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 Glorifier la mort | Aizen & Daniel

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MessageSujet: Glorifier la mort | Aizen & Daniel   Jeu 18 Aoû - 17:15



Glorifier la mort

Aizen & Daniel
Le temps passe, il délave les couleurs de nos souvenirs, il efface les saveurs des sentiments. Mais il n’enlève rien aux blessures de l’âme. Seul celui qui a blessé peut réparer selon certains. C’est peut être ça le syndrome de Stockholm ? Celui qui a blessé, répare ensuite et ce, à sa convenance. Une connexion entre deux âmes et deux passés. Mais que se passe-t-il quand on a à faire avec un trio ? Un preneur et deux kidnappés en attente de leurs jugements. Visiblement, les deux kidnappés attendent. Attendent leurs derniers jugements, tout en se liant. A l’autre. Mignon. Dégoulinant à souhait. Dégoûtant donc. Du coq à l’âne, de l’âne au cheval…

Je laisse ma main courir sur une des lames. Qui faire crier ce soir ? Cette femme, déjà si amochée par la vie, en l’amenant encore plus loin dans la souffrance ? Ou peut-être devrais-je torturer l’homme, la faisant hurler. Pour qu’il ait la vie sauve. Comme si j’étais du genre à avoir pitié. Il me faudrait ressentir pour ça et seulement trois personnes peuvent me faire perdre les pédales. Je vous aide, tous les trois se suivent dans l’alphabet…. Il faudrait que je trouve un N maintenant. Histoire de me permettre une certaine continuité. Et pas de chance, entre Amalya et Eric, y a pas de N. Ding ding dong, votre heure à sonner mes petits jouets.
J’attrape finalement la barre de fer et je m’approche de l’homme. Un humain. Normal. Ecœurant de sentiments. Déjà en pleurs. Gardes au moins ta fierté mon cher. Redresses-toi donc un peu… Je ne parle pas, je sais que mon silence leurs font peur. Tout comme mes sauts d’humeur. Je suis sûr que s’ils avaient eu un guide pour apprendre à me contenter, ils l’auraient suivi à la lettre, histoire d’avoir un peu de répit, ça fait quand même trois jours que je joue avec leurs nerfs et un jour et demi qu’ils sont enfermés avec moi. Mais là, c’est la fin du voyage. Le terminus. Tout le monde se descend… Je resserre ma prise sur la barre de fer et je me sers de ma force pour l’enfoncer dans le corps de l’homme, transperçant son ventre en deux. Douloureux mais pas mortel. Enfin, pas encore. J’entends en même temps les sanglots de la femme. Elle a compris que c’était fini. Et elle ne peut même pas supplier car je l’ai bâillonné… Hum. Je m’approche d’elle et enlève le bâillon. C’est parti !

« Salaud ! Vous prenez votre pied en faisant du mal ! Vous n’êtes qu’un monstre ! On devrait vous enfermer ! Vous… »

La fin se permet dans un gazouillement quand, à l’aide de deux pinces, je découpe sa langue, la déposant ensuite sur un plateau métallique, du même style qu’ils utilisent dans les morgues. Un monstre, effectivement. Mais un monstre qui travaille proprement s’il te plait. J’ai même enfilé ma paire de gants spécialement pour vous. Je desserre un peu ses liens, la forçant à se pencher en avant. Bien, maintenant elle perd toujours son sang et elle mourra toujours douloureusement… Mais elle ne s’étouffera pas dans le sang. Que cela n’aille pas trop vite. Je caresse un instant les cheveux de cette femme, m’amusant à voir cette lueur d’horreur dans son regard et ses mouvements de reculs avortés. Amusant ? Désespérant ? Croit-elle encore pouvoir s’échapper.

« Vous n’êtes rien d’autre que de frêles expériences. Je remets mes données à jour tous les 20 ans, sur tous les sujets psychiatriques. Vous m’avez été d’une grande aide tous les deux. Grâce à vous, j’ai pu refaire le plein d’observation. Et dites-vous que vu que vous êtes morts pour cette expérience, cela signifie que d’autres ne mourront pas à votre place. Pas avant 20 ans. »

En parlant, je tapote la tablette sur laquelle j’ai passé des heures dernièrement et je vois parfaitement la lueur d’horreur et d’incrédulité sur ses traits. Et oui, vous n’avez été que des insectes. Tout comme j’ai pu l’être. Mais je ne le suis plus. Et vous… Vous serez bientôt morts. Ainsi va la vie, ignorantes petites proies. Peut-être que quand votre âme se réincarnera… Vous vous souviendrez de ce soir et vous vous direz : Il existe des monstres sous le lit bien plus dangereux que les légendes urbaines. Et vous n’aurez pas tord.
Je relève la tête, sentant une odeur humaine s’approcher et je regarde cet individu intriguant. Humain oui, mais pas comme les autres. Rien que son physique le distingue. Ses actions également. Oser rentrer dans l’antre du diable, dans l’appartement où l’on se trouve, dans le salon même… C’est un petit miracle. Ou un pied de nez à sa peur. Mais il n’a pas l’air de ressentir de peur… Intriguant. Il n’empêche qu’avec toutes ses couleurs, il jure un peu avec cette pièce, à demi-meublée, mais surtout couverte de draps blancs pour empêcher les tâches de sang de nécessiter des heures de travail…
Je n’aime pas les duels de regards, qui dure une éternité. Surement mon instabilité émotionnelle... Je ne sais pas en fait, et je n’y porte aucune importance. Toujours est-il que je m’éloigne un peu de la femme pour me rapprocher de lui. Définitivement pas comme les autres. Même les dhampirs ne me surprennent plus, maintenant que j’ai bien connaissance de leurs existences… Mais cela ne m’arrive pas souvent d’être surpris par des humains. Jamais en fait. Seuls les strigoïs me surprennent encore. Parfois.

« Venu pour la mort ou par jeu, humain ? »

Tellement de doubles sens… Venu pour ta mort ? Pour la leur ? Pour jouer avec moi ? Pour jouer contre moi ? Tellement de possibilités, ça peut vite devenir vertigineux… Surtout si c’est pour le tout. Alors, réponds donc. Je suis curieux et ça, c’est une proposition d’aventure qui ne se présentera pas deux fois à ta portée. Attention, le temps presse, te presse de choisir. Le compte à rebours à démarrer, pour les êtres derrière nous…

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MessageSujet: Re: Glorifier la mort | Aizen & Daniel   Lun 12 Sep - 13:17


Daniel & Aizen

Jouer. S'allier. Trahir. Détruire... Tellement de possibilités.

J’entends les aiguilles de ma montre à gousset tourner encore et encore. Tic tac, ce son si fascinant, qu’on entend par moment mais qui est très vite dissimuler à cause du brouhaha, ou bien ce soir par des cris. Tic tac, elle hurle encore et pleure, elle sait que sa fin est proche. Ton temps est écoulé, chérie. Tic tac, mes mains de chirurgiens plongent une dernière fois dans sa cage thoracique grande ouverte, attrapant doucement son cœur avant de tirer dessus de plus en plus fort, la faisant hurler à la mort et c’est le cas de le dire, puisque quelques secondes plus tard, le silence complet est revenu. Tic tac, une minute de silence pour cette belle dame. Oh et puis non, je ne tiendrais pas une minute, trop de secondes de perdues pour une banale petite vie. Trois secondes, c’est déjà bien assez. Bye bye joli cœur, j’espère qu’on ne tardera pas trop à trouver ton corps, sinon la photo sera moins belle s'il est en décomposition.

La nuit est tombée depuis un moment, moi qui avais promis de rejoindre chaton avant vingt heures, elle ne doit plus m’attendre maintenant. Tant pis, un autre soir. Il y a des tas d’autres occasions de s’amuser ensemble, mais aussi de s’amuser seul. Ce soir je jouerais seul. Je marche dans les rues sans chercher à me faire discret, j’attrape même deux belles lames que je lime l’une contre l’autre, faisant un bruit à glacer le sang, à faire traverser les piétons sur l’autre trottoir, à faire fuir la police elle-même. Venez donc m’attraper petits poulets, je me ferais un plaisir de vous déplumer et vous mettre au four ! Sauf que personne n’a le courage de venir vers moi, alors en attendant je poursuis ma route. Je ne sais pas encore de quoi je suis à la recherche. Une cible ? Un partenaire ? Un nouveau jeu ? Je suppose que je saurais lorsque je tomberais dessus.

Ma marche se poursuit jusqu’au quartier des affaires, je dirais même vers un bâtiment et une salle précise. Pourquoi là ? Allez savoir, faut croire qu’inconsciemment je suis attiré par le sang. Bon d’accord c’est un petit peu faux, ma présence en ces lieux n’est pas une coïncidence. J’ai un type à tuer ici, un banquier qui a refusé de me filer le million malgré mes menaces, ou plutôt qui a dit ne pas avoir les capacités de faire ça, mais à mes yeux c’est du pareil au même. J’aurais pu le tuer sur place mais... Mais c’est plus marrant de le faire flipper quelques jours avant de lui tomber dessus ! Sauf qu'à mon grand regret, quelqu’un d’autre lui est tombé dessus avant. Un strigoï. Intéressant ! Jeune d’apparence, mais avec ceux-là on ne peut jamais vraiment savoir ! Mon sourire de joker étire mes lèvres alors que je le fixe en silence, lui et ses proies. Il se rapproche alors que je reste à ma place, toujours le même sourire, toujours le même silence, curieux de savoir ce que va bien pouvoir dire ou faire le strigoï. C’est finalement la parole qu’il décide de prendre.

- Jeu et mort, c’est du pareil au même pour moi, strigoï ! Hahaha !

Je ris, c’est habituel avec moi, chaton connaît bien, les autres en sont souvent étonnés, flippés, c’est encore plus amusant. Mais toi strigoï tu n’as pas peur, tu m’as l’air même un peu trop impassible ! Insensible ? Nous verrons bien. Je finis par m’arrêter de rire et le contourne, le dépassant, lui offrant mon dos sans la moindre crainte. J’avance vers ses cibles, la femme qui agonise encore, plus pour longtemps et l’homme. Transpercé par une barre de fer. Mort depuis quelques secondes, une ou deux minutes maximum. Dommage, c’était mon homme et j’ai raté sa fin. Tant pis. Au vue de son expression je sais au moins qu’il a souffert avant.  Je finis par me retourner à nouveau, plongeant mon regard vers le strigoï qui m’observe de sa place alors que je retrouve mon fameux sourire.

- Un jeu mortel me paraît intéressant ! On va jouer à "détruisons le gros building", en plus il y a une réunion au dernier étage, de quoi être sûr de faire la une ! On se rejoint l’arrière du bâtiment, si du moins on en ressort tous les deux. Sois fairplay et n’utilise pas tes capacités, strigoï, c’est un duel d'esprit !

J’éclate encore de rire, puis finalement je n’attends même pas de connaître sa réponse, de savoir s’il est intéressé ou non par la destruction de ce bâtiment. Je m’éloigne déjà vers la sortie de cette pièce, sachant quoi rechercher dans un tel bâtiment, je n’ai plus qu’à trouver. Vas-tu jouer avec moi strigoï ? De toute façon je peux très bien m’amuser tout seul. Voyons voir si on ressortira tous les deux de ce building. Et tu aurais quand même pu sourire pour la photo, car crois-moi, ton visage fera bel et bien la une, j’ai toujours aimé roulé mes partenaires.
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