Forum d'écriture privé
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Rapprochement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Messages : 6
Age : 24
MessageSujet: Rapprochement   Mer 8 Mar - 23:31

Rapprochement
Callie & Elias

C’est ma dernière mission pour qu’ils relâchent enfin Jenny, pour qu’ils me redonnent sûrement ma liberté. Est-ce qu’ils vont vraiment le faire ? Je ne sais pas, mais ils auraient tout intérêt s’ils ne veulent pas que je me rebelle contre eux. Callie est donc ma nouvelle et dernière cible, mais ils ne me demandent pas de la tuer, ni de la ramener, ils veulent que je me rapproche d’elle, qu’elle ait confiance en moi. Ça c’est le genre de mission que je n’ai jamais accomplis et que je ne me voyais pas réaliser un jour. Pourquoi m’avoir confié une telle mission alors qu’ils connaissent mon caractère ? Ces humains sont stupides, mais au moins ça me permet toujours de ne pas avoir la mort d’une innocente sur la conscience.

Plus vite je me rapprocherais de Callie, plus vite cette mission sera terminée, alors je ne passerais pas par la rencontre classique. Rien de mieux qu’un sauvetage pour inspirer la confiance d’une personne, alors c’est ce que je décide de faire, mais pour ça il me faut un strigoï. Je n’ai pas de temps à perdre d’aller en chasser un dehors, alors j’en réclame un à l’unité, un qui ne leur est plus utile et qui ne soit pas trop dangereux pour autant. Ils me l’offrent sans poser de questions, ils savent que je n’aime pas ça de toute façon.

- Que les choses soient claires, tu as toujours cette puce dans la nuque, au moindre pas de travers tu exploses. Tu devras agresser cette fille, tu peux la blesser mais fais en sorte que ce ne soit pas grave, en aucun cas tu ne dois la tuer. Néanmoins elle doit croire que c’est ce que tu veux faire, alors ne contente pas non plus de la caresser. Elle doit avoir mal. Elle doit avoir peur. Si tu réussi cette tâche tu seras libre.

Le strigoï acquiesce, heureux à l’idée de pouvoir enfin retrouver sa liberté après toutes ces années, comme tout le monde il est prêt à tout pour revoir le jour. Nous voilà dehors, à guetter au loin les trajets de Callie. J’attends le bon moment pour faire intervenir le strigoï, j’attends que son esprit soit ailleurs, j’attends que les rues soient désertes, puis je l’envoie à l’attaque. Le strigoï remplit son devoir à merveille, il la plaque violemment contre un mur et la mord au cou. Sauf qu’étonnamment, Callie parvient à se défaire de sa prise et à reprendre le dessus. Ça je ne l’avais pas prévu, on ne m’avait pas dit que cette fille savait se battre. D’un côté je ne peux qu’admirer son esprit combatif, mais d’un autre je me dis que tout mon plan échouera si elle le tue. Fort heureusement le strigoï ne se laisse pas abattre et très vite Callie se retrouve à nouveau en très mauvaise posture, avec une cheville brisée.

C’est le moment pour moi d’intervenir. Je sors de l’ombre et fonce dans le tas, éjectant le strigoï de Callie pour ne plus qu’il la touche, me plaçant devant elle pour lui servir de bouclier. Le strigoï grogne, prêt à riposter, sauf qu’il ne peut pas faire grand-chose face à mon élément. Ce feu apparaît entre mes mains et je le vois ouvrir de grands yeux, il a compris ce qui l'attend. Je ne lui laisse pas le temps de dire quoi que ce soit avant que mon feu ne fonce sur lui tel un lance-flamme, le faisant hurler jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, jusqu’à ce que mort s'en suive. J’avais promis de le libérer s’il accomplissait sa tâche, le voilà libre à présent. Non, je n’ai aucun scrupule à mentir ou à tuer, plus aujourd’hui, pas lorsqu’il s’agit de strigoï. Une fois que son corps s’écroule devant moi, je me retourne enfin vers Callie et feins un air inquiet alors que je m’accroupis à ses côtés.

- Est-ce que vous allez bien ? Vous pouvez vous relever ?

Je l’aide à se remettre debout, mais visiblement sa cheville la fait souffrir. D’un côté je me dis que le strigoï a plutôt bien visé, d’un autre je dois reconnaître que ça me dérange. Dans tous les cas seule la mission compte.

- Il faut faire soigner ça. Je vous emmène aux urgences.

Et sans attendre de réponse de sa part, je la porte dans mes bras et commence à marcher. De toute façon elle ne pourra pas aller bien loin toute seule ou alors ce sera en empirant son cas, alors mieux vaut pour elle accepter mon aide.

 
made by roller coaster
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Calamity Jane is there !
Messages : 51
Age : 24
MessageSujet: Re: Rapprochement   Jeu 9 Mar - 1:22



Rapprochement

J’essaie ! J’essaie de passer à autre chose, d’oublier, de me dire que c’est peut-être pour une bonne raison, que cela n’a pas marché, entre nous. Que persévérer n’aurait servi à rien. J’essaie de m’en persuader, mais c’est difficile, de comprendre, lorsque au-delà de nos problèmes, Alec a préféré fuir, qu’avoir une discussion honnête. C’est vrai, je n’ai aucun certitude, que cela n’est pas plus grave qu’une simple fuite, mais que voulez-vous que cela puisse être d’autre ? J’ai confiance en Alec, et en ses capacités pour rester en vie. J’ai déjà eu l’occasion de voir se battre, et il est très bien en mesure de survivre à un Strigoï. Alors j’essaie de rassurer sa sœur, de lui faire comprendre, qu’il reviendra, lorsqu’il voudra, mais ça n’a pas l’air de fonctionner. Elle ne me croit pas, elle n’a toujours pas confiance en elle, et aujourd’hui, je ne peux plus grand-chose pour elle. Peut-être, que si ma relation avatar perduré avec Alec, j’aurais continué à amadouer sa sœur, mais aujourd’hui, je n’ai plus aucune raison de me battre pour me faire accepter d’une personne qui ne souhaite pas de moi. Mais prends garde, Kyara, parce que la prochaine petite copine de ton frère, que je lui souhaite être la bonne, sera peut-être bien différente de la mienne, et pas forcément dans le bon terme. Enfin, j’imagine que ce n’est pas mon problème, que ce n’est plus, mon problème, plus aujourd’hui. J’ai coupé mes derniers liens avec Alec, laissé clé chez lui, pour ne plus jamais pouvoir y mettre un pied, par faiblesse. J’ai bien conscience que je ne pourrais jamais oublié un être comme Alec, un amour comme on a partager, cela ne se fera pas en quelque jour, mais je finirais par passer à autre chose. A le mettre dans un coin de ma tête, pour ne repenser plus qu’au bon moment de temps en temps.

Une question s’impose à moi, depuis quelques jours. Aujourd’hui, que j’étais à nouveau humaine, je n’avais plus rien à faire. Est-ce que je devais reprendre ma vie passée ? Ou est-ce que je devais l’enterrer, pour prendre un nouveau départ ? Ma vie passée, mon rôle d’alchimiste, et en d’autre terme, ce qui avait mené à ma transformation. Un rôle dans lequel je n’avais jamais pu m’épanouir, à cause de mon père. Est-ce que je pourrais seulement faire disparaître des corps Strigoïs, comme si de rien n’était, alors que je suis moi-même passé par là ? Sans compter, que j’aurais du mal à suivre ces règles, qui nous sont imposées, de ne fréquenter aucun monstres, peu importe qu’il puisse être Strigoï, moroï, ou gardien. Bien entendu, c’était la première catégorie, que je fréquentais, aujourd’hui. Que je côtoyais, comme si rien n’avait changé. Hors, j’ai changé je ne provoque plus de bain de sang, c’est moi, qui suis devenu le menu. C’est ce que je deviens, une fois encore aujourd’hui, lorsque je me retrouve bloqué par un Strigoï. Ma tête perçu le avec violence, ce mur, qui m’empêche de reculer. De quoi me sonner quelques instants. Assez pour qu’il réagisse, et plante ces crocs dans ma gorge. C’est une sensation euphorique, à vous damner. A perdre toute contenance. Du moins, c’est ce que nous sommes censé ressentir, d’après la description que j’avais eu. Moi ? Ces morsures ne symbolisaient que la douleur, et la perte. Cela nous rendait fait le, face à n’importe quel ennemi immortel.

« Ce n’est pas mon destin »

Non, ce n’est pas mon destin, de mourir, une fois encore. Surtout que je n’aurais pas la chance de tomber sur une seconde Kate, et d’un côté, je ne crois pas que j’en aurais envie. Mais ce n’est pas parce que ma vie est une véritable catastrophe, que je souhaite mourir. J’attrape une lame, dans une de mes poches, que je glisse sous sa gorge et face à la pression, s’il ne veut pas perdre sa tête, il se retrouve dans l’obligation de s’éloigner. Mais c’est pas pour autant qu’on se regarde dans les yeux, comme des idiots. Je ne perds pas mon temps. Je l’attaque déjà à nouveau, pour prendre le dessus, sur ce combat, et essayer d’enfoncer ma lame dans son cœur. Mais si j’ai appris quelques techniques, ce n’est pas encore ça. Mon arme m’échappe, se retrouvant bien loin, pour que j’essaie de la récupérer, et quand j’essaie de fuir, c’est ma cheville qui se brise, sous sa poigne. Un cri m’échappe. La douleur physique, je ne l’avais pas ressenti depuis que j’avais quitte l’unité. La douleur mentale, face à la torture de mes pensées, mais aucun physique, jusqu’à aujourd’hui, et elle est déchirante. Délivrance aussi. Crier toute ma douleur, m’aider à évacuer ce plein d’émotion qui me plaque. Je le vois s’approcher a nouveau, et je me dis que cette fois, c’est la fin, que rien ne pourra me sauver. Sauf que ça ne se passe pas ainsi. Un moi roi débarque entre nous, l’empêchant de ressentir cette nouvelle morsure glacial, au plus profond de moi. Courage, avec un sang froid hors norme, je dois l’accorder, même si c’est stupide de se jeter dans la gueule du loup, alors qu’il ne s’intéressait pas à lui.

« Ça va.. Je crois oui.. Aie »

Non, en faite, je ne peux pas. Je pensais que ce serait moins douloureux que cela, que je pourrais au moins réussir à rejoindre ma maison. Mais ce n’est pas le cas, je n’arriverais jamais à rentrer seule. Mais je n’ai pas non plus envie d’aller à l’hôpital. Et j’ai encore mon avis à donner à ce sujet. Sauf que je suis déjà dans ces bras, et si, ne plus avoir à supporter mon poids, sur ma cheville, m’apaise, j’en suis quand même mécontente.

« Hé ! Ne m’amènes pas là-bas. C’est inutile. Je veux rentrer chez moi »

Peut-être que je pourrais demander à Lucian, de passer, pour m’aider à guérir ça ? J’ai fini par arrêter de me punir pour ce qu’il s’était passer entre nous. De toute façon, nous en avions tous les deux envie, et aujourd’hui, je n’étais plus avec Alec, alors je ne vois pas où je pourrais avoir des regrets.

« Tu n’aurais pas dû te mêler de ça, pour me sauver. Tu aurais pu te faire tuer. Et je méritais franchement pas que tu meurs pour moi »

Et un moroï, qui défend l’un des notre, c’est rare. Parce que c’est eux, qui ont l’habitude d’être protéger, d’habitude, parce que quand ils voient un Strigoï, ils sont censé fuir. Et que moire et alchimiste ne s’entendent pas bien.

_________________


Quand votre raison de vivre, n'est plus, deux choix s'offrent à vous, abandonner, baisser les bras, ou recommencer, repartir à zéro.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 6
Age : 24
MessageSujet: Re: Rapprochement   Jeu 9 Mar - 18:42

Rapprochement
Callie & Elias

Que Callie sache se défendre n’était clairement pas prévu dans le plan, elle était censée jouer les demoiselles en détresse pendant que je m’applique à lui sauver la vie et ça m’aurait tout de suite fait grimper dans son estime. J’aurais pu user d’une autre tactique moins directe et frappante, mais je n’aime pas perdre mon temps, alors autant faire les choses vite mais bien. Sauf que là Callie joue les Xéna, mais je reprends bon espoir lorsque le strigoï parvient à reprendre le dessus, et même si lui briser la cheville lui fait arracher un hurlement de douleur, moi je me dis juste que mon plan reprend son court et que je ne l’ai pas fait pour rien. J’interviens avant qu’il ne la tue, l’éloignant d’elle et n’hésitant pas une seule seconde à le tuer avant qu’il ne lâche un indice à mon sujet. Finalement mon plan aura fonctionné à merveille, malgré cette minute de doute. Je n’ai plus qu’à me concentrer sur Callie maintenant qu’il est mort.

Je m’approche d’elle, l’air inquiet, lui demandant comment elle va. Tu penses que tu vas bien ? Ta cheville semble dire le contraire. Alors je ne lui laisse pas le choix, qu’elle le veuille ou non je la porte dans mes bras et reprends la route, direction les urgences, mais visiblement ce n’est pas dans un hôpital qu’elle a envie de se rendre. Tant mieux, j’espérais bien que tu me fasses changer de trajectoire. Alors je m’arrête finalement, posant réellement mon regard dans le sien pour la première fois et je me sens un peu troublé, l’instant de quelques secondes. Je n’avais pas remarqué qu’elle avait des yeux aussi envoûtants.

- Dans ce cas il va falloir m’indiquer la direction à suivre.

Mon ton est presque trop doux, alors je me reprends rapidement, cessant de la regarder dans les yeux et suivant ses indications qui ne tardent pas à venir. Je ne cherche pas à relancer la conversation, me contentant simplement de suivre la route en silence, mais c’est finalement elle qui reprend la parole. C’est vrai, si on se place de ton point de vue j’aurais pu me faire tuer, mais le mien est bien différent de celui que tu penses percevoir et je ne risquais rien.

- Ça tombe bien puisque je ne suis pas mort.

A cause de moi tu as une cheville brisée, alors crois-moi tu ne devrais pas me remercier, d’autant que ça ne me fait pas culpabiliser. A quel moment suis-je devenu aussi froid exactement ? Parfois il m’arrive de me poser la question, Jenny n’aimerait pas l’homme que je suis devenu, mais encore une fois c’est pour elle que je fais tout ça. Je continue de suivre ses indications et je sais que nous sommes bientôt arrivés pour l’avoir déjà surveillé quelques jours auparavant, mais ça heureusement elle l’ignore.

- Tu ne devrais pas sortir la nuit, ça t’éviterait d'avoir à te retrouver dans ce genre de situation, tu n’auras pas toujours quelqu’un pour te sauver.

Oui j’en profite pour lui faire la morale et même si cette attaque était orchestrée par mes soins, elle devrait justement s’en estimer heureuse, car les prochaines ne le seront pas et si elle meurt, ma mission se retrouve en échec et si j’échoue, ils ne relâcheront pas Jenny. Comme quoi beaucoup de choses tournent autour de toi, même si tu ne t’en rends pas compte. J’ignore ce qu’ils te veulent, ils ne m’ont rien dit à ce sujet, c’est d’ailleurs assez étonnant que l’unité porte autant d’intérêt à une alchimiste, en général ce sont les moroïs et les strigoïs qu’ils aiment étudier, mais visiblement tu es un cas à part. Compte sur moi pour découvrir pourquoi tu es si exceptionnelle.

- On arrive bientôt ?

Pas que tu sois lourde, au contraire, mais j’aime autant avoir mes mains de libres pour pouvoir me défendre contre un quelconque ennemi, après tout je reste un moroï et donc le genre de sang qui attire beaucoup les strigoïs, alors autant éviter de nous faire agresser à quelques pas de chez toi.

 
made by roller coaster
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Calamity Jane is there !
Messages : 51
Age : 24
MessageSujet: Re: Rapprochement   Dim 12 Mar - 19:03



Rapprochement

Se faire attaquer, par un Strigoï, ce n'est pas exceptionnel. Ce n'est pas la première fois, ce ne sera sans doute pas la dernière fois, et puis, j'ai moi-même vécu ces attaques du côté opposé, du côté du chasseur, du monstre, et non de la victime. Mais qu'un moroï, prenne un risque, pour venir me sauver la vie. Qu'il puisse être en mesure de le faire, aussi, c'est quelque chose que je n'avais pas imaginer possible. Je n'ai jamais été très accaparer par la vie des moroïs, mais comme n'importe quel alchimiste, j'en avais appris pas mal, sur eux, et je savais que ce n'était pas dans leur gêne, de savoir se battre. Il se protégeait, derrière des gardiens, et ils n'étaient pas censé se servir de leur pouvoir, à des fins offensives. Je crois même que cela était puni, dans certaine académie, mais n'était pas là-bas, je ne peux en être sûre. L'unique base que j'ai, c'est ce que nous avons bien voulu nous apprendre. Et pour être passer par le stade strigoï, je savais que c'était bien des choses différentes. Au contraire, de beaucoup de mon espèce, je n'avais rien contre eux. Après le mal que j'avais moi-même fais, je ne pouvais pas les traiter de monstre, c'était bien impossible. Alors ce n'était pas moi qui allait les dénigrer, d'autant plus quand on me sauve la vie. J'aurais juste préférer ne pas me retrouver dans cette situation, ou j'ai besoin de lui pour m'en sortir, et surtout, pour rentrer chez moi. Parce qu'il est hors de question que j'aille à l'hôpital. Je suis d'ailleurs bien heureuse qu'il n'insiste pas, à vouloir m'amener là-bas.

« Merci »

Au fond je ne sais même pas pourquoi je le remercie. Parce qu'il ne m’amène pas là-bas, parce qu'il me ramène chez moi, ou parce qu'il m'a sauvé. Ce n'est pas n'importe qui, qui l'aurait fais, alors même si je ne suis pas ravi d'être traiter comme une demoiselle en détresse, c'est la moindre des choses. D'un coup de menton, je lui indique la route à prendre, pour regagner ma maison. Pourquoi est-ce que tu fais ça pour moi, au juste ? Me sauver la vie était déjà énorme, alors tu n'es pas en plus, obliger de jouer les nounous. Je devrais réussir à rentrer jusque chez moi, même si avec ma cheville, ça me prendra plus de temps. Tu n'es pas morts, c'est vrai. Mais la prochaine fois que tu te jettes face à un strigoï, réfléchi que ça pourrait être le cas. Enfin, je ne relève pas, de toute façon, je ne suis pas la bonne personne, pour me mêler de cette histoire, c'est une certitude. Je croise son regard, alors qu'il reprend la parole, et me retrouve captive de celui-ci. Face à cette particularité, jamais vu. J'ai du mal à m'en détacher, pour me concentrer à nouveau sur ses paroles. D'ailleurs, il me faut un certain temps, pour me rappeler du sujet en question. Est-ce que c'est un conseil, de l'inquiétude, ou autre chose ? Une mise en garde, peut-être ? Je crois que tu fais fausse route à mon sujet. C'est vrai, j'aurais pu mourir, ce soir, mais cela fait bien longtemps que j'ai appris à ne plus craindre les strigoï, alors je ne resterais pas tranquille, chez moi, pour être en sécurité. Et puis, j'ai appris à me battre, il faut juste que j'accentue mes réflexes, que j'ai perdu, en redevenant humaine.

« Je ne compte pas rester enfermer chez moi, à cause d'eux. Je ne vis pas pour me cacher. D'autant que je connais bien mieux ces créatures que tu ne l'imagines »

Pour être passer par cette étape, je connais un bon nombre de strigoï, j'ai juste eu la malchance, de tomber face à un, que je ne connais pas, et qui m'a pris au dépourvu. C'est aussi l'avantage d'avoir été comme eux, je connais leur point faible, à utiliser contre eux. Alors d'une manière ou d'une autre, je ne resterais pas à me cacher, chez moi. Tu ne devrais pas t'inquiéter pour moi, parce que tu risques de faire un arrêt cardiaque, au vu du nombre de merde que j'attire. Entre deux paroles, je continue à lui indiquer le chemin, pour rejoindre ma maison, toujours perturbé par son regard si étrange, que fascinant, qui repose sur moi. J'imagine que tu as de quoi faire tomber femme sur femme, avec un tel regard. Ça te donne un avantage, que d'autres hommes, non pas. Mais puisque je ne suis pas dans cette optique là, ça ne me fait pas grand chose, en dehors de m'intriguer. Sommes-nous bientôt arrivé ? Est-ce que je commence à être lourd, ou est-ce que tu en as déjà marre, de ma compagnie ?

« Si tu commences à regretter, je tiens à rappeler que je n'ai rien demander, c'est toi, qui m'est venu en aide, de ton propre chef. Nous sommes presque arrivés, tourne à gauche, au bout de la rue, numéro 5 »

Ce n'est que maintenant que je me dis, qu'au fond, cela pourrait aussi bien être un psychopathe, qui ne souhaite que découvrir mon adresse, pour revenir plus tard, mais après avoir poser mon regard, une nouvelle fois, sur lui, je me rends compte que ce n'est pas possible, que ce n'est pas l'image qu'il dégage. Une certaine assurance, c'est vrai, mais pas un air de malade. Suivant mes indications, on se retrouve bien vite, devant chez moi, et une fois qu'il a monté les marches du perron, je le pousse à me relâcher, pour revenir sur mes pieds, malgré la grimace certaine, que m'arrache ma cheville, lorsque je la pose par terre. Mais faut dire que trouver mes clés, en restant dans ces bras, n'aurait pas été simple. Je déverrouille l'entrée, et ouvre la porte. J'ai l'air bien stupide, à sauter à cloche pieds, pour ne pas aggraver ma douleur, mais je me voyais mal lui demander de me porter jusqu'à l'intérieur. Cela aurait sans doute été abusé un peu de sa gentillesse. Je le regarde, alors qu'il reste planté devant la porte. J'espère que tu n'as pas l'intention de repartir tout de suite, parce que le moins que je puisse faire, c'est t'inviter à prendre un verre.

« Ne reste pas là, entre »

Je ne le lâche pas du regard, jusqu'à ce qu'il accepte, et entre, je claque la porte derrière lui, délaisse les clés, dans une petite boite, et m'avance jusqu'au salon, où je l'invite à me suivre. Je m'arrête près d'un placard, bien que je le pousse lui-même, à rejoindre le canapé. Je fouille quelques instants, pour trouver une bouteille de Vodka, j'ignore même quand j'ai pu acheté cela, mais si ça me effacer ma douleur, quelques heures, je prends. Alors je m'approche, rejoins le canapé, à ces côtés, et avec deux verres, dépose le tous sur la table.

« Depuis quand, des moroïs se baladent sans gardiens ? J'espère que tu aimes la Vodka, parce que je ne suis pas sûre de trouver autre chose ici »

Faut dire que je ne suis pas une grande assidu des courses, depuis que je suis redevenu humaine. Disons que c'est à peine, si je ne me laisse pas mourir. Je remplis mes placards, quand je n'ai plus rien, c'est tout.

_________________


Quand votre raison de vivre, n'est plus, deux choix s'offrent à vous, abandonner, baisser les bras, ou recommencer, repartir à zéro.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Messages : 6
Age : 24
MessageSujet: Re: Rapprochement   Sam 25 Mar - 19:15

Rapprochement
Callie & Elias

Qui es-tu Callie Dunn ? En dehors de ton nom je ne sais rien à ton sujet, juste que tu intéresses l’académie et ça suffit à m’intriguer. Deux autres choses viennent encore m’intriguer à ton sujet maintenant que je t’ai rencontré. Un, tu sais te battre. Deux, tu as un regard perturbant et je n’aime pas me faire déstabiliser. Alors je préfère éviter de la regarder pour l’instant et rester concentré sur la direction à suivre. J’en profite au passage pour lui faire un peu la morale sur ses heures de sortie. D’accord c’est une grande fille, mais ça n’empêche que la nuit c’est dangereux par ici, d’ailleurs avec tous les problèmes que cette ville a connu, je ne comprends pas que la police n’ait même pas installé un couvre-feu. Faut croire que les gens de cette ville sont suicidaires. En tous cas, Callie l’est très certainement.

- La nuit c’est fait pour dormir. Tu es humaine à ce que je sache, alors ta liberté tu peux en profiter de 6 heures à 19 heures, soit environ 13 heures, je trouve que ce n’est pas bien cher payé pour rester en vie.

Et tu peux dire que tu connais bien ces créatures, ça n’empêche que d’autres continueront de vouloir ta peau et tôt ou tard l’un d’entre eux finira par l’avoir. Alors je me moque bien de tes connaissances, tout ce qui m’intéresse c’est ta survie durant la période de ma mission, ensuite tu peux bien faire ce que tu veux. Maintenant si tu veux bien continuer de me donner les indications, parce que j’aimerais mieux arriver rapidement chez toi avant qu’une véritable merde nous tombe dessus cette fois. Est-ce que je regrette de lui être venu en aide ? Pas vraiment puisque j’ai orchestré cette agression à cet effet, mais après tout plus elle pensera que ça me dérange, moins elle fera le rapprochement avec moi.

- C’est juste que ton quartier craint un peu la nuit, alors plus vite on sera arrivé et mieux ce sera.

Je ne tiens pas vraiment à devoir me battre, même si je pourrais m’en sortir, mais face à un groupe entier de strigoïs j’aurais déjà beaucoup moins de chances. Je suis donc ses dernières indications et nous voilà enfin arrivé chez elle. Je la laisse redescendre et ouvrir la porte, jetant un coup d’œil à l’intérieur de son appartement alors qu’elle sautille déjà dedans. Simple, particulièrement vide. Peut-être vient-elle d’emménager ici ? J’attends un peu de savoir si elle a encore besoin de quelque chose, mais finalement elle m’invite à entrer alors je ne me fais pas prier.

J’entre silencieusement et la suis jusqu’au salon, prenant place sur le canapé alors que je me demande ce qu’elle est encore en train de faire. Sais-tu que quand on a une cheville abîmée il est préférable de ne pas trop bouger ? Visiblement non. Je la vois revenir au salon avec une bouteille de Vodka avant de finalement s’asseoir là pour servir deux verres. Est-ce qu’elle se fout de moi ? Je fronce les sourcils, pas pour la Vodka, mais pour cette indifférence certaine face à son état.

- Tu comptes laisser ta cheville comme ça ?

En fait je n’attends même pas sa réponse, je me lève de ma place et sans lui demander son autorisation, je me dirige vers la salle de bain pour fouiller dans les placards. Vides. Pas la moindre pommade. Pas de bandage. Même pas de cachets contre la douleur. Absolument rien. J’ai l’habitude de soigner des blessures, mais sans matériel c’est tout de même un peu plus compliqué. Je reviens au salon, voyant son regard posé sur moi, à nouveau je me mets à lui faire la morale.

- Quel genre de personne es-tu pour ne même pas avoir une trousse de soin dans tes placards ?

Car crois-moi une blessure à la cheville il ne vaut mieux pas la laisser traîner, mais je suppose qu’il faudra faire avec de la Vodka pour ce soir. J’attrape le verre posé sur la table et l’avale d’une traite avant de m’asseoir sur le canapé cette fois à ses côtés. A nouveau je ne lui demande pas vraiment l’autorisation avant de venir m’emparer doucement de sa jambe pour la poser sur la mienne. Je retire ensuite sa chaussure, relève un peu son jean et me mets à masser avec soin sa cheville. C’est sûr que ça ne la guérira pas, mais au moins avec l’alcool et le massage, elle devrait mieux supporter la douleur jusqu’à demain.

- Pour répondre à ta question je n’ai jamais eu de gardien, je n’en ai jamais voulu un, alors tu ne risques pas de me croiser un jour avec l'un d'entre eux.

 
made by roller coaster
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Rapprochement   

Revenir en haut Aller en bas
 
Rapprochement
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Rapprochement [PV]
» Un rapprochement (PV Samia)
» Rapprochement et Eau turquoise [PV Crystal]
» Rapprochement entre l’Université UNICARIBE et la Fondation Aristide
» Rapprochement ? Ft Yong Jae

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vamp Academy :: Missoula :: Quartier Centre :: Rue piétonne-
Sauter vers: