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 You're alive [Owen]

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La plume plus forte que les baisers... La seringue... L'argent !
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MessageSujet: You're alive [Owen]   Mar 31 Jan - 18:57


You're alive

J'étais en vie. Oui, mais à quel prix ? Est-ce que cela avait une véritable importance, dans ces circonstances ? J'avais quelque peu délaissé l'unité, ces derniers jours, malgré les appels incessants que je recevais. Sans aucune doute, que je finirais par revenir, par leur offrir de nouveau mon aide, mais pour l'instant, j'avais besoin d'autre chose. Mon frère était morts, et disparu, Effy était morte, Jake nous avait échappé, Bastian avait réussi à me détruire, et Julian.. Julian était morts, lui aussi.. J'avais toujours été consciente qu'en nous engageants dans cette unité, c'était aussi prendre le risque de mourir, du jour au lendemain, que c'était aussi devoir encaisser des pertes. J'étais prête à encaisser ces pertes, c'était la raison pour laquelle je ne m'attachais à personne là-bas, mais faire le deuil de mon frère ? Non, je n'étais pas prête à cela. C'était d'autant plus compliqué, que j'avais été incapable de mettre la main sur son corps. Vous avez déjà vu quelqu'un faire le deuil d'un être cher, sans avoir un corps, à mettre dans une tombe, sur laquelle allait se recueillir ? Je me doute que non. C'est déjà pas une chose facile, de faire son deuil, alors dans ces conditions, ces pires encore. Croyez-moi, j'essaie de ne pas me laisser aller à ma peine, mais c'est pas une chose simple. Alors je cherche son corps, je mets tous les moyens à ma disposition, dans cette quête. Je m'accroche peut-être à des chimères, peut-être que je n'ai aucune chance de retrouver son corps, mais cela me donne au moins la force de continuer, pour l'instant. J'aviserais, lorsque je tomberais face à son corps. Mais pour l'instant, je me contente de survivre.

A vrai dire, j'ai un peu plus retrouver goût à cette vie depuis que j'ai appris que l'on avait retrouver une trace de lui, mais pas de son corps, une trace vivante, de véritable action. Le genre d'action que l'on ne peut exécuter qu'en étant en vie. A moins, bien entendu, que cela ne soit qu'un mauvais tour de Bastian, pour me prendre au piège, et m'anéantir un peu plus, mais je ne peux m'empêcher de nourrir cet espoir. Je ne pouvais pas accepter que mon frère puisse être parti sur une note négative, de notre relation, sur une dispute, et en ayant eu de fausse indication, de ma rencontre avec Bastian. J'avais besoin qu'il sache ce qu'il en était vraiment de moi, de ce qu'il s'était passé là-bas, et de ce que je ressentais face à ce qui s'était passé lors de notre dernière rencontre. Est-ce que je m'en voulais, d'avoir été aussi égoïste avec lui ? Une partie, oui, parce que les choses auraient pu être bien différente entre nous, à cette heure. Et en même temps, j'avais aussi agis, en fonction de ce qui pouvait être mieux, pour moi. Parce que si l'abandonner, derrière moi, m'avait fais mal au cœur, je ne sais pas si j'aurais pu continuer à accepter qu'il se fasse du mal, comme ça. C'était peut-être une décision dure, que j'avais prise, mais c'était aussi pour que l'on évite de se détruire, à continuer à vivre sous le même toit, mais sans avoir les mêmes plans, pour l'avenir. Cela ne changeait rien à l'amour que je pouvais lui porter. Il restait mon frère, la seule famille qui me restait, et surtout la personne, pour qui j'avais tous risqué à l'époque.

Je me retrouve face à un vieux taudis, qui ressemble, il me semble, à un immeuble, mais au vu de l'état, je n'en suis pas sur. J'ai même hésité à faire demi tour, sur le moment. On s'était forcément tromper d'adresse, Owen n'avait pas pu atterrir ici, ou pas de lui-même, en tout cas. Mais juste au cas où, parce que je ne pouvais pas me permettre de laisser passer la chance de le retrouver, sur une hésitation. Faire diversion n'est pas bien compliqué, il me suffit de prétendre à une agression dehors, et il déguerpi voir ce qu'il se passe. J'avoue avoir hésité sur ma tactique une seconde. Vu le taudis qu'il dirige, il aurait pu en avoir rien à foutre, mais ce n'est pas le cas, bien heureusement pour moi, et cela m'offre le loisir de vérifier les noms, sur le carnet, et de trouver la chambre d'Owen. Et la clé, au passage. Et je n'hésite pas à l'utiliser pour entrer dans la chambre, avant même d'essayer de frapper. Cela évitera qu'il fuit, en pensant que cela puisse être un ennemi. Et je le trouve bien au centre de la pièce. J'admets, je reste une minute, sans savoir quoi faire. Mais comprenez-moi, j'ai vu mon frère, mourir sous mes yeux, alors le voir debout, face à moi, c'est un peu difficile à croire, mais j'hésite une minute à peine, avant de me jeter dans ces bras, pour le serrer contre moi.

«  Tu es en vie.. Tu es en vie ! Je t'ai vu mourir, j'ai cru que je ne te reverrais plus jamais »

Merde, tu es mords sous mes yeux, et je peux quand même te sentir contre moi. Si c'est pas un miracle, je ne sais pas ce que s'est. Vraiment. Je m'éloigne, pour pouvoir le regarder, l'observer, me rendre compte qu'il va bien.

«  Je suis tellement désolée, Owen, pour tout »

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MessageSujet: Re: You're alive [Owen]   Dim 5 Fév - 23:49

You're alive
Elisa & Owen

Combien de temps prend un corps pour reprendre le dessus sur ses faiblesses ? Pour permettre à son propriétaire de retrouver la sensation d’être de nouveau lui-même ? Cela fait combien de temps que j’ai été dépossédé, sans réussir à retrouver toutes mes capacités ? J’aurais peut-être dû me tourner vers l’unité, histoire de récupérer plus vite. Mais je n’ai pas voulu. Ou pas osé. Je ne sais pas. Sans Elisa, ça ne me paraissait plus avoir de sens. Et en même temps… Je ne voulais pas avoir la confirmation. Je ne voulais pas non plus devenir leur rat de laboratoire. Etre celui sur lequel on tentait de nouveaux soins. Non merci, je préfère encore me débrouiller seul, avec mon corps en lambeau et mes connaissances de celui-ci.

Je vais voir le propriétaire d’un énième motel, avec un seul sac en bagage, guère encombrant. La raison de ces motels pourris, c’est qu’ils m’apportent l’anonymat mais surtout, la discrétion. Personne ne tente de poser des questions et c’est tant mieux, car cela m’obligerait à bouger. Je pousse la porte de la chambre et je l’analyse. Au moins le lit a l’air de tenir et les draps sont propres. Je n’en demande pas plus. Je laisse tomber mon sac, installant le piège sonore contre la porte de la chambre qui me préviendra si quelqu’un arrive à rentrer. Je calle mon flingue sous mon oreiller puis je m’écroule dans mon lit, presque plus inconscient qu’endormi…

Combien de temps est passé ? Je ne sais pas mais je suis réveillé avec le bruit du téléphone qui vibre. Un téléphone prépayé ne contenant que peu de contact. Et qui m’avait été laissé par ma ou mon sauveur(se). De quoi me réveiller correctement. Je me déplace un peu trop rapidement pour mes côtes abîmées mais je ne prends pas une seconde pour reprendre mon souffle, préférant regarder mon téléphone. La douleur est ma punition, ce rappel. Je suis vivant et je suis le seul. Je suis seul… Enfin, le téléphone ne contient qu’un message texte : Visiteur, approche.

Toujours aussi sibyllin… Mais le contenu du message est assez clair pour me mettre sur mes gardes, je me redresse mais je n’ai guère le temps de faire plus, pas même d’enfiler un tee-shirt qui cacherait ainsi mes nouvelles blessures encore boursouflées pour certaines, enflammées pour d’autres, ainsi que mon nouveau tatouage sur la marque de Promesse. Non même pour cette action, je n’ai pas été assez rapide. J’ai juste le temps de pointer mon arme quand la clenche descend et que le bruit de mon piège s’active, juste avant de voir l’identité de la personne qui rentre. Elisa. Ce n’est pas possible. Absolument pas normal…

Je crois que je ne suis pas le seul surpris. Mais je ne suis pas celui qui bouge, pas le premier en tout cas. C’est ma sœur qui commence à se mouvoir. A moins que ce ne soit son fantôme. Je ne sais pas vraiment. Enfin jusqu’au contact physique. Normalement on ne peut pas tricher sur cela. A moins que ce ne soit le coup d’un des moroïs de l’esprit ? Non. J’ai été discret… Mais en même temps, elle a réussi à me retrouver. Je ne sais pas, je suis perdu. Et ses paroles sont ce qu’il me faut pour me faire revenir au présent. Je me rends compte que j’ai baissé mon arme à un moment. Mais je ne sais pas quand…

Je n’arrive pas à parler, ni à réaliser. Et malgré tout, je suis plus à l’aise quand Elisa s’éloigne. Je n’ai jamais apprécié les contacts physiques, même si j’en comprends leur nécessité. Mais c’est un instinct animal que j’ai fini par abandonner dans l’enfance. Je supporte ceux d’amants, je tolère ceux d’Elisa. Mais je ne sais pas forcément les apprécier. Et encore plus dans cette position vulnérable. Dans cette ambiance d’incompréhension. Elle présente ses excuses, ce qui me fait froncer les sourcils. Voilà bien quelque chose que ma sœur ferait. Prendre toute la faute sur elle. Et pour quelle faute t’excuses-tu ? Il n’y a rien dont tu ne sois responsable. Pas pour ma presque mort en tout cas.

« Tu n’as pas à t’excuser, Elisa. Tu n’es pas responsable. »

Je fais l’effort de lever la main et de la poser sur sa joue en lui adressant un léger sourire. Malgré tout mon dégoût pour les contacts humains, on parle tout de même de ma sœur. De ma sœur miraculée même. Mais cela m’étonne. Je veux dire, elle a l’air en parfaite santé. Resplendissante même, malgré la tristesse dans son regard. Et quand je l’ai vu pour la dernière fois… Elle était très loin de cette image. Je ne comprends pas ce changement. Cet air de liberté qu’elle dégage.

« Tu as l’air… En forme ? Comment… Comment as-tu fais pour t’en sortir ? Pour que Bastian te laisse t’en sortir ? »

Cet homme est un homme mort. Certains diraient que les chances sont revenues à zéro, je dirais que la traque ne vient que de commencer. Et s’il y a une seule chose dans laquelle j’excelle, c’est dans la traque et la mise à mort. Alors même si Elisa est en pleine forme, je ne compte pas abandonner l’idée de tuer très douloureusement Bastian. Ma cible numéro prioritaire. La seule qui compte aujourd’hui…

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MessageSujet: Re: You're alive [Owen]   Lun 6 Fév - 13:26


You're alive

Je suis là, à observer Owen, face à moi, à observer son arme, braquée sur ma tête, et je ne réalise pas. Au moins, tu n'as pas perdu tes réflexes, et tes habitudes, toujours sur la réserve, toujours à te méfier, mais aujourd'hui, avec ce qui t'es arrivé, après ce qui nous est arrivé, c'est plus que légitime. Je crois que je n'en t'aurais même pas voulu, de t'en prendre à moi, par réflexe, cela m'aurait au moins prouver que tu ne te laissais pas mourir, au contraire de ce que j'ai moi-même failli faire. A vrai dire, je n'évoquerais pas en détail, avec toi, mon entrevu avec Lucian, après qu'il m'est trouvé à moitié morte, face à Bastian. Je crois que cela te rendrait fou, de connaître tous les détails, mais c'est à lui, que tu dois la chance que je me trouve aujourd'hui en face de toi. Et pas juste, parce qu'il m'a sauvé de cette usine, après les ravages de Bastian, n'importe qui, aurait pu me tirer de là-bas, sans réussir à me faire réagir derrière, pour que je continue à vivre. Alors, je ne te raconterais, ni mon envie de mourir avec toi, ni nos moments sensuels, ou plutôt torride, mais c'est quand même à lui que tu dois ma survie. A qui, est-ce que je dois la tienne, au juste ? Parce que je sais, que de la même manière que moi, je n'aurais pas été capable de m'en sortir toute seule, tu n'as pas pu t'en sortir seul non plus, je t'ai vu, perdre la guerre, sous mes yeux, je t'ai vu, cesser de lutter, alors qui est-ce qui t'a sorti de là-bas. Je tiens à pouvoir le remercier, parce que c'est sans doute la meilleure nouvelle que j'ai pu avoir, depuis ces derniers jours. Je ne sais pas ce que tu attends de moi, Owen, je ne sais pas si tu accepteras que je me jette dans tes bras, mais je ne peux pas m'en empêcher, pas après avoir passer ces derniers jours, à te croire mort.. Tu es en vie, et tu n'imagines pas à quel point cette nouvelle est précieuse, pour moi.

Je m'excuse, je ne sais pas, de quoi je m'excuse, à vrai dire, mais je m'excuse quand même. Dis-moi, Owen, comment est-ce que l'on a pu en arriver là, au juste ? Nous étions de bon guerrier, nous étions sans doute les meilleurs atouts de l'armée, alors comment est-ce que l'on a pu se laisser atteindre de la sorte ? Je m'excuse, parce que j'ai l'impression, que toutes ces douleurs, c'est à cause de moi. Je ne suis peut-être pas la seule responsable, de cette vengeance, de Bastian, mais ne suis-je pas celle qui nous a amener ici, à l'époque, qui nous a entraîner dans cette unité ? Peut-être aussi que je devrais cessé de provoquer mes ennemis, comme je le fais, on ne se serait pas retrouver dans une telle galère, mais c'est au dessus de mes forces. Tu chasses les moroïs, des êtres faibles, pour la grande majorité du temps, alors, en étant un peu malin, tu parviens au bout de tes actions, moi, je me retrouve contre des strigoïs, des êtres entraîner, où la ruse ne fonctionne pas toujours, alors, dans ces conditions là, il ne me reste plus que la provocation. C'est contre ça, que je m'excuse, parce que tu as peut-être une partie de responsabilité, mais j'ai quand même la plus grosse, et j'ai un grand mal, à accepter que tu es bien failli mourir par ma faute. C'est ce qui a bien failli me détruire, d'ailleurs, c'est aussi l'une des raisons, pour laquelle je n'avais plus envie de me battre, parce que j'étais responsable, de tout ça. Mais à quoi bon en discuter avec toi. Je pense que nous ne serons jamais d'accord à ce sujet. Tu prendras les fautes sur toi, je prendrais les fautes sur moi. Alors si, je suis responsable, Owen, mais je n'insisterais pas. Si tu penses le contraire, si cela t'évite de me détester, je préfère saisir ma chance. Et tu n'as pas l'air de me détester, tu ne chercheras pas à me rassurer, si c'était le cas, tu ne chercherais pas à échanger ces contacts doux, avec moi, alors que tu as horreur de ça, et même, si je sais que cela ne te correspond pas vraiment, je suis rassuré que tu sois là, que l'on ne soit pas en train de se déchirer. Je viens même à poser ma main, sur la sienne, pour la retirer de ma joue, et juste la serrer, dans ma main.

« Oui, je vais bien »

De manière physique, en tout cas, mais je ne le rajoute pas, ça ne l'aiderait pas, de savoir que lorsque je l'ai imaginé mort, cela m'a détruit, comme je n'ai pas envie de savoir ce que lui, a pu penser en me voyant ainsi. Nous sommes vivants, et c'est ce qui semble avoir le plus d'importance. Quand à t'expliquer de quelle manière j'ai réussi à m'en sortir. Tu m'estimes un peu trop, si tu imagines que j'ai réussi un tel miracle, moi-même. J'ai beaucoup de force, beaucoup de qualité, mais même si j'avais continué à me battre, après t'avoir vu mourir, au contraire de ce que j'ai fais, je n'aurais jamais réussi à convaincre Bastian de me laisser partir.

« Disons que j'ai eu de la chance »

Une sacré chance, oui. Est-ce que tu as besoin d'en savoir plus ? Peut-être qu'un jour, je t'expliquerais, avec plus de détail, oui, mais aujourd'hui, ce n'est pas une nécessite. La nécessité, c'est de finir de te rétablir, parce que contrairement à moi, tu n'as pas l'air d'avoir eu tous les soins qu'il te fallait. Je fouille dans mon sac, pour en sortir une poche de sang, et une perfusion. Je l'avais amené, jusqu'au cas où, mais il semblerait que j'ai bien fais. Je lui tends. J'ai compris, que je n'obtiendrais rien, à te forcer, Owen, alors je te laisse le choix, de vouloir guérir plus vite, et prendre ta vengeance avec moi, ou garder toutes ces blessures, et laisser le temps faire. C'est ton choix, et je ne te forcerais à rien.

« Tu n'as pas l'intention de rester dans ce trou ? Je comprends la technique, mais c'est glauque, Owen »

Très glauque, même. Ça va que tu es un homme, parce que je pense qu'aucune femme n'accepterait de mettre les pieds dans un truc comme ça. Même pour toi, qui te referme souvent sur toi, c'est glauque, Owen, alors je veux bien faire des efforts, pour accepter ce que tu souhaites, mais ça, non.

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MessageSujet: Re: You're alive [Owen]   Sam 11 Fév - 22:53

You're alive
Elisa & Owen

C’est étrange. De retrouver ma sœur aujourd’hui, dans ces circonstances, après le contenu de nos dernières rencontres. La dernière fois que nous nous sommes réellement parlé, Elisa a décidé de faire route à part. Et aujourd’hui, on discute de nouveau ensemble mais je ne sais pas où cela va nous mener. Que vas-tu décidé, ce soir, Elisa ? Que tu veux de nouveau partir ? Pourquoi es-tu même venue jusqu’à moi ? Ton contact m’a permis de réaliser, que tu n’es pas un fantôme, que tu es bien là, que c’est réellement toi. Mais cette réalisation amène plus de question que de réponse. Je ne sais pas quoi penser. Mais je sais que je ne peux pas te permettre de penser que tu es coupable. Ce n’est que l’accumulation de facteur qui est responsable de notre état. Et si tu veux t’attribuer la faute, alors je dois me l’accabler également. Et je ne le désire pas. Non pas pour moi, mais pour toi…

Je finis malgré tout par lui poser la question qui me trotte le plus dans la tête, depuis que j’ai réalisé son retour. Comment a-t-elle pu su s’en sortir ? Comment peut-elle se retrouver devant moi, autant en forme ? Mais ma formulation n’est pas exactement la même et la réponse est incomplète, de quoi me mettre sur mes gardes. Mais j’attends, j’attends la suite. Une suite qui ne vient qu’à moitié. Me dire que tu as eu de la chance, Elisa, ce n’est pas me répondre. Tu viens de me mettre sur mes gardes, mieux encore, de me recentrer sur notre réalité. Malgré la main, ta main, qui tient la mienne, je sais que tu es encore plus loin de moi ce soir que tu ne l’étais le jour de notre dernière rencontre. Je me demande si je te regarde comme je te sens, comme une étrangère. Nous avons toujours eu des secrets, mais jamais, jusqu’à maintenant, tu ne les as ainsi esquivé. Tu m’as toujours dis franchement que cela ne me concernait pas, que tu ne souhaitais pas m’en parler, que tu m’expliquerais plus tard. Tu n’as jamais cherché à camoufler. Tu n’as jamais rien formulé ainsi.

« De la chance… »

Je répète ces mots, mais ils sont vides de sens. Surtout pendant que je t’observe me tourner le dos et t’agiter dans tous les sens. Non, ce n’est pas de la chance, ce ne sont que des mensonges. Soit c’est la compétence, soit, comme moi, tu as eu une aide presque divine. Car la chance n’a jamais été dans notre vie. Et je ne pense pas qu’elle aura été avec toi ce soir là… Elle se tourne enfin vers moi avec son butin entre les mains, ce qui provoque mon froncement de sourcils. Du sang, je suppose celui d’un strigoï. Est-ce réellement ainsi, que tu comptes me remettre sur pied, comme si de rien était ? Quel en est l’intérêt ? Malgré tout, je vois dans ton regard comme une flamme d’espoir que je ne peux pas détruire, pas encore, pas maintenant. Pour ce soir, Elisa, je te ferais encore passer devant moi, même si ton avis doit diverger sur ce point. Mais oui, j’accepte cela. J’attrape ton kit et je m’en occupe seul. Je t’ai montré assez de faiblesse pour la décennie à venir. Assis sur le lit, j’entends ta question pendant que je me pique, mais j’attends avant de te répondre, avant de relever la tête. C’est glauque ? Après la vie qu’on a mené, Elisa, je ne crois pas que tu puisses dire quoi que ce soit.

« Avant qu’on ne trouve l’armée, on a vécu dans des endroits bien pire que celui-là, rappelles-t-en, Elisa. Cela ne me dérange pas. »

Même quand nous vivions dans des logements plus décents, rappelles-toi, je dormais malgré tout sur le sol, avec juste une couverture. Je n’ai jamais utilisé le lit que pour des activités sexuels, et uniquement pour le confort de mes partenaires. Tu as toujours pensé que je me punissais, que je me faisais du mal, que je me torturais. Tu as faux. C’est simplement ainsi que j’ai toujours vécu. Je n’ai jamais voulu me laisser attendrir par le confort, je préfère la vie rude. Il y a des raisons pour laquelle je suis plus à l’aise dans la forêt qu’en ville. Je suis un loup solitaire avec ces habitudes et ses méfiances. Ses vieilles rancoeurs aussi. J’attendais le moment où je me retrouverais de nouveau privé de tout confort et il semblerait que ce soit réellement arriver. Malgré, tu as raison. C’était une technique. Sans réelle utilité maintenant, tu as de nouveau indiqué ma position après tout. Je plonge mon regard dans le sien, et je sais qu’il porte en lui ma lassitude et ma résignation.

« J’avais l’intention de rester dans ce trou tant que je n’aurais pas retrouvé toute ma santé. Mais comme tu l’as dis, c’était une technique, pour un but qui n’existe plus maintenant. Surtout maintenant que mes vacances sont terminés. »

Je ne pense pas que tu comprennes mes derniers mots, ni mon sourire forcé sur la fin. Mais juste à ce moment là, le téléphone de la chambre sonne et à cause des réglages que j’ai effectués, le correspondant tombe direct sur la messagerie. Ainsi, en mode haut parleur, nous entendons la voix de notre supérieur direct s’adresser à nous, pendant que je reste les yeux planté dans ceux de ma sœur.

« Elisa, merci d’avoir retrouvé votre frère. Maintenant, Parker, je vous attends à l’unité dans deux heures. Il est temps que vous répondiez de vos actes et que votre insubordination soit expliquée. Dépêchez-vous ! »

En forme, le vieux croûton…

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