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 Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith

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MessageSujet: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Dim 21 Aoû - 22:54



Confiance commence par "con"
Bastien & Lilith

Le réveil n’est pas du tout appréciable, bordel. J’ai la tête compressée comme si on tentait de m’enterrer dans un bonnet d’une taille beaucoup trop petite. Et je sens le sang séché qui me paralyse un peu le côté droit de mon visage. Le tout avec des maux de crâne qui me donnent envie de retourner au pays des songes. Ou de rendre le contenu de mon estomac sur la veste de celui qui me transporte. Je tente de garder ma respiration contrôlée, de quoi me remémorer pourquoi je suis là. J’ai quitté Adrian, après l’avoir accompagné à un de ces repas mondains à la con et je me suis retrouvé face à un humain… Ouais un humain. Avec une arme. Qui m’a retenu assez longtemps pour que je me fasse toucher par un tir venant de je-ne-sais-où. Ca devait être un somnifère parce que je me rappelle avoir titubé et tenté de partir et c’est là que l’humain m’a éclaté le crâne contre le mur. Oh oui, maintenant je m’en rappelle bien et ce putain de connard va me le payer. Je vais le retrouver et lui arracher le dos. Sauf qu’apparemment, le dos qui me transporte, c’est un strigoï. Je le sens à la froideur de son corps de mort-vivant et je le vois à la pâleur de sa peau quand j’ouvre un peu les yeux. Cool, on a dû m’enlever toutes mes armes et je me retrouve maintenant avec un macchabé ambulant. En même temps si on ne peut même plus avoir confiance dans les humains qu’on défend tout autant que les moroïs… Pff.

Je tente de rester détendue, tout en analysant les gestes de mon kidnappeur. Et quand celui-ci me fait passer devant lui, pas trop brusquement, pour m’allonger sur une quelconque surface, j’agis. Mon pied part et je le cogne sous le menton pendant que j’ouvre de grands yeux. Noir, il fait vachement noir. Pendant un moment je me demande même si je n’ai pas réussi à ouvrir les paupières mais nan, je vois bien l’éclat d’une torche au loin. Je ne réfléchis pas plus longtemps avant de me redresser et de sauter sur le strigoï, le clouant au sol pendant que je le fouillais une seconde. Yes, je m’en doutais bien, il a mes armes sur lui. Tant mieux d’ailleurs, sinon j’étais morte. J’ai le droit à un  vol plané quand il reprend le dessus, puis à pas mal de petites blessures et bleus quand on se bagarre mais au final, je lui cloue la poitrine avec cette putain d’arme en argent. Et ça y ait, il n’y a plus que le silence et ma respiration décidément trop bruyante. Est-ce que maintenant je pourrais avoir des explications sur ce putain de merdier ?
Mes mains tâtonnent les poches du mec et je trouve son téléphone. J’en profite pour éclairer les lieux et je dois retenir un mouvement de recul. Non mais vraiment ? Une crypte ? On est dans Buffy ou quoi ? Je baisse les yeux sur le mort, étouffant un cri quand je remarque mon corps. Ce salaud avait viré mes vêtements, me laissant en sous-vêtements. Ouais, là c’est sur, je risque pas d’avoir une arme sur moi ! Je regrette tout d’un coup de ne pas avoir pris mon temps pour lui démonter sa petite figure de rat. Je fouille ses poches rapidement, remarquant avec un temps de retard que mes mains tremblaient légèrement. Mais je récupère comme ça deux de mes lames, avec leurs holsters que j’accroche à mes cuisses ainsi que mon pistolet et un chargeur. Bien, au moins je suis armée… Après, je fouille les lieux mais nan, ce con n’a pas ramené de vêtements et de chaussures dans un sac, ça aurait été trop simple. Bien sur. Du coup, je déshabille du macchabé et je lui pique sa chemise trouée par mon pieu que je récupère au passage. Ça ira le temps de retrouver mon chez-moi.

Je sors de la crypte, cellule ou que sais-je, pour tomber sur un long couloir souterrain. Génial… On va aller loin dans le creepy ? Bientôt les docs vont se ramener pour découper nos corps pour le marché noir ? Je m’arrête de marcher quand j’entends du bruit à côté de moi et je lève le téléphone et mon flingue en même temps, déclenchant un cri apeuré. Sous une belle couche de blessure et de terre se trouve une autre femme, enfermée dans une autre crypte. Et merde. Merde de merde. Quand je fais courir la lumière du téléphone le long du corridor, je remarque que presque toutes les cryptes sont occupées par d’autres femmes, la plupart plus jeunes que moi. Et une moitié terrifiée, une autre folle furieuse, sauvage. Silencieusement, je tente d’ouvrir les autres cages mais non… Me faut une clé. Ou une grande force. Surprise. Et mauvais.

« Putain… Je reviens, je vais chercher de quoi vous ouvrir. »

Je suis pas esprit d’équipe mais je compte pas laisser ses femmes crever là. Si je suis dans une crypte, ça veut dire que je dois être dans un cimetière. Et qui dit cimetière dit petite structure avec pleins de cisailles et autres instruments. Alors je remonte le corridor allant jusqu’à monter des marches pour sortir de là. Sauf qu’en sortant, j’ai le droit à mon comité d’accueil. Deux mecs. Un humain et un strigoï. L’effet de surprise est des deux côtés donc le combat est assez sanglant. Mais l’humain crève le premier d’une balle qui traverse son œil jusqu’à son cerveau. Et le strigoï finit aussi par mourir douloureusement. Cool. C’était juste un petit retard dans le programme… Sauf que quand je me redresse pour aller vers la cabane que j’ai repéré, je me retrouve devant un autre strigoï, taille géante. Putain, mais ça n’en finit jamais ?

« Mais vous êtes combien bordel ?! »

Je le vise de mon arme… Une seconde. Puis je vois l’humain derrière lui, qui tente de l’abattre. J’en aurais rien eu à foutre de le sauver un autre jour. Qu’il soit le collaborateur de l’humain qui tente de le doubler ou alors un strigoï là par hasard. Mais pour le coup, l’humain, c’est celui qui m’a amené dans ce putain de problème. Alors je ne réfléchis pas et je tire deux balles. Le strigoï l’esquive comme je m’en doutais mais l’humain se prend les deux balles dans les poumons. Ça va être douloureux, coco. Tes poumons vont se gorger de sang et se rétrécir, se ratatiner par effet de l’arrivée d’air dans une zone qui aurait dû rester à pression négative… Ca va faire boum dans ton corps et tu vas en crever, suffoquant jusqu’à ta fin, sauf si le strigoï a pitié de toi. En parlant de lui, je profite de sa surprise et du fait qu’il se tourne vers son pote/ennemi/inconnu pour le dépasser et courir jusqu’à la cabane. Faut que je change ce chargeur et franchement, je tiens pas à affronter le tank au corps à corps, merci, mais je passe mon tour !
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Ven 23 Sep - 19:56


Confiance commence par con

Sortir, se nourrir, revenir au manoir, voilà une quotidienne que nos ennemis nous poussaient à adopter.. Et j'avais bien de mal à me tenir, je n'étais pas seul, dans cette situation, d'ailleurs, d'autres aussi.. Gabriel était un bon chef, qui ne demandait qu'à protéger sa famille, mais parfois, c'était peut-être un peu beaucoup.. Je ne serais pas celui qui me retournerait contre lui, pour lui faire comprendre que sa méthode n'est pas la bonne, mais viendra un jour, où l'un d'entre nous, ne supportera pas cette prison qu'était devenu le manoir, et cela risque de coûter très cher. J'admets que je ne respecte d'ailleurs pas moi-même ces règles, je sors, je prétexte une envie soudaine de planter mes crocs dans une douce jugulaire, et je me retrouve libre, livré à moi-même, au sein de la forêt, de ces arbres, à perte de vu, mais c'est loin d'être désagréable, retrouver une trace de liberté, c'était ce que je désirais, depuis le levé du soleil, je l'avais obtenu. Je n'ai pas l'impression d'être une cible, plus que cela, je n'ai même pas la sensation d'être surveillé, ce qui devrait être le cas, si nous courrions un véritable danger, non ? Je l'admets, je ne comprends pas toujours Gabriel, et sa protection.. surprotection, même.. Est-ce que je cours un véritable danger, à me retrouver seul, ici ? Je ne crois pas, je crois que Gabriel exagère dans ces propos.

Traverser la forêt ne m'aura pas pris longtemps, une dizaine de minute, au plus, et je n'aurais pas eu le moindre contre temps, pas la moindre petite attaque, qui sera tombée, quand je vous disais que Gabriel exagérait.. Personne n'aurait laissé passé une telle occasion, pas alors que j'aurais pu leurs être un avantage utile, alors qu'ils auraient pu me mettre la main, bien plus facilement, alors que j'étais seul. Est-ce que j'ai un peu trop de confiance en moi ? Peut-être, mais pour ce faire une place comme la mienne, dans cette bande, faut pas se laisser marcher sur les pieds, vous comprendrez, lorsque vous rencontrerez toute la petite bande, je suis sans doute celui d'entre eux, qui ne réagit pas sur un coup de tête. Enfin, cela dépendra sans doute de la situation, de l'enjeu, mais je resterais réfléchi, ce qui n'est pas toujours leurs cas. Je débouche en ville, mon chemin prend de façon nette, la direction du cimetière. Pourquoi ? C'est bien connu, que nous trouvons nos meilleures cibles, là-bas, vous n'êtes pas d'accord ? Moi, j'en suis convaincu, surtout quand je vois cette jolie brune, se battre contre ces deux personnes, une humain, l'autre, de la même race que moi. Et je dois admettre, que même si savoir ce battre, fait parti de son boulot, en tant que gardienne, je suis assez impressionné par son cas.

Je m'attends à ce qu'elle m'attaque de la même manière, je suis un ennemi, non ? Mon espèce et la sienne, n'ont jamais été faite pour s'entendre, nous sommes ennemis depuis toujours, et je ne pense pas que cet état des choses, pourra un jour changer, suffit de voir à quel point Effy, peut être traquée par l'académie, et tous les gardiens, pour avoir rejoint notre camp, même si son cas, et assez particulier, je l'admets. Enfin, d'une manière ou d'une autre, je m'attendais à me faire attaquer, je pense même qu'elle en avait l'intention, avant de détourner son arme, au dernier moment, pour abattre un humain, qui allait me faire un sale coup dans le dos. Et après, ça ose dire avoir du courage ? Je rêve. Mais je dois admettre ne pas comprendre le comportement de cette femme, quel intérêt avait-elle, à tuer un membre presque de son espèce ? Pourquoi me protéger moi, alors qu'en le laissant faire, il aurait pu la débarrasser de moi ? Les femmes peuvent parfois être incompréhensible, mais celle-là, je ne la laisserais pas partir, avant d'avoir compris ce qu'elle cherche à faire.. Mais lorsque je me tourne vers elle, ou du moins, vers l'endroit où elle était censé se trouver, je ne découvre que le vide. Petite maline, va. Un rapide coup d’œil à l'ensemble du cimetière, et je la repère en train de mener la course, vers une petite cabane. Que comptes-tu faire, au juste, ma jolie ? Peut-être que je peux t'aider, ou peut-être que je peux venir faire, ce pour quoi j'étais là, me nourrir, ça me semble aussi une bonne idée, et j'ai comme l'impression que tu n'as pas un mauvais goût. Je prends moi-même la course, pour la rattraper, et la bloque contre la cabane, juste avant qu'elle ne l'atteigne.

« Où comptes-tu te cacher, comme ça ? »

Tu pensais que j'allais te laisser partir comme ça, alors que tu m'as menacer, avant de tuer mon ennemi ? Non, hors de question que tu t'en tires comme ça, je compte bien obtenir des réponses, et tu me les donnerais, de gré, ou de force, je te l'assure. Je n'essaie même pas de rendre cette situation plus agréable pour elle, quoi qu'on puisse pas vraiment dire qu'elle soit désagréable, son corps, collé contre le mien. On a connu pire, non ?

« On va discuter tranquille, tous les deux, et tu vas éviter de pointer de nouveau ton arme sur moi, d'accord? »

Tu as intérêt à l'être, de toute façon, sinon, je ne prendrais pas le risque de te relâcher. Alors, à toi de voir de quelle manière tu veux que cette discussion se déroule, tu as les cartes en main. Le dernier choix te revient, à toi, et à toi seule.

« N'es-tu pas censé protéger les humains, de moi, et pas l'inverse ? »
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Lun 7 Nov - 0:43



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Bastien & Lilith

Depuis que je suis à Missoula, je me suis rarement retrouvée dans une situation aussi merdique. Presque entièrement dénudée et avec deux chargeurs, dans une situation qui puait à des kilomètres à la ronde. Je ne sais pas trop au milieu de quel secte et marchandage je suis tombé, mais je ne compte pas me laisser vendre ainsi. Et je compte bien foutre une merde noire dans ce système. Je me dirige vers la sortie mais je tombe sur d’autres monstres impliqués dans l’horreur en bas. Je sais, je devrais veiller à la survie des humains tout autant que des moroïs… Du moins, c’est ce qu’on apprend aux gardiens bien disciplinés. Sauf que je n’en ai rien à faire des règles. Un monstre est un monstre, je n’attends pas qu’il possède une paire de crocs et les yeux rouges avant d’agir pour le supprimer, et tant pis si cela me rend horrible aux yeux de certains. J’agis selon le peu de valeur que je possède. Je les élimine, récoltant un joli lot de blessures de guerre mais ce n’est certainement pas le genre de choses auxquels je prête une grande importance.

J’ai de nouveau un duo face à moi, à croire qu’on ne vend que du duo et de l’horreur dans le coin. Eh bien, je les laisserais bien s’entretuer mais mon instinct agit avant mon intellect et je flingue l’humain. Ce même humain qui est responsable de mon arrivée dans le coin. Sauf que juste après, je ne peux pas m’empêcher de me rappeler dans quelle merde je suis. Plus de balle, un chargeur contre la vitesse d’un strigoï. Pas le bon duo. Alors je n’ai aucune honte à courir, la vie de ses filles est plus importante que ma fierté. Alors oui, je reprends le chemin vers mon objectif : le cabanon. Sauf que bien sur, ça ne peut pas être si simple, faut que le tank décide de remplir son office et me roule dessus. Bon, j’exagère mais monsieur décide de montrer ses muscles en prenant l’ascendance. A croire que les hommes ont besoin de cela pour s’assurer qu’ils ont de la virilité, bandes d’imbéciles. Je soutiens son regard, même si je ne suis pas en position de force, surtout que mon chargeur est vide. Mais or de question que je lui montre le moindre signe de peur, surtout quand je n’éprouve que de la contrariété. Quand à me cacher ? Mon gars, tu ne pourrais pas plus m’insulter, même si tu essayais très fort. Je ne me suis jamais cachée et je ne compte pas commencer avec toi. T’es un vrai colosse, niveau taille mais tu connais le proverbe : plus c’est grand, plus ça tombe de haut. Eh bien, je n’aurais aucun scrupule à agir dans ce sens. Mais pour l’instant, je ne lui réponds pas, je préfère bouger pour tenter d’attraper discrètement une de mes lames. A l’origine, je prévoyais pas de te tuer mais ça peut s’arranger.

Il parle de discuter tranquillement sans arme pointé sur lui. Eh bien, vu que mon flingue n’a plus de balle, ça servirait à quoi, hein ? Je laisse échapper un soupir, avant de parler avec mordant, continuant à soutenir son regard :

« Parce que ça s’appelle discuter, ce que t’essaie de faire ? C’est bizarre, je suis persuadée que le mot qu’on devrait utiliser serait interrogatoire musclé. »

Il me pose une question et je ne peux pas m’empêcher d’hausser un sourcil. Depuis quand les prédateurs en ont quelques choses à foutre de l’avis des proies ? Parce que je ne suis pas conne, je reconnais très bien le regard qu’il porte sur moi. Dès qu’il aura ses réponses, il compte faire son repas sauf que manque de bol pour lui, il n’y a pas que pour ma survie que je me bats ce soir et cela me donnera bien assez de force pour me débattre… Sans compter que les morsures, je connais et je passe mon chemin.

« Parce que t’en as quelque chose à foutre des humains ou de mon avis ? Nan. Alors va saigner quelques cons plutôt que de m’emmerder. »

Ma main se resserre sur la lame contre ma cuisse gauche et j’agis rapidement. Avec l’angle, la pression de son « étreinte » et sa taille, je n’atteins que son flanc mais une lame crantée et en argent, cela lui fait mal. Je crois même avoir touché un de ses organes, de quoi le ralentir. En tout cas, je ne perds pas de temps, je donne un coup de pied dans son entrejambe, peu fair-play mais cela fonctionne, l’étreinte se relâche et je m’écarte de lui d’un bond, rentrant dans la cabane. Bon, pour sortir, cela va être la merde mais hey… Je fais au fur et à mesure.

Je vois une cisaille que j’attrape et que je coince dans un de mes holsters de cuisse. J’en profite pour recharger mon flingue et me préparer à ressortir… En espérant que la montagne de muscle est décidé de prendre un nouveau jouet avec lui. Je ne suis pas un bon jouet à mâcher, il l’apprendra à ses dépends.

« T’as intérêt à t’être cassé le vampire parce que cette fois, je n’hésiterais pas à te tirer dessus. »

Surement qu’il en a rien à foutre mais je l’ai prévenu. Je sais que ça ne sert à rien mais si jamais il serait derrière la porte… J’ouvre brusquement la porte d’un coup de pied avant de filer de nouveau vers l’entrée de la crypte. Et cette fois, ça serait cool de ne pas avoir d’interruption. Ouais, comme si ça arrivait ce genre de trucs sympas dans ce monde de merde. Allez, on compte combien de secondes tranquilles : Une… Deux…
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Mar 20 Déc - 16:29


Confiance commence par con

Est-il possible de vivre une soirée normale, ici, à Missoula ? Juste une soirée, à chasser, se nourrir, et rentrer ? Avec une potentielle partie de jambe en l’air, pour égayer la soirée, mais sans avoir à vivre un quelconque duel en perspective.. Je veux bien admettre que parfois, comme ce soir, cela s’avère être intéressant, mais quand même, parfois, une soirée calme, autour d’un verre, je vous assure que ça ne fait pas de mal. Enfin, de toute façon, ce ne sera pas pour ce soir, encore, alors autant que je me concentre sur la scène de ce soir.. Tu vas une arme braquée sur moi, avec une unique balle, à ce qu’il semble, alors pourquoi t’en être pris à cet humain, plutôt qu’à moi ? Votre espèce, n’est-elle pas censé nous abattre, pour que l’on ne s’en prenne plus à vos petits protéger ? Tous cela est très étrange. Les humains s’en prennent à notre groupe, les gardiens dégomment les humains, quel genre de nouvelle est-ce que je vais encore apprendre ? Nous verrons bien plus tard, pour l’instant il faut que je m’occupe de cette gardienne, qui tente de prendre la fuite. Ou est-ce que tu comptes te tirer comme ça ? Je n’ai pas encore pris le repas que je suis venu chercher, et même dans le cas où je te laisserais en vie, pour m’avoir épargner, je compte bien recevoir des explications, face à ce geste. Je ne suis pas le roi des crétins, je sais que ce n’est pas un geste habituel, donc des explications sont attendues. Je la plaque contre cette cabane, ou elle court se réfugier. Sais-tu que t’en fermer là-dedans, et assez stupide, parce que je serais là, à t’attendre, lorsque tu voudras sortir ? Alors je vois pas en quoi cela te paraît être une bonne idée. Enfin, j’attends de voir peut-être que je te laisserais reprendre ta course, si tu arrêtes de faire la maline, et que tu m’écoutes. Qu’est-ce que cela t’écoute, au juste ?

«  Interrogatoire musclé ? Ma jolie, je ne pense pas que tu veux savoir, à quoi ressemble un Interrogatoire musclé, à mes côtés »

Mais sache que ce serait bien pire que ce que je suis en train de faire là, alors si tu te plains sérieusement de cette situation, tu devrais pas tenter le diable, parce que la suite pourrait être très désagréable. Alors c’est un conseille, gente dame, fais très attention la situation pourrait devenir critique pour toi. Je serais à ta place, je n’essaierais pas de faire un geste stupide. Je peux être de bonne compagnie, tu sais, alors profites-en. Qu’est-ce que j’en ai à foutre de ces humains ? Rien, je pourrais même les voir crever sous mes yeux, que je ne bougerais pas le petit doigt, pour les sauver. Toi, en revanche, cela pourrait changer en fonction de tes actions, alors pour une fois, sois plus maline. Par contre, tu commences à me taper sur le système, avec tes réflexions plus mauvaise mes unes que les autres, alors un conseil, calme toi, de toi-même, parce que ce sera bien plus douloureux, si c’est moi, qui doit te calmer, et si tu veux en savoir un peu plus, je suis très grognon, lorsque je n’ai pas assez mangé. Tu  choisis d’attaquer, je peux t’assurer que tu as fais le mauvais choix.. Cette lame, enfoncé dans mon ventre ne me retiendra pas très longtemps, alors au lieu de t’en fermer dans cette cabane, tu aurais mieux fais de prendre la fuite. Surtout avec ce petit coup, bien placé que tu as ajouté, à la fin. Sais-tu que ce genre de partie, est précieuse, pour les hommes, y toucher est une très mauvaise idée. Je grogne, alors que je vois la porte se refermer dernière elle. Je pourrais entrer, oui, mais je préfère attendre qu’elle sorte, bien plus de place, à l’extérieur, si vous voulez mon avis. Tu es lente, ma jolie, très lente. Qu’est-ce que tu fabriques là-dedans ? Faut-il que je vienne te chercher ? Peut-être as-tu peur de ce qui pourrait t’arriver ? Peut-être qu’au fond, tu n’es pas aussi courageuse que tu le prétends ? As-tu peur de mourir ? Voyons ma belle, n’est pas peur, je ne compte pas en finir avec toi de suite, vu tes actions, j’ai encore bien des choses à te faire vivre. Tu te décides enfin à sortir. Penses-tu que courir sera ta solution ? As-tu oublier que malgré ton entraînement, je suis bien plus rapide que toi ? Je lui laisse, trente secondes d’avance, pour lui laisser de l’espoir, et l’anéantir un peu plus derrière. Je l’attrape par la taille, et l’entraîne au sol avec moi.

« Pas assez rapide, chérie »

Faut croire que tu es plus doué en ce qui concerne le tire, ou le combat, parce que la course, c’est pas encore ça. Peut-être que si tu te montres un peu plus coopérative, je pourrais t’apprendre quelques trucs utiles, pour fuir notre espèce. Je la retourne, dos contre terre, pour qu’elle se retrouve face à moi, et que je puisse croiser son regard. Je penche la tête sur le côté, et un rictus me vient, lorsque j’aperçois un peu de boue, sur son visage. Cela te donne un air de guerrière, ce n’est pas plus mal, et je trouve que ça te va bien, mine de rien.

« Tu sais, je n’aime pas que l’on me fasse faux bon, en plein milieu d’une discussion, c’est très impoli »

Laisse moi deviner ? Tu n’en as rien à foutre ? On dirait que c’est ta seule reparti, mais pour une fois, je pourrais être de ton côté, alors tu ferais mieux de te raviser, dans tes actions. De toute façon, bloquer comme tu l’es, qu’est-ce que tu comptes faire ? Je ne crois pas que tu es beaucoup de choix, qui s’offre à toi, alors écoute moi bien.

«  Je vais être gentil, et passer sur tes attaques précédentes, mais ne t’avise pas de recommencer. Au lieu de t’en prendre à moi, si tu me disais à quoi sont censés te servir tous cette attirail, qui sait, je pourrais t’être utile ? »

Je ne suis pas un ange, il ne faut pas croire, mais pour une jolie fille, pour tes beaux yeux, comme on dit, peut-être que je pourrais faire des efforts.
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Dim 25 Déc - 19:23



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Bastien & Lilith

Parfois, faut vraiment se demander qui est le plus monstrueux chez l’homme ! Celui qui boit du sang ou celui qui torture ! De toute façon, à mes yeux, ce n’est pas l’espèce qui fait le monstre, ce sont les actes. Les plus monstrueux font partis de ma famille, après tout, et aux dernières nouvelles, ils n’étaient pas des immortels. Ils n’avaient même pas tous des crocs. Je regretterais peut-être d’avoir abattu l’homme à la place du strigoï, mais pour l’instant ce n’était pas le cas. Enfin, c’est parce que je ne lui avais pas laissé le temps, ayant pris le large au pas de course. Mais on dirait qu’un mec n’est pas juste capable de se dire « ah merci » puis de passer son chemin. Non, c’est plus amusant de chercher la causette, le pourquoi du comment. Me fait pas rire, les strigoïs ne savent pas faire dans le simple interrogatoire. Il me dit que je ne souhaite pas savoir à quoi ressemble un interrogatoire musclé à ses côtés. Tu penses me faire peur ? Mais vas-y, tiens ! Je ne prétends pas être indestructible, mais je suis têtue ! Plus tu me feras du mal, plus je te tiendrais tête, je n’en doute pas. Je lui ris au nez, un rire rapide et sombre. Ce mec, il lui manque quand même une case, mais pas de cran, c’est sur. Remarque, y en a qui dirait la même de moi.

« C’est bien des paroles de mecs ça. »

Si tu crois pour autant que ça me fait peur ou que ça va me donner envie de répondre à tes questions, t’es en train de te foutre la main dans l’œil jusqu’au coude ! Ouais, je suis pas poli, je suis agaçante et je compte bien te faire chier jusqu’à ce que tu te casses. Tout comme je compte bien me libérer. Je fais pas beaucoup de promesse mais quand j’en fais, je les tiens. Et j’ai promis à ces filles en bas d’aller les sauver, ce que je compte bien faire. Mais pour l’instant, t’es sur mon chemin et va falloir que tu te casses, fissa !

Je lui fous ma lame dans le corps. Pas un accueil qu’il appréciera, je m’en doute. Surtout avec le coup que je lui fous après mais c’était soit ça, soit parlementer vingt ans et ça commençait à me saouler. Appelez moi féministe si vous le voulez, mais un homme qui passe son temps à parler, je trouve qu’il perd de son charme. J’entre dans la cabane dans mon dos et j’y trouve ce que je recherche après quelques longues secondes de recherche. La paire de cisaille devrait être assez forte pour couper tous les cadenas, voir les barreaux s’il le faut vraiment mais j’aimerais éviter. Je recharge mon fidèle gun avant de sortir. Je suis pas conne, je sais qu’il y a de fortes chances que le mec soit toujours dans le coin mais j’aimerais autant éviter de le revoir. Mais cette fois, j’ai de quoi lui trouer les fesses et je ne compte pas m’en priver. Pour ça que je le préviens, la belle gueule ne pourra pas dire que je ne l’ai pas prévenu.

Je cours depuis quelques dizaines de secondes quand tout d’un coup, il y a un poids contre mon dos, qui m’écrase contre le sol et qui est plutôt désagréable. Mais c’est pas vrai ! Il pouvait pas abandonner la chose ? Tout ça parce que je l’ai épargné ? Bon sang, la prochaine fois, je le butterais lui, ça sera plus simple ! J’entends sa remarque sarcastique. Monsieur veut que je l’applaudisse en plus ? Je suis retournée comme une poupée de chiffon, ce qui ne provoque qu’un peu plus d’adrénaline dans mon corps. Bon sang, ce n’est pas possible. Y a un moment, la poupée de chiffon, elle en a raz-le-cul !

Je vois enfin son visage, mine de rien, c’est un bon changement. Son rictus lui donne un air sauvage, plutôt sexy, pour un peu qu’on aime les tanks bien sur. Les tanks qui t’écrasent contre le sol. Je ne serais pas contre qu’il s’écarte un minimum, le crétin. Paraîtrait que je suis impolie. Tu permets que je lève les yeux aux ciels ? Non, parce qu’au risque d’être répétitive, ce n’est pas ton avis qui m’intéresse ! La seule chose qui m’intéresse, de ta part, c’est que tu te casses.
Il me demande qu’on discute gentiment et que je lui dise ce que je veux faire. Ah tiens, parce que monsieur a changé de discours maintenant ? Faut te fixer, mon gars, promis, ça ne te fera pas de mal. Par contre, faut bouger, parce que j’ai beau bouger dans tous les sens, ce mec a soit trop de graisse, soit trop de force, parce que je n’arrive pas à me déloger et ça commence à m’agacer.

« Et pourquoi je te le dirais ? Tu te sens l’âme d’un chevalier servant, le géant ? »

Je redresse la tête, me retrouvant à quelques petits centimètres de la sienne en le fixant droit dans les yeux. Tu veux faire un marché ? J’en ai plus intéressant encore, du moins de mon point de vue. Et si ça me permettait d’être enfin libre de ta présence, je ne dis pas non. Y a pas à dire, rencontrer John était une mauvaise idée. Et ouais, au cas où on cherche le lien, je parle de sexe avec un homme. Parce qu’évidemment, fallait que les couillons possèdent le même genre de rictus et d’arrogance qui font que je leur prête trente secondes d’attention.

« Que dirais-tu de me relâcher, de détourner les yeux et qui sait, t’auras peut être tes oreilles pour comprendre à quoi me sert mon attirail comme tu dis. Et moi, je suis libéré de ta présence. Bon plan, non ? »
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Lun 26 Déc - 22:15


Confiance commence par con

Pourquoi une femme, c'est toujours aussi compliquée ? Déjà, je ne comprends pas sa façon de faire, sauver un être de mon espèce, et buter un humain ? Très étrange quand même, comme manière de faire, pour un gardien. A moins que les choses aient changés, en quelques jours, la mode était encore à ce que vous, gardiens, vous défonciez des monstres, comme nous. Alors j'aimerais comprendre. Sauf que là encore, même quand je me montre amical, enfin, aussi amical que je peux, je n'obtiens aucun résultat, juste d'avantage de provocation, et un beau coup. Et bien, beauté, tu as de quoi surprendre, c'est le moins que l'on puisse dire, mais si tu crois me faire fuir de cette façon, tu t'es mis le doigt dans l’œil. Je n'ai peut-être pas beaucoup de qualité, mais la persévérance en est une. A moins que tu considères cela comme un défaut, mais cela serait assez étonnant quand même puisque l'on critique toute personne qui lâche l'affaire sans se battre. Sois heureuse, je me bats pour comprendre la logique dont tu fais preuve ce soir. Enfin, quoi ? Qu'est-ce que tu trouves encore à me reprocher ? Je comprends que tu ne portes pas mon espèce dans ton cœur, nous tuons les tiens, vos protégés, mais pour une fois, j'essaie de t'aider, alors explique-moi, pourquoi tu te montres aussi désagréable avec moi ? A ta manière d'agir, j'ai comme l'impression que ta quête semble quand même assez importante, ce serait dommage que tu échoues, parce que tu n'as pas voulu de mon aide, non ? Si, je trouve. Alors j'attends, je me remets de ma blessure, de son coup, porté au plus profond de mon intimité, et attend sa sortie, pour l'attraper au vol.

Ce qu'elle ne tarde pas à faire. De toute façon, j'imagine bien que sa quête ne se trouvait pas dans ce minable cabanon, et qu'à un moment, ou à un autre, il lui faudrait sortir. Dommage pour toi, tu espérais que je sois parti, mais je suis toujours là, à t'attendre. J'aime bien, donner de faux espoir. C'est un peu cruel, mais tellement drôle. Alors je lui laisse quelques secondes d'avance, avant de l'attraper, et de la renverser au sol. Ce n'est pas bien dure, il faut dire que sa carrure n'est pas aussi imposante, et que malgré les sacrés coup qu'elle donne, elle est plutôt légère. A se demander d'où tu tires ta force. Mais enfin, ce n'est pas la question qui m'importe pour l'instant, je pourrais bien poser ce genre de question, plus tard, autour d'un café, si j'arrive à la déridé un peu. Tu sais que tu dois en gonfler plus d'un, à toujours parler, de manière aussi pessimiste ? Même quand je te proposes mon aide, de manière tout à fait louable, tu trouves quelque chose à me reprocher. T'as un truc contre les gars, ou c'est moi, spécialement, qui est l'occasion de connaître ce traitement de faveur ? Ne t'inquiète pas, je ne me laisserais pas faire, pour autant. Crois-moi, aussi têtu que tu sois, j'en ai une plus têtu encore, à la maison, alors tu ne m'impressionneras pas, avec toutes tes répliques, je suis paré à toute éventualité, à force de fréquenter Effy. Par contre, un conseil, arrête avec la provoc, parce que cela commence à m'irriter. Je suis gentil, un temps, si tu continues sur cette lancée, t'iras rejoindre ton copain l'humain, sous peu de temps. Tu es belle, charmante, un caractère qui plaît, mais fais attention, parce que niveau patience, je ne suis pas un modèle, je ne la possède pas avec n'importe qui.

« Essaierais-tu de me faire passer un message ? Si je ne me trompe pas, dans les contes, le preux chevalier, embrasse sa princesse pour l'éveiller d'un profond sommeil. Ce n'est pas exactement ce que j'avais en tête, mais je peux réussir cette tâche, avec brio, aussi »

Faut pas m'en vouloir, mais si je te charrie, c'est à cause de toi. Lorsque je suis irriter, je jette mon dévolu sur l'humour, cela m'aide à me décontracter, et cela m'évite d'avoir à arracher des têtes. Et puis, soyons honnête, ce serait dommage de devoir arracher la tienne. Mais ne pousse pas, ce serait dommage, je n'ai pas dis que je ne pourrais pas m'en occuper pour autant. J'ai déjà fais des tâches bien plus désagréable que celle-là, alors te couper la tête pour cause de trop de provoc à mon égard, ça devrait être dans mes cordes. Parce qu'autant te dire, que ta proposition, ne me plaît pas, mais ne t'en fais pas, tu comprendras. Enfin d'ailleurs, vu la position, dans laquelle tu es, tu aurais dû comprendre depuis longtemps, que tu n'as pas vraiment d'autre choix, que de m'offrir les réponses que je souhaite. Parce qu'au cas où tu ne l'aurais pas remarqué tu es immobilisé, sous mon poids, sans la moindre chance, d'en sortir, sauf si je le décide, alors est-ce que tu vois une autre possibilité, que de répondre à mes questions.

« Écoute bien, chérie, si je te voulais morte, excuse-moi d'être cru, mais tu le serais déjà, ta jolie cervelle éclater contre le sol, et crois-moi, cela m'aurait simplifié la vie. J'ignore ce qui se trame ici, mais ça m'a l'air d'être un joli merdier. Pour une raison que je ne comprends pas, tu as décidé de sauver ma vie, tout à l'heure, alors je t'en dois une. T'aider est la moindre des choses que je peux faire, vu que cela semble te tenir à cœur. Estime-toi heureuse, une fois que nous en aurons fini, tu n'auras plus jamais à supporter ma présence qui semble t’importunai »

Bien que là aussi, je ne comprends pas. Je veux bien croire que je ne suis pas des plus agréable, mais je n'ai eu aucun geste déplacé envers toi, aucune menace, alors tu pourrais quand même te montrer un peu plus aimable. Tu sais quoi, je vais même te prouver ma bonne fois. Je finis par la relâcher, enfin, après nous avoir tous les deux remis sur pied, dans un même geste. Bon nous ne sommes plus très propre, mais qu'elle importance, je ne crois pas que ce que tu as l'intention de faire, ce fasse dans un grand luxe. Je décale même une mèche de ces cheveux, tomber devant ces yeux, pour croiser son regard. Alors, qu'en dis-tu, ça me semble un bon compromis ? Par contre, je t'ai fais confiance, en te libérant, évite de me tirer dans le dos, parce que ça en sera fini de l'homme amical, qui souhaite t'aider.
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Dim 12 Fév - 23:11



Confiance commence par "con"
Bastien & Lilith

Ce mec est décidément… Collant. Faut croire que c’est une constante dans cette ville. Sauf qu’il ne me donne pas vraiment envie de m’attacher. Mais plutôt de le secouer. Sauf que je suis sûre qu’à affronter ce tank, qui doit bien faire trente centimètres de plus que moi, je risque de me secouer avant de réussir à le faire bouger un muscle. Et c’est pas vraiment dans mes projets. Alors je tente de me débarrasser de lui mais vraiment, c’est plus de se débarrasser de lui que d’éradiquer le SIDA ! J’aurais pas cru ça possible.

C’est aussi étrange comme mon caractère n’a pas l’air de les rebuter. Morganna, je te retiens, à me dire que mon caractère de chien ferait fuir les morts, bah tu vois, ça ne fonctionne pas. La preuve, le macchabé plutôt sexy qui se trouve à mes trousses n’a pas l’air de vouloir s’en aller. Et maintenant, c’est pire, il n’est plus à mes trousses mais carrément sur moi. Et il se paye le luxe de me manipuler comme si je ne pesais pas plus lourd qu’une plume. C’est franchement rabaissant de se faire manipuler ainsi. Je croise son regard moqueur mais sérieux en même temps. Mais mec, tu peux pas faire comme tout le monde et juste dire merci puis te barrer ? Nan, bien sur, faut que tu cherches à comprendre ce qui se passe. Ça te ramène encore plus de point dans le côté chieur ! Et t’en avais pas besoin, je t’assure.

Sa dernière menace me donne envie de le mordre mais je me contente de mot venimeux. Sauf que bien sur, il ne le prend pas comme le prendrait n’importe quel homme, faut que ça l’amuse et en plus que ça se retourne contre moi. Hors de question que tu m’embrasses, je préférerais encore que tu me mordes, mon vieux ! Sauf que je ne le dis pas à voix haute, j’ai retenu la leçon, au moins pour cette fois. Ça se retournera encore contre moi et ça m’obligera à le fréquenter un peu plus longtemps et ça, je dis non ! Je l’ai déjà eu bien assez longtemps au-dessus de mon corps. Je finis par lui faire une proposition plutôt honnête. Et non, je ne fais pas preuve de mauvaise foi, tais-toi la petite voix !

Je me retrouve à le fixer droit dans les yeux quand il parle et je n’essaie même pas de le couper, ce qui est plutôt rare avec moi. Si tu avais voulu exploser mon crâne contre le sol, ça n’aurait pas été plus mal, ça m’aurait éviter de faire d’autres conneries mais écoute pourquoi pas. Par contre rêves pour que je t’explique pourquoi je t’ai sauvé la vie, ça voudrait dire bien trop d’explication à côté et je suis pas du tout pour ce scénario. Mais du coup, je ne dis rien quand il me manipule encore comme une poupée de chiffon, je fronce uniquement les sourcils en continuant de le regarder droit dans les yeux. Sa main qui touche ses cheveux me dérange bien plus que la pensée de mon corps à peine vêtu décemment, de cette chemise et de mes sous-vêtements. Je n’aime pas cela. Je me recule d’un pas, retrouvant en moi cette rage familière qui ne me quitte jamais et qu’il avait semblé adoucir une seconde, par surprise.

« Si jamais tu fais une seule connerie, je te jure que je te traquerais et que je te tuerais de la manière la plus douloureuse qui soit après avoir décimé tout ce à quoi tu tiens. »

La différence entre les monstres et moi ? Strictement aucune. Je suis un monstre, qui n’a encore de l’humanité que parce qu’elle a encore un minimum de conscience morale. Cette morale qui m’est représenté par ma mère adoptive et mon protégé, sans eux, je serais devenue aussi monstrueuse que les pires rebuts de l’humanité. Mais je connais mon potentiel destructeur et je ne doute pas que ce strigoï l’ait aperçu également ce soir.

Je m’écarte encore d’un pas et je finis par faire l’effort de lui tourner le dos, même si cela me rend mal à l’aise. J’attrape de nouveau l’outil qui est tombé à mes pieds, le tenant fermement en faisant machine arrière et en retournant à l’entrée de la crypte. Je remarque en même temps pour la première fois la douleur qui parcourt mes pieds. En même temps, j’aurais du m’en douter, courir pieds nues dans un lieu qui contient au mieux des caillots, et au pire toutes sortes de petits objets tranchants… Je ne veux même pas imaginer leurs états. Enfin je m’en préoccuperais plus tard. Pour l’heure, il y a plus important que moi. Je descends silencieusement les marches, presque plus silencieuse que le strigoï à mes côtés. En même temps contrairement à lui, je ne peux pas entendre s’il y a d’autres ennemis dans le coin. J’entends les bruits d’une conversation avant de voir apparaître devant moi, un homme. Un humain, richement habillé, un cigare à la bouche et un téléphone à l’oreille. Je ne réfléchis pas plus. Au vu de sa tenue et de son rictus, il fait parti de cette organisation et il l’approuve. Je glisse jusqu’à lui, donnant un coup puissant dans son genou, qui se déboîte. Il tombe au sol dans un cri qui se termine brusquement quand je lui brise la nuque. Puis le silence, interrompu par des respirations. Des dizaines de respiration. Je me tourne vers le strigoï, à mes côtés, méfiante, voyant en même temps, sur les côtés, dans les cellules, les jeunes femmes que je suis venue chercher.

« Alors, est-ce que tu es heureux de savoir ce qui me tient à cœur ? Tu comptes faire quoi, maintenant, strigoï ? »
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Lun 13 Fév - 11:27


Confiance commence par con

Pourquoi es-tu aussi rude, avec moi, au juste ? Est-ce que tu te rends compte, que tu es un peu dure à suivre ? Un coup, tu me sauves la vie, et lorsque je veux te rendre la pareille, pour éviter que tu te précipites dans un piège, et n'en sorte pas vivante, tu ne veux pas de mon aide ? Bon, je ne cache pas, que ma première idée, était de venir ici, pour trouver un repas, et lorsque mon regard s'est posé sur toi, tu étais devenu ce repas. Mais ça à changer, lorsque tu as décidé de tuer l'humain, pour me sauver la vie, alors cela m'arrangerait, que tu calmes quelque peu tes hardeurs, pour m'écouter. Je comprends bien que tu sois pressé, bien que j'ignore ce qu'il se trame, ici, ou dessous, au vu de ton état, tu sembles presque avoir été déterré. Tu aurais bien besoin d'une bonne douche, et j'accepterais même de te donner un bain, avec une grande joie. Mais j'imagine que cela serait assez mal venu, de te faire une telle offre de suite, et que cela ne m'aiderait pas à te convaincre, pas vrai ? Alors je garde ça pour moi, et nous verrons lorsque nous en aurons fini. De toute façon, nous risquons d'être encore plus sale, en sortant, alors ma demande sera encore plus justifiée. Je la maintiens toujours au sol, alors que je lui fais ma réponse. Je suis loin d'être un preux chevalier, mais si c'est le rôle que je dois prendre, pour que tu acceptes de m'écouter, et arrête de me faire faux bon, je peux en être capable. Je peu même embrasser la princesse, s'il faut, mais je ne suis pas certain que cela puisse être ce que tu souhaites. Tu vois, comme quoi, tu ferais mieux de réfléchir, avant d'ouvrir la bouche, la provocation ne te réussi pas toujours. Tu as une certaine chance, d'être tombé sur moi, et que je connaisse mes valeurs, parce que d'autre, t'aurais déjà arraché la tête, que tu es sauvé leur vie, ou non. Et je comprends, parce que tu es un peu tape nerfs, mais on va dire que je sais m'en accommoder. Faut dire que je vis dans un manoir, au côté d'une femme, qui est, elle aussi, loin d'être facile, alors à force, on s'habitue.

Je lui fais cette proposition, enfin explication, je dirais, pour qu'elle comprenne que je ne compte pas lui faire du mal, et ce que je veux, c'est juste l'aider. Peut-être que tu ne connais que des enfoirés, dans notre espèce, mais ce n'est pas mon cas. Je peux faire du mal, aussi, mais rarement sans raison. J'ai été élevé avec des valeurs, que j'ai gardé, même avec ma transformation. Je nous redresse, la laissant libre de ces gestes, pour lui prouver que ce rapport de force, ce n'est pas ce que je souhaite, mais qu'elle ne m'a pas laissé le choix. Tu es libre d'agir comme tu le souhaites, je ne t'obligerais pas à faire quoi que ce soit, je t'offre juste mon aide, tu devais juste l'accepter. Elle semble s'adoucir, quelques instants, et c'est déjà pas mal, même si cela ne dure pas très longtemps. Je ne pensais pas réussir à avoir un tel résultat, alors je suppose que je peux me réjouir. Je dégage une mèche, de devant ces yeux, et elle ne tarde pas à retrouver son mordant, et son caractère de feu. D'accord, le message est passé, j'éviterais une quelconque intrusion de ton espace vital, à l'avenir. J'ignore pour quelle raison, mais cela n'a pas l'air d'être une partie de plaisir pour toi. Tu es décidément une femme bien étrange. J'en connais qui n'auraient pas hésité à ce jeter dans mes bras. Tu défies toutes les lois de la séduction, et c'est peut-être ce qui me pousse à porter mon intérêt sur toi. Finalement, j'ai peut-être exagérer, peut-être que tu me reverras plus tôt que prévu, mais ne t'en fais pas, je serais faire passer cela pour une véritable coïncidence.

« Chérie, tu n'imagines pas le nombre de fois où l'on m'a déjà fais cette menace »

Et pourtant, je me trouve sous tes yeux. Cela devrait te prouver que je ne suis pas un enfoiré, non ? Ou alors que je suis assez malin pour m'en sortir. Dans tous les cas, ce n'est pas à ton avantage. Elle récupère ces outils, qu'elle a dû trouver dans la cabane, et reprends son chemin, sans chercher à me fuir, ou quelque chose du genre. Bien, on dirait que l'on est tombé sur un terrain d'entente tous les deux, c'est un bon début. Je le suis, sans aucune difficulté, assez curieux de savoir contre quoi elle se bat, après tant de résistance. On entre,  on s'enterre, et je comprends un peu mieux pourquoi elle n'avait pas forcément envie que je la suive ici, c'est un lieu assez propice pour l'attaque, et pour cacher un corps. Mais ne t'en fais pas, je n'ai pas changer d'avis à ton sujet. J'entends ces pas, avant que cet homme apparaisse devant moi, et même si cela me paraît assez louche, qu'un gars, fringué comme lui, se trimbale dans des cryptes, je n'agis pas. Chacun son délire, non ? Sauf que ma jolie guerrière, elle, n'hésite pas à attaquer. Et je veux bien me mettre à la place de cet humain, et croire que c'est bien douloureux, mais avec ce coup final, il n'a pas le temps de souffrir longtemps. Là, je ne comprends plus grand chose, mais avant de la questionner, je descends un peu plus, pour comprendre d'où viennent ces bruits, de respiration, ces quelques gémissements de douleur, et c'est là que mon regard se porte sur toutes ces femmes, emprisonnées. D'accord. Ça, je ne m'attendais pas à faire une telle découverte. Une nouvelle provocation. N'en as-tu pas assez ? Est-ce que j'ai l'air de vouloir te laisser te démerder, avec ce problème sur les bras ? Alors cesse un peu d'agir de la sorte.

« Même si l'idée de te foutre dans l'une de ces cages, pour te faire passer l'envie de te comporter de la sorte, avec moi, est très tentante, je vais quand même être gentleman, et te prouver que tu aurais eu tords de ne pas accepter mon aide »


Je soutiens son regard, quelques secondes. Ne crois pas que tes petites attaques, me toucheront moi. Tu ferais une grosse erreur. Je me détourne d'elle, sans craindre qu'elle se mette à m'attaquer. De toute façon, vu le boulot qu'il y a ici, tu n'arriveras à rien, seule, alors vaut mieux que t'évite de t'en prendre à moi. Surtout, que je pourrais t'être utile de bien des manières. Je m'avance vers la première cage, et démonte le verrou d'une simple pression de la main, pour en faire sortir la jeune femme, qui semble bien plus en mauvais état, que celle que je me coltine, jusque là. Je mords mon poignet, pour le poser contre ces lèvres, et faire couler quelques gouttes de mon sang, dans sa bouche, de quoi lui permettre de lui rendre ces forces, et qu'elle tienne debout, d'elle-même. Tu vois, chérie, tu ferais mieux de ne pas me provoquer, et que je ne change pas d'avis, je suis d'une aide très précieuse.
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MessageSujet: Re: Confiance commence par "con" | Bastien & Lilith   Lun 13 Fév - 20:25



Confiance commence par "con"
Bastien & Lilith

Est-ce que ce semblant de combat va s’arrêter à un moment ? Parce que ce n’est pas que je commence à en avoir marre… Mais j’en ai marre. Raz le cul, de me promener tout le temps des mecs au cul qui ne comprennent pas un gentil « vas te faire mettre ailleurs ». C’est pourtant assez clair ce genre de message, non ? Enfin, on ne dirait pas, dans le coin. En tout cas, celui-là, il n’a pas l’air de vouloir lâcher l’affaire. La prochaine fois, je réserve ma dernière balle pour le strigoï et je tue juste l’autre humain. J’aurais du faire ça dès le début en fait, j’ai été assez conne pour le coup.

Je me retrouve de nouveau en tête à tête avec le tank et j’aimerais bien qu’on arrête ce genre de situations. Vraiment. Surtout quand je me retrouve en position de faiblesse. Ou alors, on continue ce genre de moment mais c’est lui qui se retrouve en dessous et totalement bloqué. Ça, ça marche. Après suffit que je l’assomme et je pourrais le laisser derrière moi.

Je le laisse parler et je m’étonne même de réussir à garder ma bouche fermé pendant qu’il sort son long discours. Par contre, un truc, t’oublies le baiser. Vraiment, si tu tiens à garder tes testicules en place, t’apprendras les limites. Malgré tout, même si je suis un peu brusque dans mes pensées, je reste étonnée par ce qu’il y a dans son regard. Par cette lueur que je peux apercevoir. C’est ce qui me permet de lui laisser une chance. Je l’ai déjà dit, pour moi l’espèce ne fait pas le monstre, mais elle peut le forger. Alors oui, je suis prudente et je le resterais mais je te laisse une seule chance. Je me recule, de lui et de cette espèce d’emprise qu’il a sur ma colère pour lui répondre. Et sa tirade ensuite m’arrache un sourire rapide.

« Ca n’a jamais été moi qui t’ais fait cette promesse. »

Parce que oui, ce n’est pas une menace, c’est une promesse. Tu fais une connerie, t’assumeras. Je ne fais jamais de menace vide de sens, ce que je dis, je le fais. Alors si jamais tu déconnes, tu vas être dans la merde mon coco. Je lui jette un dernier regard avant de lui tourner le dos. Et putain que c’est dur de faire ça. Présenter mon dos à un ennemi potentiel… Je n’aime pas ça. Surtout quand celui-ci est plus fort et plus rapide. S’il veut me tuer, il aura maintenant l’embarras du choix… Mais pour les jeunes femmes bloquées en bas, il faut que j’agisse, je ne peux pas me permettre de faire la fine bouche.

Finalement on s’enfonce de nouveau dans la crypte et on se retrouve devant un possible ennemi. Un riche mais qui doit avoir des contacts. De toute façon, il a joué au con, s’il se retrouve ici donc il mérite totalement ce qui se passe ensuite. Disons qu’on ne pourra pas faire passer sa mort pour accidentel. Je ne m’intéresse pas à l’avis du strigoï mais à ses réactions ensuite. C’est maintenant que tu vas me prouver à quel point je peux te faire confiance. Tant qu’à me mettre en cage…

« J’en viens. »

Je n’en dis pas plus, préférant reprendre les cisailles pour aller m’occuper des cages fermées par des chaînes. J’en viens, de part mon enfance d’une putain de cage, étouffante, prenante, noir et glauque. Et je ressors d’une autre de ses putains de cages, là où y a un autre cadavre torse nu, tu passeras forcément devant et tu devrais comprendre. Enfin, je te fais un minimum confiance, et je m’occupe de sortir quelques unes des femmes. En commençant par les plus méfiantes, celles qui sauront comment réagir correctement et réconforter les plus abattues. L’une d’entre elle m’arrête en posant ma main sur mon épaule et en prenant mes cisailles. De part son coup de menton vers le strigoï, je me retourne vers lui. Et je le vois en train de faire boire son sang à une jeune femme, ce qui m’amène un froncement de sourcil. Vraiment, je préférerais crever que de boire ce sang, mais pourquoi pas… Après tout, y en a qui ont des tendances vampires, on peut rien y faire. Je m’approche d’eux, laissant le relais à cette deuxième femme pour les cas les plus simples. Je vois la femme s’éloigner du strigoï et je croise en même temps son regard.

« J’ai du mal à imaginer qu’un tank tel que toi et un strigoï de plus est un cœur… Mais je te remercie. Pour elles. »

Ces mots, je n’aime absolument pas les prononcer. Ils me brûlent la langue mais… Je suppose que tu mérites ce petit effort. Pour le moment. Mais crois pas que ça m’empêchera de botter ton cul plus tard, si tu pètes de travers, vieux. Je croise les bras sous ma poitrine, commençant à ressentir le froid et la douleur mais hors de question que je le montre. Je préfère encore surveiller le tank. Je le suis silencieusement à un autre cage, fronçant le nez en voyant dans quel état vivait les femmes ici. Combien sont passées dans ses cages ? Combien de temps restaient-elles là dedans ? Je sens qu’avoir les réponses à ces questions me foutrait vraiment en rogne. Enfin encore plus.

« J’aurais pas du tuer le friqué, j’aurais du le torturer un peu histoire qu’il s’explique un peu et qu’il y crache ses tripes. »

J’entends une exclamation enthousiaste et quand je me tourne, je tombe sur la femme avec mes cisailles qui m’adresse un clin d’œil. On dirait que j’ai trouvé mon double. Je lui adresse un léger sourire avant de me tourner de nouveau vers le strigoï sans nom. Il y a une question qui déterminera un peu plus si je peux te faire confiance ce soir. Une, assez importante. Et t’as pas intérêt à me mentir, je le saurais, le géant.

« Qu’est-ce que tu aurais fais, si tu étais tombée sur elles, sans cette dette que tu penses avoir envers moi ? »

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