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 Le monde a besoin de sauvages comme nous

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MessageSujet: Le monde a besoin de sauvages comme nous   Jeu 16 Juin - 21:18

Le monde a besoin de sauvages comme nous

Lilith & Ragnar
Il faut admettre une chose, le monde a bien changé depuis le début de mon long sommeil. Cent ans et déjà tant de changements. J’ai vu ces terres évoluer au fil des siècles mais je n’ai jamais vraiment vu l’arrivée de nouvelles technologies et c’est tout à fait fascinant. L’humain est impressionnant et j’ai hâte de découvrir toutes les surprises que me réserve ce nouveau départ. Chers enfants, Ragnar est de nouveau parmi vous et il a soif de connaissance, soif de découvertes et soif de possession.

Après avoir quitté cette unité 103 dont j’ignore encore ce dont il s’agit réellement, j’ai envahis une maison, me nourrissant sur les propriétaires et leurs enfants, puis après être rassasié, j’en profite pour me laver et me vêtir convenablement. Encore une nouveauté, les vêtements. On dirait que les humains ne portent plus que des jeans et des tee-shirts maintenant, des vestes en cuir aussi, en tous cas c’est ce que je trouve ici et ce avec quoi je m’habille. Ou plutôt ce avec quoi j’essaie de m’habiller mais aucun de leurs vêtements ne me va, ils sont tous si petits, à croire que les années ont rétrécis l’humain. A mon époque on était tous des géants, du moins concernant les vikings. Tant pis, je reprends mes vêtements, après tout peut-être que les tenues d’il y a cent ans se font encore...

Je quitte cette maison pour poursuivre mon avancée vers la ville. A cette heure-ci il n’y a plus grand monde dehors, surtout des membres de mon espèce en général, mais aucun qui n’éveille mon intérêt jusqu’à présent. J’ai cru comprendre que je me trouvais dans une ville des Etats-Unis nommée Missoula, intéressant, je n’aurais pas cru que l’on m’aurait déplacé autant. Je quitte une autre rue pour me diriger vers ce qui semble être un parc. Je ne sais pas réellement où je vais, je file vers l’inconnu et vers ce qui m’intrigue. J’espère bien pouvoir trouver une occupation ce soir, une belle découverte, un phénomène intéressant. On dirait que mon souhait se veut rapidement être réalisé.

Non il n’y a pas d’extraterrestres ni de météorite s’écrasant sur Terre. Il n’y a pas non plus un lieu paradisiaque, ni de cratère déconcertant. Il y a juste cette fille, pardon, cette femme, une vraie femme, une belle fleur. Je sais ce que vous vous dites, à peine de retour et déjà à laisser traîner son regard vers une jolie dame. Et bien oui, vous avez raison, c’est ce que je fais et j’ai toujours assumé cette part de moi. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas un coureur de jupons, mais je sais reconnaître lorsqu’une femme en vaut la peine dès le premier coup d’œil. Je la regarde se battre avec des membres de mon espèce, verser du sang, en avoir sur ses vêtements et son visage et ne jamais se laisser déconcentrer, ne jamais se laisser vaincre. Elle aurait fait une parfaite viking, j’en suis sûr.

Je me rapproche et grimpe sur les jeux d’enfants, prenant un peu plus de hauteur pour mieux observer. Je marche en équilibre sur le dessus d’une sorte de tunnel et me tiens accroupis sur la prochaine barrière, me tenant à son extrémité d’une simple main alors que je la fixe, souriant et impressionné par son talent au combat alors que les strigoïs se prennent une belle raclée. Voilà, on dirait que j’ai trouvé ma première véritable occupation à mon retour parmi les vivants et je dois dire qu’elle est tout à fait satisfaisante.

- Si madame a besoin d’aide, je suis à son entière disposition pour partager cet échange mortel.

Sauf que madame ne semble pas avoir besoin d’aide, contrairement aux strigoïs qui me jettent un mauvais coup d’œil. Et bien quoi ? Toujours proposer son aide à l’équipe gagnante et ce n’est clairement pas eux. La dhampir semble vouloir m’ignorer, ou sûrement se concentrer sur la fin de son combat. Je reste toujours accroupi à ma place, observant tel un bien heureux spectateur, applaudissant même à la fin lorsqu’elle a remporté la victoire. Elle se tourne enfin vers moi, me laissant l’analyser davantage. J’ai toujours préféré les brunes mais celle-ci... Elle est bien supérieure aux fantasmes que j’avais autrefois.

- Ne dégainez pas les armes contre moi je vous prie, je ne suis qu’un simple admirateur.

Je saute de ma place, atterrissant sur le sol à quelques pas de la belle dhampir. J’ai du mal à quitter son regard envoûtant, ce qui est de toute façon mieux que de lui tourner le dos je présume. Vas-tu vouloir m’affronter malgré mon drapeau blanc ? Je l’ignore, je ne serais pas contre une danse sauvage avec toi tant qu’elle n’est mortelle pour aucun de nous, ce serait bien dommage sinon.

- Ragnar Kholer, pour vous servir.

Je fais une légère révérence, mon sourire légèrement psychopathe que j’ai toujours possédé esquissé sur mes lèvres. J’ai le sentiment ma chère, que les choses vont devenir très vite intéressantes avec toi et j’ai hâte de découvrir la suite d’une telle rencontre.

acidbrain
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MessageSujet: Re: Le monde a besoin de sauvages comme nous   Jeu 16 Juin - 22:52



Le monde a besoin de sauvages comme nous
Lilith & Ragnar

Je vais finir par exclure le mot repos de mon vocabulaire, quand celui-ci signifiait des combats à répétition… Quoi que. Il n’empêche que pour ma seule journée de repos, j’aurais préféré pouvoir aller chercher mes armes, plutôt qu’user quelques munitions sur des êtres qui n’ont toujours pas compris le sens des mots « passez votre chemin » et qui ne le comprendront jamais car ils mourront. On peut me penser présomptueuse mais trois Strigoïs de moins d’une décennie et avec l’égo de la taille d’un éléphant ? Ils ne présentent pas de danger. Les plus dangereux sont ceux qui savent retenir leurs instincts et présenter une façade composée et ceux-là sont directement devenus sauvages après le premier échange de mots. Je suppose qu’ils n’ont guère aimé mon « Aller vous faire foutre » mais fallait pas me prendre pour une catin rouge.

Je recule, esquivant un coup de crocs et plantant une lame dans le ventre du Strigoï qui se recule en sifflant. Je ne peux pas empêcher un frisson de dégringoler le long de mon dos, sans vraiment en comprendre la raison. Mon instinct qui me crie le mot danger comme il ne l’a jamais fait, en dehors de mon monstre… Mauvais. Distraitement, je tire une balle qui atteint sa cible, perçant un trou dans la jambe de la seule femme face à moi. Je ne peux pas me permettre de me déconcentrer de la bataille mais je fais bien plus attention à mon environnement, entendant le moindre bruissement et bruit de tôles… Il ou elle est trop proche. Mais je n’ai pas de temps à perdre. Je me laisse retomber, en profitant pour emmêler mes jambes dans celle d’un Strigoï, le faisant chuter sur le sol, je me redresse à moitié, plantant mon pieu dans son cœur avant de me relever entièrement, entendant enfin la voix de la personne qui venait de réveiller mes instincts. Une voix rauque de mec me promettant de m’aider. Ouais, eh bien le jour où j’irais demandé de l’aide à quelqu’un n’est pas prêt d’arriver. Je ne l’ai pas fais quand j’étais enfant, je ne l’ai pas fais quand mon monde s’est détruit, je ne l’ai pas fais quand mon monstre a réussi à m’échapper et encore moins quand la salope blonde s’est ramenée. Alors je ne commencerais pas maintenant pour des sous-monstres.

Je me prends un petit coup de crocs sur le bras, m’ouvrant légèrement celui-ci et je dois avoir de jolis bleus mais au final, je suis la dernière debout. Je ne perds pas de temps avant de me tourner vers le dernier venu, gardant mon pieu dans ma main gauche, ma main dominante, et mon flingue dans ma main droite. Approches toi et tu te prendras une balle dans le ventre. Je peux enfin voir son visage et pendant un instant, je retiens mon souffle en me demandant si le destin se fout de ma gueule. Parce que la sienne, de gueule, ressemble bien trop à celle d’un fantôme. Mais il reprend la parole et heureusement, rompt tous les artifices. L’autre con avait également des paroles enjoliveuses mais aussi la fâcheuse tendance à me prendre pour acquise et à nous prétendre proche. Pas lui. Et à l’observer, je remarque un peu plus les différences. Un visage bien plus masculin, plus âgé, plus allongé également. Des yeux bien plus clairs mêmes s’ils avaient toujours cette lueur inhumaine. Et des habits tout ce qu’il y a de plus bizarre, bien différent de ce qu’aurait porté mon monstre. Bien différent de ce que je portais également. Un jean, des bottes, un débardeur et ma veste en cuir rouge. Quand il se met à ma hauteur, je remarque également qu’il est plus petit que mon ancien monstre bien que toujours plus grand que moi… De quoi lui permettre d’être sûr de sa supériorité, je suis sûre. De quoi me donner envie de lui tirer une balle pour le mettre par terre également, malgré ce que me criait mon instinct. Enfin, depuis quand est-ce que je l’écoutais, ce fichu instinct face aux dangers ?
Il emploie les bonnes manières et tout le tintouin, laisses tomber, le géant, je ne suis pas de ce bord là. En tout point.

« Je n’ai pas besoin de serviteur, ni d’un allié, pas même d’une connaissance. Alors ça sera au plaisir de ne plus jamais vous revoir, monsieur l’admirateur. »

Jusqu’à maintenant, je n’ai pas détourné mes yeux de son regard glaçant mais je finis par le faire quand je range mon pieu pour sortir mon téléphone et prévenir une équipe d’alchimiste de la localisation des cadavres. Je garde mon flingue à la main, prête à tirer si jamais il fait mine de bouger le moindre orteil. Je ne sais pas ce que j’ai pu faire pour attirer son attention mais il pourra repartir aussi sec car je ne compte pas connaître les raisons de son arrêt. En fait, je tiens juste à rentrer chez moi pour enlever tout ce sang. Je relève les yeux vers lui, reprenant la parole une dernière fois.

« Si tu tiens à faire une bonne action, barres-toi de là avant qu’on ne se ramène pour faire disparaître les cadavres. »

Espérais-tu que je t’attaque ? Non, je ne le ferais pas, à moins que tu ne sois celui qui ne fasse le premier pas… Ou qui s’approchera de trop. Je commence à reculer, ne lui tournant pas totalement le dos et gardant ma main sur mon arme. Approches et tu connaîtras la puissance de ma petite arme, tu pourras également comprendre pourquoi j’ai gardé mon flingue plutôt que mon pieu… Je ne rate jamais ma cible. A toi de le découvrir si tu ne me laisses pas tranquille. Ou sois intelligent et ignores moi, le Strigoï.
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MessageSujet: Re: Le monde a besoin de sauvages comme nous   Ven 17 Juin - 19:39

Le monde a besoin de sauvages comme nous

Lilith & Ragnar
Il est toujours aisé de trouver une bonne distraction à proximité, il suffit de savoir bien observer et j’ai toujours eu l’œil pour repérer ce genre de choses. Ce soir c’est toi que j’ai repéré, belle guerrière, et il faut bien admettre que tu es tout à fait fascinante. Je t’analyse, me rapprochant de plus en plus près sans pour autant menacer ton espace personnel, ces autres strigoïs le font déjà bien assez comme ça. Eux aussi je les observe, je les regarde perdre avec mépris. Ces pauvres petits monstres ne méritent aucune aide, ils ne sont même pas dignes d’être des strigoïs, alors tu peux les renvoyer là où est leur véritable place. Ce que tu fais puisqu’ils ne tardent pas à perdre la vie. A nous deux on dirait. Déjà. Enfin. C’est du pareil au même finalement.

Tu me portes maintenant tout ton intérêt, j’en suis honoré. Tu me fais face avec tes armes bien que je n’en ai pas. Je reste toujours aussi calme, bien qu’une balle pourrait me transpercer d’une seconde à l’autre, je prends le risque, je vis pour ça après tout. Je ne perds rien de mon sourire malgré ses remarques acerbes et son ton froid. Une femme de caractère, c’est qu’elle me plaît de plus en plus, il faut bien le reconnaître. Voyons voir jusqu’à quel point tu as le sang chaud, bien que je n’irai pas jusqu’à tenter le diable pour autant, ou peut-être que si… Nous verrons bien. En tous cas malgré son refus je ne lui laisserai pas me fermer complètement la porte. Tu n’as pas besoin d’un serviteur, ni d’un allié, ni d’une connaissance ? Dans ce cas je serais autre chose pour toi, il te suffit de choisir quoi.

- Allons ma chère, les relations ne se limitent pas uniquement à ces trois fonctions, je suis certain que nous saurons en trouver une digne d’intérêt.

Je sais, tu espérais ne jamais me revoir, mais ce n’est pas mon avis et il compte aussi après tout. Je ne suis pas le genre d’homme qui force les autres, pas les femmes en tous cas, mais je sais insister, je peux devenir exaspérant parfois, mais je saurais parvenir à mes fins, peu importe le temps qu’il faudra. Je suis un homme patient de toute façon. Elle range ses armes, son pieu du moins, et je me dis que c’est toujours ça de gagné pour l’instant, même s’il en reste encore une à ranger. A la place elle sort une petite chose de sa poche, il me semble en avoir déjà vu chez des humains de l’unité, mais ce n’était pas tout à fait le même. Une nouveauté de ce monde on dirait, me voilà tout impatient d’en connaître son utilité.

Je la regarde étrangement lorsqu’elle se met à parler dans l’objet, donnant des indications de localisation et le nombre de cadavres à se débarrasser. Est-ce à moi que tu parles ? Car je ne ferais pas ce travail pour toi, à moins que tu ne saches le demander gentiment. Pourtant quelque chose me dit que ce n’est pas vraiment à moi que tu parlais. Tu utilises cet objet comme on utiliserait un téléphone, mais les seuls que j’ai jamais connus étaient immenses et rattachés à une prise... Je crois qu’il va vraiment falloir que je prenne des cours sur les nouveautés de ces cent dernières années. Elle reporte son attention sur moi, prenant la parole pour m’avertir de déguerpir d’ici. Allons, je ne suis pas du genre à prendre la fuite dulcinée, tu l’apprendras vite.

- On ? D’aussi loin que je me souvienne, ce sont les alchimistes qui se débarrassent des corps, or tu n’en es pas une. Alors j’accepte de disparaître et laisser ces pauvres créatures faire leur labeur si tu m’offres ta compagnie en retour.

J’ai décidé de passer au tutoiement puisque tu en fais de même de façon si normale. Peut-être que le vouvoiement a disparu ? Ou peut-être l’utilise-t-on simplement pour des occasions. Je ne la quitte pas du regard. Alors, vas-tu accepter ma proposition ou une fois de plus me dire de déguerpir ? Peut-être même attenteras-tu à ma vie, mais je ne m’inquiète pas, j’ai toujours su survivre, peu importe la puissance de mes ennemis et leur nombre, il suffit d’être assez malin.

acidbrain
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