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 Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]

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MessageSujet: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Mar 1 Nov - 18:56


Rien ne se passe jamais comme on le désire
Rick & Clary


Une fête d'Halloween, voilà une chose que je n'avais jamais pris temps de faire, quand est-ce que j'aurais pu profiter d'une telle occasion, me direz-vous ? Lorsque j'étais enfermé entre quatre murs, au sous sol, ou peut-être l'année dernière, alors que je m'étais retrouvée piégé au sein d'un labyrinthe, où ma vie avait presque basculée ? Difficile, n'est-ce pas, de profiter d'une fête, aussi banale que celle-ci ? Toutes ces idées de costume, vous trouverez peut-être cela enfantin, mais pour moi, qui n'est jamais pu avoir cette chance, j'ai l'impression de revivre mon enfance, celle-là même, que l'on m'a enlevée, alors que j'étais encore bien jeune. C'est bête de me montrer aussi enjouée, à une idée aussi stupide, pas vrai ? Encore plus, que ma vie n'en reste pas moins menacé à chaque fois que je mets un pied dehors, mais ce soir, juste pour cette soirée, j'ai décidé de faire abstraction de toutes ces règles, qui dictent ma vie, en temps normale, pour une fois, j'ai juste décidée de passer une soirée normale, sans monstre – enfin, sans vrai monstre – sans arme, avec une personne que j'apprécie, et que je porte dans mon cœur, une personne a qui je veux offrir un rendez-vous normal. Enfin, à peu près, normal, parce qu'une fête d'Halloween, comme premier rendez-vous, c'est peut-être un peu bizarre quand même. Sans ajouter que mon costume de Catwoman, que j'ai dénichée dans une petite boutique, en dernière minute, et sans doute un des plus aguichants, que j''aurais pu trouvé, au vu du peu d'espace qui se trouvait entre ce costume, et ma peau.. Juste au cas où, j'aurais quand même à me battre, c'était plus pratique qu'un large costume, qui aurait entravé mes mouvements – d'accord, ce n'était que pour me donner bonne conscience.

Je n'aurais pas mis bien longtemps, pour convaincre Rick, de me rejoindre sur place, j'ignore ce qui l'aura motivé, cette fête, où la perspective de me revoir, enfin, l'essentiel, c'est que ce dernier me rejoigne, bien que cette deuxième option, serait plus valorisante, pour moi. Mon objectif ? L'entraîner avec moi, dans cette maison hantée, mais juste au cas où toutes ces choses l'effraie un peu, j'ai préféré lui donner rendez-vous un peu plus loin, histoire qu'il ne se doute de rien, c'était plus sur, pour pas qu'il se défile, avant même qu'un peu de frissons, aient débuté. J'étais assez impatiente, de voir sa silhouette apparaître, dans la foule. Oui, on dirait une véritable gamine, sans doute l'adrénaline, de passer une journée normale, pour une fois, depuis mon arrivée ici, et de la passer en sa compagnie. En faite, je ne savais même pas à quoi je pouvais résumé notre relation.. N'était-ce qu'un ami, avec qui j'avais dérapé, étions-nous un couple ? Je n'avais pas cette réponse, je savais juste que sa présence, à mes côtés, déclenché quelque chose, chez moi, et que je me sentais bien avec lui, pour le reste nous verrons plus tard, si cela ne vous dérange pas. Dans l'attente de son arrivée, j'ai l'occasion d'observer certains déguisements, plus fantastique, les uns, que les autres, je semble bien pathétique, avec mon propre costume, mais pour une première, ce n'est pas si mal, non ? Faut dire que cette fête, je découvre toutes ces joies, et toutes les folies que l'on peut faire. J'étais bien jeune, lors de mon dernier halloween, je ne me rappelle pas de grand chose, je dois l'admettre. Cette soirée, c'est une manière de me faire de nouveau souvenir, que je n'oublierais pas, pour remplacer ceux auxquels je n'ai pas eu droit, lorsque j'étais jeune. Enfin, je vois une tête qui lui ressemble apparaître dans la foule, et je m'élance aussitôt à sa rencontre, pour attraper ces mains, et l'entraîner avec moi, vers cette maison hantée.

« Je suis contente que tu sois venu, j'avais peur que tu refuses.. J'espère que tu n'es pas un trouillard, parce que je te réserve des sensations fortes, ce soir »

Est-ce que je devrais l'embrasser, pour le saluer ? Un mélange entre hésitation, et timidité, me pousser à déposer un baiser contre sa joue, sans oser toucher à ces lèvres, avant de l'entraîner avec moi, jusqu'à la maison hantée. La chance semble de notre côté, puisqu'aucune file d'attente, ne s’étend à l'entrée. Je m'arrête dans le hall, qui semble juste décoré, sans mauvaise blague pour l'instant, bien que je ne sache pas à quoi m'attend, en vérité. Je me retourne vers Rick, pour lui lancer une petite pique, systématique, depuis notre première rencontre.

« Ne cris pas trop, je ne voudrais pas que ton ego en prenne un coup, à voir que je suis plus résistante que toi »

Je garde sa main dans la mienne, pour traverser ce premier couloir, de suite bien plus décoré que la hall, pas assez, pour me foutre une peur bleu quand même. Cette main, qui arrive de je ne sais où, aurait peut-être pu me faire peur, si je n'étais pas une guerrière, et que je n'avais pas réagi avant qu'elle ne me touche. Cette première traverser n'aura pas été spectaculaire, je m'attendais à bien pire. Comme notre étape, à travers la salle de bain, je dois admettre que ce corps semble assez réel, comme ce sang, autour, mais du sang, j'en vois à longueur de journée, donc pas de quoi m'effrayer. C'est notre arrivée dans la chambre, qui nous réserve un peu plus de surprise, avec cette momie, qui débarque d'un placard. Je ne me suis pas méfier plus que cela, en m'imaginant qu'il s'agissait juste d'un robot, qui repartirait vite d'où il vient, je ne m'étais pas douté qu'il pourrait s'agir d'une véritable personne, qui en avait après moi.. Du moins, jusqu'à ce que je sente cette lame, s'enfoncer dans mon ventre, un sourire sadique caché sous les bandelettes qui recouvrent le corps de l'inconnu, puis ce dernier, qui part, à la course. Je pose mes mains sur mon ventre, réflexe débile, qui de toute façon, ne changera rien à ma plaie. Est-ce vraiment beaucoup demander, de vouloir passer une soirée, en paix ?

« Emrys.. Ne me ramènes pas là-bas.. »

Est-ce lui, que j'ai reconnu, sous ce sourire ? Ou n'est-ce qu'une hallucination ? Je le pensais parti, à l'autre bout du monde, alors comment peut-il être là ? Et pourquoi aurait-il usé de méthode aussi pathétique, pour s'en prendre à moi, alors qu'il aurait pu m'infliger bien pire ? Sans doute que je dérive, mais je ne peux m'empêcher de penser à cette hypothèse. Son prénom résonne dans ma tête, alors que je me pose une tonne de question. C'est en tout cas les derniers mots qui sortent de ma bouche, avant que je ne perde mon équilibre.  

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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Mer 16 Nov - 21:17

Rien ne se passe jamais comme on le désire
Y-a-t-il pire fête au monde que celle d’Halloween ? Je ne pense pas. Fêter la nuit des morts, c’est tout de même un concept bien étrange qui a dû être inventé par un tordu. Les enfants sortent récolter des bonbons, les ados sortent boire ou balancer des œufs sur les maisons, et les adultes se matent des films d’horreur à la télé. Bon je généralise un peu, mais admettez que je suis dans le vrai. Le pire, c’est que la plupart d’entre eux se déguisent en monstres sans même se douter que de véritables bêtes sanguinaires rôdent près d’eux. Et personne ne se demande pourquoi Halloween est la soirée où l’on compte le plus d’accidents et de morts, à moins que les journalistes ne soient payés par le gouvernement pour ne pas parler de l’affaire. Allez savoir, plus rien ne m’étonne dans ce monde.

Ce soir je sors l’artillerie. L’avantage c’est que personne ne me demandera pourquoi j’ai un arc ou un flingue sur moi, ils penseront que ça fait partis du déguisement, l’inconvénient c’est que mes véritables ennemis risquent peut-être de plus me remarquer. J’en ai abattu deux dans une ruelle tout à l’heure, non sans égratignures, mais ce qui m’énerve c’est que le troisième m’ait échappé. Je finis par arrêter de lui courir après au bout d’un certain temps, déjà parce que je ne le vois plus, ensuite parce que mon téléphone vibre. Je regarde le numéro, Clary. Tiens, je ne savais même pas qu’elle l’avait, d’autant que nous ne nous sommes pas revu depuis... Enfin vous voyez. Elle me propose une fête foraine, et bien que je ne sois pas un grand adepte de ce genre de chose, je me dis que c’est l’occasion de la revoir après tout ce temps.

Je remballe mes affaires, garde quand même quelques armes discrètes sur moi au cas où et je finis par la rejoindre. Ce qui est étonnant, c’est qu’elle n’a pas l’air d’être choquée par les quelques changements physiques qui ont bien plus abasourdis Gallen, espérons au moins qu’elle me préfère comme ça, plus musclé, plus sûr de moi, et une couleur de cheveux plus foncée aussi. Bref, lorsque j’arrive sur place je ne sais pas trop si je dois l’embrasser ou pas, je me dis que non, après tout ce temps ce ne serait peut-être pas bienvenue. Enfin je l’avoue, plus d’une fois j’ai eu envie de la faire taire en l’embrassant, plusieurs fois je me le suis imaginé, mais apparemment je continue de m’abstenir pour l’instant. Au moins je constate que Clary n’a pas perdu son sens de la provocation avec moi.

- Tu aimerais bien, que je crie pour te sentir plus forte, mais je ne le ferais pas même pour tes beaux yeux.

Je n’ai pas non plus perdu mon sens de la répartie, je dirais même que je me suis un peu plus affirmé de ce côté. Oublie le trouillard et lâche que tu as connu Clary, j’espère que ce n’était pas lui qui te plaisait réellement, car je ne suis plus cet homme aujourd’hui. Je ne veux plus le redevenir. Une fois à l’intérieur, je me sens comme un gamin, à penser que je serre la main de ma copine dans une attraction d’horreur et que c’est le moment de lui prouver que je la protège. En général les pensées de macho ça ne me ressemble pas, mais je ne vais pas mentir, j’ai bien envie que Clary me voit désormais comme quelqu’un qui saurait la protéger, et non qui aurait besoin de sa protection. Suis-je vraiment à la hauteur ? Ça aurait sans doute été la bonne occasion de le lui prouver, sauf que je n’ai pas vu l’agresseur venir, avant qu’il ne lui tombe dessus et la blesse.

Je ne me rends pas compte de la blessure de Clary sur le moment, je suis dans le feu de l’action et pars à la poursuite de ce psychopathe. Je n’en laisserais pas un deuxième m’échapper. Je le vois qui court au loin, alors je vise et tire, me moquant bien du bruit du coup de feu. Je l’abats d’un seul coup, au moins on ne me reprochera pas de ne pas savoir viser, c’est mon atout principal au combat. Je reviens près de Clary et remarque cette tâche rouge sur son tee-shirt qui s’agrandit. Merde... Pas ça ! Je m’en veux de l’avoir abandonné pour poursuivre son adversaire, même si ça n’aura pas duré bien longtemps.

- Clary ! Merde... Faut qu’on t’emmène aux urgences, je suis pas sûr de savoir soigner ça.

Gérer des blessures je peux, mais là je ne sais pas ce que le couteau a touché, à quel point est-ce que sa blessure est ouverte et je n’ai pas non plus le matériel pour lui faire des points de sutures. Joyeux halloween hein. Ce qui m’interpelle pourtant, c’est la phrase qu’elle prononce, le nom surtout. Je reste figé à son entente, jusqu’à finir par regarder autour de moi, près à tuer cet homme, ce monstre. Sauf qu’il n’y a personne, pas d’Emrys, croyez-moi-même dans le noir je l’aurais reconnu.

- Il n’y a pas d’Emrys ici, heureusement pour lui.

Ou pour nous. Sans lui demander son accord, je finis par porter Clary dans mes bras, de toute façon elle ne tenait plus de bout et on a déjà perdu bien assez de temps comme ça. Je me précipite vers la sortie, hurlant à l’aide, poussant les quelques personnes sur mon chemin. Heureusement il y a toujours des coins d’aide soignants dans ce genre de fête foraine alors c’est là-bas que je l’emmène.

- Aidez-la ! Elle a été blessée au couteau, elle perd son sang, son énergie et elle commence à halluciner. Appelez-les urgences, qui vous voulez mais soignez-la !

Je la laisse entre leurs soins, non sans garder un coup d’œil sur elle même si on me demande de m’écarter. Je sens clairement que ça va être les plus longues minutes de toute ma vie. Pour le coup j’aurais même été près à dire à Emrys qu’il peut continuer de me torturer si en échange il peut la sauver. Inconsciemment je serais prêt à tout pour cette femme.



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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Dim 4 Déc - 21:46


Rien ne se passe jamais comme on le désire
Rick & Clary


Je l'admets, je suis assez soulagée de voir apparaître Rick, je n'étais pas certaine d'avoir composée son numéro, sans erreur, et j'étais encore moins certaine, qu'il finisse par pointer son nez. Voir apparaître sa silhouette, au milieu de cette foule, bien que l'invitation vienne de moi, reste quand même une bonne surprise. Je n'attends d'ailleurs pas qu'il parvienne à me rejoindre, j'accours presque jusqu'à lui, je dois dire avoir été assez déçu de n'avoir aucune nouvelle de lui, après notre soirée commune, avec ces belles paroles, je m'étais attendu à ce qu'il débarque, un jour ou l'autre, pour au moins prendre de mes nouvelles, mais je n'avais rien eu, rien reçu, j'avais patienté, je m'étais dis que peut-être, ce n'était qu'une question de temps, que peut-être, il se trouvait être occupé ailleurs, mais malgré mon temps d'attente, je n'avais rien reçu.. J'avais toujours entendu dire, que l'homme était censé faire un premier pas, que nous, femme, nous ne devions jamais rappeler en première, mais j'admets que tous ces délires de relation, c'était assez nouveau pour moi, et j'étais bien incapable de dire si toutes ces choses, que j'avais entendu, étaient véritables, ou non. Alors quand j'avais entendu parlé d'Halloween, de cette fête, organisée, j'avais sauté sur l'occasion, pour tenter de le revoir, avec l'espoir, de ne pas me prendre le râteau du siècle – même si je ne comprends pas cette expression, mais passons ce détail – Alors vous pouvez comprendre, que lorsque je l'ai aperçu, j'étais plus qu'heureuse. J'ignore de quelle manière je suis censée le saluer, alors je sors la première stupidité qui me passe par la tête, une provocation, comme toujours, mon moyen de défense, même face à cet homme, qui a su me toucher, au point que je me laisse aller avec lui, lors de notre dernière rencontre. Au moins, on ne reste pas comme deux idiots, silencieux, c'est déjà ça, j'imagine, parce que c'est ce genre de situation, que j'avais imaginé, une gêne total entre nous, et j'étais bien contente que cela ne se passe pas ainsi.

« Pour mes beaux yeux, hein ? J'espère que tu n'as pas craqué, juste pour mes beaux yeux »

J'ignore ce qui me passe par la tête, de prononcer une telle phrase, je sens d'ailleurs le rouge me monter aux joues, et je me sens dans l'obligation de fuir son regard. Sur le coup, je ne sais même pas si j'espère avoir une réponse, ou pas. Je crains ce qu'il pourrait me dire, alors, au fond, je préférerais n'avoir pour réponse, que ce silence. Je l'entraîne à l'intérieur à l'intérieur du manoir hanté, notre première traversée se passe assez bien, même si, niveau terreur, je ne vois rien d’extravagant, peut-être parce qu'au final, nous vivons déjà dans un monde de terreur, alors c'est simple poupée qui sorte de n'importe où, ne semble pas plus effrayante que cela, quand l'on a vécu bien pire, et bien que j'ignore l'histoire de Rick, je sais, que pour moi, j'ai vécu bien pire, et que tous ces épouvantails sur pattes, ne pourraient jamais être pire que ce que j'avais vécu. Cela dit, je ne m'attendais pas à voir une véritable personne, sortir d'une cachette, pour venir me poignarder. Une personne que je connais, et qui m'en veut, ou quelqu'un au hasard ? Je l'ignore, mais alors que ce visage s'éloigne, je suis presque certaine de reconnaître Emrys, et je ne peux m'empêcher de prononcer son prénom, alors que ma vision se trouble.. Une vision trouble, certes, mais je suis presque certaine d'avoir vu les traits d'Emrys se déformer à l'entente de ce prénom. Pourquoi ? Le connais-tu ? Je ne connais pas la réponse, je ne suis pas sur de vouloir la connaître, et de toute façon, je n'ai pas la force de la poser. Je sens juste cette immense vide, m'emporter, ce froid, se refermer autour de moi, et mes muscles, me lâcher. Je sens vaguement une prise autour de moi, j'entends des sons, mais je ne serais même pas dire d'où, ou de qui, ils proviennent, je suis déjà dans les vapes depuis bien longtemps, pour comprendre quoi que ce soit..

J'ignore au bout de combien de temps, je parviens à ouvrir de nouveau les yeux, j'ignore où je suis, la seule chose que j'arrive à prendre conscience, c'est que je ne suis plus à l'intérieur de la maison hanté. Mon premier réflexe est de me redresser, mais des bras m'en empêche, et de toute façon, je n'aurais pas pu aller bien loin vu la douleur qui me déchire le ventre. Rick. Malgré mon air perturbé, mes souvenirs plus que flou, je me souviens très bien de sa présence, à mes côtés, et là, je ne ressens que le vide, je sais qu'il n'est pas là, et c'est la première présence que je réclame. Je me fiche que l'on me dise de me reposer, d'attendre un peu, avant toute agitation, je refuse de me calmer, avant que quelqu'un soit parti le chercher. J'ai besoin de savoir que lui, va bien, que cette personne, peu importe son identité, ne s'en est pas pris à lui. Et ce n'est que lorsque je le vois apparaître dans mon champ de vision, que j'accepte de me coucher, comme me l'indique les infirmières. Vous voyez, ce n'était pas si compliqué que cela, d'aller le chercher. Je demande à être seul avec lui, je ne tiens pas à dire des choses, qui ne devrait pas être dévoilé, devant des humains. Je vois bien les infirmières, donner quelques indications à Rick, mais à peine ont-elles tourné le dos, que je me suis déjà redresser, pour laisser une place à Rick, à mes côtés.

« Viens, je vais bien, je t'assure »

Je me sens obligé de rajouter cette dernière partie de la phrase, pour le convaincre de venir me rejoindre. Ce n'est pas vrai en totalité, ma blessure me lance, mais j'ai déjà connu pire, je m'en remettrais. Dans quelques jours, je serais prête à retenter l'expérience. Sans blague. Ce n'est pas une petite blessure, qui m'effraie et qui m'empêchera de me jeter la tête la première dans le danger. Je ne peux m'empêcher de prendre sa main dans la mienne, pour m'assurer de sa présence, que tous ça, est bien réel, et que je ne suis pas en train d'halluciné. Ce ne serait pas la première fois que ce genre de chose m'arrive, que mon bonheur, ne serait qu'éphémère.

« Est-ce que tu vas bien, toi ? »

Je ne serais même pas capable de dire si mon agresseur c'est retourné contre toi, après, ou non. J'étais, en temps normal, celle qui est censé nous protéger, celle qui savait combattre, et je m'étais faite éliminé, à la première occasion. Au fond, je n'étais peut-être pas une si grande guerrière que cela. Une question continue quand même de me tracasser, mais je ne suis pas certaine de vouloir de cette réponse. Pourtant, je sais que je continuerais à me prendre la tête, t'en que je n'aurais pas entendu quelqu'un me dire qu'il ne s'agissait pas vraiment de lui, que c'était juste un inconnu.

« Est-ce que tu as vu son visage ? Est-ce que c'était lui ? »

Lui, Emrys, je ne sais même pas pourquoi je fais comme s'il le connaissait, mais j'ai toujours ce regard en tête, celui qu'il a posé sur moi, lorsque j'ai prononcé son prénom, comme cette impression, qu'il le connaissait. Et je suis presque sur qu'il comprendra à qui je fais allusion, une fois encore.  

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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Mar 6 Déc - 23:07

Rien ne se passe jamais comme on le désire
Je ne suis pas certains de réellement savoir comment est-ce que je dois me comporter avec Clary ce soir. J’aimerais lui demander si elle m’en veut, de ne pas l’avoir rappelé, de ne pas l’avoir revu depuis. J’aurais dû, mais il y a eu cette nouvelle capture et ensuite... J’ai simplement eu envie de devenir plus fort, ne plus être un fardeau. J’ai eu un peu de mal à capter au début, lorsqu’elle m’a proposé de la rejoindre, je me suis demandé s’il n’y avait pas un message derrière pour me faire comprendre que j’ai merdé, si c’était une vraie demande ou si... Enfin bref, je me suis posé pas mal de questions. Je m’en pose toujours maintenant que je suis avec elle. Le genre de question un peu ridicule du genre : est-ce que je devrais lui tenir la main ? Est-ce que je devrais l’embrasser ? Finalement une première relation c’est assez stressant.

Au moins Clary arrive à nous mettre à l’aise, ou alors c’est son malaise qui ressort ? Toutes ces questions vont finir par me donner mal à la tête. Au moins on peut compter sur notre répartie à tous les deux pour qu’il n’y ait pas de silence gênant. Quoi que, je ne m’attendais pas à ce qu’elle réplique de la sorte pour le coup. Est-ce que j’ai craqué juste pour tes beaux yeux ? Honnêtement, c’est juste une raison parmi tant d’autres. Je ne saurais même pas dire précisément ce qui m’a plu chez toi si ce n’est tout. Mais du coup, le fait de réfléchir à cette question me fait remarquer qu’il y a un silence gênant et ça c’est pas vraiment notre genre.

- Ne compte pas sur moi pour te dire ce qui m’a fait craquer, je sais que tu t’en servirais pour m’avoir.

D’autant que c’est déjà bien assez simple pour toi de me faire craquer, il te suffit de sourire et me voilà transformé en valet prêt à satisfaire toutes tes demandes, sauf que ça, j’aimerais mieux que tu ne t’en rendes pas compte. De toute façon, nous n’avons pas vraiment le temps de débattre à ce sujet. Qu’est-ce que ce psychopathe fiche ici ? Pourquoi est-ce qu’il a fait ça ? Qu’est-ce qu’il te veut au juste ? Mon cerveau tourne à mille à l’heure et sur le moment, je ne pense qu’à abattre ce type, ce que je ne tarde pas à faire, jusqu’à ce que je me rende compte que j’ai finalement perdu du temps pour la soigner. Merde Clary, j’avais pas remarqué cette énorme tâche de sang...

Je la porte à bout de bras, lui disant d’appuyer sur sa blessure pour que le sang coule moins vite mais j’ai l’impression qu’elle ne m’entend même pas. Heureusement je trouve rapidement de bonnes personnes à qui la confier et ils ne tardent pas à se charger d’elle. Ils me la prennent des bras et même si je n’ai pas envie de la laisser, je sais que je ne ferais que les gêner, alors j’accepte de rester à l’écart et d’attendre. Les minutes me semblent durer des heures, et finalement on vient me chercher pour me dire que Clary veut me voir. J’entre timidement, ne sachant même pas quoi lui dire, au fond je m’en veux d’avoir mis autant de temps à réagir, de mettre d’abord occupé de son agresseur avant elle.

- Tu devrais rester allongée.

Sauf qu’elle ne m’écoute pas, alors c’est moi qui cède et m’installe à ses côtés. Sa main se pose dans la mienne et je ne peux m’empêcher de la serrer doucement. Je ne suis pas prêt à te perdre Clary, je ne pense pas l’être un jour, alors s’il te plaît, évite de te faire trop d’ennemis. Est-ce que tu viens sérieusement de me demander comment je vais ? En dehors du fait que j’ai été mort d’inquiétude et en colère, ce n’est pas moi qui ai eu besoin de soins.

- Ce n’est pas moi qui me suis pris une lame dans le ventre... Je vais bien.

Je m’en veux un peu d’avoir répondu si froidement, après tout ce n’est pas de sa faute si elle s’est faite blessée, je pense qu’elle s’en serait bien passée. Je soupire un coup, laissant redescendre la pression, mais elle risque de remonter bien assez vite, étant donné sa prochaine question. Je sais très bien de qui elle veut parler, Emrys. Ce que j’aimerais savoir, c’est d’où elle le connait et quel est son lien avec ce monstre.

- Non, ce n’était pas Emrys.

Je reste silencieux un moment, sachant très bien que nous n’échapperons pas au sujet Emrys. Et dire que même lorsqu’il n’est pas là, il faut que ce type continue de me pourrir la vie. J’aimerais juste pouvoir l’oublier une bonne fois pour toute et ne plus jamais me souvenir de mon passé avec lui, ne plus jamais entendre son nom. Pourtant ce soir j’ai besoin de savoir, alors pour ça il va falloir parler de lui.

- Comment le connais-tu Clary ? Qu’est-ce qu’il t’a fait ?

Je suis obligé de poser cette dernière question, parce que forcément Clary a dû subir elle aussi. Emrys est un montre, il ne changera jamais. J’aurais aimé que Clary n’ait jamais eu à rencontrer un être abject tel que lui, malheureusement elle a aussi été sa proie. Quand ? Combien de temps ? Quoi ? J’aimerais poser toutes ces questions mais je ne suis pas sûr de pouvoir. Je ne suis pas sûr qu’elle ait envie d’évoquer un tel sujet.



- crooner curves
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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Mer 7 Déc - 16:39


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Est-ce que j'aurais pu me servir d'un tel détail contre lui ? Peut-être. Est-ce que je suis ravi, d'avoir une telle réponse ? Non. Peut-être, que je m'en serrais servi contre toi, mais au fond, j'aurais préféré avoir une véritable réponse, à la place de celle-ci. J'aurais aimé savoir pour quelle raison, est-ce que tu t'intéresses à moi, parce qu'une raison, existe, non ? N'en as-tu que pour mon corps, toi aussi ? Comme Emrys, ne suis-je qu'une histoire de passage, que tu finiras par oublier, lorsque tu auras tiré ton coup ailleurs ? Est-ce que je n'attire que des losers, ou est-ce que pour une fois, tu es sincère avec moi ? Me reviens en mémoire, cette absence de nouvelle, après la soirée que nous avons passés ensemble. Est-ce une preuve, que je suis qu'un divertissement ? Est-ce que je devrais me méfier de toi ? J'admets, que je ne sais qu'en penser, je n'ai pas l'habitude, de me retrouver dans ce genre de situation, et l'unique fois, où j'ai accepté de me livrer à un homme, ce dernier c'est foutu de ma gueule. Est-ce que je suis censé persister, et me planter encore une fois ? J'ai peur, peur de ce que je pourrais ressentir pour toi, Rick, peur de me planter sur ton compte, et connaître une grosse désillusion.  De toute façon, je peux pas réfléchir à toutes ces questions, d'avantage, je me retrouve avec un couteau, dans le ventre, et j'ai l'idée géniale, de le retirer, pour atténuer la douleur, mais ainsi, faire s'écouler un peu plus de sang de ma blessure. Je me retrouve vite à divaguer, pour en fin de compte, perdre connaissance.

La panique me gagne, lorsque je me réveille, et que je suis incapable de deviner où je suis, ce qui a pu se passer, depuis ma perte de connaissance. Je me rappelle en revanche très bien ce qu'il s'est passé avant, enfin, du moins, pour moi, et je sais, avec qui j'étais en compagnie, et c'est bien celle de Rick, que je réclame aux infirmières, jusqu'à ce qu'elles acceptent d'aller le chercher. J'ai besoin de l'avoir à mes côtés, mais aussi de m'assurer que lui, va bien. Je devrais rester coucher ? Je m'en fiche, je veux qu'il me rejoigne, et pour cela, je dois lui faire de la place. C'est idiot, parce qu'en fin de compte, je ne connais pas cet homme, plus que cela, mais l'avoir à mes côtés, m'apaise direct, et je suis plus que soulagée, d'apprendre qu'il n'a rien, bien que sa façon de répondre, me refroidissent considérablement.. Est-ce que je méritais, une réponse aussi sèche ? Est-ce que j'ai fais quelque chose, pour la mériter ? Je voulais juste m'assurer que tu n'avais rien, toi aussi, parce que c'est peut-être moi, qui est pris un couteau dans le ventre, mais je n'étais pas très consciente, pour réaliser ce qu'il se passait après.. Tu aurais aussi pu être touché, par la suite, sans que je ne m'en rendes compte, ma réponse est donc tous à fait légitime. Je préfère ne pas répondre, je n'ai pas envie que l'on se dispute, pour une raison aussi stupide, et de toute façon, je n'en ai pas la force. A la place, je préfère poser une autre question, qui en fin de compte, bien que je ressente le besoin de connaître la réponse, ne me semble pas une si bonne idée. La tête de Rick, ne me fait que confirmer mon erreur, mais je ne peux pas rester dans le silence. Non, ce n'était pas lui. Et pour que tu saches qu'il ne s'agit pas de lui, c'est que tu le connais, ma dernière vision, n'était donc pas une hallucination.

« Donc, tu le connais ? Comment ? Comment est-ce que tu le connais ? Pardon ! »

Je m'excuse, parce que mes questions, arrivent en même temps que les siennes, et qu'on dirait, qu'elles sont identiques.. Est-ce que je dois te raconter, ce que j'ai vécu à ces côtés. C'est ce que tu entendais, à travers ta dernière réponse. Mais j'ignore si j'en ai la force, j'ignore, s'il s'agit d'une bonne chose, que tu saches la vérité. J'ignore si je suis censé en parler à quelqu'un. Est-ce que je peux te faire confiance ? Oui, la réponse s'impose en moi, comme s'il s'agissait d'une évidence. Je sais que je peux lui faire confiance, malgré mes doutes de début de soirée, je sais que si je m'ouvre à lui, je ne serais pas trahi. Et peut-être, qu'au fond, cela sera plus facile à digérer ? Je n'y crois pas, moi-même, mais cela, ainsi que ce désir de réponse, au fond de ces yeux, me pousse quand même à me confier à lui. Je détourne le regard, je sais très bien, que je ne parviendrais pas à lui raconter cette histoire, les yeux dans les yeux, alors je préfère me réfugier contre son épaule, et regarder le vide, face à moi. C'est plus simple, ainsi. Tu es le premier, à qui je raconte cette histoire, Rick, le premier, qui connaîtra mon passé, en dehors de mes deux bourreaux.

« Et bien, je le connais depuis que j'ai 12 ans.. A vrai dire, je ne connais que lui, dans ma vie.. Lui, et sa salope d'amante »

Amante, ou autre ? En faite, j'ignore quel mot est exact, pour définir la relation que ces deux là, entretenaient, je ne sais qu'une chose, que cette dernière, ne m'appréciait pas, me considérant comme trop proche, d'Emrys, et que j'en ai toujours joué contre elle.

« J'ai été enlevé, alors que je me promenais, au centre commercial, avec mes parents. En soirée, j'ai voulu m'aventurer seule dans les rayons, pour trouver un livre.. Je n'oublierais jamais ce jour où ma vie à basculer. J'ai passé les sept années les plus horrible de ma vie, dans leur foutu cachot, à subir leurs coups, entre autres idées dégueulasses.. »

Est-ce que je suis censé lui raconter le pire, la suite, la fin de l'histoire. Mon attendrissement, pour Emrys, mes sentiments, à son égard, et le profit, qu'il a pu en tirer..

« Je.. Pour lui.. »

Non, peu importe ma manière de m'y prendre, je ne parviens pas à lui révéler cette information. Par honte, ou parce que je crains de vivre la même chose à ces côtés ? Je n'en ai aucune idée, mais je ne parviens pas à formuler une phrase cohérente là-dessus.

_________________

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Dernière édition par Clary Cordis le Lun 30 Jan - 11:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Jeu 29 Déc - 19:36

Rien ne se passe jamais comme on le désire
Je n’aurais pas imaginé que ce rendez-vous se finisse aux urgences. Je suis déçu de moi, tous ces mois d’entraînement et finalement je me laisse encore surprendre par l’ennemi, je ne suis même pas capable de protéger ma copine. Va falloir que je reprenne l’entraînement après ça, je ne peux plus laisser une telle chose se reproduire, je dois être capable de prendre soin d’elle, lorsqu’elle-même n’y arrive pas. Faut croire que ce soir je fais tout mal, puisqu’au lieu de l’aider directement, je prends d’abord le temps d’achever cet ennemi, avant de me rendre compte qu’elle est dans un état critique. J’accumule les conneries décidément. J’espère que tu me pardonneras Clary, mais pour ça tu as déjà intérêt de survivre.

J’ignore combien de temps s’écoule avant qu’on ne vienne me chercher, trop longtemps. Est-ce que Clary va bien ? Elle me demande ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Je vous assure que des tas de questions fusent dans mon esprit, mais aucune d’entre elles ne traversent mes lèvres. Je n’arrive pas à parler, je me retrouve simplement muet à avaler difficilement ma salive avant d’entrer. Un poids disparaît lorsque je vois qu’elle va bien, ou mieux en tous cas. J’essaie de la ménager, de lui dire qu’elle serait mieux allongée, mais elle me veut à ses côtés, alors je cède, comme d’habitude.

Je ne sais pas vraiment comment je dois me comporter, d’un côté je suis en colère contre le monstre qui s’en est pris à elle et contre moi-même, d’un autre je suis soulagé de toujours entendre sa voix, d’un autre encore je suis aussi curieux de savoir comment elle connaît Emrys. En fait il y a bien trop d’émotions qui me traversent en même temps et c’est un peu compliqué à gérer. On finit par évoquer Emrys, elle du moins, car pour ma part je m’en serais bien passé, mais puisque le sujet est lancé, autant découvrir ce qui a pu se passer entre vous, même si je crains un peu la réponse. On parle en même temps, on se pose les mêmes questions, puis un silence nous arrête. Je ne me sens pas apte à commencer Clary, alors je la laisse prendre la parole en premier.

Elle m’explique qu’elle ne connaît que lui et son amante. Tiens, je n’ai jamais vu cette amante, lorsque j’étais son prisonnier, et pourtant moi aussi je l’ai été durant bien des années. Je suppose que ce n’était pas tout à fait la même période, puisqu’il n’avait d’yeux que pour Hedwige à ce moment-là. Clary s’est faite enlevée dans un centre commercial, je me suis fait enlever dans ma propre maison, d’une certaine façon à cause de ma sœur. Clary a été torturé, je l’ai été aussi. Finalement tu viens pratiquement de raconter nos deux histoires simultanément, à quelques détails près. Je suppose que c’est à mon tour de lui expliquer maintenant, sauf qu’elle reprend la parole pour prononcer ces trois mots...

- Je ne comprends pas ce que tu veux dire Clary...

Qu’est-ce que je suis censé comprendre avec ça au juste ? "Je", "pour", "lui", ça n’a pas vraiment de sens à mes yeux. J’essaie de la regarder, mais elle maintient son visage contre mon épaule, alors je m’écarte doucement et attrape son menton entre mes doigts pour la pousser à me regarder et ce regard... Il me fait peur. Je ne suis pas certain de ce que je suis censé comprendre à travers tes yeux Clary, mais quelque chose me dit que je ne risque pas d’aimer ce qui va suivre.

- Tu l’as aimé, c’est ça ?

Pourquoi est-ce que je pense à ça plutôt qu’à autre chose ? Au fond n’est-ce pas évident ? Emrys les séduit toutes, ses proies, ses prisonnières, ses victimes. Il a séduit Hedwige, pourquoi pas toi aussi ? Est-ce que j’ai raison Clary ? Quelque chose me dit que j’ai visé juste. Comment as-tu pu tomber amoureuse de ton bourreau ? Je ne comprends pas. Je n’ai déjà pas compris Hed à l'époque, je ne te comprends pas non plus aujourd'hui. Les femmes, vous êtes bien trop compliquées pour moi. Je me lève de ma place, en colère, déçu, j’ai juste envie de mettre la main sur ce strigoï et lui faire la peau. Faut croire que même lorsqu’il n’est pas ici il trouve quand même moyen de me gâcher la vie.

- Comment as-tu pu aimer un type pareil ? Un monstre. Un psychopathe qui t’a torturé. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez vous ?

Vous, toi et Hed. Je sais que je ne devrais pas m’emporter de la sorte, que je ne devrais pas lui parler ainsi, mais c’est plus fort que moi, Emrys a toujours été un sujet sensible de toute façon.



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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Lun 30 Jan - 12:04


Rien ne se passe jamais comme on le désire
Rick & Clary


Pourquoi est-ce qu'à chaque fois que j'arrive à mener une vie, rien qu'un peu agréable, normale, je trouve toujours un moyen de nous attirer dans des ennuis ? Est-ce moi, que ce type visait, ou n'est-ce qu'un malheureux hasard ? Peu importe, d'une manière ou d'une autre, j'ai gâché cette soirée. Est-ce que tu m'en veux, Rick, d'avoir fais merder cette soirée, qui s'annonçait pourtant merveilleuse. Est-ce bien de ma faute, de toute façon ? Je ne peux pas contrôler les pulsions sauvages de ces créatures. J'aurais tant aimé avoir un rendez-vous normal, avec toi, pour une fois. Faire quelque chose de normal, comme n'importe qui, au milieu de toute cette vie de fou. J'ai conscience, que c'est une chance, de ne pas vivre dans l'ignorance, de toute cette cruauté, d'être capable de se défendre, mais parfois, j'aimerais n'avoir jamais connu toutes ces vérités, parfois j'aimerais juste être humaine, et vivre une parfaite histoire d'amour, dans l'ignorance de ce monde obscure. Peut-être que je devrais écouter les médecins, peut-être que je ferais mieux de me reposer, mais je tiens à voir Rick, d'abord, et je finis par obtenir ce que je veux. De toute façon, je n'aurais pas lâché l'affaire, avant de l'avoir eu auprès de moi, et m'être assuré que lui, n'avait rien. C'est peut-être stupide de m'inquiéter pour lui, alors que c'est moi, qui suis blessé, mais j'étais tellement dans les vapes, après ma blessure, que je suis incapable de me rappeler ce qu'il s'est passé pour lui, et je ne serais pas rassuré avant de l'avoir vu de mes propres yeux. Malgré les conseils, je le pousse même à s'installer à mes côtés. On s'en fou, des précautions à prendre, Rick. A défaut d'avoir un rendez-vous normal, laisse-moi avoir un rétablissement normal, comme on en voit partout dans les films.

Même si je sais, que cela va gâcher l'ambiance, je ne peux m'empêcher de poser la question, qui me torture, depuis que j'ai repris conscience. Je suis persuadée d'avoir vu Emrys, mais malgré le brouillard, je me souviens de tes paroles. A quelques mots près, bien entendu. Comment peux-tu être certain, qu'il ne s'agit pas de lui ? Tu le connais, mais comment ? Ce n'est pas un sujet évident, j'en ai bien conscience, mais je ne peux pas rester dans l'ignorance. Je veux bien te raconter mon histoire, à condition que tu me racontes la tienne, toi aussi, et ce n'est pas négociable. Malgré la boule qui me monte à la gorge, je me force à prendre la parole, à lui raconter ce qui m'a lié à lui, à Amaëlle, ma capture, toutes ces années, enfermée, torturée. J'essaie même de lui dire ce que j'ai ressenti pour lui. Après tout, je ne sais pas ce que nous sommes, l'un pour l'autre, Rick, je ne sais pas si l'on peut se considérer comme un couple, mais si c'est le cas, c'est le genre de chose que l'on est censé savoir sur l'autre, non ? J'essaie de lui dire, mais c'est plus facile de le vouloir, que de vraiment le confier. Sans doute parce que ce n'est pas quelque chose que je suis fière, de porter. Bien au contraire. J'essaie de lui faire comprendre, à travers ces trois petits mots, qui n'ont pas un grand sens, mais j'espère qu'il sera les déchiffrer, parce que je n'aurais de toute façon, pas le courage d'en dire plus, pas aujourd'hui, ni même jamais, je pense. J'évite son regard. Comment est-ce que je pourrais avoir le courage de le regarder droit dans les yeux, avec une telle déclaration ? Enfin, je l'évite, jusqu'à ce qu'il me force à le regarder, jusqu'à ce qu'il comprenne. Qu'est-ce que je dois comprendre, à travers le ton que tu as employé, pour me poser cette question ? Pourquoi, est-ce que tu t'énerves à ce point ? Lorsqu'il s'éloigne de moi, pour m'incendier de ces paroles, cela ne fait qu'un peu plus ouvrir la blessure face à sa réaction, mais au lieu de laisser la peine m'entraîner, c'est la colère, qui déborde.

« Crois-tu que j'en suis fière ? Crois -tu que j'en garde d'agréable souvenir ? Je n'ai jamais eu aussi honte de ma vie, alors n'en rajoute pas, par pitié. Je n'aurais pas dû t'en parler »

Oui, au fond, j'aurais mieux fais de garder cela pour moi, de m'arrêter à ma capture. Mais si l'on doit faire un bout de chemin ensemble, toi et moi, je préférais être honnête avec toi, parce que c'est le genre de chose, que tu aurais fini par savoir, que tu aurais fini par comprendre, étant donné que c'est la raison même, pour laquelle je me bats, jour après jour. Je détourne le regard, et replis mes genoux contre ma poitrine, malgré la douleur de mon ventre, et la grimace que cela m'arrache.

« Quand tu ne connais que ça, que la torture, sur toute la longueur de ta vie, tu finis par te dire que c'est ce que la vie t'a réservé.. Tu apprends à aimer ces quelques moments de répit.. »

Et les moments de répits, j'en avais bien plus à ces côtés, qu'au côté d'Amaëlle, qui me détestait un peu plus chaque jour, pour mon lien avec Emrys. Je ne sais même pas pourquoi j'essaie de t'expliquer ça. J'ignore si tu pourras même comprendre. Après tout, ce n'est sans doute pas ce que toi, tu as connu. Toute situation est différente, et je doute que l'on puisse comprendre ma propre situation, à moins de l'avoir vécu. Mais à défaut de comprendre, essaie au moins d'être clément. Je ne renies pas qu'Emrys est un monstre, c'est la raison pour laquelle je veux sa peau, mais c'est aussi le seule, qui m'a apporté un peu d'amour, c'est douze dernière années.

_________________

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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Dim 5 Fév - 14:53

Rien ne se passe jamais comme on le désire
A quel moment est-ce que ça a vraiment merdé au juste ? Quand ce type l’a attaqué ? Quand elle a prononcé le nom d’Emrys ? Ou quand elle m’avoue à demi-mot avoir eu des relations avec son propre bourreau ? Je ne sais pas trop à vrai dire, je sens juste que la colère grandit au fil des minutes alors que j’aurais préféré la calmer, ne pas l’exprimer, mais c’est plus fort que moi on dirait. J’ai l’impression que quoi que je fasse, ou que je vais, Emrys est toujours là et si ce n’est pas lui qui me poursuit, ce sont ses connaissances. Est-ce que je devrais apprécier que Clary me fasse suffisamment confiance pour m’avouer un tel secret ? Peut-être bien, mais pour l’instant je pense juste à ce monstre qui pose ses mains sur elle, et à Clary qui accepte de le laisser faire.

Est-ce qu’après ça on pourra retrouver une relation normale elle et moi ? Je n’en sais rien, j’en doute pour l’instant. Pardonne-moi de réagir si mal Clary, mais là c’est beaucoup trop et j’ai juste envie de lâcher prise pour une fois. Crois-moi le jour où je reverrai Emrys, je ne le manquerai pas. Sauf que pour l’instant il est toujours disparu, alors la seule chose que je peux faire, c’est m’énerver. Sauf que ça n’aide pas à calmer la situation, bien au contraire. C’est au tour de Clary de s’emporter, de me faire comprendre qu’elle regrette, qu’elle en a honte et que maintenant elle aimerait revenir en arrière pour ne jamais me l’avoir dit. Je crois que ça aurait été pire, si tu ne m’en avais pas parlé, car crois-moi Emrys ne se serait pas privé de me le révéler lui-même et face à cette nouvelle je ne sais même pas si j’aurais été apte à poursuivre un combat contre lui.

Son emportement me permet de me calmer un peu, de me faire comprendre que je me suis peut-être un peu trop emporté. Je la vois se recroqueviller sur elle-même et je regrette d’avoir dit ces mots. Ce n’est pas contre toi que je suis en colère Clary, mais contre ce monstre. Elle reprend la parole et ça me fait mal d’entendre ses mots, de savoir qu’elle allait tellement mal qu’accepter ces moments avec Emrys lui procurait du bien. Oui, ça me fait mal d’entendre ça et ça me rend fou de rage, mais cette fois j’essaie de ne pas l’exprimer. Je reviens m’installer auprès d’elle et attrape doucement sa main, essayant de me faire pardonner.

- Excuse-moi de m’être emporté... Je n’aurais pas dû te traiter comme ça. C’est juste que...

C’est juste que j’en ai marre qu’Emrys soit toujours le centre de tout. C’est juste que j’en ai marre que ce type face du mal aux bonnes personnes. C’est juste que je ne supporte pas le fait qu’il ait pu poser ses mains sur toi, ni que tu aies pu en prendre du plaisir. C’est juste que je regrette de ne pas l’avoir en face de moi pour pouvoir lui faire regretter tout le mal qu’il a causé, à Hed, à toi, à moi, et probablement à des tas d’autres personnes.

- Quand je l’ai connu il était tombé sous le charme de ma sœur, sauf qu’elle ne voulait pas de relation. Alors il a fait de nous ses prisonniers, mais de manière bien différente. Moi j’étais enfermé dans une cellule durant des années à subir ses coups. Hed trônait à ses côtés comme une poupée, il ne lui faisait pas de mal mais il la privait de sa liberté. Quelqu’un m’a libéré de ce trou, je n’ai jamais su qui, mais j’ai tout fait pour retrouver ma sœur. J’ai fini par lui mettre la main dessus et je l’ai trouvé à rire et faire du charme à ce monstre, elle était tombée amoureuse de lui.

Elle m’a laissé tomber pour lui et aujourd’hui même morte j’ai toujours cette rancœur envers ma sœur. Triste vie pas vrai ?

- On était pourtant proche à l’époque, mais il a fini par détruire ma relation avec ma sœur, et elle a quitté ce monde en pensant que je la détestais, ce qui était la vérité à vrai dire.

La seule personne à qui j’ai raconté cette histoire avant toi, c’est Gallen. Vous êtes les deux seules personnes au courant de mon passé et je n’ai pas l’intention à ce qu’une personne de plus sache tout ça. Peut-être qu’au moins maintenant tu comprendras mieux mon emportement.

- Je n’ai pas envie qu’il gâche aussi ma relation avec toi Clary.



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MessageSujet: Re: Rien ne se passe jamais comme on le désire [Rick]   Dim 19 Fév - 17:38


Rien ne se passe jamais comme on le désire
Rick & Clary


Pourquoi est-ce que j'ai fais la connerie de t'avouer la vérité ? Pourquoi tu réagis de la sorte ? Pourquoi, à chaque fois, que je m'attache, est-ce que ça merde, à chaque fois ? Je te faisais confiance. Même lorsque j'ai compris, que tu connaissais Emrys, je t'ai avoué la vérité. Est-ce que tu as conscience, d'être l'unique personne, à connaître mon histoire ? Ne devrais-tu pas essayer de me rassurer, de me faire comprendre que c'était une erreur comme les autres, que d'autres, à ma place, aurait pu agir de la même façon, que je ne suis pas responsable ? Non, à la place de cela, tu préfères me hurler dessus, t'éloigner, comme si cette soirée n'était pas assez, comme si ces souvenirs, n'avaient pas fais assez de ravages, sur moi. Je tiens à toi, Rick, mais sache une chose, je te laisserais pas me dénigrer, je ne te laisserais pas me traiter comme une moins que rien, à cause d'une stupide erreur de parcours. C'est ce que j'ai fais avec Emrys, tu me le reproches, alors évite d'être aussi égoïste que lui. Tu connais ce monstre, alors tu devrais comprendre, mieux que personne. Ou alors, tu devrais comprendre pour moi. Je pensais, qu'avec la soirée que nous avons passé, en compagnie l'un de l'autre, tu tenais un minimum à moi. Que c'était pour cette raison, que tu avais accepter de me rejoindre ce soir. Sans doute me suis-je trompé, peut-être que je ne vaux rien, à tes yeux. Peut-être que je ne suis qu'une manière de passer un peu de bon temps. Ce ne serait pas la première fois, que je ne sers qu'à ça. Je t'apprécies, Rick, mais là, tu es juste en train de te comporter comme le premier des connards.

Alors je me mets à lui hurler dessus, pour lui faire comprendre que je ne suis pas fière, de ce que j'ai fais avec Emrys, que j'en ai même une sacré honte. Que je n'aurais pas dû évoquer cela avec lui, que j'aurais mieux fais de garder le silence, de raconter un bobard, mais au moins, nous n'en serions pas là. Je me roule même en boule, lui tournant le dos. Tu devrais partir, Rick, cette discussion, ne mènera à rien, de toute façon. Je crois que j'ai eu assez d'émotions fortes pour ce soir. Toi aussi, sans doute.  Je crois, que ni l'un, ni l'autre, ne sommes prêt à avoir cette discussion. Alors rentres chez toi, laisse-moi reprendre des forces, et après, nous verrons ce qu'il en est. Sauf que non, il s'installe à mes côtés, je sens même sa main attraper la mienne. Tu es difficile à suivre, Rick. Tu ne peux pas me hurler dessus, une minute, et presque me prendre dans tes bras, la seconde suivante. Je ne suis pas certaine, que mon cœur puisse suivre tes sauts d'humeur. Je finis quand même par me calmer moi-même. Oui, tu n'aurais pas dû me traiter de la sorte, mais comme de toute façon, je ne pourrais pas rester fâché après toi. C'est juste que quoi ? J'ai besoin de comprendre. J'ai besoin de comprendre, pourquoi tu agis de cette manière, à la simple évocation d'Emrys. Je hais ce monstre, mais cela ne signifie pas que je pourrais me comporter d'une manière ignoble avec toi. Alors dis-moi, c'est juste que quoi ? Je me tourne vers lui, lorsqu'il commence à me raconter sa propre histoire, avec Emrys. Histoire qui le concerne, lui, et sa sœur. Son emprisonnement à lui, la semi liberté de sa sœur. Sa haine, envers elle. Voyons le bon côté des choses, elle a au moins pu être heureuse, ce qui n'est pas notre cas. Je comprends mieux, ça réaction. Est-ce que cela justifie sa manière d'être ? Je n'en sais rien, mais ce sera sans doute assez pour que j'accepte de le pardonner. Et ce qu'il ajoute, après, fini de me faire accepter sa réaction, et ces raisons. Malgré la douleur, je me redresse, pour me retrouver à son niveau, mon regard, face au tien. Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. Emrys n'est plus ici, Emrys a disparu, depuis des jours, et malgré toutes mes recherches, je n'ai pas réussi à le retrouver. Malgré toutes mes recherches, il n'est pas réapparu. Je pose ma main contre sa joue, pour le rassurer.

« Ça n'arrivera pas, jamais. Je ne suis pas comme ta sœur, il pourrait m'offrir la meilleure place, ce n'est pas à ces côtés, que je veux être, mais aux tiens »

Ma propre histoire, se rapproche peut-être de celle de ta sœur, mais ce n'est pas la même. Je ne pourrais pas me jeter, à nouveau dans ces bras, parce que tu ne connais pas toute l'histoire. Est-ce que je devrais te la raconter ? J'ai peur de ta réaction. Mais j'ai comme l'impression, que tu comprendras mieux, pourquoi, je ne pourrais jamais, rester à ces côtés aujourd'hui, peu importe ce que j'ai pu ressentir par le passé.

« Je l'ai recroisé, quelques mois plus tôt, j'ai fais l'erreur de croire à ces belles paroles, de croire qu'il pouvait avoir changer, qu'il pouvait vouloir me rendre heureuse. J'ai cédé.. Quelques semaines plus tard, il m'avait de nouveau mis la main dessus, pour me faire vivre un véritable calvaire. Aujourd'hui, je désire juste tuer ce monstre »

Je suis tombée dans le panneau, une fois, tu peux être sur que aujourd'hui, je sais que ce monstre ne peut pas changer, que ce monstre ne peut pas rendre quelqu'un heureux. Tu n'as rien à craindre. Avec la simple hypothèse qu'Emrys revienne un jour, je ne le laisserais pas se mettre entre nous. Est-ce que tu me crois ? Je n'en sais rien, ce sujet, sur Emrys, semble tellement t'atteindre, que je ne sais même pas ce que tu crois, ou non.

« D'autant plus que ce n'est plus pour lui, que je craque.. »

Je ne le lâche pas du regard, lorsque je prononce cette phrase, malgré le rouge, qui me monte au joue. A toi d'en comprendre, ce que je cherche à te faire entendre. Je ne pourrais pas être plus explicite.

_________________

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