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 Protection et Paranoïa [Evie]

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MessageSujet: Protection et Paranoïa [Evie]   Jeu 2 Mar - 18:31

Protection et Paranoïa
Evie et Aaron

J'en avais marre, des regards, irrespectueux, sur nous, lorsque nous sortions, main dans la main. J'avais envie de pouvoir passer quelques soirées, simple, en sa compagnie.. Un resto, un cinéma, juste une simple balade. Mais à chaque fois, ces regards, qui nous dévisagent.. Je ne les supporte pas, je m'énerve, ma colère l'emporte, et ça fini en catastrophe. Alors on arrête, on bouge, mais chacun de notre côté. Moi, juste pour m'aérer un peu. Elle pour profiter de sa jeunesse, et cela me rend dingue. Je n'ai rien contre l'idée qu'elle puisse vouloir sortir, s'amuser, avec des jeunes de son âge, je préférerais juste que cela se fasse, avec des femmes. Je ne supporte plus, ces regards, sur elle. Aguicheur, tentateur, sensuel. Et elle, qui ne réagit pas. Je vois ça. Je vois sa manière d'être, en mon absence. Je vois, à travers ces yeux. Elle s'amuse, elle m'oublie. Ce n'est pas possible. Au début, c'était un peu étrange, de me retrouver ainsi, dans sa tête, de voir à travers ces yeux. Mais je ne contrôlais pas. Ça venait, ça repartait. Je ne pouvais rien contre cela, c'était un effet du baiser de l'ombre. Et puis, avec le temps, j'ai appris à l'apprivoiser, sans rien dire à Evie. Je ne voulais pas qu'elle sache, je ne voulais pas qu'elle comprenne, qu'aujourd'hui, j'étais capable de me rendre dans sa tête, comme j'en avais envie. Je pouvais la surveiller. J'avais essayer de me retenir, de luter, mais c'était au dessus de mes forces. A chaque fois, que je la voyais partir, j'étais obligé de me glisser dans sa tête, pour m'assurer que ce n'était pas un bel homme, qu'elle allait rejoindre. Appelez cela de la parano, si vous voulez, moi j'appelle cela de la sécurité.

J'arrivais à prendre sur moi. Tant que cela restait minimal. J'essayais. Jusqu'à cet homme, qui a cherché à la draguer, et qui n'a pas eu le recul suffisant. Trop presser sans doute, il aura commis l'erreur de s'approcher un peu, de lui mettre la main aux fesses. Ça m'a rendu dingue. Je ne lui en ai pas parlé, parce que j'ai vu la suite, j'ai vu son rejet, alors j'ai gardé cela pour moi, mais je n'en bouillais pas moins, de l'intérieur. J'ai gardé son nom en tête, son image. Et je l'ai retrouvé, une semaine plus tard. J'ai retrouvé sa trace, et lui adresser un message, signée la belle demoiselle que tu as peloté la dernière fois, n'a pas été bien compliqué, non plus. Est-ce qu'il aura mordu à l’hameçon, j'espère bien. Et j'espère qu'il serait à l'heure, aussi, parce que j'avais prévu ce rendez-vous, sur une sortie d'Evie. Pile à l'heure, comme je l'avais prévu, et cela n'arrangera pas ton cas, mon gars. J'ouvre la porte, et ce connard, à l'intelligence de prétendre être venu cherché ma fille. Ma fille ? Ma fille ?! Je l'invite à entrer, et aussitôt la porte fermée, mon poing s'abat contre sa mâchoire. « Ce n'est pas ma fille, espèce d'enflure, mais ma copine, que t'as envie de sauté » Je vois ses yeux, s'écarquiller à perte de vue. Je vois au fond de son regard, qu'il commence à comprendre le piège. Un coup de pied, dans le ventre, puis un deuxième. Je le vois ramper, jusqu'à la porte. Non, tu ne t'enfuiras pas comme ça. Mon pied s'abat sur sa main, brisant ces os, et il hurle. Je ne résonne plus, je ne vois plus que par ma colère, entre ces gestes, auprès d'Evie, et ces paroles, en entrant ici. J'attrape un foulard, sans doute à Evie, déposait sur le canapé, et le fourre dans sa bouche. Tu seras gentil de ne pas alerté les voisins. Je n'ai pas envie de me retrouver dans la merde, à cause d'un minable comme toi. Ma peau me démange, je ne prends pas vraiment conscience que je me gratte, presque jusqu'au sang, je suis trop occupé. Je me jette sur lui.

Tu n'étais même pas digne d'elle, pas capable de te battre, pas capable de te défendre. Pourtant, nous ne sommes pas grand chose, nous, les moroïs. Nous sommes faibles, c'est ainsi que l'on nous apprend les choses, mais la rage, donne de la force, assez, pour ne pas se faire évincer d'un combat, qui nous tient à cœur. Je cogne, encore, et encore. Mon poing, contre sa figure. Il pisse le sang, mais je ne m'arrête pas. J'ignore ce qu'il me prend le tabasser, aurait dû me suffire, mais non. Je vois rouge, je veux sa mort. Je veux qu'il meurt. Qu'il ne puisse plus jamais remettre les mains, sur Evie. Je veux qu'il meurt. Alors je cogne encore. J'entends ces cris étouffés, ces os, craqué. Et lorsque j'ai mal au poing, j'attrape sa tête, et je la cogne, violemment contre le sol. Encore, encore, et encore. Je ne me rends même pas compte, que la vie l'a déjà quitter, je continue. Comme un cycle infernal. Ce n'est que lorsque la porte s'ouvre, que je retrouve un peu ma tête. Je lève le regard, pour croiser celui d'Evie. Mes traits s’adoucissent, je me relève, pour délaisser ce corps, derrière moi, et m'approcher d'elle. Je glisse une main pleine de sang, contre son visage, avec douceur, à l'exacte opposé de ce que je viens de faire.

« Mon ange, te voilà.. Je commençais à m'inquiéter, tu ne devrais pas sortir aussi longtemps »

Je m'étonne moi-même, de pouvoir passer, de l'homme, en train de tabasser ce pauvre type, à mort, à celui que je suis, face à elle. J'essaie, d'attirer son regard vers moi, qu'elle ne cherche pas à regarder ce massacre. J'aurais dû prévoir plus de temps, pouvoir me débarrasser de lui.. Et du tapis aussi. Avant qu'elle ne rentre.

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Dernière édition par Aaron Cops le Jeu 2 Mar - 22:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Protection et Paranoïa [Evie]   Jeu 2 Mar - 21:44



Protection et Paranoïa



Aimer un homme qui a l’âge d’être votre père n’a rien de très facile, pourtant quand les sentiments sont aussi puissant il est inutile de résister. Je n’ai pas résister, nous ne l’avons pas fait et ça a conduit à la mort de mon père, par mes mots, par mes pouvoirs. J’essayais de vivre avec, même si ça n’avait rien de vraiment facile. J’ai pris la vie de mon propre père parce que celui-ci avait prit celle de l’homme que j’aimais. J’avais pourtant, sans trop savoir comment ramené celui-ci à la vie, peut-être aurais-je pu en faire de même avec papa ? Impossible, son état était bien plus misérable que celui d’Aaron. Je vivais avec, me rendant bien compte des changements que cela avait opéré en moi, mais j’essayais de ne pas trop m’en inquiéter.

Au lieu de ça je préférais me regarder dans cette glace, cette robe devrait lui plaire, j’en suis certaine. Ce voilage rouge, cette transparence sur le haut. J’imaginais déjà son regard désireux sur moi. Nous devions sortir ce soir, mais peut-être que les choses prendraient une autre tournure. De tout façon j’étais un peu las de sortir, tous ses regards qui finissaient par le mettre hors de lui pour que nous finissions chacun de notre côté n’était pas vraiment l’idée que je me faisais d’une soirée idéal avec l’homme que j’aimais.

- Votre petit ami tombera comme une mouche mademoiselle.
- Vous pensez ?
- Oh oui, et a vos âges, ils n’y a pas de honte à profiter de la vie.
- Il est un peu plus vieux que moi quand même.
- Quelques années, ce n’est pas grand chose, et puis nous les femmes nous aimons avoir des amant un peu plus vieux, leur maturité est un charme.
- Vous ne savez pas si bien dire.
- Alors, combien d’écart avez vous ? 3, 6 ans ?

J’étais prête à répondre 31 du tac au tac, mais je n’étais plus sensé avoir 16 ans, mieux vaut éviter qu’elle ne fasse un calcul trop rapide. Une différence plus petite était à envisager.

- 27 je crois.

Elle en resta muette pour je refermais le rideau, il me fallait encore une paire de chaussure pour aller avec ça, de toute façon, je ne mettrais pas de sous-vêtements. Je quittais la boutique sous yeux encore surpris. J’avais envie de la baffe, le monde ne semble pas comprendre que l’amour n’a pas d’âge. Je sortais de la boutique proie à une colère montante, et finalement je fis demi tour pour planter mon regard dans le sien :

- Détruisez tout votre stock.

Et elle commença à réduire en charpie tout les articles présents dans la boutique, se préjudice ferait mal à ses affaires et elle ne retrouverai plus jamais de travail, c’était une petite vengeance cruelle, mais tellement agréable. J’entrais dans la première boutiques de chaussures pour trouver des escarpins de la même couleur que la robe pour ne pas les payer. À nouveau je plongeais mon regard dans celui d’une vendeuse, mais pas pour la même chose :

- Vous pensez que j’ai payé, puis quand votre patronne vous posera la question, vous direz que c’est vous qui avez volé l’argent.

C’était vache, mais après tout, je n’avais pas les moyens pour ses chaussures et la carte d’Aaron n’était pas ma solution préférer. Ceci était bien plus amusant. Je n’avais plus qu’à rentrer me préparer pour cette soirée en amoureux.

Je pris tout de même un taxi, n’ayant pas envie de traverser la ville sur mes talons. La traverser en voiture ne mis qu’une petit quinzaine de minutes. J’espère qu’Aaron ne serait pas à la maison, que je puisse me préparer tranquillement et l’éblouir, mais en poussant la porte à cet instant je ne m’étais pas du tout attendu à ça.

Aaron était penché sur le corps d’un pauvre garçon, dont le visage était tellement tuméfié que je ne pouvais le reconnaitre si j’avais su de qui s’agissait. L’attitude d’Aaron me surprit, il se redressa, quittant le regard de haine qu’il avait pour prendre celui d’un amour certain, s’approchant de moi pour caresser ma joue d’une main couverte de sang. Je ne savais pas trop comment je devais prendre les choses.

- Aaron… qu’est ce qu’il se passe ?

Mais je voie bien qu’il essaye d’attirer mon attention avec sa caresse. Me demandant à qui était le sang sur sa main, je la pris dans le mienne pour mettre un de ses doigts dans ma bouche et le lécher. C’était un mélange, mais le sang humain prédominait, bien qu’il y ai une pointe de sang moroï.

- Tu t’es écorché.

Soudain, le type par terre n’avait plus d’importance. J’examinais sa main pour chercher les impacts. Il avait besoin d’être nettoyer, je l’attirai dans la cuisine, le poussant à s’asseoir sur une chaise, m’emparant d’une serviette je l’humidifiait doucement pour pensé sa plaie.

- Tu m’expliques ou je passe mon tour ?

Je vrillait mon regard dans le sien, mais jamais je n’userai de mes dons sur lui. Je me glissais contre lui, m’installant à califourchon sur ses jambes, face à lui, en nettoyant sa main. Me penchant je déposais mes lèvres contre les siennes une demi seconde.

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MessageSujet: Re: Protection et Paranoïa [Evie]   Jeu 2 Mar - 22:45

Protection et Paranoïa
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L'erreur est humaine. Citation très connu, mais que je déteste, bien au dessus de ce qui semble nécessaire, pour une simple citation. Comprend, jeune homme, que je ne suis pas très respectueux, avec un homme, qui pelote ma copine, sans même avoir son approbation. Oh, je sais bien, qu'elle est loin d'être sans défense, mais cela me rend dingue, de rester dans l'ombre, alors que je suis témoin de ce genre de scène. C'est ma copine, enculé ! Ma copine ! Est-ce qu'elle approuverait ? Sans doute pas. Et croyez-moi, je n'avais pas dans l'idée de buter ce type, mais la rage, la colère, toutes ces émotions se sont mélangés, dans ma tête, pour me laisser hors de contrôle, en proie à ma haine. Pour quelqu'un qui se vente, d'avoir un contrôle parfait sur son élément, ce n'est pas très glorieux, d'être aussi incontrôlable, à côté. Mais ce type ? Je lui aurais fais vivre les pires horreurs, si j'avais pu. Tu n'es qu'un prétentieux, profiteur. Ma copine a peut-être été capable de se défendre, mais je suis certain, que face à d'autres femmes, sans défense, tu n'hésites pas à forcer la main. Est-ce pour ça, que je réagis aujourd'hui ? Non, l'unique raison, pour laquelle je te casse la gueule ce soir, c'est parce que tu t'es approché d'Evie. Mauvais choix, branleur. Et de toute façon, tu n'aurais pas pu convenir à une femme comme Evie. Tu n'as pas assez de répondant. Regarde-toi, tu n'as même pas été capable de me rendre un seul coup. Evie a besoin d'un véritable homme, à ces côtés, un homme qui sache se battre, qui sache la protéger des petits cons dans ton genre.

Grand bien pour ton corps, elle pousse la porte, la minute suivante, m'empêchant de te défigurer, plus encore. Peut-être que tes parents te reconnaîtront, ou pas. Je m'en fiche. Ta vie, n'a pas d'importance à mes yeux. Seul Evie, à de l'importance. Mon regard change, mon attention change. Je délaisse ce pauvre type, pour me concentrer sur elle. Juste sur elle. Toujours aussi merveilleuse. Toujours aussi belle. Toujours aussi délicieuse. Je caresse son visage, cherche son regard. Je ne veux pas qu'elle puisse voir ça. Son côté encore enfantin, fragile, sensible, à ces heures perdues, fais son charme, je ne souhaite pas qu'elle le perde, avec une vision d'horreur. Je sais que ces cauchemars, au sujet de son père, la hante déjà assez, sans qu'elle s'approche de ça. Je suis celui qui te protège, laisse-moi m'occuper de ce genre de chose. Je garde le silence, à sa première question. Je ne veux pas te mêler à tous ça, alors je ne te répondrais pas. Nous sommes venu ici, pour avoir moins de problème, pour que tu profites de la vie. Alors profite, je gères. Je donne quelques coups de pieds, au corps, pour le faire rouler sur le tapis, et que son visage ne puisse plus être visible. Fini la vision d'horreur. Ne fais pas ce genre de chose, Evie, tu sais très bien qu'il m'est difficile, de garder mon calme, lorsque tu fais ça. D'autant plus après une journée de séparation. D'autant plus après avoir butter ce gars. Je me perds dans son regard bleu, si tendre, alors qu'elle lèche mon doigt, goûte à ce sang. Je me suis écorché ? Je n'ai rien senti, la douleur n'est même pas là. Cela n'a que peu d'importance. Sauf qu'elle m'entraîne déjà, avec elle, dans la cuisine. Elle se trouve déjà en train de panser mes plaies. Comme une mère. C'est pourtant moi, l'adulte, de nous deux.

« Ce morveux.. Ce morveux c'était permis de te toucher.. Je l'ai vu »

Je sers la mâchoire, pour ne pas hurler ces mots. Ce n'est pas après elle, que j'en ai, mais après lui. Après ce petit con. De toute façon, il ne pourra plus recommencer, aujourd'hui. Je l'ai vu. Je n'ai pas besoin de t'expliquer, tu comprendras par toi-même, je pense. Je sais, que cela ne te plaît pas, mais je ne peux pas m'en empêcher. Ne pas te surveiller, me rends dingue. Plus dingue encore, que ces types, qui te draguent, tous les jours. Et pour l'instant, je prétends encore, ne pas gérer. Tu as l'air de me croire. Je l'attire dans mes bras, alors qu'elle s'installe, sur mes genoux, et j'en profite pour me débarrasser de cette serviette. De toute façon, ce n'est qu'une petite coupure, rien de bien grave, je m'en remettrais, pas de quoi s'inquiéter, même si j'apprécie le geste. J'enfouis mon visage dans son cou, sens son odeur, pour essayer de me calmer. Ne me piques pas de crise, par rapport à mes paroles. Ce serait la goutte qui ferait déborder le vase, et je n'ai pas besoin de ça. Juste besoin de toi.  Une main au creux de ses reins, je la serre un peu plus, contre moi, contre mon corps, me perdant dans sa délicieuse odeur. Je ne supporterais pas, que quelqu'un, touche à ce qui m'appartient. J'ai tous sacrifier pour toi, Evie, j'ai tous envoyer baladé, pour partir avec toi, du jour au lendemain, et l'idée qu'un autre que moi, qu'un plus jeune, puisse prendre ma place, puisse t'aimer, que tu puisses l'aimer en retour, me rend dingue. Je te jure, cette simple pensée, me donne envie de tous casser. Je resserre ma prise sur elle, sans vraiment prendre conscience que je lui fais peut-être mal. Abandonnons l'idée de sortir, ce soir. Nous serrons aussi bien ici. Tous les deux, en tête à tête.

« Je ne veux plus que tu sortes sans moi, tu es à moi »

Ma voix claque, catégorique. Je ne fais même pas attention à mon ton, sec. Je ne fais pas attention à l'idée que cela puisse paraître comme un ordre. Je ne veux plus que tu sortes. Je ne supporterais pas, qu'un autre, pose ces mains sur toi. Pas un de plus. Je peux passer, sur un. Mais pas sur deux. C'est l'enfer, lorsque nous sortons ensemble, mais je refuse que tu sortes une nouvelle fois, sans moi. Ce sera pas négociable. Je l'attrape par les épaules, pour l'éloigner quelque peu de moi, croiser son regard, pour lui offrir ces nouveaux mots.

« Files te préparer, on dîne ici ce soir. Je vais nettoyer les saletés, en attendant »

Je me redresse, faisant grincer la chaise, sous moi, alors que je la repose à terre. Je ne m'intéresse déjà plus à elle, m'attendant à ce qu'elle face, ce que je viens de lui demander. Moi, je m'accroupis, et m'applique à rouler le corps, dans le tapis.

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MessageSujet: Re: Protection et Paranoïa [Evie]   Ven 3 Mar - 9:47



Protection et Paranoïa


J’aurai pu m’offusquer face à une telle vision d’horreur, mais c’est le fait de le savoir blessé qui passe outre tout ça. Je l’entraine dans la cuisine pour nettoyer sa plaie, rapidement je prends place sur ses genoux, caressant délicatement ses phalanges avec cette serviette. J’ai déjà posé mes questions, j’attend simplement qu’il y réponde par lui même, ce que soudain il fait. Je marque un temps d’arrêt, le regardant dans les yeux. Je comprends parfaitement où il veut en venir. Cela ne me plait pas, je n’apprécie pas qu’il puisse entrer dans m tête. Je ne sais qui est le pauvre type mort dans le hall d’entrée, mais visiblement il a perdu la vie pour avoir oser s’approcher un peu trop de moi. À croire que ceux qui s’approche de moi sont destiner à mourir. Je pousse un soupir, finalement plus contrarié par le fais qu’il soit à nouveau entré dans mon esprit. Si autant, quand nous ne sommes que tous les deux, quand il me fait l’amour cela ne me dérange pas. J’ai plus de mal à supporter qu’il puisse m’épier lorsque je suis loin de lui. N’y a t-il aucune confiance entre nous ? Ne me fait-il pas confiance ? Il ne pourra plus avoir de spontanéité entre nous s’il continue ainsi, je ne pourrai plus lui faire aucune surprise.

Mais je décide de passer dessus, je caresse son visage avec tendresse, me penchant pour embrasser ses lèvres et je murmure "Tu sais bien qu’il n’y a que toi." Je repense à ce pauvre type qui a perdu la vie dans le salon pour avoir seulement osé me regarder, m’approcher d’un peu trop prêt, me demandant qui il peut être. Je n’ai pas pus le reconnaître, Aaron avait été bien trop violent avec lui, quelque chose qui ne lui ressemblait pas. Quand je voyais la tendresse dans ses yeux à cet instant, sa façon de me regarder. Comment l’autre était-il venu ? Pourquoi ? Aaron lui avait-il donné rendez-vous ? Les choses s’aggravaient plus que je ne l’aurai cru. Mais face à la douleur dans sa voix, dans ses yeux, je ne peux pas lui piquer une crise, ça met impossible. Il a tué pour moi, n’ais-je pas fais la même chose pour lui ? N’ais-je pas fait pire en contraignant mon père à sauter du 47eme étages ? Je ne pouvais finalement rien dire.

Il enfouie son visage dans mon cou, et je ne peux plus rien dire. Je me blottie dans ses bras. Appréciant seulement l’instant en sa compagnie. Peu importe le monde en cet instant, peu importe ce que pense tous les autres. Je l’aime, il m’aime et c’est tout ce qui compte. Tant pis si nous avons 31 ans d’écart, tant pis s’il a l’âge qu’avait mon père. Tant pis qu’il ai été son meilleur ami, tant pis qu’il ai quitté femme et enfants pour moi. Il l’a fait pour moi, pour notre amour. Je ne veux plus avoir à me cacher, je ne me cacherai plus. Je l’aime et peu importe ce que le monde en pensera. Ce type est mort, et bien soit, c’est fait, je ne peux plus rien pour lui, j’espère seulement que cela ne se reproduira pas. Je dois faire en sorte de contrôler un peu plus les personnes qui s’approche de moi pour le bien être d’Aaron, pour la pérennité de notre couple. Le voir souffrir ainsi et s’en prendre aux autres je ne peux pas l’accepter plus longtemps.

« Je ne veux plus que tu sortes sans moi, tu es à moi »

Ses mots claque dans l’air, comme un ordre plus qu’une requête. Si tel est son désir, je m’y plierai, ce soir je ne sors plus sans lui, il n’y a plus que lui qui compte, il n’y a toujours eu que lui au fond, depuis notre première rencontre. Il dit que nous resterons ici ce soir, que nous ne sortirons pas. Et bien tant mieux, je savais que les passant aurait jugé, que le monde autour de nous n’aurait pas manqué de murmurer sur notre passage et même si ses choses me dérangent de moins en moins je sais que ce n’est pas son cas à lui. J’acquiesce et il nous relève. Il affirme pouvoir se charger « des saletés » qui trainent dans la maison, je lui fais confiance pour ça et disparait déjà à l’étage après avoir récupérer mes paquets.

Pendant de longue minutes je reste devant le miroir de la commode à réfléchir à ce qu’il c’est passé, à ce qu’il à fait par ma faute. Seule je peux avoir les idées un peu plus claires. Suis-je en colère contre lui ? Malheureusement je ne le suis pas alors que j’aurai dû c’est certain, mais je n’y parviens pas, j’aimerai seulement que cela ne se reproduise pas. C’est à ce moment là que je réalise à quel point j’ai besoin de quelqu’un pou me confier. Mieux vaudrait une femme, une amie pour qu’Aaron ne perde pas à nouveau le contrôle de lui même.

Je brosse mes cheveux pendant de longue minutes encore, avant d’enfiler ma nouvelle robe sans le moindre sous-vêtements. La transparence sur le haut, je la trouve charmante, je sais qu’il l’aimera mais d’un coté, je sais aussi qu’il n’aurait pas voulu que sorte ainsi, même à son bras. Vu ce qu’il c’était passé en bas, vu ses paroles, je lui appartenais et personne d’autre que lui ne devrait pouvoir voir ce qu’il y a en dessous. De toute façon, je ne me serai jamais donné à un autre, il n’y a que lui compte.

Après avoir mis mes escarpins, je descends les escaliers, il est là, dans le salon, à m’attendre, plus beau que jamais. Je lui offre un sourire en m’arrêtant sur le pas de la porte lui laissant le temps de m’admirer. J’ouvre grand les bras pour qu’il me rejoigne, j’ai remarqué qu’il n’y a plus aucune trace de ses méfaits.

- Bonsoir…  

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