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 Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter

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MessageSujet: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Jeu 16 Juin - 1:53


Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang…
Nathaniel & Peter

Je ne m’étais pas rendu compte que l’espèce humaine était aussi bruyante, que je l’étais également auparavant. Seul maintenant ma nouvelle ouïe me permettait de comprendre à quel point nous pouvions déranger l’ordre de la nature, le silence de celle-ci. J’avais toujours été le soldat qui agissait plutôt que de parler, celui qui observait en silence les autres et notait le plus d’informations. Mais même ainsi, je me rendais compte à quel point j’avais du être bruyant. A quel point le tambour de mon cœur avait du me trahir, à quel point mon corps et ma respiration aurait pu me trahir. Je suppose qu’aujourd’hui, mon corps ne me trahirait plus autant, fonctionnant au ralenti comme il le faisait… Il fallait bien trouver quelques points positifs à mon nouvel état, sinon j’allais finir aussi déprimé que notre compagnon Joshua, et je préférerais éviter de passer le reste de mon service à désespérer de voir la mort arriver. Elle viendra bien assez vite, et d’elle-même, il ne sert à rien de la provoquer, je pense sincèrement qu’elle gagne toujours, même contre des gens sensés être immortels.

Je jette un coup d’œil à mon téléphone, ayant presque de la peine à croire en cette date. Décembre venait de prendre l’incidence sur novembre, et il ne me restait plus que trois pour remettre Nathaniel sur le droit chemin. Mon frère d’arme pouvait être têtu, c’est pour cela que dès que ma mission m’a été donnée, je me suis précipitée sur Missoula, sachant que je l’y trouverais. J’ai tout de même pris quelques jours de mon temps pour rechercher des informations sur cette ville, sur les dernières activités de Nathaniel avant de le rejoindre, voulant être préparé  avant de le recroiser, être sur de moi et de mes positions. Il avait continué à semer quelques cadavres derrière lui et pas toujours ceux de nos cibles. C’était plus que problématique parce que ces informations me venaient directement du gouvernement, de quoi rapprocher un peu plus Nathaniel de la mort… Il devrait au moins apprendre à dissimuler un peu plus ses méfaits…

Je finis par attraper ma veste et par sortir. Nathaniel a du recevoir le message de nos supérieurs lui disant qu’un camarade allait arriver. A qui pensait-il être confronté ? J’étais plutôt intrigué par ses suppositions même s’il avait certainement du penser à moi, j’étais après tout son « second » même si nous étions une unité qui avait plutôt l’habitude des missions séparés. Nous n’étions que peu souvent ensemble sur la même mission et le fait que je me retrouve sur la même que Nathaniel devait lui avoir mis un peu plus la puce à l’oreille sur le fait qu’il était en danger. Espérons donc que ça le fasse réagir de la bonne façon.

Les mains enfoncés dans les poches de mon manteau, je m’assurais de garder une démarche nonchalante pour me fondre dans la foule et semer d’éventuels suivants. Le gouvernement ne sera pas au courant de ma première prise de contact avec Nathaniel, celle-ci sera officieuse. Pour ce soir, je serais juste Peter, son frère d’arme, son plus vieux compagnon. Je redeviendrais le parfait soldat et l’arme du gouvernement demain, même si ce statut me fermera surement à la sympathie et à l’écoute de Nathaniel.

Je sais où le chercher, je le connais assez bien pour savoir qui serait le prochain nom sur sa liste. Ce Lucian m’apparaît comme une bonne optique, surtout qu’il possède un bar dans la ville, il est facile de supposer que Nathaniel est parti faire du repérage pour pouvoir l’abattre un autre jour. Ou alors donner l’impression au gouvernement qu’il travaille toujours pour nous s’il nous a trahi jusqu’au point de non-retour.

Je passe facilement devant les videurs, ma nouvelle nature a ce point positif de m’offrir une entrée gratuite et rapide en plus d’être discrète. Je me retrouve dans ce bar et immédiatement envahi par une odeur profonde de sang et de sensualité. Les corps se mouvaient sur la piste, les êtres de la nuit se nourrissaient sans contrainte, aucune. Voici un lieu que j’aurais préféré ne pas connaître, il réveillait en moi de vils instincts que je pensais maîtrisé depuis des années maintenant, mais apparemment on ne prenait jamais vraiment le dessus sur notre démon intérieur…

C’est comme un vieil instinct inscrit en moi, je n’ai pas besoin de le chercher, je sais déjà où le trouver. Je me dirige directement vers le fond de la salle, vers les banquettes et je sais avant même de croiser son regard qu’il y ait. C’est un instinct que je possède au fond de moi, qui me permet de retrouver mes compagnons peu importe où ils sont. Si j’avais du donner un nom à cet instinct, j’aurais dit que c’était celui de la traque. Là-dessus, le gouvernement pouvait être sur que j’étais le meilleur. Je vois ses yeux se relever rapidement et se planter dans les miens alors que je me retrouve encore assez loin de lui. Nathaniel, toujours aussi sur ses gardes, tant mieux, tu en auras besoin pour survivre au vu de ce que le gouvernement te réserve…
En silence, je franchis les derniers pas qui nous séparent et m’installe face à lui. Le silence n’est pas le meilleur des choix, il fait s’accumuler la pression et les non-dits mais il me faut un temps pour me remémorer que je ne suis pas ici pour secouer Nathaniel ou pour lui ordonner de fuir. Je suis là en tant qu’ami mais aussi en tant que soldat, et je sais qu’aucune de ses deux manières ne fonctionnera… Marchons donc à l’instinct soldat, et tu sais que je déteste ça.

« Bonsoir mon frère, j’espère ne pas te déranger mais nous allons devoir parler. »

Tu es mon frère, tu es mon égal, mais ce soir, je me présente à toi en tant que frère, comprends-le par mes mots et ne fuit pas notre conversation car elle sera la seule à cœur ouvert que nous pourrons nous permettre. Nous serons ensuite bien trop surveillés pour recommencer et pour la première fois, cela me dérange véritablement cette surveillance accrue du gouvernement. Mais nous ferons avec comme nous l’avons toujours fait, du moins si tu le souhaites encore… J’aurais mes réponses ce soir j’imagine, en tout cas je les chercherais activement…


Dernière édition par Peter Johnson le Dim 30 Oct - 9:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Jeu 16 Juin - 2:48


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Les noms de ma liste se rayent au fur et à mesure, mais trop lentement à mon goût, d’autant que d’autres se rajoutent. Le gouvernement ne mentait pas lorsqu’il disait que cette ville regorge de vieux et dangereux strigoïs. Ici je dois adopter de toutes nouvelles stratégies que celles habituelles. Ici les strigoïs sont bien plus sur leurs gardes, bien moins confiants et bien plus vils également. Néanmoins, s’il y a une chose qui n’a pas changé, c’est qu’il est toujours plus facile pour moi d'avoir les femmes. Je ne dis pas qu’elles sont moins fortes ou moins malignes, loin de là d’ailleurs, mais c’est tout de même bien plus simple d’user de mon charme pour tromper ces dames que ces messieurs. Le plus récent gros lot que j’ai abattu remonte à une vingtaine de jours, une certaine Anastasia Voliakova, plus réputée ici sous le nom de Nastia Kozolv. Une strigoï âgée de 254 ans dont ses deux sœurs vivent également en ville. Je compte bien les avoir elles aussi, mais pour l’heure, une autre cible m’intéresse d’avantage.

Emma et Isallys ne s’en sont pas rendu compte mais elles m’ont mené tout droit vers ma prochaine cible qui n’est autre que Lucian O’Brien, nom figurant parmi les strigoïs les plus âgés de cette ville. Une cible de choix que je ne vais pas prendre à la légère. Je me suis servi de leurs noms pour un premier rapprochement avec celui-ci, sans qu’elles n’en sachent rien bien évidemment. La première rencontre s’est plutôt bien déroulée, mais je sais qu’il me faudra encore beaucoup de boulot pour avoir celui-ci, il me paraît plus méfiant que d’autres. Nous verrons jusqu’où ces rencontres nous mènerons. Pour l’heure, il m’a dit que j’étais le bienvenue dans son club, alors pourquoi ne pas en profiter pour faire quelques repérages ? Voilà à quoi j’ai passé ces trois dernières semaines, en dehors de quelques autres traques bien évidemment. Il faut savoir prendre son temps pour les plus gros morceaux à abattre. Mon but est de devenir un habitué de ce club sans pour autant attirer trop l’attention sur moi.

La première semaine je m’y suis rendu le lundi, jeudi et dimanche, histoire qu’ils s’habituent à ma présence. La deuxième semaine je m’y suis rendu le mercredi et vendredi. Puis la dernière j’ai plus espacé ces dates, m’y rendant un mardi et samedi. Comme vous l’aurez compris, le but était de m’y rendre tous les jours de la semaine pour faire une sorte d’évaluation. J’ai remarqué que le barman engagé est un strigoï, pas tellement âgé mais suffisamment de confiance puisqu’il semble souvent être demandé pour d’autres choses. Peut-être pourrait-il m’offrir plus d’informations qui me seraient utiles. Peut-être même qu’il pourrait m’aider à trouver un job dans ce club. Après tout quoi de mieux qu’être au plus proche de son ennemi ? Plus Lucian et Sebastian me feront confiance, plus facilement je pourrais les trahir. Aujourd’hui est mon dernier jour d’observation. Je m’installe toujours à la même table, sur les banquettes en fond de salle, de quoi avoir la meilleure vue possible sur ce club et en surveiller tout ce qu’il se passe.

J’ai remarqué que beaucoup de strigoïs se rendaient au sous-sol. Au départ je pensais qu’il s’agissait d’un espace privé pour les plus proches ou les plus riches, puis lorsque j’ai tenté ma chance, personne ne m’a arrêté à ma plus grande surprise. J’ai alors découvert cette salle, celle dans laquelle se nourrissent les strigoïs jusqu’à plus soif, laissant simplement les cadavres ici pendant que des employés se chargent de s’en débarrasser et de nettoyer. C’est terrible à dire, mais cet endroit est purement ingénieux, tout a été prévu pour qu’il n’y ait pas la moindre preuve au cas où il y aurait un contrôle ou quoi que ce soit dans le genre. Les strigoïs viennent, se nourrissent, prennent leur pieds et laissent simplement le cadavre là où ils le souhaitent. De quoi en faire plus d’un heureux. De quoi fidéliser la clientèle. Oui, c’est monstrueusement intelligent. Si le gouvernement veut faire un grand nettoyage, il ferait mieux de poser une bombe ici, je vous garantis que ça nous fera bien des problèmes en moins, bien qu’il y aurait des dommages collatéraux.

La porte s’ouvre à nouveau, je ne manque aucun visage qui entre et sort de ce club et à mon grand étonnement je connais très bien celui-ci. Que vient donc faire Peter ici ? Est-ce le gouvernement qui l’a envoyé ? Probablement, qui d’autres sinon. Je ne le lâche pas des yeux tandis qu’il brave la foule pour me rejoindre, s’installant à mes côtés. Je reste silencieux, ne sachant pas réellement comment je dois prendre cette intervention. L’a-t-on envoyé ici en tant qu’allié ou qu’ennemi ? Et si c’était la seconde option, est-ce que Peter serait capable de me trahir après tout ce que nous avons vécu ? Cela fait un moment que nous ne nous sommes pas revu alors il est tout à fait légitime que je me pose la question. Je tourne mon visage vers le sien lorsqu’il termine sa phrase. Je n’aime pas vraiment ce genre de phrase, les "il faut parler", c’est trop formel et ça n’annonce jamais rien de bon.

- Bonsoir Peter, je ne pense pas que ce lieu soit approprié pour une telle conversation.

Après tout n’es-tu pas là pour me parler de mes écarts de conduites ? N’es-tu pas là pour me parler missions, gouvernement, alliés et ennemis ? Si c’est le cas alors en parler au beau milieu de tout un tas de strigoïs qui pourrait nous écouter n’est pas très judicieux. Mais comme je sais qu’il n’a pas l’intention de rester là à attendre, je me lève donc de cette banquette, de toute façon mes repérages ici sont terminés.

- Suis-moi.

Je n’attends pas sa réaction, lui tournant le dos pour me diriger vers la sortie. Ai-je raison de te tourner le dos mon frère, où vas-tu profiter de l’occasion pour me trahir ? J’en doute, tu ne serais pas venu ici dans l’intention de me parler sinon. Nous atteignons la sortie, faisons quelques pas en silence et lorsque j’estime que nous sommes suffisamment loin de nos ennemis, je m’arrête enfin, me tournant vers Peter.

- Maintenant je suis disposé à t’écouter mon frère, qu’as-tu de si important à me dire ?

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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Jeu 16 Juin - 2:49


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Tout prévoir à l’avance, savoir quel tel action aura telle réaction, pouvoir prédire le déroulement d’une soirée. Avoir chaque détail de sa soirée minutieusement préparé, voir son plan se dérouler parfaitement, avoir un plan B et un plan C. Tu me connais Nathaniel, tu sais que je fonctionne ainsi, que je prépare tout à l’avance, que je planifie avec le plus grand soin chacune de mes actions qui puisse avoir une grave influence dans le futur. Te parler, tenter de te convaincre, contre la demande du gouvernement, sans leur aval, est une mission risqué. Ne pas savoir quoi dire, ne pas savoir comment tu réagiras… Je suis dans le flou total mon frère et je dois t’avouer que je déteste cette insécurité. Je ne comprends pas ce que tu peux apprécier au fait de vivre sur la brèche. Appelez-moi borné si vous le souhaitez mais je ne suis pas du genre à changer mes habitudes et pourtant je le fais ce soir.

Je finis par pousser la porte du bar et par le trouver, j’avance dans sa direction, je ne sais pas depuis quand il m’a repéré mais il l’a fait bien avant de tourner la tête vers moi. Depuis combien de temps te doutais-tu que mon apparition approcherait ? Depuis combien de temps sais-tu que le gouvernement va intervenir ? Car c’est ce que je suis, pas ce soir, mais en temps normal, je suis le porte-parole du gouvernement dans cette ville, je suis là pour dire ce qu’ils n’oseront pas te dire… Depuis combien de temps mon frère ?
Ce n’est pas encore l’heure de poser des questions mais c’est l’heure pour une discussion franche. Es-tu prêt à l’entendre ? Je ne sais pas, je n’en suis pas sûr mais avons-nous le choix ? Aucun de nous ne l’a en réalité ce choix, nous allons finir par nous tirer dessus, sans même le choisir, parce que nos camps auront divergé… Je t’en prie, reprends-toi avant que ce moment n’arrive. Mais je m’égare, je me laisse aller trop loin. Je laisse mes sentiments prendre le pas sur mon raisonnement et je ne peux pas me le permettre. Alors je me reprends et affiche une mine impassible quand il se tourne vers moi avant de suggérer que nous quittions les lieux. Oui, c’est une excellente idée, je te suis mon frère, je couvre tes arrières comme je l’ai toujours fait et comme j’espère pouvoir le faire, si seulement tu laisses mes mots t’atteindre…

Quand il se relève, je suis le mouvement et marche un pas derrière lui, en profitant pour analyser quelque peu les lieux du regard. Je repère que l’attention de certains est sur nous et j’espère ne pas avoir fait foirer la mission de Nathaniel, je ne tiens pas à ce qu’il soit en danger par ma faute, mais je suppose que je ne le saurais que bien plus tard… Une fois que nous sommes sortis de cette structure, c’est Nathaniel que j’analyse du regard. Il a toujours la même démarche fière et souple, celle d’un chasseur au repos, prêt à bondir si la situation le demandait. Au moins n’as-t-il pas perdu ses instincts de soldat mais à côté, il a pris ceux d’un meurtrier car je ne vois aucun remord dans sa gestuelle mais peut-être est-ce parce qu’il s’efforce d’oublier les morts ?
Il se retourne vers moi et je prends conscience de la réalité en cet instant. C’est vrai, nous devons avoir cette discussion, peu importe où elle nous mènera…

« Tout d’abord, sache que ce n’est pas le gouvernement qui m’a fait te trouver cette nuit, c’est juste une rencontre officieuse, entre frère. Peu importe ce qui sera dit ce soir, je ne le répéterais pas. Tu peux me croire… Enfin si tu penses pouvoir encore me faire confiance. »

A quel point ces mois nous ont changés Nath ? Je ne sais pas, je dirais ne pas avoir changé mais qui sait où se situe la réalité ? Je sais que je suis un soldat, je sais que je suis ton frère, je sais que mon but est d’éliminer les Strigoïs, je sais que je protège la Nation… Tout le reste est superflue, j’imagine, mais parfois, je souhaiterais pouvoir tout oublier, pouvoir juste me permettre de rêver et de te comprendre. Notre relation est la chose à laquelle je tiens le plus dans l’armée, je ne veux pas la perdre parce que sinon, mon combat perdrait tout sens. Nous sommes engagés là-dedans en même temps, nous avons vécu ensemble, nous sommes morts ensemble. Tu es un frère et même plus que ça. Tentes de t’en souvenir, tentes de faire un choix, le bon, ne nous forces pas à devenir ennemis…

« Tu dois t’en douter mais on m’envoie pour te raisonner… Ou te tuer le cas échéant. »

Les mots sont lancés. Comprends-tu que la situation est plus grave qu’elle n’y paraît ? C’est ta vie en jeu, pas uniquement ta place de « commandant », ton statut ou le respect des gars… C’est ta vie. Agis et réveille-toi. S’il te plait.

« Dis-moi, qu’il y a une chance que tu rentres de nouveau dans les rangs. Que tu arrêtes les morts et qu’on puisse oublier cet ordre. Qu’il y a une chance, que je puisse espérer que nous nous en sortions tous les deux en vie. »

Je ne sais pas si je pourrais te tuer. Je ne sais pas. Je n’ose même pas y penser. Mais je sais que si j’y arriverais, je me tuerais en même temps car je perdrais une part importante de moi. Et même si je n’y arrivais pas, on serait seul contre un gouvernement ayant des contacts, de gros contacts… On serait mort. La seule façon de s’en sortir en vie, c’est que tu recules, que tu reprennes le contrôle… Alors dis-moi que tu le reprendras. S’il te plait.
L’espoir peut tuer un homme, l’espoir peut me tuer, mais je préfère savoir… Si la mort nous attend au final. Bannis donc mes peurs et dis moi la vérité. Même si ça me détruirait, même si ça me détruira, je suis prêt à l’entendre… Je plante mes prunelles dans les siennes, celle de mon frère, prêt à entendre sa vérité.
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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Jeu 16 Juin - 2:51


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Que viens-tu exactement faire là Peter ? Es-tu ici sous la demande du gouvernement ou parce que tu l’as toi-même choisi ? Je sais très bien que ce sont eux qui t’ont envoyé en ville, mais ce soir, pour cette première rencontre, je ne sais pas si tu viens en leur nom ou en tant que frère. Tu as raison Peter, il faut qu’on parle, même si je sais de quoi, même si j’aimerais mieux repousser cette conversation le plus longtemps possible, sauf que tu refuseras. Alors plutôt que de prendre le risque de me faire griller auprès des autres strigoïs du bar, je lui propose de sortir pour discuter en privé, ce qu’il accepte sans rechigner. Je sens plusieurs regards nous suivre jusqu’à la porte, peut-être m’ont-ils entendu dire que ce n’était pas l’endroit idéal pour une telle conversation et ont-ils maintenant des doutes. Je ne l’espère pas, ça a déjà été assez difficile comme ça de m’intégrer dans leurs rangs, alors si ces simples paroles échangées me discréditent auprès d’eux, je pense que j’aurais une bonne raison d’en vouloir à Peter.

Pour l’heure il est temps d’avoir cette fameuse conversation. Nous quittons le bar et je reste toujours devant pour ouvrir le chemin. Maintenant que nous sommes seuls il pourrait très bien décider de m’attaquer s’il le voulait, mais c’est justement ce que je cherche à tester. Je reste toujours sur mes gardes Peter, même si c’est avec toi, après tout le gouvernement nous a aussi appris à nous méfier de nos plus proches alliés. Pouvons-nous faire plus proches que toi et moi ? Je n’en suis pas sûr et pourtant aujourd’hui je ne sais pas si je peux te faire confiance. Comprends ma position, le gouvernement a une dent contre moi depuis qu’ils ont découvert ces cadavres et maintenant je sais que je suis à la limite de finir sur leur liste rouge moi aussi. S’ils décidaient de mettre mon nom sur la liste, me traquerai-tu Peter ? Tu es un bon soldat je le sais bien, l’un des meilleurs, mais j’espère que notre lien te ferait au moins réfléchir à la question. Je me tourne vers lui, vérifiant que personne ne nous ait suivis avant de lui dire que je suis maintenant disposé à l’écouter.

Qu’as-tu donc de si important à me confier Peter ? Au fond je sais bien la raison de ta venue mais au moins tu ne cherches pas à me la cacher. Le gouvernement t’a envoyé pour moi, mais ce soir tu n’es pas là sous leurs ordres. Je n’ai donc pas à me méfier de toi aujourd’hui si tu dis bien vrai, mais à partir de quand le devrais-je ? Dès demain je suppose. Est-ce que je pense pouvoir encore te faire confiance ? A vrai dire je n’en sais rien. Et toi Peter, penses-tu pouvoir me faire confiance ? Je ne réponds rien à sa remarque, ce n’est pas mon genre de m’attarder sur des questions auquel je n’ai pas de véritable réponse, alors poursuis donc. Je ne le quitte pas un instant des yeux, mesurant les propos qu’il me confie. Au moins tu es honnête et je ne peux que te reconnaître cette qualité. Me raisonner ou me tuer donc, comme je m’en doutais. J’imagine qu’ils n’auraient pas pu trouver meilleur soldat à envoyer pour l’un comme pour l’autre. Serais-tu vraiment capable de m’achever si je ne rentre pas dans les rangs comme ils le demandent ? Au fond je crois que je préfère ignorer la réponse.

- Ne crains pas pour nos vies Peter, ils ont bien trop besoin de nous. Dans le pire scénario ils se contenteront d’en éliminer un pour servir d’exemple, alors rassure-toi, je serais le seul à avoir la corde au cou.

Mais je ne pense pas que cette idée te rassure. Je ne prends pas tes mots à la légère Peter, loin de là, au fond tu vois bien que ça me fait bien plus cogiter que je ne le laisse paraître. On sait tous les deux que cette unité, c’est tout ce que j’ai en dehors de Chloe et toi. J’ai consacré ma vie à ce gouvernement et connaissant certaines de leurs pratiques, je n’ai pas franchement envie de les avoir contre moi. Penses-tu que je fais exprès de laisser des morts derrière moi ? Penses-tu réellement que je le contrôle ? Pourquoi perdrais-je mon temps à sauver l’humanité de tous ces monstres si c’est pour les achever moi-même derrière ? J’ai des remords pour chaque cadavre que j’ai pu laisser derrière moi, même si on ne le croirait pas. Le problème Peter, c’est que depuis que j’ai goûté au sang de Chloe, ça a complètement éveillé mes sens sanguinaires et je n’arrive pas toujours à les éteindre. Le problème, c’est que par moment le monstre qui sommeille en moi reprend le dessus et aime boire du sang jusqu’à plus soif. Le problème c’est que je n’aurais jamais dû mordre une première fois, car maintenant j’ai du mal à me contenter des poches de sang qu'on nous fournit. Mais tout ça le gouvernement ne doit pas le savoir, sinon ils n’hésiteront pas à prendre leur décision et elle ne jouera pas en ma faveur.

- Mais le gouvernement ferait mieux de se mettre à jour, je me suis repris en main alors ils peuvent oublier l’ordre de m’éliminer. Je peux te le prouver si tu n’as pas confiance.

Je l’admets, je joue un peu avec lui en accentuant ma phrase sur le mot confiance. Vas-tu me croire Peter ? Autrefois tu ne remettais jamais ma parole en doute, le feras-tu ce soir ? Je mise sur sa confiance en moi pour qu’il refuse cette proposition, car soyons honnête, je ne suis pas sûr de me contrôler face à une certaine quantité de sang. S’il refuse de me croire, il me faudra passer ce test, mais peut-être y parviendrais-je, après tout ce n’est pas comme si j’avais besoin de sang à tout bout de champ. Je préférerai néanmoins qu’il refuse et décide de me croire, au moins je ne prendrai pas de risque et peut-être que je serais débarrassé du problème du gouvernement même si je doute que ce soit aussi facile.

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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Jeu 16 Juin - 2:51


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Comment la situation a pu changer autant en si peu de temps ? Après tout, une seule décennie est passée depuis que nous sommes devenus ses créatures amorales et nous avons toujours vécu l’un par rapport à l’autre, parfois inconsciemment. Nos missions étaient bien moins souvent ensembles mais nous sommes restés des alliés, des frères, des soldats. Pourtant, petit à petit, l’écart s’est creusé. Oh, tu es resté le meilleur soldat pendant que je suis resté ton fidèle second. Mais même si nous avons continué à avoir la même ligne de conduite, nos actions ont divergés et la méfiance a commencé à s’installer. Je regrette qu’elle soit là, je regrette les temps bénis où nous étions alliés et frères, sans même avoir à penser regarder derrière notre épaule.
Tu ne me fais plus confiance, n’est-ce pas mon frère ? Pas totalement en tout cas, plus totalement… Je le vois à ton corps, le chasseur au repos mais qui est prêt à devenir le cobra frappant sans prévenir si j’agis de travers. Si je t’attaquais là maintenant, arriverais-tu à me tuer ou t’arrêterais-tu avant ? Finalement, cette question résume notre relation actuelle : saurons-nous tuer l’autre ? Dans mon cas, je ne sais pas, je me défendrais, au moins au début, mais je ne sais pas si j’avais le dessus ce que je ferais… Et je prie pour ne pas avoir à le savoir.

Je suis là en tant que frère, Nathaniel. Et en tant que tel, je compte être honnête et sincère, j’espère que tu pourras comprendre mes mots, les comprendre et agir à travers eux. Le gouvernement me donne l’ordre de tuer mais je ne veux pas le faire. Comprends-le. C’est le gouvernement qui me demande d’agir ainsi, ce n’est pas moi, ça ne sera jamais moi, même si j’obéissais. J’aimerais que tu te reprennes, que tu arrives à reprendre le contrôle pour que plus jamais, tu ne sois en danger. Tu as toujours été la personne la plus importante à mes yeux, tu l’es toujours et je prie pour que tu restes en vie… Même si je ne suis plus croyant depuis longtemps.
Mes yeux dans les tiens, j’attends ta réponse, celle qui formera notre avenir. Est-ce que je dois craindre pour ta vie ? Dois-je également craindre pour la mienne ? Car même si je ne le dis pas, je le sais déjà, je ne saurais pas te tuer, tout comme je ne pourrais pas appeler l’un de nos deux collègues pour qu’ils prennent la relève et te tuent à ma place. Nous sommes dans une impasse… Et la seule chose que je vois pour en changer, c’est supprimer toute formation de tentation pour toi… Comme ces deux femmes. Mais je m’interdis d’y penser pour l’heure, pas devant toi, j’y réfléchirais à un autre instant, quand tu ne pourras pas me voir y réfléchir…
Tu prends la parole, ce qui ne me rassure aucunement. Trop besoin de nous ? Je ne crois pas que tu t’en rends compte, Nathaniel mais nous ne sommes que des soldats, les soldats ont toujours été des unités remplaçables. Même si j’aime mon métier, je ne m’y trompe pas. Nous sommes si peu nombreux… Rien ne m’étonnerait dans le fait qu’on cherche déjà notre relève, des personnes qui seraient peut-être plus dociles que nous le sommes… Alors non, Nathaniel, tes propos sensés être rassurants ne le sont aucunement. Surtout que je souhaite sauver ta vie, alors…

« Le pire des scénarios, comme tu dis, n’est pas à mon goût et tu sais à quel point je déteste quand les choses ne vont pas comme je le souhaite… Donc tu as intérêt à esquiver la corde. »

Tu le sais très bien, pour moi, tout doit être carré, rangé dans des cases, pensé de A à Z et réalisé parfaitement. Un bon plan est un plan où rien ne t’échappe et qui se déroule parfaitement. Or le seul plan que je compte préparer est celui de ta survie, peu importe le nombre de pots cassés qu’il pourrait y avoir à côté. Rien ne vaut plus que la vie de mon frère dans cette ville.
Tu reprends la parole, me sortant de mes pensées, m’assurant que tu t’es repris. Dois-je te faire confiance Nathaniel ? Je ne pense pas… Je ne sais pas. Je t’ai toujours fait confiance jusque là mais dernièrement, j’ai appris qu’il y avait des secrets de ton côté, des secrets qui auraient pu te coûter la vie… Alors dois-je te faire confiance pour ta capacité à survivre seul ? Bon sang non, j’ai toujours été là pour surveiller tes arrières et je compte bien continuer ainsi. Alors parlons peu et parlons bien, mon frère.

« Ce n’est pas moi que tu dois convaincre, c’est eux. Retourne les voir un jour prochain et fais ce test. Moi, tu n’as pas à me convaincre… Que tu sois dans le vrai ou dans le faux, je resterais à surveiller tes arrières, comme toujours, jusqu’au jour où je n’aurais plus à le faire. »

Parce que l’un de nous sera mort ou parce que les gouvernements ne seront plus… Nous allons vivre très longtemps après tout, si nous ne sommes pas éliminés avant…

« Rappelles-toi, je suis là en tant que frère ce soir, pas en tant que main gauche du gouvernement. Mais je n’ai qu’un conseil à te donner, supprimes toute source de tentation et fais toi une cure de désintox, si tu m’as menti… »

Je ne sais pas si ça fonctionnera, je ne sais pas si ça te permettra de te reprendre… Je ne comprends pas vraiment ce que tu vis. Bien sur, je le sens, parfois, ce monstre dans mes entrailles qui tentent de déchirer la cage où je l’ai enfermé. Ce monstre qui tente de prendre prise sur mon cerveau, qui tente de reprendre le dessus pour aller déchirer la première jugulaire venue. Je ne t’ai jamais parlé, ou tout du moins je ne m’en rappelle pas, de ces instants, la nuit, où je me réveille en sueur et essoufflé et où je dois lutter contre mon esprit. Parfois, je me sens à deux doigts de perdre pied mais je reprends le dessus. Si je perdais pied un jour, pourrais-je comprendre la lutte qui t’anime aujourd’hui ? Je ne sais pas… Mais je sais que la compréhension n’entre pas en ligne de compte dans les ordres qu’on me donne. La main gauche du gouvernement… Celle qui effectue la sale besogne. Est-ce que je deviendrais celle-ci pour toi ? Je ne l’espère pas. Vraiment…
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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Jeu 16 Juin - 2:53


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Peter & Nathaniel

Sous quel statut es-tu venue me rendre cette visite Peter ? En tant que main gauche du gouvernement ou en tant que frère ? Apparemment il s’agit de la seconde option, pourtant tu me connais, toujours obligé de rester sur mes gardes même si c’est la première fois que j’agis de la sorte avec toi. Je sais que ce n’est pas ta faute, je sais que c’est moi qui ai merdé, mais malheureusement il faudra bien faire avec. Le gouvernement est bien malsain de pousser un soldat à se retourner contre son frère, à moins que tu ne sois leur dernier espoir pour me faire revenir dans le droit chemin, je ne sais pas. Ne nous mentons pas, je sais que c’est toi qui seras chargé de m’exécuter le jour où je dépasserai la limite. En seras-tu réellement capable ? J’ose croire que non mais la question persiste.

J’essaie tout de même de le rassurer, je sais qu’il a toujours eu horreur du conflit entre nous et moi aussi d’ailleurs. Rassure-toi Peter, si les choses dégénèrent vraiment je ferais en sorte d’être le seul à en subir les conséquences, je me suis toujours dit que je pourrais faire un bon martyre, c’est l’occasion d’essayer. Evidemment j’essaie de prendre les choses avec humour lorsqu’il les prend avec un peu trop de sérieux. Détends-toi Peter, à ce que je sache il n’est pas encore trop tard pour que je rentre à nouveau dans les bonnes grâces du gouvernement, alors rien n’est encore perdu et crois-moi je tiens encore à ma vie même si je dédramatise un peu les choses.

- J’ai toujours su bien esquiver de toute façon.

Je sais comment tu fonctionnes Peter, j’ai d’ailleurs beaucoup appris de ta façon de faire, mais aies confiance, les choses ne se passeront pas si mal, ni pour toi ni pour moi. Est-ce qu’une preuve te rassurerait ? Si c’est le cas tu n’as cas choisir un humain et lui faire une simple entaille, on lui fera tout oublier à la fin de toute façon. Sauf que je te fais cette proposition en espérant bien que tu la refuseras, car soyons honnête je ne suis pas sûr de réellement pouvoir me contrôler, j’ai bien du mal depuis un certain temps et ça ne s’améliore pas. Heureusement je te connais assez pour savoir que tu n’auras pas besoin de preuve et suis rassuré que tu me fasses toujours autant confiance. Je ne devrais probablement pas te mentir de la sorte, mais je déteste avoir à parler de ce sujet.

- J’irais le leur prouver dans ce cas et tu n’auras plus à jouer un tel rôle, je sais comme ça doit être épuisant.

Est-ce que je prends vraiment tout au second degré ? En général non, mais c’est ainsi que je réagis lorsqu’il s’agit de sujet sensible et je pense que tu le sais déjà. Tu me rappelles une fois de plus que tu es là en tain que frère et non en tant que soldat, tu as dû repérer mon mal aise face à un tel sujet, tant pis. Tu me conseille ensuite de supprimer toute source de tentation et de faire une cure de désintox, peut-être as-tu finalement repéré que je t'ai menti. Je sais très bien de qui tu veux parler lorsque tu parles de tentation et il est hors de question que je fasse ce que tu me demandes. Quant à cette désintox, c’est vrai que j’en aurais bien besoin, mais un drogué n’admettra jamais qu’il en est un.

- Laissons-la en dehors de cette histoire tu veux ? Allons plutôt chasser, ça fait bien longtemps que nous n’avons pas combattu ensemble.

Ou comment se dérober et éviter le sujet, mais je l’estime clos à présent. Tu m’as mis en garde, tu m’as donné tes conseils et je les accepte, maintenant passons à autre chose. De toute façon je ne te laisse plus le temps de revenir sur le sujet puisque je me mets déjà en marche à la recherche d’une prochaine cible et ce n’est pas bien difficile de trouver, il suffit de suivre l’odeur du sang. Est-ce qu’elle est aussi forte et enivrante pour toi qu’elle l’est pour moi ? Je ne sais pas, j’ai presque oublié ce que c’était lorsque je me privais de mordre à la source et pourtant ça ne date pas si longtemps. On arrive rapidement sur les lieux de l’agression, deux humaines en train de se faire dévorer par deux strigoïs mais encore bien vivantes. Je te donne une petite tape sur l’épaule, on dirait que c’est à nous d’entrer en scène.

- Je m’occupe de sauver la blonde.

Je te laisse secourir l’autre demoiselle en détresse. J’espère que tu as déjà eu le temps de préparer tout ton plan dans ta tête car pour ma part je n’attends pas plus pour intervenir, j’ai déjà repéré une ou deux failles chez mon adversaire de toute façon. Un coup de pieu dans les côtes, de quoi le faire relâcher sa proie dans un grognement. J’esquive les deux coups de poings qui volent dans ma direction, les jeunes strigoïs ne savent décidément pas se battre. Je m’empare alors de son bras et le balance par-dessus mon épaule pour l’envoyer au sol. Je ne lui laisse pas le temps de se relever avant de lui injecter l’un de nos produits, de quoi l’immobiliser pour quelques heures et pouvoir l’envoyer à l’unité. Je devrais tourner mon regard vers Peter pour voir comment il s’en sort, mais toute mon attention est d’un coup attirée vers cette humaine droguée par les endorphines dont le sang coule le long de son cou.

Je me redresse et m’avance vers elle, l’attrapant par les bras pour l’aider à se relever et tenir debout. Je devrais lui demander si elle va bien. Je devrais la contraindre d’oublier tout ce qu’il vient de se passer et la laisser repartir. Mais je reste silencieux telle une tombe, mon regard fixé sur ce sang. Et si j’en prenais juste une goutte pour me ressourcer ? Je ne la tuerais pas... Bien sûr que je la tuerais et Peter est à côté. Pourtant toutes ces pensées sont déjà loin derrière moi lorsque mon doigt glisse sur la peau de son cou pour essuyer son sang. Juste une petite goutte...

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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Dim 21 Aoû - 1:32


Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang…
Nathaniel & Peter

Aurons-nous à nous retrouver dans des camps ennemis, Nathaniel ? Nous avons tout partagé, notre enfance, notre vie et notre mort, notre renaissance également. Est-ce la fin de notre alliance, de notre amitié, de notre fraternité ? Est-ce le début de cette scission qui nous pend sous le nez depuis déjà des années ? Tu prétends que non mais je ne sais pas si je peux toujours te faire confiance. En tout cas sur ce point. Et sur tout ce qui concernera le sang également, j’ai l’impression.

Tu tentes de me sourire, de détendre l’atmosphère tout en insistant sur ma survie, sur le fait que tu es le seul en danger. Penses-tu que cela me fasse plaisir ? De savoir que je pourrais te survivre ? Ce n’est pas le cas. Tu es ma famille, tu es sensé survivre à mes côtés. Alors arrêtons là les taquineries et les petits mots légers, la situation ne l’est pas du tout. Il faut que tu te reprennes, mon frère, avant qu’on ne m’ordonne de ramener ton cadavre à l’unité. Je ne sais pas ce que je pourrais faire ce jour-là, comment je pourrais réagir… Mais ce que je sais, c’est que mon monde s’ouvrira en deux ce jour-là…
Je ne pense pas que cela serve à quelque chose de réagir à tes commentaires. Tu passes à côté, tu prends le tout avec humour. Insisté ne changera rien. Je te connais. Je suppose qu’on verra si mes commentaires te sont passés par-dessus la tête suivant les ordres que nous recevrons… Mais je prie pour ne jamais recevoir l’ordre d’exécution. Jamais.

Tu tentes de me prouver ta sincérité maintenant. Te croire, c’est quelque chose que j’ai toujours fait, instinctivement. Je t’aurais confié ma vie les yeux fermés. Je ne sais pas si je serais capable de le faire encore aujourd’hui. Tu vois à quel point notre relation s’est détériorée ? Avant, je ne me serais même pas posé la question et maintenant… On en est là. Coincés entre deux secrets, entre deux mondes. Je ne te demanderais rien parce qu’au fond, j’ai peur du résultat, peur de devoir mentir. Je préfère continuer à me mentir. Je veux que tu me prouves qu’aucun de nous deux ne se ment mais… Y croyons-nous vraiment ? Encore une fois, tu prends le tout avec amusement. Je ne peux pas m’empêcher de te regarder avec un peu de lassitude. Notre conversation ressemble à un vieux film, à un gag même. Prudence, méfiance, non-dits, tellement de non-dits. Ils flottent entre nous. On connait tout deux la vérité, on sait tous les deux ce que l’autre essaie de faire, ce qu’on essaie de faire. Et on sait que cette comédie explosera un jour entre nous, nous tuant, nous envoyant dans des directions différentes ou alors nous réunissant, une toute dernière fois…
Je crois que ma phrase suivante est la preuve que je ne te crois pas. Pas totalement. Désintoxiques toi. Ne m’oblige pas à le faire. Si j’ai lu entre les lignes, si j’ai su raccrocher tous ses moments… Alors je sais qui attaquer. Je ne veux pas que tu me hais. Mais si je dois te faire admettre de force tes faiblesses, si je dois t’en sortir contre ton gré… Je le ferais. Peu importe la douleur que cela engendrera. Peu importe la trahison, la haine ou les regrets. Je mettrais fin à une vie, non pas sur un ordre, mais dans un but. Je me haïrais, tu me haïras. Mais au moins, tu vivras.
Comme je m’y attendais, tu te glisses dans une faille, tu mets fin au sujet sans rien me promettre. N’est-ce pas déjà une réponse en soi ? Je ferme les yeux un instant, le temps de refouler la douleur, la lassitude, la tristesse. On va dans le mur. Mais tant pis, fonçons donc… Têtes baissés. Ne nous arrêtons pas…

« Je te suis, mon frère. »

Nathaniel est presque au point de courir au bout de dix secondes, je me concentre un instant, utilisant mon odorat, arrêtant l’instinct naturel qui me dicte, pour ma propre survie, de ne pas me laisser envahir par les odeurs qui réveillent mon monstre intérieur. Je la sens immédiatement. Cette odeur de sang. Mon corps est conditionné à le traquer. Mais je me force à trier mes sensations, à les cloisonner. Ne reste ainsi que le désir humain, le désir humain de venir en aide à celui qui porte cette odeur qui signifie une profonde blessure. Ou tout du moins une blessure présente depuis un petit moment. Quand Nathaniel me parle, je ne fais qu’hocher la tête. Je me dirige vers mon strigoï, glissant un bras contre sa gorge et faisant une pression qui lui bloquera la trachée. Non-mortel pour un strigoï mais suffisamment gênant, surtout quand on tente de se nourrir. C’est instinctif, il lâche sa prise sur la femme et tente de se battre contre moi, me donnant des coups dans les côtes. Je nous recule de quelques pas, maîtrisant assez facilement cet homme qui n’était qu’instincts bestiaux. Je me prends quelques coups mais ne relâche jamais ma prise, jusqu’au moment où je le lance contre le mur. Douloureux, je le sais, mais il me faut une main de libre pour attraper ma seringue et il se serait libéré si j’avais relâché ma prise. La fureur le fait agir exactement comme je le souhaite. Il tente de se jeter sur moi, je fais un pas de côté et vide ma seringue dans sa carotide, provoquant la chute du strigoï. Un coup d’œil à Nathaniel et je le vois prendre sa seringue également alors je m’intéresse à l’humaine. Elle a perdu déjà pas mal de sang mais elle survivra. Je lui adresse un léger sourire, rassurant, avant de m’approcher d’elle, les mains bien en évidence.

« Je suis désolé si nous vous avons fait peur. Je pense que vous feriez mieux d’aller vous occuper de cette petite plaie, avec votre amie… »

Je la vois hocher la tête avant de tourner la tête vers son amie pour ensuite étouffer un petit cri. Je me retourne brusquement, à temps pour voir que Nathaniel hypnotise presque la femme blonde, tout en étant à deux doigts de se jeter sur la gorge de cette femme. Autant pour le contrôle, n’est-ce pas, Nath ?
Je m’avance un peu, de quoi attirer son attention. Une fois que c’est fait, je ne tente plus de me cacher pendant que j’arrive sur lui, agrippant son bras. Peu importe que tu me prennes pour un ennemi ou un rappel bienfaiteur, mon frère. Je ne te laisserais pas sombrer devant moi. Alors oui, je garde ma voix basse, à ta seule intention mais j’espère bien que mes mots transperceront le brouillard qui couvre dans ton cerveau.

« Tu es un peu trop près de la limite qui te transformera en condamné, Nathaniel. Et je refuse d’être celui qui passera l’information. Reprends-toi et fais donc un appel triomphant où tu annonces avoir piégé des ennemis. Ça sera bien mieux que ce que tu prévois de faire. »
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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Mar 23 Aoû - 23:20


Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang...
Peter & Nathaniel

Et si on arrêtait de parler de mes problèmes et du futur ? A quoi bon nous donner mal à la tête avec toutes sortes de possibilités alors qu’une seule subsistera ? On ne saura pas laquelle avant le moment venu, donc autant être utile ce soir plutôt que de continuer à papoter. Oui je sais, me mettre en garde, c’est ce que tu es venu faire ici, mais maintenant que c'est chose faite, je propose qu’on ne s’éternise pas sur le sujet. Je ne reconnaîtrais pas être en tort et avoir des problèmes, tu devais bien t’en douter. Je sais que je suis à la limite de passer du côté rouge de la ligne, crois-moi j’en ai conscience et fais déjà tout pour ne pas en arriver là. Je sais aussi que je ne me contrôle pas, mais allez dire ça à l’unité et je suis sûr d’être abattu dans la soirée. Là-bas ils ne tolèrent pas le manque de contrôle, ils préfèrent tout maîtriser, alors mieux vaut qu’ils croient pouvoir continuer à me faire confiance.

Maintenant allons chasser mon frère, ce sera bien plus intéressant que de se regarder dans le blanc des yeux et rester bloqué sur nos positions. Ça fait bien longtemps que nous ne sommes pas partis en mission toi et moi, alors prenons ça comme une occasion de renouer ensemble. Tu verras que tu peux continuer à me faire confiance, je verrais que je peux en faire de même pour toi, on y gagne tous les deux. Espérons que les choses se passent ainsi en tous cas. Je ne tarde pas à repérer nos cibles, nous sommes à Missoula de toute façon, ce n’est pas si compliqué de trouver des strigoïs, ils s’attaquent à des humains à tous les coins de rue par ici. Etonnant que le phénomène strigoï ne fasse pas encore la une, enfin pas si étonnant que ça quand on connaît bien le gouvernement.

En tous cas je ne tarde pas à trouver le duel parfait, deux cibles, deux âmes à sauver et deux sauveurs, à croire que le deux est notre chiffre ce soir. On se sépare, chacun s’occupant de son strigoï, inutile de développer de grandes stratégies pour ces deux-là, on connaît assez bien notre métier pour repérer à vue d’œil qu’ils ne feront pas long feu. C’est effectivement le cas puisque le combat ne dure pas plus d’une minute, le temps de frapper, d’esquiver et de les piquer avec notre seringue et le tour est joué. Je me tourne maintenant vers la blonde, voulant lui demander si tout va bien et si elle est apte à rentrer chez elle avec son amie, sauf que je ne dis rien, mon attention étant entièrement captée par le sang qui coule le long de sa gorge.

Mes yeux n’arrivent pas à se détacher de ce liquide rouge attirant, tous mes sens sont tournés vers lui. J’en oublie Peter qui se trouve à côté. J’en oublie le gouvernement qui doute de moi. J’en oublie ma résistance et mes promesses. Je pourrais juste la goûter et la laisser repartir, mais serais-je vraiment capable de m’arrêter après avoir posé mes lèvres dessus ? C’est moins dit. Mon combat intérieur dure quelques secondes à peine et j’ai l’impression qu’il s’agit de minutes, puis une main vient agripper mon bras et la voix de Peter raisonne derrière moi. Mon visage c’est tourné de quelques millimètres à peine, mais mon regard n’a pas quitté le cou de cette femme pour autant. J’essaie de me concentrer sur ses mots, sur notre mission, sur le gouvernement. Je reste silencieux encore de longues secondes sans bouger, sans la quitter des yeux, puis finalement je relâche la jeune femme et me dégage sèchement de la prise de Peter avant de me détourner d’eux, attrapant une flasque d’alcool que je garde sur moi au cas où, pour calmer ma soif.

- Fais les partir, on doit encore s’occuper des strigoïs et elles me déconcentrent.

Mon ton est un peu froid, mais c’est tout ce dont je suis capable pour le moment. En réalité je déteste que Peter ait pu me voir dans cet état, perdre le contrôle si facilement, être tenté si vite. Je ne serais plus vraiment crédible à ses yeux après ça. Va-t-il conter cette histoire au gouvernement ? Je ne pense pas, je ne l’espère pas en tous cas. Peter fait partir les femmes alors que je bois quelques autres gorgées de ma flasque avant de la ranger, inspirant un grand coup, sentant l’odeur du sang s’éloigner avec soulagement. Je finis par me retourner à nouveau, observant les deux strigoïs en train de dormir sur le sol et Peter me faire face. Est-il inquiet ou désespéré ? Peut-être bien les deux.

- On va mettre les corps dans la benne à ordure et prévenir l’unité de l’endroit où ils les trouveront.

Alors, tu m’aides ? Je le ferais sans toi sinon. J’attrape le corps du strigoï que j’ai mis k.o et le balance par-dessus mon épaule avant de me diriger vers la benne à ordure pour le balancer dedans, constatant que Peter s’est décidé à en faire de même avec son strigoï, bien. Une fois chose faite le silence s’installe à nouveau. Le genre de silence gênant dont j’ai horreur, surtout quand je sais être en tort.

- Je n’avais pas l’intention de la tuer alors arrête un peu de me regarder comme ça. On en a capturé deux jeunes, de quoi ravir l’unité. Tu devrais rester dans le coin, il y a pas mal de boulot à faire dans cette ville.

Au fond je ne sais pas réellement de quel genre de boulot je parle, capturer des jeunes strigoïs, tuer des plus vieux ou veiller sur moi comme ce soir de sorte à ce que je ne dépasse pas les limites ? Peut-être les trois, même si je ne l’admettrais pas pour la dernière. Tu devrais être fier, au moins tu arrives à me raisonner, en tous cas tu as réussi ce soir. Je n’ai pas vraiment envie de te demander d’être mon ange gardien face à l’unité, mais je sais qu’au moins je peux continuer de compter sur toi, tu me l’as prouvé ce soir.

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MessageSujet: Re: Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang… | Nathaniel & Peter   Dim 30 Oct - 11:02


Frères d’armes, alliés du cœur, ennemis du sang…
Nathaniel & Peter

Tu connais, ce pressentiment qui peut nous animer quand on sait qu’une mauvaise chose va arriver. Je le ressens. Et on sait tous les deux que cela va arriver. Je suis persuadé que tu le ressens aussi, même en tant qu’humain, nous étions plus proche de nos instincts que jamais. Devenir des vampires ne nous a jamais enlevé ce sixième sens qui nous a déjà sauvés la vie. Je ne sais pas ce qui se passera ce soir, mais le fait que cette alarme rouge se soit déclenchée dans ma tête ne me rassure pas. Pourtant je te suis, dans cette chasse au monstre, dans ce qui est maintenant notre quotidien. On trouve des monstres, deux, s’apprêtant à mettre un terme à la vie de deux jeunes femmes. Je compte sur toi pour agir correctement et couvrir mes arrières, tout comme j’en ferais de même. Comme à chaque mission finalement. Prendre le dessus sur nos adversaires ne nous prend que peu de temps, rassurer la femme et l’amener à penser comme moi ne prend également guère de temps. Ce qui ne me surprend pas, mais ne fait que me désillusionner, c’est ta réaction face au sang. J’avais beau m’y attendre, j’espérais tout de même une autre fin. Mais on dirait que le sang l’emporte sur tout. Je ne comprends pas, ce combat que tu dois mener, qui te semble si ardue alors que j’ai réussi à prendre le dessus sur mes instincts voilà bien longtemps. Certes, on continue toujours à lutter mais moins que toi j’ai l’impression. Enfin, il faut que je t’empêche de sombrer car je n’ai pas l’intention de te laisser tomber. Je m’approche de toi, attrapant ton bras et tentant de te faire revenir avec mes propos. Au moins t’arrêtes-tu pour m’écouter. Et à en croire tes propos, tu m’as entendu même si j’ai du mal à reconnaître mon frère dans les mots que tu tiens. Je ne rajoute rien, préférant me tourner vers les femmes avec un visage que j’espère rassurant. Même si je hais cette méthode, je m’assure d’ajouter un soupçon de ce qui ressemble à de l’hypnose mais qu’ils appellent suggestion je crois. Je fais attention à ne pas prendre leur libre arbitre mais juste à leur donner des éléments pour se calmer avant de suggérer, sans aucun pouvoir, qu’elles partent à l’hopital s’assurer que tout va bien pour elles. Heureusement, elles m’écoutent et partent pendant que je me tourne vers Nathaniel.

Que devrais-je faire maintenant ? Prendre la parole ? Le sermonner ? A quoi bon, il n’a fait que me confirmer ce que je redoutais mais il n’a pas encore cédé. Je me rends juste compte qu’il va falloir que je rende visite à sa petite amie, pour tenter de l’amener à penser comme moi, pour lui permettre de reprendre les rênes de son esprit. Mon plan ne lui plaira surement pas mais je ne vois pas quoi faire d’autre sans que le gouvernement ne finisse par être au courant. Je préfère lui éviter la case cobaye dans son CV. Je croise de nouveau son regard quand il se retourne vers moi, il a l’air d’avoir repris le dessus mais encore une fois, est-ce que je peux lui faire confiance ? En tout cas, je retrouve mon camarade, même si mon frère est encore loin. J’agis de concert avec lui pour nous débarrasser des dormeurs, il a raison, on ne peut pas les laisser là.
Je crois que mon silence commence à le rendre mal à l’aise. Tant mieux, c’était le but. Tu veux jouer aux camarades, en oubliant les frères. Reprendre les rênes du commandement. D’accord, mais tu ne m’empêchera pas d’agir comme un gentil second qui par son silence désapprouve son chef tout en obéissant aux ordres. S’il te faut ça pour prendre conscience que tu as besoin de te concentrer sur ta maîtrise… Alors bien. Je ne veux pas te perdre, et je suis prêt à utiliser le maximum de ruses que je puisse.

Il prend de nouveau la parole, apparemment je l’ai réellement rendu mal à l’aise, pour qu’il cherche ainsi à se justifier. Sauf qu’il se trompe. Il n’avait peut être pas l’intention de la tuer mais il l’aurait fait s’il avait goûté son sang. Et il aurait surement tué la deuxième jeune femme. Tu te voiles la face et en plus, tu me demandes d’y croire. Désolé, Nathaniel, mais j’ai enlevé mes œillères et maintenant, je ne regarderais plus que la vérité pour me permettre de réagir avant qu’il ne soit trop tard…

« Je resterais en ville, je n’ai pas le choix. Mais tu ne devrais pas faire ce souhait, les prochaines semaines vont être un petit enfer. »

Parce que je te surveillerais. Parce que je vais tenter de détruire ton bonheur pour assurer ton avenir. Parce que les monstres sont à chaque coin de rues. Parce que la tentation ne te lâche pas et que j’agirais, quoi qu’il m’en coûte, pour te ramener à chaque fois… Je pense qu’après ces épreuves, si on y survit, et si on ne se hait pas, on ne pourra plus se qualifier autrement que comme frère.
Je souffle, me donnant le courage de mettre au point mes plans tout en soutenant le regard de Nathaniel. Oui, l’enfer va se déchaîner… A moins qu’il ne soit déjà là. Mais tu y survivras. Quoi qu’il en coûte. Je prends la parole une dernière fois, agrippant l’avant bras de Nathaniel pour un semblant d’étreinte, un dernier contact avec mon frère avant qu’il ne m’en veuille terriblement.

« Je suis descendu au Quartier Centre, dans le motel Argentin si tu veux me croiser. Je vais te laisser là, je peux pas me permettre de me faire repérer par nos chefs. Mais t’as intérêt à faire gaffe à tes arrières et à ne pas te faire descendre, compris ? »

Et c’est le frère qui te parle, pour la dernière fois ce soir. Je le relâche, après une dernière pression et un dernier regard avant de faire demi-tour. A toi de prévenir l’unité de cette capture, je n’aurais été qu’un fantôme ce soir, un être de mauvais augure pour toi, c’est assuré. J’espère en tout cas que tu feras attention car je ne compte pas te tuer. Je ne sais pas ce que je ferais si l’ordre tombe… Mais je prie pour ne jamais le savoir. Fais attention à toi, Nathaniel… Et ne me hais pas trop pour mes prochaines actions…
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