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 Plus rien n'a de sens

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MessageSujet: Plus rien n'a de sens   Jeu 16 Juin - 3:47



Plus rien n'a de sens
Gallen & Freya

Où est-ce que je cours comme ça ? Je ne sais pas, je me sens juste épuisée et j’ai besoin de me reposer quelque part mais je ne peux pas. M’avoir fait revenir d’entre les morts m’a rendu complètement folle et ça empire de jours en jours. Je n’arrive plus à faire la part des choses entre réalité et hallucinations. Est-ce que cette blessure à ma jambe est bien réelle ? La douleur est bien là en tous cas. Est-ce réellement un strigoï qui m’a blessé ou moi-même sans en avoir pris conscience ? Je ne sais pas, je ne sais plus rien. J’ignore même si je suis en train de fuir de réels ennemis où s’ils ne sont que dans ma tête. Je me traîne dans les rues du quartier Sud, passant même devant le studio de Gallen et j’ai la folle idée de vouloir m’y réfugier. Une idée bien stupide. Voilà pourquoi je ne tarde pas à passer mon chemin, m’infiltrant finalement dans un immeuble un peu plus loin dont la porte est restée ouverte.

L’ascenseur étant en panne, je monte difficilement les sept étages. Je suis une battante, ce n’est pas cette blessure qui m’arrêtera. Alors je grimpe jusqu’en haut du toit, espérant avoir semé mon traqueur et pouvoir me reposer un peu. Le jour se lèvera bientôt, je n’ai plus qu’à attendre sur ce toit que le soleil pointe son nez et je pourrais ensuite rentrée. Je m’installe au sol contre un angle du toit, profitant de ce moment de calme pour analyser ma plaie toujours en train de saigner. Je déchire le bas de mon tee-shirt pour me faire un bandage au tibia puis je ferme les yeux et plaque mes mains contre mes oreilles pour m’empêcher de voir et d’entendre quoi que ce soit qui puisse être faux. Puis je sens une main toucher mon épaule et je rouvre immédiatement les yeux, apercevant ce strigoï devant moi.

- Ma pauvre Freya, tu t’es piégée toute seule en montant sur ce toit.

- Tu n’es pas réel... Tu n’es pas réel...


Je referme les yeux, plaquant mes mains un peu plus fort contre mes oreilles, me répétant encore et encore ces quatre mots tel un robot. Peut-être que si je parviens à me convaincre que tout est faux, mon esprit cessera de jouer avec moi. Intérieurement je continue de maudire mon moroï de jouer autant avec son pouvoir alors que je lui ai dit que je n’en pouvais plus, mais apparemment plus personne n’en a rien à faire ce que je ressens, de ce qu’il m’arrive. Je rouvre à nouveau les yeux et le strigoï est toujours devant moi, crocs sorties, prêt à me vider de mon sang. Je me relève vivement, munie de mon pieu en argent à la main, prête à le tuer d’une seconde à l’autre.

- Tu n’es pas réel ! Tu n’es pas réel ! Tu n’es pas réel !

On dirait une folle ? C’est bien ce que je suis. Mon arme toujours pointée vers lui semble pour l’instant le dissuader de m’attaquer. Bien, au moins il ne me sous-estime pas. Que suis-je censée faire pour me sortir de cette situation ? Si je me dirige vers la porte le strigoï me tuera. Si je l’affronte j’ai une chance sur deux de m’en sortir. Ou alors rien de tout ça n’est réel, ni ce monstre, ni ce toit, ni même moi. Peut-être que je fais juste un cauchemar ? Et pour pouvoir se réveiller il faut toujours un choc violent. Alors je grimpe sur le bord du toit derrière moi, toujours sans lâcher du regard le strigoï. Tout me paraît si vrai et faux à la fois. Dans le meilleur des cas je me réveille et je reprends le cours de ma vie. Dans le pire des cas je perds la vie ce soir, mais est-ce vraiment un si grand mal ? Pas quand ma vie se résume à ça.

- Rien n’est réel...

Et sur ces derniers mots je tourne le dos au strigoï, me mettant face au vide. Je lâche le pieu que j’ai entre les mains, regardant une dernière fois sous mes pieds avant de fermer les yeux, prête à me laisser tomber en avant pour mettre un terme à tout ça. C’est étrange car même si ma vie est misérable, au fond j’espère simplement que je vais me réveiller après la chute.



Dernière édition par Freya Reyes le Jeu 16 Juin - 20:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Jeu 16 Juin - 3:49

Plus rien n'a de sens
Freya & Gallen

Est-ce que j’avais fais quelque chose de mal dans une vie antérieur et qui reviendrait me mordre le cul maintenant ? Non parce que je suppose que j’étais en droit de me poser des questions quand on voit ma vie actuelle. C’était la porte ouverte aux conneries et aux sorties spectaculaires, la dernière en date : ma sœur. Ma ‘Thémis qui avait disparu je-ne-sais-où. Partie pour se retrouver comme le disais sa lettre. Mon cul oui. Je suis persuadé qu’elle était parti faire une connerie et une grosse mais vu que j’avais pas pensé à lui coller un traceur au cul, je me retrouvais comme un con parce que je ne pouvais pas la suivre, je pouvais juste me ronger les sangs et espérer qu’elle ne ferait pas de connerie.

Ça doit être la centième fois que je le fais de la soirée mais je sors mon téléphone et jette un autre coup d’œil à ma boite mail. Pas de mail, pas d’appel, pas de texto… Aucune nouvelle quoi. Que des publicités à la con que je commençais à haïr… Ah non pardon, je ne commençais pas à les haïr, je les haissais déjà depuis des lustres. Je me trompais à force.
Je suis presque devant mon immeuble quand je dois faire un écart pour esquiver une forme féminine. Le temps que je relève les yeux, elle a déjà disparu. Totalement normal dans ce quartier, on se dépêche toujours de rentrer chez soi. Ce qui l’est moins, c’est la senteur qui monte jusqu’à mon odorat. Une odeur que j’ai senti des milliers de fois, dont je m’en suis repais quand j’étais amoureux… Et con. Mais l’un ne va pas sans l’autre. Que faisait Freya ici ? Ne m’avait-elle pas signalé qu’elle habitait un autre quartier ? Alors pourquoi se tenir ici plutôt qu’aux côtés de son moroï ?
Je ne devrais pas me poser toutes ses questions, c’est à partir de ce genre de moments que je commence à faire des trucs cons… Comme faire demi-tour pour essayer de retrouver la piste de Freya. Ouais, décidemment une mauvaise idée. Sauf que je suis bien trop curieux et idiot, j’ai besoin de savoir ce qu’elle fout là. La dernière rencontre s’était pourtant terminée sur de bons hospices. Adieu. C’était le meilleur des mots pour signifier ce qu’il restait de notre relation. C’était le point final. Mais on dirait qu’il allait falloir ouvrir une autre parenthèse pour ce soir.

Je me retrouve comme un idiot devant deux portes, deux immeubles, sans savoir lequel est le bon. Je prends celui de gauche, préférant monter directement sur le toit et ainsi, pouvoir observer le reste de la ville, plutôt que rester comme un idiot à attendre en bas. Je fais bien ou pas ? Je n’en sais rien parce que je me suis trompé d’immeuble. Je le remarque quand je suis tout en haut et que je peux voir, sur le toit voisin et légèrement en contrebas, Freya qui semble se parler à elle-même… A moins qu’elle n’ait une oreillette ? Enfin toujours est-il que son attitude n’est pas normale… A moins bien sur qu’en quelques mois, elle ait changé du tout au tout et qu’elle apprécie se balancer sur elle-même en se tenant les oreilles ? Mon ex ressemblait à une folle. Mais après tout, toutes les personnes que je rencontre sont zinzins, au moins elle rentre dans les rangs maintenant. Sauf qu’elle élève le niveau un peu plus. Je m’en rends compte quand elle brandit un pieu en argent face à un chat errant. Jusqu’où allait la folie ? C’était parfois une bonne question…

Je ne peux pas me contenter d’observer quand je la vois s’approcher dangereusement du bord. Qu’est-ce qu’elle compte foutre, bordel de dieux ? Elle va se jeter dans le vide ou quoi ? Sous mes yeux ? Elle était devenue folle, il n’y avait pas d’autres explications. Sauf que je n’allais pas la laisser se suicider sous les yeux d’un chat et sous les miens. Elle avait agis comme une idiote… Pour rester poli. Mais ça lui laissait pas le droit de se suicider. Tu vas vivre avec ça sur ta conscience tout comme je vis avec la mort de mon moroï sur la conscience, Freya.
Je prends mon élan avant de courir jusqu’au bord du toit pour sauter sur le prochain. Pendant un instant de doute affreux, je me demande si je vais finir dans le vide et si c’est pas moi, qui vais m’écraser comme une crêpe sur le sol. Crêpe Gallen, vous la voulez à quel goût messieurs mesdames ? Crêpe brisé ? Servi immédiatement à la six !
Sauf que c’est bon, je sens le sol sous mes pieds, à peine deux secondes plus tard. Pour ne pas me briser les os face à cette réception, j’enchaîne d’une roulade et me rétablis rapidement. Je ne prends pas le temps d’observer un peu plus autour de moi, je cours directement vers Freya, à temps pour ceintrer sa taille avant qu’elle ne bascule dans le vide et devienne, pour de vrai, une crêpe.

Pendant un instant, je ne dis rien, je ne fais que la tenir contre moi, son dos contre mon torse et mes deux bras autour de sa taille. Puis je recule en l’entraînant avec moi, l’éloignant du bord du diable. Je ne sais pas dans quel ordre j’agis. Je commence d’abord à crier ? Ou mes mains agissent en premier pour lui permettre de voir mon visage ? J’en sais rien et je dois dire que je m’en fous, j’ai de l’adrénaline à faire redescendre pour le coup.

« Bordel mais tu pensais à quoi Freya ? T’avais envie d’en finir ou quoi ? Y a des moyens beaucoup moins salissant et certainement moins douloureux. Pour toi comme pour les autres ! »

Pourquoi suis-je autant énervé d’abord ? Je ne le devrais pas. J’ai tiré un trait sur elle, sur notre relation, mais pas sur mes instincts apparemment… Il faut croire que mon corps agit avant mon cerveau, ce qui m’empêche de mettre le moindre filtre entre ma bouche et celui-ci. C’est très con parce qu’avouons-le, je ne tiens pas à reverser dans le sentimental avec elle, une fois m’a suffit…
Je reprends mon calme, respire profondément et m’éloigne d’un pas d’elle. Bien, conversation entre adulte, éloignement de cet antre du Diable et ensuite je rentrerais juste chez moi… Un bon programme non ?

« Qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? »

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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Jeu 16 Juin - 3:50



Plus rien n'a de sens
Gallen & Freya

Je n’en peux plus de toute cette folie, de ces hallucinations devenues mon quotidien. Qu’ai-je fais de mal à mon moroï pour qu’il m’inflige volontairement cette vie ? Le supplier d’arrêter d’user de son pouvoir ne le pousse qu’à le faire un peu plus. Un vrai petit con qui mériterait une raclée mais sur qui je n’ai pas le droit de lever la main. Malheureusement si je le quitte, c’est moi qui subirais les coups de mon père. Je n’en peux plus de tout ça, prise au piège entre ces deux hommes qui prennent plaisir à faire de ma vie un enfer. Je n’avais jamais souhaité la mort de qui que ce soit autre que strigoïs, mais c’était avant de devenir leur souffre-douleur et de ne pas être assez forte pour m’en sortir.

Est-ce que ce strigoï est bien présent ? Est-ce que je suis vraiment ici, au quartier sud et sur ce toit ? Ce ne serait pas la première fois que mes rêves me paraissent si réels, mais d’habitude je trouve toujours un bon moyen de me réveiller, là je ne vois rien de mieux que la chute du haut de ce toit. Alors je ne réfléchis pas aux conséquences que ça pourrait avoir, je monte sur le bord du toit, prête à me laisser tomber, à mourir ou me réveiller. Qu’est-ce qui serait le mieux au fond ? Je ne sais pas. L’un me permettrait d’être enfin libre et tranquille, l’autre me laisserait la possibilité de peut-être m’en sortir. Mais peut-on vraiment échapper à ça ? Rien n’est réel Freya, n’aies pas peur et laisse-toi aller, quoi qu’il t’attende en bas ce ne sera jamais pire que ce que tu vis.

Au moment où je commence à basculer en avant, des bras enserrent mon corps et me bloquent, m’empêchant de tomber dans le vide. La première chose à laquelle je pense, c’est que le strigoï était peut-être bien réel et m’a rattrapé pour me tuer lui-même, probablement en me vidant de son sang. Je tente de me débattre, de le repousser, pourtant ce ne sont pas des bras menaçants qui m’enlacent mais protecteurs. Je n’ai pas vraiment le temps de comprendre ce qu’il se passe, mes pieds regagnent le sol et je vois le visage d’un de ces fantômes devant moi, mais ce n’est pas sa voix... C’est celle de Gallen. Est-ce encore une mauvaise blague ? Dans ce cas ce fantôme l’imite à la perfection, même moi je n’aurais pas su faire si bien en matière de répliques. Puis peu à peu le visage se modifie, m’offrant les véritables traits de Gallen, la réalité enfin de retour, du moins c’est ce que je crois.

Je reste d’abord silencieuse face à lui, à sa colère et sa façon de me réprimander. Nul doute qu’il s’agit bien du vrai Gallen et de personne d’autre. Pourquoi as-tu fait ça ? Pourquoi me sauver la vie alors que tu me détestes tant ? Si tu m’avais laissé tomber au moins tu serais tranquille, définitivement débarrassé de moi. Si j’étais tombée je serais morte mais je n’aurais plus mal, plus peur, il n’y aurait plus rien et contrairement aux autres, je ne demande pas le bonheur, le vide m’irait déjà très bien. Je finis par reprendre complètement mes esprits lorsqu’il me demande ce qu’il m’est passé par la tête. Des tas de choses me passent par la tête Gallen, des tas de trucs auxquels tu ne croirais pas.

- Je ne voulais pas mourir Gallen, je voulais seulement me réveiller.

Hors de question qu’il me prenne pour une dépressive qui veut en finir avec la vie après tout le combat que je mène durement depuis des années. Alors c’est vrai, l’idée d’en finir m’est peut-être plus d’une fois passée par la tête, mais comme tu le vois je suis toujours là, bien que ce soir ce soit grâce à toi. Je devrais probablement te remercier d’ailleurs, mais j’en oublie les bonnes manières. Je ne veux pas mourir Gallen, la seule chose avec laquelle je veux en finir, ce sont ces hallucinations, pas ma vie, mais j’imagine que tu ne comprendras pas de quoi je veux parler.

- D’ailleurs comment es-tu apparu là ? Comment je sais que c’est bien toi ? Pourquoi est-ce tout ça serait réel ?!

Tu peux me prendre pour une folle, je le suis après tout, mais reconnais que ta présence ici est un peu suspecte en sachant que l’on s’était dit adieu. Peut-être est-ce encore mon esprit qui me joue des tours pour me maintenir captive de cette fausse réalité, ce ne serait pas la première fois après tout. Je n’en peux plus de toujours mélanger le vrai et le faux, c’est énervant, épuisant.




Dernière édition par Freya Reyes le Jeu 16 Juin - 20:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Jeu 16 Juin - 3:50

Plus rien n'a de sens
Freya & Gallen

Où s’arrête la folie pour que démarre la réalité ? Y a-t-il réellement une limite ? Peut-être pas. Pas pour elle en tout cas. Brandir un pieu face à un chat, une réaction de surprise qui est compréhensible. Rester sur ses gardes ? C’est déjà moins compréhensible. S’approcher du bord ? Voilà bien une idée qui est putain de merdique. Ne comptes pas sur moi, Freya, pour t’observer te suicider. Je ne sais pas ce qui m’anime face à toi. Je ne sais pas si c’est la haine qui me vient, je ne sais pas si ces picotements qui m’envahissent et qui ressemblent à une séance d’apuncture sont le signe de la haine ou de la peur. Je ne sais pas et je ne compte pas m’arrêter là-dessus. Mais je compte bien te sauver de la mort si c’est elle que tu désires. Tu n’aimeras pas mon sauvetage mais je n’en ai que faire, je ne te laisserais pas mourir. Peu importe ce que cela voudrait dire.

Je saute sur l’immeuble où se trouve Freya, réussissant ensuite à la rattraper juste à temps. Juste avant qu’elle ne tombe. Comment aurais-je réagis si elle m’avait glissé entre les doigts ? Je ne le sais pas mais je ne veux pas y penser. Le serrement que je ressens, au niveau de mon cœur, est bien trop significatif. Laissez donc à mes sentiments le temps de se cacher, laissez moi la force de garder mon masque ce soir, jusqu’à ce que le masque colle à la réalité…

Je ne peux pas retenir les mots qui me viennent naturellement et je lui demande, à ma façon, si elle souhaitait réellement devenir une crêpe. Parce que bordel, c’est à ça que cela ressemblait. Elle me répond qu’elle voulait juste se réveiller, ce qui déclenche, je l’avoue, un rire un peu hystérique sur les bords, de mon côté. Te réveiller ? Bordel t’es plutôt bien réveillé, c’est moi qui devrait regarder si je dors pas. Y a pas d’autres explications aux merdes du jour. Je regarderais dans mon miroir en rentrant tiens ! Si j’ai pas de reflet, alors ouais, c’est que je rêverais totalement… Ou que j’aurais consommé du shit sans m’en rendre compte. Remarque, avec moi, c’est totalement possible. Bref, concentration avant que je n’explique l’allégorie de la représentation des rêves… Ouais de la philosophie. A cette heure… Mon cerveau part en cacahuètes, pas d’autres explications.

« Tu te serais certainement pas réveillée en te transformant en gâteau écrabouillé. Tu serais juste devenue une crêpe. »

Ouais, ma voix est légèrement lasse mais c’est mieux que la colère, ne trouves-tu pas ?
Même si je fais mine de n’en avoir plus rien à foutre, je ne peux pas m’empêcher de chercher un quelconque signe de blessure sur ton corps. Tu as tenté de te battre contre un ennemi imaginaire mais peut-être y en a-t-il eu un vrai, un peu plus tôt ? En tout cas, tu n’as pas de signe de griffure, morsure ou autre… Mais après, tu as peut-être une fracture non visible ? Et dans ce cas, je n’ai pas de vision X alors que tu ais une fracture, un œdème ou même une luxation, je ne me rendrais compte de rien.
Tu me coupes dans mon délire, quand tu commences à parler de ce qui est réel et ne l’est pas. Frapper son ex petite amie pour lui faire comprendre la réalité de la chose, est-ce une si mauvaise idée face à ce début d’attaque de panique ? J’avoue que je me pose sérieusement la question… Mais je me retiens, préférant déposer ma main contre sa nuque et la forcer à lever les yeux vers moi. Est-ce que ce contact, physique et visuel, te calme autant qu’il le faisait avant ? Je ne sais pas mais je suppose que ça vaut le coup d’essayer…

« Calmes-toi, arrête de paniquer. Ce contact est réel, concentres-toi sur lui et renvoie ta panique à la niche, avant que je ne m’en occupe d’une façon plus percutante. »

Mauvaise idée, très certainement. Je ne sais pas comment je m’en serais occupé mais les faits sont là… Ca aurait été une putain de mauvaise idée. Bref, si tu veux une autre preuve que c’est bien moi, je vais t’en fournir une.

« Tu connais un autre mec que moi, qui puisse mettre dans la même phrase le mot dinosaure, Strigoï, vieux croûton et dire que c’est du pareil ou même ? »

Oui j’exagère légèrement… Mais si on m’avait laissé le temps, je ne doute pas que j’aurais pu faire ce type de phrase… Bah en fait, je l’ai fais, d’une certaine façon alors bon… Si ton imagination arrivait à faire ce genre de trucs, je pense que j’aurais été tenu au courant. C’est toujours toi qui avait les pieds sur terre, entre nous deux, Freya… Je pense pas que ça ait changé à ce point. Alors dépêches-toi de redescendre sur terre… Que je puisse retirer ma main avant d’avoir l’impression d’être soudée à toi. Oh et j’aimerais bien cligner des yeux aussi… Éventuellement. Ca serait sympa…

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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Jeu 16 Juin - 3:51



Plus rien n'a de sens
Gallen & Freya

Vais-je mourir ce soir ? Si tout ceci est réel et que je saute alors oui, je perdrai la vie, mais c’est un risque que je suis prête à prendre car je suis sincèrement persuadée être en train de rêver. Il faut juste que je me réveille. Sauf que quelqu’un en a décidé autrement, apparemment Gallen, ou alors une autre part de mon imagination. Pourquoi m’avoir sauvé alors que tu m’avais fait tes adieux lors de notre dernière rencontre ? En admettant que tout ça soit réel, tu serais enfin débarrassé de moi comme tu l’as demandé, tu ne me reverrais plus jamais, tu ne serais plus torturé. Alors pourquoi me fais-tu la morale ? Pourquoi ris-tu de moi ? Je voulais juste me réveiller Gallen. Je veux juste sortir de cet enfer.

Tu finis par reprendre ton sérieux mais moi je n’ai pas repris mes esprits. Qu’est-ce qui me dit que nous sommes dans la réalité ? Est-ce que nous sommes bien dehors sur ce toit ? Est-ce que je suis réellement blessée à la jambe ? Est-ce que si tu ne m’avais pas retenu je me serais réveillée ? Dis-moi comment est-ce que je fais pour savoir ce qui est vrai et ce qui est faux dans tout ça ? Ne te moque pas de moi Gallen, tu n’imagines même pas le quart de ce que je vis depuis que je t’ai quitté et c’est pire de jour en jour. Je n’en peux plus de cette vie, je n’arrive plus à supporter tout ça, alors au final est-ce que ça aurait si mal que je ne me réveille jamais ? Je ne pense pas, tout le monde me déteste de toute façon et moi je suis juste une folle de plus sur Terre.

Sa main se pose contre ma nuque, un geste que je ne m’attendais pas à recevoir, un geste qui m’a toujours calmé auparavant. Mon regard est plongé dans le sien et j’essaie de me calmer, d’arrêter de paniquer comme il me le demande. Il parvient même à me faire esquisser un sourire l’espace d’une courte seconde. Est-ce que c’est bien toi ? Est-ce que c’est bien vrai ? Je dois dire que tu uses d’arguments vraiment... convaincants. C’est vrai que même si je te connais bien, je ne pense pas que mon esprit aurait été capable de créer une phrase avec une telle tournure, ou alors je suis encore plus folle que je ne le pensais. Deux fous réunis, nous voilà bien tous les deux. Je ne le lâche toujours pas des yeux, continuant de respirer à grands coups, me disant que c’est peut-être bien la réalité finaleent, mais j'ai surtout envie de me jeter dans ses bras.

Oui, j’ai envie que tout redevienne comme avant, pouvoir me réfugier entre tes bras lorsque les choses vont mal, pouvoir me confier à toi lorsque quelque chose me pèse sur le cœur. J’ai toujours détesté les secrets, surtout avec toi et depuis que je t’ai raconté à quel point ma relation avec mon père était mauvaise, je n’ai plus su garder le moindre secret pour toi, jusqu’à cette fameuse nuit où tu crois encore que je t’ai trahis. Comment pourrais-je te forcer à me prendre dans tes bras alors que tu me détestes ? Ma main se pose sur son bras et je crois que c’est notre premier vrai contact depuis cette nuit-là. Les larmes me montent aux yeux et malgré tous mes efforts je n’arrive pas à les maintenir, je n’en peux plus de tout garder en moi Gallen. Désolée de ne plus être à la hauteur de l’image de guerrière que tu as toujours eu de moi. Désolée d’avoir été si mauvaise pour toi.

- Je suis fatiguée Gallen... Je m’étais promis de toujours me battre, je t’avais promis de ne jamais baisser les bras peu importe les épreuves mais je n’y arrive plus, je n’arrive plus à me battre toute seule.

Je ne veux pas que tu aies pitié de moi Gallen, tu sais à quel point j’ai toujours eu horreur de ça, mais je veux juste que tu comprennes. J’aimerais tellement que tu comprennes tous ces secrets sans que je n’ai besoin de te les dire. Pourquoi est-ce que c’est toujours si compliqué ? Pourquoi est-ce que la vie est une telle emmerdeuse avec nous ? J’aurais tellement aimé que les choses se passent autrement. J’aurais aimé qu’on puisse partir tous les deux loin d’ici, sans moroï à notre charge, juste tous les deux tels des égoïstes mais au moins on aurait été heureux.

- Je n’en peux plus de toutes ces folies, je n’en peux plus que tu me détestes. J’aimerais pouvoir vivre juste un jour comme avant, sans hallucinations, sans cette rancœur. Je suis tellement désolée d’avoir tout gâché entre nous... J’ai besoin de toi Gallen. J’ai toujours eu besoin de toi.

Est-ce une sorte de déclaration ? Je ne sais pas. Est-ce que ça y ressemble ? Peut-être un peu, mais ce sont surtout des excuses pour tout ce qu’il s’est passé entre nous. Je t’en prie Gallen, ne me tourne pas le dos ce soir, ne m’abandonne pas, j’ai besoin que tu me maintiennes dans cette réalité, j’ai besoin que tu sois à mes côtés. Je me laisse tomber au sol, incapable de tenir debout plus longtemps entre la douleur à ma jambe et l’épuisement. On dirait que c’est le moment pour toi de choisir Gallen : partir ou bien rester.



Dernière édition par Freya Reyes le Jeu 16 Juin - 20:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Jeu 16 Juin - 3:51

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Freya & Gallen

Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de la guerrière que j’ai toujours connu ? A moins que celle-ci n’est jamais existée ? Je ne sais plus qui tu es, Freya. Es-tu celle que j’ai cru connaître ? Cette femme taquine et sure d’elle ? Ou alors la femme égoïste que j’ai cru apercevoir lors d’une des pires nuits de ma vie ? Ou peut-être es-tu, celle, désillusionnée que je crois voir ce soir ? Tout n’est qu’affaire de perception ce soir et je n’ai pas l’impression de percevoir la réalité. Et j’ai l’impression que tu en es toi-même éloignée. Tu me demandes même si nous sommes dans la réalité. A toi de me le dire. Je suis dans la réalité, moi, et toi ? Je te donne un repère, à toi d’en faire ce que tu souhaites. Remontes à la surface ou laisses-toi couler, t’es la seule à pouvoir t’en sortir. Je ne serais plus le gardien vaillant qui braverait tous les dangers pour te sauver le cul. Je l’ai été une fois, je me suis détruit à l’être, je ne me laisserais plus avoir. Je te tendrais la main mais ça sera tout.

Ta main se pose sur mon bras et je ne peux pas m’empêcher de me tendre légèrement et je cligne enfin des yeux. Putain que ça fait du bien, mes yeux commençaient à me brûler et à me traiter de tous les noms ! Je déteste ce contact, mais je déteste surtout ce qu’il fait naître en moi. Cette sensation de nostalgie, ce fantôme de tendresse… Je veux le fuir au plus vite. Il faut que cette rencontre se termine rapidement car je risque de devenir acide pour me défendre. Je ne veux plus ressentir cela pour toi. Plus jamais. Je ne veux plus me laisser engoncer dans mes sentiments. Une fois, honte à toi. Deux fois, honte à moi après tout…

Tu reprends la parole, m’assommant de paroles qui n’ont de sens que dans ta tête. Fatiguée de te battre, je peux le comprendre. Parfois, j’ai eu envie de baisser les bras mais j’ai toujours trouvé un moyen de me rattraper. Tu m’as rejetés, tu as peut être rejeté toutes autres personnes souhaitant te tendre la main, mais alors c’était à toi de trouver une raison de te battre. Visiblement, tu veux te raccrocher à ma main mais je ne sais pas si je souhaite de nouveau tendre le bras pour te rattraper. Je ne tiens pas à me laisser entraîner… Par des sentiments ou une situation merdique comme celle que tu as l’air de vivre en ce moment. On dirait que la situation s’est inversée, pour une fois, c’est pas moi qui suis dans la merde noire, c’est toi… Et je suis pas sûr d’aimer le changement, même si je m’étais promis de ne plus me préoccuper de toi… Mais faut croire (attention, méga scoop de la mort qui tue…) je n’arrive pas à tenir mes promesses face à toi. Ouais, j’avais promis un scoop et s’en est pas un. Mea culpa comme on dit.

« Si t’avais tant eu besoin de moi, Freya, t’aurais fais en sorte de garder le contact. T’aurais tentée de communiquer, tu ne m’aurais pas laissé pendant tout ce temps… Je ne comprends rien à ton histoire d’hallucination par contre. Et je ne pense pas que je puisse t’aider là-dessus de toute façon. »

Tu voudrais que je fasse quoi ? Une danse rituelle pour écarter les mauvais esprits ? Oublies tout de suite cette idée, tu ne me verras jamais danser, et certainement plus pour toi… On a changé tous les deux, visiblement, tu as obtenu un raz le bol de la vie alors que je tente toujours de me battre pour gagner contre elle… Mais est-ce que je dois t’abandonner pour autant ? Bon sang, toutes ses questions finissent par me donner mal à la tête. T’abandonner, résister et rester. Les mêmes questions qui tournent en boucle finalement.
Je finis par relâcher ta nuque, continuant à te regarder droit dans les yeux. Je pourrais faire demi-tour, maintenant que je sais que tu auras la vie sauve, au moins pour ce soir… Mais je ne désire pas ta mort, ni ton désespoir. Point commun ou différence entre nous deux ? Je ne sais pas. Et faut que j’arrête de me poser des questions avant de surchauffer.

« Je ne te déteste pas vraiment. Pas complètement en tout cas. Mais je ne te fais plus confiance. A toi de me prouver que je pourrais te refaire confiance en tant qu’amie. Et à toi de te battre de nouveau pour ne plus être seule. Personne ne pourra faire le boulot à ta place, Freya. »

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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Jeu 16 Juin - 3:53



Plus rien n'a de sens
Gallen & Freya

Je suis désespérée Gallen, tu y crois ? Moi qui me suis toujours battue, moi qui faisais toujours en sorte d’emmerder la vie et ses malheurs et de sourire pour prouver que je tiendrais le coup coûte que coûte. Où est donc passé cette Freya là ? Car crois-moi, j’aimerais bien la retrouver. Elle n’avait certes pas une vie de rêve, mais elle ne s’en plaignait pas et c’était beaucoup mieux qu’aujourd’hui. Est-ce qu’il y a de l’espoir pour que les choses s’arrangent ? Dis-moi que oui, autrement autant mettre fin dès à présent à mes jours. Je ne suis pas une défaitiste, tu me connais, toujours battante jusqu’à la fin, mais là les choses sont différentes, là je devrais déjà être morte. Tu me relâches, rompant ce contact entre nous, mais je n’ai pas envie que tu partes. J’ai besoin de toi Gallen, tu es la seule bonne chose dans ma vie, étais du moins, et j’aimerais que ça redevienne le cas.

Les reproches reviennent, encore. Je crois que je vais finir par exploser à force de recevoir des reproches, entre mon moroï, mon père et toi... Pourtant ce sont les tiens qui me font le plus de mal, peut-être parce que parmi les trois tu es le seul dont l’avis compte, le seul à qui je tiens. Tu as raison Gallen, j’aurais dû garder le contact, mais je n’y arrivais pas, j’étais en deuil pour notre enfant et d’une certaine façon aussi en deuil pour moi-même. C’est vrai, tu ne comprends pas de quoi je parle, je ne t’ai jamais dit la vérité sur ce qu’il s’est passé cette nuit-là. Est-ce que ça arrangerait les choses que je t’en parle ? Ne me détesterais-tu pas plus ? Je n’ai pas envie de te faire souffrir après tout ce que tu as déjà traversé.

Je ne sais pas pourquoi tu restes encore à mes côtés, j’ai l’espoir que tu tiennes encore un peu à moi, au moins tu ne me détestes pas complètement, j’imagine que c’est toujours ça de bon à prendre. Voilà à quoi nous en sommes réduits, si ce n’est pas triste. Je ne suis pas sûre que tu puisses me faire confiance Gallen, pas alors que je te cache continuellement ce secret, pas alors que je te mens, même si c’est pour te préserver. Je ne suis pas non plus sûre d’avoir la force de me battre encore. Tu vois Gallen ? Je suis une épave. Tu peux le dire, je le reconnais, cette Freya là est bonne à jeter.

- Je ne voulais pas rompre le contact, mais je devais le faire pour toi. J’aimerais retrouver ta confiance Gallen, mais je ne peux pas te dire...

« Tu veux qu’il souffre encore ? »

« Petite égoïste ! »

« Tu ne dois pas le lui dire, tu as promis de te taire. »

Mon visage se tourne à droite à gauche vers les voix que j’entends, vers les silhouettes qui se rapprochent de Gallen, menaçantes. Non laissez-le tranquille ! Partez ! Je me recule et me laisse glisser par terre le long du muret, baissant la tête en fermant les yeux et en plaquant mes mains contre mes oreilles. Je ne veux pas qu’ils lui fassent du mal.

- Je ne suis pas égoïste ! Je ne lui dirais rien ! Je ne veux pas qu’il souffre encore !

On dirait une folle qui se parle à elle-même, c’est un peu le cas, du moins du point de vue de Gallen, mais que voulez-vous, paraître folle est devenu mon quotidien de toute façon. Allez-vous en maintenant, partez ! Laissez-moi gérer la situation ! Leurs murmures perdurent mais sont trop loin pour que j’entende clairement ce qu’ils disent. Ce que j’entends parmi toutes ces voix en revanche, ce sont ces pleurs, des pleurs de bébé. Etes-vous donc si cruel ? On dirait bien. Je continue de fermer les yeux malgré les larmes qui coulent le long de mes joues. Je continue de me boucher les oreilles malgré les pleurs de cet enfant, mon enfant ? Il est mort... Il n’a jamais existé.

- Faites-le taire ! Je ne veux pas l’entendre ! Je ne veux pas qu’il souffre lui aussi... Calmez-le...


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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Lun 27 Juin - 17:55

Plus rien n'a de sens
Freya & Gallen

Deux étrangers maladroits. Voilà l’image qu’on doit renvoyer au monde, une telle tristesse. Depuis quand deux personnes qui se sont connus aussi intimement que nous deux peuvent prétendre étrangers ? Je suppose que ça a du avoir lieu quand tu m’as menti et que t’as permis une mort innocente. Je l’ai permis aussi, j’ai joué au con, je me suis brûlé les ailes et tel Icare, je me suis scratché vitesse grand V. Pas forcément le meilleur moment de ma vie d’ailleurs. Et maintenant que je peux prétendre retrouver une vie plus ou moins normale, tu te ramènes et tu envahis de nouveau ma vie, prête à me hanter. Prête à prendre une place trop importante pour ma santé mentale. Je déteste ça. Tellement… Et pourtant, j’arrive pas à sectionner tous les liens, je dois être trop con. Bon en même temps, je tiens pas à ce que cette section signifie que tu te tues, donc je suis peut-être pas con, juste trop humain ? Oh et puis tout ce qui est philosophique me passe par-dessus la tête.

Je t’ancre dans la réalité mais toi, tu m’ancres un peu trop dans le passé. Je veux avancer. Je ne sais pas si je veux te faire confiance mais je ne veux plus me perdre à repenser au passé. Avec toi, j’ai appris à être prudent, un peu trop peut-être, dans mes relations. A faire attention malgré mon contact facile. Est-ce qu’à ton contact, je pourrais réapprendre à faire confiance ? Va savoir. Mais je ne pense pas. Pas après que tu ais trahis tout ce en quoi je croyais. Mais les surprises sont partout après tout…
Alors oui, si tu le peux, permets-moi de te refaire confiance mais c’est un chemin que t’arpenteras seule. Auparavant, je me serais tenu à tes côtés, je t’aurais aidé. Ce n’est plus mon rôle, ni mon envie. Je suis peut-être un peu trop bon, mais pas un peu trop con. Je ne tiens pas à me brûler une deuxième fois à ton contact. Je relâche le contact physique, mais pas visuel. Je vois le combat dans tes yeux, Freya, j’ai toujours su voir ce qui te retenait, mais je n’ai jamais su comprendre avant qu’il ne soit trop tard. Je sais qu’il se passe quelque chose mais je ne peux pas le nommer. Ça sera à toi de le nommer pour nous deux si tu y tiens réellement. Si tu tiens à retrouver une part de notre lien…

Tu reprends la parole, tu me dis des mots qui ne sont pas forcément compréhensible. J’ai l’impression qu’il y a un filtre entre nous, qui m’empêche de te comprendre. Ou alors, je suis devenu nul pour te déchiffrer. Ça marche aussi cette connerie. Quand à savoir laquelle des deux options est la bonne… En fait on s’en fiche. Le résultat, c’est que je te comprends pas et que t’as l’air d’une folle à secouer la tête dans tous les sens. Je sais pas trop ce que tu cherches à fuir, ce que tu cherches à faire non plus remarque, mais je sais que je ne vais pas te laisser te perdre même si je le regretterais ensuite. « Je ne peux pas », voilà bien des mots qui n’ont jamais fait parti de notre vocabulaire ! On serre les dents, on surmonte les problèmes, on se blesse, on se fait du mal mais on réussit toujours à se relever ! C’est ce qui est sensé nous définir et je ne compte pas changer ce point. Ni maintenant, ni jamais. Donc je ne comprends pas ce que tu as mais je suivrais le mouvement, jusqu’à comprendre. Je te donnerais les armes et ensuite, on verra bien ce que t’en feras.

Je m’agenouille, l’entendant continuer à parler, apparemment à quelqu’un. Sauf qu’à moins d’être devenu aveugle, sourd et tout ce que vous voulez, j’aurais repéré si y avait quelqu’un d’autre que minou avec nous. Et en l’occurrence, on est seuls. Mais le numéro de Lady la Folle est plutôt bien réussi, je dois l’avouer. Chapeau bas, Freya.

« Je sais pas à qui tu causes, Freya, mais il serait temps de revenir dans la réalité, où y a personne pour te causer. Et si c’est à moi que tu ne veux pas causer, je crois que j’ai mon mot à dire. »

Est-ce qu’elle m’entend pas ou est-ce qu’elle me snobe ? Allez savoir avec Freya. Enfin bon, en attendant, je me sens un peu comme un con parce qu’être agenouillé face à elle et regarder ses cheveux… Eh bien, ce n’est pas le summum de la communication. En fait, je me sens plutôt à des milliers de kilomètres de son esprit, on dirait qu’elle n’ait pas vraiment là. Soit une très très bonne comédie… Soit la vérité. Et aux dernières nouvelles, Freya ne sait pas forcément faire dans le mensonge à long terme, or là, c’est du beau. Bref, faire confiance en mon instinct ou pas ? Avec cette femme, je sais pas si c’est le bon choix mais bon…
Quand elle commence à me dire de le calmer, de le faire taire, j’avoue, je me demande de quoi elle cause. Elle est la seule à parler là donc bon… Mais après tout, on n’éduque pas les fous… Ah non, c’est pas le bon proverbe. Bon bah tant pis, il fera l’affaire pour cette fois.

« Je veux bien faire taire quelqu’un mais à part toi et moi, y a personne qui cause dans le coin, Jane d’Arc. Ouvres les yeux et tu le verras toi aussi. »

Ma main se tend, presque contre ma volonté, pendant que j’essuie une de ses larmes. Freya, qui pleure. Ça aussi c’est une association totalement pas normale. Finalement, c’est peut-être moi qui rêve, qui dérive. Peut-être que mon imagination joue contre moi et que c’est moi le fou. Mais je pourrais me poser toutes ses questions plus tard, pour l’instant, y a, possiblement, quelqu’un d’encore plus fou que moi devant moi qui attend la bouée de sauvetage. Bon on n’est pas en mer, ni sur un navire, mais on a compris l’image.

« Parles-moi, expliques-moi ce qui se passe dans ta tête. »

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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Dim 24 Juil - 14:49



Plus rien n'a de sens
Gallen & Freya

Pourquoi est-ce que tout a dérapé à ce point ? Dis-le moi Gallen, j’aimerais comprendre ce que nous avons fait de mal pour avoir mérité une telle suite. Je donnerais tout pour retourner en arrière, partir loin d’ici, loin de mon père, loin de mon moroï. Te souviens-tu de cette fois où on rêvait d’évasion ? Tu pensais qu’on finirait par s’ennuyer, moi je pense qu’on aurait pu mener la belle vie. Tu aurais été papa, on aurait eu un magnifique enfant qu’on élèverait ensemble, on lui apprendrait à se battre et à faire de la moto tout en se souciant de sa santé. On aurait pu former une belle petite famille, on aurait pu être heureux... On aurait dû être heureux. Mais tout ça nous a été violemment arraché et que nous reste-t-il aujourd’hui ? Plus rien, rien de bien en tous cas. J’aurais tellement aimé avoir cette vie et regarde nous à présent, tous les deux malheureux, tous les deux avec nos cicatrices, avec des morts sur la conscience. On a échoué Gallen. On a lamentablement échoué dans notre avenir.

Penses-tu qu’il y aurait une chance que les choses puissent aller mieux ? Que notre présent puisse devenir meilleur ? Dis-moi que c’est possible Gallen, sinon je ne tiendrais pas, je ne supporte plus ce quotidien, ces fantômes, cette folie et ce désespoir. J’ai besoin de toi Gallen, j’ai besoin de pouvoir tout te dire, j’ai besoin qu’on reparte à zéro mais ils ne veulent pas. Je n’ai pas le droit de te révéler la vérité, je n’ai pas le droit de te faire encore plus souffrir, je ne veux pas être un tel monstre pour toi. Pourquoi est-ce que les choses ne peuvent jamais être simples ? Apparemment on aime bien faire dans le compliqué, ou plutôt le compliqué s’impose toujours à nous.

Je me laisse tomber au sol, essayant de faire taire ces voix, de les chasser. Taisez-vous ! Je ne suis pas comme ça, j’ai toujours voulu le meilleur pour Gallen, arrêtez de mentir ! Il a le droit de savoir. Mais savoir le rendrait malheureux... Qu’est-ce que je suis censée faire Gallen ? J’ai toujours détesté te mentir, je n’ai jamais été très douée pour ça, mais là c’est bien trop, j’ai peur de te détruire, je n’ai pas envie que tu finisses comme moi. J’entends à peine la voix de Gallen qui me parait si lointaine alors qu’il se trouve juste à côté, mais celles dans ma tête sont bien plus fortes et couvrent la moitié de ses mots. Ils sentent que j’ai envie de craquer et n’arrêtent pas de hurler qu’il va me détester, sachant très bien que je ne supporterais pas sa haine. Je ne veux pas qu’il me déteste...

Puis viennent les pleurs de ce bébé qui me transcendent, m’arrachent le cœur. Leur cruauté n’a donc aucune limite ? On dirait bien. J’ai tellement mal et pourtant personne ne m’a touché, mais mon cœur se tord à chacun de ces cris d’enfants car je suis persuadée que c’est le mien, qu’il s’agit des pleurs de mon bébé décédé. Je ne veux pas qu’on lui fasse du mal. J’aimerais pouvoir le calmer mais il n’y a qu’eux qui peuvent le faire. Faites-le taire je vous en prie, arrêtez de le faire pleurer, calmez-le, je veux qu’il soit heureux... Mes yeux s’ouvrent lorsque je sens ce nouveau contact avec Gallen, lorsqu’il essuie mes larmes et aperçoit mon regard terrifié. Tu ne l’entends pas, n’est-ce pas ? Tu n’entends pas notre enfant pleurer. Je garde mes mains plaquées contre mes tempes mais entends parfaitement les mots de Gallen qui veut que je lui explique ce qu’il se passe, le pauvre ne doit rien comprendre.

- Ils le font pleurer parce qu'ils ne veulent pas que je parle... Il hurle parce qu’il a besoin de ses parents mais ils ne sont pas là, il est tout seul... Il est tout seul alors que je devrais être avec lui.

Après tout je suis morte moi aussi, j’aurais dû le rester, j’aurais été là pour mon enfant, j’aurais pu le bercer alors qu’il pleurait, mais d’ici je ne peux rien faire et il continue de crier. Suis-je un tel monstre pour avoir abandonné mon bébé seul dans l’au-delà ? Est-ce qu’au moins ce que je pense a un sens ? Je ne sais même plus. Les voix ont cessé de parler, elles savent que c’est trop tard, que je vais lui dire, mais le bébé lui continue encore et toujours de pleurer, leur dernier espoir pour me faire craquer. Pourtant je dois lui dire, il a le droit de savoir, même s’il me détestera probablement... De nouvelles larmes coulent le long de mes joues alors que je commence à reprendre la parole.

- Je t’ai menti Gallen... J’ai menti parce que je ne voulais pas que tu me détestes encore plus, je ne veux pas que tu souffres. Si je ne suis pas venue cette nuit-là, ce n’est pas à cause de mon moroï.

Tu sais de quelle nuit je parle, pas besoin de le préciser, la nuit où tu as perdu ton moroï, cette même nuit où en réalité tu as perdu bien plus que ça. Les larmes continuent de couler à flot le long de mes joues, je crois n’avoir jamais pleuré autant, mais même les coups étaient plus supportables que cette triste vérité. Il faut que je lui dise tout d’une traite, sinon je n’arriverais jamais à finir, alors je m'empares de ses mains pour me donner le courage de continuer et reprends la parole, ne le laissant pas m’interrompre.

- Je suis repassée par chez moi avant de te rejoindre et il était là... Il avait trouvé le test, il... Il était devenu fou, il disait que je faisais la honte de la famille et qu’il ne me laisserait pas ternir son image. J’aurais dû réussir à le protéger, pardonne-moi Gallen, je voulais le sauver... Je voulais le sauver de ce monstre, mais je suis restée figée quand j’ai vu le sang couler de mon ventre. Je voulais juste qu’on soit heureux et il a tué notre bébé, il nous a tué tous les deux cette nuit-là...

Comprends-tu maintenant ? Désolée d’être si directe, ou peut-être ai-je mal expliqué la situation, je ne sais pas, je ne pense pas réussir à faire une meilleure révélation que celle-ci. Comprends-tu pourquoi je ne suis pas venue ? Comprends-tu pourquoi est-ce que j’entends et vois toutes ces choses ? Tu dois comprendre Gallen, tu dois me croire.

- Je n’ai pas pu le protéger... Pourquoi est-ce qu’on a pu me ramener et pas lui ? J’ai abandonné notre bébé et maintenant il n’arrête pas de pleurer... Je ne sais pas quoi faire pour le calmer Gallen...


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MessageSujet: Re: Plus rien n'a de sens   Sam 13 Aoû - 1:22

Plus rien n'a de sens
Freya & Gallen

Qu’est-ce qui se passe dans sa tête ce soir ? Je veux dire, les femmes ont toujours été incompréhensibles, Freya n’était qu’à moitié compréhensible à mes yeux la plupart du temps lais là elle est devenue totalement… Bah incompréhensible. Bizarre. Chelou. Folle. Ouais je sais, y a deux adjectifs qui se ressemblent, c’est pour marquer l’évidence. Bref, Freya a une attitude encore plus étrange qu’étrange, une attitude qui ne lui ressemble pas. Et elle me demande de me taire aussi. Ou en tout cas, elle demande le silence. Alors que c’est déjà le silence. Y a que moi pour trouver ça bizarre ? Je suis sur un toit, avec mon ex, mon ex qui pète les plombs et qui entend des voix… Est-ce qu’on fait plus bizarre ? Nan, s’il te plait, Dieu, t’as pas besoin de me prouver qu’on peut faire plus bizarre ! Je retire ma question.

Au final, je tente de rencontrer le regard de Freya pour ne voir que ses cheveux. Toujours aussi beaux mais pas forcément les interlocuteurs les plus… Sensibles que je connaisse. Donc, je lui demande de tout m’expliquer et là, miracle des miracles, elle ouvre les yeux et me parle. Bon, c’est peut être le contact aussi qui aide ? Enfin, en attendant je compte bien jouer à 1,2,3 silence là. Pas un mot. Je ne compte pas la couper alors qu’elle parle enfin. Bon c’est pas trop compréhensible… Mais c’est déjà mieux que tout à l’heure. Bref, je commence maintenant à porter de l’attention à ses propos, genre vraiment de l’attention. Et du déchiffrage. Beaucoup de déchiffrage.
Visiblement, la première partie parle d’un gosse. D’un gosse qu’on fait hurler. Et qu’elle pense devoir rejoindre. Pourquoi ? Aucune idée mais hey ! Déjà j’ai découvert qu’on parlait d’un gosse sans parent, c’est déjà ça non ? Oh et puis y a aussi la partie où faut pas qu’elle parle… Eh bien là-dessus, je proteste. Bon certes, quand elle parle, je n’y comprends pas grand-chose mais je préfère ça au silence. Ouais, on est bien loin de l’indifférence promise… Mais je ferais un effort là-dessus quand j’aurais compris la situation.
Ma main se déplace d’elle-même sur sa joue quand je vois d’autres larmes, un réflexe que je ne contrôle et que je réfléchis à stopper. Mais vu que ça a l’air de la toucher… Eh bien, je ne compte pas jouer au salaud, pas même avec celle qui a détruit une part de ma vie. Du coup, je continue à me taire et à ouvrir mes oreilles. Enfin, dans le sens imagé du terme bien sur.

Je sens que la partie la plus dur du récit va commencer alors je double mes efforts pour me taire et juste écouter. Et le premier mot qui choque vraiment sort. Mensonge. Où encore ? Il y a eu déjà tellement de mensonges… Visiblement, tu veux repartir sur des sujets sensibles, je ne sais pas si c’est le meilleur des choix mais je ne t’interromprais pas. Même si reparler de cette nuit-là n’est pas ma meilleure expérience. J’avais laissé l’amour m’aveugler, aveugler mon sens du devoir… Et toi dans tout ça ? Visiblement, ce que tu m’avais dit été faux. Alors où est la vérité ?
Je sens la froide étreinte de tes mains sur les miennes, ce qui me fait revenir à la réalité, ce qui me permet de plonger mon regard dans le tien, ce qui me permet d’être prêt, tout du moins c’est ce que je croyais. Test. Fou. Famille. Sauver. Sang. Bébé. Mort tous les deux. Je ne capte que quelques informations. Quelques informations qui ne font aucun sens. Certes, sont fêlés dans ta famille Freya, quoi que ma mère n’est pas mieux mais… Tu me l’aurais dis si tu avais été enceinte. Tu me l’aurais dis s’il y avait eu le moindre problème avec cet enfant ? Non ? Ou alors j’ai si peu de ta confiance. Tu m’avais parlé de me protéger mais tu sais tout de même que j’ai les épaules bien assez larges pour encaisser même le pire. Tout plutôt que le mensonge. Même ce qui est douloureux. Surtout ce qui est douloureux. Et cette histoire de deux morts ? Je ne comprends Freya. Je ne comprends pas pourquoi tu m’as menti. Je ne comprends pas tes mots. Je ne veux pas leur donner de véritable sens. Mais en même temps… Tu le sais, je ne suis pas du genre à fuir. Alors, je reste là. Je tente d’encaisser. De comprendre. Et tu continues à parler, à parler de ce fantôme qui n’est présent que dans ta tête. C’est lui que tu veux calmer ? Tu ne crois pas plutôt que c’est toi ? Que tu te retrouves en lui ? Oh et puis non, je ne veux vraiment pas commencer de débat métaphysique maintenant…

« Je ne comprends pas pourquoi tu as gardé le silence tout ce temps… Enfin je ne comprends pas la moitié de tes mots. »

Surtout ceux qui parlent de morts… Mais le plus important c’est qu’on garde notre calme. Enfin que je le garde et toi que tu le retrouves. Ton sourire est bien plus agréable que tes larmes. Donc je ne serais pas contre un petit retour en arrière. Genre plusieurs mois en arrière en fait. Je m’assois à tes côtés finalement, passant un bras autour de tes épaules. Le rôle de protecteur, je le connais bien. Le rôle de consolateur ? Un peu moins. Même beaucoup moins. Surtout avec toi. Mais je peux toujours essayer.

« Et si tu te concentrais plutôt sur moi ? Tu as réussi à me dire tout ce qui ne voulaient pas sortir, il n’y a plus de raison que tu sois tourmentée. Laisses un peu passer le temps. Je suis sûr que ça va passer… »

Ou pas. Ou on va devenir dingue tous les deux. Mais bon, je suis déjà dingue d’origine personnellement donc bon… Je serais pas dépaysé. Par contre, j’aimerais mieux éviter tout le truc du bébé, c’est légèrement flippant. Très légèrement. Presque pas… Ouais en fait, c’est flippant. Tout court. Pas de bébé. Ça c’est mieux…

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