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 Là où tout doit se terminer

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MessageSujet: Là où tout doit se terminer   Jeu 16 Juin - 17:09

Là où tout doit se terminer
John, Alec et Adrian
Aujourd’hui est un jour spécial, c’est l’anniversaire de leurs morts. Ce n'est pas le genre d'événement auquel on se réjouit, mais on peut bien boire en leur mémoire. J’ai proposé à Adrian de retourner là-bas, dans cette forêt, à l’endroit même où il y a eu ces meurtres. Je lui ai dit que ce soir, nous devions boire et fumer à leur mémoire, faire la fête comme on l’avait prévu à l’époque et emmerder ceux qui viendraient tout gâcher. Adrian m’a répondu qu’il ne pouvait pas ce soir et que c’était de toute façon une mauvaise idée. J’ai comme une impression que le passé se répète, sauf que cette fois il tente de me convaincre de ne pas y aller. J’ai cessé de répondre à ses messages après son refus, gardant mon portable sur moi uniquement au cas où Alec aurait besoin de moi.

J’ai décidé de changer une partie de mes plans pour ce soir, mais me voilà tout de même dans cette forêt, là où tout a commencé et là où tout se terminera. J’ai déjà fumé la moitié d’un joint et ai commencé à boire, de la Vodka en mémoire de Declan. Je suis presque seule avec ma boisson, et ma drogue, la musique de mon portable mise à fond pour avoir un accompagnement. Je danse. Je continue de fumer. Je parle au ciel. Je souris en pensant à eux et je rebois une nouvelle gorgée. Finalement je n’ai besoin de personne, je passe peut-être pour une folle, mais ce deuil je peux le faire toute seule. Je tourne sur moi-même, les bras tendus tel un avion, criant et riant pour évacuer. Je tombe sur les fesses, renversant un peu d’alcool sur moi mais je ne m’en préoccupe pas. Je me sens bien, calme, j’aimerais tout de même avoir plus d’effets, mais je n’abuserai pas sur la consommation ce soir, je tiens à garder mes esprits pour ce qui va suivre. Ce soir c’est à mon tour d’obtenir vengeance sur John O’Neill.

- Un peu de Vodka ma belle ?

Je me relève, m’avançant vers cette strigoî attachée à un arbre par des chaînes d’argent qui lui brûlent la peau. Je ne sais pas ce que cette femme représente véritablement pour John, mais j’ai cru comprendre qu’il l’appréciait. J’arrive devant elle, retirant de sa bouche le bâillon trempé dans du liquide d’argent. Elle grogne et me dit d’aller me faire voir. Je souris et lui verse la moitié de la bouteille sur sa tête et son corps. Elle grogne un peu plus. Je me mets à rire de sa faiblesse.

- J’espère que John tient suffisamment à toi, ce serait dommage de te tuer pour rien.

- Ma pauvre chérie, John te détruira à l’instant où il mettra la main sur toi.


Je renverse à nouveau de l’alcool sur elle pour la faire taire avant de reporter le goulot à mes lèvres. C’est peut-être la dernière fois que j’en bois, autant en profiter. Mon regard revient ensuite se plonger dans les yeux de la strigoï alors que je reprends la parole.

- John m’a déjà détruite, c’est à mon tour maintenant.

Je jette un coup d’œil à l’heure sur mon portable, il ne devrait plus trop tarder maintenant, à moins qu’il n’ait pas l’intention de venir. Je pense néanmoins que mon petit colis contenant le doigt avec la bague de cette femme a dû l’interpeller, et si ce n’est pas le cas je compte sur ma note lui donnant rendez-vous pour le motiver. S’il n’a pas envie de venir pour elle, je suis au moins sûre qu’il viendra pour moi. Je me dirige finalement vers mon sac, posant la bouteille dans un coin et commençant à m’équiper. Un couteau attaché au niveau du mollet. Une dague coincée entre mes vêtements dans mon dos. Une ceinture de potions. Mon fameux fouet à lames passé par-dessus mon épaule. Un pistolet rattaché à la ceinture. Evidemment toutes ces armes ont été forgées avec de l’argent pur.

- Comme tu peux le voir, je suis prête à l’accueillir.

Et elle n’en semble pas ravie. Ce soir j’ai bien l’intention à ce que John se trouve du côté des perdants. J’entends du bruit. Je vois que tu es un homme ponctuel John, c’est bien le seul compliment auquel tu auras droit de ma part. Je l’aperçois debout à quelques mètres, apparemment il tient à garder ses distances pour l’instant. Il se contente de nous observer la strigoï et moi-même, mais cette fois je ne lui laisserai pas l’occasion d’agir, de parler ou même de tenter de me menacer. Je m’empare immédiatement de mon briquet et le balance sur le corps de la strigoï après avoir allumé la flamme. Elle prend feu instantanément à cause de tout l’alcool versé sur elle. Je ne la regarde même pas, ne voulant pas le quitter des yeux, me contentant de ses hurlements de douleurs. Je reste debout, m’emparant uniquement de mon pistolet pour l’instant.

- Ecoute ces cris John et dis-toi que ce que je te réserve est encore pire.

Je n'attends pas qu'il réponde, braquant mon arme sur lui et tirant coup après coup. Je compte bien vider mon chargeur sur son corps avant de passer à l'arme suivante. Il ne mérite pas d'être épargné d'une seule balle, d'une seule torture que je compte lui infliger. Ta souffrance débute ce soir John et elle durera autant de temps qu'il le faudra pour que je puisse enfin passer à autre chose.

by Epilucial



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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Jeu 16 Juin - 17:12



Là où tout doit se terminer
Kyara, Alec, Adrian & John


Ce n'est pas tous les jours que j'ai la chance de recevoir un colis à mon nom, mais je l'admets, je me serais bien passé de celui-là. Je n'ai pas mis bien longtemps à reconnaître ce doigt, ou plutôt, cette bague. Ce n'est pas le genre de bague que l'on trouve sur n'importe qui, d'abord parce qu'elle coûte une petite fortune, mais aussi parce que l'on ne fait plus de bagues comme celle-là depuis des siècles. Une seule femme de ma connaissance portait une bague comme celle-là, une amie proche, dont je serais très en colère de découvrir qu'elle a perdu la vie, surtout de la main d'une petite garce. J'ai promis de te faire vivre un véritable enfer, ma douce Kyara, et il faut croire que cela débutera ce soir. J'avais dans l'idée de t'éliminer rapidement, mais si tu t'en prends à elle, il se pourrait bien que je décide de prendre bien plus de temps, que je décide de te torturer durant des jours, et des jours. Crois-tu que ton frère apprécierait de recevoir un à un les membres de ton corps ? J'espère que cette idée te plait, car elle me tente bien plus que tu ne l'imagines. Je te détruirais, avant d'anéantir ton frère. Combien de temps crois-tu qu'il tiendra le choc avant de se foutre lui-même en l'air ? J'ai entendu dire qu'il était parvenu à vivre quelques années sans toi, penses-tu qu'il en serait de nouveau capable ? Car ce soir, tu chuteras.

Peut-être que j'aurais dû prendre une arme avec moi, j'imagine qu'elle ne sera pas venu sans, mais ma seule arme à toujours été mes crocs, et cela ne fera pas exception, ce soir encore. Ma force et mon âge font de moi l'un des meilleurs, et je n'ai pas besoin d'une quelconque arme pour cela. Cela fait des années que je ne me suis pas rendu à son point de rendez-vous, depuis cette soirée où j'ai eu l'occasion de tuer toutes ces personnes à qui elle tenait tant, mais je n'ai pas oublié son emplacement pour autant, de manière qu'il ne me faut pas plus de dix minutes pour me rendre sur place. J'aurais pu prendre bien moins de temps, mais je ne tiens pas à tomber dans un piège la tête la première, alors autant rester sur mes gardes. J'ai d'ailleurs vérifié les lieux avant d'approcher, histoire qu'elle n'est pas décidé de faire alliance avec des gardiens pour me piéger, ce n'est pas dans ces habitudes, mais dans un cas désespéré, sait-on jamais. Je ne perds rien à être trop prudent. Mais cette forêt à bien l'air vide, à l'exception de Kyara, et de mon ami, je peux donc m'approcher en toute sécurité.

Je garde tout de même mes distances avec elle, je peux constater qu'elle ne manque pas d'arme, on dirait qu'elle ne compte pas partir sans ce battre, c'est une bonne chose, je n'ai jamais apprécié les combats trop facile. Cela ne rendra les choses que plus réjouissant, au moins je pourrais dire à ton frère que tu es partie la tête haute, je suis certain qu'il sera fière de toi. Mon regard se pose sur mon amie, attacher à l'arbre, par des chaines en argent, il semblerait, c'est du moins ce que j'en déduis de sa peau rougi. La colère monte doucement en moi. Elle n'est certes, pas la personne la plus importante à mes yeux, mais une amie de longue date, et il se trouve que je suis très rancunier avec ce qui s'en prenne à eux. J'espère que tu es prête à assumer les conséquences de ta bêtise.

« Tu as fais une grosse erreur en t'en prenant à elle »

C'est alors que j'aperçois ce briquet, qu'elle lance sur elle, toute flamme dehors. Et à l'instant où la flamme touche son corps, le feu se répand sur son corps, lui arrachant d'atroce hurlement. Mon instinct aurait voulu que je me jette sur elle, que je tente d'arrêter le feu, mais cela aurait été inutile, cela ne m'aurait que propulsé vers une mort certaine moi aussi, alors je reste sur place, bouillant de rage. Tu avais déjà fais une grave erreur en t'en prenant à elle, maintenant, tu viens clairement de signer ton arrêt de mort. Je n'ai pas le temps de réfléchir à la manière dont j'allais bien pouvoir procéder, qu'elle pointe son arme sur moi, et tire déjà les premières balles. On dirait qu'elle n'a pas l'intention de perdre son temps, et qu'elle aussi compte bien m'achever. Si je dois quitter ce monde, tu le feras avec moi, ma jolie, j'attends ta mort depuis bien trop longtemps, pour ne pas parvenir à mes fins ce soir. Je parviens à éviter les premières balles, mais ces tirs sont bien trop rapide pour que je les évite tous, alors quitte à être blessé, je finis par foncer dans le temps. Avec un peu de chance, j'arriverais à l'atteindre avant que l'une de ces balles soient mortelles. Ces coups se modifient en fonction de ma trajectoire, l'une parvient à m'atteindre au bras, et j'en prends une seconde au niveau du torse, heureusement, assez éloigné de mon cœur, avant de lui sauter dessus, et de la renverser au sol, la désarmant de son arme d'un même mouvement. Maintenant, il ne sera plus question de balle d'argent, tu devras te battre avec moi au corps à corps, je préfère bien plus cela. L'argent brule mon corps m'affaiblissant, finalement, la balle est arrivée plus proche de mon cœur que je l'imaginais, mais tant qu'elle ne l'atteint pas, je ne risque rien. Ma main se pose sur son genou gauche, et j'appuie brutalement dessus. Un sourire se dessine sur mon visage lorsque j'entends ces os craquaient sous ma main. Que comptes-tu faire, maintenant que tu as une jambe en moins ? Cela risque de devenir bien plus compliqué de remporter un combat contre moi dans un état comme celui-là, même affaibli.

« Je te promets que tes cris seront bien pire que les miens, ma douce »

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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Jeu 16 Juin - 17:12

Là où tout doit se terminer
John, Alec et Adrian
Approche donc John, viens à moi ce soir, c’est la bonne date et le bon endroit pour en finir, ne penses-tu pas ? Je n’en peux plus d’avoir peur. Je n’en peux plus de te fuir. Ce soir je veux que ça se termine et j’ai bien l’intention à ce que ce soit toi qui y laisse la vie. Tu as déjà failli me tuer deux fois, je ne laisserais pas une telle chose se produire une troisième fois. Il apparaît enfin, regardant son amie avant de poser ses yeux perçants sur moi, me menaçant. Je n’ai plus peur de toi John. Tu veux me menacer ? Bien. Regarde-la mourir maintenant et laisse-moi profiter de voir ces traits de colère sur ton visage. C’est plaisant, je dirais même jouissif de pouvoir t’atteindre, mais crois-moi je n’ai pas encore fini de te faire du mal, maintenant il est temps de s’en prendre à ton physique. Je vais te faire regretter John, tout ce que tu m’as fait, les coups, le viol, ma destruction. Ce soir c’est toi qui seras détruit, un monstre comme toi n’a pas sa place dans ce monde.

J’aurais bien aimé qu’il se précipite sur son amie pour la sauver, ça m’aurait été d’autant plus simple de l’achever lui aussi, mais apparemment il a compris la stratégie. Tant pis, j’ai plus d’un tour dans mon sac. Commençons déjà par cette arme. Je braque mon pistolet sur lui et ne tarde pas à tirer, coup après coup, suivant au mieux ses mouvements, sa trajectoire. Il faut que je le tue avant qu’il n’arrive jusqu’à moi. Il se prend une balle au bras, une autre dans le torse. L’ai-je tué ? Non. Son corps heurte le mien et je me retrouve dos au sol, mon pistolet par terre à plusieurs mètres de moi. Pensais-tu que je n’avais que ça ? Je m’apprête à riposter mais il est plus rapide. Mon genou se brise sous cette douleur atroce, insupportable et je ne peux contenir le cri que me provoque une telle blessure. J’en aurais presque les larmes aux yeux, mais tu m’as déjà fait bien plus mal que ça John et le fait que tu m’appelles ma douce me le rappelle un peu plus. Je ne crierai plus pour toi, plus jamais et je te retirerai définitivement ce sourire de ton visage.

- Tu as déjà promis ma mort deux fois et tu as échoué, tu devrais donc arrêter les promesses car visiblement tu ne sais pas les tenir.

Je suis peut-être folle de le provoquer, mais en réalité c’est surtout pour détourner son attention le temps que je m’empare de l’une des fioles attachées à ma ceinture que j’envoie tout droit vers ses yeux. C’est à ton tour de hurler mon cher John. Est-ce que cette brûlure t’est agréable ? Un humain aurait définitivement perdu la vue à cause de ce produit, mais pour un monstre comme toi ça ne durera peut-être qu’une minute avant que la guérison ne la soigne, c’est tout ce qu’il me faut pour contre-attaquer. Je m’empare de mon couteau et de ma dague avant de me jeter péniblement sur lui. La douleur à mon genou est terrible, mais ma rage est plus grande encore. Mon corps se retrouve ainsi au-dessus du sien, mes deux lames plantées dans son torse que je n’ai pas relâché. J’aurais pu viser directement le cœur, j’aurais sans doute dû, mais je voulais que sa mort soit longue et douloureuse car il ne mérite pas mieux.

- Alors John, ça fait quoi d’avoir la position du dominé ? C’est de cette manière que tu mourras.

Je sais qu’il s’apprête à riposter, c’est pourquoi je ne perds pas de temps à resserrer ma prise sur mes lames d’argent plantées dans son corps et à descendre d’un coup sec le long de son torse, tranchant probablement des organes qui lui sont de toute façon inutiles. Tu aimes souffrir John ? Car pour ma part je pourrais continuer ainsi toute la nuit s’il le faut.

- Je devrais te découper la verge pour ce que tu m’as fait. Qu’en dis-tu John ? Est-ce assez malsain pour un monstre comme toi ?

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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Jeu 16 Juin - 17:12



Là où tout doit se terminer
Kyara, Alec, Adrian & John


T'en prendre à l'une de mes amies, aussi chère, en plus, et la pire erreur que tu voulais faire.. J'étais décidé à employer une nouvelle tactique, à m'en prendre à tes proches, plutôt que faire souffrir ton corps, mais tu viens de contrarier mes plans, et une chose comme celle-là, se paie toujours. Je suis un homme de parole, tu devrais le savoir, alors pourquoi t'es-tu cru assez maline pour t'en prendre à elle, en pensant t'en sortir ? J'étais déjà déterminé à te tuer, tu ne viens de mettre qu'une motivation supplémentaire à ma quête.. Tu ne pourras jamais t'en sortir, regarde-toi, tu es seule, pauvre petite humaine, contre un Strigoï comme moi, toutes tes armes ne suffiront pas à me vaincre, j'espère que tu en as conscience, et que tu as laissé une lettre d'adieu à ton frère, ainsi qu'à ton petit copain.. Quoi que, ils ne tarderont pas à venir te rejoindre dans les jours qui viennent, de toute façon. Mon instinct m'aurait poussé à me précipité sur mon amie, et tenter de la sauver, mais je sais que cela n'aurait fais que nous précipiter tous les deux vers un échec, alors je t'aime bien, mais entre ta vie et la mienne, j'ai vite choisi.

Je préfère concentrer toute mon attention sur Kyara, pour prévoir ses prochaines actions, qui ne tardent pas, et encore heureux, je parviens à éviter juste à temps ces premières balles, et toutes les suivantes, enfin presque, toutes sauf deux, l'une qui se bloque dans mon bras, l'autre, dans mon torse, et cette garce, bien évidement, à choisi des balles en argents, qui vont me faire un mal de chien durant tout ce combat, mais je ne ralentis pas pour autant, c'est cela, ou je meurs, de toute façon, et il est hors de question que je perde la vie ce soir, et sans doute pas contre elle, une petite alchimiste. Je la percute de plein fouet, envoyant balader son arme un peu plus loin, et évident qu'elle s'en serve contre moi. Alors ? Que dis-tu de ça ? Et je n'en ai pas finis, avant qu'elle n'ai eu le temps de contre attaquer, j'appuie violement sur son genoux, brisant son os. Alors ? C'est douloureux, non ? Ou peut-être que ce n'est pas assez pour toi ? Peut-être que tu veux d'avantage de souffrance encore, je peux t'en donner si tu veux.

Je m'apprête à donner mon prochain coup, sauf qu'elle me devance, m'envoyant je ne sais quelle produit chimique à la figure, et mon dieu, ce que ce bordel peut bruler. J'approche mes mains de mes yeux, dans un réflexe inutile pour me protéger, sauf que c'est mon corps qu'elle vise cette fois, avec deux armes, simultanément. Merde ! Je ne peux pas l'empêcher de reprendre le dessus sur moi, et le pire dans toute cette histoire, c'est que je ne peux même pas voir ces prochains coups, je dois me débrouiller en aveugle, et c'est loin d'être pratique, vous pouvez me croire. Ma vision commence tout juste à revenir, lorsque les lames s'abaissent violement dans ma poitrine, m'arrachant de nouveau cri. Hors de question que tu remportes cette bataille, je m'assurerais que tu quittes ce monde ce soir, et tant pis si cela voudra dire que tu m'emportes avec toi, au moins, j'aurais réussi à prendre ma vengeance.

« Ce qui serait mal sain, ce serait de te faire quitter ce monde, sans te permettre de goûter une seconde fois à ce plaisir »

Alors ? Quand dis-tu ? Est-ce que tu as peur, de ce qui pourrait se passer ? Je suis en position de faiblesse, mais pour l'instant, ce n'est pas là-dessus que je me concentre, mais plutôt à déchirer son haut entre mes mains. Peut-être que si elle croit vraiment que j'ai l'intention de recommencer, elle s'écartera de moi, et me laissera l'occasion de reprendre le dessus ? Oui, c'est vrai, je pourrais recommencer, mais tout ce qu'elle mérite, c'est la mort, et je ne compte pas perdre plus de temps là-dessus. D'un mouvement brusque, je la renverse, pour tenter de reprendre le dessus, et j'ai la chance que sa tête cogne contre un arbre, de quoi l'étourdir assez pour me permettre d'enfoncer mes canines dans sa gorge, sans la moindre tendresse, l'affaiblissant, en même temps que je reprends des forces. Tu veux me tuer, Kyara ? Je serais toi, je tenterais de me reprendre et vite, car je compte bien te vider jusqu'à la dernière goutte.

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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Jeu 16 Juin - 17:13

Là où tout doit se terminer
John, Alec et Adrian
Est-ce que cette guerre va réellement prendre fin un jour ? Ce soir ? Il le faut, car je n’en peux plus de ce combat. J’ai besoin que l’un de nous meurt, toi de préférence pour venger tous ceux à qui tu as pu faire du mal, ou moi pour obtenir enfin la paix. J’espère tout de même pouvoir t’emporter avec moi et sinon... Sinon j’ose croire que mon frère y parviendra, il a toujours été le plus fort de nous deux après tout, surtout dernièrement. Tu parviens encore à m’arracher des hurlements, moi qui croyais que ce n’était plus possible, mais ce n’est pas grave, les tiens suffisent à calmer ma douleur. Alors John, est-ce que tu souffres ? Ça m’en a tout l’air en tous cas et tu ne mérites pas mieux. Je veux que tu aies mal avant de mourir, je veux que tu regrettes. Sauf que les monstres ne regrettent jamais le mal qu’ils font, ils préfèrent s’en vanter.

Je crois que ses mots vont me rendre folle, plus encore du moins. Goûter une seconde fois à ce plaisir ? Quel plaisir ? Sale monstre, je devrais vraiment te couper les parties pour être sûre qu’aucune autre femme ne subisse ce que tu m’as fait. J’ai fait en sorte de chasser cette nuit de mes pensées, mais ses mains qui déchirent mon haut imposent le souvenir de ce qui a été la pire nuit de mon existence. Je ne te laisserais pas recommencer... Je préfère encore mourir plutôt que de te laisser me toucher une fois plus. Ses actes, ses mots, son sourire, c’est trop pour moi. Je me mets à hurler de rage, prête à planter mon arme encore et encore dans son torse, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de peau, jusqu’à qu’il ne reste plus que du sang et de la chair ravagée. Puis je me retrouve renversée et sonnée quelques instants et je n’ai pas le temps de sortir ma prochaine arme que ses canines se retrouvent plantées dans ma gorge.

Je crois que la morsure est encore plus douloureuse qu’à notre dernière rencontre, mais au moins il n’y a pas le reste. Mes mains contre son torse tentent de le repousser en vain, acte stupide puisqu’il a beaucoup plus de forces que moi. Au moins les endorphines qui se mélangent à l’alcool ont pour effet de me calmer, de rendre cette fin moins atroce qu’elle n’y paraît. Où sont mes autres armes déjà ? Je n’arrive même plus à penser clairement. C’est étrange, mais j’ai l’impression de voir une silhouette se rapprocher de moi, de voir Declan me sourire. Declan... C’est lui qui l’a tué. J’avais promis de le venger et finalement, je vais peut-être simplement le rejoindre. C’est ce que mon esprit pense mais pas ce que mon corps veut apparemment.

Sans même m’en rendre compte, je suis parvenue à attraper une autre de mes lames, ma fameuse dague, que je plante dans le torse de John, tout près du cœur, comme ci quelqu’un d’autre avait agi à ma place. Ça a au moins pour effet de le faire arrêter la morsure. Avec le peu de force qu’il me reste, je le pousse dos à l’arbre, inversant nos positions et retirant la dague de son torse avant de la planter à nouveau.

- Ça c’est pour tous mes amis que tu as massacré ! Ça c’est pour Allan ! Ça c’est pour mon frère ! Ça c’est pour Declan ! Et ça, c’est pour moi...

A chaque reproche que je lui fais, je retire la dague de son torse pour la lui replanter plus profondément encore, toujours plus près de son cœur. Ma vision est de plus en plus trouble entre la perte de sang et la drogue mélangée à l’alcool. Il ne me reste plus qu’un dernier coup, pour me venger de tout ce qu’il m’a fait. Un dernier coup dans le cœur. En a-t-il au moins un ? J’ai l’impression que je vais m’écrouler avant de lui porter ce coup fatal, pourtant il faut que je le fasse, il faut que je le tue et après je pourrais me laisser mourir. Au moins cette fois j’aurais pu me battre contre toi John. Il est temps que nous quittions ce monde, tous les deux.

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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Jeu 16 Juin - 17:13



Là où tout doit se terminer
Kyara, Alec, Adrian & John


Pourquoi est-ce que tu continues à te battre ? Ne vois-tu pas que ce combat est perdu d'avance ? Tu peux user de toutes les armes que tu veux contre moi, tu n'arriveras pas à venir à bout de moi, je ne te permettrais pas de me blesser, comme je peux te blesser.. Je voulais te voir mourir, aujourd'hui, en me disant où te trouver, et en te mesurant seul à moi, tu m'offres l'occasion idéale d'en finir avec toi, qu'est-ce que je pourrais rêver de plus ? Peut-être que tu cesses de te débattre, cela nous permettrait de perdre moins de temps, mais je comprends que tu ne puisses pas accepter ta fin aussi vite, pourtant, d'une manière ou d'une autre, c'est bien ainsi que cette soirée ce terminera, parce que tu m'échappes depuis trop longtemps, et que tu mérites d'autant plus de mourir aujourd'hui, après t'en être pris à l'une de mes proches, sais-tu à quel point je peux être rancunier ? Juste pour cela, je prendrais encore plus de plaisir à te voir souffrir, à t'entendre crier sous mes coups. Tes hurlements ont toujours été ma récompense, aujourd'hui, plus encore.

Je n'aime pas me retrouver dans cette position de faiblesse, mais tu peux me croire, je ne la garderais pas longtemps, ce n'est pas ma place habituelle, alors je ne tarderais pas à reprendre le dessus, et je te promets qu'à cet instant, je n'hésiterais pas à te faire payer cette douleur. Peut-être que parler de ton viol, t'aidera à prendre conscience de l'enfoiré que je suis, et de ce qu'il va t'arriver, si tu continues à persister contre moi. La première fois que tu t'es défendu, je t'ai violé, à ton avis, aujourd'hui que tu essaies de me tuer, que va-t-il t'arriver ? Je pourrais recommencer sans problème, posséder ton corps était un véritable plaisir, et garder un tel souvenir de toi, me livrant ton corps pour une ultime bataille, je dois admettre que je ne peux pas rêvé mieux, mais tu as de la chance, tu m'échappes depuis trop longtemps, et aujourd'hui, je suis bien trop impatient de te faire payer toutes ces fois où tu m'as échapper, pour m'en prendre à ton corps, alors pas d'inquiétude, tu te contenteras de mourir pour ce soir.. Mais je ne m'empêcherais pas de te faire croire l'inverse, et le pire, et sans doute que cela marche, je vois ton visage se transformer lorsque je déchire ton vêtement, je pourrais presque croire que tu as aimé ça.

Je la renverse, reprenant le dessus sur son corps, et je la retrouve à moitié assommée contre cet arbre, plutôt une bonne chose pour moi, ainsi, elle ne tentera pas de ce débattre dans mes prochaines actions. Ta fin est proche Kyara, contente-toi de l'accepter, elle sera moins douloureuse, je pourrais même te permettre de mourir d'une morsure agréable, si tu me laisses faire. Ton sang a toujours ce même goût délicieux, ce goût que j'apprécie temps. Peut-être que j'aurais dû penser à en faire une réserve, cela aurait pu être pas mal, mais c'est trop tard de toute façon. Je profite de son sang, qui me permet de reprendre des forces, remettant à neuf ma vision encore quelque peu flou, pourtant, je ne m'attendais pas à ce qu'elle contre attaque, à vrai dire, je l'imaginais déjà dans le vapes, à cause de ces blessures, et de ma morsure, mais faut croire qu'une fois encore, je l'ai sous estimée, elle est plus robuste que je le pensais, ce n'est pas grave, je te tuerais tout de même, cela prendra juste plus de temps.

Tu n'as pas l'intention de t'arrêté avant d'en avoir fini avec moi, n'est-ce pas ? C'est ce que je comprends, lorsque je sens cette lame s'enfoncer dans mon torse, toute proche de mon cœur, et que je la vois reprendre le dessus, pour me hurler ces reproches à la figure, pour toutes ces personnes que j'ai tué autour d'elle, et qu'elle ne cesse d'enfoncer cette lame, encore, et encore dans mon torse, se rapprochant toujours plus de mon cœur. C'est qu'une lame, rien à côté des deux lames, et du produit qu'elle m'a jeté dessus un peu plus tôt, mais parce que c'est plus proche de mon cœur, cela m'affaiblie bien plus que ces coups précédents, à tel point que je ne parviens pas à me défendre tout de suite.. Pourtant, lorsque je l'entends prononcé ces prochaines mots, qu'elle en vient à elle, je sais que cette fois-ci, ce sera le dernier coup, et que je ne peux pas la laisser faire, je ne peux pas mourir maintenant, ce n'est pas possible, pas de sa main. Dans un effort surhumain, je parviens à bloquer son coup avant qu'il ne m'atteigne, et le retourner contre elle, plantant la dague dans son ventre, et la repoussant. Avec sa faiblesse, elle n'essaie même pas de s'accrocher à lui, je la vois juste tomber en arrière. Entre ta perte de sang, ton genou brisé, et cette lame dans ton ventre, je crois que tu ne survivras pas cette fois-ci.

« Ca c'était pour toutes ces fois où tu m'as échappé, au revoir Kyara »

Cette fois-ci, c'est bien la fin, en supposant que quelqu'un arrive, ce sera de toute façon trop tard pour appelé les secours, tu ne survivras pas jusqu'à leur arrivé, alors je ne risque rien à te laisser derrière moi. Je me redresse, sans une mauvaise grimace au passage, dû à mes blessures. Je lui jette un dernier regard. C'est la dernière fois que l'on se voit, ma belle, il était temps que l'un de nous deux quitte ce monde, et je suis bien heureux que cela soit pas moi, je regrette juste de ne pas avoir plus profiter de ton corps, et de ton sang. Je me détourne pour de bon, de toute façon, je dois me trouver une proie, histoire de guérir c'est méchante blessure, avant de rentrer.

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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Jeu 16 Juin - 17:14

Là où tout doit se terminer
John, Alec et Adrian
Il y a tellement de haine en moi ce soir, je crois bien que même le pire des strigoïs n’en aurait pas autant. J’ai enfin l’occasion d’obtenir ma vengeance, de tuer l’homme qui a assassiné mes amis, de tuer l’homme qui a menacé mon frère et Adrian, de tuer l’homme qui a abusé de mon corps et battu à trop de reprises. Je me fiche bien de la douleur tant que je l’emporte avec moi. Je me fiche bien de mourir s’il meurt aussi, au moins j’aurais pu protéger les deux seuls êtres qui comptent pour moi et qui sont encore en vie. Tu dois mourir ce soir John O’Neill, je ne te laisserais pas gagner une fois encore. Pourtant tu parviens encore à reprendre le dessus, à me mordre et me voler le peu d’énergie qu’il me reste encore. Est-ce ainsi que ça va se finir ? Non je n’ai pas encore dit mon dernier mot, quitte à mourir ce soir, autant lui rendre la tâche le plus difficile possible.

Je ne sais même pas comment je parviens à reprendre le dessus dans mon état, mais en tous cas j’y arrive. Je plante cette dague dans son corps, de plus en plus prêt de son cœur, lui faisant tous ces reproches. Tu n’iras pas au paradis John, un monstre comme toi ne peut que brûler en enfer, à condition qu’il y ait quelque chose après la mort, mais j’ose croire que ce soit le cas pour toi, que tu souffriras éternellement. On en arrive à moi, à ce coup que tu recevras et qui te sera fatale, ce dernier coup qui te fera payer tout le mal que tu m’as fait même s’il n’effacera rien. Pourrais-je passer à autre chose après ça ? Je n’en suis pas sûre, mais au moins tu ne blesseras plus. Ma lame se retire de son corps une dernière fois et s’abaisse puis c’est la fin, mais pas pour lui apparemment.

Une douleur me traverse le corps, mon regard se pose sur ma propre dague plantée dans mon ventre et le temps que je prenne réellement conscience, je tombe par terre. Pourquoi est-ce qu’il a encore gagné ? Pourquoi a-t-il le droit de survivre après tout ce qu’il a fait ? Je ne comprends pas... Je me dis uniquement que s’il existe vraiment un dieu alors il doit me détester, il doit aimer les monstres, autrement il ne les aurait pas créé. Mes mains sont posées sur mon ventre, autour de la dague que je n’ose pas toucher. Entre mon haut déchiré et cette blessure au ventre, j’ai l’impression de revivre cette soirée. Elle est moins pire en un sens, il ne m’aura pas violé cette fois, il se sera contenté de me tuer. Oui, la mort est plus douce que la vie et je suis prête à l’accepter.

Je le vois s’éloigner puis disparaître de mon champ de vision alors que je reste là, allongée dans l’herbe et la terre à agoniser. Au moins l’alcool et les endorphines calment un peu la douleur, pourtant je la sens bien malgré tout, m’envahir, persister pour dévorer mon âme. Je regarde la forêt, profitant de cette dernière vision avant de mourir. Cette fois je ne serais pas sauvée, je le sais bien, j’ai échappé trop de fois à la mort de toute façon. J’aperçois alors cette silhouette entre les arbres. Encore Declan ? Oui, je crois bien. Il arrive jusqu’à moi et me serre la main. Peut-être me demande-t-il de le rejoindre ? Sûrement. L’au-delà serait paisible à ses côtés, au moins je ne serais pas seule.

- Je n’ai pas pu te venger Declan... S’il te plaît emmène-moi avec toi, j’ai mal... Je ne veux plus avoir mal.

J’ai des difficultés à parler, mais au moins mes phrases sont assez claires. Je caresse sa joue de ma main ensanglanté, puis alors son visage disparaît pour laisser place à un autre. Alec ? Est-ce bien toi ? Qu’est-ce que tu fais là ? Vas-t-en Alec, je ne veux pas que tu me vois mourir, je ne veux pas qu’il revienne et s’en prenne à toi. C’est ce que je devrais lui dire, mais j’ai toujours été une fille égoïste et je veux qu’il reste à mes côtés, je veux que mon frère me tienne dans ses bras une dernière fois. Je garde ma main contre sa joue et lui souris, malgré les larmes qui perlent sans que je n'y puisse rien. Regarde-moi sourire mon frère, je veux que ce soit la dernière image que tu aies de moi.

- Alec... Pardonne-moi, je me suis battue comme tu me l’as demandé... Pardonne-moi d’avoir perdu, je ne voulais pas t’abandonner mais il fait si froid...

Est-ce que je commence à défaillir ? Peut-être un peu, sûrement même. Mon corps tremble entre ses bras. J’ai du mal à rester là, à m’accrocher à sa vision même si j’en ai envie, je n’ai plus de force. Ma main retombe, se serrant finalement dans la sienne. Je continue de le regarder, mon beau jumeau, si parfait. Promets-moi de faire attention à toi.

- J’ai moins mal entre tes bras... Souris mon frère... Je.. Je vais juste... Juste fermer les yeux un instant.

Je suis trop fatiguée pour les maintenir ouverts. N’aies pas peur mon frère, moi je n’ai peur de rien lorsque je suis avec toi, pas même de la mort. J’essaie de maintenir mes yeux ouverts pour le regarder, j’essaie de maintenir sa main serrée dans la mienne, mais je n’y arrive plus. Pardonne-moi mon frère, mais je n’ai plus de force pour continuer à me battre dans ce monde.

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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Dim 4 Sep - 22:30


Là où tout doit se terminer
Adrian & Alec & Kyara

Un monstre de moins dans les rues ce soir, c’est ce que je me dis, c’est la vérité. Un strigoï. Pour le coup, pas mal d’espèce serait d’accord avec ma définition. Même si ses mêmes espèces sont également en dangers… Ces monstres sont comme des MST, il se transmette le virus plus vite qu’on ne peut les tuer. Parfois, c’était épuisant, d’autres fois exaltants mais ce soit, je le définirais comme inquiétant. Je sais que la soirée ne fait que commencer, je sais également que même si j’ai tué ce strigoï, il y en aura au moins deux autres que je croiserais avant la fin de la nuit. Je ne sors plus jamais le soir sans croiser un de ces êtres. Je n’ai même plus le temps de vraiment me concentrer sur ma chasse envers toutes les autres espèces tant les strigoïs me prennent de temps. Au moins, certains en seront heureux.

Je fais disparaître le cadavre et ensuite je sors de la ruelle pour donner me mêler à la population. Je tente de garder mon pas et mon allure nonchalante, je tente de me fondre dans la masse. Pas toujours une réussite mais c’est suffisant. Alors, à qui le tour maintenant ? Qui sera le prochain que je tuerais ? Visiblement, personne ne se dévoue. Par contre, mon téléphone vibre. J’aurais du le laisser à la maison, je n’aurais pas eu de problème de conscience à ne pas y répondre… Mais voilà, je le fais. Et je vois que c’est un appel avec pour numéro celui d’Adrian. Bordel, depuis quand j’ai son numéro dans mon téléphone ? Encore un coup de ma sœur ça, je parie. Je décroche tout de même, parce que même si ce couillon n’est pas né sous la bonne étoile, il est quand même celui qui arrive à Kyara à flot, mieux que moi en tout cas. De quoi me donner envie de le tuer et une raison de ne pas le tuer en même temps. Notre situation familiale est… Aberrante.

Je raccroche, contrarié. Les nouvelles ne sont pas forcément bonnes. Au contraire même. Savoir que Kyara prévoit une veillée mortuaire n’est pas dramatique. Mais connaître le lieu et savoir qu’elle y est seule ? Non, ce n’est pas forcément ce que je préfère. Pas quand elle est passée si près de souhaiter la mort. De rejoindre la mort. Et pas quand je connais ses façons de fêter la vie et la mort… Pour parler clairement, ça pue. Alors ouais, Adrian, je vais m’y diriger mais quelque chose me dit qu’il vaudrait mieux pour la convaincre de rentrer être deux… En espérant que ce soit la seule chose qui se passe en cet instant.
Je me dirige vers ma voiture, montant dedans et mettant en route le GPS. Et pendant tout le trajet, je tente d’appeler Kyara mais aucune réponse. De quoi me faire monter la pression. Déjà que j’ai le sang chaud, je n’ai vraiment pas besoin de cela pour m’inquiéter. Et je commence à croire que c’est à raison.

Je prends à peine le temps de couper le moteur avant de me diriger vers le lieu que m’a indiqué Adrian. La forêt des morts. Et au début, je ne vois personne et je ne sais pas si je n’aurais pas préféré rester aveugle pour le coup. Car tout d’un coup, je la vois bien. Trop bien. Kyara. Allongée sur le sol, une lame sortant de son ventre et déjà une expression lointaine. Putain, faites qu’elle ne soit pas morte. Il est hors de question que ma sœur meurt. Et il est encore plus hors de question qu’elle meurt seule, dans ce lieu maudit, abandonnée de tous. Je ne sais pas si je trébuche, je ne comprends pas trop ce que je fais mais j’arrive à la rejoindre et à prendre sa main. Son regard se pose sur moi, vague et je ne retiens pas mon soulagement. Elle est vivante. Sauf qu’après, quand elle parle… Mon soulagement disparaît aussitôt. Déjà qu’elle me semblait mal en point mais maintenant… Elle semble carrément déjà partie. Ne me parle pas de morts. Ne me parles pas de douleur, Kyara, tu vas t’en sortir, tu n’as pas le choix ! Je ne t’abandonnerais pas. Mais il faut que tu t’en sortes.

« Kya-ra… »

Je croasse plus que je ne parle, je crois. Je me rends compte de la situation, je comprends la situation. Et je ne peux pas empêcher cette gêne, qui se coince dans ma gorge, m’empêche de parler correctement, de respirer même. C’est un poids sur ma poitrine, sur mon cœur. Un poids que je veux enlever mais je sais, que ça sera bien trop tard. Trop tard pour appeler une ambulance. Mais pas trop tard pour rester avec elle. Et pour tenter d’adoucir les choses… Et savoir qui tuer. Parce que tant que sa souffrance ne sera pas vengée, je ne trouverais certainement pas le repos.
Je ne sais pas si c’est ma prise de parole ou tout autre chose mais enfin, elle fait le focus sur moi et je peux croiser son regard. Et cette fois, je sais qu’elle me voit. Tout autant que je sens son contact et que j’entends ses mots. Des mots qui rendent l’enfer bien trop réel. Tu ne peux pas partir. On a déjà passé trop de temps loin de l’autre, je ne veux pas te perdre de nouveau. Je ne veux pas perdre l’autre moitié de mon âme…

Je l’attire contre moi. Sans rien dire. Mais que dirais-je de toute façon ? A quoi ça servirait de hurler ma colère ? De crier ma souffrance ? De faire entendre ma peur ? Ca n’amènerait que des ombres sur le tableau, sans rien arranger. Alors je ne peux pas parler, pas encore. Il faut d’abord que je retienne les sons qui me viennent instinctivement. Et pendant ce temps, Kyara continue à parler, à m’observer de son regard de plus en plus vitreux. Je ne peux pas te perdre. Pas toi. Je ne peux pas sourire non plus, pardonnes-moi mais c’est trop. Bien trop. Dire que tout cela était juste un mauvais pressentiment de ton petit ami et regardes ce que c’est devenu…

« Non, je t’en prie, Kyara. Ne fermes pas les yeux. Pas maintenant, ni jamais. Bats-toi, restes avec moi. Parce que je ne pourrais pas continuer à survivre sans toi, ma jumelle… »

Mais je te vois. Fermer de plus en plus les yeux. Je vois ton visage qui devient de plus en plus blanc. Je sais reconnaître le voile de la mort sur un visage et je sais que tu n’en as plus pour longtemps. Je sais que mes mains qui tentent de compresser les contours de la plaie, entourant la lame, ne servent à rien. Tu as déjà perdu trop de sang et ça ne s’arrêtera pas. Pas avant que tu expires ton dernier souffle. Et ça me donne envie d’hurler. De rage. De peur. De douleur.
J’entends un bruit, de craquement de branches. Il n’y a plus qu’une étincelle de vie en toi, mais je veux encore la défendre. Je ne veux pas que ton dernier souffle, tu le vives en étant observé par un monstre. Alors j’attrape la petite arbalète que j’avais accroché à mon dos et je la pointe en direction du bruit. Mais avant de tirer, je reconnais la personne. Adrian. Je réfléchis, une seconde, avant de baisser l’arbalète. Je ne l’apprécie pas. Tu le sais, ma jumelle. Il le sait aussi. Mais pour toi… Il était important. Alors qui serais-je pour te refuser sa présence ? Je baisse de nouveau les yeux vers Kyara, sentant encore sa poitrine se soulever. Faiblement, si faiblement.

« Restes… »

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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Sam 24 Sep - 12:46


Là où tout doit se terminer
Alec & Kyara & Adrian


Pourquoi est-ce que je ne m'entiche que de femme têtu ? Pourquoi n'écoutes-tu jamais rien, Kyara ? C'est peut-être stupide, peut-être que tu ne cours pas le moindre danger, mais l'idée que tu te rendes là-bas, seule, après ce qui a pu se passer, je n'aime pas ça. Je peux comprendre que rendre un hommage à tous ces ami(e)s, que tu as perdu puisse valoir de prendre un tel risque, mais moi, je ne suis pas d'avis favorable là-dessus. La première fois, je ne t'ai pas retenu, j'aurais pu te perdre, crois-tu que je commettrais une erreur semblable aujourd'hui ? Je suis roi des cons, je l'entends assez, un incapable, un fou, je ne nierais même pas la grande majorité des attributions que l'on m'offre, mais je ne te laisserais pas prendre de risque insensé, pas cette fois. Tu m'es devenu trop précieuse pour que je prenne ce risque, aux dernières nouvelles, ton monstre est toujours dans la nature, tu pourrais tomber sur lui, à n'importe quel instant...Sans réponse à mes messages, je tente même de l'appeler, peut-être qu'entendre ma panique, en direct, réussira à la convaincre de rendre son hommage ailleurs, qu'au cœur de cette forêt.. Je n'étais déjà pas rassuré à la base, je le suis encore moins, lorsque mes appels restent sans réponse. Bordel, Kyara, est-ce que tu essaies de me rendre dingue ? Je ne suis sans doute pas en mesure de me déplacer, pas de suite, j'aurais besoin d'un peu de temps devant moi, pour me débarrasser des gardiens que j'ai sur le dos, mais je sais, qui fera en sorte de te rejoindre. C'est loin d'être un grand amour, entre nous, je ne l'aime pas plus, que l'inverse, mais pour sa sœur, je sais que j'aurais toute son attention..

L'échange est rapide, brute, mais je m'en fiche, je sais que dans la prochaine demi heure, Kyara sera en sécurité, avec son frère, j'aurais moi-même préféré être à ces côtés, mais c'est mieux que rien, non ? Je pourrais m'en contenter jusqu'à ce que je parviennes à me sortir d'ici, à trouver une solution. Solution, qui pointe son nez, un dizaine de minute plus tard. Je profite de l'agitation ambiante, des gardiens, concentrer sur une possible menace, pour me barrer de là. J'essaie de faire aussi vite que je peux, mais bon, une course, c'est déjà pas facile, pour un moroï entraîner, alors pour moi, qui me contente toujours dans faire un minimum, préférant déléguer le travail, vous imaginez? C'est une véritable horreur, mais malgré la fatigue, malgré mes poumons, qui manque cruellement d'air, à mesure que j'approche d'eux, je continue d'avancer. Et plus j'avance, plus j'ai un mauvais pressentiments.. Ce n'est pas normal, que je n'ai pas de nouvelle d'eux, je vous ai déjà dis, que c'était pas l'amour fou, entre son frère, et moi, mais j'aurais déjà eu un message, pour me rassurer, non ? Ce type n'est pas cruel, au point de me laisser dans l'ignorance ? Non, je ne crois pas, alors, je ne vois qu'une raison, à l'absence de nouvelle, j'avais raison, de m'inquiéter, quelque chose est arrivé, et j'ignore encore quoi. Cela ne me pousse qu'un peu plus, à faire abstraction de ma fatigue.. Je retiendrais de prendre une voiture, la prochaine fois que Kyara décidera de n'en faire qu'à sa tête. Une dizaine de minute en plus, et j'arrive sur les lieux, je ne vois pas grand chose, juste une forme flou, au sol.. Je suis encore loin, mais je n'ai pas besoin de m'approcher d'avantage pour savoir que ce que je craignais, c'est en faite, produit.. Et comme un con, je reste planté là, à observer la scène de loin, à entendre leurs paroles, à peine murmurer.

J'essaie de bouger, de reprendre le contrôle de mon corps, mais je reste toujours immobile, incapable d'interrompre ces derniers instants, qu'ils passent ensemble. J'ai beau me dire que j'ai, moi aussi ma place, à ces côtés, mes gestes ne veulent pas suivre.. Peut-être qu'au fond, je n'ai pas ma place, à ces côtés, d'une certaine manière, si je n'avais pas agis, comme je l'ai fais, la première fois, Kyara n'aurait peut-être jamais rencontrée ce monstre, peut-être qu'aujourd'hui, elle n'aurait pas tous ces ennuis, peut-être qu'aujourd'hui, elle ne serait pas à deux doigts, de mourir. J'ai foiré, c'est à cause de moi, qu'elle souffre aujourd'hui, c'est à cause de moi, que sa vie est menacé depuis des années.. C'est bête, mais c'est ce qui me motive à réagir, à reprendre le contrôle de mon corps, à m'approcher d'eux. Je remarque à peine, la réaction d'Alec, qui me menace direct, en pointant son arme sur moi, en faite, je m'en fiche, blesse-moi donc, je mérite que ça. Mais laisse-moi l'occasion de dire au revoir à ta sœur, j'ai moi aussi besoin de ces adieux.. Sauf que lorsque je me retrouve à ces côtés, à genouillé près d'elle, je ne parviens même pas à prononcer une parole. Non, je ne peux pas te perdre, tu ne peux pas partir comme ça.. Pas si j'ai mon mot à dire. C'est sans doute suicidaire, mais pour la première fois, j'espère que tous ces entraînements, au côté de Lissa, m'auront servi à quelque chose. J'attrape l'arme encore enfoncée dans son ventre, et la retire brutalement, pour la douceur, on repassera plus tard, je sais que j'ai plus beaucoup de temps, devant moi. J'ignore même à quel instant, ce genre de chose fonctionne, en faite, c'est le genre de détail, que je n'ai jamais demandé à Lissa, peut-être que j'aurais dû, mais je n'aurais pas imaginer un jour, me retrouver dans une situation pareille. Je pose mes mains sur sa blessure, me fichant pas mal, de me retrouver couverts de sang, et j'essaie de me détendre. Du moins, autant que je peux, dans une situation comme celle-là. J'espère, j'espère de tous cœur, que cela fonctionne, que je parvienne à guérir ces blessures, j'ai réussi, une fois, avec Lilith, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas sur Kyara ? Tu ne peux pas partir, tu ne peux pas nous abandonner ! Je n'ose même pas regarder, m'assurer que sa blessure se referme, je préfère me concentrer sur son visage, sur ces yeux, qui reste obstinément fermés.

« Réveilles-toi, Kya »

Je la supplie presque, même si cela n'aura pas le moindre effet sur elle. Tu dois te battre avec moi, tu dois m'aider, et revenir, ne donne pas la satisfaction, à ce monstre, d'avoir gagner, tu ne peux pas le laisser gagner, pas après tout le mal que tu t'es donné, pour réussir à lui faire face. Je finis par poser mes lèvres contre les siennes, pour l'aider, ou en guise d'adieu ? J'admets ne pas le savoir moi-même. Peut-être un mélange des deux, sans doute, oui. Un baiser qu'elle ne me rend pas, bien évidement, mais qui lui donnera peut-être la force de revenir, combiné à la présence de son frère. Tu dois te battre, pour nous, pour toi. Je sens d'un coup la tête me tourner, et je sais, que comme la première fois, que j'ai usé de mes pouvoirs, je ne vais pas tarder à lâcher, cette dose de magie, est trop lourde, trop grande pour moi.. Je sens toute la fatigue, me rattraper, et alors que mes propres paupières se ferment, j'ai l'impression de la voir papillonner des yeux, mais là encore, je ne serais dire si j'ai vu juste, ou si j'étais déjà dans les vapes
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MessageSujet: Re: Là où tout doit se terminer   Dim 25 Sep - 23:30

Là où tout doit se terminer
John, Alec et Adrian
J’ai perdu ce soir. Perdu mon combat. Perdu la vie. Je regarde cette lame enfoncée dans mon ventre et je regrette. Je regrette ne pas avoir été plus forte, ne pas avoir pu pour une fois remporter la bataille contre lui, ne pas avoir été en mesure de sauver le monde d’un monstre aussi impitoyable que John. Je ne veux pas que mon combat devienne celui des autres, celui d’Alec ou d’Adrian. J’ai encore perdu ce soir mais cette fois sera la dernière, cette fois j’aurais enfin droit de connaître la paix et de les rejoindre. J’ai de la chance, je crois, puisque c’est Declan qui vient m’accueillir. Au moins avec lui je sais que je serais en sécurité, je sais que je n’aurais pas à avoir peur. Emmène-moi Declan. Emmène-moi loin de cette souffrance, loin de tous les malheurs de ce monde.

Je glisse ma main contre sa joue, prête à le suivre, prête à enfin quitter ce monde. Je n’ai pas peur de partir, j’ai juste peur de ce que je laisserais derrière moi, de ce que ma perte entraînera. C’est trop tard de toute façon, on ne peut plus faire machine à arrière et je ne pense pas que j’en aurais eu envie. J’attends qu’il m’emmène, sauf que son visage disparaît et laisse place à celui d’Alec. Je plonge mon regard dans le sien et je lis toute sa peine, mais je n’ai pas envie de la voir, je n’ai pas envie qu’elle soit présente. Ne sois pas triste pour moi mon frère, c’est mieux ainsi, je ne serais plus torturais à présent, je ne serais plus un fardeau ni une plaie ouverte. Je m’excuse d’avoir perdu, peut-être que je devrais plutôt lui dire à quel point je l’aime mais au fond ne le sait-il pas déjà ? Ne serait-ce pas encore plus dur si je lui disais ces mots maintenant ? Je pense que si, nous sommes pareils après tout.

Etre blottie dans ses bras me fait du bien. Je me sens protégée du reste du monde, ironique alors que je suis en train de mourir. Je suis heureuse qu’il ne soit pas arrivé plus tôt, je crois que je n’aurais pas supporté qu’il puisse être blessé à ma place. Je suis aussi heureuse qu’il m’ait trouvé, de quitter ce monde en l’ayant serré une dernière fois dans mes bras, en ayant admiré une dernière fois son visage, mon magnifique frère. J’ai mal de voir toute sa douleur, mais je sais que je ne peux pas l’en empêcher, que je ne pourrais pas l’atténuer. Je meurs mon frère, mais je ne trouve pas ça si terrible, c’est même apaisant, finalement. J’entends ses mots, sa voix brisée, sa demande de rester éveillée. Je suis fatiguée de me battre Alec, même si j’essaie encore pour toi, mais cette fois je n’y arrive plus.

Je crois lui avoir murmuré dans un dernier effort de me pardonner, ou peut-être l’ai-je simplement pensé sans l’avoir prononcé, je ne sais pas. J’aimerais qu’il promette de continuer à vivre sans moi, à survivre comme il préfère le dire, mais là encore je n’ai plus la force de parler. Je n’ai plus la force de le regarder plus longtemps et de serrer sa main. Je m’abandonne au destin, le laissant tracer mon chemin vers un tout autre monde. Je ferme les yeux, sentant encore la chaleur des bras de mon frère qui me serre contre lui. Je n’ai plus mal. Je n’ai plus froid. Je ne ressens plus rien, juste le vide, mais un néant dans lequel je pourrais me complaire.

Puis je crois que je vois leur visage. Emilie, Alexandre, Jenna, Declan, tous les autres. Ils sont tous là. Ils me regardent mais étrangement je n’ai pas l’impression qu’ils soient heureux de me voir. Tu m’avais l’air plus accueillant tout à l’heure, Declan. Ils se rapprochent en silence et m’encerclent. Je ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe, j’ai simplement le sentiment de ne pas être à ma place ici. Emily se rapproche de moi et m’enfonce ce pieu dans le ventre, celui qui aurait dû achever John ce soir. Pourquoi est-ce que j’ai aussi mal alors que je suis morte ? Ne le suis-je pas ? Je ne comprends pas. J’ai envie de crier mais je ne peux pas. J’ai envie de supplier mon frère de venir me chercher mais je n’y arrive pas. Que va-t-il se passer maintenant ? Je crois que je ne vais pas tarder à le savoir.

Emily s’éloigne et Declan vient prendre sa place, posant sa main autour du pieu qu’il arrache d’un coup sec, loin d’être délicat. J’ai l’impression d’étouffer, de ne plus pouvoir respirer, d’être incapable de me défendre. Pourquoi faites-vous cela ? Et toi Declan, que vas-tu me faire ? Il parle. Il me demande de me réveiller et je ne comprends pas ses mots. Je ne dors pas Declan, je suis là, devant toi et je te regarde, je vous regarde alors que vous semblez tous être contre moi. Il se rapproche alors et dépose ses lèvres contre les miennes, un baiser qui aurait dû me plaire, un baiser qui me procure une sensation intense mais pas du genre plaisant. Je sens mon corps brûler. Je sens ma plaie bouger, comme si on était en train de me recoudre sans anesthésiant. Je sens une énergie m’attirer de force vers un endroit obscure. Je tombe et des mains m’attrapent les chevilles pour me traîner sur le sol. Je hurle. Je supplie Declan de m’aider mais aucun son ne sort véritablement de mes lèvres. Personne ne m’entend.

Ma main bouge doucement contre celle d’Alec puis j’ouvre les yeux, me réveillant en reprenant une grande respiration et en sursaut, le serrant instinctivement dans mes bras comme si j’essayais de me protéger de tout ce qui m’échappe, de tout ce qu’il s’est passé. Puis je réalise alors ce qu’il se passe maintenant. Je prends conscience que je serre bel et bien Alec dans mes bras, dans cette forêt. Je prends conscience que je n’ai plus mal et que je suis en vie, même si je ne comprends pas. Non je ne comprends rien de ce qu’il se passe. Je recule doucement pour regarder Alec, posant mes mains contre ses joues pour vérifier qu’il est bien là, que ce n’est pas un autre piège ou que sais-je.

- Alec...

Je prononce son prénom d’une voix tremblante et cassée, les larmes aux yeux. Je suis perdue Alec, mais je suis heureuse de te retrouver, je ne veux pas retourner là-bas, je ne veux pas revoir leur visage, je ne veux pas revivre cette rejection. Je m’apprête à le prendre à nouveau dans mes bras, lorsque je prends conscience de la présence d’Adrian inconscient à côté de nous. Depuis quand est-il ici ? Pourquoi est-il dans cet état ? Que s’est-il passé au juste ? Je me précipite vers Adrian, posant sa tête sur mes genoux et caressant doucement son visage avec espoir qu’il revienne alors que je relève mon regard vers mon frère pour tenter de comprendre.

- Que s'est-il passé Alec ? Qu’est-ce qu’il a ? Est-ce qu’il va bien ?

Je n’attends pas vraiment sa réponse en fait, me mettant à secouer Adrian, paniquée. Je ne sais pas de quoi je suis le plus paniquée en réalité. Est-ce de ne pas comprendre la situation ? D’être une fois encore revenue d’entre les morts ? De voir Adrian dans cet état ? Peut-être tout à la fois, mais je n’arrive pas à me calmer, même mes mains sont encore tremblantes. Il faut qu’il se réveille.

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