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 Certaines colères ne peuvent être atténuées

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MessageSujet: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Jeu 2 Fév - 18:56

Certaines colères ne peuvent être atténuées
Elisa & Lucian
J’ignore où je vais. J’ignore pourquoi j’ai embarqué Elisa avec moi. J’ai encore les images qui défilent dans mon esprit, le corps d’Alistair qui se tord, le cadavre d’Effy qui s’écroule au sol, et mon impuissance face à tout ça. Mon expression est impassible mais une rage infinie boue en moi. Je finis par me décider sur une destination : le Crisp Night. La prochaine ouverture est prévue pour dans trois jours à cause des rénovations, alors je ne devrais pas être dérangé là-bas. J’arrive sur place et relâche enfin Elisa mais ne lui adresse pas le moindre mot. Au lieu de ça je la contourne pour me rapprocher du bar et me servir un verre de Rhum que j'avale d'une traite.

- Elle l'a tué...

Je me sers un deuxième verre, sauf que l’alcool n’aide pas à atténuer ma colère, rien ne m’aide à la calmer. Je balance mon verre à moitié plein qui vient se briser contre l’un des murs en même temps que je me mets à hurler.

- ELLE L’A TUE !

Ma voix est forte, grave, colérique. Des siècles de guerre entre Alistair et moi gâchés en une minute par cette stupide moroï. Je n’arrive pas à l’accepter. Accepter qu’Effy m’ait trompé. Accepté que cette gamine m’ait volé la vengeance de toute une vie. Alistair ne devait pas mourir ainsi, pas à cause d’elle, pas sans avoir prononcé ses regrets. Non seulement Effy m’a pris tout ça, mais en plus a eu droit à une mort rapide, sans souffrance, et ça Elisa, c’est toi qui me l’as pris. Qu’es-tu en train de penser ? Es-tu fière de l’avoir tué ? Es-tu compatissante envers moi ? Tu ne peux pas l’être, toi et moi n’avons absolument pas la même vision de la famille, nous n’avons pas les mêmes relations. J’use de ma rapidité pour atteindre Elisa et la plaquer violemment contre le mur derrière elle, me moquant bien de lui faire mal. Ma main entoure sa gorge alors que mon regard noir est planté dans le sien.

- Elle l’a tué. Tu l’as tué. Dis-moi Elisa, pourquoi est-ce que je ne te tuerais pas toi aussi ?

Comme ça la boucle serait bouclée. Parfois je me pose la question, pourquoi est-ce que je ne la tue pas ? Autrefois j’avais besoin de toi, de tes informations, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Alors qu’est-ce qui me retient de continuer de serrer cette gorge jusqu’à ce que mort s’en suive ? J’en ai envie pendant un instant, de retrouver ce contrôle de vie et de mort sur quelqu’un. Sauf que plus je la regarde agoniser et plus je me dis que je ne veux pas sa mort. Je voulais celle d’Alistair, j’ai voulu celle d’Effy, mais je ne veux pas celle d’Elisa. Alors je finis par relâcher ma pression autour de son cou, lui permettant de retrouver sa respiration alors que mon poing s’abat violemment contre le mur, juste à côté de son visage. Un trou se fait dans le mur sous la violence du coup, quelques gouttes de sang coulent de mes jointures. Je laisse finalement retomber mon poignet et m’écarte d’Elisa, sentant déjà la guérison opérer et soigner mes coupures.

C’est ironique tout de même, l’être que je voulais le plus voir mourir en ce monde vient enfin de perdre la vie et je suis là, colérique, presque déprimé par la situation. Je déteste lorsque les choses ne se passent pas comme je l’avais prévu. Je m’empare à nouveau de la bouteille de Rhum et ne prends pas la peine de sortir un nouveau verre pour cette fois. Je me contente de me diriger vers le fauteuil que Sebastian m’avait offert et me laisse tomber dessus, portant la bouteille à mes lèvres pour boire quelques gorgées. Puis je m’adresse à Elisa d’une voix détachée, sans même la regarder.

- Rentre chez toi Elisa. Quitte même le pays, car dès lors que Gabriel apprendra pour la mort d’Effy, il te traquera et te tuera. Dans un combat comme celui-là je ne serais pas dans ton allié.

black pumpkin
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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Jeu 2 Fév - 23:56


Certaines colères ne peuvent être atténuées

Qu'as-tu en tête ce soir, Lucian ? Pourquoi m'as-tu amener avec toi, si c'est pour me traiter de la sorte ? Ton plan n'a pas eu la fin que tu escomptais, je ne peux pas faire grand chose pour toi, est-ce une raison de t'en prendre à moi ? Tu devais ramener Effy, en vie, c'est ça ? Ne me mens pas, je t'ai juste volé une vengeance, parce que tu n'avais pas l'intention de la ramener à Gabriel, pas de suite, et pas dans un bon état.. J'ai eu besoin de toi, lors de notre dernière rencontre, tu m'as sauvé, même si, d'une certaine façon, je n'avais pas envie de l'être, mais je ne suis pas une princesse en détresse. Je n'avais pas besoin de toi, pour m'enfuir, et je n'ai surtout pas l'intention de rester, si tu me traites de cette façon. J'ai déjà passé une très mauvaise soirée, avec Bastian, la dernière fois que tu m'as trouvé, je ne laisserais pas quelqu'un me détruire à nouveau. Tu es énervé, je peux le comprendre, mais comprends aussi une chose, je refuse d'être ton punching-ball. Alors sois tu changes d'attitude, sois je me casse. Tu es peut-être l'une rares personnes, à avoir réussi à me torturer, et t'attirer ma sympathie en même temps, mais ne pousses pas le bouchon trop loin, quand même. J'ignore pourquoi cette vengeance te tenait tellement à cœur, j'ignore ce qui s'est passé entre lui, et toi, mais comme tu viens si bien, de me le hurler dessus, Effy a tué ce gars, et tu devras faire avec. Est-ce que tu vois l'ironie de la situation ? Quelques jours plus tôt, tu ma recueilli, alors que j'étais désespérer, par la perte de mon frère, et toi, tu es fou de rage, parce que ce membre de ta famille, et morts, mais pas parce que tu ne pourras pas le revoir, mais parce que tu ne peux pas le tuer toi-même. Tu vois l'ironie, là ?

Mon dos cogne avec force, contre le mur, mais si je laisse une grimace se dessiner sur mes lèvres, je ne dis rien. Je n'ouvre pas plus la bouche, lorsqu'il resserre sa poigne, autour de ma gorge. Pourquoi est-ce que tu ne pourrais pas me tuer ? Pour la même raison, que je ne chercherais pas à t'en empêcher. Pour de multiple raison, à vrai dire. Un, tu ne prendrais aucun plaisir, deux, tu n'en as pas envie, trois, ce ne serait pas une punition pour moi, plus aujourd'hui. Alors même lorsque sa prise se resserre encore, que la respiration me manque, je ne cherche pas à l'en empêcher. Je pose ma main, contre son poignet, mais ce n'est qu'une réflexe stupide, parce que je n'essaie même pas de l'arrêter, de l'empêcher d'exercer cette pression autour de ma gorge, et au bout du compte, il fini par me lâcher de lui-même, sans que je n'ai rien à dire. Laquelle, des trois vérités, t'a fais prendre conscience que ce serait inutile, de me tuer ? Je ne scille même pas, face à son poing qui s'abat contre le mur, à quelques centimètres à peine de ma tête. N'est-ce pas la guerrière, que tu voulais retrouver ? Elle est là, ce soir, en partie, du moins, et je ne flancherais pas, face à tes menaces, ou face à tes actions. Je le laisse prendre place sur son fauteuil, cette bouteille à la main. J'hésite de longue seconde, mais ces paroles, au lieu de me convaincre de partir, me pousse à me rapprocher de lui.

« Je n'ai pas besoin de toi, Lucian. Je n'ai pas peur de mourir, je n'ai pas peur de Gabriel, non plus. Effy est morte, Jake est enfermé à l'unité, Gabriel a tous perdu, ce n'est plus une menace pour moi »

Alors tu vois, je n'ai pas besoin de toi, je n'ai pas besoin de ta protection, je n'ai pas besoin que tu sois mon allié, dans cette guerre, parce que je l'ai déjà gagné. Enfin, je dois en comprendre que Gabriel est ton allié ? Crois-tu que tu le seras toujours, après ce qui est arrivé à Effy, alors qu'elle était avec toi ? Enfin, j'imagine que ce ne serait pas à mon avantage, de remuer le couteau dans la plaie. J'arrive à son niveau, pour croiser son regard. Ne comptes pas sur moi pour détourner les yeux, parce que tu te sens d'humeur furax. Si ce que tu voulais, c'était asseoir ta domination sur une femme, pour passer tes nerfs, ce n'est pas moi qu'il fallait embarquer. Je peux faire des concessions, mais j'ai mes limites. Est-ce que je devrais compatir ? Peut-être. Est-ce que je le ferais ? Même pas en rêve, et de toute façon, je ne pense pas que cela puisse être ce qu'il attend de moi. Que je parte, oui, sans doute, mais je ne partirais pas non plus. Admets que si je m'en vais, maintenant, tu détruiras tous sur ton passage, au moins, tant que tu t'acharnes sur moi, cela limite les dégâts. Parce que tu vois, Lucian, je suis en mesure de détourner les dossiers qui se montent sur toi, à l'unité, mais si tu te fais repérer, par l'un de mes collègues, je ne pourrais plus faire grand chose.

« C'est bon ? T'as finis de t'en prendre à moi, ou ce n'était que la première vague ? »

Non, je ne compte pas non plus faire d'effort, pour canaliser mon caractère, juste parce que tu pourrais de nouveau t'en prendre à moi. Encore une fois, si tu voulais d'un gentil toutou, qui t'obéit au doigt et à l'oeil, et qui ne te provoque pas, ce n'était pas moi qu'il fallait ramener.

« Pourquoi cette vengeance était-elle aussi importante pour toi ? »

Je ne veux pas connaître toute l'histoire, je m'en fiche pas mal, je veux juste une réponse assez claire, à cette question, parce qu'en fonction de celle-ci, je pourrais peut-être t'offrir mon aide. Ne crois-pas que je m'avère inutile, maintenant que tu as eu toutes tes réponses. De toute façon, même si tu ne m'offres pas ces réponses, je pourrais moi-même aller les chercher à l'unité, mais j'aimerais autant que cela vienne de moi.  

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Sam 4 Fév - 15:58

Certaines colères ne peuvent être atténuées
Elisa & Lucian
Est-ce que je réussirais à me calmer ce soir ? Probablement pas. Est-ce que je tuerais Elisa pour autant ? Elle non, mais d’autres oui, c’est une certitude, peut-être pas ce soir, mais dans les jours à venir, même dans les mois à venir, car ça prendra du temps pour que cette colère disparaisse. Je finis par la libérer de ma prise et m’installe sur ce canapé, bouteille en main que je porte à plusieurs reprises à mes lèvres. Que fais-tu encore là Elisa ? Pars, pour l’instant je te le demande gentiment, mais si tu persistes je pourrais me montrer plus violent. J’ignore pourquoi je t’ai emmené ici avec moi, mais ce n’est pas parce que je l’ai fait que j’ai réellement envie de ta présence en ces lieux. Tu devrais plutôt fuir, car Gabriel sera rapidement au courant de la mort d’Effy et plus tu perdras du temps ici, plus tes chances de survie diminueront. Tu penses que Gabriel n’est plus un danger ? Je ne peux m’empêcher de laisser un rire s’échapper, un rire jaune.

- C’est justement parce que Gabriel a tout perdu, qu’il sera une plus grande menace pour toi.

Vois-tu maintenant il ne lui restera plus que ça, cette vengeance à accomplir, alors il passera jour et nuit dessus, et je connais suffisamment bien Gabriel pour savoir qu’il arrive toujours à ses fins lorsqu’il le veut vraiment et crois-moi, après ça il le voudra. Mais après tout j’ai remarqué que tu avais perdu goût à la vie alors reste, traine dans le coin, fais-toi attraper, fais-toi tuer, ce n’est plus mon problème de toute façon. La seule chose que je pourrais te souhaiter c’est que Gabriel ne prenne pas son temps avec toi. Plutôt que de déguerpir d’ici je la vois s’approcher, m’affronter du regard avant de me demander si j’ai fini de m’en prendre à elle. Je ne réponds pas, après tout c’est une question à laquelle je ne suis pas sûr de pouvoir répondre sans changer d’avis. Au lieu de ça je détourne mon regard du sien et porte à nouveau la bouteille à mes lèvres.

Puis sa voix résonne à nouveau, encore une question, pas la bonne. Pourquoi cette vengeance est aussi importante pour moi ? Pour des tas de raisons Elisa, en plus de huit cent d’existence Alistair a eu le temps de les cumuler. Il n’y a pas juste une unique réponse à cette question, il y en a des tas, beaucoup trop, des réponses que je n’ai pas forcément envie de te donner. Veux-tu savoir ça pour ta propre curiosité ou pour compléter le dossier que tu as à l’unité à mon sujet ? Car je sais qu’il y en a un, tous les strigoïs de cette ville en ont un, tous les plus vieux en tous cas.

- Pour des tas de raisons qui ne te concernent pas.

Oui je sais, je ne suis pas très aimable, ce n’est pas dans mes habitudes et c’est bien pour ça que je lui ai demandé de déguerpir. Tu veux connaître les raisons de cette vengeance Elisa ? Je ne saurais même pas par où commencer. Peut-être par le début, le regret de mon père de m’avoir vu arriver au monde et prendre la place de ma mère ? Ce mépris qu’il a toujours eu à mon égard. J’ai tué mon frère à cause de lui. Je me suis transformé à cause de lui. Sauf que même dans la mort il a fallu qu’il me rejoigne pour me faire payer. A partir de là j’ai dû passer mon temps soit à me battre contre lui, soit à le fuir, durant des siècles entier. Tu sais ce que ça représente Elisa ? Bien sûr que non. Il a tenté d’éliminer tous ceux qui m’étaient un tant soit peu cher, Emma, John, Gabriel. J’ai tué Celaïs à cause de lui. J’ai vu mourir Isallys à cause de lui. Cet homme a forgé le monstre que je suis, cet homme a détruit le peu de bien qui ressortait de moi. Est-ce que c’est suffisant pour vouloir le tuer ? Pour être en colère de ne pas avoir pu le faire moi-même ? Et encore, j’expose là uniquement les raisons principales, mais croyez-moi il y en a encore beaucoup d’autres.

- Contrairement à toi la famille a toujours été mon plus lourd fardeau.

Je devais m’en libérer ce soir. J’en suis libéré, d’une certaine façon, mais pas complètement et je ne le serais plus jamais maintenant qu’il est mort ainsi. Je ne saurais jamais vraiment pourquoi Alistair s’est toujours comporté ainsi avec moi et la réponse à cette question devait être ma libération. Maintenant je suis bloqué à tout jamais à ce même statut d’incompréhension et de frustration.

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Dim 5 Fév - 22:09


Certaines colères ne peuvent être atténuées

Est-ce que je devrais craindre Gabriel, comme Lucian l'insinue ? Je dois admettre que Gabriel, se retrouve un peu dans la même situation que moi, à vrai dire. J'ai tous perdu, lui aussi. Mais moi, je suis passé par deux extrêmes, aujourd'hui, je souhaite venger mon frère, et c'est ce qui me pousse à me dépasser, à continuer à vivre, et c'est ce qui me rend aussi, redoutable, parce que je n'ai aucune limite, je me fiche, de vivre, ou mourir, la seule chose que je souhaite, c'est réussir à le rejoindre, ou mourir. Mais j'ai aussi eu ma période, où ce que je souhaitais, c'est mourir, rien d'autre, que rejoindre mon frère, je ne voyais pas d'autres échappatoire, à ma douleur. Est-ce que tu es persuadé que Gabriel, optera pour la vengeance, ou se laissera-t-il avoir par la douleur, et la peine ? Que lui reste-t-il, de toute façon ? Jane, la petite nouvelle du groupe, ou ancienne, à voir selon notre point de vu ? L'avantage, c'est que cette fille, et une véritable girouette, peut-être que dans quelques jours, elle aura à nouveau changer d'avis, alors est-ce que ce sera assez, pour lui donner une raison de ce battre, à ton avis, Lucian ? Surtout que d'après tes paroles, tu sembles être l'un de ces alliés, ce sera d'autant plus difficile d'encaisser la douleur, lorsqu'il se rendra compte, que même ces alliés, lui tourne le dos, puisque c'est toi, qui a du entraîner Effy là-dedans. A moins qu'elle est appris elle-même, qu'il était possible de ramener un strigoï, mais j'en doute. Ça fait un peu beaucoup, quand même, pour trouver le courage de continuer, après ça, non ? Mais comme tu sais, je me fiche, de mourir, ou de vivre, ce n'est pas mon objectif, de survivre à tous ça, donc même s'il cherche à se venger, cela ne m’inquiète pas. Pas assez pour me pousser à partir. Si partir, c'est ce que tu veux, tu n'as qu'à me le dire de façon claire, et non pas détourné autour de Gabriel.

« Ne t'inquiète pas pour moi, chéri, je survivrais »

C'est ce que je fais toujours, non ? J'ai survécu à Bastian, alors que je n'avais aucun espoir, que je n'avais aucune chance, alors pourquoi Gabriel, serait un ennemi à la hauteur, là où Bastian, n'a pas su l'être ? Non, peu importe ce que tu me diras, je ne craindrais pas Gabriel, et il ne sera pas une menace pour moi. Je n'hésite pas à l'affronter du regard, de toute façon, qu'est-ce que je risque, au vu de ton état, si tu as envie de me tuer, tu le feras, que je te défie du regard, ou pas, alors ce n'est pas ça qui m'arrêtera. Surtout qu'au final, il fini par détourner le regard. Alors je me concentre sur une autre question, sur sa vengeance. Depuis quand, cherches-tu à te venger, au juste ? Et pour quelle raison ? Je doute que te confier, n'est pas ce que tu préfères, mais cela changera mes propositions, alors fais attention à ce que tu réponds. Tu te doutes que tes histoires de famille, ne m'intéresse pas plus que ça, c'est pas mon genre, de prendre quelqu'un en pitié, surtout qu'à l'unité, je peux avoir toutes les informations quand je veux, alors au fond, je m'en fiche un peu. Mais vois-tu, j'ai eu de mauvaise mésaventure avec mon père, moi aussi, du moins, mon frère en a eu, alors à ce niveau là, je suis plutôt complaisante. Alors, selon ta réponse, selon celui qui est en tord dans l'histoire, ça pourrait changer bien des choses, alors pour une fois, tu devrais coopérer..Tu m'offres une réponse, qui me laisse entendre que tu n'as pas dû te renseigner plus que cela, sur moi, puisque l'histoire de ma famille, s'arrête à ce que je semble t'avoir raconter, sur Owen. Alors si tu crois que ça à toujours été une bonne chose pour moi, la famille, tu te trompes.

« Tu te trompes sur mon compte, ma véritable famille, ce limite à Owen. Je n'hésiterais pas à descendre mon père, s'il croise un jour mon chemin »

Parce que je n'ai pas été capable de le faire à l'époque, aujourd'hui, je le ferais, alors tu vois, moi aussi, ça à été un fardeau, et quand je vois mon frère, ces comportements, ça le reste encore aujourd'hui, parce que ça continue à le détruire lui, et moi aussi. Du moins, ça me détruisait. Aujourd'hui, il n'est plus là, et je n'ai plus de famille. Je passe face à lui, mes mains sur les accoudoirs, pour me pencher plus près de son visage.

« Et si je te proposais de revivre cette soirée, d'une manière très différente, ou tu pourrais toi-même, achever ton père ? »

Je pose un doigt contre ces lèvres, avant qu'il n'ouvre la bouche, ne parle pas de suite. Laisse-moi finir, et réfléchir, parce que tu serais peut-être d'avis à accepter, de suite, mais ce ne sera sans doute pas dans le sens que tu imagines. Parce que je sais que rien, ne te ferait plus plaisir, que frapper ton père, et lui porter ce dernier coup, mais dans les circonstances que je te propose, ce n'est pas certain.

« Je ne peux pas ramener ton père, et je ne pourrais jamais te proposer une véritable solution, pour que cette soirée puisse être différente, dans notre réalité, mais si elle pouvait l'être, là-dedans »

Je tape deux coups, du bout du doigt, contre sa tête. J'ignore, si tu vois ce que je veux dire, j'ignore, si tu fais le lien, mais je ne veux pas t'en dire trop, si tu refuses, dès maintenant, parce que ça reste, des secrets, que je suis censé garder pour moi.  

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Lun 6 Fév - 0:48

Certaines colères ne peuvent être atténuées
Elisa & Lucian
Est-ce que tu survivras vraiment face à Gabriel ? Tu as toute cette assurance sur toi, tu ne devrais pas. Pour avoir côtoyé Gabriel durant des siècles, je sais qu’il te dévorerait jusqu’à l’os maintenant que tu es devenue son nouvel objectif à atteindre. Tu as à peine survécu à ce Bastian et je me suis renseigné un peu à son sujet, je sais qu’il est bien plus jeune, bien plus impulsif, qu’il a bien plus de défauts qui pourraient jouer en sa défaveur. En fait je suis même étonné que tu te sois laissée détruire par un type pareil. Si lui a pu t’avoir Elisa, ne doute pas que Gabriel en sera incapable. Cette fois je ne serais pas là pour prendre ta défense ni pour te sauver au dernier moment. Je n’empêcherais pas Gabriel d’avoir sa vengeance, car je suis bien placé pour savoir à quel point ça peut être important.

J’imagine que l’avenir nous le dira de toute façon, mais si jamais Gabriel est en position de faiblesse contre toi, n’espère que je le laisserais mourir. Ce n’est pas parce que toi et moi partageons des moments intimes que je te ferais passer avant mon frère. Après tout il est l’une des rares personnes que je considère aujourd’hui comme un membre de ma famille et même au-dessus de ça, car tout le monde sait comment je me comporte avec les membres de mon sang. J’ai tué mon frère, j’ai été en guerre contre Alistair et j’ai souvent eu des moments de conflits avec John même s’il est bien le seul que je ne souhaite pas tuer, pour l’instant en tous cas.

Il semblerait que toi aussi tu n’aies pas une bonne entente avec ton père, puisque tu n’hésiterais pas à le descendre d'après tes mots. Alors dans ce cas tu devrais mieux comprendre ma colère je suppose. Non, en fait je n’en suis pas convaincu, tu as peut-être de la rancœur envers lui, mais c’est tout de même différent. Après tout tu n’as pas spécialement envie de tuer ton père de tes propres mains, sinon tu l’aurais déjà, tu l'aurais traqué jusqu'à ce que cette mission soit accomplie, alors que là tu pourrais tout aussi bien te contenter qu’un autre le fasse et te débarrasse de lui. C’est ce qui fait la différence entre nous Elisa. Moi je n’arrive pas à me contenter qu’une autre personne l’ait tué à ma place.

- Au moins tu as encore une chance de pouvoir le tuer.

Parce que oui, dans ma vision des choses, pouvoir tuer l’être que l’on déteste le plus en ce monde est une chance. Alors Elisa, est-ce que ton père est bien cette personne ou est-ce que quelqu’un d’autre à pris cette place ? Quelque chose me dit que ton paternel n’est pas en tête de liste, alors tu vois, ta situation est différente de la mienne. Elles le sont toutes de toute façon. Je la vois approcher, se pencher vers moi et plonger son regard dans le mien. Quelle nouvelle idée vient de te traverser l’esprit Elisa ? Il semblerait que je ne tarde pas à le savoir.

Revivre cette soirée différemment dans ma tête ? C’est donc à ça que tu penses ? Tu crois franchement que ça changerait quelque chose ? Je n’ai pas besoin d’une quelconque illusion, d’une fausse réalité et surtout, si tu crois que je laisserais quelqu’un approcher mon esprit, c’est que tu m’as mal jugé Elisa. Personne n’entrera à l’intérieur, encore moins pour me donner une fausse idée de la mort d’Alistair, ça n’aiderait absolument en rien. Je repousse Elisa et me lève de ce siège, la dépassant et lui offrant mon dos, plongé quelques instants dans mes pensées.

- Je n’ai pas besoin d’une illusion Elisa.

De quoi ai-je besoin alors ? Je ne sais pas. Peut-être d’un nouveau souffre-douleur. Peut-être d’un nouveau grand ennemi qui serait à la hauteur d’Alistair. Ça m’étonnerait que je trouve mon bonheur par ici. Ça m’étonnerait que ce soit suffisant de toute façon. Je me tourne à nouveau vers Elisa mais juste à cet instant une porte s’ouvre. Son regard se porte sur l’intrus avant le mien, mais je ne tarde pas à en faire de même. Un employé qui nous dévisage Elisa et moi, un autre strigoï.

- Et bah, si j’avais su qu’on aurait la visite d’une minette pareille j’aurais ramené la commande bien plus tôt. Ça t’ennuie si je la goûte un peu ? J’ai pas encore eu le temps de dîner ce soir.

Est-ce que ses problèmes sont censées m’intéresser un tant soit peu ? Non, je ne sais même pas quel est son nom et honnêtement, un employé est très vite remplaçable. De toute façon j’ai besoin de me défouler et puisqu’Elisa n’est pas la bonne personne pour ça, il semblerait que j’en ai trouvé une meilleure. Il me suffit d'une seconde pour quitter ma place et me retrouver juste devant lui. Ma main vient s’enfoncer dans son torse, attrapant entre mes doigts le cœur de notre intrus sans l’arracher pour autant. Du sang coule de ses lèvres et il me supplie de ne pas le tuer. Sauf que je n’ai pas de pitié ce soir, ni pour toi, ni pour personne. J’arrache ce cœur d’un coup sec et sur le moment je me sens aller mieux, mais pas encore assez, il m’en faut plus. Voilà ce dont j’ai besoin pour me calmer Elisa, d’un nouveau massacre. Maintenant il n'y a plus personne capable de m'empêcher de tuer à volonté. Je me tourne vers elle, mon regard sombre et meurtrier qui n'annonce rien de bon pour la suite.

- Une nouvelle toile m'appelle darling, une toile humaine, tu ne devrais pas rester dans les parages.

Tu n'aimerais pas voir ça, tu n'aimeras pas non plus être l'une de ces victimes que j'utilise pour accomplir mes toiles. Si ton unité est un minimum au courant à mon sujet, alors tu comprendras parfaitement ce que j'entends par là.

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Lun 6 Fév - 14:07


Certaines colères ne peuvent être atténuées

Je ne prétendrais pas, pouvoir comprendre ce que tu ressens, Lucian. Oui, je déteste mon père, je n'hésiterais pas à le descendre, si je me retrouvais face à lui, pour lui faire payer toutes nos peines, toutes ces douleurs, qu'Owen a dû subir, à cause de lui, mais en même temps, ce n'est pas une vengeance, que je souhaite prendre, en priorité. J'ai bien d'autre projet, et ne jamais recroiser mon père, m'irait aussi. Alors je ne peux pas prétendre comprendre à quel point cette vengeance, à pu être importante pour toi, à quel point, tu souhaitais te venger, mais ne prétends pas que la famille, à toujours été une bonne chose pour moi, parce que ce n'est pas vrai, et j'ai plus d'un exemple à te donner. Je ne comprends pas avec assez de force, mais je comprends en partie, et c'est déjà peut-être plus que tu ne pourras trouver avec quelqu'un d'autre. D'autant plus que contrairement à d'autre, je ne ferais pas l'erreur de te prendre en pitié, alors au lieu de rejeter ma compagnie, comme tu fais, tu ferais peut-être mieux de l'accepter. Elle ne te semble pas utile, en apparence, mais je pourrais peut-être t'offrir une raison de ne plus penser à cette soirée catastrophique. Je suis assez bonne pour ça, en général, et d'une certaine façon, je te le dois, après ce que tu as fais pour moi, même si, je pense que tu ne cherchais pas plus que cela, à me sauver. Tu l'as quand même fais, et c'est peut-être pour ça que je me sens redevable, de t'aider aujourd'hui. Allez savoir, mais il va falloir que tu arrêtes de te comporter comme le roi des connards, parce que, lors de notre dernière rencontre, tu m'as redonner la force, de vivre, de redevenir cette femme provocatrice, alors tu sais que je ne me démonterais pas devant tes petites menaces.

Je m'approche de lui, avec cette idée en tête. Après, j'essaierais de te changer les idées, si c'est ce que tu as besoin, mais d'abord, j'ai quelque chose à te proposer. A toi, d'accepter, ou de refuser. Je sais que certains aimeraient ce détour, d'autre non, je ne sais pas ce qu'il en sera pour toi. Tu n'es pas du genre à te contenter d'aussi peu, mais en même temps, cette vengeance te tenait tant à cœur, que peut-être, tu pourrais accepter. Ce n'est pas une obligation, juste une proposition, dont tu es le seul à prendre la décision. Je peux te l'offrir, peut-être pas dans les minutes qui viennent, mais je pourrais faire en sorte que cela arrive, alors à toi de me dire, si tu en as envie, ou non. Non, on dirait que ce ne sera pas ton délire, ce n'est pas grave, par contre, je commence à avoir du mal avec ta manière de te comporter. Tu es en colère, je l'accepte, tu veux te venger, ça aussi, je l'accepte, mais je ne t'ai rien fais, en dehors de t'offrir des solutions, alors si tu pouvais arrêter de te comporter contre le dernier des connards, parce que je t'assure que je peux être d'agréable compagnie, pour te détendre, mais si tu continues ainsi, je vais juste prendre mes cliques, et mes claques, et me casser d'ici. Je me retourne vers lui mais n'est pas le temps de prendre la parole, puisque ce nouveau strigoï vient nous interrompre. D'un j'espère que tu n'as pas l'intention d'accepter sa demande, Lucian, parce que là, peu importe ton état, cela pourrait bien m'énerver, et deux, essaie donc de m'attaquer, l'idiot, tu pourrais être surpris de ma défense. Sauf que Lucian ne réagit pas comme je m'attendais qu'il le fasse, il n'accepte, ni ne refuse, en vérité, puisqu'il se contente d’arracher son cœur, malgré les plaintes de cet imbécile, pour qu'il le laisse vivre. Comme quoi, on traite toujours les humains de faible, mais moi, même lorsque je me retrouve face à la mort, je ne cherche pas à supplier, comme un bébé chien. Par contre, si tu crois que cela m'effraie, Lucian, tu fais fausse route, t'en oublies que je suis une guerrière, et que j'ai déjà vu bien pire, j'ai déjà causé bien pire.

« Chéri, si tu ne veux plus de moi, dis-le de manière claire, parce qu'à vouloir me mettre à la porte, de manière détourné, je vais commencer à me vexer »

Je suis prête à parier que ce n'est pas le genre de réaction, auquel tu t'attendais, mais à force, tu devrais savoir que je ne fais rien dans la logique des choses. Je m'approche de lui, pour croiser son regard, mais sans venir pour autant le toucher, ou quoi que ce soit. J'ai un ego, moi aussi, et je commence à en avoir assez, de me retrouver face à un mur. J'attrape mon téléphone.

« En attendant, je n'ai qu'un message à envoyer, pour organiser une véritable fête ici, avec des humains, par centaine. Ou alors, tu peux perdre ton temps à errer dans les rues, pour trouver tes proies. A prendre, ou à laisser »

As-tu entendu parler de cette fête, qui se prépare, pas très loin d'ici ? Peut-être pas, mais moi, oui, c'est l'avantage, de travailler pour l'unité, nous sommes au courant de toutes les fêtes les plus grosses, pour en assurer la sécurité, mais l'avantage, c'est que nous pouvons aussi en gérer les changements. Alors il suffirait d'un message, pour prévenir d'un changement de lieu, et tous débarqueraient ici. Qu'est-ce que tu pourrais demander de plus, pour cette véritable toile, que tu souhaites faire. Admets que l'idée te tente. Je te livre le matériel, tu n'as plus qu'à profiter, et t'exprimer, c'est tentant, non ? On dirait bien, alors je finis par envoyer ce fameux message, avec un sourire en coin. Voilà, tu n'as plus qu'à attendre, que les gens arrivent, et cela ne tardera pas, puisque la fête est censé commencer dans moins d'une demi heure. Les premiers invités ne doivent pas être très loin. Je risque m'attirer de sérieux ennui, mais je trouverais bien une manière de m'en sortir. J'en trouve toujours une.

« Cela vaut bien quelques remerciements, non ? »

Et je n'entends pas forcément verbal, mais au vu du nombre de fois, ou tu as rejeter mes idées ce soir, j'aurais pu juste foutre le camp, et te laisser te démerder dans ta déprime et tes galères, alors peut-être pour une fois, tu pourrais m'en remercier, non ?

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Lun 6 Fév - 21:55

Certaines colères ne peuvent être atténuées
Elisa & Lucian
Pourquoi est-ce que je t’ai emmené avec moi au juste ? Je ne suis pas sûr que ta présence m’aide à me calmer et ce serait bien d’éviter que je te tue ce soir. Il y a déjà eu bien assez de morts comme ça pour aujourd’hui et pour le coup ce n’est pas la tienne que je désire. Alors qu’est-ce que je désire au juste ? Là voilà la question : qu’est-ce qui me calmerait ? Visiblement l’alcool n’aide pas. Parler de ce qu’il s’est passé n’aide pas non plus. As-tu une autre proposition Elisa ? Il semblerait que oui, mais toujours pas la bonne. Pensais-tu vraiment que j’allais dire oui ? Et dis-moi, qui au juste aurait dû entrer dans mon esprit pour me faire revivre la mort d’Alistair à ma façon ? Aucun de tes humains ne m’aurait approché, toi non plus je ne t’aurais pas laissé entrer là-dedans.

Toujours pas la bonne idée Elisa et ma colère ne diminue pas. Lorsque ce strigoï débarque au beau milieu de notre conversation, je ne peux me contenir plus longtemps. Là voilà ma solution, ça a toujours été la même depuis le début après tout, lorsque je suis en colère, la seule chose qui me calme c’est de me défouler en commettant un nouveau massacre. Du sang pour le sang. Le monstre en moi a besoin de beaucoup plus qu’un corps, qu’un cœur pour être rassasié. Une nouvelle toile m’appelle Elisa et il vaudrait mieux que tu évites d’être dans les parages à ce moment-là. Sauf que tu es bien décidé à rester là on dirait, à me regarder faire.

- Si ça ne te dérange pas de regarder ton espèce se faire massacrer alors reste.

Tant que tu ne t’interposes pas dans mes affaires, je n’y vois pas d’inconvénient après tout. Pour une soldate, je trouve que tu trahis facilement les tiens en tous cas, une raison de plus de ne jamais te faire confiance. D’ailleurs non seulement tu les trahis, mais en plus tu m’apportes des cibles sur un plateau d’argent. A prendre ou à laisser ? Darling, je ne refuse jamais une proposition aussi alléchante.

- Envoies donc ce message, je me charge du reste.

Parce que pour que les humains veuillent bien faire la fête il faut qu’il y ait une certaine ambiance sonore et lumineuse. Ce serait bien de se dégoter un barman aussi. Et oui pour faire tourner un club il faut des employés, mais il me suffit d’envoyer quelques messages et j’ai déjà les plus importants qui ont débarqué. Je sais, le Crisp Night ne devait ouvrir que dans trois jours, mais disons que c’est la surprise du jour. Interdiction d’aller dans les sous-sols en revanche.

Je m’occupe moi-même des jeux de lumière et pour ce soir je décide d'instaurer une ambiance dans les tons rouge car après tout ça ira bien avec le thème de la soirée. Le dj qui vient d’arriver s’occupe des platines, une ambiance à la fois festive et morbide. Le barman est aussi à son poste, offrant des verres gratuits à Elisa sous ma demande, après tout je peux bien  lui offrir ces verres puisqu’elle m’offre les miens. On m’annonce que de nombreux invités attendent devant que les portes s’ouvrent et je ne manque pas d’entendre à côté la remarque d’Elisa à propos de remerciements que je lui devrais. N’est-ce pas prétentieux Elisa ? Après tout je ne t’ai pas demandé de remerciements, lorsque je t’ai sauvé la vie. Je m’approche d’elle qui est assise au comptoir en train de siroter un verre.

- Est-ce que ces verres à volonté ne te suffisent pas ? D’autant que tu vas avoir l’occasion de me voir exprimer mon art sous une nouvelle forme et ce n’est pas tout le monde qui peut s’en vanter.

Mais après tout s’il te faut autre chose, peut-être que je pourrais te l’offrir, plus tard, en fin de soirée, lorsque je me serais d’abord défoulé sur les invités. J’indique à l’un de mes hommes d’aller ouvrir les portes et très vite la foule s’attroupe à l’intérieur du Crisp Night. Et bien, voilà de quoi promettre une très longue soirée. Profite aussi de la fête Elisa, mais je ne manquerais pas de te surveiller du coin des yeux. Quant à moi, je me dirige déjà vers ma première cible, prêt à faire couler le sang.

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Lun 27 Fév - 22:08


Certaines colères ne peuvent être atténuées

Est-ce que tu me vois comme une fragile petite fille, Lucian ? Je n'ai pas besoin de te protection. Je n'ai pas besoin que tu veuilles me prévenir du massacre, qui aura lieu ici, ce soir. Je l'ai compris. J'ai compris depuis la première seconde, de notre première discussion, quel genre d'homme tu étais. Mais je suis toujours là. Pourquoi ? Je n'en sais rien, à croire que je ne peux plus me passer de toi, depuis que tu m'as permise de goûter à ton corps. Tu as raison, j'ai eu besoin de toi, une fois. Je serais sans doute morte, si tu ne m'avais pas aidé ce soir là. Je serais sans doute morte, si tu ne m'avais pas provoquer, et montrer que j'avais encore de nombreuses années à vivre. Et je te dois beaucoup, pour cela. Mais ne me vois pas, comme une vulgaire petite fille, qui a besoin de la protection d'un homme viril. Ce n'est pas ce que je suis. Je n'ai pas besoin de toi pour cela, et si je suis là, ce soir, ce n'est pas pour cette raison. Disons juste que j'ai beau être une garce, tu m'as aidé, lorsque j'en avais besoin, je sais rendre la pareille. Sache une chose, mon beau, ce n'est pas parce qu'il n'existera jamais rien de plus, que ces quelques parties de jambes en l'air, qu'il n'existe pas d'attachement ! Je sais reconnaître la valeur des gens, et je sais au moins te reconnaître cela. Et au fond, si tu ne m'as pas tué ce soir, alors que tu avais toutes les raisons de le faire, ce n'est pas pour rien, non plus. Alors ne compte pas sur moi, pour m'enfuir, parce que tu sors les crocs. D'autant plus, que cela te rend terriblement sexy, alors je serais folle de partir. Tu veux une soirée de folie, tu veux du sang, un carnage ? Rien de plus simple, je peux t'en offrir un, en quelques minutes.

« C'est peut-être mon espèce, mais je n'ai rien à voir, avec eux ! Je me fiche, qu'ils meurent, ou qu'ils vivent, je ne me bats pas pour cela »

Je ne me battrais jamais, pour cela. Un jour, tu le comprendras. Et ce jour là, tu comprendras pourquoi, je ne crains pas ta fureur. Tu comprends pourquoi, alors même que je chasse votre espèce, je n'ai aucun remords, à m'envoyer en l'air avec vous. Tu comprends pourquoi, toutes ces vies, que je t'amène ce soir, me sont égales. Tues-les, massacres-les, défigures-les. Aucunes des horreurs que tu pourras faire ce soir, ne me feras fuir, parce que je m'en fiche.Tu serais étonné de voir, que je pourrais moi-même participer, mais pas ce soir. Ce soir je te laisse ton massacre, ta distraction. Je sais m'effacer lorsqu'il le faut. Même si tu en doutes. En revanche, je ne me priverais pas de m'amuser, moi aussi, j’espère que tu en as conscience. Je veux bien t'organiser une fête, t'amener les invités, mais je mérite au moins d'en profiter. J'envoie l'indication, sourire aux lèvres, alors qu'il accepte ma proposition. Une longue soirée nous attend. Une longue soirée, loin d'être ennuyeuse. Une fois ma tâche faite, je retourne au comptoir, pour m'installer, alors que je le vois s'agiter, dans la pièce, et une fois que le barman est arrivé, je me retrouve avec un verre offert, alors même que les invités ne sont pas encore là. Cela ne m'empêchera pas de consommer, d'ores et déjà. Je ne suis pas très bien élevé, peut-être, mais avant d'être leur fête, c'est la notre, alors je peux bien faire ce qu'il me chante. J'attends l'approche de Lucian, pour lui réclamer une récompense. C'est la moindre des choses. Tu en as peut-être pas conscience, mais je risque gros, à te ramener toutes ces proies. Je risque d'être dans un sacré merdier, si mes supérieurs se rendent compte, que cela vient de moi.

« Je suis une éternelle insatisfaite, j'en veux toujours plus, je pensais que tu avais compris »

Alors non, ces verres, ce n'est pas assez. Sans compter que je pourrais me faire offrir des verres, par n'importe quel homme, si je le souhaitais. Ton nouvel art ? Ça reste encore à voir. Nous verrons donc ce que tu as à me montrer ce soir, et je déciderais, à la fin de cette soirée, si je désire d'avantage, ou pas. Les portes s'ouvrent, et lorsque je le vois s'éloigner, je saute aussi de mon siège. Si je souhaite profiter de cette ambiance, de cette musique, c'est maintenant, parce que la panique ne tardera pas à faire son entrée. Alors je me glisse, au milieu de cette nouvelle foule, et me déhanche sur la musique. Je ne reste pas seule, bien longtemps, mais je m'en contre fiche, malgré le corps de cet homme, qui colle le mien, je ne me retourne pas une seule seconde, pour voir de qui il s'agit, mon regard ne qui pas Lucian. Montre moi donc, ce nouvel art, que peu de gens, peuvent se vanter de voir. Montre moi, ce que tu es capable de faire, lorsque tu es au bord des nerfs, lorsque la colère te submerge. Montre moi, ce qui était censé m'effrayer, pour que tu veuilles me faire partir. Ça ne tarde pas. Un corps, puis deux, trois. Et à mesure que les corps tombent, les personnes présentes, à la fête, commence à prendre conscience, de ce qui se passe, autour d'eux, à prendre conscience, qu'elles courent un très grands danger. La piste de danse, ce vide, en quelques minutes, et lorsque je sens mon partenaire, déguerpir, je l'attrape par la gorge, pour le menacer. Je ne compte pas être la seule, à rester danser. On ne profite pas vraiment, seule.

« Rejoins-les, et tu mourras, comme eux »

A vrai dire, tu mourras dans les deux cas, mais tu auras bien plus de chance, de gagner du temps, en restant à mes côtés, étant donné que moi, je ne suis pas une proie, qu'en te précipitant, avec les autres. A moins bien sur, que Lucian montre une partie possessif de lui, mais c'est une qualité que je ne lui connais pas. Je ne suis pas très menaçante, au final, c'est juste un conseil, mais ça à l'air suffisant, pour le convaincre de rester et de reprendre sa danse avec moi, malgré son regard, bien différent. Tu ne comprends pas, pourquoi je ne bouge pas, pourquoi je n'ai pas peur. Pire, tu ne comprends pas, pourquoi je ne suis pas de ton côté. Ne t'inquiète pas, tu comprendras, bientôt. Je croise le regard de Lucian, et je ne fais que chuchoter, pour ces mots, qui ne sont adressé, qu'à lui, mais je sais que malgré la musique, il les attendra.

« Je m'attendais à plus sanglant, d'un homme comme toi »

Je ne sais pas, à quoi je m'attendais, venant de toi, à vrai dire, mais à un véritable spectacle, et pour l'instant, ce n'est pas encore ce que tu me montres. Parce que la colère te ronge, au point de ne pas réfléchir à ce que tu fais ? N'es-tu pas un artiste, Lucian ? Alors donne un véritable sens, à cette soirée, pour m'offrir quelque chose de plus intéressant, et excitant, que les mains de ce gamin, sur mon corps.

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Dim 5 Mar - 17:22

Certaines colères ne peuvent être atténuées
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Le sang va couler ce soir, énormément. Un nouveau massacre au Crisp Night, voilà bien longtemps qu’il n’y en avait pas eu et ce soir je serais le seul strigoï à pouvoir en profiter. Toutes ces proies juste pour moi, voilà ce qu’il me faut pour évacuer. Après tout je n’ai pas pu me défouler contre Alistair, alors il faut bien que quelqu’un prenne à sa place et puisqu’aucun humain ne saura supporter les coups autant qu’il en aurait été capable, il m’en faut donc plusieurs, beaucoup plus. Et toi Elisa, tu trahis ta propre espèce sans même te soucier de leur sort. Voilà qui est bien cruel de ta part, mais après tout ce n’est pas moi qui m’en plaindrais. Tu dis que tu ne te bats pas pour cela, mais alors pourquoi te bats-tu au juste Elisa ? Je me demande si tu connais réellement la réponse à cette question. Un jour je te poserais la question, mais ce ne sera pas aujourd’hui, pour l'heure mon attention est réclamée ailleurs.

Maintenant que le message a été envoyé, il faut trouver des employés et préparer la salle. Quelques minutes suffisent pour que tout soit prêt, c’est ce qui s’appelle de l’organisation rapide. Maintenant que j’ai mon barman et mon dj, je n’ai pas vraiment besoin de plus de personnel, de toute façon tous ces humains mourront bien rapidement, alors autant éviter d’en faire déplacer trop pour quelques minutes à peine. Ils n’attendent plus que mon autorisation pour ouvrir les portes à toute cette foule qui attend déjà devant le bar, mais avant ça je me dirige d’abord vers Elisa qui semble se plaindre. Est-ce que ces verres gratuits ne te suffisent pas Elisa ? Visiblement non, dans ce cas attends un peu, et tu auras l’honneur de me voir à l’œuvre dans mon art, ce n’est pas beaucoup de personnes qui peuvent s’en vanter. Je fais tourner sa chaise pour qu’elle se retrouve face à moi, alors que mes deux mains attrapent la chaise d’un côté puis de l’autre pour la maintenir ainsi, je rapproche mon visage de son oreille pour lui murmurer ces quelques mots.

- Si ce public est à la hauteur de mes attentes alors tu auras droit à plus.

J’écarte mon visage du sien et lui rends sa liberté, m’éloignant d’elle pour faire signe d’aller ouvrir les portes. La foule entre rapidement à l’intérieur et j’aperçois Elisa se mêler à eux sur la piste de danse. Au moins je ne serais pas le seul à profiter de cette petite fête. Je détourne rapidement mon regard du sien pour observer toutes ces proies. Par qui vais-je bien pouvoir commencer ? Tellement de possibilités. J’attrape une première cible et plante mes canines dans sa gorge, la vidant entièrement de son sang avant de la laisser s’écrouler sur le sol. Je réitère l’action à plusieurs reprises, ne prenant même pas la peine de boire la totalité du sang des suivants. Je brise des nuques, j’arrache des cœurs. J’attaque, je massacre. Tout à l’air un peu brouillon pour l’instant, mais ce n’est que la première étape.

Je jette quelques coups d’œil à Elisa par moment, l’apercevant danser aux côtés de cet humain. Il semblerait que l'un de ces humains sait bien choisir ses partenaires. Je retourne bien rapidement à mon massacre, jusqu’à ce que j’entende les paroles d’Elisa arriver jusqu’à mes oreilles. Tu veux plus sanglant Elisa ? Allons, n’est-ce pas déjà assez pour toi ? Ne vois-tu pas à quel point le sol est recouvert de rouge ? Non, c’est vrai que toi tu en veux toujours plus. Je m’empare d’une bouteille d’alcool vide et la brise, me retournant vers elle, sourire aux lèvres. Je reste près du comptoir et je vise, le morceau de verre passant juste à côté du visage d’Elisa pour atteindre l’humain qui dansait avec elle en plein front. Le morceau de verre s’est enfoncé suffisamment profondément pour faire gicler son sang sur Elisa qui se trouvait juste devant lui. Et maintenant, est-ce assez sanglant pour toi ? La seconde suivante je me retrouve près d’elle, glissant un doigt sur ce sang qui a coulé sur sa peau pour le porter jusqu’à mes lèvres et le goûter.

- Pas très goûteux, moi qui croyais que tu avais bon goût.

Je plaque une main contre ses reins pour rapprocher un peu plus son corps du mien. Regarde mieux autour de toi Elisa, ne vois-tu pas comme moi ce carnage ? Ces corps accrochés, ces cadavres par terre, ce sang qui recouvre les murs, le comptoir, les lumières. N’est-ce pas un lieu assez macabre pour toi ? Car autour de nous ne règne plus que la mort, il n’y a plus de survivant, juste toi, moi et mes deux employés. Sais-tu ce que j’apprécie le plus après un massacre Elisa ? Le corps d’une femme. Je la pousse à s’asseoir contre l’une des tables du bar alors que je fais basculer sa tête sur le côté pour avoir accès directement à son cou. Je caresse sa peau du bout des doigts, puis la seconde suivante je plante mes canines dans sa gorge, buvant quelques gorgées de son sang, un sang que je trouve décidément bien au-dessus de la moyenne. Je laisse durer la morsure quelques secondes à peine avant d’écarter mes lèvres de sa gorge, laissant ces deux filets de sang couler le long de sa peau. Je relève mon visage vers le sien, plantant mon regard dans le sien.

- Et maintenant, est-ce assez sanglant pour toi ?

Maintenant que ton sang a aussi coulé, es-tu satisfaite ? Je tire sur ses jambes pour qu’elle se retrouve assise sur le rebord de la table, collée contre moi. Puis je lui offre ce baiser à la fois sauvage et sanglant. Tu voulais plus de sang, c’est l’occasion d’en goûter un peu.

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MessageSujet: Re: Certaines colères ne peuvent être atténuées   Jeu 9 Mar - 13:48


Certaines colères ne peuvent être atténuées

Est-ce que cette idée à ces charmes, Lucian ? Est-ce qu'elle t’intéresse ? Laisse-moi envoyer ce message, alors, et en quelques minutes, tu auras une foule importante d'humains. Mieux que ça, ce ne sera que des jeunes. Est-ce que je suis censé me contenter de ces verres, en échange ? C'est loin d'être assez. Je t'offre, tes verres, mais aussi une distraction agréable, pour faire passer ta colère, et ta rage, alors tu pourrais un peu plus indulgents, que quelques verres, qui me seront offerts par ce type, qui n'a rien d'intéressant.. N'as-tu donc pas compris, que je suis toujours du style, à réclamer plus ? Peut-être que cela me portera préjudice. Ou peut-être que cela attire l'attention. T'es-tu déjà poser la question, pourquoi je survivais à toutes nos rencontres, alors même que lors de la première, je t'avais trahis ? Je ne suis pas morte, et tu n'es pas le premier strigoï, que je fréquente, qui me laisse repartir en vie, bien que le seul, de manière aussi fréquente, je dois bien l'admettre. Alors peut-être que je provoque un peu, pour mon propre bien, mais c'est aussi ce qui m'aide à rester en vie. A faire valoir ce que je vaux. Je me retrouve nez à nez, avec lui, et malgré la menace, qui pèse sur mon espèce, malgré la pression, sur mes épaules, pour que ces personnes, soient à la hauteur, c'est un sourire qui naît sur mon visage. Quand bien même, ces êtres ne seraient pas à la hauteur, je serais l'être, pour te convaincre de m'offrir quand même mon dû. Dommage que tu t'éloignes si vite, j'aurais pu t'offrir un avant goût..

Ce n'est pas grave, c'est toi qui rate quelque chose. En attendant, je n'ai pas besoin de sa permission, pour quitter ma place. Si tu t'attendais à ce que je reste bien tranquille, assise au comptoir, à attendre que tu en es fini, et revienne, tu te trompes. Tu vas t'amuser, hors de question que je n'en fasse pas de même. Et puis, même si tu n'avais pas pris ton pied, à cette fête, j'aurais quand même pris le mien, parce que c'est une fête, et que c'est fais pour s'amuser. Et c'est pas comme si pour l'instant t'étais d'une agréable compagnie. Alors excuse-moi, d'aller voir ailleurs, en attendant que tu sois de meilleure humeur. De toute façon, c'est pas comme si c'est humain, pour rivaliser avec toi. Si tu veux mon avis, ils sont bien pathétiques. De toute façon, j'ai beau être humaine, aucun d'entre eux ne m'intéresse. Ce ne sont que des êtres minables, qui ne méritent pas mon intérêt, en dehors de quelques rares exceptions. Et cela n'en font pas partir. Alors même si je danse avec ce type, même s'il n'est pas des plus doué, il se débrouille quand même. Et même si je lui promets la vie sauve, s'il ne cherche pas à fuir, je sais qu'il ne l'aura pas. Lucian ne le laissera par repartir vivant, et après ce qu'il s'est passé, après ce qu'il a vu, et entendu, moi non plus. Mon regard se pose à nouveau sur Lucian, bien plus intéressant, et je ne peux m'empêcher de lui offrir cette provocation. Tu sais bien, que je ne peux pas me contenter d'une petite fête, plate, sans rebondissements. Je sais bien aussi, que plus je te provoquerais, plus cette soirée sera agréable, alors je n'hésite pas, et si cela se retourne contre moi, j'aviserais.

Je sais, que mes mots parviennent jusqu'à lui, ce n'est pas bien difficile à deviner, lorsque je vois ton regard, se poser sur moi. C'est ce regard, que je désirais retrouver, depuis notre arrivée ici. Un regard de défi, d'assurance. Un regard joueur, et sauvage. Je suis ces gestes, lorsqu'il brise cette bouteille. Je suis ces gestes, lorsqu'il vise. Je suis ces gestes, lorsqu'il lance ce bout de verre en ma direction, et pourtant, je ne bouge pas. Est-ce que j'ai torts, de lui faire confiance ? Peut-être. Après tout, tous ces humains, sont morts, alors pourquoi pas moi ? Simplement parce que s'il avait voulu me tuer, il l'aurait fais depuis le début. Il l'aurait lorsqu'il s'est rendu compte, que je l'avais trahi, que j'avais omis de lui offrir des informations capitales. Alors, s'il ne l'a pas fais, à ce moment là, il n'a aucune raison de le faire aujourd'hui. Alors je ne bouge pas, et ce morceau de verre se plante dans la tête, de l'homme derrière moi. Comme quoi, faire preuve de sang froid, et de confiance, peut parfois sauver la vie, parce que si je m'étais agité, c'est moi, qui l'aurait pris. Le sang gicle sur moi, mais loin d'être écœurer, c'est un sourire, qui fend mes lèvres, d'autant plus, lorsque je l'aperçois, s'approcher de moi. Enfin, il serait temps que tu t'intéresses un peu plus à moi. Son doigt glisse sur ma peau, pour récupérer du sang, et je ne le lâche pas du regard, alors qu'il le porte à ces lèvres, loin d'être impressionné.  

« Un bon mélange, c'est la clé, pour rendre un goût désobligeant, délicieux »

Tu as décidé de goûter au doigts, et cela a rendu ce sang peu agréable, alors que tu aurais goûter, à même ma peau, tu aurais été ravi. C'est une question de mélange, et de décision, tu as juste pris la mauvaise, Lucian. Mon corps se retrouve collé au sien. Mais très vite, c'est sur l'une des tables, que je me retrouve assise, alors qu'il se donne lui-même accès à ma gorge. Une position dangereuse, mais qui enflamme mon corps aussitôt. Est-ce que je fais bien de lui faire confiance, après toute la quantité de sang qu'il a avalé ce soir ? Mauvaise idée, sans doute, peut-être pourrait-il perdre le contrôle, avec la goutte de trop, mais là aussi, comme avec le bout de verre, tout à l'heure, je décide de lui faire confiance. La morsure qui suit, n'est ni vraiment douloureuse, ni douce pour autant. Mes lèvres s’entrouvrent, pour laisser échapper ce léger son de contentement. Cette morsure n'est pas bien longue, quelques secondes à peine, mais elle est suffisante pour m'envoyer planer dans un autre monde. Tu es loin d'être le premier homme à me mordre, Lucian, mais sans doute celui qui, à chaque fois, m'offre le plus d'effet. Peut-être aussi, parce que pour toi, ces morsures ne sont pas un moyen de me faire payer, ou regretter. C'est ces paroles, qui me ramène les pieds sur terre – du moins métaphoriquement.

« C'est déjà mieux.. »

Non, je ne dirais pas que c'est assez sanglant. Tu te rappelles, j'en veux toujours plus, jamais satisfaite, alors ce serait me contredire, que d'approuver cela. Mon corps s'emboîte à nouveau au sien, et il s'accapare mes lèvres. Les siennes ont ce goût métallique de sang, ceux de tous ces humains, le mien aussi, mais je m'en fiche pas mal. Ça rajoute une dose d'excitation, au milieu de tout ça. J'emprisonne sa taille, de mes jambes, le retenant près de moi, et mes doigts, eux, partent à l'aventure, glissant sous ces vêtements, couverts de sang. Je ne tarde pas à retirer le premier, pour avoir un accès direct à sa peau, sur laquelle mes lèvres glissent déjà. Mes lèvres dérivent vers la gauche, pour m'amuser avec son téton, quelques instants, taquiner et mordiller, sans aucune douceur. De toute façon, ça n'a jamais été doux entre nous, ce n'est pas aujourd'hui que cela commencera. Mes glissent sur son corps, pour rejoindre la ceinture de son pantalon, que je m'attaque déjà à défaire. Plus vite, tu seras nu, plus vite, la vie que s'offrira à moi sera spectaculaire. J'ai déjà eu l'occasion de te voir nu, mais je dois admettre que le sang, qui recouvre ton corps, par-ci, par-là, te rends plus délicieux encore, à dévorer du regard. Je presse le mouvement, et une fois débarrasser de tous ces vêtements, mes mains remontent en sens inverse, pour glisser dans ces cheveux. Je ne me fais pas tendre, lorsque je tire dessus, pour l'attirer avec moi, sur la table, et rapprocher un peu plus nos corps, avec l'espoir que la table ne finissent pas par céder sous notre poids. Ce qui en soit, ne serait pas dérangeant, de finir au sol, peu importe le sang qui y règle, mais avec nos deux poids, le choc risque d'être des plus désagréable pour moi.

acidbrain

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Sous peu, tes barrières, je briserais, sous peu, tes émotions, je ferais éclater, sous peu, tu cesseras de me résister, sous peu, nous serons heureux, je t’en fais la promesse..
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Certaines colères ne peuvent être atténuées
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