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 Changement de camp

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MessageSujet: Changement de camp   Mar 27 Sep - 20:27

Changement de camp

   

Voilà une semaine que j’ai disparu des radars de l’unité, sept jours que je me cache d’eux. Ils savent que j’ai aidé cette strigoï à sortir de prison son partenaire. Ils savent que je détiens mon propre dossier. Dossier où des parts de ma vie sont retranscrites dessus. Jane Miller, tel est mon nom. Il m’aura fallu du temps pour avoir la force de tout lire, de tout comprendre. J’ai pensé qu’en lisant ce dossier, peut-être que certains de mes souvenirs reviendraient en même temps, mais non, rien, c’est comme si je lisais simplement une histoire, sauf qu’il s’agit là de la mienne. Il y a ces noms, Gabriel Connor et Jake Gordon, des strigoïs que je connaissais bien, des strigoïs dont j’étais proche, comme l’avait insinué Gabriel à notre rencontre. Plus je lis et plus je me sens mal. J’ai l’impression de tout comprendre et d’être complètement perdue à la fois. Il y a aussi ce nom, Julian Turner, mon créateur, l’homme qu’ils retenaient prisonnier, maintenant je connais enfin son identité.

J’ai fini par brûler ce dossier, le regardant partir en fumée alors qu’une larme perle le long de ma joue. Que suis-je censée faire à présent ? Je sais que l’unité est mon ennemie, je sais que ce sont eux qui m’ont fait du mal, qui m’ont détruite. Je sais que c’est à eux que je dois ma perte de mémoire. J’ai envie d’hurler. J’ai envie de leur faire du mal tout autant qu’ils m’en ont fait. Je ne suis plus rien à cause d’eux, je n’étais qu’un robot et je compte bien le leur faire payer. Je sais qui pourrait m’aider, après tout Gabriel affirmait protéger les siens et d’après ses propres mots je faisais partie de sa famille. Oui, je pourrais lui demander son aide, mais je ne suis pas encore à l’aise avec cette idée, à mes yeux ils restent toujours des inconnus et je n’ai de toute façon pas envie de mêler d’autres personnes à cette histoire. Grâce à mon pouvoir j’ai l’intention d’avoir une longueur d’avance sur l’unité. Je sais que demain ils me trouveront et je sais où ils ont l’intention de me coincer, sauf qu’il en faudra plus que ça pour me mettre hors d’état.

Nous y sommes, aux montagnes, là où je les attends juste après un rendez-vous avec un membre de mon espèce, là où ils me trouvent, pile à l’heure. Sauf que cette fois je ne les attends pas les mains vides. Lorsqu’ils arrivent devant moi en groupe, prêts à m’accueillir, prêts à me ramener, je sais ce qu’il me reste à faire. Je sors du coffre grand ouvert une mitraillette que le strigoï de mon rendez-vous m’a justement apportée et je tire dans le tas. Je ne m’arrête pas de tirer tant qu’il y en a encore debout, tant qu’il y a encore des cris et demande de renforts. Puis le silence revient. Je regarde les cadavres devant moi, toujours armée, prête à tirer à nouveau s’il y en a qui devait se relever. Il doit bien y avoir un silence de sourd pendant une bonne minute avant que l’action revienne à nouveau. D’autres voitures qui arrivent, d’autres soldats armés qui braquent leurs armes sur moi.

Le problème c’est que dans ma vision je m’étais faite capturée bien avant, maintenant on dirait qu’il va falloir improviser. Je tire dans le tas tout en attrapant un sac du coffre avant de le refermer et me précipiter à l’avant de la voiture. J’ignore par quel miracle je parviens à ne me prendre aucune balle, mais je n’ai pas l’intention d’attendre ici plus longtemps et de tester ma chance. Je balance ma mitraillette et mets le contact avant d’appuyer sur l’accélérateur et foncer dans le tas. Leurs balles détruisent toutes les vitres dont quelques bouts de verres viennent me blesser, mais rien de bien grave, l’important c’est que les pneus n’ont rien. Je fonce dans le tas, les poussant à s’écarter de mon chemin alors que je prends la route.
Il me faut un peu de temps pour me remettre de toutes ces émotions, mais au moins je reste sur mes gardes, sortant un pistolet du sac alors que quelques secondes plus tard, deux motos se retrouvent à rouler sur chacun de mes côtés. On dirait que l’unité a placé la barre haute pour me récupérer, mais je n’ai pas l’intention de les laisser m’avoir. Je tire sur eux, réussissant à rapidement me débarrasser de l’un alors que je vois une balle passer juste devant les yeux, me coupant le souffle. La seconde suivante je donne un coup de volant et la voiture cogne contre la moto qui perd son équilibre et glisse.

Est-ce que j’ai gagné ? C’est ce que je commence à croire lorsque je me rends compte que cinq minutes se sont écoulées dans le calme. Je pose mon arme sur le siège passager, me concentrant davantage sur la route devant moi. Sauf que croyez-le ou non, un hélicoptère armé déboule de derrière les collines et se met à me mitrailler. J’essaie de les esquiver autant que je le peux, mais il ne faut pas non plus croire en l’impossible, j’ai déjà eu bien assez de chance comme ça ce soir. Entre les balles et la route, je manque le tournant et la voiture vole quelques secondes dans les airs avant de finir de s’écraser dans la mer. Le choc n’est pas loin de me faire perdre connaissance, mais l’eau qui s’infiltre à l’intérieur de la voiture me permet de rester éveillée. Je tente de retirer la ceinture alors que la voiture s’enfonce dans l’eau sauf que je me retrouve bloquée. Ma chance n’aura pas duré si longtemps finalement.

Je prends mon souffle lorsque la voiture se retrouve sous l’eau et me débat avec la ceinture pour tenter de l’arracher. Ce serait bien que ma force de strigoï soit un peu plus accentuée, car si je ne me sors pas de là autant savoir que je vais finir noyée, comme n’importe quel moroï. Plus je me débats et plus je perds mes forces. Ma gorge me brûle et je n’arrive plus à retenir mon souffle. L’eau commence à rentrer dans mes poumons, à me noyer alors que je vois ces drôles de choses. Je me rappelle un accident de voiture, le mien. Je me rappelle du visage d’un homme, d’un strigoï qui me sauve et me transforme. Julian. Je me rappelle de la perte d’un enfant. Puis mes yeux se ferment, mes poumons sont remplis, ma force me quitte. Au moins j’aurais eu la chance de retrouver quelques bribes de souvenirs, avant de mourir.

(c) khάη

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MessageSujet: Re: Changement de camp   Jeu 24 Nov - 17:43


Changeons de camp

Je l'ai laissé partir, j'ai eu beau avoir cette impression, de faire une grosse connerie, je n'ai pas chercher à la retenir.. A quoi bon, je n'aurais pas eu toute son attention, je devais attendre qu'elle découvre la vérité elle-même. J'aurais quand même pu retenir cette jeune demoiselle de force, mais je ne suis pas certain que cela aurait joué en sa sécurité.. Je ne crois pas que l'unité aurait cru en sa perte, pure et simple, pas alors que je suis persuadé qu'ils connaissent notre lien. Je suis cruel, vil, manipulateur, mais s'il existe une chose, que je n'abandonnerais jamais, c'est bien ma famille, pas celle du sang, qui n'existe plus, depuis des siècles, mais celle du cœur, celle que je me suis créé, au fil des années.. Chacun d'eux en a conscience, Jane en avait conscience à l'époque, et je suis presque certain, que l'unité possède une telle information. Il semble donc normal, que je n'aurais pas condamné Jane, bien qu'elle est tenté de nous tuer.. La retenir contre son gré, n'aurait fais que nous causer d’avantage d’ennuis, puisqu'ils auraient envoyé certains de leurs hommes jusqu'ici, pour s'assurer de ce qui n'allait pas. J'avais décidé de la laisser libre, pour sa sécurité, mais aussi pour la nôtre.. Et parce que je lui faisais assez confiance pour aller chercher ces informations d'elle-même, après ce que je lui avais avoué.. J'espérais juste qu'elle trouverait les bonnes informations, et qu'elle reviendrait vers moi, lorsque cela sera fait.. Je n'avais plus qu'à attendre, mais malgré moi, plus les jours passés, et plus j'étais anxieux pour elle, au point que j'avais fini par la suivre, nuit après nuit.. Je ne pouvais pas faire grande chose de jour, puisque j'étais bouclé au manoir, à tourner en rond, comme un fauve en cage, mais j'espérais que s'il devait se passer quelque chose, ce serait la nuit.. Ma conscience aurait peut-être dû me taraudé, de suivre une personne, de cette manière dans l'ombre, mais je n'ai plus ce genre de conscience, depuis longtemps.

La seule chose que j'aurais retenu, dans cette filature, que je n'aurais peut-être pas dû faire, par problème de conscience, c'est que, si je n'avais pas été là, jamais je n'aurais été en mesure de venir en aide à Jane, lorsqu'elle avait besoin de moi, je ne l'aurais jamais revu, et bien que, quelques jours plus tôt, avant qu'elle n'apparaisse avec la ferme intention de me tuer, dans mon salon, je n'avais pas espoir d'un jour, croiser à nouveau son chemin, aujourd'hui, j'étais bien décidé à pas la laisser filer. Je n'étais pas très chaud, à l'idée qu'elle s'éloigne de cette manière, de toute civilisation, pour rencontrer un de nos confrères, mais je pouvais comprendre, mais alors, lorsque j'ai vu ces armes, être échangé, j'ai compris, à première vu, que nous allons être dans une sacré merde. J'avais ma petite idée, de notre ennemi, enfin, son ennemi, mais qui devenait de manière automatique, le mien, et, elle, qui avait travaillé avec eux, je ne comprenais pas de quelle manière elle imaginait pouvoir les affronter. Je m'étais dis que j'allais intervenir, avant que la guerre commence, une fois que cet homme serait parti, mais j'ai été pris par le temps, et en fin de compte, les premiers tires ont retenti, alors que je n'étais même pas à ces côtés pour l'aider. J'ai au moins pu constaté que si elle était moins rapide que nous, elle s'en tirait quand même pas mal, de toute façon, elle était encore plus rapide que ces humains, c'était déjà ça. Peu à peu, l'armée c'est dissoute, mais pour avoir déjà dû les affronter, je savais que même lorsque l'on avait l'impression de gagner, de prendre la main, toujours plus, venait nous tomber dessus. Aujourd'hui, ce n'était pas différent, sauf que je n'étais pas la cible, et Jane était bien moins robuste que moi, si jamais elle venait à prendre une balle. J'avais encore une chance de parvenir jusqu'à elle, et la tirer de là, avant que cela devienne vraiment critique. Mais bien sur, lorsque je sors de l'ombre, il faut qu'elle même, et l'idée de bouger, et en plus, de prendre la voiture. Je peux te protéger des balles, si tu es seule, à l'intérieur d'une voiture, c'est un peu plus compliqué. J'ai la chance, de ne pas avoir été vu, c'est au moins cela de gagner, ce qui me permet de suivre le mouvement, sans être vu, et de les garder à distance, mais, à plus je les vois ouvrir le feu sur elle, sur cette voiture, plus la rage me gagne.

Jusqu'à ce que je vois la voiture pilé, et finir sa course en chute libre, jusque dans l'eau. Le temps que je réagisse, que je réussisse à me convaincre que sauter, pour la sortir de là, été une bien meilleure idée que m'en prendre à tous ces hommes, la voiture c'était déjà enfoncé sous l'eau. Ce n'est qu'une guerre remise, je ne supporte pas que l'on s'en prenne à ma famille, ils étaient pourtant au courant, ils ont déjà fais l'erreur une fois, en s'en prenant à Effy, sous mes yeux en plus, aujourd'hui, ce n'est qu'une raison de plus de les faire payer. Sans perdre plus de temps, j'ai plongé dans l'eau, bien heureux de ne plus avoir besoin de souffle, depuis bien longtemps. Je n'ai pas mis longtemps à la repérer, à travers l'eau trouble. Ou en tout cas, à repérer la voiture. Je n'ai même pas cherché à préserver la voiture, j'ai juste arraché la porte, pour la trouver inconsciente. Le contraire m'aurait étonné, puisqu'elle ne possède pas notre résistance à vivre, sans respirer. La ceinture a subi le même sort que la porte, avant que je ne la tire de là, pour l'entraîner à la surface. Mais à peine nos têtes furent sorti de long, qu'un tire à fusé près de nos têtes. Je les entraînais rapidement un peu plus loin, derrière un rocher, à l'ombre des tires, ravi d'entendre son cœur battre encore. Grimper sur le rocher, n'est pas une mince affaire, mais rien n'est impossible, non ? Qui aurait cru, que je me retrouverais à faire un jour, les premiers secours ? Sans doute pas moi, et si Jake me voyait faire, il serait sans doute en train de se foutre de ma gueule, mais sur le coup, je pense même pas à lui offrir mon poignet, et mon sang, qui résoudrait sans doute plus vite le problème. Au bout de quelques minutes, elle finit par recracher l'eau accumulé dans ces poumons, et je m'en trouve bien soulagé.

« Et bien, quand tu m'avais dis qu'on se reverrait bientôt, j'avais imaginé que cela se déroulerait dans de meilleure circonstance »

J'avais pensé que tu serais venu me trouver, pour m'apprendre le résultat de tes recherches, pas que je devrais sauter à la mer, pour te récupérer, et te sauver. Des fois, j'avais bien envie de passer sur mon rôle de chef, et de prendre des vacances, vous pouvez me croire, c'est pas de tout repos.

« Tu vas bien ? Tu n'as pas été touchée ? »

Avec tout cela, je n'ai même pas pris la peine de vérifier si elle était blessé, d'une autre manière, mais maintenant, cela me semble assez important, surtout que j'imagine qu'ils sont toujours là, à nous guetter et que l'on a pas forcément le temps de traîner.

acidbrain

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MessageSujet: Re: Changement de camp   Jeu 1 Déc - 18:14

Changement de camp

   

M’étais-je un jour prédit cette fin ? Avec mes capacités de voir l’avenir, je me suis sauvée la vie plus d’une fois. Peut-être que le destin a fini par me rattraper finalement. Pourtant je n’avais pas vu cette noyade et cette fois je me trouve incapable de me sauver. Je ne peux qu’essayer de me débattre et sentir l’eau remplir mes poumons. Puis je me calme, je comprends que je gagnerai ni contre cette ceinture qui me bloque, ni contre l’eau qui me noie. Peut-être aurais-je dû aller voir Gabriel finalement, ou peut-être serait-il mort avec moi si je lui avais demandé de l’aide. J’imagine que nous ne le saurons jamais maintenant.

Mes yeux se ferment et mon esprit se perd. J’aperçois ce visage, cet homme sur lequel je ne saurais poser de nom, pourtant j’ignore pourquoi mais quelque chose me dit que nous étions proches lui et moi. Une dispute éclate, je n’en comprends pas vraiment le sens. Il me parle d’imprudence et d’un enfant, je lui parle de bonheur et de liberté. Je crois du moins, je n’en suis pas sûre, car tous ce monologue sur d’autres personnes, sur l’hypocrisie et sur un feu, ça je n’en comprends pas un mot. Je me vois partir en voiture sous une averse. Je me vois me débattre contre le volant et pleurer. Puis cette silhouette, l’accident de voiture, et puis plus rien.

Je me mets à recracher de l’eau, reprendre mon souffle, et ensuite je comprends. J’aperçois Gabriel devant moi qui prend la parole, mais je ne peux alors m’empêcher de repenser à notre dernière rencontre, à mon dossier et ce qui est dit à son sujet. Tu viens de me sauver la vie Gabriel, alors que j’étais venue prendre la tienne. J’esquisse un sourire face à ses mots et sur le coup je ne peux m’empêcher de le serrer dans mes bras. Je ne sais pas vraiment pourquoi est-ce que j’ai fait ça, c’est venu naturellement, peut-être une manière de lui dire merci, ou bien de m’excuser, sans doute les deux. Je finis par le relâcher, presque timidement, détournant mon regard du sien alors qu’il me demande si je vais bien.

- Grâce à toi oui, et non je n’ai pas été touchée, juste quelques égratignures dues aux morceaux de verres.

Ou alors je ne me suis pas rendue compte d’une autre blessure, mais je pense que je l’aurais tout de même ressenti, à un moment donné. Hésitante, je finis par reposer mon regard sur le sien, et je me dis que c’est étrange comme il a l’air de tenir à moi, je n’avais encore jamais vu ça dans un regard, d’autant que je ne connaissais que ceux des soldats de l’unité.

- Excuse-moi, je ne me souviens toujours pas de toi Conno... Gabriel. Mais j’ai lu toutes ces choses et j’ai compris que tu avais raison.

Je m’en veux maintenant d’avoir attaqué les siens, d’avoir attenté à sa vie et ceux de ses proches. Je m’en veux d’avoir été si manipulable, de les avoir laissé jouer avec moi et me contrôler. J’entends tous ces bruits autour de nous, l’hélicoptère, les pas de ces humains, certains qui rechargent leurs armes. Ils ne nous ont pas encore retrouvés, mais ils savent que nous sommes cachés quelque part, attendant simplement que nous pointions le bout de notre nez pour nous abattre. D’autant qu’ils ont un avantage avec eux : le temps. Car si ce n’est pas leurs armes qui nous tuent, alors peut-être que ce sera le soleil.

- Je ne veux pas retourner là-bas...

Ne m’en veux de te demander une telle chose, probablement l’impossible, mais tu es un chef, tu dois sans doute être bien plus doué que moi en stratégie. En trouveras-tu une pour nous sortir de là ? Où est-ce que je viens simplement de te condamner dans ma propre chute ? Dis-moi que nous avons encore une chance de nous en sortir, il le faut.

(c) khάη

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MessageSujet: Re: Changement de camp   Sam 3 Déc - 22:32


Changeons de camp

Ne pouvais-tu pas penser, que ton plan, finirait par échouer, d’une minute à l’autre ? Je ne sous estime pas tes dons, mais face à toute une armée, est-ce que tu imaginais pouvoir remporter cette partie ? Ensemble, nous aurions pu réussir, mais seule.. Tu n’avais aucune chance, c’était peine perdu. Ne t’en doutais-tu pas, toi, qui travailles à leurs côtés depuis un certain temps.. Depuis combien de temps, d’ailleurs, es-tu dans toute cette merde ? Je n’ai même pas pensé à te poser une telle question, lorsque nous nous sommes vu. Aujourd’hui, cela me semble une évidence, mais nous ne sommes pas en très bonne posture, pour discuter de ce genre de chose. C’est déjà un miracle, que je sois parvenu à te sortira de là, de te ramener à la surface sans prendre une balle. A une telle distance, même s’ils parviennent à m’atteindre, je ne risque pas grand-chose, parce qu’ils n’ont que très peu de chance d’atteindre direct le cœur, mais toi, cela pourrait être bien plus dangereux, et même si tu as appartenu à l’ennemi quelques temps, je ne souhaite pas que tu finisses avec une balle dans la tête. Je n’aurais pas pris le risque de venir te sauver de la noyade pour te laisser mourir derrière, ce serait assez stupide, vous l’admettez ? La surprise me gagne, lorsque je sens ces bras m’entourer, pour me serrer contre elle. A quoi est-ce que je dois un tel acte ? Je sais que tu as vu ton dossier, que tu as toutes les cartes en main, mais je ne m’attendais pas à ce que ta réaction puisse être aussi direct, à notre prochaine rencontre. Je ne vais pas m’en plaindre, je préfère cela, à ce que tu essaies de me tuer. Je rassurais de voir, et d’entendre qu’elle n’a rien de grave, pour ces égratignures, elle devrait survivre, nous verrons cela plus tard, lorsque nous serons seuls, et en sécurité.

Tu ne te souviens pas de moi ? Malgré mes espoirs, je ne m’attendais pas à ce que tu retrouves tous ces souvenirs d’un jour à l’autre. J’aurais apprécié, que tu te souvienne de moi, que tu te souviennes de notre famille. Mais rien ne presse, tu ne t’en souviens pas, mais cela reviendra, nous ferons en sorte que tu rattrapes tes souvenirs, ou à défaut, que tu t’en crées de nouveau. Nous verrons, lorsque nous serons en sécurité, lorsque nous aurons retrouver les autres, mais je peux te promettre une chose, plus jamais tu n’auras a te retrouver seule. Je ne t’obligerais jamais à vivre à un endroit, ou à un autre, mais tu auras toujours ta place, au manoir, et tu seras sans doute bien plus en sécurité. Je ne peux m’empêcher de lui adresser un petit sourire en coin. Malgré la merde dans laquelle nous sommes, tu ne peux pas t’empêcher d’être touchante, et d’une certaine façon, c’est ce qui te caractérise. Je fais disparaître une mèche trempe, de devant ces yeux.

« Ne t’en fais pas pour ça, on trouvera un moyen pour que tu retrouves tes souvenirs, tu finiras par te rappeler de nous, de moi.. »

Et même si nous pourrons aussi en créer d’autre, j’espère quand même que tu finiras par tr souvenir, c’est toujours précieux, de connaître son passé, et mine de rien, cela peut aider pour prendre des décisions sur l’avenir, aider à ne pas refaire deux fois, une erreur, mais tu comprendras quand tu retrouveras tes souvenirs. Face aux paroles qui suivent, je ne peux m’empêcher de prendre sa main dans la mienne, et de la serez avec une certaine force, sans pour autant lui faire du mal. Tu retourneras pas là-bas, je t’en fais la promesse. J’ai toujours été prêt à sacrifier ma vie, pour ma famille, tu en fais toujours parti, alors je n’hésiterais pas à me battre, et à prendre des risques pour toi, pour que tu rentres avec moi, pour que tu ne vives plus jamais tous ça. Je dépose un baiser contre son front, avant de croiser son regard, pour lui faire cette promesse dans les yeux.

« Je ne te laisserais pas repartir là-bas, même si ma vie en dépendait »

Je ferais ce qu’il faut, pour que tu viennes avec moi, mais pour cela, il faut que je trouve une idée pour nous sortir de là, pas vrai ? Je regarde autour de nous, jusqu’à apercevoir une grotte, au loin. Avec un peu de chance, elle débouchera quelque part, de l’autre côté de la montagne, et dans le pire des cas, nous pourrions nous y cacher, sans aucune doute. Mais nous devons déjà l’atteindre. Et aucune chance que nous y parvenons, en nageant à la surface, et c’est sans doute trop loin, pour qu’elle parvienne à faire le trajet sous l’eau.

« Combien de temps es-tu capable de rester sous l’eau, sans respirer ? »

Je demande, à titre informatif, parce que je sais, que d’une manière ou d’une autre, ce ne sera pas suffisant. Moi, en revanche, je peux rester sous l’eau, sans respirer, autant que je le veux. Son côté encore moroï, coince, mais peut-être qu’avec d’avantage de sang de Strigoï, cela passerait mieux.

« Prends de mon sang, cela devrait te donner d’avantage de force, et tu devrais pouvoir allez jusque là-bas »

Je lui montre la grotte au loin, pour lui faire comprendre notre destination, mais en même temps, quelle n’a pas vraiment d’autre choix, si elle veut que l’on sorte de là. Je lui tends mon poignet, mais lui laisse le choix, si vraiment tu refuses, je pourrais trouver une autre idée, mais c’est la plus évidente, et la moins dangereuse, surtout. Alors à toi de voir si tu es prête à faire cela pour que l’on s’en sorte en vie, tous les deux.

« Prête ? Si quelque chose ne va pas, si tu te retrouves à cours d’air, tu n’auras qu’à attraper ma main, on avisera, je te fournirais l’air qu’il te manque, d’accord ? »

Je ne suis pas sur que cela puisse fonctionner ainsi, en faite, c’est le principe du bouche à bouche, mais sous l’eau, j’avoue que je n’ai jamais essayer une telle chose, mais avec un peu de chance, je n’aurais pas besoin de le faire, et tout ce passera bien.

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MessageSujet: Re: Changement de camp   Lun 5 Déc - 18:58

Changement de camp

   

Il a mis sa vie en danger pour sauver la mienne. J’ai encore du mal à savoir pourquoi. Comprenez, j’ai été habituée lorsque j'étais à l’unité à ce qu’on me dise "si tu tombes personne ne te relèvera", il fallait être fort et accepter être seul. Aujourd’hui j’étais seule face à tous ces humains et leur technologie, mais il est alors apparu de nulle part et m'a sauvé la vie. J’aimerais lui demander pourquoi est-ce qu’il a fait ça, mais au fond je pense connaître sa réponse. J’ignore ce qui me prend de le serrer dans mes bras, mais pendant ces courtes secondes, j’ai eu l’impression de pouvoir réellement être moi, et non pas ce robot qu’ils ont créé. Je finis tout de même par me reprendre et le relâcher, me disant qu’il doit probablement se demander quelle bête m’a piqué. Ce qui est étrange, c’est que finalement, c’est moi qui ai l’air d’être bien plus gênée que lui par la situation.

Je ne sais pas réellement où regarder lorsque sa main se rapproche de mon visage pour y écarter une mèche mouillée. Lui ou le mur ? Je finis par le regarder lui, écoutant ce qu’il me dit. Tu penses vraiment que je réussirai à me souvenir ? J’aimerais en tous cas. J’aimerais vraiment savoir qui je suis, qui tu es. Plus j’observe tes yeux et plus j’ai l’impression qu’ils me sont familiers. J’aimerais tellement qu’un souvenir de nous me revienne, même une simple image, n’importe quoi, mais peut-être que ce sera pour une prochaine fois. Espérons.

Pour l’heure le plus important c’est qu’on se sorte d’ici tous les deux vivants. Je ne veux pas mourir, mais je crois que j’ai encore moins envie de retourner là-bas. Je ne veux pas qu’ils me fassent oublier à nouveau, qu’ils fassent d’autres expériences sur moi. Sa main qui se serre dans la mienne est réconfortante, mais là encore je n’ai pas l’habitude de tels comportements à mon égard, alors je me reconcentre bien vite sur ses paroles qui me troublent à nouveau. Même si ta vie en dépendait ? Tu ne devrais pas faire de promesses pareilles Gabriel, je pourrais tomber dans le panneau et y croire. Oui, je suis de nature méfiante, et pourtant je sens toute la sincérité dans ses mots.

- Tu ne devrais pas mettre ta vie en danger pour moi.

Je réalise seulement maintenant ce que je te demande et je crois que je m’en veux un peu. Finalement Gabriel, je n’ai pas envie d’avoir ta mort sur la conscience et je crois que toute ta famille me détesterait s’il t’arrivait quelque chose ce soir. Je crois que moi-même je m'en voudrais. Mais d’après ta prochaine question, je vois que tu as déjà prévu un plan de secours. Combien de temps est-ce que je tiendrais sous l’eau ? Là au moins c’est une question à laquelle je saurais répondre facilement.

- Mon résultat était d’une minute et huit secondes, mais ça fait plus d’un mois que je n’ai pas fait les tests en apnée, peut-être que j’arriverais à tenir plus longtemps.

Ce n’est pas forcément un chiffre très élevé, quand on sait que certains peuvent rester de longues minutes sans respirer sous l’eau, mais soyons honnête, l’eau n’a jamais été mon élément. Est-ce que ce sera suffisant pour atteindre cette grotte ? J’en doute beaucoup quand je vois la distance, énormément même, mais qui sait, peut-être qu’avec le sang de Gabriel on pourrait s’en sortir. C’est un risque à prendre de toute façon, la seule issue de secours qui semble s’offrir à nous et je ne suis pas le genre de femme à avoir peur d’essayer. Alors j’agrippe doucement son poignet et bois quelques gorgées de son sang avant de le lui rendre.

« Prête ? Si quelque chose ne va pas, si tu te retrouves à cours d’air, tu n’auras qu’à attraper ma main, on avisera, je te fournirais l’air qu’il te manque, d’accord ? »

J’acquiesce de la tête et la seconde suivante, je prends ma respiration pour replonger sous l’eau. J’espère en tous cas qu’il a le sens de l’orientation sous-marine, car pour ma part je ne saurais même pas dire si on suit bien la bonne direction. Compter les secondes dans ma tête me permet de rester concentrée sur cette nouvelle mission. Encore combien de temps avant d’atteindre cette grotte Gabriel ? Deux minutes se sont écoulées, je crois que ton sang est un vrai petit miracle, car j’ai quand même tenu pratiquement le double de mon record ! Pourtant nous ne sommes toujours pas arrivés et je commence à ne plus pouvoir tenir ainsi. La pression me monte, j’essaie de tenir encore quelques secondes supplémentaires, mais finalement je n’y arrive plus. Alors comme il me l’a précisé, ma main vient agripper la sienne pour lui faire comprendre que je manque d’air.

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MessageSujet: Re: Changement de camp   Mar 6 Déc - 18:42


Changeons de camp

Pourquoi sembles-tu aussi gênée, face à mes gestes ? Personne n'a-t-il jamais eu cette tendresse avec toi ? N'as-tu aucune connaissance, en dehors de l'unité ? Car je me doute bien, que ce n'est pas à l'unité, que tu pourrais trouver de l'amour.. Va falloir que tu t'habitues à en recevoir, parce que si je peux me montrer sec, et sévère, pour la sécurité de tous, je sais aussi me montrer protecteur, et parfois même attentionné, pourvu qu'on le mérite. Je pouvais déjà faire preuve d'une certaine tendresse, avec toi, à l'époque, aujourd'hui, tu la mérites sans doute d'avantage encore. Tu ne te souviens pas encore de moi, mais l'on fera en sorte que tu retrouves ces précieux souvenirs, ou alors, on fera en sorte d'en créer de nouveau. Tu n'es plus avec eux, plus un soldat, plus un numéro, tu es Jane, et tu fais à nouveau partie de cette famille. Je sais que certain se méfieront de toi, ce qui semble normale, tu as été chez l'ennemi, tu as essayé de tuer certain d'entre nous, mais personne n'osera aller à l'inverse de mes ordres, il savent ce qu'ils risquent et l'un ose s'en prendre à toi, je n'hésiterais pas à appliquer mes menaces, peu importe sa place. La loyauté est l'une des choses les plus importantes, et tous le savent..

Je ne devrais pas risquer ma vie pour toi ? Ne cherche pas à me faire changer d'avis, j'agirais de cette façon, peu importe la personne. Je suis à la tête, de notre famille, c'est mon devoir, de prendre des risques, pour vous sauver, pour te sauver, dans ce cas précis. Tu n'es pas en mesure de faire ce choix à ma place, de toute manière, je décide pour quoi je mets ma vie en danger. Tu pourrais me sortir n'importe quelle excuse au monde, je ne t'abandonnerais pas seule, ici, quel aurait été l'intérêt de plonger te sauver, pour te laisser mourir à la suite ? Parce que pour être, je ne crois pas qu'il existe une autre manière pour toi de t'en sortir, que rejoindre cette grotte, ce qui me semble déjà périlleux avec mon sang, alors seule ? Aucune chance de t'en sortir. Alors je t'en pris, n'essaies pas de contester, parce qu'au risque que mes méthodes te déplaisent, je n'hésiterais pas à t'assommer, pour que tu marches dans mon plan. Alors, réponds juste à mes questions, tu dois bien savoir, à peu près, combien de temps, tu es capable de rester sous l'eau ? Tu dois bien savoir, à peu près, combien de temps tu as mis, avant de perdre connaissance, et que je vienne te chercher, tout à l'heure, non ?Tu m'offres une réponse, pas celle que j'attendais.. J'espérais que tu puisses tenir d'avantage, parce que ce ne sera jamais assez, pour que tu parviennes à rejoindre cette grotte, et même mon sang, ma force, ne t'aidera peut-être pas pour te porter jusqu'à là.. De toute façon, nous n'avons guère d'autre choix, que celui que je t'offre. Au moins, tu n'as pas l'air réfractaire à l'idée de goûter une nouvelle fois à mon sang, j'en conclus qu'il n'a pas un goût dégueulasse ? Tu relâches vite mon bras, j'aurais préféré que tu prennes plus de sang, mais au fond, est-ce que cela changerait quelque chose ? Nous sommes parés, alors je la laisse plonger la première, puis la rejoins sous l'eau. Une minute, deux, je ne prendre garde à elle, que d'un œil, je sais que sous l'eau, elle ne risque rien, aucun des soldats de l'unité, ne pourra nous atteindre, et en cas de problème, elle m'indiquera d'elle-même, que ça ne va pas.. Alors je me concentre d'avantage sur notre chemin, pour atteindre la grotte, et ne pas nous perdre à travers toute cette eau. Je vérifie juste, de me trouver à sa hauteur, à chaque fois, et ne pas me laisser entraîner par ma propre vitesse, plus rapide que la sienne.

Quand je sens la pression, autour de ma main, que je me tourne vers elle, que je vois, qu'elle manque d'air, je m'en veux de ne pas avoir prêté attention à elle, plus tôt. J'aurais dû me douter, qu'elle tenterait de pousser ces limites plus loin que nécessaire, et qu'elle se retrouvera dans ce genre de situation. J'hésite, une seconde, peut-être que lui fournir mon sang, à nouveau, l'aiderait à retrouver son souffle, mais j'ignore si cela aurait un impact direct, ou s'il faut un certain temps, pour que cela parvienne à toutes ces cellules, alors je reviens à mon idée première, celle du bouche à bouche, sans savoir si elle c'était faite une idée comme celle-là, lorsque je lui avais proposé de lui venir en aide, en cas de manque d'air.. J'espère ne pas te brusquer, avec mes gestes, mais je ne vois pas d'autre solution, dans l'immédiat, et pour ta survie, je n'ai pas de temps à perdre. Je l'attire jusqu'à moi, et dépose mes lèvres contre les siennes, pour lui offrir ce fameux bouche à bouche, en espérant qu'elle ne réagira pas de manière stupide, comme essayer de ce dégager, par exemple, ce qui m'obligerait à nous faire remonter à la surface, pour qu'elle ne finisse pas morte noyé, et de prendre le risque d'être criblé de balle. Je ne suis pas aussi direct, avec les femmes, en temps normal, enfin si, cela m'arrive, mais en général, cela signifie que la jeune femme en face de moi, c'est montrée aussi direct. Alors ne prends pas peur, n'imagines pas que je suis un gros dragueur, et un gros profiteur, j'essaie juste de te sauver la vie, de nous sauver, en faite. Je suis assez soulagé, qu'elle ne tente pas de se dégager, mais pour le coup, j'aimerais bien savoir ce qui lui traverse l'esprit, mais j'imagine que c'est une chose que je ne serais jamais. Deux minutes supplémentaires, où je prends conscience qu'elle n'aurait vraiment jamais été en mesure de les traverser, et nous arrivons à destination. Je l'aide à sortir de l'eau, pour s'abriter sous la roche, et la rejoins assez vite, histoire de ne pas nous faire repérer. Nous n'avons plus qu'à espérer que cette grotte mènera quelque part, et que nous n'aurons pas besoin de la journée, pour la traverser, parce que cela risque d'être problématique, si nous restons coincé, jusqu'à la prochaine lune, puisqu'ils pourraient découvrir la grotte à n'importe quel instant. J'attrape sa main, pour qu'elle me suive à l'intérieur, et qu'elle se laisse guidé. Je sais très bien qu'elle verra comme nous, à l'intérieur, mais sa vision sera moins précise. Je préfère éviter d'évoquer ma manière de lui fournir de l'air, à moins qu'elle ne vienne à le faire elle-même.

« De quoi est-ce que tu te souviens, de ta vie ? L'unité, inclus »

Parce que je veux savoir aussi, ce qu'il s'est passé, pendant que tu étais avec eux, ce qu'ils ont pu te dire, pour te monter contre nous, et bien que je ne me serve pas de toi, à ces fins, tu pourrais avoir des informations précieuse pour nous. Et puis, tu ne te souviens pas de moi, mais peut-être te souviens-tu d'autre chose de ton passé ? Peut-être que l'on pourrait partir de là, pour t'aider à te souvenir ? Nous risquons d'avoir pas mal de marche, alors autant occupé nos heures, non ?

« Je me souviens de notre première rencontre, un peu par hasard, d'ailleurs. Tu as de suite accroché mon regard. Pas que le mien, d'ailleurs. Tu semblais forte, prête à te battre contre le reste du monde, et à la fois, d'une fragilité déconcertante, c'était assez étrange, et assez fantastique à la fois »

Peut-être qu'évoquer notre rencontre, éveillera des souvenirs en toi ? Je ne perds rien à essayer, en tout cas, et puis, si cela ne te rappelle rien, tu sauras au moins, par mes mots, comment c'est déroulé notre rencontre.

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MessageSujet: Re: Changement de camp   Jeu 8 Déc - 23:44

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Est-ce qu’on parviendra réellement à atteindre cette grotte ? Quand je vois la distance qui nous sépare d’elle, j’ai de gros doutes à ce sujet, mais il semblerait que ce soit notre seule option, alors dans ce cas ne perdons pas plus de temps. Je m’en veux de ne pas avoir les mêmes capacités que lui, de nous mettre ainsi en danger, de n’être qu’une demie strigoï. Qu’est-ce que ça signifie au juste ? Malgré ce don de voyance, je me dis que j’aimerais simplement être une strigoï à part entière, ce serait sans doute beaucoup mieux, beaucoup plus simple. Regardez-moi, incapable de tenir sous l’eau jusqu’à la grotte, et me voilà de nouveau obligée de compter sur lui pour trouver une solution.

Je me doutais au fond que nous aurions recourt au bouche-à-bouche pour qu’il puisse me fournir de l’air, mais y penser et le vivre sont deux choses différentes. C’est étrange, mais je crois bien que ce contact me plaît, malgré la mauvaise situation dans laquelle nous nous trouvons, je crois même que j’aimerais davantage goûter à ses lèvres, puisqu’on ne peut pas considérer ça comme un baiser. Pourquoi est-ce que je pense à ces choses ? Surtout maintenant, ce n’est pas vraiment le moment. Pourtant même une fois que nous nous remettons en route, je ne peux m’empêcher de penser à ce contact. Est-ce que nous étions très proches dans le passé Gabriel ? Proche jusqu’à quel point ? J’aimerais savoir.

On finit par arriver jusqu’à la grotte et remonter à la surface où je ne suis pas mécontente de pouvoir enfin reprendre ma respiration. Je laisse Gabriel m’aider et me guider, et je ne cherche pas à rompre le contact lorsqu’il m’attrape la main pour me montrer la voie une fois perdu dans l’obscurité de la grotte. Tellement de questions tournent dans ma tête. Finalement je ne pense même plus au danger qui nous attend dehors, je pense à lui, à nous, à notre passé, à ce que l’on vit maintenant. Puis sa question me coupe dans mes pensées.

- Un souvenir m’est revenu, une dispute avec un homme, je ne sais pas quel est son nom mais je crois que... J’étais enceinte de lui. Puis il y a eu un accident de voiture et c’est tout. Ensuite il n’y a plus que l’unité, leur programme, leurs tests, les ordres. Parfois je fais des mauvais rêves, à propos de personnes qui me font du mal... Je suppose qu'il s'agissait de véritables souvenirs maintenant.

A vrai dire je n’ai pas spécialement envie de parler de l’unité, je pensais qu’ils étaient là pour me sauver, alors qu’en réalité ils étaient mes bourreaux. J’aimerais comprendre en revanche qui je suis. Est-ce que tu sais qui peut bien être l’homme dont je t’ai parlé ? Est-ce que tu sais si j’ai eu un enfant ou non ? Est-ce qu’il est vivant ? Est-ce qu’il est comme moi ? Je n’ai pas envie d’espérer au fond, je ne suis même pas sûre que j’aurais été capable de gérer un enfant, je ne suis pas sûre de vouloir lui infliger ma perte de mémoire. Finalement c’est Gabriel qui reprend la parole, évoquant notre première rencontre. Je souris face à ses mots, essayant de m’imaginer la scène, de deviner la suite.

- Comment est-ce que je t’ai convaincu de faire partie de cette famille ? J’imagine que ce ne devait pas être simple de faire partie de ce groupe.

Est-ce qu’ils m’accepteraient de nouveau aujourd’hui ? Est-ce que j’ai envie d’en faire partie ? Je ne sais pas, tout semble si nouveau pour moi. Je ne suis pas sûre d’avoir envie d’être entourée de tous ces inconnus, de personnes dont je me suis attaquée à la vie. Je ne suis pas sûre de me sentir à ma place parmi eux. Je suppose que ça aurait été plus simple, s’il n’y avait eu que toi.

- Je veux que tu saches que je ne m’imposerais pas chez toi Gabriel, ce ne serait pas correct vis-à-vis des autres... Tu as déjà fait bien assez pour moi.

Je ne connais peut-être rien en dehors de l’unité, mais je devrais pouvoir trouver quelque chose, non ? Un appartement, une collocation, peu importe. Quitte à pouvoir hypnotiser les humains, autant s’en servir en cas de besoin. De toute façon je ne suis même pas sûre que rester à Missoula soit une si bonne idée.


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MessageSujet: Re: Changement de camp   Ven 16 Déc - 14:17


Changeons de camp

Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas prévenu que tu manquais d'air, enfin, tu l'as fais, mais j'ai comme l'impression que tu as tenté de pousser tes limites bien loin, et que tu te retrouves dans une situation très précoce qui m'oblige à agir, sans avoir l'occasion de réfléchir à une véritable solution, qui s'avérerait être moins brutal. Faut l'admettre, nous n'en sommes qu'à notre seconde rencontre, enfin, à tes yeux, et je suis déjà en train de t'embrasser – bien que j'ignore si nous pouvons considérer cela comme une véritable baiser – J'espère que je ne te brusquerais pas avec ma façon de faire, mais là, de suite, je ne vois pas d'autre idée, pour que tu parviennes jusqu'à la grotte, sans revenir à la surface, et soyons honnête, revenir à la surface signerait ton arrêt de mort, alors ce n'est pas une solution envisageable. Je prendrais presque goût, à ce contact, c'est loin d'être déplaisant, bien au contraire. Quand à mettre des mots sur ce que je pourrais penser, ou ressentir, si vous voulez mon avis, mon histoire avec Emma est bien trop proche, pour que je m'aventure sur ce terrain. Je préfère reprendre mon sérieux, et reprendre la fin du chemin, sans imaginer ce qu'elle même, à pu penser de cette expérience.. Je crois qu'une réponse risquerait de trop me perturber, peu importe la tournure. Nous arrivons enfin à la surface, et même si nous devrions sans doute nous arrêter un peu, pour qu'elle puisse se reposer, on ne peut pas prendre un tel risque, alors j'attrape sa main, et je l'entraîne vers l'obscurité. Et je prends conscience que l'on risque avoir à faire à un second problème, si on traîne, le froid. Cela n'aura aucune répercutions sur moi, mais je ne peux pas en dire autant de Jane, avec ces vêtements déjà trempe.

Je l'interroge, sur ces souvenirs. Un peu plus tôt, elle a précisé que certains de ces souvenirs lui été revenu, bien que cela ne me concerne pas, j'aimerais savoir de quoi il s'agit, et peut-être qu'à travers cette discussion, je pourrais l'aider à se souvenir de d'avantage de détails ? Peut-être ai-je beaucoup d'espoir, mais c'est mieux que ne pas en avoir du tout, non ? Je l'écoute, et je vois à son regard, aux traits sur son visage, qu'elle n'est pas heureuse d'avoir une telle discussion. A cause de ces souvenirs, parce que c'est moi qui lui pose cette question, ou pour une raison, je l'ignore, enfin, je suppose qu'au vu de ce qu'il se passe en ce moment, c'est vrai qu'évoquer l'unité, dans ces souvenirs, ne doit pas être très agréable, j'aurais peut-être mieux fais de me contenter de la première partie de ma question. Peu importe, elle me répond, et je suppose que c'est ce qui semble le plus important. Est-ce qu'à travers tes paroles, tu chercherais à me questionner par hasard ? C'est légèrement l'impression que j'ai. Est-ce que je suis censé te dire toutes ces choses, que tu attends de moi ? N'es-tu pas censé attendre que tous tes souvenirs reviennent de toi-même. Ce n'est pas à moi de te parler de cela, je n'ai aucune envie de déformer ton histoire, et te pousser à voir les choses à ma manière. Je sais pas mal de chose sur toi, dont certaines qui ne me plaisent pas, mais je ne veux avoir aucune influence sur tes choix, et sur tes décisions. Enfin, je suppose que je ne perds rien à te donner des noms.  

« Silas, Silas Ozera, j'imagine que c'est lui, que tu as dû voir dans tes souvenirs, tu étais enceinte de lui, lorsque tu étais encore moroï »

Est-ce que j'en ai déjà trop dis ? Sans doute, je préférerais éviter de m'étaler sur cette histoire de bébé, faut dire qu'elle n'est pas très joyeuse, je crois que tu en as déjà appris assez, ces derniers temps, sans, en plus t'assommer avec ce genre de nouvelle, parce que même si tu t'en souviens pas, même si cela c'est passé plusieurs années auparavant, ce n'est pas le genre de chose dont on peut se réjouir, ou que l'on peut laisser derrière soi. Alors, au lieu de cela, j'essaie de changer de discussion, évoquant mes propres souvenirs, de ma rencontre avec elle. Au moins, sur ça, je ne pourrais pas l'influencer, j'ai moi-même été témoin de la scène, alors je ne risque pas d'inventer des détails inutiles. Tu as de suite accroché mon regard. J'aime les choses spéciales, et j'aime avoir certains atouts, au sein de mon groupe. J'ai recruté Effy, pour son pouvoir, il n'en a pas été bien différent pour toi, bien que cela se soit passé bien avant elle, mais encore une fois, j'ignore si c'est le genre de chose que tu as envie de savoir, parce que s'il semble évident que je t'ai recruté pour ton pouvoir, il en va de même que pour Effy, tu n'es pas resté qu'une simple arme, tu as pris une certaine place, au sein du groupe, et il me paraît évident que dans le sens contraire, je ne serais pas en train de risquer ma vie pour toi, et je t'aurais sans doute éliminer la première fois. Mais je n'ai jamais été un grand sentimental, ni un grand fan des grands discours, alors je ne suis pas très certain d'être en mesure de t'expliquer cela. Mais de toute façon, est-ce que j'ai le choix ? Tu attends une réponse, et il est bien hors de question que je te mente.  

« Et bien, à vrai dire, ça n'a pas été très compliqué.. Tu étais intrigante, mystérieuse, des atouts indispensables chez une femme, à mon avis.. Puis, ton pouvoir à fait le reste »

Qu'est-ce qui m'a d'avantage pousser à t'accepter parmi nous, ton pouvoir, ou le défi à relever, que tu représentais ? Un bon mélange des deux, puisque aujourd'hui encore, je ne suis pas certain d'avoir totalement réussi ce défi.

« Tu as pris une place importante, dans notre groupe, tu étais un véritable atout, pour éviter des guerres inutiles.. Mais ta place, au sein de ma famille, tu ne l'as trouvé que plus tard, en apprenant à te connaître, lorsque tu t'es dévoilé à moi, que j'ai appris à découvrir la femme que tu étais. Pleine de courage, prête à affronter toutes les guerres du monde s'il le fallait, mais qui gardait un cœur tendre, et fragile »

J'espère que tu comprendras ce que j'essaie de te dire, bien que je ne sois sans doute pas très claire. Cette place, tu as su la trouver, et tu la possède aujourd'hui, peu importe ce que pourrons dire les gars du groupe. Je ne leurs demande pas leurs avis, de toute façon, je suis le chef du groupe, et il va de soit que si je souhaite leurs imposer quelque chose, ils n'ont pas leurs mots à dire. Alors n'imagine même pas, que je te laisserais à la porte, ce n'est même pas une possibilité, et tu serais bien trop en danger. Je m'arrête dans notre marche, pour me tourner vers elle.

« Tu as toujours ta place parmi nous, Jane, et ceux qui ne sont pas d'accord avec cela, sont libres de partir. Je n'ai jamais abandonné un membre de ma famille, ce n'est pas aujourd'hui que je commencerais. Tu viens au manoir avec moi, que tu le veuilles ou non »

Peut-être que c'est un peu brutal, comme décision, mais ne t'en vexes pas, j'essaie juste de te faire comprendre que tu n'iras nul part ailleurs sans mon accord. Tu as vu dans quel genre de merde tu t'es fourré aujourd'hui, c'est ce genre de chose, qui pourrait t'arriver tous les jours, maintenant, alors nous serons bien plus en sécurité tous ensemble, au manoir, avec toutes nos forces pour nous défendre. Je reprends ma route, pour en fin de compte, m'arrêter quelques pas plus tard.

« Viens avec moi, au manoir, là-bas, je serais en mesure de te protéger, s'il t'arrive quelque chose, je n'aurais pas à m'inquiéter pour toi »  

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MessageSujet: Re: Changement de camp   Mer 21 Déc - 0:58

Changement de camp

   

Est-ce que parler de mes souvenirs est vraiment nécessaire ? Je suppose que ça peut nous faire passer le temps jusqu’à sortir de cette grotte, et puis, d’une certaine façon, peut-être pourra-t-il aussi m’apporter des réponses. En revanche j’aimerais mieux éviter d’évoquer l’unité si ça ne t’ennuie pas, demain si tu veux, mais pas ce soir. Dis-moi plutôt si tu sais qui est concerné par ce souvenir qui m’est revenu, dis-moi si j’ai bel et bien été enceinte. Est-ce que j’ai eu un enfant ? Silas Ozera, c’est ainsi qu’il s’appelait. C’est étrange mais lorsqu’il prononce ce nom, ça me parait comme une évidence, comme ci je l’avais toujours connu. Il finit par confirmer que j’étais bel et bien enceinte, de ce Silas.

Cette annonce déclenche des tas de questions qui fusent dans mon esprit. Fille ou garçon ? Est-ce que cet enfant est devenu strigoï comme moi ? Ou peut-être a-t-il eu une longue et belle vie de moroï avant de mourir. Pourquoi est-ce que tu ne m’en dis pas plus Gabriel ? Est-ce qu’au moins ce bébé est né ? Lorsque cette dernière question me vient en tête, Gabriel reprend la parole, mais pas pour dissiper mes doutes, plutôt pour changer de sujet. Je ne comprends pas vraiment pourquoi est-ce qu’il ne m’en dit pas plus s’il connait mon passé, mais je le laisse m’orienter vers ce nouveau sujet, celui de notre rencontre.

Est-ce que ça a été difficile d’intégrer ta famille ? Tu m’avoues que ça ne l’a pas vraiment été pour moi et je ne peux m’empêcher d’esquisser un petit sourire face à ce qu’il dit à mon égard. Ainsi j’étais une femme intrigante, mystérieuse et avec des atouts indispensables. Intéressant. Le suis-je toujours aujourd’hui ? J’espère que oui en tous cas, ce qui est un peu idiot alors que quelques jours auparavant je ne voulais rien avoir à faire avec lui. Il continue de parler de moi, de la place que j’ai su trouver auprès des siens et dans son cœur. Au départ j’ai juste l’impression que cette femme qu’il décrit, ce n’est pas moi, puis finalement je me dis qu’il me connaît bien mieux que je ne me connais moi-même. Au final la seule Jane que je connais n’est qu’un soldat qui porte un numéro.

- J’aimerais être cette femme... Redevenir cette femme.

Et si je n’y arrivais pas ? Et si je restais à jamais le sujet 48 ? Je ne suis pas sûre de redevenir cette Jane que tu as connue si je ne retrouve pas mes souvenirs et je ne suis pas sûre de tous les retrouver un jour. Finalement qu’est-ce que je vous apporterais au juste ? Juste des problèmes en plus. Je n’y pense que maintenant, au fait que je ne peux pas m’imposer auprès de sa famille alors que je me suis comportée comme une ennemie. Je ne tiens pas à ce qu’il y ait un malaise chez lui à cause de ma présence, encore moins à ce qu’il puisse se disputer avec l’un des siens pour moi, car c’est ce qui pourrait arriver. J’essaie de le lui faire comprendre. Tu as déjà fait beaucoup pour moi ce soir Gabriel, ne perds pas plus ton temps comme ça.

Il s’arrête, se tourne vers moi et ses mots à mon égard son froid. Je sais qu’il croit bien faire, qu’il veut me protéger, mais avec le ton qu’il emploie j’ai juste l’impression d’avoir à faire à l’un de mes supérieurs qui me donne un nouvel ordre. Que je le veuille ou non... Ainsi tu comptes de nouveau faire de moi ta prisonnière ? Et si je n’en ai pas envie, le feras-tu réellement contre mon gré ? J’en ai l’impression. J’ignore à quel moment ma main a relâché la sienne, mais je ne cherche pas à retrouver ce contact, je ne cherche pas non plus à le suivre lorsqu’il continue. Je reste simplement là, debout et silencieuse. Je l’entends s’arrêter quelques pas plus loin puis reprendre la parole d’une voix plus douce.

- Tu ne peux pas me donner d’ordres comme ça Gabriel. Je ne veux plus qu’on me traite comme une chose qui n’a pas son mot à dire.

Je ne peux pas les quitter eux pour revivre la même chose avec toi, même si au fond je sais que tu ne cherches que ma protection, je l’ai bien compris, je l’ai entendu dans ta voix. Au fond je crois que malgré toutes les explications du monde je ne comprendrais jamais pourquoi est-ce que tu cherches tant à me savoir en sécurité, mais je suppose que je n’ai pas à m’en plaindre. Je me rapproche et le rejoins, plaçant mes mains dans les siennes, plongeant mon regard dans le sien. Je ne le vois pas si bien à cause de l’obscurité, mais ma vue à moitié développée de strigoï me permet tout de même de pouvoir le regarder.

- Gabriel... Est-ce que toi et moi étions juste amis autrefois ?

Je ne sais pas vraiment d’où sort cette question, je regrette un peu de l’avoir posé d’ailleurs, au final je risque juste d’installer un sacré malaise entre nous. Pourtant j’aimerais savoir. J’aimerais comprendre ce que j’ai ressenti lorsque ses lèvres ont touché les miennes. Est-ce que ça avait un rapport avec notre passé en commun, ou juste moi qui perds la tête ? J’aimerais comprendre pourquoi est-ce tu tiens tant à ma protection. Protèges-tu tous tes amis de la sorte ou ai-je droit à des attentions particulières ? Au final je crois que me poser toutes ces questions me fatigue, j’ai juste envie de me glisser sous une couette et me couper du monde, fermer les yeux et ne plus penser à rien. Oui, au moins je ne me torturerais plus l’esprit à essayer de comprendre.


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MessageSujet: Re: Changement de camp   Jeu 22 Déc - 22:16


Changeons de camp

J'essaie, d'évoquer quelques souvenirs avec toi, peut-être que cela t'aidera à faire remonter ce qui est encore enfui, au fond de toi.. J'aurais préféré que tu te souviennes de l'un de nous, d'un des membres du groupe, au lieu de cet homme.. C'est une grosse étape de ta vie, je ne prétendrais pas le contraire, mais pas forcément celle que j'ai envie d'évoquer avec toi, pas forcément celle que j'ai envie que tu te souviennes, celle qui pourrait te détruire.. Alors j'essaie de répondre à tes questions silencieuse, mais je m'efforce d'être vague, je n'ai pas envie de parler de ce bébé, alors je t'en pris, ne me pose pas de question à son égard, je ne serais même pas quoi te répondre.. Peut-être, que si tu ne parviens pas à te souvenir, peut-être que je te raconterais, mais pas maintenant, pas alors que nous devons fuir, et nous battre pour notre survie. Alors je fuis le sujet, je dérive, sur un autre, sur notre rencontre, et j'ai le bonheur de voir qu'elle me suit, s'en chercher à en savoir plus. Peut-être qu'elle n'est pas en accord avec cela, mais au moins, elle ne cherche pas à revenir sur le précédent sujet, et c'est la seule chose qui m'importe, de suite.. Est-ce que ce que je peux te dire, t'aide à te souvenir ? Je n'ai pas l'impression, mais ce n'est pas grave, cela ne me dérange pas, d'évoquer notre rencontre, ni ton évolution, dans notre famille, tu avais ta place, à l'époque, avant que tu décides de partir, tu as toujours ta place, aujourd'hui, si tu veux la récupérer. Je ne peux m'empêcher un temps d'arrêt, face à ces paroles. Est-ce que tu peux redevenir cette femme ?

« Tu es toujours cette femme, tu l'as juste oublié »

Tu n'as pas conscience d'être rester la même, parce que tu ne te souviens plus de cette femme. Je ne peux pas te dire, comment tu étais, lorsque tu étais encore humaine, mais celle que tu étais, lorsque tu étais à nos côtés, c'est toujours celle que je retrouve sous mes yeux, aujourd'hui, ces souvenirs, en moins. Mais ton caractère, ta force, tu ne l'as pas perdu.. La preuve en est que si tu n'étais plus la même femme, tu ne serais pas en train de te battre, à mes côtés, pour quitter cette unité.. Pourquoi ne voudrais-tu pas rentrer avec moi ? Tu n'en as peut-être pas conscience encore, ou alors tu doutes, je ne sais pas, mais cette place, tu l'as, et tu la mérites.. Est-ce que tu penses que les autres, ne t'accepterais pas ? En réalité, je ne leurs laisse pas le choix, et à moins d'être stupide, aucun d'eux, ne remettra ta place en cause, ils savent ce qu'ils risquent, et crois-moi, je ne leurs souhaite pas, je peux être très protecteur, envers les miens, mais je n'hésite pas à être cruel, face à une trahison.. Et s'ils ne sont pas content, ils sont libres de partir lorsqu'ils en ont envie, comme toi tu l'as fais.. Mais aucun d'eux ne fera cela, pas s'ils tiennent à rester en vie. Comme tu le vois, et le sais, nous sommes tous la cible de l'unité, alors partir, en solo, n'est pas la solution pour rester en vie.. Alors, d'une manière ou d'une autre, tu ne risques rien en venant avec moi, au manoir, personne ne contredira ce choix, je peux te le promettre. Je ne compte pas te laisser partir, je ne sais où, et prendre des risques, alors que tu pourrais être en sécurité, au manoir. Je pense que tu as déjà pris assez de risque aujourd'hui, des risques que tu aurais pu éviter, si tu étais venu me voir, plutôt que foncer tête baisser, dans cette galère.

« Tu as raison, pardonne-moi »

Je ne peux pas te donner d'ordre, j'en ai conscience, mais c'est au dessus de mes forces, lorsque cela signifie protéger ceux à qui je tiens. Je n'ai jamais su faire autrement, je ne sais pas si je parviendrais à faire autrement avec toi, mais je peux essayer, ou alors, je pourrais modifier ma manière de faire, pour que tu suives mes indications, sans que cela paraisse comme des ordres. J'espère quand même que tu as compris que je ne te laisserais pas partir toute seule, dans l'inconnu. Je ne te sous estime pas, et même si l'on se retrouve un peu dans la galère ce soir, tu m'as bien prouver que tu ne manques pas d'inventivité, ni de courage, mais je ne veux tout de même pas que tu prennes des risques inutiles. Je n'ai rien contre l'idée de rester là, avec toi, mais nous devons vraiment avancé, d'ici, nous ne pouvons pas voir l'évolution du soleil, et il faut que nous sortons, avant qu'il pointe son nez. Mais tu nous retiens ici, encore un peu, avec cette question. Tu espères vraiment une question ? Est-ce que je peux au moins t'en fournir une, qui tienne la route ? Au fond, qu'étions-nous, l'un pour l'autre, à l'époque ? Existe-t-il au moins un mot, qui le définisse, pour te l'expliquer. C'est une sacré question que tu me poses là, Jane, et je ne suis même pas certain d'avoir envie de répondre.

« J'aimerais que tu te souviennes de cette réponse toi-même, que tu te rappelles, de ces moments, que nous avons partagé »

Parce que je ne peux pas savoir comment est-ce que toi, tu voyais les choses, à l'époque, je n'ai aucune certitude, quand à ce que tu pensais, ce que tu ressentais, je peux juste essayer de te faire comprendre ce que cela signifiait à mes yeux, mais je ne peux même pas te promettre que tu pensais la même chose que moi. Je ne lâche pas ces mains, mais je finis quand même par reprendre notre chemin. Ne m'en veux pas, de ne pas te regarder, mais ça n'a jamais été très simple, pour moi, de me livrer, alors c'est plus simple, de ne pas avoir à supporter ton regard.

« Je ne pense pas pouvoir te dire ce que nous étions, tous les deux.. Juste ami, non, je ne crois pas. Nous étions proche, très proche »

Est-ce que cela te suffira ? Je ne pense pas, parce qu'au fond, je crois que cela ne t'offre pas la réponse que tu attendais, mais je ne crois pas que je pourrais être bien plus précis. Au fond, je n'ai pas envie de t'influencer, dans tes propres choix, ou dans tes propres sentiments, c'est à toi de découvrir toutes ces choses, par toi-même.

« Tu es une belle femme, j'étais un homme libre comme le vent.. »

Je pense que cela te donne une idée assez précise, et j'espère que tu t'en contenteras, parce que je ne pense pas pouvoir être plus claire. Un flirt c'était installé entre nous à l'époque, je ne sais pas s'il en serait de même aujourd'hui, j'imagine que seul le temps nous le dira.

acidbrain

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