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 Tes traits se dessinent... Dans ma mémoire | Ehlena & Nohlan

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MessageSujet: Tes traits se dessinent... Dans ma mémoire | Ehlena & Nohlan   Lun 26 Déc - 17:25


Tes traits se dessinent... Dans ma mémoire
Ehlena & Nohlan

L’homme est fou. Le monde est fou. Et les plus fous ne sont que des saints. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas ce monde, cette énergie, ce besoin d’aller vite. Pourquoi ? Pourquoi se dépêcher quand la mort est si loin ? Je l’ai déjà frôlée, embrassée, elle n’a pas voulu de moi. Elle n’a pas voulu me libérer. Alors maintenant, je ne cours pas après le temps, comme eux, je cours après la vie de mes proies. Est-ce que j’en ai repéré une ? Oui, c’est ce que je pense. Elles sont de plus en plus dures à débusquer, mais la patience est mon point fort. Cela me fait penser, à ce chasseur, Kyle… Il m’avait demandé, presque intéressé, où en étais-je dans ma vengeance. Eh bien, je n’ai plus que quelques têtes à trouver, mais ce sont les pires. Il va falloir que je fige l’hydre et que je les tue tous, pour qu’elle ne repousse pas.

Je suis le pas de cette femme, imposante dans ses vêtements luxueux. Un visage qui s’inscrit parmi les sans-visages. Elle était une femme de poids, mais elle allait devenir femme de rien. A nous voir, il n’était pas dur de savoir qui, les autres êtres, considéreraient comme pire. Moi avec mon jean presque totalement déchirés au niveau des genoux et mon pull. Elle avec son tailleur-pantalon impeccable. Moi avec ma crinière, elle avec son impeccable chignon. Sauf que le diable s’habille de façon luxueuse pour cacher sa laideur… Je n’ai pas cette prétention.

Je finis par la rattraper et je vains mon dégoût pour poser ma main sur son épaule. Elle se retourne, prête à prendre la parole mais je n’attends pas qu’elle le fasse. Je n’ai presque pas de sang dans mon corps, des vertiges parfois, des idées étranges… Mais je n’ai pas besoin de force pour exercer mon esprit. Et mon protecteur agit même avant moi, la plaquant contre le mur avec une grimace de douleur déformant son visage auparavant sans défaut. Je continue de la fixer du regard. Elle a maintenant une mèche rebelle devant les yeux. Le défaut est trouvé. Le défaut est analysé. Certains la diraient belles, même dans son imperfection. Personne ne la connait comme moi.

« Que me voulez-vous ? »

Tu ne me reconnais pas ? Voyons, nous avons passées des heures ensemble. Tu tentais de me faire parler. De me faire parler de mon pouvoir, de mon lien avec mon double. Des paroles, qui n’auraient rien signifiés. Rien ne peut expliquer ce qui me liait à lui. Rien ne peut être dit sans perdre de son sens. Cela n’avait pas besoin d’être prononcé, il fallait juste le vivre. Mais tu n’aurais jamais pu le vivre. Et maintenant, tu n’auras même plus l’occasion de vivre.

« Je veux vous faire très mal. Et que vous ressentiez encore cette douleur dans la mort. Que votre famille ne puisse pas reconnaître votre corps. »
« Ehlena… »

Un léger sourire étire mon visage. Je ne me vois pas, mais je vois la peur dans ses yeux. Une émotion que je reconnais facilement. Moi aussi, j’avais peur. J’avais peur pour Lui, pour notre futur… Et maintenant, je n’ai plus rien. Il n’a plus rien non plus. Ce n’est plus qu’un tas d’os alors autant que tu en sois au même niveau… Et c’est parti. Je jette un coup d’œil à mon protecteur et je hoche la tête. Puis, les cris commencent à raisonner dans ce bâtiment insonorisé.

Elle a perdu ses yeux, elle a perdu sa peau, elle a aussi perdu ses doigts. Et dès qu’elle se sentait mourir, je lui injectais du sang de strigoï que j’avais récupéré. Je ne voulais pas qu’elle parte trop rapidement. Mais je faisais attention à ne pas lui donner une dose trop importante de ce sang, je ne voulais pas qu’elle se relève d’entre les morts. J’ai aussi soigneusement découpé sa peau pour extraire ses organes, évitant les organes nobles. C’était un travail que j’avais fais presque en douceur, pendant qu’elle sanglotait de douleur. Et maintenant, je l’observais, plus morte que vive. Etait-ce à cela que j’avais ressemblée pendant toutes ces années ? Je me faisais peur, à l’observer… Je penche la tête sur le côté, murmurant à ce qu’il restait de son oreille, mes derniers mots à son encontre.

« Alors, qu’est-ce que cela fait, de devenir une expérience ? »

Je m’écarte, pas de réponse. Elle est déjà morte. Il ne reste plus qu’une enveloppe charnelle… Dont je mets fin à la vie, en tranchant dans sa chair, la décapitant. Une femme de moins. Un visage que je pourrais oublier. Un autre de plus…

« On y arrive, Henry, tu finiras venger… »

Je laisse la morte derrière moi et je me dirige vers la porte d’entrée. Sauf qu’en ouvrant, je tombe sur un regard rougeoyant. Un strigoï. De la même taille que moi. Tiens, ça me change. Je n’ai pas à lever le regard. Même si pour l’ignorer, cela sera plus difficile. Qu’est-ce qu’il fait là ? Est-ce que c’est intéressant ? Non, définitivement non. Il a juste dû sentir l’odeur du sang et c’est tout. Par contre, il est sur le chemin. Est-ce que je dois envoyer mon protecteur ? Pourquoi est-ce que je me pose des questions… Je ne m’en serais pas posée il y a quelques semaines. Décidément, voir ce chasseur était une mauvaise idée.

« Tu bloques la sortie. »
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MessageSujet: Re: Tes traits se dessinent... Dans ma mémoire | Ehlena & Nohlan   Mer 28 Déc - 19:28


Tes traits se dessinent... Dans ma mémoire
Ehlena & Nohlan


Depuis quelques temps, j'ai appris, grâce à quelques recherches, et de bons contacts, que certains alchimistes, ayant participé à ma capture, à l'époque, étaient peut-être en ville. A vrai dire, je me fiche de toutes ces personnes, autour d'eux, qui ont fais le sale travail, ceux que je souhaite atteindre, c'est les Black, ceux à l'origine, de toute cette invention, que je souhaite atteindre. Mais comme rien n'est jamais simple, aucun nom, dans ce style, n'apparaît dans les registres actuels de la ville. Bien entendu, toute leur histoire, à été relaté, mais aucune trace de la ville dans laquelle ces enculés ont pu disparaître. C'est qu'ils savent bien se cacher, bien faire disparaître leurs traces. Au moins, je vois de manière assez claire, à quel genre de trouillard, j'ai à faire. Faut dire que je n'ai que très peu connaissance de tous ce qui a été pratiqué là-bas, mais je ne pense pas être le seul, à avoir été enfermé là-bas, à ma connaissance, nous étions au moins deux, avec Luke, mais je suis persuadé que bien d'autres étaient enfermé avec nous. Le pire dans tous cela, c'est qu'à ce moment là, je n'étais même pas un tueur. Je me nourrissais, comme tous les vampires, il m'arrivait de perdre le contrôle, de temps en temps, mais j'étais un jeune vampire, c'était quelque chose de normal, je faisais quand même tous mon possible pour rester quelqu'un de bon, malgré toutes les indications de ma mère, pour me faire sombrer. Enfin, je vais éviter de me replonger dans ce genre de souvenir. La seule chose que je souhaite, s'est me venger de toutes ces personnes, qui nous ont pris pour des cobayes, pendant des années. Manque de bol, pour ces abrutis, s'ils cachent si bien leur planque, ils auraient dû en faire de même avec leur employé, si je peux appelé cela de cette manière. Bien que je ne comprends pas de quelle manière on peut accepter de travailler avec un type comme ça. Enfin, l'important est là, je suis parvenu à trouver deux noms, deux associés, un homme, une femme. Un certain Monsieur Arthur, et une Madame Gavriel.

J'ai commencé par l'homme, d'après mes recherches, sa résidence n'était plus ici, mais à quelques kilomètres de là, Hamilton, d'après les résultats que j'avais obtenu. J'avais donc dû m'absenter quelques jours, de Missoula, pas à mon plus grand plaisir, ni pour mon business, ni de laisser Alex derrière moi. Faut dire que cette nana, est très doué pour se retrouver dans un sacré merdier, et je ne suis pas certain que la laisser seule, puisse être une bonne idée, mais en même temps, je ne pourrais sans doute pas toujours être à ces côtés, il faut donc bien qu'elle apprenne à se débrouiller toute seule, puis, à partir du moment, où elle ne sortait pas, elle ne risquait rien. J'étais bien placé pour savoir qu'une vie enfermée, ce n'était pas le top, mais elle pouvait bien passer quelques jours ainsi, jusqu'à ce que je reviennes, non ? Au pire, elle pourra toujours passer son temps, à fantasmer sur moi. Enfin, de toute façon, je ne suis pas rester très longtemps absent, Quelques jours, à peine, qui n'auront pas été très utile, puisque je n'ai rien trouvé d'autre, qu'une maison vide, et pourtant, vous pouvez me croire que je les retournais, dans tous les sens, cette maison. Si quelqu'un doit mettre les pieds là-bas, il va retrouver un vrai souc, mais je ne pense pas que quelqu'un habite cette baraque de toute façon, à croire qu'elle n'était là que pour brouiller les pistes. Ce gars est donc aussi introuvable que les Black. Alors je suis passé à cette femme, Madame Gavriel, Je n'ai pas trouvé grand chose, à son sujet, si ce n'est le nom, d'une de ces nièces, qui travaille en temps qu'Alchimiste, à Missoula. C'est exactement ce que j'avais besoin comme information. Et avec un peu de chance, comme elle n'était pas lié au réseau des Black, j'allais avoir plus de chance de lui mettre la main dessus. C'est en effet le cas, deux jours, c'est ce qu'il m'aura fallu, pour lui mettre la main dessus, pas grand chose, à côté des mois qui se sont écoulés depuis ma capture par ces enfoirés. Alors je peux bien attendre deux jours de plus.

J'ai été jusqu'à chez elle, mais pas de trace, d'un quelconque cœur qui bat, à l'intérieur. Ne croyez pas que je suis resté à la porte, bien au contraire, je me suis même permis de fouiller à l'intérieur, et laisser un vrai bordel, ici aussi. Jusqu'à ce que je tombe sur un petit calepin. Honnêtement, de nos jours, qui note son propre numéro, dans un répertoire, avec un petit « moi » ? Personne, parce que c'est assez stupide, on ne s'appelle pas, de toute manière. Enfin, je ne critiquerais pas plus que cela, puisqu'aujourd'hui, cela s'avère être bien pratique pour moi. Je n'ai qu'à entrer son numéro dans mon propre portable, et puisqu'aujourd'hui, il est possible de tracer n'importe quel téléphone. Je n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace, bien que je l'avoue, je n'ai pas bien compris son emplacement. Qu'est-ce qu'une femme, comme elle, pouvait foutre dans le quartier des affaires ? Elle n'avait pas l'air très lié à ce monde là. Enfin, j'ai quand même suivi sa position, trouvant assez étonnant qu'elle ne bouge pas, sur le temps qu'il m'aura fallu, à rejoindre son quartier. A croire que quelque chose de très important t'attend là-bas, pour que tu poireautes autant de temps. Sauf que quand je me rapproche, ce que je constate c'est cette odeur de sang, qui emplie l'air, et étant donné que la nana que je cherche, n'a pas bougé depuis un moment, ça ne signifie rien de bon, pas du tout. Je continue quand même à avancer, même si je risque de me précipiter dans un piège, ou des ennuis.  Je cherche une piste depuis bien trop longtemps, pour reculer maintenant. Quand j'ouvre la porte, je tombe nez à nez, avec une jeune moroï, que je ne découvre pas blessé, ce qui attire encore plus mon attention. Je ne lui réponds pas de suite, bien qu'elle ne manque pas d'être remise à sa place, je me contente de pencher la tête, pour découvrir ce qu'il s'est passé. Je ne peux pas m'assurer que la femme face à moi, derrière la moroï, et celle que je cherche, elle est bien trop défiguré pour cela. Et puisque personne d'autre n'est présent, je suppose d'autre que c'est la jeune moroï qui en est l'auteur.

« Tes parents ne t'ont jamais appris la politesse, petite ? »

Oui, malgré le massacre que tu viens de faire, je ne te crains pas. Qu'est-ce que tu pourrais faire, contre moi, de toute façon ? Je me contente de l'observer. A première vu, lorsqu'on la voit, on ne s'attend pas à ce qu'elle est pu faire un tel scandale. Vraiment pas. Elle ressemble bien plus à un ange. Un ange noir, on dirait, mais tu ne m'effraieras pas.

« Peut-on savoir ce que cette jeune femme t'a fais, au juste ? »

Que je sache la raison pour laquelle tu t'en es pris à elle. Nous pouvons aussi bien être des amis, des inconnus, comme des alliés, si la raison pour laquelle tu en as après elle, et la même que moi. Alors dis-moi, qu'est-ce que tuas après elle, pour l'avoir tuer, et d'une manière aussi sauvage, en plus de cela ? Je crois que pas mal de gens de mon espèce, t'aimerait bien, ma jolie. Je ne suis pas de ce bord là, mais je dois bien admettre que le spectacle est assez charmant à observer, j'aurais bien aimé te voir faire. Seul petit soucis, j'avais besoin de cette femme, pour avoir mes réponses. Donc ton sort dépendra de ton camp.

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