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 La légende O'Brien prend fin

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MessageSujet: La légende O'Brien prend fin   Jeu 16 Juin - 23:34

La légende O'Brien prend fin

Alistair & Lucian
Il est écrit que chaque chose fait son temps et que rien n’est vraiment éternel. Certaines choses sont éphémères, d’autres vivent moins d’un demi-siècle, d’autres encore vivent des centaines d’années. Est-ce qu’après 816 ans d’existence je tire maintenant ma révérence ? Peut-être bien, comme certains l’auront remarqué, j’ai perdu cette étincelle qui m’animait autrefois, alors ce soir je tente le tout pour le tout. C’est décidé Alistair, notre guerre prendra fin ce soir, reste encore à savoir qui en ressortira vainqueur, peut-être aucun. Nous avons causé bien des morts autour de nous, j’ai commencé à tuer dès ma venue au monde, causant la perte de ta femme, de ma propre mère. Admets-le Alistair, ta haine envers moi a commencé dès cette nuit-là et je l’ai toujours su. Je t’ai pris Alex, ce fils tellement important à tes yeux, ce frère que j’aimais mais pas aussi fort que toi. Je t’ai pris ta vie d’humain, je t’ai pris le reste de ta famille. Et enfin je t’ai pris Janine.

Je suis un monstre c’est vrai, mais vous n’êtes pas mieux placé, au fond c’est vous qui m’avez poussé à commettre toutes ces choses. Janine m’a pris ma petite Sophia, alors je lui ai pris sa propre vie en retour, parce que j’obtiens toujours vengeance. Et toi Alistair ? Tu m’as tellement pris. Privé de ma liberté et de l’amour de mon humanité, tu as retourné Celaïs contre moi même si c’est vrai, c’est moi qui l’ai tué, par ta faute. Alex aussi est mort à cause de toi, parce que tu ne me laissais pas le choix. Mais les choses ne s’arrêtent pas là, tu m’as aussi pris Lucia, ma meilleure alliée, meilleure amie également. Puis tu m’as pris Isallys, l’achevant sous mes propres yeux alors que j’avais espoir de la sauver. Toi qui gardais soit disant espoir de sauver mon âme, tu n’as pourtant pas hésité à me briser à cet instant, à réduire à néant le peu d’humanité qu’Isallys avait fait remonter en moi. Tu as créé le monstre Alistair, ça a toujours été toi, mais tu es trop borné pour le reconnaître.

Je ne suis pas stupide, je sais qu’Emma est la suivante, puis viendra le tour de John, de Gabriel et peut-être bien d’autres encore. Il est temps de mettre un terme définitif à cette guerre, je n’en laisserais plus d’autres mourir à travers cette cause. Pourquoi ce soir ? Regardez-moi, j’ai perdu goût à la vie, je n’ai plus d’attaches, plus de plaisir à créer des pièges et à tuer, plus d’inspiration pour mon art. Je ne tiens pas à ce que la légende O’Brien se ternisse au fil des années, je préfère qu’elle s’éteigne après un dernier coup de maître. Alors me voilà au château, à savourer peut-être ce qui sera mon dernier verre de Rhum, à terminer de mettre en places quelques détails, à tenter de dessiner une dernière toile, en vain, mais je ne brûlerai pas celle-là pour autant, malgré ses nombreuses imperfections.

Je me rends désormais à l’un des nombreux repaires d’Alistair et je suis étonnamment serein face à cet affrontement qui nous attend. Je dirais bien que c’est la bouteille de Rhum que je tiens dans la main qui fait ça, mais l’alcool n’atteint pas vraiment les strigoïs, à moins d’en boire vraiment beaucoup et puisqu’en plus je suis un habitué... Bref, me voilà au rendez-vous, même s’il n’en s’agit pas vraiment d’un, et je me rapproche suffisamment près pour sentir le nombre de présence qui se trouve à l’intérieur. Est-ce que ta précieuse Arya est ici ? On dirait que non, dommage pour moi, tant mieux pour elle. Je ne cherche pas à faire une entrée discrète ou fracassante, pour une fois faisons simple, c’est parfois ce qu’il y a de mieux. Je me contente de rentrer, regardant un peu les lieux autour de moi, sachant très bien qu’Alistair a senti ma présence et ne tardera pas à se joindre à moi. Ce qui arrive bien assez vite.

- Combien de vos repaires dois-je encore brûler pour que vous compreniez qu’il vous faut des murs en béton ?

Etrange comme entrée, je le sais bien, mais après tout on peut bien innover pour une fois, ça change de la fuite et des attaques qu’on a l’habitude de connaître. Je lance même la bouteille de Rhum en sa direction, après tout l’un de nous deux mourra ce soir, peut-être même les deux, alors nous pouvons bien trinqueur à ça avant de débuter notre dernier combat, non ? Ne t’en fais pas Alistair, malgré mon air lassé je suis prêt pour ce combat et j’ai ce qu’il faut comme arme sur moi pour te tuer. D’ailleurs va savoir combien de pièges j’ai pris soin de poser aux alentours... Non, ce ne sera pas de tout repos, mais tu es vieux alors je te laisse donner le premier coup quand tu seras décidé.

- Notre guerre prend fin ce soir, j’espère que je ne te prends pas trop au dépourvu car je ne repasserai pas un autre soir. Cette fois rien ne viendra perturber notre combat.

acidbrain
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MessageSujet: Re: La légende O'Brien prend fin   Jeu 16 Juin - 23:38

La légende O'Brien prend fin
Alistair & Lucian

Le temps s’est écoulé, amenant avec lui la nécessité de changer de lieu. Les grains de sables dans le sablier s’étaient écoulés trop vite, me faisant abandonner quelque peu mes projets pour me concentrer sur ce déménagement. Janine avait disparu, mais avec elle, les informations avaient peut-être étaient offertes à Lucian sur le lieu où nous vivions. Les caméras de surveillance et les pièges n’étaient pas toujours suffisants contre l’obstination de mon garçon, je le savais bien. Alors Arya était déjà dans le nouveau repaire pendant que je me trouvais à faire le tri sur ce qui me suivra ou non. Je prenais des risques, mais qui étaient calculés. Le seul qui avait la chance de peut-être me tuer, serait Lucian. Son compagnon, Sebastian, ne me faisait pas peur. Il avait beau avoir des années de plus que moi, il n’avait pas la ruse, la patience et l’intelligence nécessaire pour gagner un combat contre moi. Alors je n’avais qu’un seul ennemi, en cet instant encore, qui pourrait contrarier mes projets.

Je raccroche de ce téléphone, cette nouvelle technologie, si utile et si énervante en même temps. Le tri est terminé, en grande partie du moins, il ne manque plus que l’arrivée des quelques camions humains pour me permettre de quitter ce lieu en effaçant toutes traces de notre présence. Le bois avait été imbibé d’essence, une bombe posé au sous-sol, l’explosion détruira le plus gros et le feu se chargera du reste. Comme si rien ne s’était jamais tenu sur ces terres.

Malgré moi, un frisson remonte le long de mon dos quand mon instinct me hurle de sortir de cette maison. J’ai toujours fais confiance à cette chose, dans mes trippes, qui me rapproche d’une bête tout en me permettant de survivre à tout. Je remonte et je sens enfin cette odeur. Cette odeur de vieux cuir et de sang, semblable à la mienne par certains côtés… Lucian. Ainsi tu as trouvé ce lieu. Est-ce réellement Janine qui t’a prévenu ? Me suis-je révélé sans le vouloir ? Je ne sais pas trop quoi penser mais finalement ses questions n’ont aucunes importances. Ce soir encore, nous allons nous jouer de l’autre, entamer une danse sans fois répété qui n’a jamais eu de conclusion. Combien de temps resterons-nous au contact de l’autre avant que les premières blessures n’apparaissent ? Combien de temps s’écoulera avant que l’un de nous ne parte pour ramener ce conflit à un autre jour ? Je ne sais pas, mais encore une fois ces questions n’ont pas d’importances. Seul toi et notre combat en a.
Je finis par passer la porte qui nous sépare, nous permettant de nous retrouver à l’ancien salon, aujourd’hui vide de tout, si ce n’est de la grande table au centre et des chaises autour. Ainsi que toi, mon garçon. Mes yeux te scannent, ton apparence échevelé ne t’es pas naturel, toi qui a toujours pris grand soin de pouvoir conquérir le cœur de tes proies. Et cette bouteille en main… A quoi te servira-t-elle dans un conflit contre ma personne ? Parfois, je ne te comprends pas mon garçon. Tu me parles de brûler, de murs en bêtons. Ne comprends-tu pas que c’est exactement ce que je veux, mon garçon ? Je désire brûler ces lieux, à chaque fois que nous partons. Ces lieux qui ne devraient pas exister car ta mort aurait déjà dû être signé. A aucun moment, je n’ai désiré gardé intact ces lieux qui me rappellent chaque fois que j’ai pu échouer… Mais je n’ai pas à partager cela, ce n’est pas comme si je le désirais, ni toi en réalité. Tu commences juste la conversation, histoire que notre conflit ressemble à cents autres. Des paroles à double sens, des menaces, puis des actions, l’un de nous frôle la mort puis nous survivons. Ça se déroule toujours ainsi, répétitif, barbant d’une certain façon…

Il me lance sa bouteille, que je rattrape par réflexe même si je ne devrais pas. Ca aurait pu être une bombe que je l’aurais également rattrapé et c’est une mauvaise idée. Je dépose la bouteille sur la table, écoutant sombrement ses mots. Il me promet la fin de l’un de nous deux et je ne peux pas empêcher un léger sourire de venir sur mes lèvres. Un sourire sombre, celui d’un monstre, celui que je suis devenu au fil du temps. Tu le sais, mon garçon, même quand l’un de nous ne désire pas interrompre le combat, le destin se charge de cela pour nous. Nous allons surement danser éternellement et ce soir n’est qu’une autre répétition, peu importe combien tu y crois.

« Tu crois réellement en tes mots ? Voyons mon garçon, tu sais très bien que les chances sont fortes de ne pas s’entretuer ce soir. Quand à me perturber, j’ai cessé de l’être par tes actions et par ta personne depuis bien des années. »

Tu me dégoûtes, parfois. Tu as eu quelques occasions où tu aurais pu me rendre fier, comme cette fois où tu as failli me tuer. Même si la colère a dominé, il y a une pointe de fierté dans cette histoire d’être si retord. Tu as réussi à retourner la situation à ton avantage. Alors oui, bien des mots flottent entre nous mais pas forcément ceux qui le doivent. Ou ceux que tu crois. Je ne te laisserais pas me prendre au dépourvu de toute façon.

« As-tu enfin compris que ta vie ne tenait que de celle du monstre et qu’il était temps de changer cet état de fait ? »

As-tu enfin compris que ce que tu étais devenu, tu ne l’aurais pas du ? Que ce que je suis devenu, ne devrais pas exister ? Ou tiens tu juste à te venger d’une hypothétique jeunesse bafouée ? Au final, je suis persuadé que ce n’est que pour la deuxième raison, parce que tu me prends pour un parasite… Mais j’espère pour toi, pour ton âme, qu’à la fin, tu réussiras à t’amender et à te faire pardonner, ainsi, par les nombreuses victimes que tu croiseras dans les Enfer et ailleurs. Nous allons avoir notre lot de gens à revoir, quand nous serons morts… Car je ne doute pas que je ne te survivrais guère longtemps. Mon unique but à toujours été de te libérer de ta vie, que ferais-je ensuite ? Peut-être veillerais-je encore quelques décennies sur Arya, histoire de la voir régner mais je ne ferais pas en sorte de survivre éternellement. J’ai déjà bien trop vécu et seul toi me sépare d’un réconfortant repos. Il me faut ta mort pour revivre, il te faut ta mort pour t’absoudre. Alors oui, si tu penses que cette partie sera la dernière que nous jouerons… Je m’assurerais de nous faire gagner tous les deux. Une promesse gravé dans mon sang depuis plus de 800 ans…

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MessageSujet: Re: La légende O'Brien prend fin   Jeu 16 Juin - 23:38

La légende O'Brien prend fin

Alistair & Lucian
Est-ce que ce soir marquera la fin de notre guerre ? La fin des O’Brien ? Avec le destin on ne peut jamais être sûr de rien, mais j’ose croire que cette fois sera la bonne car contrairement aux autres fois mon but n’est pas de survivre à tout prix et de continuer à fuir et gagner. Non, cette fois je vise la fin, quelle qu’elle soit, la tienne, la mienne, peut-être les deux, nous le verrons bien. Après plus de huit cent ans d’existence je suis fatigué de cette guerre qui m’a bien trop pris, qui t’a pris aussi, alors il est grand temps d’y mettre un terme. Alistair ne tarde pas à me rejoindre dans son repaire et les premières paroles sont déjà échangées. Je lui lance ma bouteille et constate qu’il a au moins toujours ses réflexes, l’âge ne lui a pas tout pris. Tu devrais y boire quelques gorgées, après tout tu profiterais probablement de ton dernier verre, mais soit, si tu ne veux pas fais comme bon te semble.

- Faisons un dernier pari alors, tu verras que les chances ou le destin peuvent facilement être corrigés.

Et je suis sûr de remporter ce pari, car ce soir je viens te combattre avec un état d’esprit bien différent des autres fois. Je ne réplique pas sur sa deuxième phrase, à quoi bon ? Je sais que ce sous-entendu est une pique et j’ai toujours bien pris le fait que l’on puisse me traiter de monstre, je le proclame moi-même. Alors Alistair, quand vas-tu donner le premier coup ? Je te laisse la main, profites-en, mais apparemment non, tu préfères continuer cette conversation en me posant une question. Pourquoi pas après tout, puisque ce sera notre dernière, on peut tout aussi bien mettre carte sur table avant de nous entretuer. Ses mots me font esquisser un sourire alors que je marche d’un pas lent dans ce salon, mes doigts glissant sur le peu de meubles qu’il reste ici.

- N’ai-je pas toujours été un monstre à tes yeux ? Après tout avant même de me transformer tu me voyais comme tel et malgré toute ta bonne volonté, je continuerais de l’être même dans la mort.

Après tout peut-être y-a-t-il un enfer ? Allez savoir, en tous cas je sais que ma place n’est certainement pas au paradis. Peut-être y reverrais-je Isallys ? L’enfer deviendrait alors bien plus doux que la vie elle-même. S’il y a bien quelque chose après la mort, alors je ne doute pas de mes capacités pour éviter la place de la victime et passer à celle du bourreau. Je ne suis pas un esclave, je suis un maître, dans la vie comme dans la mort. J’arrête d’avancer, laissant retomber ma main le long de mon corps avant de me tourner vers lui et plonger mon regard dans le sien. Alors Alistair, quand vient donc ce premier coup ? Je continue de l’attendre mais il n'arrive pas. J’espère que tu n’as pas changé d’avis, car je ne changerais pas le mien à propos de cette soirée.

- J’espère que ta précieuse fillette a d’autres alliés sur qui compter, car après la mort de Janine puis la tienne, elle aura bien besoin d’aide pour survivre à ses ennemis.

D’autant que j’ai légué toute une armée de strigoïs à John pour s’occuper d’elle entre autre et de bien d’autres choses selon son bon vouloir. Malgré la récente découverte de sa trahison, je ne doute pas de lui pour poursuivre ce combat à ma place, après tout c’est aussi le sien et ce n’est pas le genre de la famille d’abandonner. J’ai cru comprendre que tu voulais détruire cet endroit, alors j’ose croire que tu ne m’en voudras pas que je le fasse à ta place ? Je vous avais bien dit que j'avais peut-être posé quelques pièges par ici, j'imagine qu'on peut compter la bombe dedans. On dirait que toi comme moi aimons les explosions Alistair, mais je suppose que tu ne t’attendais pas à ce que je détruise cet endroit tout en étant à l’intérieur. Toujours avoir l’effet de surprise. Je sors un interrupteur à bouton sans fil en le regardant droit dans les yeux. As-tu compris Alistair ? C’est trop tard de toute façon, tu n’auras pas le temps de fuir, moi non plus.

- Ce soir signe notre fin à tous les deux.

Et sans attendre plus j’appuie sur le bouton et une explosion retentit, faisant s’écrouler cette maison sur nous dans un feu de joie. J’ai toujours su que je quitterai ce monde dans la douleur, je n’aurais pas pensé que je me l’infligerais moi-même, mais après tout le résultat est sans doute mieux comme ça. Je perds connaissance, pensant être bel et bien mort cette fois, mais comme l’a dit Alistair, on dirait que le destin joue et jouera toujours contre notre fin, allez savoir pourquoi. Je me réveille après quelques secondes ou minutes d’inconscience. La douleur me traverse le corps mais au moins il commence déjà à se régénérer, peu à peu, trop lentement peut-être mais tant pis. Est-ce qu’au moins Alistair est mort ? Il faut que je vérifie. J’essaie de me redresser avec difficulté, lâchant quelques grognements. Puis j’entends du bruit, quelqu’un d’autre agonise tout autant que moi et ce n’est pas un intrus, c’est Alistair encore bien vivant. Apparemment même notre mort ne sera pas si simple à obtenir, dommage...

acidbrain
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MessageSujet: Re: La légende O'Brien prend fin   Jeu 16 Juin - 23:38

La légende O'Brien prend fin
Alistair & Lucian

Parler, parler pour ne rien dire. Finalement le cercle se répète à l’infini, sans que nous ne réussissions à le rompre. On parle, on se bat, on se sépare, on se cherche et on recommence. Ce soir devrait changer la donne d’après tes mots, je n’en suis pas si sur. Depuis quand réussissons-nous à obtenir ce que nous désirons ? Non, je n’y crois guère mais on dirait que tu y crois pour deux.
Il me lance sa bouteille, reprenant la parole. Je ne lui prête pas vraiment attention mais je lui réponds tout de même ce que je pense en déposant la bouteille sur la table. Dans ma tête se mélange le passé et le présent. Le passé qui se répète encore maintenant, dans le présent et qui va influencer notre avenir… Bien que je ne crois guère en ce dernier point.

Mon garçon me propose un dernier pari, celui de gagner contre le destin. Suis-je sensé rétorquer ? Être en accord ou désaccord avec ce pari ? Non. Je préfère t’observer. Toi et tes prunelles délavées, toujours aussi haineuses. Voilà bien un trait de caractère que nous partageons. Notre transformation s’est réalisée dans la haine et cette réalité continue à nous influencer…
Enfin, je ne compte pas répondre à tes propos. Je compte plutôt avoir la réponse à la seule question qui importe. Si c’est toi qui viens me provoquer ce soir, en parlant d’une mort définitive pour l’un de nous, est-ce parce que tu as repris tes esprits ? Il semblerait que non. Ou tout du moins, tu ne désires pas me répondre. Avoir toujours été un monstre ? Non, pas vraiment. Pas même en tant qu’enfant, car c’est ce que tu étais quand tu étais encore humain. Un enfant orgueilleux, vaniteux, qui méritaient une bonne correction mais qui était encore récupérable. Dès l’instant où tu as utilisé ton propre frère pour passer à une non-vie, là tu es devenu un monstre. Et tes actions, depuis, n’ont fait que confirmer ces quelques mots. Tu es le monstre qui hante ses rues, tout comme je le suis, mais je tente de me racheter une conduite là où tu te repais de la sauvagerie de la bête…

« Ne prétends pas me connaître, mon garçon, ne prétends pas connaître mes pensées. Tu ne les connais pas, tu ne les as jamais comprises. »

Tout comme je n’ai jamais compris ton mode de pensées mais je ne compte pas faire d’effort. C’est aux enfants de s’adapter à leurs parents, pour maintenir la communication. Tu n’as pas tenté de maintenir le contact, je ne viendrais pas le restaurer, surtout après tous ses siècles. C’est intéressant comme le temps passe à la fois si vite et si lentement… Cela fait combien de temps déjà depuis le début de nos échanges futiles ? A la fois si peu, et si longtemps…
Tu continues à parler, évoquant la mort d’Arya et de Janine. N’as-tu donc aucune décence pour évoquer les morts avec le sourire ? Non, je n’ai même pas à y réfléchir, tu as oublié toute notion d’humanité voilà bien des années… Quand à Arya, je ne me fais pas de soucis pour elle. Tout comme je ne me fais pas de soucis quand à ma mort. Si jamais elle doit avoir lieu, elle aura lieu mais uniquement quand tu seras avec moi. Cela a toujours été ainsi après tout, je me suis toujours relevé pour pouvoir t’apporter une paix définitive… Il est temps que tu arrêtes de la fuir, ne le crois-tu pas ?

Visiblement, tu as un avis tout tranché sur la question. Tu sors de ta veste une technologie que je reconnais comme inhérente à ce siècle. Un morceau de savoir et de destruction que tu comptes utiliser dans une bâtisse sur laquelle tu n’as aucun droit. Es-tu donc si désespéré pour attenter ainsi à tes jours ? Il semblerait que oui. Je ne prête pas grande attention à ses mots, m’approchant de lui pour arrêter tout semblant de civisme, pour le tuer avant qu’il ne nous tue tous les deux, pour partir avec sa mort inscrite dans mon cerveau…
Mais le destin en décide autrement car il appuie sur le bouton avant que je ne sois assez proche, envoyant une langue de chaleur dans mon corps. Une vague de noir également qui obscurcit tous mes sens l’espace de quelques temps. Quand je reprends conscience de mon corps, je sens la peau brûlée de mon cou, brûlée par la chemise que je portais auparavant et qui s’était enflammée. Bravo, Lucian, en voilà une merveilleuse idée.
Je tente de bouger, enlevant des morceaux de briques et de bois de mon corps en grognant sous l’effort. Mon bras me tire, m’élance et quand je baisse les yeux, je comprends pourquoi. Un morceau de bois, planté dans mon corps… Délicate attention. Je retire celle-ci d’un coup sec, jurant en même temps de la replanter dans le corps de mon garçon histoire de lui faire comprendre que la douleur nous prouve à quel point on peut être vivant… Même avant la mort.

« J’espère que t’as survécu mon garçon, j’ai une maison à venger, surtout un superbe bouquin de Leonard de Vinci… »

Et oui, le bouquin était bien plus intéressant que cette maison, c’était tout un pan de l’histoire après tout…
Je me redresse difficilement, chancelant légèrement pour voir Lucian se mettre debout face à moi. Heureusement qu’il n’a pas prétendu faire le mort car je l’aurais repéré et je n’aurais pas hésité à lui trancher la tête, il aurait perdu un net avantage à stimuler… Traitez-moi de monstrueux si vous le souhaitez mais jamais plus je n’hésiterais avant d’agir contre Lucian. Jamais plus.

« Tant qu’à jouer sur l’effet de surprise, tu aurais mieux fait de t’assurer que je meurs. »

Car maintenant, je m’attendrais à tout de ta part, et surtout à l’imprévisible. Certes, je ne suis pas en forme mais tu ne l’es pas également. Alors viens donc te battre avec moi, Lucian… J’avance de quelques pas, récupérant un tisonnier encore chaud qui se trouvait auparavant dans le salon avec nous. Une bonne arme pour empaler Lucian avant que je ne puisse le décapiter… Je m’approche donc de lui, pour porter le premier coup. Tu as versé le premier sang, Lucian, mais je te ferais battre en retraite le premier… Ou alors mourir, si comme tu l’as si bien dit, aucun de nous n’arrêtera avant que ce ne soit la fin…

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MessageSujet: Re: La légende O'Brien prend fin   Mar 28 Juin - 15:14

La légende O'Brien prend fin

Alistair & Lucian
Nous avons passé tant d’années à tenter de nous entretuer et pourtant à survivre malgré tout, tant de vies se sont vues payer le prix de notre éternelle querelle. Tu ne sembles pas croire que ce soir signera notre fin à tous les deux, ou au moins à l’un de nous deux, alors que de mon côté j’en ai la conviction, à moins que tu ne finisses par prendre la fuite, mais je sais que tu ne le feras pas. J’ose simplement espérer que personne ne nous interrompra, que personne ne nous forcera à partir en retraite. Non, il faut que ce soit toi et moi jusqu’à la fin, jusqu’à la mort. Et dire que tu es le premier visage que j’ai dû voir, tu seras aussi le dernier que je verrais, toi, l’homme que j’ai détesté et déteste encore le plus en ce monde. Quel triste destin. La famille O’Brien a toujours eu de grandes histoires, mais la nôtre est la pire de toutes, celle qui restera pourtant gravée dans les mémoires, celle d’un père et de son fils qui ne se comprendront jamais, pas même dans l’immortalité.

Voilà bien longtemps que je ne prétends plus te connaître Alistair, toi que je ne daigne même pas appeler père. Tu es ma malédiction en ce monde et j’ai eu la vanité de croire que je pouvais y mettre un terme mais je n’ai jamais eu aussi tort, car tel un phœnix tu renais de tes cendres pour me pourchasser encore et encore. Toi et moi ne nous sommes jamais compris, ni dans notre vie de moroï, ni dans notre vie de strigoï. Pourtant je pense en savoir assez sur toi, malgré ce conflit, malgré nos oppositions en tout point, je sais par exemple qu’en cet instant tu penses à la façon dont tu vas bien pouvoir tenter de me tuer. C’est ironique ne trouves-tu pas ? Qu’un père et un fils ne peuvent penser à quoi que ce soit d’autre que la mort de l’autre lorsqu’ils sont dans la même pièce. Je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire jaune face à ses mots, c’est faussement amusant que tu me fasses ce soir le reproche que je t’ai toujours fait.

- Ainsi la famille O’Brien mourra dans une éternelle incompréhension.

Car après tout je ne pense pas que ce soir nous nous comprendrons enfin, je pense que cette possibilité est tout bonnement impossible. Il est trop tard pour chercher à nous comprendre de toute façon, car je compte bien nous tuer tous les deux ce soir, maintenant. Tu peux courir pour m’arrêter Alistair, tu ne seras pas assez rapide. J’appuie sur le bouton, la détonation s’enclenche et alors tout s’écroule sur nous. La mort aurait dû nous cueillir tous les deux en cet instant, mais il semblerait que nous ne soyons pas destinés à mourir aussi facilement.

J’ouvre les yeux difficilement, sentant cette douleur ravager mon corps, la brûlure insupportable mais qui au moins se guérit doucement. Je n’ai jamais eu peur de la douleur, en réalité j’ai toujours redouté la mort et pourtant ce soir j’étais fin prêt à l’accepter. Pourquoi ne m’a-t-elle alors pas accepté en retour ? J’entends la voix d’Alistair s’élever parmi les crépitements, ainsi donc lui aussi a survécu. Toute cette action en vain, me voilà fort déçu. Il faut donc je sois prêt pour le retour de bâton, alors je me redresse difficilement, laissant la guérison s’activer et soigner mes plus graves blessures. Nous voilà de nouveau debout face à l’autre, tous deux en mauvais état, tous deux pourtant bien vivants et prêt pour le deuxième round. Je plonge mon regard dans le sien alors qu’il me provoque encore, mais sache Alistair, que ce soir aucun de tes mots ne m’atteint.

- Apparemment tu mérites une mort plus longue et douloureuse.

Et je n’aurais aucun regret à te l’offrir ce soir. Ton corps aurait dû succomber à l’appel de la mort, mais puisqu’il en a été autrement, on dirait que nous allons finalement avoir bien droit à ce bon vieux duel, ce dernier combat. Il se rapproche de moi, un tisonnier brûlant maintenant à la main. Ainsi donc tu veux m’embrocher ? Si tu veux me tuer Alistair, n’oublie pas qu’il te faudra de l’argent, à moins que tu ne comptes décapiter ton propre fils. J’esquive le premier coup mais je sais que je n’ai pas le temps d’esquiver le second, alors plutôt que de le laisser m’empaler, je rattrape le tisonnier dans ma main, grimaçant face à la douleur que me provoque la brûlure, mais sache une chose Alistair, contrairement à bien des hommes la douleur ne me rend pas plus faible, elle me pousse au contraire à surpasser mes limites. Je lui arrache le tisonnier des mains et le gifle avec, bien que ce ne soit pas de son côté brûlant, mais ça peut toujours être blessant.

- J’espère que tu as mieux que ça contre moi.

De quelle manière veux-tu tuer un homme qui de l’intérieur est déjà mort ? Tu aurais dû le remarquer, finalement m’offrir cette mort serait le seul cadeau que tu pourrais m’offrir après tous ces siècles de vie. Pourtant je ne peux pas me résigner à simplement te laisser m’achever, je ne peux pas te laisser vivre et continuer de faire du mal aux autres, à John, à Emma, à bien des personnes qui comptent pour moi. Voilà pourquoi je dois t’emporter avec moi, autrement je t’aurais simplement laissé me tuer sans y mettre opposition. Je l’attrape par le col et le plaque contre ce qu’il reste d’un mur, frappant mon poing contre son visage, une fois puis deux fois. Moi non plus je ne te tuerai pas de la sorte, mais je peux au moins me dire que ces coups sont en la mémoire d’Isallys que tu as jugé bon de tuer juste sous mes yeux. Qui est le véritable monstre après tout ? Je suis sûr que tu ne t’es jamais posé la question.

- Tu te battais bien mieux à l’époque, serais-tu donc devenu si vieux ?

C’est une provocation pure et simple car je n’aime pas les victoires faciles, tu n’en as jamais été une, je sais que tu ne le seras pas ce soir. Alors frappe donc ton fils, achève-moi car indirectement c’est ce que je te demande, mais meurs avec moi, quittons ce monde tous les deux, laissons les autres régler leurs propres conflits. Nous avons fait notre temps ici, alors tue-moi et pars avec moi. Je m’empare d’un morceau de bois et m’apprête à le planter dans son épaule pour le descendre lentement le long de son corps. A quel point cette soirée sera douloureuse pour nous Alistair ?

acidbrain
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