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 Mourir, aujourd'hui, ou demain ? [Jessy]

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MessageSujet: Mourir, aujourd'hui, ou demain ? [Jessy]   Sam 25 Fév - 17:24

Mourir, aujourd'hui, ou demain ?
Jessy & Cléo

« Je m'enfonce, dans cette noirceur, qui m'entraîne, jour après jour, plus bas, encore plus bas, sans arrêt, sans pause, sans suspens. Juste la chute »


Est-ce que je suis bien, dans cette ville ? Je n'en sais rien. C'est une ville agréable. Je suis bien, au côté d'Adalrik. Je ne manque de rien, et cela ne me dérange pas, de devoir répondre à ces ordres. C'est simple, j'écoute, je fais, je n'ai pas à réfléchir, pas à prendre de décision moi-même. Je ne pouvais rien rêver de plus. Ne croyez pas que tous est rose, dans ma vie, ce n'est pas possible. Même quand je me dis, que j'ai un peu d'air, ça fini par se casser la gueule. Avec Adalrik, c'est plus simple, quand je suis avec lui, je ne réfléchi pas, je n'entends plus ces voix, j'ai confiance, mais dès qu'il s'éloigne, c'est à nouveau la merde. Mes cauchemars ne diminuent pas, et c'est toujours la même chose. Je tue ma mère, je tue mon père, je me tue. Je tue. Toujours. Je suis une assassin. C'est la raison pour laquelle, j'ai voulu me foutre en l'air. C'est la raison pour laquelle je l'aurais fais, si Adalrik n'était pas venu m'interrompre. Aujourd'hui encore, même si je suis bien, ici, j'ignore si je n'ai pas fais le mauvais choix. J'ignore si je n'aurais quand même pas dû sauter. Si cela ne m'aurait pas délivrer de ce fardeau, que je porte jour après jour. J'ignore aussi pour quelle raison, Adalrik a souhaité me garder en vie. Est-ce qu'il m'aurait rattrapé, si j'avais sauté ? Puisque je sais qu'avec sa race, et sa vitesse, il aurait pu.. Ou est-ce qu'il m'aurait laissé m'écraser au sol ? Pourquoi m'a-t-il choisi moi, au juste ? Parce que je n'ai pas beaucoup de résistance ? Qu'il peut plier ma volonté comme il souhaite ? Ou parce que j'étais seule, sans attache ? Je me pose la question, de manière régulière, mais au final, ça ne change rien. La seule manière que j'aurais de savoir, c'est de lui poser la question. Mais au fond, je ne sais pas, si j'aurais le courage. Je ne sais pas non plus, s'il accepterait de me répondre.

J'en ai profité, qu'il dorme un peu, pour sortir. Je suis bien ici. Mais ça me rend dingue, de rester enfermer. J'ai quand même besoin de sortir, de temps en temps, sinon, je vais vraiment finir folle. Si je ne le suis pas déjà, cela s'entend. J'ai choisi la plage. Enfin, pas vraiment, le bord de plage, vu que c'est sur la route, que je marche, et non sur la plage. Mais, je peux qu'en même apercevoir la lune, refléter dans l'eau, les vagues, venir s'écraser contre le sable. Le vent dans mes cheveux. Ça m'apaise, pour le peu que cela dure. C'est la première fois, que j'arrive à rester calme, aussi longtemps. La première fois que rien ne vient me perturber. Du moins, jusque là, parce que ça dégénère, d'une minute à l'autre. Ça dégénère, lorsque mon regard se porte sur ce poteau, sur cette affiche. Ma tête, en gros. Avec une récompense à la clé, bien entendu, comme si ce n'était pas assez. Merde. Comment est-ce qu'ils ont réussi à me suivre, jusqu'ici ? A moins qu'il est fini par diffusé la recherche, partout ? Cela ne m'étonnerait même pas, s'ils en sont arrivé au même conclusion que moi, à savoir, que je suis la meurtrière de mes parents. Je remonte de manière automatique, ma capuche sur ma tête, pour cacher mon visage. « Tu vas mourir, Cléo. Ils vont venir te chercher, et ils te descendront » Toujours cette voix. Celle qui ne me quitte jamais, celle qui veut ma perte, peu importe le moyen pour l'obtenir. Cette voix, qui voulait que je saute de ce toit, cette voix, qui aujourd'hui encore me menacer. Puis, toutes les autres, qui me rendent folles, mais qui sont de mon côté. « Casse-toi de là », « Fuis », « Rentre » Oui, rentrer me semble être la solution. Adalrik. Si je lui parle, peut-être qu'il comprendra, peut-être qu'il sera comment m'aider ? Je ne peux pas mourir. Ou peut-être que si. Qu'est-ce que cela changerait, dans ma vie ? Est-ce que je peux même appeler cela une vie ? Je me mets à courir, mais plus la plage défile, sous mes yeux, plus je vois cette affiche, sur tous ces panneau. Je cours, sans regarder où je vais, je sens même une larme couler, sous la panique, mais je l'essuie, et aucune autre ne suit. Je cours, jusqu'à percuter quelqu'un. Du moins, je crois que c'est quelqu'un. Le choc est rude, quand même.

« Merde, pardon »

Je me retrouve mise à nu, ma capuche est tombée, et je n'ai plus qu'à espérer que ce gars, n'est pas vu tous ces affiches, même si cela me semble dure. Je lève la tête jusqu'à lui, pour croiser son regard, et remarquer ce cercle rouge, autour de ces yeux. Double merde. Je ne sais même pas, si au fond, c'est mieux, ou pire. Contre un humain, j'aurais pu me défendre, contre lui ? Je n'ai aucune chance. Mais dans le cas où je me fais attraper, vaut mieux mourir sous les crocs de ce strigoïs, ou par les flics ? Je suis peut-être folle. Adalrik m'a mis au courant, qu'une morsure, n'était pas toujours plaisante, elle peut même être très douloureuse, d'après ces paroles, mais je m'en fous, ce sera toujours. N'importe quoi, mais pas les flics. Même si, bien entendu, je préférais ne pas mourir, et pouvoir rentrer chez moi. « Tu vas mourir, Cléo. Tu n'as aucune chance »

« La ferme »

Je chuchote, même si je n'ai jamais réussi à savoir si cela avait la moindre importance, pour elle. Elle me rend folle. Encore, et toujours. Elle ne la ferme jamais. Aucune d'elle ne la ferme jamais. Je ne suis tranquille, que quand je dors, mais à ce moment là, c'est mes cauchemars, qui viennent prendre le relais. Jamais tranquille. « Regarde-le, mords de soif. Tu vas mourir, Cléo » Tu vas mourir, Cléo. Tu vas mourir, Cléo.

« Tu vas mourir, Cléo »

Je prends ma tête entre mes mains, sans savoir pourquoi je répète ces mots à voix haute. Toujours les mêmes. Elle ne peut pas dire une seule phrase, sans prononcer ces mots, et ça me rend dingue. Littéralement.


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MessageSujet: Re: Mourir, aujourd'hui, ou demain ? [Jessy]   Sam 4 Mar - 13:31

Mourir aujourd'hui ou demain ?
Cléo & Jessy

Les journées s’enchainent et se ressemblent, le Free Fight m’aide à ne pas finir complètement fou, mais je sais que bientôt ce ne sera plus assez, il m’en faudra encore plus. Comment est-ce que l’ancien Jessy pouvait se contenter d’une telle vie ? Toujours les mêmes choses, toujours les mêmes endroits, toujours les mêmes personnes. J’avais besoin de plus et ce n’était pas faire le tour du monde qui changerait quoi que ce soit. Non, en ce moment je pensais plutôt à la destruction de ce monde, ça se serait divertissant. Ce ne serait pas bien compliqué de trouver une armée, tous les adhérents du club accepteraient les yeux fermés de me suivre. Enfin j’y réfléchirais un autre jour, chaque chose en son temps, ce soir j’ai besoin d’un autre type de divertissement que le combat entre strigoïs. Ce soir j’ai besoin de morts.

L’appel a été lancé, maintenant je n’ai plus qu’à attendre. Cigarette à la bouche, j’attrape l’un de mes briquets pour l’allumer, ce n’est pas parce que je suis devenu strigoï que j’en perds mes mauvaises habitudes, bien au contraire. J’aspire une bouffée, soufflant la cigarette, comptant les secondes. Ils n’auront pas mis bien longtemps à me trouver, le temps d’une cigarette pour être exact. J’aperçois ces dhampirs autour de moi, sourire aux lèvres, j’en reconnais certains, des types qui ne m’ont jamais vraiment apprécié.

- Barrymore, je t’avais bien dit, que le jour où tu dépasserais la limite, je serais là pour te tuer.

J’éclate de rire, toujours aussi amusant celui-là. Non vraiment, parfois l’humour des dhampirs me manquent et le fait de pouvoir leur casser la gueule aussi, m’avait manqué.

- Et moi je t’avais prévenu que la prochaine fois que tu ouvrirais ta gueule pour me menacer je te flinguerais.

Et sur ces mots je donne une pichenette sur ma fin de cigarette encore allumée, la faisant voler tout droit vers son visage en même temps que je lui balance un peu de vodka au visage. Le combo alcool cigarette fait qu’il commence à prendre feu, et que moi j’éclate de rire à nouveau. Je regarde les deux autres et je n’attends pas plus longtemps avant de partir au combat. C’est le moment d’évaluer le véritable niveau de ces dhampirs et je dois dire que pour l’un d’entre eux je suis assez déçu, mort bien trop rapidement, mais le deuxième en revanche me donne plus de fil à retordre, d’autant qu’il est aidé de l’autre con qui a réussi à éteindre le feu.

Quand on cherche on trouve. J’ai cherché à jouer avec le danger et j’ai fini par le trouver, comme ce sang sur mon corps peut en attester. Est-ce pour autant que j’ai dit mon dernier mot ? Absolument pas. Plus je saignerais et plus vous éveillerez ma sauvagerie alors allez-y, continuez ainsi. C’est lorsque je passe à deux doigts de la mort que je décide d’arrêter de jouer et de les tuer. Une tête décapitée, un pieu enfoncé dans la gorge, et le tour est joué. Je me redresse et observe ces trois cadavres, mes blessures guérissant à vue d’œil, sauf une dans le dos, à cause d’un morceau de pieu en argent bloqué, mais qu’importe, je trouverais bien quelqu’un pour me le retirer.

En parlant du loup, il semblerait que quelqu’un ait décidé de venir se balader par ici. Que cherche-t-elle à fuir en courant ainsi ? Je l’ignore, mais j’aime résoudre les mystères. J’use de ma rapidité pour me retrouver pile sur son chemin et elle finit par se heurter à mon torse de plein fouet. J’observe son visage et c’est étrange comme il me dit quelque chose... Je l’analyse en silence. Elle s’excuse puis m’insulte, à moins que ce n’était pas à moi qu’elle s’adressait ? Allez savoir, il y a tellement de fous dans cette ville. Je reste toujours silencieux, continuant d’analyser ce visage, il faut que je retrouve où est-ce que je l’ai vu. C’est lorsque je détourne mon regard d’elle que je comprends, apercevant cette affiche postée absolument partout dans cette ville. Voici donc le mystère résolu. J’esquisse un sourire lorsqu’elle dit qu’elle va mourir, se parlant à elle-même visiblement. J’avais vu juste, encore une folle.

- Pourquoi te tuer alors que nous sommes tellement similaires ?

J’ai entendu les nouvelles à ton sujet, une criminelle qui a tué sa propre famille, exactement comme moi. Est-ce que c’était voulu ? As-tu aussi un problème de personnalité ? Si c’est ça je pourrais t’aider, éteindre la douce part de toi qui essaie de te contrôler et éveiller la plus sombre. Qu’en dis-tu ? Toujours ce sourire sur le visage, je porte une main contre sa joue.

- Est-ce que tu as aimé les tuer ? Est-ce que tu aimerais en tuer d’autres ?

 
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MessageSujet: Re: Mourir, aujourd'hui, ou demain ? [Jessy]   Sam 4 Mar - 18:43

Mourir, aujourd'hui, ou demain ?
Jessy & Cléo

« Je m'enfonce, dans cette noirceur, qui m'entraîne, jour après jour, plus bas, encore plus bas, sans arrêt, sans pause, sans suspens. Juste la chute »


Je suis recherchée, par la terre entière, là-bas, ici, ailleurs. Au fond, ça ne change rien. Je peux fuir. Oui, je peux, mais à quoi bon. Ma trace sera toujours là, ma tête, placardée sur tous les panneaux de la vie, aussi. Je ne pourrais pas fuir bien longtemps. Et en même temps, je ne peux pas rester là, je ne peux pas continuer ainsi, à mettre en danger, ces personnes, qui me protègent. J'avais bien conscience, qu'il ne s'agissait que d'humain, à ma poursuite, que contre Adalrik, par exemple, ce serait de vulgaire mouche, mais je ne voulais quand même pas, lui faire prendre ce risque, pas après qu'il est été là pour moi, sans relâche. A vrai dire, c'était peut-être stupide, de le protéger, de cette manière, alors qu'il était bien au dessus de ma propre force, alors que rien ne nous liait vraiment, en dehors de quelques instants échangés. Je lui devais la vie, je lui devais mon confort, mais entre nous, ça s'arrêtait là. Juste quelques vagues échanges, rien d'autre. Mais c'était la moindre des choses. Je devais fuir, alors que j'avais besoin de lui. J'avais besoin de lui pour connaître la vérité. Pour savoir si j'avais pu tuer mes parents, si j'étais cette meurtrière. « Tu es stupide, bien sur que tu as tué tes parents, Cléo, tu dois mourir, comme n'importe quelle meurtrière » Ferme-là ! Ferme-là ! Ferme-là !Je n'en peux plus, d'entendre cette voix. Elles me rendent dingue, mais celle-là, bien au delà. Pourquoi ? Parce que je sais, qu'au fond, c'est vrai. Une toute petite partie de moi, et consciente, que c'est possible, que je peux être l'auteur de ces meurtres. Je ferme quelques instants les yeux, me concentre sur ma respiration. Ça ne servirait à rien, de paniquer.

Sauf que je panique, à voir tous ces visages, semblable au mien, autour de moi. Je prends à peine le temps, de mettre une capuche sur ma tête, histoire de ne pas être reconnaissable, et je me mets à courir. Je ne sais même pas où je vais, je ne regarde plus face à moi. Je regarde juste mes pieds, et je fonce. La seule chose que je souhaite, c'est partir loin d'ici. Loin de cette merde, des ces affiches, placardés tous les cinq mètres. Sauf qu'au final, je ne vais pas bien loin. Je me retrouve stoppé net, contre un torse, bien plus dure que je m'attendais. J'ai la stupidité de redresser la tête, et croiser son regard. Ce n'est qu'après, que je me rends compte que j'aurais mieux fais de rester tête baisser, et qu'il ne mette pas un visage sur mon corps. En plus d'avoir très peu de chance, de survivre, au vu de sa nature, je me retrouve aussi, à avoir une chance de finir en monnaie d'échange. La vie n'est-elle pas belle ? Et comme si ce n'était pas assez, je me retrouve de nouveau à devoir subir ces voix. Fermez-là ! Je n'en peux plus, elles me rendent folles. J'attrape ma tête entre mes mains, et répète ces mots, dans l'espoir que ça la fasse taire, mais même pas. J'ai toutes les chances de mourir, ce soir, mourir, vidée de mon sang, et même dans ces derniers instants, ce n'est pas possible d'avoir la paix. J'entends à peine ces paroles, qui me sont adressé, on dirait.. Similaires ? En quoi sommes-nous similaires, au juste ? Tu es morts, je suis encore en vie, pour l'instant. Tu es un strigoï, je suis humaine. Tu prends plaisir à tuer, et torturer, semble-t-il, c'est loin d'être mon cas.

« Je ne suis pas comme toi ! Je ne serais jamais comme toi »

De toute façon, je n'en aurais pas l'occasion. Je n'aurais pas l'occasion, de commettre un meurtre de plus. Je n'aurais pas l'occasion de me venter de ma cruauté, ou de devenir un monstre, comme toi. Ce n'est que maintenant, que je prends conscience, de ce sang, qui le recouvre, à divers endroits, de la tête au pied. Merde. Alors tu n'as pas assez manger. Tu en veux plus ? C'est pour ça, que tu t'es mis en travers de ma route, m'empêchant de rentrer, de m'éloigner, de partir. J'ouvre la bouche, pour lui offrir une réponse, mais la referme, incapable de lui offrir quelque chose de négatif. Est-ce que j'ai aimé les tuer ? Tu n'imagines pas à quel point cela me hante. J'ignore même si je suis une assassin. Je n'en ai aucun souvenir. Mais comment est-ce que j'aurais pu aimé ça ? Mes propres parents ? Non ! Et pourtant, dans chacun de mes cauchemars, je prends plaisir, à les assassiner, à planter ce couteau, à répétition, dans le ventre de ma mère. A décharger une balle, dans la tête de mon père.

« Je.. Je ne suis pas comme toi »

Je me contente de répéter cette phrase, une nouvelle fois, à défaut de lui offrir une réponse, à ces questions. Je ne peux pas, lui offrir une autre réponse. Je ne sais même plus ce qu'il en est, de ce que je pense de ça. Je sais juste, que je ne peux pas tuer comme ça. Je ne peux pas recommencer, et si je reste là, c'est peut-être ce qui arrivera. C'est peut-être ce qui se passera. « Tu es folle, Cléo. Il n'existe rien pour toi, ici, rien pour te sauver, juste la mort » La mort, encore, et toujours. Ne sais-tu rien dire d'autre ? « Tu devrais l'écouter, Cléo, ce strigoï a raison » Cela me couple le souffle. J'ai l'habitude, d'entendre ces voix. Plusieurs, en pagaille, elle se confonde tous. Il n'y avait qu'elle, jusque là, qui se distinguait des autres. Et maintenant, c'était nouvelle voix, grave, masculine. Le premier homme, au milieu de tous ces cris aigus. Pourquoi aujourd'hui, pourquoi maintenant ?

« Non, tu n'as pas raison ! Tu n'as pas raison, ce n'est pas possible ! Laisse-moi passer, je dois partir, je dois m'en aller, je ne peux pas rester ici, ils vont me retrouver, et me tuer ! »

C'est ce qu'ils cherchent, depuis que le corps de mon père, a été retrouvé. C'était déjà le cas, dans ma ville natale, lorsque je l'ai fui, aujourd'hui, ils se sont rendu compte, que j'avais fui, que j'avais étendu mon périmètre de voyage, et ils avaient étendu leurs périmètres de recherches, en conséquence. Je ne pourrais pas leur échappé éternellement. Mais il le fallait, encore quelques temps, le temps que je découvre la vérité, le temps que je puisse faire mes au revoir, et m'assurer de m'éloigner d'eux, pour ne pas les mettre en danger. J'essaie de passer, mais c'est impossible, il me bloque toujours la route, et ne compte pas bouger, à ce que je vois, et soyons honnête, ma minable force, contre la sienne. Je ne vaux rien. Rien du tout. Je frappe, contre son torse, avec l'espoir qu'il bouge enfin.

« Je ne veux pas mourir, pousse-toi bordel »

Pourquoi continuer à tourner autour du pot, pourquoi continuer à me barrer la route, de cette manière ? Soit tu me laisses passer, soit tu m'en empêches, mais ne reste pas là, sans rien faire, à juste me retenir ici. « Ne le provoque pas, tu sais, que tu es comme lui, il pourrait t'aider » Non ! Non ! Je m'en fiche, je ne suis pas comme lui. Je me fiche, de le provoquer.

« Qu'est-ce que tu veux, au juste ? Pourquoi tu fais ça ? Tu as soif, tu veux me bouffer, c'est ça ? Arrête de jouer au con, et finis-en, de suite »

Je hurle ces derniers mots, sans même faire attention, de savoir si nous sommes seuls, et si je prends le risque de dévoiler son secret. Je ne sais même pas pourquoi je me mets à hurler, comme ça. Je sais juste que je veux passer, m'en aller, et ne pas perdre mon temps, de manière inutile.


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