Forum d'écriture privé
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Terminé] Voles à mon secours [Alec]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
Calamity Jane is there !
Messages : 51
Age : 24
MessageSujet: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 10:28


Voles à mon secours
Alec & Callie


Le quatrième verre. Sans doute le verre de trop. Il m'invite à le suivre, quittant ce bar de fortune. Ce bar miteux, qui était pourtant devenu mon lieu de rendez-vous perpétuel lorsque j'avais un creu. Cette clientèle, délaissée du monde, sans famille, sans amis, sans travail. De quoi ne laisser aucune trace lors d'une disparition inexpliquée. Le genre de victime préférée des Strigoïs. Pas de traces, pas d'enquête, pas de risque. Je n'ai aucune idée de l'endroit où il compte m'amener. Je ne m'en préoccupe pas. Il n'arrivera de toute façon, jamais à destination. Sa démarche est hésitante, il tangue sur ces pieds, trébuche plusieurs fois, se raccroche pathétiquement à mon bras. Un verre de trop, et il n'est même plus capable de tenir sur ces pieds. Minable. Qu'apprécies tu réellement dans cet état ? Cette impression que tout va bien ? Que les dernières heures ne sont qu'un mauvais rêve ? Non, tout ne va pas bien. Ce frère que tu as perdu ne reviendra pas. Il ne sera pas à ton chevet lorsque tu te réveilleras au petit matin, à condition, bien entendu que tu es la chance de te réveiller à la lueur du jour. Je commence à douter qu'il sache lui même où il va. Te rappelles-tu seulement du chemin qui mène jusqu'à chez toi ? Peut importe, tu n'y retourneras pas. Nouvelle rue, nouveau virage. J'ai comme la sensation de tourner en rond. Je le suis dans cette ruelle plus sombre que les autres. Cette ruelle qui signe son arrêt de mort. Finis de jouer. Je me retrouve derrière lui, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Mes bras se resserent autour de lui, l'empêchant de prendre la fuir, bien que je doute qu'il en aurait été capable. Mes crocs percent la peau délicate de son cou

Sa vie le quitte peu à peu, pendant que je retrouve un peu plus de force. Il ne lui faudra pas bien longtemps pour que la mort l'emporte, mais un bruit de pas me contraint à le relacher, et le laisser mollement retomber au sol, me retournant pour faire face à un homme, bien plus grand, et costaud que moi. Son regard glisse sur moi, sans discrétion. Et si j'étais plutôt du genre fière de mon corps, je n'apprécie pas du tout son attitude. Je recule, mais une nouvelle paire de main me retient. Deux Strigoïs, bien plus vieux que moi. Je ne sais pas ce qu'ils me veulent, mais je suis mal barré. J'aurais du m'attendre à des représailles, que certains n'apprécient pas que je joue sur leur terrain, mais je ne m'étais pas attendu à ce qui la joue ainsi alors que je n'avais aucun moyen de me sortir de ce pétrin. J'ai beau savoir que je n'ai aucune chance de leur échapper, ce n'est pas pour autant que je n'essayerais pas. Je me dégage de la prise de cet homme, auquel je n'ai pas encore vu le visage. Rien que ces mains sur ma peau, ne me laisse que peu désireuse de savoir à quoi il peut bien ressembler. J'ai à peine fait de pas, mon dos percutent violemment le mur, ma poitrine me brûle, j'ai l'impression de souffrir le martyr, et j'en comprends la raison lorsque mes yeux se pose sur ce pieu en argent, planté dans mon corps, tout proche du coeur. S'ils désirent me faire mourir lentement, et dans d'atroce souffrance, ils étaient certains d'y parvenir. J'ai soudain l'impression de revenir plus de deux ans en arrière, lorsque deux Strigoïs m'étaient tombés dessus dans cette rue, me laissant pour morte. Tout cela c'était passé de façon très similaire. Si je n'étais pas certaine que a ces Strigoïs étaient morts de la main de Kate, j'aurais juré avoir à faire au deux même ce soir même. Malheureusement pour moi, ils n'ont pas l'air de vouloir se contenter de ma mort, c'était sans doute bien trop simple pour eux. Les mains du premier type remonte le long de ma jambe, laissé à nu par ma tunique.  J'aimerais pouvoir les en empêcher, arrêtes leurs gestes, mais le moindre mouvement m'est bien trop douloureux, et le second type prend bien garde à me maintenir en place

《 Vires tes sales pattes de là 》

Les mots, c'est tout ce qu'il me reste pour me défendre, mais il en a l'air plus amuser, que réellement apeuré. Mon corps, c'est ce qu'il veut avant de m'offrir la mort, et il ne partira pas avant de l'avoir obtenu. Je ferais sans doute mieux de subir sans protester, plus vite il aura commencé, plus vite tout cela sera terminé, mais je ne peux tout bonnement pas me laisser traiter ainsi. Mon coup part, visant son entrejambe, que j'atteins parfaitement. Ce simple mouvement me déchire de l'intérieur, et je ne peux revenir un cri de m'échapper. Lorsqu'il reprend enfin ces esprits, il est de nouveau devant moi, ces mains enserrant ma gorge

《 Écoutes moi bien ma belle, je n'ai aucune envie de devoir te tuer tout de suite, alors tu vas être mignonne, et te laisser faire 》

Et puis quoi encore ? Ne prends pas tes rêves pour des réalités. Ces mains reviennent rapidement me tripauter, mes vêtements de déchirent sous ces horribles doigts. Mes larmes me montent aux yeux à mesure que le temps passe, et que je comprends que je ne pourrais les arrêter. Ces lèvres se plaquent contre les miennes, sans que je ne puisse le fuir. J'ai beau me débattre, rien n'y fais. Je suis bien trop faible, je ne fais pas le poids face à eux, et à moins qu'une intervention divine vienne me sauver la mise, je suis foutu

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 11:17


Voles à mon secours
Alec & Callie

J’ai un sens de l’orientation déplorable mais généralement un bon instinct. C’est ce qui me met sur les nerfs aujourd’hui car j’ai l’impression qu’une tuile va bientôt me tomber dessus. Certes j’ai cette impression depuis que j’ai retrouvé Callie, le bonheur ne dure qu’un instant, c’est ce que la vie m’a appris. Alors à tout instant, je m’attends à ce que quelque chose nous tombe dessus. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui j’ai vraiment cet impression au fond de mon être qu’un truc allait arriver. C’est pour ça que je suis resté collé à Kyara et Allan toute la journée, les agaçant très certainement et que j’avais demandé à Allan de tracer le téléphone de Callie. Si jamais ce n’était pas Kyara et Allan qui allaient se prendre la tuile, ça allait forcément être Callie. Peut être étais-je trop paranoïaque, très certainement même mais… Mieux valait prévenir que guérir.

Je suis le signal de mon téléphone qui m’amène au sien tout en me demandant dans un coin de ma tête comment faisait les chasseurs dans un ancien temps, sans cette merveilleuse invention qu’était le téléphone. Et le GPS également, deux inventions terriblement utiles…
Mon pressentiment augmente en intensité pendant que j’avance, me rendant nerveux, et je finis par tomber sur une scène que je sais, je n’oublierais surement jamais.

Une rousse prise au piège contre un mur par deux hommes bien trop pâle pour être naturel pendant qu’un cadavre est sur le sol. Jusque là, rien qui ne déclencherait en moi des cauchemars jusqu’à la fin de ma vie… Jusqu’à ce que je remarque cette chevelure que j’avais si souvent admirée et que je ne fasse le lien.

Je sens mon cœur ralentir, tout comme la scène devant moi quand je remarque ce qui se passe. Le déni peut avoir cet effet sur tout à chacun. Et en l’occurrence, c’est le déni qui me parcourt face à la situation. Callie ne peut pas être aux prises avec ces deux brutes. Pas ainsi. Et mon cœur s’accélère de nouveau, tout comme mon souffle et l’adrénaline commence à couler en moi. Je prends enfin véritablement conscience de la situation. De Callie écrasé par le corps de cet homme, des lambeaux de vêtements qui la couvrent à peine, de ses cris de dégoûts ou de peur étouffés par cette bouche dégoûtante. C’est comme si quelqu’un poussait le bouton combat en moi. Tout d’un coup, je ne vois plus rien d’autre que cette scène, je ne réfléchis même pas avant de me mettre à courir sur eux. Ma machette est dans ma main avant même que je ne réfléchisse à la dégainer.

C’est avec un véritable plaisir que je déchiquette ses talons d’Achille de ma machette. Je prends pour la première fois la parole, m’assurant de ne pas regarder Callie pour ne pas devenir encore plus cinglé.

« C’est de l’argent connard, bon courage pour régénérer. »

Je vois l’autre Strigoï prêt à nous sauter dessus et je retrouver enfin mon cerveau en état de marche. Dans ma poche se trouve le dernier petit cadeau d’Allan, que je me dois définitivement d’inaugurer. Je sors mon pistolet à encre de ma poche et le pointe sur lui. Cet idiot s’arrête, surement interloqué et commence à me parler.

« C’est avec ça que tu comptes te défendre, l’hu… »

Je n’attends même pas la fin de sa phrase, j’appuis sur la gâchette et ce n’est pas une aiguille qui se met en marche mais un jet d’acide qui part et… Oui, j’ai bien visé, direct dans ses yeux. Un sourire sombre étire mes lèvres en le voyant lui aussi souffrir. Nous avons quelques secondes de tranquillité le temps qu’ils régénèrent, quelques secondes que je compte utiliser, non pas pour les tuer, mais pour m’assurer que Callie va bien.
Je me retourne vers elle, jetant un regard vers son corps dénudé mais ce n’est pas ce qui attire mon regard aujourd’hui. Non, cette fois, la seule chose que je peux remarquer, ce sont ses yeux remplis de larmes. La colère me prend de nouveau et je dois faire un effort pour retrouver assez de calme pour m’exprimer sans grogner de colère, de douleur également. Je ne supporte pas de la voir ainsi, je n’ai jamais pu supporter de la voir souffrir et je ne le supporterais pas plus aujourd’hui, même si elle était devenue plus forte.

« Callie, ma belle, est-ce que ça va ? Est-ce qu’ils ont… Est-ce qu’ils ont réussi à te blesser plus que ce que je ne peux voir ? »

Je ne peux pas dire ce mot : viol. Si jamais ça s’est vraiment passé, je pense que je perdrais définitivement l’esprit. Même si je n’ai jamais été un ange, ni quelqu’un de foncièrement… sympa dans ses mises à mort, j’allais innover avec ces deux Strigois… Définitivement, je n’allais peut être pas laisser ses cibles à la vengeance de Callie et j’allais peut être céder avant elle pour les tuer en premier.
Sans un mot de plus, j’enlève ma veste et la glisse doucement autour de Callie, avant de l’entourer de mes bras. C’est totalement contre-indiqué, c’est laisser mon dos découvert à toutes attaques des Strigoïs qui se remettaient derrière nous mais… Je ne peux pas me retenir, c’est Callie qui se retrouve devant moi, mon ange, ma lumière… Et elle compte plus que tout pour moi, elle a toujours compté plus que tout à mes yeux, et bien plus que ma propre sécurité. Je ne les laisserais plus jamais la blesser, mieux vaut moi qu’elle. Si je dois me prendre un coup pour qu’elle ne s’en prenne pas, alors je leur présente mon dos avec plaisir. J’agirais toujours ainsi.



Dernière édition par Alec McDowell le Lun 12 Sep - 15:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Calamity Jane is there !
Messages : 51
Age : 24
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 14:07


Voles à mon secours
Alec & Callie


Mon corps tremble sous ces mains, mais il ne s'en rend pas compte, ou alors il n'en a rien à faire. J'ignore laquelle de ces deux pensées me rebute le plus. Je prends conscience en cet instant que j'ai affaire à un type qui n'a pas de coeurs. Aucune conscience des sentiments humains, le véritable monstre que l'on inculquait au enfant. Je ne ressortirais pas indéme de cette soirée, à condition que j'en ressorte tout cours. J'en serais bafoué. Comment pourrais-je me regarder dans une glace après ça ? Je ne veux pas avoir à vivre ça. Je ne veux pas avoir à subir ça. Mais je ne suis pas suffisamment forte pour les repousser tous les deux. Ils sont bien trop forts pour moi. Je ne peux rien contre eux. Les larmes coulent sur mon visage alors que je prends conscience de la situation critique dans laquelle je me trouve. Les mots, voilà tout ce qu'il me reste contre eux, alors malgré leurs menaces et leurs intimidations, je continue de leurs cracher toutes sortes d'injures au visage. Ce n'est pas grand chose, mais cela me fait du bien. Profitez de l'instant tant que vous le pouvez encore, mais ne me laissez pas en vie, ou ma venges sera terrible. Mes paroles les amusent, ils en rient ensemble. Vous trouvez ça drôle ?

《 Bande d'hypocrites 》

Ces mots m'échappent. Je ne me rends compte les avoir prononcé à voix haute que lorsque sa main claque contre ma joue. Alors vous avez le droit de bafouer mon corps, mais je n'ai pas le droit de m'en prendre à votre ego ? Pourtant, il faut voir les choses en face, vous n'êtes rien qu'une bande d'abruti qui profite de la faiblesse d'une femme. Ces lèvres sont contre ma peau, parcourant mon corps. Le peu de tissu qu'il me reste ne recouvre finalement plus grand chose. J'ai honte. Honte d'être aussi faible. Honte de ne pas être en mesure de me défendre. Honte de ne pas être en mesure de les tuer.

J'ignore à quel moment ou pour quelle raison j'ai pu fermé les yeux. Sans doute ne supportais-je plus de voir son visage marqué par le plaisir alors qu'il ne m'inspirait plus que dégoût. Mais lorsque je les ouvre de nouveau, il est là. Pourquoi es-tu là Alec ? Je ne tiens pas à ce que tu assistes à une scène pareille. Je ne tiens pas à ce que tu passes la pire soirée de ton existence. Je ne tiens pas à ce que tu meurs ce soir. Comprends-tu que je ne m'en relèverais pas si tu venais à mourir ce soir ? Je ne peux pas imaginer te perdre en plus de tout le reste, pas maintenant que je t'ai retrouvé, ce serait bien trop douloureux. Je ne veux pas. J'ai du mal à croire la scène qui se déroule sous mes yeux. J'ai la nette impression de mes retrouver dans un film. Le film de ma vie. Depuis quand sais-tu te battre de la sorte ? Où as-tu appris de telle technique ? Où as-tu trouvé de telle arme ? Tu es trop rapide pour que mes yeux suivent tes mouvements. Je suis trop faible pour comprendre ce qui se déroule sous mes yeux. Livrée à moi même, mes jambes flanches, je me laisse tomber au sol. J'ai besoin de se maintien. J'en ai besoin le temps de retrouver mes forces, le temps que ma blessure cicatrise. Je pense vaguement que le sang aiderait ma guérison, mais le seul humain dans les coins est Alec, et il est bien hors de question que je prenne le moindre risque de lui faire du mal. Ma blessure prendra plus de temps à cicatriser, mais j'y parviendrais. J'ai encore du mal à croire qu'il vient de mettre ces deux Strigoi à terre, en si peu de temps. Certes, ils ne sont pas morts, mais c'est déjà plus que ce que j'ai moi même réussi à faire.

Il s'approche de moi, tournant le dos à nos ennemis. Tu ne devrais pas Alec. Ne t'occupes pas de moi, je m'en remettrais. Occupes-toi d'eux, acheves les pendant que tu le peux encore. Mais tu n'en fais qu'à ta tête. Tu t'approches de moi, t'inquiètant de mon bien être.

《 Je vais bien 》

Est-ce que je vais vraiment bien ? Qui est-ce que j'essaie de convaincre ? Lui, ou moi ? Tu ne devrais pas t'en faire ainsi pour moi. Je suis plus forte que ça, je parviendrais à dépasser tout ça. Ils ne m'ont rien fais. Ne t'inquiète pas de ça maintenant. Ce n'est pas le moment de t'encombrer de ce genre de penser, tu n'en as pas besoin. Tu m'es venu en aide, mais maintenant, nous nous retrouvons tous les deux dans une situation critique. Ils sont plus forts que nous, bien plus forts. Comment espéres-tu les battre ? Je n'ai pas le courage de parler, de prononcer ces mots. Ils ne m'ont rien fais. Tu es arrivé à temps. Ils ne m'ont pas eu, grâce à toi. Ton manteau vient recouvrir mes épaules, et mon corps dénudé. J'apprécie le geste, te remerciant de sourire, et j'apprécie d'autant plus tes bras autour de mon corps. Sers-moi dans tes bras. C'est sans doute la seule chose encore en mesure de me faire du bien. Pourquoi est-ce que tu prends tous ces risques pour moi ? Tu pourrais perdre la vie dans ce combat, et je ne me le pardonnerais jamais. Ne m'obliges pas à vivre sans toi.

《 Vas-t'en.. Je ne veux pas te voir mourir par ma faute.. 》

Écoutes moi. Pour une fois, écoutes-moi, et vas t'en. Je les combattrais seule. Tant que je te saurais en sécurité, tout irait bien.

crackle bones


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 17:38


Voles à mon secours
Alec & Callie

La haine est une émotion qui est présente en moi depuis que mon innocence s’est terminée dans un bain de sang. Elle m’accorde parfois des moments de pause, des moments où elle disparait presque quand je me retrouve avec une personne importante à mes yeux, Kyara, Callie, Chloé, Allan… Mais cette fois, la haine va quand même apparaître en compagnie d’une de ses personnes, de ma Callie. Même sans savoir qu’elle était concernée, j’étais déjà en train de bouillonner en voyant cette femme se faire agresser, maintenant que je l’avais identifié, je n’allais certainement pas me calmer. Oh non, ils avaient littéralement éveillés le monstre de haine en moi et celui-ci me dévorait tout entier sans que je ne cherche à le retenir.
Je ne prends pas le temps de construire une stratégie, je ne pourrais pas réfléchir assez pour ça de toute façon alors je fonce dans le tas et je m’en sors pas trop mal. Je peux remercier pour ça ma fidèle machette et le génie d’Allan. Je ne me laisse pas le temps de regarder Callie une autre fois avant qu’ils ne soient tous hors d’état de nuire sinon je sais que plus que la haine, c’est la folie qui m’atteindrait. Une fois qu’ils sont tous au sol, je fais très certainement une erreur mais je ne peux pas me retenir de m’approcher de Callie, elle est ma folie tout autant qu’elle sera peut être ma perte. Je pourrais mourir pour elle, par une faute de ma part ou tout simplement en me mettant entre elle et un danger. C’est en tournant le dos à mes ennemis, à un combat que je n’aurais jamais refusé auparavant que je comprend qu’elle me touche un peu trop, que je me laisse de nouveau capturer par les filets de l’amour avec elle. Mais je ne peux pas pour autant tenter de m’en détourner. Tant pis, je prendrais ce chemin risqué, je blesserais peut-être mon cœur, je me tuerais peut-être dans le processus mais si une femme en vaut le coup, je sais que c’est elle.

Même si je vois à son aspect qu’elle a été brutalisé, je ne peux pas savoir à quel point, qu’ont-ils eu le temps de faire ? Suis-je arrivé trop tard ? J’ai besoin de savoir qu’elle va bien, besoin de l’avoir contre moi pour me rassurer, pour retrouver un peu de mon calme, car je peux être sur sinon qu’un massacre se déroulera prochainement, je ne me contenterais très certainement pas de juste les tuer…
Quand elle me dit qu’elle avait bien, une tension dont j’avais douloureusement conscience, se défait en moi et après avoir retiré ma veste pour la lui remettre, je ne peux pas m’empêcher de l’attirer entre mes bras, là où j’ai l’impression qu’est sa place. Je suis un idiot, je me mets en danger, je nous mets en danger tout ça pour avoir son corps contre le mien, pour la sentir contre moi, en vie. J’ai l’impression pendant un instant d’avoir les retrouvailles que nous aurions du avoir quand Callie s’est faite transformée mais je préfère ne pas m’attarder là-dessus quand elle reprend la parole.

« Vas-t’en… Je ne veux pas te voir mourir par ma faute… »

Il me faut un temps pour imprimer ses mots mais quand c’est chose faite, je me sens… Je ne sais pas comment je me sens en réalité. J’ai une autre preuve qu’elle tient à moi mais en même temps elle me demande de l’abandonner ici. Et ça, ça n’arrivera jamais, je ne te laisserais plus derrière Callie, pas encore une fois.
Je m’écarte d’elle et encadre doucement son visage de mes mains, mes pouces caressant doucement ses joues pendant que je murmure avec intensité.

« Et moi, je ne pourrais pas t’abandonner, je ne pourrais me séparer une nouvelle fois de toi sans savoir si tu seras toujours là demain. Je préfère la mort à l’incertitude. J’ai déjà donné. »

Que ce soit toi ou Kyara, je ne pourrais pas vous laisser derrière, je préfère mourir pour l’une de vous deux que de savoir que vous seriez morte pendant que je jouais au couard. Je suis un idiot, je suis trop obtus, je ne partirais pas sans toi Callie. Je ne ferais pas cette erreur. Je coupe court aux protestations qui ne manqueront pas de venir en déposant un léger baiser sur ses lèvres, ne faisant guère attentions à ses crocs sorties. C’est un baiser court, bouche close, juste une pression pour lui assurer ma présence, pour m’assurer qu’elle est avec moi et ensuite je m’écarte d’elle, reprenant en main ma machette et faisant volteface à temps pour arrêter le geste d’un des Strigoï qui tentait de m’arracher le cœur par derrière. Méchant, il ne faut jamais attaquer dans le dos, où est l’honneur dans tout ça ?
Ma machette fend l’air et se plante dans son bras mais il se retire avant que je ne puisse terminer mon geste et sectionné son bras. Aussitôt, je ne peux pas empêcher une moue légèrement boudeuse de me venir aux lèvres.

« Mince, raté. »

Je me reprends pourtant aussitôt et retrouve un peu de mon stoïcisme avant de me tourner vers Callie. Quand je croise ses yeux, je ne peux pas empêcher un sourire légèrement rieur de me venir aux lèvres avant de lui lancer avec nonchalance.

« Si jamais ça ne t’ennuies pas, que dirais-tu de te battre à côté du faible humain que je suis pour leur botter les fesses ? Ensuite on pourra recommencer une discussion qui promettait d’être passionnante. »

Car je ne vais pas abandonner, je te ferais comprendre à quel point tu m’es nécessaire, à quel point t’abandonner derrière moi est quelque chose que je serais incapable de faire. Oui, je te ferais comprendre tout cela, après qu’on est tué ses Strigoïs. On a plus l’effet de surprise pour nous, mais par contre, on est de nouveau deux, alors, tu es prête ma Callie ?



Dernière édition par Alec McDowell le Lun 12 Sep - 15:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Calamity Jane is there !
Messages : 51
Age : 24
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 17:41


Voles à mon secours
Alec & Callie


Pourquoi es-tu là, Alec ? Que fais-tu ici ? Tu serais bien plus en sécurité loin de moi. Pourquoi n'acceptes-tu pas de me quitter ? Laisses-moi dans mon pétrin. Je ne sais pas quel sera mon sort, mais je ne tiens pas à ce que tu subisses le même. Tu peux encore fuir, profite de leurs faiblesses. Par pitié, vas t'en, laisses-moi. Mais tu es toujours là, tu ne daignes même pas bouger d'un centimètre. Pourquoi es-tu si obtus, Alec ? Ne pourrais-tu pas m'écouter pour une fois ? Ces mains englobent mon visage dans une douce caresse, et je n'ai pas besoin d'entendre ces paroles pour savoir ce qui va sortir de sa bouche. Ne fais pas cela, ne dis pas ces mots, je t'en pris. Mais tu les dis tout de même. Tu ne comprends pas, je ne pourrais supporter l'idée de te voir souffrir sous mes yeux, sans être capable de te venir en aide, et en cet instant, je n'en ai pas la capacité. Je ne serais sans doute pas capable de me lever seule, alors me battre ? Vois mon état, vois ma tenue. Je ne pourrais pas en supporter plus. Ces mots sont si touchant, si doux, si tendre, mais si blessant à la fois. Si tu ne survis pas à cette soirée, ce ne serait que de ma faute, uniquement ma faute. Crois-tu vraiment que je pourrais vivre avec cela ?

《 Mais.. 》

Il interrompt mes protestation d'un furtif baiser, ces lèvres contre les miennes. Ce contact est douloureux après une scène comme celle que je venais de subir, mais ce simple contact me fait tellement de bien. Ce simple contact me rend ma force de me battre, me donne l'envie de combattre à ces côtés, pour survivre, pour qu'il survive. Je ne sais pas quel sera le déroulement de cette soirée, mais je ne partirais pas sans me battre. Si je devais rendre l'âme ce soir, je les emporterais avec moi. Alors que je suis toujours admiratif devant son sang froid, lui, c'est déjà redressé, et parti au combat. Es-tu sur de toi, Alec ? Penses-tu que l'on sois capable de les vaincre ? Penses-tu que nous pouvons réussir ? Que nous pouvons les vaincre ? Je ne sais pas ce que tu en penses, mais tu as l'air plus que décidé à y parvenir, et si tu demandes mon aide, je n'hésiterais pas à te l'offrir, à condition que j'en sois capable. La vision de ces hommes à terre, prêt à recevoir la mort, me donne le courage suffisant à mes jambes pour se redresser, de nouveau confiante. Je laisse la veste d'Alec au sol, elle n'aurait pas manqué d'être encombrante, et je n'avais aucune envie de l'abimer. Ma tenue n'est guère très élégante, le regard que ces deux lourdeaux posent sur moi me dégoute au plus haut point, et ne me donne que d'avantage le courage de me battre. Je n'ai aucune arme, contrairement à Alec, mais ce ne sera pas nécessaire, la rage d'avoir était si vulnérable face à eux se déverse en moi, fournissant les ordres dont mon cerveau avait besoin pour agir.

Je pourrais me prendre au plus faible d'entre eux, laisser Alec se charger du plus vieux, mais je refuse qu'il prenne un tel risque, et je tiens à faire bouffer ces dents au type qui a osé poser ces mains sur moi. Veux-tu bien me laisser l'occasion de me venger ? Je te laisse volontiers cet autre abruti, mais celui là, je m'en charge moi même. Je m'approche de lui, menace, tel le prédateur que je suis. Tu l'as peut-être oublié mon grand, mais je suis de la même espèce que toi, et lorsque l'on ne me prend pas en traite, je suis tout aussi capable de me défendre, et crois moi, ce que je compte te faire, ne sera pas joli à voir. Je regrette qu'Alec soit là pour voir cela, je ne tiens pas à ce qu'il en soit effrayer, ou qu'il vienne à me fuir, j'espère que tel ne serait pas sa réaction, mais je ne pouvais pas prévoir. Je n'ai peut-être pas d'argent pour moi, mais cela n'en sera pas moins douloureux pour autant. Mon point se dresse avant que je n'en ai réellement conscience, pour s'abattre contre ces dents. Un mauvais sourire se dessine sur mes lèvres lorsque j'aperçois quelques dents se défèrent, et je n'en suis que plus fière, lorsque je le vois peiner à s'exprimer.

《 Tu aurais mieux fais de tracer ton chemin 》

Mon point s'abat une nouvelle fois sur son visage, brisant son nez, et le son de ces os qui craquent ne me faut que d'avantage plaisir. Tu as mal ? Attends, tu n'as encore rien vu. Je l'attrape par le col, le soulevant du sol comme s'il ne pesait rien, avant de venir s'écraser contre le mur, le mur contre lequel il m'avait précédemment maintenu esclave de ces gestes. Tu vois mon grand ? Tu aurais mieux fais de saisir ta chance pour fuir, car maintenant, tu ne ressortiras pas vivant de ce combat, c'est moi qui te le dis. Je prends un mauvais coups, un second en m'approchant, au vu de ma faible force, cela est très douloureux, mais je ne m'arrête pas pour autant. Je le saisis une nouvelle fois par le col, le soulevant à ma hauteur, le cognant contre ce même mur. Tu vois comme cela est douloureux ? Ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de faire de toi un homme comblé, bien au contraire. Je me penche contre son cou, mais ce n'est pas pour y déposer un tendre baiser, mais pour le mordre violemment. C'est douloureux ? Ton cris n'est pourtant pas suffisant pour moi, je continue, encore et encore. J'enfonce soudainement ma main dans sa poitrine, serrant mes doigts autour de son cœur.

《 Dis moi, c'est douloureux ? Terriblement ? 》

Je ne lui laisse pas le temps de formuler une quelconque réponse. Je vois sur son visage qu'il s'est fais une raison, qu'il connaît son sort, qu'il sait qu'il ne s'en sortirait pas. Bien mon grand. J'arrache son corps, et son derniers cris raisonne à mes oreilles. Mais même cela, ce n'est pas suffisant, je continue de frapper, je continue de défigurer son corps. Tu aurais du choisir une autre victime, tu ne serais peut être pas mort. Je continue de frapper, encore et encore. C'est une odeur de sang frai qui attire mon attention, me poussant à me détacher de ce corps sans vie. Je me redresse lentement, me tournant vers cette divine odeur, pour poser mes yeux sur Alec.

C'est une nouvelle bataille qui s'offre à moi, celle de céder à l'appel du sang, et celle d'attaquer, de laisser ma nature prendre le dessus. Je ne veux pas. Je ne veux pas laisser mes émotions prendre le dessus. Je ne veux pas l'attaquer. Je vois son regard se poser sur moi à mon tour. Que voit-il exactement ? Une folle ? Une femme ? Une cible à abattre ? Je ne veux pas te faire de mal Alec, alors je t'en pris, cette fois écoute moi, et fuis, à toutes jambes.

《 Fiche le camp.. Je ne serais pas résister..》

L'admettre me fait mal, mais tel est bien le cas. Je ne suis pas sur d'être en mesure de me retenir. Je n'ai aucun contrôle sur ma soif, et j'ai bien peur de le blesser, mortellement s'il reste là.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 17:41


Voles à mon secours
Alec & Callie

Dans ta tête, ma vie compte plus que la tienne ? Sache que c’est totalement faux Callie, tu comptes énormément, ta vie compte énormément pour moi également. A ta disparition, j’ai perdu les pédales, j’ai totalement déconné et pourtant, je me disais dans mes trippes que tu n’étais peut être pas morte… Mais ce soir, je sais que si je t’abandonne, il y a des risques que tu y restes, et tu partirais surement en te disant que tu as fais le bon choix, que tu m’as protégé. Je ne veux pas que tu partes, je ne veux pas non plus que tu penses avoir fait le bon choix. Te sacrifier pour moi n’est pas le bon choix, tu as maintenant une éternité à profiter pleinement, une éternité dont j’ai la possibilité de faire parti pendant un court instant… Laisse moi ce moment, ne me repousse pas, ne meurt pas, laisse-moi profiter de toi pour le temps qu’il nous reste.
Je sais qu’elle veut parler mais je ne veux pas entendre ses arguments, je ne veux pas flancher, il n’est pas l’heure de douter, on le fera plus tard, je le ferais plus tard en t’écoutant. Mes lèvres touchent un instant les siennes, je sens ses crocs me frôler mais c’est un contact auquel je m’habitue à une vitesse alarmante et qui ne me dérange plus tant que ça. Je sens que Callie est légèrement raidie contre moi, ça me donne une raison de plus de me battre, comme si j’avais besoin de ça. Il est l’heure d’aller tuer quelques monstres, ce qui ne me dérange absolument pas.

Je finis par m’écarter, lui demandant si elle était prête à se battre. Moi je n’hésite pas avant de me lancer dedans, cette attaque en traître et le fait qu’ils aient tenté d’abuser de Callie… C’est le carburant nécessaire pour que je sois prête à me battre, prêt à tuer. Je m’élance sur celui qui a tenté de nous attaquer, le deuxième est encore au sol, je ne sais pas si il simule, mais pour le moment, sa position le rend légèrement moins dangereux pour nous. Je préfère ne pas me concentrer sur Callie, sinon j’en oublierais mon combat pour tressaillir devant toutes ses actions. Je ressors ma machette et cette fois, le Strigoï fait gaffe à mes actions. Bien ducon, combien de temps avant que tu m’attaques ? Je parie sur cinq secondes, je parie également que tu vas tenter de me sauter dessus pour me mordre directement. Un, deux, trois… Je perds le pari, il saute à quatre. Je me laisse retomber en vitesse sur le sol, il atterrit au niveau de mes pieds alors je les lève et je donne un coup sec derrière ses genoux. J’entends un craquement sinistre venir de l’un des deux et un sourire réjoui se forme sur mon visage. Déplace toi avec une rotule de déboîté maintenant, ça va être beaucoup moins marrant pour toi, beaucoup plus pour moi. Je me relève en vitesse mais même ainsi, il est déjà sur moi, ma lame fend l’air et il recule mais il revient ensuite directement sur moi. Il attaque presque à vitesse humaine à cause de sa blessure mais même ainsi, je suis obligé de reculer et je finis coincé contre le mur, quand il tente d’attaquer ma gorge, je lève le bras et c’est dans celui-ci qu’il mort. Un léger cri de douleur m’échapper mais je ne perds pas de vue mon objectif. Ma main se lève, refermée autour de ma machette et j’enfonce celle-ci dans son dos, atteignant son cœur du premier coup, je sens la lame ressortir d’entre ses côtes pour égratigner mon torse, mais je ne m’en préoccupe pas pendant qu’il se fige avant de s’écrouler sur le sol.

Je reste appuyé contre ce mur, parce que pour dire la vérité, je me sens pas super bien face à la morsure, le mélange de douleur et de… Je sais pas trop ce qu’il y a dans leurs salives, bah ça a un effet du tonnerre, mais pas sur l’équilibre. J’entends un cri de douleur et je relève les yeux à temps pour voir, contre le mur d’en face, l’autre homme plaqué dessus et Callie s’écartant de son cou. Vu le trou dans celui-ci, il doit douiller, mais c’est certainement pas moi qui le plaindrait. J’observe Callie enfoncer sa main dans la poitrine de cet homme et commencer à parler. Je détourne pourtant mon attention de celle-ci quand le Strigoï à mes pieds bouge. Pendant un instant, je ne comprends pas mais ensuite, je ne prends pas le temps de réfléchir. Je me dépêche de me blesser et j’attrape ma machette. Il n’a pas encore la force de bouger réellement mais je me rends compte que j’ai bien évité son cœur. Tant pis, il y a une autre méthode, un peu plus salissante, mais tout aussi efficace pour le tuer. C’est ainsi que commence la dure tâche de la décapitation, un art que je ne maîtrise pas encore totalement, je le conçois. Il me faut au moins cinq essais avant que je ne réussisse à le tuer véritablement et que sa tête ne se détache de son corps. Quand je relève les yeux pour voir si Callie s’en est sortie, j’ai la surprise de la trouver dans une position que je n’ai jamais vue. Légèrement penchée en avant, vers moi, ses yeux fixés sur mes blessures… Il ne faut pas être un génie pour comprendre ce qui se passe, et heureusement vu que je n’en suis pas un. Doucement, je me relève même si pour le prédateur en face de moi, je dois sembler un peu plus dangereux, et je dois titiller ses instincts mais je ne peux pas rester en position de faiblesses.

« Fiche le camp… Je ne saurais pas résister. »

Je laisse mes yeux vagabonder sur son corps et surtout la position de celui-ci, effectivement, tu es en mode chasseuse mais franchement Callie…

« Parce que si je partais, si tu laissais ta proie filer, tu ne penses pas que tu me prendrais en chasse ? »

Je sais reconnaître les prédateurs, j’ai déjà tenté de les attirer par l’odeur de mon sang. Mais tu n’es pas n’importe quel prédateur, tu es le plus dangereux pour moi car je ne pourrais pas me défendre en sachant que je te blesserais surement. Je ne pourrais pas me débattre en laissant ma lame laisser des marques dans ton cœur et dans ta confiance plus sûrement que je ne le ferais sur son corps. Je me ré-adosse au mur, ne voulant pas m’en détacher car je ne sais pas ce que je ferais. Callie a peur de laisser ses instincts de prédateur sortir, j’ai peur que mes instincts de survie prennent le pas sur mes sentiments pour elle. Je plante mes yeux dans les siens, même de là où je suis, je peux voir que ses pupilles sont minuscules… Oui, le désir doit être dur à gérer, mais je me rends compte que j’ai déjà fait mon choix… Ai-je même un jour eu le choix ?  

« On dirait qu’il va être l’heure de tester ta maîtrise Callie, parce que je ne partirais pas mon ange. Il va falloir que tu trouves la force de résister… »

J’hésite un instant avant de continuer ma phrase.

« … Ou alors de t’arrêter à temps. »

Je sais qu’en restant là, je prends un gros risque de me faire mordre, encore une fois. Je ne sais pas si ça me donne envie de fuir en hurlant ou de prendre sur moi pour accepter. Mais c’est Callie et quoi qu’il se passe… Cette femme me rendait dingue alors je suppose qu’il se passera ce qu’il devra se passer. Je respire une dernière fois profondément et je plante mes prunelles dans les siennes avant de dire avec sincérité.

« Je te fais confiance Callie. »



Dernière édition par Alec McDowell le Lun 12 Sep - 15:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Calamity Jane is there !
Messages : 51
Age : 24
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 17:41


Voles à mon secours
Alec & Callie


A mesure que je me bats contre cet homme, à mesure que je lui inflige de nouveau coup, je sens mon sang froid me quitter. Je n'ai plus aucun contrôle sur mes émotions. J'en oublie même ce second combat qui se déroule en parallèle, j'espère seulement que tu seras t'en sortir, Alec. J'abats mes poings, coups après coups, je m'acharne sur son corps. Je veux le voir disparaître sous mes yeux. Je veux qu'il paie les idées désagréables qu'il avait à mon encontre. Je veux qu'il paie pour toutes ces femmes qui ont déjà du subir cela. Je veux qu'il paie pour toutes ces femmes qui auraient été de prochaine victime. Tu ne t'es pas attaqué à la bonne personne ce soir, mon gars. Tu payeras ce crime de ta vie. Je t'en fais la promesse solennel. La douleur, les cris, et finalement, c'est son cœur que je lui ôte, dans un dernier espoir de vengeance. Mais ma douleur ne se calme pas pour autant. Je veux continuer à frapper cet homme. Je veux qu'il disparaisse de la surface de la terre. Je frappe, encore et encore, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une dépouille, irrécupérable. Même si les autorités venaient à a passer par ici, ils ne prendraient pas conscience d'avoir un cadavre humain devant eux. Mais ce n'est toujours pas suffisant, j'ai besoin de bien plus, que ma vengeance soit total, et pour l'instant, elle me laisse un goût amer en bouche.

Seul l'odeur du sang frai, humain, parvient à me détourner de mon cadavre. Malheureusement, j'aurais préféré ne pas en prendre conscience. Pourquoi es-tu toujours ici, Alec ? Alors même que tu es blessé, peut-être gravement ? Tu aurais du fuir depuis déjà un moment, mon état n'a pas du t'échapper, tu devais être conscient de ce qui arriverait avec une telle blessure, de ton sang, si désirable à mes yeux, alors pourquoi n'as-tu pas usé de se précieux temps pour fuir ? Cela t'aurait peut-être épargné la mort ? Tu as survécu à une première rencontre entre nous, j'aurais aimé qu'il en soit autant de celle-ci. Je ne tenais pas à ce que tu me vois ainsi, tel le monstre que je suis, recouverte de sang. Pourquoi es-tu toujours là, bon sang Alec, fiche le temps.

Ces paroles me terrifient, parce que je prends conscience, d'un, qu'il a sans doute raison, je ne le laisserais pas fuir, mes instincts de chasseuse reprendrait le dessus, sur la faible portion dont j'ai encore le contrôle, et de deux, qu'il ne compte pas partir. Pourquoi ? Alors c'est moi qui m'éloigne. Je recule, mettant d'avantage de distance entre nous, jusqu'à ce que mon dos cogne contre ce mur. Encore ce mur, éternellement ce mur. Mais la douleur est différente, elle n'est plus lié à un contact non désiré, elle est lié à cette soif qui me dévore de l'intérieur, mais à laquelle je ne veux pas céder. Je ne peux pas lui faire de mal, je m'étais promis de ne pas lui en faire, quoi que cela me coûte. Je n'allais pas céder maintenant, je ne céderais pas maintenant. Respires, ce n'est qu'une petite soif, tu peux passer au dessus de tout cela, il faut simplement que tu le veuilles, cela ne devrait pas être très compliqué. Voilà que je venais à me parler à moi même, cela tendait réellement à la folie. Pourquoi as-tu remis ta vie entre mes mains, Alec ?

《 Penses-tu un jour pouvoir faire ce que l'on te demande ? 》

J'en doutais fort moi même. C'était exactement la raison pour laquelle j'admirais tant son caractère de manière général, parce qu'il ne se laissait pas abattre à la première embuche, que malgré tout ce qui pouvait se passer autour de lui, il continuait malgré tout à se battre. Mais aujourd'hui, alors que cela était à mon inconvénient, je prenais conscience d'à quel point cela pouvait être pénible. Je détache mes yeux de ces plains. L'envie est trop forte, depuis son retour dans ma vie, depuis cette nuit passée ensemble, son sang m'appelle inexorablement. Juste une goute, je pourrais n'en prendre qu'une goute, une simple gorgée, cela ne sera même pas suffisant pour l'affaiblir. Non ! Je ne peux pas, je serais incapable de m'arrêté si je venais à toucher à une seule goute de son sang. Je ne pouvais même pas lui offrir des soins, cela serait bien trop dangereux, je n'osais même pas m'approcher de lui.

《 Je.. Je ne te ferais pas de mal 》

J'inspire à nouveau un grand coup, faisant abstraction du sang qui baigne la rue. Tu as la chance d'être en minorité ce soir, Alec, cela t'aura sans doute sauvé la vie. Je n'en ai pas pour autant oublié tes paroles, assise dans mon coin, les jambes rabattues contre moi. Je n'avais même pas pris conscience mettre assise jusqu'ici. Tu as un sérieux toupet d'oser me parler de confiance après les révélations auxquelles j'avais eu le droit, il y a quelques jours, après une étrange rencontre, qui ne manquerait pas de déplaire à Alec, si on venait à le mettre au courant. Et bien, je n'en avais rien à foutre, j'avais besoin d'explication, et je n'allais pas manqué de les lui demander, même si cela devait le mettre en colère, ce n'était pas moi qui m'était le plus mise en colère au cours de cette soirée, je n'avais donc rien à me reprocher, cette femme était repartie dans le même état qu'elle était venu, ce qui était un gros effort de contrôle pour moi.

《 Tu as confiance en moi ? Vraiment ? Pourquoi ne m'as-tu jamais parlé de ta sœur dans ce cas ? 》

Tu as sans doute une bonne explication, comme toujours, comme tous les hommes. Mais je ne suis pas naïve, avec moi, ça ne prendra pas, tu as intérêt à me dire la vérité, et d'avoir une sacré bonne raison de m'avoir caché l'existence d'une sœur.

《 Je pensais pouvoir te faire confiance, mais toutes ces années.. tu n'as fais que me mentir 》

Je n'arrivais même pas à savoir ce qui me déplaisait le plus. Ce mensonge pendant toutes ces années, ou qu'il ne m'est pas mis au courant après notre soirée, cela faisait plus mal encore. Tu as toujours tout su de moi, Alec. Je t'ai toujours confié le moindre de mes secrets, comment as-tu pu garder une telle chose pour toi ? Pourquoi ne m'as-tu fais confiance, comme moi, j'avais confiance en toi ? Sais-tu à quel point cela peut faire mal ? Sais-tu toutes les questions que je me suis posé ?

《 Après cette nuit passée avec toi, j'ai pensé que nous étions plus proche encore, plus que jamais.. Je t'ai confié mes doutes, mes peurs, ma vie 》

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 17:41


Voles à mon secours
Alec & Callie

Qu’allons-nous devenir Callie ? Vais-je devenir ta proie ? Une victime ? Deviendrais-je ton bourreau ? Aucune de ses solutions ne me convient mais malheureusement, je ne pense pas avoir le choix. Je ne sais pas si tu l’as réellement toi non plus. Nous allons peut-être nous entretuer, tout dépendra de ton contrôle mais je sais que jusqu’au bout, je ne compte pas me défendre. Je l’ai pensé si souvent et je me rends compte que c’est vrai, tu es l’une des deux seuls personnes pour qui je mourrais un sourire aux lèvres. Quoi que tu fasses, quelque soit ton choix, je ne t’en voudrais pas Callie, j’espère juste que tu pourras vivre avec…
Je la vois se reculer, sous la force de mes paroles ou sous celle de ses instincts ? Je ne sais pas. Je ne le saurais que dans quelques minutes je suppose. Je ne sais pas si laisser le silence s’installer est une bonne idée ou pas. D’un côté, je l’aide peut être à se concentrer sur ses instincts et de l’autre, elle peut plus facilement entendre les battements de mon cœur, ce qui doit éveiller un peu plus ses appétits… Mais j’en ai marre de me questionner. Quoi qu’il se passe, je prendrais la situation comme elle se présentera. Ses paroles amènent un léger sourire sur mes lèvres. Est-ce que je pense pouvoir obéir aux demandes des autres ? Non, je ne pense pas que ce jour puisse arriver…

« J’en suis incapable mon ange. Et tu le sais aussi bien que moi. »

Est-ce qu’un jour ce trait de caractère changera ? Je n’en suis pas certain. Est-ce qu’un jour tu te lasseras ? Oui, c’est fort possible même mais je ne pense pas pouvoir changer malgré tout… J’espère juste que ce jour n’arrivera pas avant plusieurs années, jamais même si j’ai mon mot à dire. C’est égoïste mais je ne pourrais pas me passer d’elle, pourtant, je ne pourrais pas non plus accepter de me laisser transformer pour la rejoindre dans l’immortalité… Nous allons finir séparer un jour, mais je préférerais que ce soit par la mort plutôt que par nos caractères, nous avons déjà perdus bien assez de temps.
Je ne quitte pas ses yeux pendant qu’elle laisse son corps glisser contre la paroi du mur. Je suppose qu’elle ne réagirait pas forcément bien si je la rejoignais pour l’étreindre alors le seul choix qu’il me reste est de la fixer, de tenter de comprendre, d’être avec elle par ce contact visuel…

« Tu as confiance en moi ? Vraiment ? Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé de ta sœur dans ce cas ? »

Kyara… Je comprends mieux la colère qui s’était inscrit d’un coup sur son visage. Tu as rencontré ma jumelle. Quand ? Comment cela s’est-il déroulé ? Aucune de vous n’a l’air d’avoir été trop blessé mais je ne sais pas quoi penser… Je n’aurais jamais cru que vous vous étiez rencontrés. Kyara ne m’en a pas encore parlé… Mais en même temps, nous avons été pas mal occupés dernièrement.
Callie réattire mon attention quand elle continue à parler, remettant en doute la confiance qu’elle pouvait me porter. Ça Callie, tu ne devrais pas en douter, mais bien sur, tu ne peux pas le savoir, tu ne peux pas être dans ma tête, peu importe combien j’aimerais que tu le puisses… Je ne t’ai jamais menti, mais est-ce que tu me croiras ? Certes, je n’ai pas fais le meilleur des choix en ne te parlant pas de ma sœur mais est-ce que tu trouves que les occasions étaient forcément bonnes pour t’en parler ? Soit tu venais de t’engueuler avec ta famille, soit je venais de te retrouver… Mais est-ce que je saurais trouver les bons mots pour m’expliquer ? Je ne sais pas…
Je baisse les yeux sur mon tee-shirt imbibé de sang, ne tenant pas à croiser son regard et ne tenant pas à ce qu’elle puisse lire les expressions de mon visage. Je peux t’offrir des réponses, je t’ai offert mon cœur, je le sais aujourd’hui et je me rends compte que je t’offre de nouveau l’occasion de me briser. Ecoutes-moi jusqu’au bout, écoutes mes mots et si tu ne souhaites plus me parler ensuite… Si tu ne peux plus me faire confiance… Je ne sais pas ce que je ferais mais je sais que je ne m’en relèverais pas. Pitié, ne laisses pas cela arriver.

« Kyara… Est ma jumelle. Quand on était enfant, c’était une petite fille normal qui aimait jouer à la poupée et qui adorait me prendre pour une poupée grandeur nature. De temps en temps. Elle était l’autre part de mon âme, la partie la plus importante de ma vie. On avait 6 ans quand des fêtards se sont introduits chez nous pour tuer nos parents. J’ai compris plus tard que c’était des Moroïs qui avaient trouvés amusant d’accéder à l’immortalité en tuant des Alchimistes. On a été envoyé à l’orphelinat et on est passé de famille d’accueil en famille d’accueil, faisant en sorte de ne pas se faire adopter pour pouvoir rester avec l’autre. Jusqu’à l’homme que tu connais et qui s’est présenté comme mon oncle, nous séparant en m’adoptant. On a plus jamais croisé l’autre à partir de là. Pas pendant le temps où je t’ai connu. A ta disparition, je suis parti à sa recherche, je me suis endurci, j’ai réussi à faire peur aux bonnes personnes, à obtenir les bonnes informations et j’ai retrouvé Kyara. On était tout aussi cassés l’un que l’autre, devenus presque des inconnus mais on s’était retrouvés. Et ensuite, c’est toi que j’ai retrouvé. »

Je relève les yeux pour les planter dans ceux de Callie, me rendant compte que j’ai moi aussi glissé le long de ce mur, juste en face d’elle. Je n’ai jamais parlé aussi longtemps, du moins, pas depuis des années. Mais je veux qu’elle comprenne, qu’elle comprenne les raisons de mon silence, qu’elle sache que ce n’est pas une histoire de confiance. Je lui fais confiance avec ce qu’il y a de plus fragile chez moi : mon cœur. Ce n’est pas grand-chose, surtout venant d’un homme aussi fou que moi mais c’est la seule chose ayant plus ou moins de valeur que je puisse lui offrir. Je ne peux pas lui promettre un lendemain mais je peux lui promettre qu’elle sera toujours la femme de ma vie… La femme que j’aime.

« J’aurais du te tuer ce soir là, après m’être remis de ma surprise mais je n’ai pas pu… Je ne le pourrais toujours pas. Je ne t’ai pas parlé de ma sœur, c’est vrai, tout comme je ne t’ai pas parlé de ma vie aujourd’hui. Mais ce n’est pas par manque de confiance, au contraire, tu es l’une de deux seuls personnes qui aient mon entière confiance. Si je ne t’ai pas parlé d’elle par le passé, c’est parce que je ne souhaitais pas me rappeler que j’avais été incapable de tenir ma promesse, celle de toujours rester avec elle. Et si je ne t’en ai pas parlé quand nous nous sommes retrouvés, c’est parce que je souhaitais pouvoir profiter de toi sans forcément en venir à un sujet qui ferait du mal. Parce que tu te serais forcément posé les questions que tu te poses maintenant sur la confiance que tu peux me porter et moi-même, je ne savais pas quelle confiance tu pouvais m’accorder ce jour là mais aujourd’hui je le sais. Je suis incapable de même te blesser et je l’ai pourtant fais en te tenant dans l’ignorance. Je pourrais te demander pardon cent fois, ça ne changerait surement pas ton manque de confiance en moi mais je t’en prie… Ne doute jamais de ce qu’on a vécu. Que ce soit avant ou maintenant. Je ne t’ai jamais menti. Je te le promets…. Si tu arrives à accorder un peu de confiance dans mes propos, fais le sur ça mon ange… »



Dernière édition par Alec McDowell le Lun 12 Sep - 15:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Calamity Jane is there !
Messages : 51
Age : 24
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 17:42


Voles à mon secours
Alec & Callie


Tu as confiance en moi ? Est-ce bien les mots que tu as prononcé à l'instant ? Comment peux-tu dire que tu as confiance en moi, après toutes les cachoteries que tu m'as faites ? Comment peux-tu dire avoir confiance alors que tu m'as toujours caché l'existence de ta sœur. Ne penses-tu pas que c'est un détail de ta vie que j'aurais du connaître ? Que tu aurais dû me faire part de cette information après toutes les années que nous avons passé ensemble ? Ne crois-tu pas que tu aurais dû m'en parler après la soirée que nous avons passé dans les bras l'un de l'autre ? Je t'ai accordé toute la confiance, je t'ai confié mes doutes, mes peurs, j'ai accepté de te livrer mes sentiments alors même que tu aurais pu ravager mon âme. Alors pourquoi n'as-tu pas cru bon de me tenir au courant de tes propres secrets ? C'est vrai, cela aurait peut-être caché notre soirée, mais au moins, cela nous aurait évité d'en arriver là, cela nous aurait évité de nous prendre la tête, cela m'aurait évité d'apprendre l'existence de ta sœur tout à fait par hasard, tu ne crois pas ? Sais-tu as quel point cela à pu me faire du mal ? Je t'en veux de m'avoir caché cela. Apprécierais-tu de découvrir l'existence d'Ereen seulement aujourd'hui, après tout ce qui nous à lier ? N'aurais-tu pas mal, toi aussi ?

Je le vois éviter mon regard. Ce n'est donc pas une sœur dont tu ignorais toi-même l'existence, ce qui aurait pu expliquer bien des choses, mais après tout, je savais déjà cela vu l'air possessif avec lequel Kyara c'était adressé à moi. Sais-tu que je ne l'ai pas tué uniquement pour toi ? Que malgré toutes les crasses qu'elle m'aura faite, je l'ai laissé repartir en vie uniquement parce qu'il s'agissait de ta sœur. On peut dire que cela lui aura au moins donné un certain avantage sur moi. Sais-tu qu'elle a bien failli me retirer la vie à cause de cette surprise ? Voilà une chose qui ne serait jamais arrivé si tu m'avais tenue au courant. Te rends-tu comptes que j'aurais pu ne plus être ici aujourd'hui, que je pourrais être morte ? Et que cela serait uniquement ta faute ? La tienne, et celle de ta sœur. Je devrais te haïr pour le risque que tu m'as fais prendre, je devrais te détester, mais j'en suis bien incapable, et au fond, c'est ce qui me fait le plus mal, savoir que je suis incapable de t'en vouloir, alors que tu serais capable de me trahir. Sais-tu à quel point cela fait mal ? J'aimerais que tu ressentes cette douleur que j'ai en moi, tu comprendrais peut-être un peu ce que cela fait. Pourquoi fuis-tu mon regard ? Pourquoi n'oses-tu pas me regarder ?

Enfin il prend la parole, m'expliquant les raisons qui l'on poussait à me cacher l'existence de sa sœur. Pourquoi ne m'as-tu jamais parlé de Kyara. Je t'écoute, et tu as intérêt à être convainquant. Ainsi donc tu l'as perdu de vu ? Est-ce une raison suffisante pour ne pas me parler d'elle ? Définitivement non, mais peut-être ne comprenais-je simplement pas ta douleur. J'avais toujours eu ma sœur à mes côtés, je l'avais toujours protéger de mon père. Qu'est-ce que j'aurais fais si je l'avais perdu ? Exactement ce que je fais aujourd'hui. Aujourd'hui je ne peux plus l'avoir à mes côtés, mais cela ne m'empêche pas de penser à elle. Et malgré tout le mal que cela pourrait me faire, je ne t'aurais pas caché une part si importante de ma vie. A ce que tu me dis, ta sœur était importante pour toi, tu ne serais pas partie à sa recherche autrement, alors pourquoi ? Pourquoi es-tu resté silencieux face à ce secret pendant tant d'année. Je ne te comprends pas Alec, je ne comprends pas ta façon de faire.

Est-ce que je suis censé dire quelque chose ? Est-ce que je suis censé prendre la parole ? Je le vois glisser doucement le long du mur, et s'installer au sol avant de croiser mon regard. Enfin tu oses de nouveau me regarder. Qu'as-tu de plus à ajouter ? Est-ce seulement important. Il reprend la parole, et j'aurais préféré ne pas entendre ces mots. Savoir qu'il a désiré me tuer, même pendant un court instant, me fait mal. J'aurais préféré que tu ne dises rien. Même si je sais que tu serais incapable de me tuer aujourd'hui, j'aurais préféré ne pas savoir cela. C'était plus simple d'imaginer que tu te fichais de ma nature, que tu m'acceptais telle que j'étais. Savoir que cela n'a pas tout de suite était le cas, me blesse à un point que tu n'imagines même pas. Je sens les larmes me monter aux yeux alors qu'il continue sur sa lancée. Au moins, ces mots sont plus agréable, bien que je ne comprenne pas vraiment cette histoire de promesse, mais j'imagine qu'il s'agit de quelque chose entre sa sœur et lui. Est-ce que je peux te laisser le bénéfice du doute, Alec ? Je ne sais pas ! Je ne devrais pas, je ne veux pas en souffrir, mais je sais que je suis bien incapable de t'en vouloir. Tu fais partie de moi depuis cette soirée que l'on a passé ensemble, et malgré tout le mal que cette découverte à pu faire en moi, je continuerais à espérer qu'une histoire puisse être possible entre nous deux. Je me redresse, m'approchant de lui, et c'est finalement à ces côtés que je me laisse tomber. Je ne croise pas son regard, je crois que j'ai besoin d'être pleinement concentrer sur ce que j'ai à dire. J'attrape seulement sa main dans la mienne, entrelaçant nos doigts.

《 Je te fais confiance.. Je ne pense pas que cela puisse un jour changé.. Tu as ma confiance depuis le premier jour, mais je t'en pris, ne me cache plus la vérité.. Je ne pensais pas qu'une chose pareille pourrait me faire autant de mal, mais je me suis rendu compte que si cette découverte m'a touché à ce point, c'est parce que je suis tomber amoureuse de toi.. 》

Oui, je suis amoureuse de toi. Je le suis depuis un bon moment déjà, mais cette soirée passé à tes côtés, plus ma rencontre avec ta sœur m'a réellement fait prendre conscience de ce que je ressentais à ton égard. Et cela va bien au-delà de la simple amitié, c'est certain.

crackle bones
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   Jeu 16 Juin - 17:42


Voles à mon secours
Alec & Callie

Comment avons-nous fini là-dessus ? Comment peux-tu réussir à me surprendre encore ? Et tu n’es pas la seule à le faire… Tu as rencontré ma jumelle et je n’étais pas au courant… Je ne l’ai pas compris, ni dans son comportement, ni dans le tien avant que tu ne mettes des mots dessus… Qu’est-ce que cette découverte va changer pour nous Callie ? Visiblement, tu n’arrives plus à me faire confiance, pourtant, je te l’assure mon ange, ce n’est pas une question de confiance qui m’a empêché de te parler… Ce n’est pas par manque de confiance que je n’ai pas non plus parler de toi à ma sœur. Je me rends compte que la situation peut être légèrement ambigüe d’un point de vue extérieur mais je n’ai jamais voulu vous tromper. Je voulais juste vous protéger, je voulais me protéger également… Je n’aurais jamais pu te parler de ma sœur sans m’effondrer auparavant et je ne souhaitais pas devenir un homme faible, sur lequel tu n’aurais pas pu compter… Et plus récemment, je n’ai pas réussi à t’en parler parce que je ne souhaitais pas que tu souffres, parce que je ne savais pas quoi te dire… Je ne sais pas parler, tu t’en es déjà rendue compte. J’effleure toujours la surface sans jamais tout dire, ce que je dis n’a aucun sens, n’a pas le sens que j’aimerais leur donner… Est-ce que mes mots pourront te convaincre quand ils me paraissent si ridicules à mes oreilles ? Je suis ridicule mais je ne souhaite pas te perdre, je ne pourrais pas y survivre, j’ai besoin de toi, j’ai toujours eu besoin de toi, mais je n’ai osé me l’avouer que récemment.
Ne pleure pas, ne souffre pas… Je ne veux jamais provoquer ces sentiments en toi, nous avons déjà si peu de temps à passer ensemble, je souhaiterais que ce soit des temps heureux, des morceaux de ta vie qui te permettront de t’accrocher le jour où je disparaîtrais pendant que tu continueras à vivre… J’ai besoin que tu sois heureuse mais j’ai besoin d’être honnête, tu as besoin que je le sois également, pour réapprendre à me faire confiance… Alors j’espère juste que je te ne blesserais pas trop.

Tu t’approches de moi, je ne sais pas si tu veux me blesser ou me laisser être proche de toi, mais je sais au moins que tu ne m’ignoreras pas. C’est mes trippes qui se dénouent, je me demande un instant comment je peux être aussi faible face à toi, puis je croise ton regard et je comprends pourquoi… Mais là, tu évites mes yeux. Pourquoi ? Ne pourras-tu pas empêcher la haine et la déception de t’envahir si tu croises mon regard ? Je déteste cette incertitude, je déteste me sentir aussi faible mais je suppose que ce sont les mots qui définissent l’amour… On dirait qu’il faudra que je m’y habitude si tu souhaites toujours de moi…
Nos doigts sont entrelacés et ça me permet de me raccrocher à l’espoir que tu pourrais oublier, que tu pourrais me refaire confiance, me laisser de nouveau entrer dans ton cœur… Et tu prends ensuite la parole, me rassurant, me touchant ensuite… De l’amour ? Est-ce que c’est ce que tu en ressens vraiment après si peu de temps et en connaissant si peu de ma vie ? Je te regarde dans les yeux et je comprends que oui… Et là, on peut dire que tu réussis à faire fondre la glace tout autour de mon cœur. J’ai l’impression d’avoir perdu la faculté de penser tout en étant plus lucide que jamais… L’impression que tout est irréel et que je vis le meilleur moment de ma vie en même temps… Est-ce cela qu’on ressent quand nos sentiments sont partagés ? Je n’en sais rien mais je vis un moment que je ne suis pas prêt d’oublier. Ma main libre s’élève, caressant doucement sa joue. Ce que tu fais naître en moi est indescriptible Callie… Mais je peux toujours tenter de mettre des mots dessus. Pour toi…

« Je ne te cacherais plus rien, je te le promets. Tout comme je ne peux pas te cacher ce que tu fais naître en moi… Tu as toujours été la seule à m’atteindre autant, à pouvoir entrer dans mon cœur aussi facilement même quand je tente de le protéger… Je suis bien plus qu’amoureux de toi, je vis pour être avec toi… »

Quand as-tu réussi à me transformer en cette fleur bleue ? J’ai toujours détesté être sentimental mais on dirait que face à toi, je ne réussirais jamais à me retenir… Tant que je ne le suis qu’avec toi, je devrais pouvoir gérer… Je te le promets Callie, je ferais tout pour que tu ne sois plus blessée, pour qu’on réussisse à vivre ensemble pendant tout le temps que la vie nous offrira…

« Je ne te blesserais plus mon ange, je ferais tout pour tenir cette promesse, je te le jure… Je veux juste pouvoir t’aimer maintenant. »

Ma main caresse doucement sa joue avant que mes lèvres ne prennent doucement possession des siennes. Le premier baiser que je partage avec toi sans tenter de cacher ce que je ressens, sans tenter de me mentir. J’aurais pu mettre tous les verrous que je souhaitais sur mon cœur… Tu réussirais tout de même à tous les briser jusqu’à mettre mon cœur à nue, je ne sais pas ce que je dois ressentir face à ça… Mais je sais ce que je dois ressentir face à toi. Alors laisses-moi t’embrasser comme si demain n’existerait pas, comme si on pouvait vaincre nos destins, juste pour rester ensemble… Laisse-moi espérer être avec toi pour toujours.



Dernière édition par Alec McDowell le Lun 12 Sep - 15:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: [Terminé] Voles à mon secours [Alec]   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Terminé] Voles à mon secours [Alec]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Hermione Granger ( terminée)
» 101 TH AIRBORNE (Armée terminée en 1 semaine de quickpainting)
» CHATBOX DE SECOURS.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vamp Academy :: Archive :: Rps Marie & Laure-
Sauter vers: