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 Désillusion ⎜ Luna

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MessageSujet: Désillusion ⎜ Luna   Sam 25 Fév - 10:34


Désillusion  


Chaque nuit le monde se ternit à mesure que je redécouvre cette ville. J’ai tout perdu en partant d’ici, et je n’en avais même pas conscience avant mon retour. Je pensais être parti pour sauver une vie, pour sauver la vie de ma petite fille. Mais en partant, j’avais perdu tellement plus et dans tout les cas, ma magnifique enfant aurait fini par mourrir. Elle était devenu incontrôlable, ils avaient été sur le point de la tuer, malgré l’affection qu’ils avaient tous fini par lui porter. Alors, j’avais moi-même prit ce pieux et lui avait enfoncé dans la poitrine. Je lui avait enlever sa vie humaine, je lui rendais moi-même sa liberté. Aujourd’hui, elle reposait dans une tombe de petite fille tout prêt de la où j’avais grandis, dans le cimetière même où était enterré mes parents, les seuls personnes au monde que j’avais refusé de tuer.

Ma vie avait perdu une étoile le jour où j’avais enfoncé ce pieu dans sa poitrine. Puis j’avais sans même m’en être rendu compte pris la décision de revenir vers la seule femme qui faisait battre mon coeur. J’avais traversé nombre d’États avant de pouvoir la retrouver dans la ville où nous nous étions rencontré. Je savais que je ne pourrais la récupérer facilement, qu’elle avait peut-être fini par m’oublier, mais je ne pouvais faire autrement que de tenter ma chance. Et voilà que je la retrouve, au milieu d’une foret, me haïssant plus que personne d’autre au monde. La seule femme qui m’ait fait aimer me détestait et je la comprenais. Aujourd’hui, mon propre reflet me répugnais.

Serais-je parti si j’avais su ? Aurais-je courus le risque de perdre ma fille pour ce bébé ? Pour la chair de ma chair, le fruitée ma passion dévorante, de mon amour destructeur pour Effy ? Oui, j’aurai condamné mon enfant, j’aurai été prêt à tout pour ce petit être. Mais c’est ignorant que j’étais parti, avec la seule déchirure de perdre l’amour de ma vie, de mon éternité même. Elle avait été se météore, traversant ma nuit sans lune, fugace, magnifique, précieux et éternel dans ma mémoire. Mais aujourd’hui je n’avais plus rien à perdre alors j’étais venu la reconquérir, pour apprendre la pire nouvelle de toute mon existence. J’aurai aimé mourrir sur l’instant où j’avais saisit que se paroles était sensé, qu’elle ne divaguait pas. Moi, un strigoï, un non-mort, un non-vivant avait engendré un être. Mais aussi vite avais-je appris son existence qu’il avait déjà disparut. N’étant jamais né, je n’aurai jamais l’occasion de le prendre dans mes bras et de devenir un véritable père. J’aurai dû être là pour elle, pour eux, et je n’avais été qu’un murmure dans la nuit, un souvenir douloureux.

Ma vie avait perdu tout son sens, même ma passion pour Effy passait au second plan de ma douleur aujourd’hui. Je ne pouvais plus me regarder en face, je ne désirais qu’une seule chose, que le sol s’ouvre sous mes pieds et m’engloutisse tout entier. Je ne méritais plus que l’enfer aujourd’hui. Pour tout mes actes, pour les avoir abandonné, pour avoir été lâche. J’aurai du risquer la mort, la mienne et celle de Juliet pour elle et pour lui. Pour notre amour, pour le fruit de notre amour, et au lieu de cela, j’étais parti sans me retourner, emmener une pauvre enfant dévastatrice qui avait brisé mon coeur en plusieurs morceau pour préparer l’achèvement total. Celui prodiguer par le seul amour de ma vie.

Et aujourd’hui, qu’avais-je ? Plus que des yeux pour pleurer, mais même ça, je ne savais pas le faire. Je ne pouvais pas espérer retrouver Effy après un tel désaveux. J’avais perdu sa confiance, son affection, son amour. Il n’y avait plus que haine dans son regard, la mort aurait été un cadeau précieux aujourd’hui. Vivre sans elle maintenant, après tout ça, cela ne m’était pas possible. Mon coeur soudainement redevenu si vivant hurlait plus fort que jamais. Je n’avais jamais été aussi mal de toute ma vie. Je ne comprenais pas ce sentiment. Ses sentiments, ses différentes phases qui me prenait à tour de rôle. J’avais été coléreux, dépressif,  et là j’étais…d’une humeur meurtrière. Le corps de cette fille retomba sur le sol, ou plutôt sa tête tomba, me réveillant de ma torpeur, plongé dans mes pensés j’en avais oublié jusqu’à sa présence, jusqu’au fait que j’étais en train de lui ôter la vie. Tuer, j’avais soif, si soif, une soif intarissable, et aucun de tout ses cadavres n’arrivait à l’assouvir. Je me perdais moi-même, perdant l’esprit. La folie c’était déjà emparé de moi.

Je délaissais cette fille, la tête d’un côté, le corps de l’autre, arpentant les rues à la recherche d’une nouvelle victime. J’étais couvert de sang, j’allais finir par me faire repérer, torches et fourches seraient brandit, mais je n’en avais que faire. Je voulais boire. Seulement boire. De la musique fini par attirer mon attention. Tournant la tête sur le coté, puis la relevant pour découvrir une fenêtre ouverte sur un appartement. Une fête était donné, et je n’avais pas encore été invité.

Rapidement, je sautais dans les air, passant la fenêtre, soudain, le silence ce fit et tous le monde se tourna vers moi. Avec un grand sourire, je me retournais, le tournant le dos pour fermer la fenêtre. Je m’avançais ensuite devant la chaine hifi pour monter le volume au maximum, et pour finir, toujours sous leur yeux ébahis je fermait la porte d’entrer à clés. Glissant la clés dans ma poche.

- Ce n’est jamais prudent de laisser les clés ainsi exposé. Qui vit ici ?      Un jeune homme, hésitant, dans les vingt cinq ans approcha, levant une petite main tremblante. Je souris en grand, l’invitant à approcher. Eh bien, tu as gagnés…     J’ai gagné quoi ? La chance de mourrir le premier, tu ne verras pas les autres êtres massacré.     

Je plantais mes crocs dans son cou, ne relevant la tête que quand sa propre tête craqua pour finir par rouler aux pieds d’une fille qui se mit aussitôt à hurler. Et les oies se mirent à courir dans tous les sens. Et c’est à ce moment là que ça fête commença.
code par slana
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MessageSujet: Re: Désillusion ⎜ Luna   Mer 1 Mar - 21:28


Désillusion

Je suis invitée à une fête d’anniversaire. Est-ce que j’ai envie d’y aller ? Je parie que vous connaissez la réponse : pas spécialement. Sauf que quand le frère qui organise la soirée m’a certifié que Liam et sa bande ne seraient pas ici, j’ai fini par changer d’avis. Pourquoi pas après tout ? Ça fait longtemps que je n’ai pas vu Ophélie, depuis qu’elle a quitté l’académie en fait, alors je peux bien assister à son anniversaire. Il me faut du temps pour trouver un cadeau, mais finalement j’opte pour un collier. Sauf que maintenant il va falloir que je trouve comment m’habiller, parce qu’évidemment le pull et le jean ne seront pas les bienvenues, c’est ce que me certifie un nouveau message en tous cas. Pourquoi est-ce que soirée doit toujours rimer avec robe ou quelque chose de découvert ? Je ne comprendrais jamais cette mentalité.

Je finis par opter pour une combinaison noire, ce n’est pas une robe, mais il y a un dos nu, alors j’imagine que ça fera l’affaire et s’ils ne sont pas contents je n’aurais aucun problème à rentrer. Maintenant que je suis prête, je m’empresse de quitter cette académie. Plus je serais loin de cet endroit et mieux je me porterais, d’ailleurs je crois au fond que c’est en partie pour ça que j’ai accepté, pour ne plus rester là-bas, avec ces personnes que je ne supporte plus. Alors je monte dans un taxi direction la soirée et une vingtaine de minutes plus tard me voilà arrivée. L’appartement est déjà rempli de monde, les lieux empestent l’alcool et la cigarette, voire même le joint et si j’hésite à faire demi-tour, je prends sur moi pour faire plaisir à Ophélie. Juste une heure et ensuite j’improviserais pour le reste de ma soirée.

J’ai arrêté de compter le nombre de verres que l’on m’a proposé et que j'ai dû refuser, et je ne vous parle pas du reste. Est-ce que les jeunes ne savent plus s’amuser sans prendre toutes ces choses ? Il semblerait que non, ou alors c’est moi qui penses de manière trop vieille pour mon âge, peut-être... Sauf que la dernière fois que j’ai voulu essayer, ça c’est mal passé pour moi, alors j’aimerais éviter de me remettre dans une telle situation. Sauf que plus les minutes passent et plus je me sens mal, la musique, le monde, les regards, les verres... Cette soirée me rappelle bien trop celle de mon viole et même si je joue les femmes fortes, au fond je ne m’en suis toujours pas remise.

Je pousse les personnes sur ma route et réussi à me frayer un chemin jusqu’à la salle de bain. J’attends que la personne à l’intérieur sorte avant de m’enfermer à mon tour dedans et reprendre ma respiration. Une crise de panique ? Allons Luna, ça ne te ressemble pas, sois plus forte. J’ouvre le robinet et me passe de l’eau sur le visage. Je commence doucement à reprendre mon calme, à reprendre mon souffle alors que je me regarde dans le miroir. C’est à ce moment-là en général que de sombres pensées me traversent l’esprit, sauf que d’un coup la musique résonne à fond et je me demande pourquoi est-ce qu’ils ont monté autant les basses. Autant vous dire que les voisins risquent de ne pas apprécier.

Je reste encore une bonne longue minute enfermée dans la salle de bain avant de finalement sortir et là... Je ne comprends rien. Tout le monde se met à hurler, à courir. Je me fais même bousculer par certains au point d’en tomber par terre. Je me protège comme je peux avec mes bras, attendant que l’hystérie soit passée et une fois qu’il n’y a plus personne autour de moi, je me relève enfin. Puis j’aperçois d’abord cette traînée de sang, puis ce cadavre, cette tête, ce corps, et tous les autres. C’est étrange mais je ne crie pas, peut-être parce que je suis bien trop tétanisée pour ça. Je ne fuis pas non plus, peut-être parce que le regard de ce monstre posé sur moi m’a glacé le sang.

- Ils avaient raison...

L’académie avait raison. Mes parents avaient raison. Je me suis longtemps interrogée au sujet des strigoïs pour n’en avoir jamais croisé aucun. Je me suis d’autant plus interrogée quand ma première rencontre avec l’un d’entre eux, s’est finalement avérée être une bonne rencontre, me prouvant que les strigoïs n’étaient pas tous des monstres. Et voilà que je le rencontre lui, brisant tous mes espoirs au sujet de cette espèce, me montrant juste toute leur cruauté. Son regard est toujours fixé sur moi mais pourtant je ne flanche pas. Quitte à devoir mourir ce soir, autant mourir la tête haute.

- Si tu dois me tuer alors fais-le. Ne me laisse pas espérer une chance de survivre.

Je me mets directement à le tutoyer, après tout je parle probablement à mon bourreau, à l’homme qui mettra fin à mes jours sans doute dans les secondes qui viennent, alors au fond est-ce que ça ne fait pas déjà de nous des personnes proches ? Tue-moi, qu’on en finisse, parce que je sais que je n’ai aucune chance face à toi.

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