gris, allez savoir d’où provient cette expression. Dans mon monde on dit que la nuit, tous les monstres sont de sortis, et depuis que je suis arrivé à Missoula, j’ai découvert que cette phrase est on ne peut plus vraie que jamais. Je ne suis pas sûr qu’on puisse réellement sortir un soir sans tomber sur l’un de ces strigoïs, ou alors c’est que vous avez un karma pas possible. Mais moi ça me va très bien de croiser leur chemin, distraire Faith avec leur crâne, m’amuser un peu à jouer avec eux, parce que oui, il faut bien reconnaître qu’ils sont assez amusants, ces p’tits monstres ! Enfin je ne suis pas sûr que ce soit ce que pense la Lady et je crois que c’est ce qu’elle me confirme, d’une certaine façon. C’est vrai, Missoula est une ville différente, il ne suffit pas de savoir se défendre pour aimer la nuit ici, il faut aimer le danger, il faut aimer la chasse, il faut aimer tuer.

Tu as de la chance Lady, ce soir je serais ton protecteur, déjà parce que je n’ai de toute façon rien de mieux à faire, mais aussi parce que tu me plais bien et que je trouverais ça dommage de laisser mourir une jolie femme comme toi. Alors direction ta maison, ton appartement, ton manoir, peu importe, allons-y. J’en profite aussi pour faire connaissance, me présentant à elle, apparemment mon nom ne lui dit rien, tant mieux, ou pas. Irys Rehvenge, c’est ainsi qu’elle se nomme, à moins qu’elle me mente, mais ce serait plutôt idiot, puisque je la raccompagne chez elle. Et bien Lady, tu portes un bien joli prénom. Est-ce que c’est pour ça, le tatouage sur la joue ? Je dois dire que c’est un endroit bien particulier pour faire un tatouage tout de même, mais bon si tu as l’occasion de me connaître, tu sauras que j’aime aussi ça, les tatouages.

- Je dois dire que je ne suis pas non plus mécontent d’avoir croisé ta route Irys.

Je m’apprête à lui sortir une petite phrase de drague, mais je n’en ai pas vraiment le temps puisque j’aperçois ce strigoï au moment de tourner à la prochaine rue. Je pourrais juste le tuer et on continuerait tranquillement notre route... Sauf que non, la facilité j’aime pas trop ça, je veux plutôt découvrir ce qu’Irys donnerait au combat avec une bonne motivation. Alors Lady, est-ce que tu veux dépendre toute ta vie d’un protecteur ou veux-tu apprendre à te défendre seule ? C’est le moment ou jamais et sache que je suis un très bon professeur. Sauf qu’elle décline mon offre, elle ne désire pas apprendre à faire le mal. Allons Lady, il ne s’agit pas de bien ou de mal mais de survie !

- Un jour sûrement, mais pas ce soir.

Je ne te forcerais pas à te battre ni à tuer, mais soyons honnête, tu ne survivras pas à cette ville si tu te résignes à apprendre. Finalement je te conseille plutôt de faire tes valises et de déguerpir d’ici avant de ne plus pouvoir, même si ce sera une nouvelle bien triste pour nous les hommes de cette ville de perdre une si jolie femme. Je glisse ma main vers mon holster et me saisis de mon arme en même temps que je tourne à la ruelle, prêts à tirer, sauf que le monstre n’est plus là.

- Et bien, il semblerait que celui-là ait choisi de fuir. Peut-être a-t-il senti que...

Je n’ai pas le temps de finir que je me mets à voler dans les airs. On vous a jamais dit que je n’aimais pas trop la chanson I believe I can fly ? Ni le dessin animé Peter Pan. Ni les oiseaux. En plus ce crétin m’a fait lâcher mon arme. Je me relève, mais le monstre est déjà occupé à dévorer la Lady du regard, bientôt il la dévorera avec ses crocs.

- Hé le monstre ! Je risque de me vexer, moi aussi je suis comestible et délicieux à ce qu’il paraît.

C’est bon ? J’ai toute ton attention ? Tant mieux, viens voir tonton Kylian, il a un cadeau de noël pour toi. Un mauvais sourire se dessine sur mon visage alors qu’il se rapproche de moi, prêt à frapper, sauf qu’avant qu’il n’attaque je sors Djobi et Djoba, deux lames d’argent symétriques, parfaitement aiguisées et avec un super seau en plus. Il a juste le temps de me griffer avant que je ne lui transperce le cœur avec Djobi et la gorge avec Djoba. Par contre il aurait pu se couper les ongles quand même, il a carrément déchiré mon tee-shirt, enfin c’est pas comme ci j’avais un problème avec la nudité. Je laisse le corps retomber à mes pieds, essuie mes belles petites lames sur ses vêtements et retourne vers Lady qui n’a pas bougé. Je me baisse pour attraper mon flingue et le ranger à sa place avant de reposer mon regard dans le sien.

- Toujours pas envie d’apprendre à survivre dans cette ville de dégénérés ?

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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Jeu 29 Déc - 21:41



Beautiful Lady

Etre accompagnée… Je ne sais pas si dans cette ville, c’est mieux ou pire que d’être seule. Tout dépend de sur qui on tombe. J’ai envie de croire, malgré son geste précédent, que cet homme peut avoir du bon en lui. C’est un pari risqué que je prends, un pari qui peut se solder sur ma mort… Mais tout dans cette ville peut conduire à notre mort. Alors, Kylian ne peut pas être un si grand mal que cela. Pour l’instant, en tout cas, je ne regrette pas d’avoir croisé sa route. Qui sait combien de temps cela durera. Jusqu’à ce que je rentre chez moi, je l’espère… Il me dit qu’il n’est pas mécontent de m’avoir croisé, ce qui amène un petit sourire à mes lèvres. Espérons juste que ce soit dans le bon sens. Irys, tu deviens paranoïaque…

Sauf que j’ai peut-être une vraie raison de l’être, vu que je me retrouve plaquée assez brusquement contre ce mur, une main sur la bouche. J’aurais peut-être dû m’y attendre mais je m’en retrouve surprise. Encore plus en croisant son regard. On dirait un yoyo, je ne comprends décidément pas… Par contre, je finis par comprendre ses prochains mots. Il souhaite m’apprendre à me battre. Pourquoi ? Dans quel intérêt ? Quand je me penche une seconde vers la ruelle, je finis par comprendre. Un monstre. Il n’y a pas de meilleur mot. Mais même ainsi… Non, je ne pourrais pas. J’étais peut-être idiote, mais je ne voulais pas entrer dans ce genre de choses. Je vois dans le regard de Kylian qu’il y a bien des choses qu’il y a bien des choses qui carburent. Non cette réponse ne serait pas la sienne ni celle qu’il attendait… Mais au moins ne tente-t-il pas de me faire changer d’avis.

Je le vois s’écarter, après ces quelques paroles. Est-ce qu’il tenterait encore de me sauver la vie ? Je ne le comprends pas. Le seul qui se soit ainsi soucié de ma sécurité, c’était mon frère. Et mon père d’une certaine façon. Mais l’un comme l’autre, je ne les laissais pas forcément faire. Mais cette fois, je n’avais pas le choix… En espérant juste que cela ne se conclut pas par des morts violentes. Je suis Kylian du regard, ne retenant pas mon exclamation de surprise quand il est coupé en pleine phrase. C’est idiot, je le sais, mais je m’approche de lui, ou tout du moins je commence. Sauf qu’il y a devant moi le strigoï. Je ne vois ni ses yeux, ni son physique, juste le sang qui coule sur son menton et qui recouvre ses mains. Un monstre. Il n’y a vraiment pas d’autres mots. Et cette fois, c’est un mouvement de recul que je dois retenir.

Il faut croire que ma bonne étoile s’appelle Kylian, ce soir en tout cas… Nous tournons tous les deux la tête vers lui et il a l’air sûr de lui. Est-ce qu’il a raison de l’être ? En tout cas, je ne souhaite pas le voir mort. Il est peut-être légèrement fou, car il faut l’être pour aimer la nuit dans cette ville et tuer sans problème… Mais il n’était ni un ennemi, ni un être dont je souhaitais la disparition… Je n’interviens pas, retenant mon souffle, de toute façon tout ce que je pourrais faire, c’est déconcentrer l’un ou l’autre et je ne souhaite pas prendre le risque. Je finis tout de même par détourner le regard quand je vois ses deux lames ressortir du corps du strigoï. Il y a définitivement trop de mort dans les environs. Kylian reprend la parole et cela attire de nouveau mon attention sur lui, ce qui me permet de me rendre compte qu’il a rangé ses armes mais aussi qu’il a été blessé. Je vois le sang qui commence à apparaître et à tâcher son vêtement…

« Toujours pas, à croire que je suis également dégénérée, à ma manière. Mais merci. Encore, cela devient presque une habitude. »

Je tente un sourire avant de m’approcher de lui. Est-ce qu’il sortira ses lames à mon approche ou juste une phrase ? Je dois avouer préférer la deuxième option. Je tends la main, écartant doucement le tissu pour voir sa plaie. Il n’y a pas tant de sang que cela mais juste savoir que c’est en partie ma faute, cela me rend malade. J’aurais dû mourir par deux fois ce soir mais finalement, cela aura juste été mon compagnon qui aura été blessé pour moi… Je finis par le lâcher, plantant de nouveau mon regard dans le sien avant de murmurer mes prochains propos.

« Ve… Viens, nous ne sommes vraiment plus très loin, j’ai une trousse de secours et je dois avoir quelques vêtements à te donner… »

Et cela évitera également d’ameuter tous les strigoïs du coin pour qu’ils te sautent dessus. Te tutoyer dans ma tête est tout de même plus facile que de le faire oralement, en tout cas, j’essaie, je crois qu’après ce soir… Enfin. J’attrape le poignet de cet homme avant de l’entraîner à ma suite, évitant soigneusement du regard le corps. Cette ville était folle mais je le devenais tout autant à la fréquenter. Qui était cet homme au juste ? Je ne le savais pas. Mais je le savais capable de tuer et pourtant, j’allais m’isoler avec lui. Je devenais vraiment dérangée. Ah. Et faut que je lâche aussi son poignet, il sait marcher seul. Ce que je fais, une fois sortie de cette ruelle…
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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Ven 6 Jan - 17:23


Beautiful lady

Cette soirée m’a rendu curieux, tu m’as rendu curieux Lady. J’ai envie de savoir ce qu’il adviendra à la fin de cette rencontre. J’ai envie de connaître toutes les péripéties qui s’imposeront sur notre chemin. J’ai envie de découvrir si je parviendrais ou non à t’apprendre quelques astuces pour te battre. J’ai envie de savoir qui tu es, ce qui est bien étrange parce qu’en général je ne m’intéresse pas aux autres. Je t’ai protégé une fois, j’aurais pu te tuer à la suite mais non, à la place je te propose de te raccompagner. Aurais-tu accepté mon offre si j’avais été accompagné de Faith ? Quelque chose me dit que non, mais je suppose que nous ne le saurons jamais. Qui que tu sois Lady, je ne souhaite pas ta mort, pas pour l’instant en tous cas.

Vais-je encore te protéger d’un autre monstre ? On dirait bien que oui, profite, ce soir je suis d’humeur généreuse. En revanche je suis un peu déçu que tu refuses mon offre, crois-moi tu ne sais pas ce que tu rates, sans vouloir me vanter je suis un excellent professeur. Enfin, ça fera plus de morts pour moi comme ça, toujours voir le bon côté des choses. A nous deux le monstre, sauf qu’il n’y a plus de monstre. Où est-il... Ah, juste derrière moi. Trop tard. Je vole. Enfin je m’écrase plutôt, direct contre le sol en béton. Pas très agréable comme atterrissage, mais bon, pensait-il sérieusement se débarrasser de moi comme ça ? Allons, ça en devient très vexant.

J’attire l’attention du monstre avant qu’il ne croque la Lady. Mon gars, si quelqu’un doit croquer cette femme, j’ai bien l’intention à ce que ce soit moi. Passons, viens donc te faire rétamer par le dangereux humain. Est-ce que je fais plus chevalier de la table ronde, prince charmant ou juste psychopathe ? Chevalier me plaît bien l’air de rien. Prince charmant par contre allez vous suicider, je sauve peut-être une Lady, je suis peut-être charmant, mais je suis loin d’être un prince des contes. Psychopathe en fait me correspond mieux, parce que je ne pense pas que les chevaliers prennent leur pied quand il tue, alors que c’est mon cas. Et puis les chevaliers tuent pour protéger, alors que je tue bien plus pour m’amuser et impressionner la Lady. Ben quoi ? Je ne suis qu’un homme.

Je retourne près d’Irys, mes armes rangées puisque j’ai remarqué que ça la gênaient. Alors, toujours pas envie d’apprendre à te battre ? Oui j’insiste, faut dire que je n’aurais rien contre un petit corps à corps avec toi, mais on dirait que c’est encore loupé. Pas grave, je réitérerai, je ne suis pas du genre à lâcher l’affaire si facilement, tu le remarqueras bien vite, si tu survis. Tu as raison Lady, tu es tout aussi folle que les autres de cette ville, à ta façon. Après tout il faut être fou pour vivre ici avec tout ce qu’il se passe sans avoir la moindre défense. Ou alors tu es suicidaire. L’es-tu ? Tu ne m’en as pas l’air. Je ne l’espère pas en tous cas, les suicidaires sont des êtres bien pitoyables à mes yeux.

- Disons qu’on pourra dire que ça devient une habitude au bout du troisième sauvetage.

Ce qui te laisse donc encore une chance de t’en sortir toute seule avant de devenir dépendante de moi. Quoi ? Chacun a le droit de voir les choses à sa façon ! Je l’observe s’approcher doucement, restant là, immobile à la fixer. Que vas-tu faire Lady ? Elle tend sa main vers mon tee-shirt troué par les griffures, autrement dit vers mon torse. Si tu voulais regarder ou toucher, suffisait de le faire, pas besoin d’attendre qu’il y ait un peu de sang pour profiter, crois-moi je ne suis pas du genre à jouer les princesses.

Elle me propose de poursuivre le trajet pour pouvoir me soigner. Honnêtement Lady, les blessures comme ça je ne m’en préoccupe même pas, elles se soignent toutes seules, pas besoin de leur appliquer un quelconque soin. Est-ce que je vais refuser son offre pour autant ? Ce serait mal me connaître. Après tout en une phrase elle vient de me proposer d’entrer chez elle, de me dénuder et de caresser ma blessure. Bon d’accord, j’imagine que ce n’est pas vraiment comme ça qu'elle voit les choses, mais moi je les vois ainsi alors je ne vais pas me faire prier. Sa main se pose alors dans la mienne pour m'entraîner à sa suite. Pour le coup, ce n’est pas le geste que j’apprécie le plus, j’aurais nettement préféré un contact avec ses lèvres ou un corps contre corps, mais après tout c’est toujours un premier contact. Qu’elle finit par rompre peu de temps après. Je n’en cache pas un sourire en coin qu’elle n’aperçoit pas, occupée à ouvrir la porte de son studio. Petit endroit, mais après tout moins c’est grand et moins il y a d’espace entre nous.

- Ton studio n’est pas très protégé Lady.

A vrai dire il n’est pas protégé du tout, les strigoïs n’auraient aucun mal à entrer chez elle, tout comme un cambrioleur en fait. Qui sait, peut-être que si je continue d’être généreux je pourrais envoyer quelqu’un t’installer deux trois choses pour une meilleure protection. Ou pas, après tout tu n’es encore qu’une inconnue. Je la regarde fouiller dans une trousse de secours, retirant ma veste en cuir et mon tee-shirt en attendant qu’elle revienne. Je ne manque pas de voir son regard s’arrêter quelques secondes sur mon corps. Est-ce la griffure qui t’interpelle ? Ou peut-être toutes les cicatrices ? A moins que ce ne soit les tatouages, ou tout simplement la beauté de mon corps. Allez savoir, tellement de raisons possibles.

- Si tu continues de me regarder comme ça je vais finir par croire que tu m’as attiré ici juste pour me déshabiller.

Petite taquinerie, mais vous me connaissez, je ne tiens jamais en place, toujours besoin d’en rajouter une couche. Alors Lady, vas-tu rougir ou répondre à cette provocation ? Quelque chose me dit que la soirée n’est pas encore prête de se terminer.

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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Sam 4 Fév - 23:08



Beautiful Lady

Est-ce que j’avais prévu cette soirée là ? Non vraiment pas. Depuis ma rencontre avec le premier immortel blond, je passais mes soirées en sécurité, dans mon studio. Enfin en sécurité… Ce mot est peut être exagéré mais j’ai bien moins de chance de me faire mordre en étant dans une maison qu’en sortant la nuit. Et ce soir, je ne sais pas encore ce que j’aurais pu affronter sans l’aide de l’humain à mes côtés, mais je ne doute pas que cela n’aurait pas été… Douloureux et pénible.

Est-ce que cet homme est bon ? Je ne sais pas. Je ne pense pas. Pas à sa façon de réagir, face aux mises à mort. Malgré tout, il m’a sauvé. Deux fois. Et je pense qu’à sa façon, son envie de m’apprendre à me défendre part d’une bonne intention. C’est surement la raison pour laquelle, presque malgré moi, je lui fais confiance, à peine quelques minutes après l’avoir rencontré. Peut-être voulait-il juste me garder en vie pour me tuer derrière ? Peut-être… Mais si je commence à penser ainsi, je ne vivrais plus. Alors je veux juste croire qu’il peut y avoir du bon dans chaque être qu’il soit mortel ou immortel… Je le remercie. De m’avoir sauvé une deuxième fois. A croire que c’est une habitude. Sa prise de parole me fait sourire, ce que je n’aurais pas cru possible au vue de la situation. Pas encore une habitude n’est-ce pas ? Eh bien évitons les situations dangereuses dans ce cas. J’aimerais autant ne pas avoir fui mon frère pour me retrouver tué par un autre ou une autre d’ailleurs…

Je remarque sa blessure et je ne peux pas m’empêcher de culpabiliser. C’est de ma faute s’il est blessé. C’est parce qu’il a tenté de me protéger qu’il a reçu cette blessure. Alors certes, le fait de m’approcher de lui peut être dangereux mais je ne réfléchis pas aussi loin. Je check rapidement sa blessure, assez pour m’assurer qu’elle n’est pas profonde, malgré cela, je sais qu’elle peut s’infecter. Surtout si, comme je le soupçonne, il vit une vie un peu cavalière et dangereuse. Alors le moins que je puisse faire, c’est l’aider… Et peut-être que le garder un peu occupé l’empêchera de se retrouver dans une autre mêlée ce soir, une dont il pourrait ne pas se relever.

Je lui propose de partir, ne recevant pas de réponse négative, je lui prends la main et je l’entraîne à ma suite. Il n’y a que quelques rues à parcourir pour arriver au centre de redressement et encore une ou deux pour arriver à ma rue. Heureusement, je connais un raccourci qui nous évitera de passer devant le centre. Je n’ai pas encore reçu de remarque sur mon tatouage, alors que tous les humains finissent par me poser la question à un moment ou à un autre. Alors soit il est au courant et dans ce cas, je préfère éviter de lui montrer le chemin vers ceux de mon camp. Soit il n’est pas au courant et je risque de l’orienter dans une direction que très peu de monde connait… Après tout, si les dhampirs et les moroïs n’apprennent notre existence qu’avec l’obtention de leur diplôme, évitons de faire connaître ce secret à des êtres humains, même si ceux-ci peuvent en avoir besoin parfois…

Sa prise de parole me fait reprendre pied à la réalité, en même temps que je tourne la clé, de façon mécanique dans ma serrure. Pas très bien protégé ? Oui, c’est surement le cas. Mais je n’ai pas fait ma difficile au moment de recevoir mon appartement. Surtout qu’il m’a été attribué, je ne l’ai pas choisi. Et malgré tout, j’ai une sécurité, je ne suis pas la seule alchimiste à habiter dans cette immeuble. Et certains savent se défendre.

« Ce n’est pas moi qui ait choisi le lieu. Mais j’aime bien ce studio, malgré tout. »

Et tu as du t’en rendre compte, Kylian, je ne suis pas le genre de femme à tout faire pour sa sécurité, juste le strict minimum. Je lui adresse un sourire avant de passer la porte de mon chez moi. Je le laisse refermer derrière lui. Je me permets enfin de me détendre, pour la première fois de la soirée. Mon studio n’est pas très grand mais je commence à l’apprécier. Même s’il reste beaucoup de cartons qui attendent d’être déballées, dont ceux contenant mes photos. En dehors de mon pendentif, je n’arrive pas à me résoudre à regarder ces images…

Je finis par me reprendre, il y a une blessure qui m’attend. Je me dirige vers la cuisine, oui je sais la plupart des gens mettent leur trousse de secours dans leur salle de bain. Mais moi, c’est en cuisinant que je me blesse le plus souvent, alors j’ai mis ma trousse de secours dans un tiroir à côté de mon lavabo, pour le cas, assez fréquent, où je peux me brûler. Je finis par faire le tri et par trouver de la Biseptine, des cotons, des compresses et même un petit anesthésiant locale. Oui, ma trousse de secours ressemble bien plus à un stock pharmaceutique qu’autre chose… Mais faut pas oublier que la chimie et les plantes sont les points forts des alchimistes…

Je me tourne de nouveau vers Kylian et je me retrouve surprise de le voir ainsi. Oui, je sais, il fallait qu’il enlève ses vêtements pour que je puisse le soigner. Mais je ne pensais pas qu’il le ferait maintenant et je ne pensais pas que je verrais… Eh bien tout ça. Il est vraiment… Un homme pour le coup. Et pas un garçon, c’est certain. Et quand il parle, je ne peux pas empêcher ma réaction instinctive, je sens la chaleur qui me monte aux joues, signe qu’elles doivent rougir de façon assez prononcée. Je déteste les réactions de mon corps, elles sont trop évidentes. Dante a toujours dit que j’étais un livre ouvert… Eh bien je suppose que cette fois aussi, aux yeux de Kylian.

« Qui sait ! Assis-toi sur le lit, je vais m’occuper de cette blessure. »

Je ne suis pas forcément des plus à l’aise, mais les blessures, cela me connaît un peu plus. Cela arrivait souvent que papa se blesse, et sans maman à la maison, c’était souvent moi qui m’en occupais. C’est un terrain que je connais, un sur lequel j’excelle. Et une des seules occasions où le sang ne me fait pas horreur. La seule chose qui me blesse, c’est la souffrance des autres quand je les soigne, d’où l’anesthésiant. Je ne supporte pas l’idée qu’en tentant de les aider, leur souffrance augmente. J’attrape le bras de Kylian pour lui faire presser le pas, avant de m’installer sur une chaise à ses côtés. J’attrape la seringue prêt remplie, y mettant une aiguille avant de le regarder dans les yeux, un peu plus calme maintenant.

« C’est un anesthésiant locale, ça endormira juste la zone à côté de ta blessure, promis, je ne t’assommerais pas. »

J’introduis ensuite la courte aiguille dans sa peau, injectant doucement le produit en sous cutané. L’action va prendre un peu de temps à agir mais j’espère que cela soulagera ses souffrances. En tout cas, sa blessure n’a pas l’air grave, même si elle tranche au milieu de ses tatouages. C’est peut-être étonnant pour une fille qui possède un tatouage aussi visible mais j’ai toujours trouvé les tatouages très… Laids. Et pourtant, sur Kylian, je trouve que cela lui va bien, qu’au contraire, ça le rend plus… Beau. Et même plus. Je relève les yeux, croisant les siens et son sourire. Oh non… Je sens venir la remarque. Alors je parle plus rapidement que lui pour cette fois.

« Il va falloir cinq minutes pour que cela agisse. Et si tu me racontais pourquoi tu as décidé de me sauver la vie deux fois ce soir ? »
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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Dim 5 Fév - 22:36


Beautiful lady

Est-ce que j’ai besoin d’être soigné ? Absolument pas, crois-moi Lady j’ai déjà laissé pire que ça se soigner tout seul, mais après tout si tu tiens à m’emmener chez toi pour me soigner, qui diable suis-je pour refuser une telle proposition ? D’autant que je perdrais au change à dire non. Alors allons-y, montre-moi donc où tu vis et ensuite je me déshabillerais pour toi, enfin pour que tu me soignes, mais si tu veux autre chose, n’hésite pas à venir le chercher surtout. On arrive finalement à son studio, petit, élégant, à son image je dois dire, mais surtout très peu protégé. Sérieux, non seulement tu vis dans le quartier le moins fréquenté, mais en plus tu ne prends même pas la peine de faire installer une meilleure sécurité chez toi. Décidément suicidaire ma Lady.

- Ton studio peut être mignon et protégé Lady, l’un n’empêche pas l’autre.

Ça ne m’étonnerait pas qu’on t'ait refilé ce studio parce que l’ancien propriétaire est mort dedans et qu’ils ne trouvaient personne à qui le revendre. Regarde, la porte a été refaite, je parie que tu ne t’en es même pas rendue compte. Enfin autant ne pas l’inquiéter, elle m’a l’air d’être du genre à croire facilement aux fantômes et à la poisse. Je referme la porte derrière moi et pendant qu’elle part chercher une trousse de secours, je ne me fais pas prier de mon côté pour retirer ma veste et ce tee-shirt troué tout en observant un peu les lieux.

Je vois que tu viens d’emménager toi aussi, au vue de tous les cartons encore fermés, car ça m’étonnerait que tu t’en ailles, même si tu ferais sans doute mieux. Ça doit être pour ça que tu es encore en vie, parce que tu es là depuis peu et que tu as eu la chance de tomber rapidement sur moi pour te protéger, sinon tu aurais probablement déjà dû dire adieu à la vie. Ça fait combien de temps que tu vis ici ? Quelques semaines ? Et combien de fois t’es-tu faite attaquée au juste ? Sans doute pas beaucoup comparé à ce qui t’attend encore maintenant que tu résides dans le quartier.

Lorsque je me retourne vers elle, je la vois en train de me fixer et alors c’est plus fort que moi, je me sens obligé de lui lancer une petite provocation. On dirait que mon corps ne te laisse pas indifférente Lady et ne dis pas non, tes joues te trompent. Faut dire que mon corps est plutôt pas mal, on ne va se mentir, ça me demande beaucoup d’entretien et de sport donc encore heureux qu’il séduise les ladies. Tu peux toujours nier le fait que mon corps te plaise, moi je connais la vérité. Un sourire taquin se dessine sur mon visage face à sa réponse.

- Bien madame.

J’obéis à ses demandes comme un bon élève, parce que oui, parfois il m’arrive de savoir écouter, mais ne t’attends pas pour autant à pouvoir me donner des ordres aussi facilement. Je m’installe donc sur le lit et ne la quitte pas du regard. Est-ce qu’il y a vraiment besoin d’anesthésiant Lady ? Franchement je ne pense pas, mais après tout c’est ton job de la soirée alors je ne vais pas venir te contredire. Je la laisse faire et l’observe en silence, ne pouvant m'empêcher de la regarder elle plutôt que l’aiguille qui s'enfonce doucement dans ma peau. C’est que ça chatouille ton truc.

- Ce ne serait pas très amusant de me regarder dormir de toute façon, c’est bien plus intéressant de me voir agir.

A toi de te faire des idées ou non quant aux possibles actions que je pourrais accomplir. Ah mon avis tu ne serais pas contre que j’agisse avec toi, c’est ce que ton regard qui traîne sur mon torse semble dire en tous cas et crois-moi, il se perd de longues secondes dessus. Lorsqu’elle relève son regard et croise le mien, elle comprend que je n’ai pas manqué son petit moment ailleurs pendant qu’elle me matait. Nouveau sourire aux lèvres, je m’apprête à la provoquer encore une fois, mais pour ce tour là Irys prend la parole avant que je n’ai le temps de la taquiner. Ce n’est que partie remise chérie.

- Franchement Lady, ça aurait été dommage de laisser ces gaillards te malmener alors que je pouvais y faire quelque chose. Et puis ça me permet aussi de me retrouver en tête à tête avec toi, alors c’est tout bénef. A ton tour de répondre à une question : est-ce que tu accepterais un rencart en ma compagnie après cette soirée ?

Oui je suis plutôt direct, faut pas m’en vouloir, mais après tout je n’ai parlé que d’un rencart, pas de s’envoyer en l’air alors ce serait plutôt sympa qu’elle dise oui, d’autant que je lui ai quand même sauvé la vie deux fois ce soir.

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MessageSujet: Re: Beautiful lady   Mer 8 Fév - 15:12



Beautiful Lady

Cette soirée est étrange, mais je suppose qu’il aurait pu y avoir pire. Par contre, discuter des risques que comporte mon studio, avec Kylian, qui était un inconnu il y a encore une heure… Je ne m’y attendais pas. A sa réplique, je ne réponds pas, je ne fais que hausser les épaules. Oui, c’est possible. Je pourrais le protéger mais ce n’était pas quelque chose que j’avais jugé nécessaire au moment de m’installer dans ce studio. J’y réfléchirais peut-être, après ce soir. Il y a beaucoup de rencontres dans Missoula et certaines ne sont pas… Bonnes, je m’en rends compte de plus en plus.

Je le laisse entrer et refermer la porte, partant à la recherche de ma trousse de soin. Si ce soir, Kylian s’est plaint de mes manières suicidaires et de ma façon de ne pas savoir me défendre, eh bien, il y a tout de même quelque chose que je sais faire correctement, c’est bien soigner. En même temps, cela a fait parti de ma formation. Je le rejoins et je suis surprise par sa tenue. Je ne m’attendais pas à le trouver dès maintenant dans cette tenue plus légère. Je ne m’attendais pas non plus à sa réplique, même si j’aurais dû m’y attendre au contraire. Cela a l’air d’être son genre, de provoquer. Mais cette fois, je suis un peu plus sur mon terrain et malgré mes joues rouges, je ne compte pas me laisser manger par le prédateur face à moi. Mais au vu de son sourire et de sa réplique derrière, je me demande si je fais bien. Les hommes de cette ville vont me rendre folle, à croire qu’ils aiment quand je retrouve une pointe de caractère. Pourquoi sont-ils si différents ? Enfin…

Je le rejoins finalement sur le lit, le prévenant que je vais le piquer et lui expliquant aussi que je ne compte pas l’assommer, juste réduire la douleur. Je ne tiens pas à le voir réagir brusquement, parce que je sais qu’il en est capable, même si jusqu’à maintenant, il a été un vrai gentleman avec moi. Ce qui doit surement étonner les quelques personnes qui le connaissent. Sa réplique me fait sourire un peu. Je ne suis pas certaine d’être d’accord avec toi, Kylian. Tu dois être assez mignon en dormant, le sommeil dévoile un peu les vraies personnalités. C’est intéressant. En tout cas, je ne suis pas contre observer les personnes dans ce genre de situation. Mais pourquoi pas. Un avis contraire peut exister après tout. Je retire l’aiguille de sa peau et pendant une seconde, j’observe sa blessure. Puis son torse. Ses tatouages attirent l’œil, je l’avoue. Et d’autres choses mais je préfère me donner un minimum de bonne conscience. Je finis par me reprendre et par relever le regard, accrochant le sien et comprenant d’avance ce qui va se passer. Il a à peine ouvert la bouche que j’ai parlé la première. Et ma question est sincère, je suis curieuse de ses actions. Le début de sa réponse me fait réfléchir. Est-ce qu’il aurait vraiment fait cela pour n’importe quelle femme qui aurait été embêté dans ce genre de situation ? J’aurais pourtant pensée que ce n’était qu’un cas isolé. Mais m’être trompée sur son caractère… Je ne serais pas contre.

Je me retrouve par contre vraiment surprise par la suite de sa réponse. Je sais que mon visage passe de la réflexion à la stupéfaction. Enfin peut-être le niveau en dessous, de la surprise disons. Se retrouver en tête à tête ? Mais pourquoi ? Enfin ce n’est pas le genre de situation dans laquelle je me trouve habituellement. La suite me surprend un peu plus et je croise de nouveau son regard sans le comprendre. Vraiment, un rencart ? Cela fait très longtemps qu’on ne m’a pas fait ce genre de proposition. Et je n’aurais jamais pensé que ça serait le symbole du bad-boy qui me l’aurait proposé pour la première fois. J’y réfléchis quelques secondes. Pas aussi longtemps que je ne l’aurais pensé. Malgré ses envies apparemment un peu sanguinaires, au vu du nombre de mort ce soir, il a été plutôt… Prévenant. Et s’il avait vraiment eu envie de me porter préjudice, je ne pense pas qu’il aurait raté l’occasion que je lui donne ce soir. Et puis… Pour le moment, j’apprécie sa compagnie. Elle est presque… Sécurisante. Et amusante. Alors je finis par hocher doucement la tête. On va voir où cela nous mènera.

« Oui, j’accepterais. Enfin, si tu me prouves que tu n’as pas oublié mon prénom, je vais finir par croire que je m’appelle Lady à ce rythme. »

Je laisse un sourire malicieux étirer mes traits quelques secondes. Qui a dit qu’il n’y avait que les forts caractères qui pouvaient embêter les autres ? J’ai bien le droit de le taquiner un peu. Et même si je n’ai rien contre ce surnom, j’aime bien entendre mon nom venant de sa bouche. Il a un accent que je n’arrive pas à identifier mais qui est assez mignon. Je finis par attraper tout mon nécessaire de soin puis je ne me concentre que sur cela. Je tente d’oublier le torse pour ne plus voir que la blessure. Compresse, désinfection de la plaie, désinfection de mes mains, aiguille entrant doucement dans la peau. Il ne faut que cinq points pour refermer la blessure mais j’aurais préféré qu’il n’y ait rien. Je sais, objectivement, que mon travail ne lui laissera qu’une infime cicatrice mais tout de même… Je passe un dernier coup de compresse et je dépose un pansement au-dessus, mettant une infime pression sur les bords pour m’assurer que le pansement soit correctement collé. Presque une caresse. Mais attention à la remarque, je t’apprendrais sinon, Kylian, que j’ai toujours fait ainsi. Je finis par m’écarter de son torse, me redressant sur ma chaise et croisant son regard. C’est étonnant, je me serais attendue de sa part à une réplique immédiate mais non, il y a un silence de plusieurs secondes qui finit par me faire me racler la gorge avant de parler.

« Tu pourras enlever ton pansement ce soir sans problème, normalement les fils disparaîtront dans dix jours. Désolé si ça te laisse une cicatrice de plus… »
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