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 Plus rien n'a de sens

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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Lun 22 Aoû - 11:44



Plus rien n'a de sens
Gallen & Freya

Ce soir la vérité éclate, je n’avais pas prévu ça, je n’avais même pas prévu de le revoir de sitôt. Il aurait sans doute était préférable qu’il ne vienne pas et que je tombe de ce toit, au moins il n’y aurait plus eu de tourments, plus de vérité blessante, juste un lourd secret que j’emporterais avec moi dans la tombe. Oui, tu ignores encore tous les malheurs qui risquent de te tomber dessus en m’ayant sauvé. Pauvre Gallen, tu veux toujours faire le bien et finalement ça se retourne contre toi. Je n’ai pas envie de lui dire, je ne devrais pas, si je tenais vraiment à lui j’éviterais de le faire souffrir davantage. Pourtant je décide ce soir de faire mon égoïste, de me confier enfin à quelqu’un après des mois de silence. Oui j’en ai besoin, mais toi dans tout ça ? Toi tu finis encore blessé par ma faute.

C’est trop tard pour revenir en arrière de toute façon, alors je lui dis tout, absolument tout, même si ma manière de m’exprimer n’est pas très clair, je suis sûre qu’il parviendra à comprendre le principal. Je l’espère en tous cas, car je n’aurais pas la force d’expliquer une seconde fois. Son étreinte pendant que je me confie me fait du bien, me rassure pour parler, me convainc de ne pas m’arrêter avant la fin, malgré les menaces, malgré les pleurs. Je dois finir. Alors j’en arrive au bout, à la mort de notre bébé, à ma propre mort. Comprends-tu ce que je suis en train de te dire Gallen, ou me prends-tu pour une folle ? Je sais que ce soir je n’ai pas l’air très saine d’esprit mais pourtant tout ce que je te dis là est vrai.

Un instant de silence suit mes dernières paroles, bref instant avant que Gallen ne finisse par le rompre. Sa voix est calme, même rassurante. Comment fais-tu ? Comment fais-tu pour garder le contrôle ? Pour ne pas t’énerver après ce que je viens de te raconter ? Pour ne pas devenir fou. As-tu vraiment compris ce que je t’ai dit Gallen ? Je me pose la question, mais tu finis toi-même par dire que tu n’as pas compris la moitié de mes mots. C’est peut-être pour cette raison que tu restes aussi calme. Je ne sais pas, je n’ai pas vraiment envie de chercher à comprendre ce soir. Son bras passé autour de mes épaules est réconfortant, mais pas assez pour complètement me calmer. Surtout ses prochains mots, je sais qu’il essaie de m’aider, mais ça a plutôt l’effet inverse sur moi. Je tourne mon visage vers lui, encore mouillé malgré les larmes qui ont enfin cessé de couler. On peut facilement y lire toute l’incompréhension dans mon regard.

- Passer ? Passer ?! J’ai perdu notre bébé Gallen, comment veux-tu que ça passe ? Je ne peux pas juste l’oublier et passer à autre chose !

Voilà, après la détresse et les larmes vient maintenant la colère. Tu étais bien plus doué pour me calmer avant Gallen, mais ce soir c’est moi qui ne te comprends pas. Non, je ne comprends pas comment tu peux rester aussi calme alors que je te parle de notre enfant, pas juste le mien, mais aussi le tien Gallen. Es-tu dans le déni ? A moins que tu ne sois simplement soulagé de ne pas être père, peut-être que ça aurait gâché ta vie finalement. Je n’ai jamais pensé en mal de toi Gallen, mais ce soir... Ce soir je ne comprends plus rien. Je me relève, quittant ses bras, ignorant les voix en ne me concentrant que sur lui alors que je plante mon regard dans le sien.

- Je ne sais pas ce qui ne va pas chez toi, mais moi je ne peux plus continuer ainsi. Tu n’auras pas dû me sauver ce soir, car à la place tu viens de condamner deux autres vies. Il n’y a pas de raison que je sois la seule à souffrir, ils paieront pour ce qu’ils ont fait et je n’ai pas besoin de ton aide pour ça.

Bravo Gallen, tu viens de réveiller mon esprit combattant qui s’était endormis, maintenant j’ai compris, maintenant je sais. C’est eux ou moi, et puisque tu as choisis de me sauver ce soir, alors ce seront eux qui mourront, mon père et mon moroï, les deux hommes qui ont gâché ma vie, nos vies, même si tu refuses de l’admettre.

- J’aurais cru que cette vérité éveillerait bien plus de sentiments chez toi.

Je me suis trompée. Je suis seule dans ce combat, j’aurais dû le comprendre bien avant. Tu n’aurais pas dû revenir vers moi ce soir. Je n’aurais pas dû espérer que tout puisse redevenir comme avant. J’ai compris maintenant. Je lui tourne le dos, prête à le laisser derrière moi et quitter ce toit une bonne fois pour toute.


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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Dim 28 Aoû - 0:21

Plus rien n'a de sens
Freya & Gallen

Qu’est-ce se passe ? Qu’est-ce qui arrive ? Qu’est-ce qui nous arrive ? Je ne sais pas, je ne comprends pas cette soirée. Déjà je n’aurais jamais pensé te retrouver ce soir mais je pensais encore moins que cela allait se passer comme ça. Non mais, vraiment, on doit avoir contrarié un Dieu dans une vie antérieur. On arrête pas d’avoir le droit à des loopings. Emotionnels. Et des fucking révélations de merde. Que je ne comprends pas. Que je ne veux pas comprendre. Un gosse. Des morts. Trop de morts. J’arrive presque à imaginer la scène. Et ouais, je m’en passerais bien. Tu sais quoi ? Je préférerais que tu me parles de licorne et de dragon, ça me ferait passer un bien meilleur moment. En fait, j’aimerais bien une distraction là. Faut pas que je me permette de penser. Faut pas que je me permette de réfléchir. J’ai réfléchi. Un peu. Au début. Et une fois que j’ai assez compris, je me suis arrêté de trop réfléchir. Je ne veux pas donner du sens à chacun de tes mots. Ça m’amènerais dans le même enfer que toi. Et on a tous les deux le sang chauds. Alors si on pète un boulon tous les deux ? On va faire péter le champagne, se bourrer la gueule ensemble puis se transformer en garniture pour sandwich parce que cette fois, personne ne nous retiendra quand on se jettera d’une grosse hauteur. Donc ouais. Je parais calme. Mais est-ce que je le suis ? Nan en fait, la question c’est : est-ce que je l’ai déjà été un jour ? Tiens, c’est bizarre mais à cette question, je crois bien que j’aurais peu de réponse positive… Pourtant, je comprends pas. Je me trouve plutôt calme et pondéré la plupart du temps…

Je parle. Je m’empêche de penser. Je tente de te consoler. Mais tu le sais, je ne suis pas le genre de prince charmant qui trouve les bons mots. Je suis plutôt le bouffon du roi. Celui qui fait rire. Parfois. Qui tente de détourner l’attention et qui se trouve par être le point de mire de pas mal de regards. Et là, j’ai l’impression que je vais enfin être vrillé par ton regard… Mais pas forcément d’une bonne façon. C’est fou comme tu me fais passer par tous les sentiments. Je t’ai aimé, je t’ai détesté… tout en continuant de t’apprécier, de ressentir de la tendresse. J’ai voulu te fuir. Et maintenant, je suis collé à toi, tentant de te consoler, redoutant de ne pas réussir. Moi qui n’aime pas les manèges à sensations… Tu en es un à toi toute seule, Freya.
Je m’en doutais, je dis le mauvais mot. Et toi, tu mets les mots sur ce que j’ai tenté de ne pas entendre, sur ce que j’ai redouté comprendre. Le bébé serait notre. Le bébé était notre. Réflexe de con, je baisse les yeux sur ce ventre plat, qui avait accueilli une vie. On aurait été des parents… Surement nuls. Surement débordés. Et pourtant… Je ne doute pas qu’on aurait tenté tous les deux. S’il n’était pas mort. Ce bébé… Mort. Putain. Je préférais quand je ne comprenais pas. Je sens mes muscles se tétaniser et pour une fois… Ouais pour une fois, je ressens une vraie envie de meurtre. J’ai parfois eu envie de frapper, de frapper pour faire du mal. Mais jamais encore, je n’ai eu cette envie de vengeance. Ce besoin. Œil pour œil, croc pour croc. Eh bien… Si je te survivais, Freya, je te l’assure, le responsable mourra…

Elle s’éloigne, ce qui me ramène à la réalité, me permet de me reconcentrer sur elle. Je lève mes yeux pour la suivre du regard et je ne vois plus que ses prunelles furieuses. Ah oui… Je l’avais énervé. Bien, il est temps d’assumer. Elle me fait cette promesse, ce serment de vengeance. Eh bien… Je reconnais bien là la femme que j’ai fréquenté. Avec le sang tout aussi chaud que le mien. Je me redresse, l’entendant me dire qu’elle n’a pas besoin de mon aide. Nan, tu n’as jamais eu besoin de moi. C’était plutôt l’inverse. Et maintenant, aucun de nous n’est plus avec l’autre, n’a plus besoin de l’autre pour avancer, tout en ayant désespérément besoin de l’autre… Tu vis avec ce poids en toi depuis des mois, Freya… Mais moi, je viens de l’apprendre. Je viens d’en prendre connaissance. Ce poids vient de se déposer dans mon âme, dans mon cœur, dans mes trippes… Ne peux-tu pas me pardonner d’avoir besoin d’un petit temps ? D’un petit temps pour que mon corps retrouve ses repères, pour que j’évite de me prendre un autre mur ? Nan, t’es toujours aussi percutante. Mais je crois que j’en ai assez pris dans la gueule pour cette fois. Tu sais quoi, Freya ? T’as réussi. On ressent tous les deux maintenant. Mais c’est pas dit que ça se déroulera bien maintenant. Parce que ouais, t’as réussi à me faire ressentir. Des sentiments bien trop violents, bien trop noirs. Des sentiments qui parcourent mes veines et entacheront surement mon âme. Mais rien à foutre. Par contre, je ne compte pas te laisser partir sur un mensonge. Rêves, guerrière. Dans cette galère, on sera deux. On ira dans la boue ensemble et on fera manger de la terre à nos ennemis avant de leur couper la tête… Ne crois pas pouvoir me laisser derrière. J’attrape son poignet, la faisant se tourner vers moi et je baisse le regard vers elle, pour prononcer entre mes dents mes prochains mots.

« Tu m’apprends à demi-mots la vérité, tu ne me laisses pas le temps de comprendre et après tu me dis que je ne ressens pas ? Freya, dis-moi, en quoi je suis responsable d’avoir eu besoin de temps pour comprendre ce que tu as su immédiatement ? Dis-moi, est-ce que je suis responsable du fait que tout ce que je croyais, tout ce que je connaissais, à changer du tout au tout ? Est-ce que je suis le fautif, quand au fait qu’en dix minutes, le monde a changé d’axe pour moi ? Vas-y, dis-moi de quoi je suis coupable, dis-moi tout. »

Je relâche son poignet. Vas-y, accuses-moi, Freya. Mais je ne me laisserais plus faire. Ressens, tout comme je ressens, mais je ne m’écrase plus. Et tu ne le feras plus, je te le promets. Il est temps qu’on redevienne les fortes têtes qu’on aurait jamais dû cesser d’être. Je ne voulais plus de relation entre nous ? Bah tu sais quoi ? Paraît qu’il y a que les cons qui ne changent pas d’avis ! Alors je suis ravi de t’annoncer que je ne suis pas encore un con. T’es prête pour le combat de boue, mon ex-promise ? Parce que là, on va s’y traîner, s’y jeter.

« Et après ce que tu m’as dis… Tu crois vraiment que je vais te laisser te démerder seul alors que les responsables de tout ça courent toujours ? »

Ouais, je me bats. Pas toujours pour les bonnes personnes selon la norme. Pas toujours selon les règles, ni de façon classique. Pas toujours en le souhaitant. Mais cette fois c’est ma volonté. Pour une fois, je vais me battre pour une cause que je trouve plus que juste. Mais je ne vais pas te laisser te détruire là dedans. Je ne pardonne pas. Je ne pardonne pas ses mensonges. Mais je peux passer par-dessus… Enfin je pourrais. Et je sais que quand je le ferais, je ne voudrais pas que tu puisses avoir des soucis. Pour ce qu’on va faire. Alors je vais t’accompagner. Et on va aller botter des culs. On va aller détruire des hommes. On va arrêter d’être des dhampirs définis par nos devoirs… Et on va devenir leurs pires ennemis. Je te le promets.

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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Ven 28 Oct - 21:58



Plus rien n'a de sens
Gallen & Freya

Je n’aurais jamais dû te faire toutes ces révélations ce soir. Ou peut-être aurais-je dû les faire depuis bien longtemps. J’en arrive à un point ou je sature, ou je ne sais plus rien. Est-ce qu’il m’arrive parfois de faire les choses correctement Gallen ? J’ai l’impression de tout faire foirer. J’ai détruit ta vie par le passé et je la détruis encore ce soir, et en plus j’ai le culot de m’énerver contre toi. Rien ne va plus chez moi, je suis épuisée, je suis dans l’excès. J’ai besoin de changements Gallen, je n’arrive plus à faire semblant, je n’arrive plus à supporter cette vie. Je veux les détruire. Je veux me réconcilier avec toi. Mal barré n’est-ce pas ? J’ai toujours eu une préférence pour les chemins périlleux, mais pour une fois j’aurais aimé avoir la possibilité d’emprunter la voie facile.

Au moins ce soir tu m’auras réveillée. Je ne veux plus pleurnicher maintenant, je veux me battre, je veux les battre. Les tuer. Oui, je sais les risques que j’encours à me rebeller contre un dhampir et un moroï, je sais que je n’aurais plus ma place à l’académie, plus ma place parmi les miens, mais pourquoi auraient-il le droit de me faire du mal sans que je ne puisse riposter ? On m’a appris à me battre, on m’a appris à défendre. Je ne suis pas parvenue à protéger mon enfant, j’ai une revanche à prendre. Au diable leurs lois, qu’ils me condamnent donc à mort après ça, au moins j’aurais accomplis mon but, car il ne me reste plus rien hormis cette vengeance désormais.

Je suis sur le point de partir, bien décidée quant à mes futures actions. J’ai pris conscience de mon nouveau but et je le ferais avec ou sans toi Gallen. Sa main se referme sur mon bras, m’empêchant de partir, me poussant à me tourner vers lui alors qu’il prononce ces mots. Je n’ose même pas l’interrompre, je sais qu’il a raison. Je lui balance la vérité en pleine face pour finalement m’énerver contre lui parce qu’il ne réagit pas alors qu’il n’a même pas eu le temps d'encaisser. Maintenant tu as compris la signification de mes mots, je le vois bien dans ton regard, je le ressens à travers tes mots. Cette souffrance, la même que la mienne. Notre souffrance a toujours été autant notre faiblesse que notre force, j’aurais tout de même préféré t’épargner celle-ci. Trop tard.

- Non, c’est moi qui suis coupable.

Tu n’as rien fait Gallen. Tu ne pouvais rien faire. Je suis coupable de t’avoir mentis pendant tout ce temps. Je suis coupable de la mort de notre enfant, en partie, puisque je n’ai pas réussi à le protéger. Je m’en veux. Je m’en voudrais toujours, mais je dois vivre avec. La seule chose que je peux faire pour atténuer la douleur, c’est leur faire payer, et je suis bien heureuse de constater que finalement, je ne serais pas seule dans ce combat. Ses mots me font un baume au cœur, savoir qu’il me soutient toujours malgré tout. J’ai l’impression de retrouver mon combattant, mon protecteur, l’homme que j’aimais. L’homme que j’aime toujours. Mes yeux sont plongés dans les siens, presque admirative, émue. Il attend une réponse mais je ne sais pas quoi lui dire et c’est plus fort que moi, mon corps réagit à la place, je ne peux pas m’empêcher de me coller à lui pour lui voler un baiser, ou peut-être le désirait-il aussi... J’ai besoin de revivre cette sensation au moins une fois, et tant pis si ce n’est pas aussi sincère que par le passé, tant pis s’il ne m’aime plus. J’ai besoin qu’il sache que mes sentiments n’ont pas changé, qu’ils ne changeront jamais.

Je m’écarte doucement de lui, ravie de constater qu’il ne m’a pas repoussé, peut-être était-ce simplement à cause de la surprise ou par respect, je ne sais pas, mais je le remercie de ne pas l’avoir fait. Je le regarde à nouveau et ce silence entre nous devient presque pesant, alors je décide de le rompre.

- Je sais que je ne peux pas effacer le passé, sinon crois-moi je ferais en sorte de ne pas te faire souffrir, de ne pas te mentir. En revanche je ne m’excuserais pas de t’avoir embrassé, j’en avais envie, j’en ai encore envie. Je sais que tu m’en veux toujours, que tu ne me pardonneras pas si vite, mais j’ai besoin d’avoir une seconde chance... J’ai besoin de toi Gallen.

Tu sauras que je pense tout ce que je dis, car malgré les mois qui nous ont séparé, tu verras que je n’ai pas changé, finalement. Je suis rarement du genre à m’exprimer sur mes sentiments, je n’aime pas ça habituellement, mais j’en avais envie ce soir, j’avais besoin que tu saches, que tu comprennes à quel point tu m’es important. Alors oui, je me moque bien de paraître ridicule et tant pis si tu décides de m’engueuler ou de me tourner le dos, je ne regretterais pas de t’avoir volé ce baiser, surtout s’il doit s’agir du dernier.


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