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 Toujours ensemble | Elisa & Owen

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MessageSujet: Toujours ensemble | Elisa & Owen   Jeu 16 Juin - 2:03

Toujours ensemble
Elisa & Owen

Encore un déménagement. Je ne comprenais pas cette précaution, nous n’étions en ville que depuis une semaine. Alors pourquoi nous faire de nouveau changer de lieu ? Aucune idée, mais comme à chaque fois, il me fallait obéir aux ordres. On me demandait de bouger, je bougeais. Je profite d’un feu rouge pour envoyer un message à Elisa pour la prévenir de notre nouveau logement. Je ne sais pas où elle est, surement en train de trouver quelqu’un mais je suis seul du coup pour déménager toutes les affaires. Ne pas se faire remarquer… C’est vrai que c’était beaucoup plus ordinaire de voir un seul homme déménager tout un appartement plutôt que de faire appel à une organisation pour avoir un coup de main. Enfin, au moins cela m’occupe tout le reste de la journée et je n’ai pas le temps de penser. Il faut absolument que je trouve une stratégie pour retrouver Rick, je ne pouvais pas me permettre de perdre. A cette idée, mon corps frissonne. Même si des années sont passées, j’en reviens toujours à réagir à mes pensées et mes idées. Je détestais cela. Je détestais perdre le contrôle de mon corps qui me lâchait si soudainement pour montrer sa faiblesse. Je détestais l’idée de passer ou d’être un faible, j’avais travaillé bien assez dur pour ne plus l’être…

C’est la sonnerie de mon téléphone qui me sort de mes pensées. Tout cela pour un appel de trente secondes où on me dit m’affecter une nouvelle mission. J’ouvre l’ordinateur, pas mécontent d’avoir installé la box avant de m’être occupé de défaire tous les cartons et je me retrouve devant un ordre de mission. Visiblement une mission en duo. Tiens donc, cela faisait des mois que ce n’était pas arrivé. Surtout que nous étions prévenus longtemps à l’avance, apparemment le moroï en question ne viendrait que pour un événement en particulier et nous devrons l’attraper au vol. Rien de bien dangereux si ce n’est que les informations étaient assez vagues. Enfin, ce n’est pas grave, nous aurons bien un complément d’ici là. Je jette un coup d’œil à ma montre. Elisa n’est toujours pas rentré et elle n’est pas prête à le faire. Mais je ne compte pas faire tout le boulot. Les meubles sont montés et posés aux bons endroits, les matelas également, les cartons sont dans les bonnes pièces, suffit plus que de tout déballer mais là, j’avais besoin d’une pause. Alors je la prends.

Je me retrouve sous la douche, prêt à enlever toute la transpiration de cet effort. Encore une fois, mon corps me trahissait. Il tremblait légèrement et je m’en rends compte, de fatigue. Je déteste ça. J’ai déjà fait des choses bien plus éprouvantes alors pourquoi me lâchait-il ? Peut-être à cause des nuits courtes que je passais, mais ce n’était pas de ma faute si une fois que je me réveillais de mes cauchemars, je ne voulais pas y retourner. Au moins, je ne pense pas avoir réveillé Elisa avec ces cauchemars, le seul avantage d’avoir un corps conditionné, c’est que mes réactions sont toujours silencieuses et vu que nous nous trouvons dans deux chambres différentes… Mais il n’empêche qu’une semaine sans sommeil ne devrait pas m’affecter autant. J’en avais vécu bien plus ! Et peu importe l’effort physique que je venais de fournir… Alors bon sang, reprends toi fichu corps et arrête de trembler ! Je serre le poing mais mon bras continu également à trembler. Bordel. J’envoie mon poing dans le carrelage de la douche et le sang se met immédiatement à couler. Je n’ai pas brisé mes doigts, ce qui est bien dommage, une douleur continue m’aurait aidé à me reprendre… Mais ce n’est pas grave, j’aurais bien d’autres occasions de me battre de toute façon…

J’étais toujours en train d’observer l’eau se colorer en rouge quand j’entends la porte de l’entrée claquer et la voix d’Elisa retenir. Eh bien. Le temps était passé assez vite tout compte fait. Je coupe l’eau et sors de la douche, me ressuyant rapidement. J’enfile un jean et un débardeur, restant pied nus sans problème, malgré le froid du parquet. Il n’y a plus qu’un mince filet de sang qui s’écoule de mes doigts à cause d’un morceau de carrelage dans ma main alors je le retire avant de le jeter à la poubelle. Je jette un rapide regard au miroir. Pathétique et faible, j’ai l’impression que ce mot est écris sur mon corps. Les tatouages de mon cou ressorte, je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir que c’est également le cas de mon dos. En dehors de quelques marques sur les bras, rien d’autre n’apparaît… Mais les tatouages me désignant comme un monstre sont bien visibles, je ne tente même pas de les dissimuler, de toute façon comment le faire quand c’est sur son cou ? A part en m’égorgeant mais je n’ai pas encore cette volonté de mort…

J’ouvre la porte de la salle de bain et me dirige vers le salon où je trouve ma sœur. Elle a immédiatement tourné ses yeux sur moi, l’entraînement ressort toujours à tout instant… Je laisse un sourire amer apparaître sur mes lèvres en prenant la parole.

« Bienvenue dans notre nouveau chez nous. Ils font vite pour nous faire voyager. Combien de temps selon toi avant qu’on nous fasse aménager ailleurs ? »

Suis-je avare de mots ? Très certainement mais c’est ma sœur, alors elle a l’habitude… Et je suis de toute façon bien trop con et brisé pour changer alors autant continuer avec un système qui marche plus ou moins bien…



Dernière édition par Owen Parker le Jeu 22 Déc - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Toujours ensemble | Elisa & Owen   Jeu 16 Juin - 13:10

Un nouvel ordre de mission. Un jeune moroï qui appréciait sortir de jour, malgré les risques pour sa santé, qui aimait se fondre parmi la foule, mais qui usait son pouvoir de manière constante. C'était ce qui avait permis à l'unité de le retrouver, et de me mettre sur ma piste. Un jeune homme répondant au nom de Jasper, détenteur de la magie de l'eau. Si je parvenais à faire les choses correctement, je ne devrais pas en avoir pour toute la journée. Je l'observe de loin, le suis un petit bout de temps, repérant rapidement ces habitudes. A ce que je vois, j'ai affaire à un charmeur, cela ne devrait pas être très dure de l'attirer dans mes filets. Je m'approche, passe à ces côtés, et il ne manque pas de m'aborder tentant de m'époustoufler avec ces prétendus dons de magie. Te rends-tu comptes que tu mets toute ton espèce en danger en te comportant de la sorte, alors que tu aurais bien d'autre moyen d'agir pour attirer les regards des femmes sur toi.

Je l'invite à prendre un verre, qu'il accepte bien évidemment, nous discutons de sujet sans importance, apprenons à faire connaissance, puis le premier baiser est échangé. Je dois admettre qu'il embrasse plutôt pas mal, j'aurais été ravi d'aller plus loin avec lui, malheureusement, je n'en aurais pas besoin. Je l'attire à l'extérieur, lui faisant croire que je l'amène chez moi. Je l'embrasse un nouvelle fois, collant son dos contre le mur, il se laisse prendre au jeu, caresse mon corps, mais au moment où il s'y attend le moins, je plante une seringue dans son cou, l'anesthésiant. Je le transporte dans un endroit un peu plus discret. Je n'ai plus qu'à attendre l'arrivée de l'unité, qui ne tardera pas, vu à quel point ils sont pressé de faire des tests sur ce petit jeune, qui manie si bien l'art de la magie. Je ne le plains pas. Tu as eu ta chance, tu as voulu m'impressionner par tes talents, tu t'es fais prendre au piège comme un blaireau, il va falloir en assumer les conséquence maintenant, je ne le ferais pas pour toi. Bon courage pour survivre à cette unité. Je n'ai plus qu'à rentrer à l'appartement, où je le sais, mon frère m'attendre. Je vérifie mon téléphone, pour découvrir un message de ce dernier, m'indiquant l'adresse de notre nouvel appartement. N'en as-tu pas marre, de déménager, Owen ? Je sais bien que cela fait parti de notre métier, pour pas que l'on se fasse remarquer, mais tout de même, cela ne fait pas tant de temps que nous sommes installés dans l'ancien. L'avantage, c'est que nous n'avions pas beaucoup d'affaire, alors nous mettions toujours moins de temps à rassembler nos affaires, et à les défaire dans notre nouveau chez nous.

Je prends la route jusqu'à l'adresse indiqué, je ne devrais pas mettre beaucoup de temps à le rejoindre, étant donné que je me trouvais déjà dans le quartier nord pour mon intervention. Quelques pas, un peu de marche, et me voilà devant l'immeuble. Un immeuble plutôt ancien, mais qui se fond dans la masse, comme toujours. Personne ne viendrait nous chercher ici, seuls des habitants en manque viendrait habiter ici, et depuis notre entrée dans l'unité, ce n'est pas notre cas, mais nous devons rester discret, alors comme d'habitude, nous nous contenterons de ce que l'on nous offre. Je grimpe les escaliers, découvrant un intérieur plus moderne que ce à quoi je m'attendais. Je suis sans doute bien méticuleuse avec des détails sans importance, mais j'ai besoin de prendre mes marques pour savoir me défendre en cas d'attaque. Je devais connaître les lieux comme ma poche. Je tourne la poignée de l'appartement, et me glisse à l'intérieur, enclenchant le verrou derrière moi. De toute façon, nous ne devrions pas avoir besoin de ressortir maintenant, à moins que l'on nous interpelle pour une mission.

Mon frère n'est pas en vu, mais il ne tarde pas à sortir de la salle de bain. Au moins, tu t'ais déjà approprier les lieux, c'est plutôt une bonne chose, je suppose. Je m'approche de lui, venant déposer un baiser contre sa joue, alors qu'il m'accueille comme il se doit dans notre nouvel appartement. Crois-tu qu'un jour, l'on pourra se poser sans avoir à s'inquiéter de quand aura lieu notre prochain déménagement.

« Peu de temps, j'imagine. Qu'as-tu fais ? »


J'attrape son poing, ou perle plusieurs gouttes de sang. Un peu de sang, ce n'est pas très grave chez nous, nous sommes habitués à en avoir sur les mains, à prendre des coups, à devoir nous relever. Mais il s'agit de mon frère, alors je ne peux m'empêcher de m'inquiéter pour lui, parce que je sais qu'il ne s'agit pas d'un combat, parce qu'il s'est occupé du déménagement toute la journée. Je le pousse à s'asseoir sur l'une des chaises du salon, et vais fouiller dans les cartons de la salle de bain, en sortant de quoi soigner. Je sais qu'il n'a pas besoin de cela. Mais depuis que je l'ai retrouvé à la frontière de la mort, battu par notre père, je ne peux m'empêcher d'agir de cette manière avec lui. Je soigne ces blessures, attendant toujours d'obtenir des réponses à ma question. Qu'as-tu fais pour que ta main se retrouve dans un tel état ?

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MessageSujet: Re: Toujours ensemble | Elisa & Owen   Jeu 16 Juin - 13:12

Toujours ensemble
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Est-ce que tu comprendrais ma sœur ce que je ressens ? Tu as vécu toute ta vie à mes côtés mais tu étais du bon côté du miroir… Tu as vu ce qui était beau, tu as entraperçu ce qui était laid. J’ai vu ce qui était laid, j’ai entraperçu la beauté… Même si on a grandi dans le même monde, on ne l’a pas vu de la même façon. Comprendrais-tu que j’ai besoin de cette souffrance ? C’est la seule chose que je n’ai jamais connu, en dehors de nos rares moments de tendresse… J’ai besoin de cette souffrance pour m’accrocher dans le monde des vivants, j’en ai besoin pour me sentir en vie. J’en ai besoin pour vivre, pour pouvoir continuer à m’accrocher aux lambeaux qui constituent mon esprit… Tu ne fais qu’apercevoir les conséquences de mon autodestruction, tu n’es pas encore dans ma tête, tu ne comprends pas ce que je ressens, ce que je peux penser, pourquoi je recherche cette sensation… Tu ne peux pas comprendre pourquoi je me fais mal pour exister, pourquoi je ne me soigne pas quand je le pourrais… Un jour tu comprendras, tu verras qu’il n’y a plus rien à soigner chez moi, que tout ait déjà détruit, que la seule à faire, ça serait de raser les restes de ma conscience pour me rebâtir entièrement. Mais ce jour où tu comprendras tout, ce jour où tu apercevras la laideur de la vérité, ma laideur… Je partirais, je ne resterais pas, je ne pourrais plus te regarder…

Je l’entends rentrer, passer la porte, la verrouiller, mais mon regard est toujours fixé sur le miroir et a travers lui, sur mes tatouages. Tu es la seule à comprendre ce qu’ils signifient, la seule à en comprendre la portée et le sens, pourtant tu n’as jamais fui face à cette vérité gravé dans ma chair. Je suis le fruit de l’erreur, tu es le gain de celle-ci. Je suis l’abomination, tu es le miracle… Tu es mon meilleur reflet et peut-être, si nous avions grandis séparés, j’aurais fini par te haïr… Mais à travers ma vie, tu as toujours été mon ancre. Tu es celle qui m’a fait avancer bien plus que la douleur pendant les premiers temps de ma vie… Jusqu’à ce qu’on se trouve quelque chose de plus important que l’autre : notre liberté… Et avec elle, avec cet éloignement nécessaire à notre survie, j’ai eu besoin de cette souffrance pour garder pied à terre… Non, tu ne comprendrais surement pas et je ne compte pas m’expliquer alors cela tombe bien… Ca ne sera qu’un secret de plus dans notre existence.

Finalement, je quitte la salle de bain pour retrouver ma sœur, croisant son regard pendant qu’elle se dirigeait vers moi. Je lui souhaite la bienvenue ici, tout en la questionnant sur l’avis qu’elle pourrait porter à notre futur… Combien de temps avant qu’on ne déménage ? La question est après tout existentielle… Ses lèvres se posent sur ma joue, d’une toute autre personne, j’aurais fais un bond en arrière mais on parlait de ma sœur… Par contre, je sens que je ne vais pas apprécier la suite de notre conversation. Me poses-tu réellement la question ? Alors que tu dois te douter de la réponse… Tu aimerais vraiment que je mette des mots sur ce que je vis, sur ce que nous vivons en silence ? Je ne pense pas… Alors je ne compte pas répondre à cette question.
Tu veux me soigner ? Je peux te le permettre, tu es ma sœur, je sais que tu t’inquiètes et je ne compte pas te laisser garder cette lueur dans tes prunelles… Mais ça ne veut pas dire que je ne trouverais pas un autre moyen de souffrir. Rien ne change Elisa, si ce n’est que je serais plus discret la prochaine fois… Ou peut-être pas.

« Rien qui n’ait mis ma vie en danger, tu n’as pas besoin de t’inquiéter. »

Je l’observe prendre grand soin à panser mes plaies… C’est inutile Elisa, ce n’est qu’une blessure extérieure, elle se serait résorbée sans ton aide… Tu n’as pas besoin d’y mettre un tel soin. Les pires blessures sont celles de l’âme et malheureusement, celles-ci, tu ne pourras jamais les soigner.

« Pas besoin de mettre autant de soin Elisa, ça guérira tout seul… »

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MessageSujet: Re: Toujours ensemble | Elisa & Owen   Jeu 16 Juin - 13:12

J'adore mon métier, je n'ai aucun regret là-dessus, mais je n'aurais rien contre l'idée de gagner quelques vacances de temps en temps.. Après tout, chasser les monstres, n'était pas de tout repos, nous mettions nos vies en danger à chaque instant, je crois même pouvoir dire sans exagérer que c'était le métier où l'on prenait le plus de risque.. Pourtant, je ne m'en plaignais pas, j'appréciais travailler pour une bonne cause, et voir le regard de ces monstres, lorsqu'il se rendait compte qu'une humaine, comme moi, était parvenu à les vaincre. N'est-ce pas humiliant pour eux ? Cela devait l'être davantage lorsqu'il nous retrouver à l'unité, attachés et livrés à notre bon vouloir.. C'était ce que je préférais dans mon métier, torturer mes proies, et les pousser à lâcher les informations dont j'avais besoin.. Sauf que l'on ne procédait pas de la même manière lorsqu'il s'agissait de Strigoïs, et de Moroïs, en l'occurrence, ma proie appartient à la seconde catégorie ce soir, alors mon travail s'achève là, et je laisse le reste de l'équipe prendre le relais, pour rejoindre mon frère.

En temps normal, c'est avec notre famille, nos frères et sœurs, que l'on arrive le mieux à être soi-même, à relâcher la pression, ce n'est pas le cas pour moi, j'adore mon frère, ne vous détrompez pas, mais je ne peux m'empêcher de m'inquiète à chaque instant pour lui, c'est devenu comme une seconde peau pour moi, depuis que je les retrouvais à deux doigts de perdre la vie.. Comment est-ce que je pourrais arrêté de m'inquiété pour lui, alors que je le vois sombrer, sans rien pouvoir faire ? J'ai horreur de cela, ne crois pas que je ne comprends pas ton petit jeu, et toutes ces blessures que tu t'infliges toi-même, je me contente juste de ne pas les évoquer avec toi, pour ne pas entrer en conflit, parce que je sais que ce genre de conversation n'aboutirait jamais là où je le voudrais, et que je n'ai aucune envie de te perdre, alors je me contente de soigner ces plaies lorsque je le peux, qu'elles soient physique, ou non, j'en ai besoin pour ne pas perdre l'esprit, pour l'empêcher de perdre tout espoir.

Je fouille dans les cartons, jusqu'à trouver la petite trousse à pharmacie que je cherchais. Est-ce que tu compte m'expliquer ce que tu as fais cette fois ? J'ai comme l'impression que je n'aurais pas de réponse, cela ne me confirme qu'un peu plus que tu es toi-même responsable de cette blessure, et il serait peut-être temps que l'on est cette conversation que je redoute tant, je ne peux pas continuer à te regarder te détruire, sans rien faire, je ne peux plus supporter cela, je ne peux plus me contenter de te regarder faire, de te regarder chuter, sans pouvoir te rattraper. J'attrape sa main, désinfectant sa plaie, mais je ne regarde pas ce que je fais, en vérité, je suis ailleurs, je suis revenu des années en arrière, lorsque mon père le battait, et que je restais derrière cette porte, sans rien faire.. Peut-être que si je m'étais interposé, nous n'en serions pas là, aujourd'hui ? Peut-être qu'il serait parvenu à se reconstruire, sans être obligé de ce détruire chaque jour de son existence..

« Ne discutes pas »

Est-ce que je suis trop sèche avec lui ? Un poil trop sans doute, mais ne croyez pas que ce n'est parce que je l'aime pas bien au contraire, c'est juste les émotions qui ont tendance à revenir un peu trop rapidement à la surface lorsque sa santé, et sa vie sont en jeu. Mais essayez de le faire comprendre à monsieur, vous verrez que sa santé ne l'inquiète pas plus que cela, et je l'admets, cela fait naître un certain ras le bol en moi. Peut-être que je devrais user d'une technique que je n'ai pas encore essayer avec lui, peut-être qu'alors, il comprendrait que cela ne me fait pas plaisir de le voir se détruire ? J'imagine que je ne perds rien à essayer, en tout cas. Je fouille dans de nouveau carton, ceux de la cuisine cette fois, et j'en sors deux couteaux, bien aiguisé.. J'en laisse un entre ces mains, et garde l'autre pour moi. Est-ce tu comprends où je veux en venir ? Je place la lame dans ma main droite, et me maintient immobile pendant que je le regarde

« Tu as le choix, tu peux continuer à te détruire, et me laisser sombrer avec toi, ou alors tu peux te relever, apprendre à vivre, et faire mon bonheur, à mes côtés »

Le choix est entre tes mains, maintenant Owen, tu uses de ce couteau pour te faire un peu plus de mal, comme tu en meurs d'envie, et je n'hésiterais pas à en faire de même, ou alors tu résistes, nous abandonnons tous les deux ces couteaux, et nous cherchons une solution ensemble.

« Je n'en peux plus de te voir sombrer sans cesse, sans rien pouvoir faire, j'ai l'impression de revivre sans cesse la même scène, celle où papa s'en prend à toi, te bat, et que je regarde, sans avoir le courage de te venir en aide, sans avoir le courage de m'interposer, et de l'arrêter »
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MessageSujet: Re: Toujours ensemble | Elisa & Owen   Jeu 16 Juin - 13:13

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A quoi t’attendais-tu, petite sœur ? Pensais-tu que le monde serait meilleur dans cette ville, dans cet appartement ? Je vois ta désapprobation dans la courbe serré de ta mâchoire, dans le pincement de tes lèvres, dans tes yeux absents. Tu ferais mieux d’effacer ses sentiments car je ne changerais pas. La seule raison pour laquelle j’ai continué à me battre, c’est pour toi, mais tu ne peux pas me demander l’impossible. Je survis pour toi, laisses-moi accès à la seule manière que j’ai de résister à la vie. Laisses-moi la seule chose qui me permet de ressentir, de garder le contrôle. Tu peux penser ce que tu souhaites mais si tu me retirais cette douleur, tu ne garderais qu’un mort vivant à tes côtés. Je n’aurais plus rien, je ne voudrais plus rien. Il ne restera plus rien du frère que tu connais, que tu aimes et que tu détestes. Juste un corps qui lui ressemblera. Certes, plus de nouvelles cicatrices mais aucune réaction face à la vie. Vas-tu me laisser devenir un robot ou tenteras-tu de me laisser continuer ? De me laisser gérer ma vie comme je l’entends ?

Je prends la parole, t’assurant que je guérirais seul. Mieux vaut pour toi que cette blessure perdure le plus longtemps possible car tant que la douleur occupera mon esprit, je ne chercherais pas à me blesser de nouveau. Je me contrôlerais. Mais tu ne le comprends pas. Tu me dis de ne pas discuter. Je ne tente pas de discuter, je tente de te faire comprendre. Mais tu n’entends jamais les mots que je souhaite prononcer et qui plane entre nous. Alors je t’observe, silencieux comme tu le souhaites. Aimes-tu quand j’agis à ta convenance, sans rien dire malgré ma désapprobation ? J’espère que tu apprécies cet homme car tu ne côtoieras plus que lui si tu gagnes. Si tu obtiens ce que tu désires.

Tu finis par te lever, fouillant dans un carton jusqu’à en sortir deux couteaux. A moins que tu ne souhaites t’ouvrir les veines, je ne te les conseille pas, petite sœur. Tu toucheras une artère avant de vraiment réussir à ressentir la douleur que je cherche à ressentir à chaque instant. Tu me files une lame entre les mains et tu reprends la parole. Tu ne comprends décidément pas. Selon toi, c’est une histoire de bataille et de bonheur. Le bonheur ? C’est une émotion pour les êtres lumineux. Pour toi. Pas pour moi, je suis condamné depuis ma naissance, mes tatouages que tu as devant tes yeux te le prouvent. Je suis l’être maudit et j’ai embrassé mon rôle à l’aide de grandes étreintes. Et toi, Elisa, finiras-tu par comprendre ? Par comprendre que je ne suis pas fait pour ce rôle ?
Est-ce parce que tu te reproches le passé que tu tentes d’agir aujourd’hui ? Tu n’étais qu’une petite fille et je t’aurais haï, pour avoir agis dans le passé. Si tu t’étais interposé, je t’aurais hais de te montrer forte alors que j’étais faible. Puis je me serais hais face aux retombées certaines. Non, tu as fais le meilleur des choix en restant dans l’ombre. Et cette arme ? Crois-tu que nous partageons la même peine ? Que nous devrions le faire ? N’entaches pas un peu plus ton âme pour moi, je suis déjà responsable de bien trop de choses sur celle-ci…

« Et toi, tu as le choix, de te détacher et de vivre, ou alors de sombrer comme tu le dis. Sauf qu’il y a quelque chose que tu n’as toujours pas compris petite sœur. »

Prête à m’entendre épiloguer ? Je ne parlerais pas aussi fréquemment très souvent, ce jour est une exception. Ma seule exception pour tenter de te faire comprendre… Et non, au final, c’est un de nos points communs. On va droit au but, c’est la meilleure façon de nous faire comprendre la réalité des choses…

« Ces blessures que tu ne supportes plus de voir… C’est grâce à elles que je suis toujours devant toi. Sans elles, je me serais jeté du haut d’un immeuble depuis longtemps. Tu tentes de m’enlever la seule chose qui me fait tenir en jouant avec ma culpabilité. C’est bas Elisa, et si tu souhaites ma survie, tu agis de la mauvaise façon. »

Qui sait dans quoi je trouverais un substitut, si tu tentes de m’enlever ma douleur ? Je ne sais pas mais je suis certain que tout comme moi, tu n’apprécieras pas. Je dépose le couteau dans sa main, je n’en ai pas besoin de toute façon. Et elle comprendra la symbolique. A elle de voir ce qu’elle voudrait faire. De sa douleur et de la mienne. Me laisseras-tu gérer ma peine ? Apprendras-tu à te dissocier de moi ? Finalement, c’est à toi de choisir. Choisis-tu ma survie ou ma mort ? Vas-y, petite sœur. Toi qui voulait que je me relève, toi qui voulais que je choisisse… Je le fais. Je me remets entre tes mains. La logique aurait voulu que je te réconforte, que je te dise que je t’aime ou je ne sais quoi. Que je te dise que ce n’est pas de ta faute… Mais depuis quand je suis logique ? A toi de gérer nos peines, petite sœur. Mais je te conseille de faire le bon choix parce qu’il ne me faudra pas longtemps pour disjoncter et tu le sais aussi bien que moi…

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MessageSujet: Re: Toujours ensemble | Elisa & Owen   Dim 11 Déc - 18:04

J'en ai marre, Owen, marre de voir que tu sombres, un peu plus chaque jour.. Que tu ne parviens pas à remonter la pente.. Que malgré les années, tu n'es toujours pas capable de tirer un trait sur toutes ces souffrances, que notre père t'a infligé.. Je ne te demande pas d'oublier, je sais cela impossible, tu n'oublieras pas ce que tu as vécu, je n'oublierais pas ce que j'ai vu.. Mais tu ne devrais pas t'arrêter à ces quelques années d'existences. Notre père t'a humilié, détruits ta vie, et en vivant avec son souvenir, tu ne lui prouves qu'un peu plus, qu'il avait raison.. N'es-tu pas plus fort que cela ? Ne vaux-tu pas mieux que lui ? Tu as une vie magnifique devant toi, un job, qui paye bien, que tu peux partager avec ta sœur, un grade plutôt bon, un corps, loin d'être dégueulasse, malgré toutes ces cicatrices, qui le recouvrent, tu pourrais même avoir une femme dans ta vie, alors pourquoi continues-tu de te dégrader, de cette façon, pourquoi continues-tu à te faire du mal, au lieu de trouver la force de rebondir ? Je vis à tes côtés, je te vois chaque jour, un peu plus sombrer dans tes malheurs, et je prends un peu plus conscience que ce n'est pas pour cela, que je nous ai tiré de chez nous, lorsque nous étions plus jeune.. J'ai pris des risques pour que l'on puisse avoir un avenir heureux.. Je n'arrive plus, à vivre avec toi, Owen, je n'arrive plus à te voir détruire ta vie, jour après jour. Tu prends de mauvaise décision.. Peu importe les raisons que tu peux m'offrir, tu prends de mauvaise décisions, et je ne pourrais jamais être en accord avec ce que tu veux.. Je refuse que ta propre destruction, que tu t'infliges, entraîne la mienne, et c'est ce qui arrivera, si tu continues à te comporter ainsi, si je continues à te voir sombrer.

Je ne vois pas trente solutions, je fouille dans tous nos cartons, jusqu'à sortir deux couteaux, un pour lui, que je lui tends, l'autre pour moi. Pourquoi ? Je ne le lui explique pas, je pointe juste la lame, au dessus de mon bras, je sais qu'il comprendra. Est-ce que cela te fera réagir ? Tu sais que la douleur ne me fait pas peur, que depuis le temps, je ne la crains pas, mais plus tu continueras à te faire souffrir, plus tu continueras à abîmer ton corps, plus j'abîmerais le mien. Accepteras-tu de me voir détruire mon corps, comme toi, tu peux le faire avec le tien ? Le supporteras-tu ? Me laisseras-tu faire ? Je sais que tu n'es pas un grand bavard Owen, mais cette discussion, ce soir, nous en avons besoin, tous les deux, alors je t'en pris, ne garde pas le silence, et parle-moi. Tu es mon frère, et je ne souhaite que ton bonheur, mais pas comme cela, pas si cela doit nous détruire tous les deux.. Et je vois bien, que tu n'es pas heureux, tu survis, mais tu n'es pas heureux. Te rends-tu compte, que s'est dur à encaisser, pour moi, ce genre de chose ? Ou est-ce que j'ai échoué, Owen ? Dis-moi, est-ce que j'ai merdé, quelque part, pour que tu ne veuilles pas te relever, et te battre ? Moi aussi, j'aurais pu m'écrouler, face au dégoût que j'ai ressenti de notre père, face à la haine, autant à son encontre, qu'à la mienne, de ne pas avoir empêché cela. J'aurais pu, me laisser abattre, mais j'ai continuer à avancer, pour toi, pour te rendre fière, alors pourquoi n'en fais-tu pas autant pour moi ? Tu me proposes de me détacher, et de vivre.. Comment est-ce que je pourrais vivre, en imaginant que mon frère, pourrait, à chaque fois, avoir le geste de trop, cette blessure de trop, qui mettrait fin à sa vie ? Comment est-ce que je suis censé accepter cela ? Dis-moi, parce que je n'ai pas de solution, que des interrogations, Owen.

C'est plus fort que moi, ma main vole, pour venir rencontrer sa joue, violemment.. Croyez-moi, une gifle, c'est déjà dure, d'une femme normal, d'une guerrière comme moi, qui a appris à se servir de sa force, c'est pire encore. Je ne sais même pas pourquoi est-ce que je lui donne cette gifle, est-ce à cause de ces derniers mots, que je prends comme une atteinte personnelle, est-ce à cause de toutes ces phrases, qui m'apprend qu'au fond, ces blessures qu'il s'inflige, le maintienne bien plus en vie, que je ne peux le faire ? Parce qu'il menace presque directement, de se foutre en l'air, si je lui retire cela ? Je sais pas, mais à chacun de ces mots, qu'il enchaîne, j'accumule une haine, que je ne peux empêcher de s'exprimer, à travers cette gifle. Au fond, Owen, tu ne penses qu'à toi, là où j'essaie de faire passer ton propre bonheur, avant mon propre bien être. Tu es égoïste, voilà le problème, et je vois bien qu'insister, ne servira à rien. Mais je n'ai pas l'intention de continuer à t'observer te détruire, je refuse d'être là, à tes côtés, pour observer ta chute, alors ce sera sans moi. Je t'ai laissé le choix, tu as pris le mauvais, ne t'étonne pas de la suite des événements.

« Pourquoi est-ce que tu m'as laissé prendre tous ces risques, avec notre père, pour te sortir de là-bas, pour t'offrir une meilleure vie, si tu n'as même pas l'intention de la vivre ? Je te déteste, Owen, je te déteste d'agir comme ça »

L'unité, nous a appris une chose, ne jamais montrer nos émotions, ne jamais nous laisser atteindre, par notre adversaire, mais il ne s'agit pas d'un adversaire, mais de mon frère, et je ne peux m'empêcher d'avoir les larmes aux yeux, bien que je ne le laisserais pas observer d'avantage. Es-tu fière de toi, Owen ? Apprécies-tu, de me mettre dans des états pareils ? Car tout ça, n'est que ta faute, tout ça ne découle que de ta manière de vivre, de survivre, plutôt, parce que je ne peux pas appeler cela une vie.

« Ne prends pas la peine de défaire mes cartons, je ne vivrais pas ici, avec toi, je refuse d'être là pour observer ta chute »

Et même si tu ne considère pas cela comme une chute, cela ne changera pas, à mes yeux. Je tourne les talons, pour m'enfuir par la porte, et la claquer derrière moi, persuadé que de toute façon, il ne me suivra pas.

_________________


Sous peu, tes barrières, je briserais, sous peu, tes émotions, je ferais éclater, sous peu, tu cesseras de me résister, sous peu, nous serons heureux, je t’en fais la promesse..
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