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 Libération

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MessageSujet: Libération   Sam 4 Mar - 12:29


Libération
Isallys & Lucas

Isallys Louenn, ce soir je signe la fin de ta captivité. N’allez pas croire que je suis devenu un bon samaritain qui sauve les uns et les autres, mes actions ont toujours un but précis et celle-ci ne déroge pas à la règle. Il m’aura fallu du temps pour convaincre Amaëlle, Daniel et sa sœur de quitter la ville, mais comme toujours j’obtiens le dernier mot. J’aurais dû partir avec eux, mais puisque c’est après moi qu’ils en ont, autant ne pas leur mettre une cible sur la tête. Vous me voulez ? Alors venez me chercher, mais n’oubliez que la dernière que vous m’avez fait déplacer, toute votre unité aura explosé et avec ça c’était un plan fait sur-mesure. Je sais malgré tout que la guerre n’est pas finie, vous êtes trop nombreux, trop entêtés, alors s’il faut que je tue la totalité de la race humaine pour vous arrêter, ne doutez pas que je le ferais.

A vrai dire j’ai d’ailleurs un plan à ce sujet, une arme secrète cachée des yeux de tous, une arme secrète que l’unité rêverait de posséder. Sauf qu’aujourd’hui moi-même je ne peux y accéder. J’ai besoin d’un médaillon en particulier pour ouvrir une certaine porte, sauf que ce médaillon je l’ai confié entre les mains d’une autre personne, je ne pouvais plus le garder sur moi, pas avec le nombre de personnes qui me surveillaient. Alors je le lui ai confié à elle, Isallys Louenn, lui faisant croire que c’était uniquement pour sa défense, alors qu’en réalité ce médaillon était bien plus que ça.

Quelle aura été ma déception lorsque j’ai appris la nouvelle de sa mort. Une nouvelle strigoï pourtant si prometteuse, c’était du gâchis. Néanmoins ce médaillon ne pouvait pas être détruit,  alors je suis retourné sur les lieux du crime, après tout peut-être le portait-elle ce soir-là. Sauf qu’il n’y avait rien, aucune trace du médaillon, aucune trace non plus des restes d’Isallys. Les seuls os que j’ai trouvés sur place appartenaient à de toutes autres personnes, principalement des humains, mais aussi une strigoï qui n’était pas elle. Où as-tu pu bien disparaître Isallys ?

J’ai continué mes recherches, me rendant dans sa demeure, mais encore une fois tout avait détruit. Décidément, quelqu’un aime bien les explosions par ici. Sauf qu’il n’y avait toujours aucune trace du médaillon. Aurais-je fait une erreur en le lui confiant ? Non, le but original était que personne ne parvienne à mettre la main dessus, pas même moi, alors de ce point de vue-là mon plan aura une fois de plus fonctionné à la perfection. Sauf qu’aujourd’hui je dois trouver un contre plan à l’initial et lui remettre la main dessus. Où as-tu donc bien pu t’envoler ma chère Isallys ?

Mes recherches à son sujet se sont multipliées, Lucie m’aidait à y voir plus clair sur certaines questions et finalement on en est rapidement arrivé à cette conclusion : Isallys n’est pas morte. Mon appartement ne ressemblait plus à grand-chose, des plans accrochés et étalés de partout, reliés les uns aux autres avec des fils de diverses couleurs. Où es-tu Isallys ? Où es-tu ? Si je voulais te trouver, il fallait que je passe par tes bourreaux. Le strigoï était plus simple à trouver, malheureusement il s’avère que je suis arrivé trop tard, puisqu’il est mort. Il ne reste donc plus que la moroï, difficile de lui mettre la main dessus puisqu’elle se terre dans l’enceinte de l’académie, mais je suis un homme patient, alors j’attendrais le jour où elle daignera sortir.

J’ai fini par lui tomber dessus, l’emprisonnant dans l’un de mes pièges et c’est ainsi que plusieurs jours se sont écoulés. Arya est difficile à pousser à bout, mais tout le monde a une faille et j’ai fini par trouver la sienne, alors j’ai fini par découvrir l’emplacement d’Isallys. J’ai accepté de libérer la moroï, peut-être me serait-elle encore utile, mais aujourd’hui c’est Isallys que je viens délivrer. Je suis le plan indiqué, mais je ne suis pas dupe, une fois arrivé sur les lieux, je sais très bien que des pièges m’attendent, la moroï est intelligente, elle ne m’aurait pas laissé l’atteindre aussi facilement.

« Nous y sommes. »

J’ai défait ces pièges un par un, tous jusqu’au dernier, tous jusqu’à Isallys. Lucie a l’air impatiente que j’ouvre cette porte, alors je ne me fais pas prier. La porte se déverrouille et s’ouvre lentement, laissant entrer un filet de la lumière de la lune dans cette salle obscure. J’aperçois Isallys, recroquevillée sur elle-même dans un coin, sale, maigre, folle. Je cherche le médaillon des yeux mais ne le trouve pas au premier abord, peut-être le tient-elle dans sa main ou se trouve-t-il dans une poche... Je reste au pas de la porte, ne cherchant pas à m’approcher. Malgré les tentatives d'apprentissage d’Amaëlle, les contacts avec les autres ne sont toujours pas mon fort.

- Je savais que tu étais en vie. Suis-moi.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Libération   Sam 4 Mar - 17:38

LibérationLUCYS ♥
Mes yeux et l’obscurité s’accordent à la perfection, depuis de si nombreux mois ils ne voient qu’elle. Le silence était devenu ma seule compagnie. Au début, je chantais pour rompre la solitude, puis je m’étais si affaiblis que j’en avais perdu la faculté de parler. Penser m’étais moins difficile, mais encore, à mesure que le temps passait, à moins j’y arrivais. Il n’y avait que ses trois cafards qui rompait la monotonie, du moins pendant un temps, ils n’étaient plus qu’un petit tas de poussière à côté de moi maintenant. Comment pouvais-je toujours être en vie ? J’aspirai à mourir, la faim qui me tenaillait était parfois si insupportable que je m’étais mordu le bars à plusieurs reprise. Mais on ne peut pas se nourrir soit même.

Je resserrais ma prise autour de mes jambes, bien qu’elle ne soit pas bien forte, la faiblesse me gagnait chaque jour un peu plus. Il y a quelque temps encore, j’arrivais à me lever, mais aujourd’hui, je ne pouvais plus bouger du tout. Je fermais toujours les yeux en espérant que tout s’arrêterai, que je finira par arrêter de penser. Parfois, ça marchait, mais je revenais toujours à moi et la douleur était plus profonde encore. Je me rappelais des choses qui me semblais inutile. J’arrivais encore à compter, à résoudre des problèmes qui m’avait causé des nuits blanches dans mon passé, du moins je crois, mais je n’arrivais pas à me souvenir de mon propre nom.

Fermant les yeux je laissais le noir s’emparer de moi une nouvelle fois, ça devenait de plus en plus fréquent et j’espérai bien que ça finirai par être définitif.

Oh, this is from, this is from, this is from Matilda… j’ouvrai péniblement les yeux, alors que ses paroles raisonnaient dans ma tête, comme un écho. Je savais que j’avais rêvé, mais je ne savais déjà plus de quoi. Je connaissais le principe du rêve, je pensais correctement, avec des mots qui me semblait intelligents, mais les souvenirs n’existaient pas. Comme si avant le noir, je n’avais jamais existé, pourtant je savais que c’était faux, je savais avoir vu la lumière. Je savais avoir été une moroï avant une strigoï et qu’il manquait quelque chose à ma vie, quelque chose d’important, un poids dans mon coeur qui ne portait pas de nom. J’avais eu des souvenirs, je savais qu’avant je me réfugiais dans ceux ci, mais aujourd’hui, il n’y avait plus que le noir et le silence. Je sombrais de nouveau.

Un grincement, un bruit, il y avait du bruit, j’ouvris les yeux sur cette note. Quelque chose me vrilla les yeux, de la lumière, je savais que c’était de la lumière. Difficilement je portais la main à ma poitrine, sous les vestige du tissu je pouvais serrer ce médaillon « La parfaite arme pour une femme. » Ses mots résonnèrent en moi, comme un souvenir, un avertissement. Allais-je mourir maintenant ? Était-on enfin venu m’offrir ma délivrance ? Et si je pouvais m’en sortir, et si je pouvais partir et vivre à nouveau ? Je resserrais ma prise autour, comme une ultime protection.

« Je savais que tu étais en vie. Suis-moi. »

Cette voix…. Je ressers la prise sur le médaillon, c’est la même. J’essaye de le voir à travers mes yeux brulé par la lumière, mais je ne perçois pas son visage. Mais je n’ai pas peur, je sais que je n’ai plus à avoir peur. Avec le peu de force qu’il me reste, je tend le bras, la main en quête d’une aide. Je serais incapable de me lever pour le suivre, je sens déjà ma tête qui tourne et le noir sur le point de me reprendre, mais je lutte, je n’ai jamais autant lutté contre. J’allais sortir, à moins que mes hallucination du début, quand la faim avait commencé à être trop forte, ne reprenaient. J’aurai voulu parler…mais je n’en étais pas capable.
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MessageSujet: Re: Libération   Sam 4 Mar - 18:30


Libération
Isallys & Lucas

J’ai finalement trouvé où ils te cachaient Isallys. Depuis combien de temps te gardent-ils captive dans ce cachot ? Bien trop longtemps. Il est désormais temps de te sortir de là, si du moins tu es encore vivante. Sais-tu tous les pièges qu’ils ont mis en place pour que personne n'arrive jusqu’à toi ? Beaucoup, j’imagine qu’ils ne se doutaient pas que c’était moi qui viendrais te chercher et aucun piège ne me résiste, après tout j’aurais pu moi-même tous les inventer. Maintenant l’endroit est sécurisé mais nous ne sommes jamais à l’abris d’une dernière surprise, alors évitons de perdre du temps. J’ouvre la porte et aperçois Isallys dans un bien piteux état. En réalité elle me rappelle Dalia, lorsque je l’avais trouvé ainsi, errant en pleine rue. Je chasse ces pensées de ma tête alors que je la vois difficilement tendre une main vers moi.

« Fouille-la et partons d’ici. »

Tu l’abandonnerais donc à son sort ? Pourquoi gâcher un tel potentiel ? Cette fille a toujours eu un cerveau merveilleux, la seule que j’estimais capable de pouvoir me tenir tête. Non vraiment Lucie, toi qui aime la compétition, je trouve cela bien dommage comme prise de décision.

- Allons Lucie, ce serait du gâchis d’abandonner une si bonne arme.

Car l’esprit d’Isallys est une arme que je pourrais bien exploiter, mais pour cela il faudrait encore qu’elle soit saine d’esprit. J’hésite tout de même, restant au pas de la porte, puis je finis de force par me décider et me rapproche d’Isallys. Je retire ma veste et j'aperçois le temps d'une courte seconde ce médaillon autour de son cou avant de venir couvrir son corps pour la soulever entre mes bras. Mon corps est complètement tendu face à ce contact, mais tu as tout de même de la chance qu’Amaëlle m’ait donné quelques cours, autrement je t’aurais abandonné là. Je la sors de cette prison, de ce bâtiment qui la hantera probablement pour le reste de sa vie. Son corps est léger entre mes bras, beaucoup trop. Tu as besoin de sang Isallys, mais ne compte pas sur moi pour t’offrir le mien. Je n’accepte de morsures de personne.

Une fois dehors, à l’air libre, je dépose son corps au pied d’un arbre et disparais pour revenir quelques minutes plus tard avec une rangée d’humains travaillant à côté d’ici. Ils sont tous sous hypnose pour t’offrir leur sang sans chercher à fuir ni à se débattre. Regarde-les Isallys, ils sont tous pour toi, il te suffit de choisir. Reviens-moi, car c’est l’ancienne Isallys que je veux retrouver. Je l’aide à se relever, plaçant l’un de ses bras autour de mon épaule alors que l’une de mes mains la maintient debout par la taille. Je ne ferais pas tout le boulot pour toi Isallys, si tu veux survivre, laisse tes instincts remonter et te guider.

- Nourris-toi ou abandonne. Comme toujours tu as une décision à prendre Isallys.

La dernière fois tu devais choisir entre tuer ou épargner, entre faire souffrir ou tuer vite. Aujourd’hui tu dois choisir entre te nourrir ou bien mourir, mais sache que dans un cas comme dans l’autre, j’accepterais ton choix. Néanmoins j’ai énormément d’attentes à ton sujet, alors j’espère que tu ne me décevras pas. Tu es libre maintenant, alors bats-toi, redeviens cette strigoï, redeviens une immortelle. Deviens ma future alliée. Je viens tout de même influencer sa décision en sortant un poignard pour dessiner une fine entaille sur le cou de l’un de ces humains. A toi de jouer Isallys, Lucie semble impatiente de connaître ta décision.

« Coule, coule le sang chaud. Dans ta gorge il glisse à flot. Quitte enfin cette longue sieste, et de tes crocs prends ton repas funeste. »


acidbrain
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MessageSujet: Re: Libération   Sam 4 Mar - 21:30

LibérationLUCYS ♥
La douleur, je ne la ressent plus depuis un moment, ainsi prostré, c’est comme si elle n’existait pas. Mais si je bouge un muscle, elle revient au galop. Tendre ce bras, lui demander son aide de cette façon est douloureux, je sens mon bras pour la première fois depuis un moment et ça fait mal. Un temps s’écoule avant qu’il n’approche de moi, me couvre de je ne sais quoi et me prenne dans ses bras. J’allais sortir.

Mais quand la lumière se fait plus forte, je ne sais plus si je veux vraiment sortir d’ici. Je ferme les yeux pour les protéger, mais toute ma peau la ressent. Ce n’est pas le soleil, c’est la lune, c’est pourtant déjà trop. Il marche et je ressens chaque secousse avec douleurs et aussi étrange cela soit-il, je commence à l’apprécier, elle me guide jusqu’à la sortie. Nous somme soudain dehors…m’étais-je assoupie ? C’est fort probable, il me dépose au pied d’un arbre et disparait. Il m’a abandonner, sans force, sans rien. Il m’a sorti de là juste pour me laisser mourrir dehors respirer l’air frais une dernière fois.

Il revient cependant et l’espoir me gagne de nouveau. Des humains, plusieurs humains, un banquets servit sur place. Il m’aide à me relever, je croise son regard. Pourquoi fait-il tout ça ? Son visage que j’arrive maintenant à distingué commence à me dire vaguement quelque chose. Je sais qu’il est celui qui m’a donné le pendentif, j’ai reconnu sa voix. Mais qui est-il ? Un bras sur son épaule, lui qui me tient par la taille, je regarde ses repas ambulant

« Nourris-toi ou abandonne. Comme toujours tu as une décision à prendre Isallys »

Isallys. Oui, c’est moi, je suis Isallys, je le sais maintenant. Je lève les yeux vers lui, je sais comment que je m’appelle, je me souviens maintenant. J’entend toutes sorte de voix dans ma tête qui prononce ce prénom. Des voix douces, des voix en colère, une voix sensuelle qui provoque un frisson en moi. Mais c’est mon nom dans sa bouche à lui, lui qui me porte qui réveille quelque souvenir en moi. Plus important, un visage, d’autres visages, mais pas encore de noms.

Je ne veux pas mourir, plus maintenant, pas maintenant que je suis dehors.  Pas maintenant qu’il coupe la nuque de ce type pour me pousser à boire. Je titube en voulant faire un bas en avant, me rattrapant à lui difficilement, mes deux bras autour de son cou maintenant. Mon regard dans le sien, la gorge sèche et douloureuse je parviens à couiner :

- Lucas…

Oui, c’est son nom, je me souviens maintenant. La bibliothèque, le labyrinthe. La mise à mort. Je sais qui je suis, je sais qui il est, mais les souvenirs sont encore flou, j’ai besoin de sang, je sens celui du type qui coule dans son cou. J’essaye de me redresser, il m’aide quelque peu et soudain c’est l’instincts qui prend le dessus et use de mes dernières forces pour faire volt face et sauter sur ce mec. Je plante mes crocs dans son cou sans ménagement et commence à boire à grandes gorgées. Je ne remarque même pas que nous tombons à terre. D’une main, j’attrape la jambe d’un autre que je fais tombé avec les forces qui me reviennent pour me jeter sur lui une fois l’autre vidé. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il soit tous mort et moi couverte de sang.

- Plus… j’en veux plus…
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MessageSujet: Re: Libération   Dim 5 Mar - 13:15


Libération
Isallys & Lucas

L’hésitation naît en moi lorsque je la vois ainsi dans cette cellule, incapable de bouger seule, dépendante de mon aide. L’aider ou bien l’abandonner ? J’ai une décision à prendre. Lucie ne semble vouloir récupérer que le médaillon, mais moi je vois bien au-delà de tout ça, j’imagine le futur d’Isallys, tout ce qu’elle pourrait réaliser une fois qu’elle serait remise sur pied. C’est ce qui me pousse à passer outre mes principes pour la porter dans mes bras et la sortir de là. Ne t’attends pas pour autant à ce que je fasse preuve d’autant de générosité tous les jours. Néanmoins je sais ce que c’est que de se retrouver enfermé durant des années, alors c’est aussi pour cette raison, que je ne peux pas l’abandonner là. Je nous fais quitter le bâtiment et je vois les yeux d’Isallys se refermer sous les rayons de la lune, puis finalement elle s’assoupit.

Je dépose son corps au pied d’un arbre, mais rassure-toi, je n’en ai pas encore fini avec toi, je ne fais que commencer. Je reviens quelques instants plus tard avec une file d’humains, tous prêts pour l’abattoir, tous prêts à t’offrir leur sang. Je l’entraîne ainsi vers ces humains, à toi de prendre une décision Isallys, mais ne nous déçois pas, Lucie et moi comptons sur toi. Elle trébuche en faisant un pas en avant mais je ne la laisse pas tomber. Ses deux bras maintenant autour de mon cou, son regard plongé dans le mien, je me sens mal à l’aise. Oui, c’est bien moi Lucas, et si tes souvenirs te reviennent, tu te rappelleras que j’aurais tué n’importe quel humain ou même strigoï pour un tel rapprochement. Pourtant je continue de la maintenir debout. Je continue de m’immiscer dans son esprit pour la pousser à faire ce que j’attends d’elle, soit qu’elle se nourrisse.

- Je les ai amenés pour toi.

Tous pour toi, moi je ne me nourris pas à la source. Alors détourne ton regard du mien et nourris-toi. Prends ce qui t’appartiens. Et c’est ainsi qu’elle quitte mes bras pour plonger sur l’un d’entre eux et le vider de son sang, puis le deuxième, puis tous les autres. Lucie rit et danse autour de ce festin funeste, amusée de voir Isallys reprendre du gallot, reprendre des couleurs, reprendre vie. Elle se retourne vers moi, pleine de sang, pleine de sauvagerie, en désirant encore plus. Ainsi soit-il.

« Oui un nouveau massacre ! Ça fait longtemps Lucas ! Dis oui ! »

Longtemps ? Pourtant ça ne fait que trois jours, mais j’imagine que tu ne t’appelles pas Lucie pour rien. Je me rapproche d’Isallys et m’accroupit à ses côtés, plongeant mon regard dans le sien, un faible sourire apparaît sur mon visage.

- Dans ce cas allons chercher nos proies.

Lucie sautille de joie et il me semble apercevoir un sourire naître sur le visage d’Isallys, ou peut-être est-ce juste moi qui l’imagine. Tu es bien plus belle à voir en ayant repris des couleurs. Maintenant relève-toi, tu n’as plus besoin de moi pour tenir debout, tu as bu assez de sang pour te débrouiller seule. Je ne serais plus ton soutien, je serais ton guide.

- Laisse-moi te conduire à ton nouveau buffet.

Je la vois se relever doucement, difficilement, j’imagine que ça doit être difficile de retrouver ton équilibre après tout ce temps d’inactivité, mais ça reviendra vite, tu verras, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Je veux bien ralentir le rythme pour toi, au début du moins. Nous voilà donc prêt à partir. J’use de ma rapidité pour aller plus vite, m’arrêtant par moment pour ne pas qu’elle me perde de vue et lui laisser le temps de me rejoindre. Allez Isallys, encore un petit effort, nous y sommes presque. Regarde ça, maintenant que nous avons dépassé la forêt, il y a tout un village à ta portée, il te suffit juste de choisir. Je m’arrête près d’un arbre, la regardant observer cette foule d’humains, son futur repas.

- Tu as un village tout entier à ta portée. Je surveille tes arrières.

Car à nouveau je ne me nourrirais pas à tes côtés, mais je serais là pour te protéger, si l’un d’entre eux a le cran de se dresser contre toi. Personne ne t’atteindra, pas tant que je serais là.


acidbrain
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MessageSujet: Re: Libération   Jeu 9 Mar - 12:00

LibérationLUCYS ♥
La lumière est si douloureuse, je n’aurai jamais cru souffrir à cause d’elle. Je la trouvais merveilleuse avant, et maintenant, je ne voulais qu’une chose qu’elle s’éteigne après l’avoir attendu pendant si longtemps. La ville est mal faite non ? Je m’en rends compte de plus en plus en plus. Les souvenirs, à mesure que je buvais le sang de ses humains semblait me revenir. Un visage s’imposait à moi, et je réalisais qu’à une époque il provoquait joie et confort en moi, mais aujourd’hui… j’avais envie de le massacrer sans savoir qui il était.

J’avais besoin de plus, de beaucoup plus de sang. Je me sentais certes beaucoup mieux, mais ce n’était pas encore ça. Mes membres étaient engourdis, courir aux côtés de Lucas était impossible, je ne le rattrapais que lorsqu’il s’arrêtait pour m’attendre. J’étais un fardeau et j’étais persuadée que ça n’avait jamais été le cas avant aujourd’hui. Nous arrivions aux bords d’un village et il m’indiqua de me servir, qu’il couvrait mes arrières. Tant mieux, je savais que je ne serai pas en mesure de me défendre pour l’instant. Je jetais un dernier regard à Lucas avant d’avancer en direction de la première maison.

J’y trouvais un couple regardant la télévision dans le salon. Je m’installais à califourchon sur les genoux de l’homme sous les cris de protestation de la fille à qui je donnait un coup de poing si fort qu’il l’assomma. Pendant qu’elle dormait tranquillement je vidais son mari de son sang. Je ne relevais la tête que lorsqu’une petite voix effrayé demandé ce qu’il se passait. Je relevais la tête, découvrant un petit garçon en pyjama. Je m’en voudrai plus tard, j’en avais parfaitement conscience, mais ma faim était trop grande pour que je puisse me contrôler.

D’une voix douce, ma belle voix retrouvée, j’avançais vers lui en lui disant de ne pas avoir peur, malgré ma tenu et le sang sur moi. Il recula d’un pas d’abord, puis finalement il avança vers moi. Malgré tout ça, je semblais toujours inspirer confiance. Grosse erreur. Je le pris dans mes bras comme pour la cajoler, mais au lieu de lui offrir un simple câlin de réconfort, je plantais mes crocs dans son cou.

La mère se réveilla au moment où je déposais le petit par terre. Elle se mit à crier face à la vision d’horreur qui s’offrait à elle. Mais j’étais déjà sur elle avant qu’elle ne puisse ameuter tout le voisinage, les crocs planté dans sa chair. La vie la quitta rapidement et je quittais la maison pour la suivante. J’avais l’impression que ma faim ne s’arrêterai jamais, qu’elle était intarissable. Mais après une petite dizaine de maison, je ne pouvais plus avaler une seule goute de sang.  

Je retrouvais Lucas sur la place. Je m’étais nourris, j’avais retrouvé mes forces, mon corps ne me faisais plus mal. Je ne voulais plus tuer pour me sustenter, je voulais tuer pour le plaisir, retrouver le gout de cette immortalité. Je voulais m’amuser.

- Maintenant que j’ai mangé, et si on jouait ?

Je lui fis un grand sourire en coin, je n’avais plus de sang sur le visage, mais j’étais maculé sur tout le corps. Les lambeaux de ma robe menaçaient de tomber. Je devrais faire un tour dans une armoire ou deux pour changer ça. Mais face aux hommes que nous pourrons tuer ce soir, je savais que cette vision les ferait douter de regretter la mort.

- N’es-tu pas un fin stratège Lucas ? Amusons-nous avant que je n’entame ma vengeance.

Ma vengeance, oui c’était mes plans d’avenir. Je me souvenais à présent, je savais à qui appartenait se visage qui me hantait et je voulais le faire payer.  
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