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 Les fantômes n'existent pas

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MessageSujet: Les fantômes n'existent pas   Jeu 16 Juin - 21:06


Les fantômes n'existent pas
Judith & Nayla


Une semaine. Dans une semaine je pourrais retourner en Amazonie et retrouver mon peuple, voir comment ils s’en sortent. Je me suis arrangée avec l’académie pour possiblement les faire venir ici, il y a de grands combattants dans mon peuple qui leur serait bien utile et en retour nous aurions la protection, un bâtiment pour nous mettre à l’abri. A vrai dire c’est l’académie qui m’a fait cette proposition, manquant de plus en plus d’effectifs par ici. Je ne sais pas si mon peuple acceptera, je ne suis pas sûre moi-même de vouloir rester ici, d’abandonner nos terrains, notre vie pour nous en construire une nouvelle en ville. Non, je ne sais pas, mais je ne prendrais pas cette décision seule de toute façon, alors je verrais une fois que je serais sur place, de retour parmi les miens.

J’ai passé une partie de la soirée à entraîner Christian, pour l’autre partie me voilà à traîner dans Missoula pour débarrasser la ville de quelques monstres, il y a décidément beaucoup de ménage à faire par ici. Je commence peu à peu à me familiariser avec la ville, les bâtiments, les engins de transport, la modernité. Pourtant ce soir je décide de chasser en forêt, là où je suis dans mon élément. Je suis sur la piste de deux strigoïs, un couple je crois, je les poursuis depuis quelques minutes déjà mais cette fois ils n’iront plus bien loin. Je sais où se trouve les pièges posés par mes confrères, je sais surtout où se trouve les miens et c’est deux-là se dirigent tout droit dedans.

Un craquement, un cri de femme et l’odeur du sang. Le piège va me donner l’occasion de pouvoir les rattraper. Une minute plus tard je les rejoins et aperçois l’homme penché sur le sol en train de tendre la main à sa compagne, tombée dans mon trou où des piques d’argent la transpercent de toute part, dommage qu’aucun n’ait atteint son cœur, mais je me chargerai de l’achever plus tard. D’abord occupons-nous de cet homme. Il se redresse et grogne, crocs à l’air, prêt à attaquer. Bien, ne perdons pas de temps en parlote et pleurnichement, j’ai toujours préféré l’action. Un pieu en argent dans chaque main, je suis prête à accueillir le strigoï comme il se doit.

Le combat n’aura pas duré bien longtemps, deux minutes à tout casser. Le monstre n’est pas parvenu à me toucher, sauf une fois, mais ce n’est qu’une malheureuse petite entaille, rien de bien méchant donc. Lui en revanche est dans un bien plus pitoyable état, couvert de sang, ses vêtements déchirés de toute part, sa peau brûlée par l’argent, son corps recouvert d’entailles. Il est à genoux, ses mains posées à plat sur le sol, du sang dégoulinant de ses lèvres alors qu’il reprend péniblement sa respiration, comme s’il en avait soudain besoin. Je me tiens face à lui, prête à l’achever cette fois, à planter mon pieu dans son cœur et en finir. C’est ce que j’aurais fait si je n’avais pas entendu ce bruit.

Je me détourne vers la source du son, essayant de voir qui donc nous observe. Ami ou ennemi ? J’aperçois d’abord cette longue chevelure blonde, puis ce corps de femme et enfin ce visage. C’est étrange, il me dit quelque chose. Je connais cette femme, mon instinct ne me trompe jamais. Qui es-tu ? Plus mon regard reste fixé dans le sien et plus un nom s’impose dans mon esprit. Serait-ce possible ? J’ai l’impression d’avoir retrouvé ces yeux d’enfants, pourtant ils sont aussi bien plus sombres, bien plus froids. Que t’est-il arrivé ? Est-ce réellement toi ? Peut-être que j’hallucine...

- Judith ?

Règle numéro une, ne jamais tourner le dos à son adversaire. Règle numéro deux, ne jamais se laisser distraire tant que le combat n’est pas terminé. C’est moi qui enseigne ces règles d’habitude, pourtant ce soir je me suis laissée déconcentrer par le fantôme de ma sœur. Je grimace suite à la douleur que je ressens dans mon dos et lâche un grognement. Il est temps que ce strigoï nous quitte enfin, mais apparemment ce n’est pas moi qui l'achèverais.

AVENGEDINCHAINS
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MessageSujet: Re: Les fantômes n'existent pas   Jeu 16 Juin - 21:06




Les fantômes n'existent pas
Nayla & Judith


Pourquoi porte-t-on un regard aussi suspect sur moi ? Pourquoi me dévisage-t-on ? Et pourquoi est-ce que tout le monde porte ces accoutrements, que j'appellerais bout de tissu, plutôt que véritable vêtement ? Ne me traitez pas de demeurer, je n'ignorais pas que certains peuples, ne vivaient pas comme nous, des tenues de guerre, et des armes à la main, mais au point d'être aussi.. vulgaire ? J'ignore encore combien de temps je resterais ici, peut-être me faudra-t-il m'adapter à la coutume du pays, mais ne comptez pas sur moi pour porter ces bouts de tissus qui recouvraient tout juste les fesses, de toute façon, cela ne devrait pas être très confortable pour se battre.. Mes blessures en avaient fais fuir certains, d'autres c'étaient inquiété, mais je les avais tous renvoyer balader d'un vague geste de la main, je n'avais pas besoin de leurs aides. J'avais survécu à toutes ces années de captures par des Strigoïs, alors ce n'était sans doute pas l'inconnu d'une nouvelle ville qui allait m'effrayer, je refusais de me faire abattre par de malheureuses rues. Mon plus gros challenge avait été de trouver une arme, de quoi me défendre, d'ailleurs, cela n'avait pas tout a fait réussi, puisque je m'en tirais avec une arme à feu, alors que je détestais ces trucs, comme la grande majorité de mon peuple, rien ne valait une bonne épée aiguisée.

J'avais bien trouvé quelques armes, qui m'ont été très utiles pour obtenir quelques informations dont j'avais besoin, une petite lame, que l'on m'avait indiqué être un cutter, fin bon, je me fichais pas mal du nom de ce truc, s'il c'était avéré que cela était très utile pour la torture, je doutais de pouvoir faire le poids face à un Strigoï avec cette simple arme, alors j'imagine que le flingue accroché à ma ceinture était une bonne chose, même si j'éviterais autant que possible de m'en servir. En fin de compte, je n'avais pas obtenu grand chose de lui, si ce n'était une affirmation que ma sœur était bien en ville, et que c'était pour cette raison que son groupe c'était déplacé.. M'avait déplacé lorsque j'étais toujours enfermé avec eux. Je repartais donc de zéro , à faire mes propres recherches, sauf qu'aujourd'hui, je n'avais pas l'intention de chercher du côté de la ville, mais plutôt de rejoindre notre terrain de chasse à nous, la forêt.. J'avais peut-être qu'une infime chance de tomber sur elle là-bas, mais je devais au moins essayer, au pire, je ne perdrais qu'une recherche, je n'étais de toute façon pas certaine de trouver mieux en fouillant en ville, alors autant essayer, peut-être que mes recherches ne seront pas veines.

Depuis quand est-ce que je cherchais, sans trouver la moindre trace ? Des minutes, des heures ? J'étais prête à baisser les bras, jusqu'à ce que j'entende ce cri. Et bien, quitte à ne pas mettre la main sur ma mère, je pourrais toujours arrêté ce monstre, qui t'entait de torturer cette jeune femme.. Sauf que je ne m'attendais pas à ce qu'il s'agisse du monstre, qui soit pris au piège, du moins, l'un d'entre eux, à ce que je peux entendre, et voir.. Et je ne m'attendais pas non plus à tomber sur ma sœur de cette façon, alors que je l'avais cherché à travers toute la forêt, sans résultat. Est-ce que je devrais m'approcher pour la serrer dans mes bras ? Non, ce genre de chose n'a jamais été notre genre, de toute façon, la surprise est fini, puisqu'elle c'est tourné vers moi, et à en croise le nom qu'elle prononce, elle m'a reconnu. Sauf que tu n'aurais jamais du prendre le risque de te retourner, tu aurais du abattre ce monstre avant toute chose, et t'assurer du reste, par la suite. J'imagine que tu aurais pu être assez maline pour reprendre le dessus, mais il semblerait que j'ai été plus rapide que toi cette fois, pour dégainer mon arme à feu, et tirer d'un rapide coup.. Moi qui aimait pas ce genre de chose, si cela me permettait de sauver ma sœur, j'allais peut-être prendre gout. Je n'avais visé que pour blesser, le ralentir, le temps que Nayla finisse le boulot, sauf qu'il semblerait que j'ai réussi à l'avoir directement au cœur.. Oui, quitte à avoir une arme à feu, j'avais fais en sorte de forger mes propres balles en argent, ce genre de chose me connaissait bien. Je reste un moment planté, le temps de prendre conscience que je me suis bien servi de cette arme à feu, et que, par dessus tout, j'étais parvenu à l'abattre ainsi. Que penses-tu des armes à feu, toi, Nayla ?

« J'aimerais bien ne pas t'avoir retrouvé, pour te perdre à nouveau.. »

Mon regard est encore fixé sur ce corps, et au fond, j'éprouve une certaine joie, à voir ce type perdre la vie, et lâcher son dernier souffle devant nous.. Tu n'avais qu'à pas t'en prendre à ma sœur, tu méritais de mourir dans une situation bien plus atroce, heureusement pour toi, je n'en aurais pas l'occasion, par contre, je ne garanti pas le sort de ta femme, elle risque de prendre très cher pour toi.. Je pose enfin mon regard sur Nayla, qui me fixe.. Comme tu peux le voir, il s'agit bien de moi, pourtant, je n'ose pas m'approcher d'elle. Je devrais être heureuse de la revoir, et pourtant, c'est toutes mes trahisons qui me reviennent à l'esprit.. Je suis coupable de tout ce qui a pu lui arriver, c'est à moi que revient toute la faute, c'est à cause de moi qu'elle a été séparé de son peuple..

« Je suis désolée, je n'aurais pas dû, j'aurais dû me taire, garder ces informations pour moi, mais je ne pouvais pas.. c'était trop dure à supporter, je suis désolée Nayla »

Ce n'est pas dans mes habitudes de m'excuser, mais il s'agit de ma sœur, la sœur que j'ai trahi pour ma survie, alors elle mérite des excuses, même si elle ne doit sans doute pas tout comprendre à la situation.

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MessageSujet: Re: Les fantômes n'existent pas   Jeu 16 Juin - 21:08


Les fantômes n'existent pas
Judith & Nayla


Traquer et tuer, voilà des choses que je sais faire, des choses que je fais jour après jour. Voir des fantômes ? C’est un peu nouveau pour moi. Sais-tu combien de temps nous t’avons recherché avant de finalement abandonner les recherches parce qu’on te croyait morte ? Sais-tu combien de raids nous avons fait chez l’ennemi dans l’espoir de peut-être te trouver parmi les prisonniers ? Nous avons remué ciel et terre pour toi, je refusais de t’abandonner, mais apparemment je n’ai pas assez persisté. Où étais-tu passé Judith ? Il faut que je sache ce qui t’est arrivé, si j’aurais pu avoir une infime chance de te retrouver avant, si j’ai mal agit en faisant passer notre peuple avant toi. Tu es si belle Judith, si forte et si différente en même temps.

Une vive douleur dans le dos me fait sortir de mes pensées. Encore ce monstre, j’aurais dû l’achever avant de me détourner, une erreur que je ne commets habituellement jamais. Néanmoins une blessure ne m’a jamais empêché de reprendre le dessus et d’achever ma cible, alors je me retourne, prête à mettre un terme à sa vie, mais un tir résonne alors dans la forêt. Les oiseaux s’envolent par peur, une tâche de sang commence à s’agrandir sur le tee-shirt du strigoï au niveau du cœur, et je le vois s’écrouler au sol, agonisant jusqu’à ce que la mort veuille bien s’emparer de son âme. Depuis quand utilises-tu ce genre d’arme Judith ? Je n’ai jamais aimé les armes à feu, tu le sais bien, mais ce n’est pas le sujet de ce soir. Je reporte finalement mon regard vers Judith qui prend pour la première fois la parole. Ta voix a bien changé elle aussi, c’est celle d’une vraie femme, plus d’une enfant.

On se dévisage de longues secondes en silence, tu restes distante, j’ignore pourquoi. N’avons-nous pas le droit de nous serrer dans les bras après tous ce temps de séparation ? Je sais bien que les accolades n’ont jamais été notre fort, aussi bien pour toi que pour moi, mais dans des situations comme celle-ci, je pense que nous avons droit à une petite exception. Puisque tu ne sembles pas vouloir te rapprocher, alors c’est moi qui viendrais à toi ma sœur. Je m’avance doucement, un pas après l’autre, me rapprochant de quelques mètres mais tu reprends la parole avant que je ne te rejoigne et tes mots me coupent dans mon avancée. Pourquoi t’excuses-tu ? Quelles informations Judith ? De quoi est-ce que tu parles ? Je me rends compte que je me suis arrêtée, plongeant mon regard dans le sien avant de finalement prendre la parole.

- De quoi est-ce que tu parles ? Quelles informations n’as-tu pas su garder pour toi ?

Dis-moi que tu n’as pas trahis notre peuple, dis-moi que tu ne l’as pas mis en péril alors que je désespérais de le protéger. Sommes-nous obligées de parler de ça tout de suite ? Est-ce nécessaire que ce soit notre première conversation après de telles retrouvailles ? C’est trop tard pour changer de sujet de toute façon, autant aller au bout des choses. Je reste à ma place, priant intérieurement qu’elle n’ait pas fait ce que je pense.

- Où étais-tu passé Judith et que t’est-il arrivé durant toutes ces années ?

Si tu ne veux pas répondre à mes deux précédentes questions, réponds au moins à celles-là, peut-être sauront-elles me révéler ce que tes mots sont incapables de me dire. J’attends tes réponses Judith et plus les secondes s’écoulent, plus je commence à craindre ce que tu pourras bien me dire. Dis-moi que tu n’es pas une traître Judith. Dis-moi que tu n’es pas comme ça. N’importe qui mais pas toi.

AVENGEDINCHAINS
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MessageSujet: Re: Les fantômes n'existent pas   Jeu 16 Juin - 21:09




Les fantômes n'existent pas
Nayla & Judith


Je t'ai connu plus prudente que cela, ma sœur.. A l'époque, tu n'aurais jamais commis l'erreur de te détourner de l'ennemi, tu l'aurais achevé, et après, tu te serais permise de t'intéresser à la nouvelle venue.. Tu aurais pu perdre la vie face à cette imprudence, imagine, ce que cela aurait donné si tu t'étais retrouvé face à une nouvelle ennemi, plutôt que face à moi, face à une alliée.. Tu aurais perdu du temps en te détournant pour tuer ce monstre, qui venait de te porter son coup, et la nouvelle venue en aurait profité pour t'achever. On dirait bien que tu as de la chance qu'il ne s'agisse que de moi. J'agis sans prendre le temps de réfléchir, je dégaine mon arme, vise, et tire.. Moi qui ne voulait pas me servir de cette arme, on dirait qu'elle m'aura été utile. Je sais que nous détestons ce genre d'arme, comme le reste de notre peuple, mais lorsque l'on ne possède aucune autre arme pour se défendre, au procède avec les moyens du bord, je pense que tu peux comprendre cela, non ? De toute façon, je n'ai pas de compte à te rendre.

Je range mon arme, un peu sous le choc d'être parvenu à tuer cet homme, alors que je pensais juste être capable de le blesser, pour que Nyala se charge de l'achever, mais on dirait que j'ai plutôt bien visé. Que faisons-nous, maintenant ? Restons-nous plantées, comme deux idiotes ? Est-ce que nous nous prenons dans les bras ? Cela serait tout de même étrange, je ne crois pas t'avoir un jour serrer dans mes bras, mais d'une certaine manière, ce genre de situation ne s'est jamais présenté dans le passé, alors nous n'aurions pas pu savoir.. Moi-même, j'ignorais que je te reverrais, surtout après tout ce que j'ai fais pour te nuire.. Est-ce qu'ils t'ont dis, toutes les informations que je leurs avais révélé, est-ce qu'ils t'ont parlé de ma trahison, le jour où ils sont parvenu à te mettre la main dessus, à cause de moi ? Sais-tu à quel point je m'en veux, Nayla ? Je ne voulais pas te trahir, tu étais bien la dernière personne à qui je souhaitais faire du tord, mais ces souffrances, tout ce qu'ils m'ont fais endurer, c'était trop dure, je n'arrivais pas à le supporter.. J'aurais dû garder cela pour moi, surtout qu'elle n'a pas l'air au courant, mais comment est-ce que j'aurais pu la regarder en face, en lui cachant toutes ces choses ?

« Des informations sur toi.. »

Je leurs ai dis ce que je savais, tes points forts, tes points faibles, où attaquer pour être certain de te prendre par surprise, des plans, des moyens d'attaques.. Je suis désolée, Nayla, je me suis montrée faible face à eux, je n'ai pas su te protéger comme je l'aurais voulu, tes échecs, ta capture, c'est à moi que tu dois toutes ces choses.. Tu n'imagines pas à quel point cela a été horrible pour moi de te voir souffrir durant des jours, alors que tu n'étais là que par ma faute, j'aurais aimé qu'ils s'en prennent à moi, plutôt qu'à toi, mais grâce à moi, ils avaient obtenu tout ce qu'ils avaient toujours voulu, ta défaite, ta souffrance, et je ne pouvais rien faire pour arrêté cela.. Où est-ce que j'étais passé ? Est-ce que tu tiens vraiment à le savoir après ce que je viens de te dire ? J'aurais plutôt pensé que tu n'accepterais même plus de m'adresser la parole, au fond, c'est plutôt moi, qui n'ose même plus soutenir ton regard tellement j'ai honte de mes actes.

« Ces Strigoïs, nos ennemis, je les ai vu assassiner papa et maman, avant qu'ils ne m'amènent avec eux.. J'ai vécu un véritable enfer, j'ai essayé de faire face à leurs tortures, à la souffrance, mais c'était trop dure pour que je réussisse à me taire »

Est-ce que tu comprendras où je veux en venir cette fois ? Est-ce que tu comprendras tout ce qui m'est arrivé durant mon absence ? Et accepteras-tu de me pardonner, ou me rejetteras-tu ? Je l'admets, j'ai peur du choix que tu pourrais prendre.. Cette fois c'est moi qui m'approche d'elle, ne m'arrêtant que lorsque je me trouve à quelques centimètres d'elle. J'attrape ces mains dans les miennes, les serrant forts dans les miennes.

« Je suis désolée de ne pas avoir été aussi forte que toi »

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MessageSujet: Re: Les fantômes n'existent pas   Jeu 16 Juin - 21:10


Les fantômes n'existent pas
Judith & Nayla


Judith ? Est-ce que c’est vraiment toi ? Bien sûr que c’est toi, même après toutes ces années je te reconnaitrais entre mille ma sœur. Où étais-tu passée ? Comment vas-tu ? Tellement de questions à ton sujet. Je ne pensais pas te revoir un jour. Je te pensais morte, mais apparemment le destin a encore prévu de grandes choses pour nous. Je t’ai enfin retrouvé après toutes ces années, ou plutôt tu m’as retrouvé, et maintenant que nous sommes à nouveau réunis, ne t’attends pas à ce que je te laisse filer. Je suis d’ailleurs prête à te rejoindre enfin mais je m’arrête dans mon avancée. Ce sont tes mots qui m’arrêtent. Que veux-tu dire Judith ? Je ne comprends pas, ou peut-être que je ne veux pas comprendre, je ne sais pas… Dis-le moi Judith. Dis-moi les choses clairement, peu importe à quel point cela me fera mal, il faut que je l’entende, il faut que je sache.

Les premiers mots tombent. Des informations sur moi, sur moi et notre peuple, n’est-ce pas ? Evidemment, puisque tu trahis le chef, tu peux trahir le peuple tout entier après tout. Comment as-tu pu faire ça ? Je comprends mieux maintenant tous ces changements de stratégie de la part des strigoïs, comme si du jour au lendemain ils avaient découverts toutes nos failles, on dirait que c’était bien le cas. Tu leur as révélé nos faiblesses, tu as mis en péril notre peuple, tu as détruit des vies. Sais-tu combien ont péri à cause de toi ? Je suis sûre que tu n’en as pas la moindre idée. Je me suis sacrifiée deux fois pour sauver notre peuple mis en échec, mais comment aurais-je pu m’en sortir alors que ma propre sœur agissait dans l’ombre contre nous ? Je reste sans voix face à ses révélations et j’en viens même à penser qu’elle aurait dû mourir avec nos parents, que sa vie sacrifiée en aurait au moins sauvés des centaines d’autres. Suis-je un monstre pour penser ainsi de ma propre sœur ? Peut-être bien, mais mon peuple est aussi ma famille et je n’ai jamais supporté la trahison.

Elle s’arrête devant moi et attrape mes mains, décidant de s’excuser à nouveau face à mon silence. C’est vrai Judith, tu n’as pas été assez forte, car si ça avait été le cas, tu aurais trouvé un moyen de mettre fin à tes propres jours pour t’épargner cette souffrance et nous épargner cette trahison. Je suis désolée pour toi, pour ce que tu as subi, pour ne pas t’avoir retrouvé et sortie de cet enfer, mais je ne saurais te pardonner le nombre de morts que tu as causé en retour. Notre peuple a perdu à cause de toi, j’espère que tu en as conscience. Je retire mes mains des siennes, restant stoïque face à elle et c’est plus fort que moi, ma main vole et claque contre sa joue. Un nouveau silence pèse entre nous, j’aurais aimé que nos retrouvailles se passent différemment, vraiment...

- Ce n’est pas auprès de moi que tu dois t’excuser Judith, mais auprès de notre peuple, en espérant qu’il reste encore des survivants. Si ce n’est pas le cas alors tu devras t’excuser auprès de toutes ces tombes, de toutes ces personnes qui sont tombées par ta faute.

On s’est toujours demandé ce qui nous différenciait toi et moi au-delà de quelques détails, et bien maintenant nous avons notre réponse. Je me suis sacrifiée pour notre peuple lorsque tu as sacrifié notre peuple pour ta propre survie. Et dire que j’avais toujours rêvé te revoir et faire de toi mon bras droit... Tu ne saurais pas gouverner un peuple si tu l’estimes moins important que ta propre vie.

- Je ne saurais imaginer la douleur que tu as dû supporter durant tout ce temps et je suis navrée de ce que tu as pu subir. J’aurais dû te retrouver. J’aurais dû savoir et te sortir de là avant que tu ne parles.

Après tout je ne peux pas remettre entièrement la faute sur toi, je suis aussi à blâmer dans l’histoire et je reconnais également mes torts. Je n’aurais pas dû abandonner les recherches, je n’aurais pas dû te considérer comme morte sans preuve. J’aurais dû continuer à te chercher et te sortir de là. Nous avons toutes les deux commises des erreurs, les conséquences des miennes ont conduit à des années de tortures pour toi, les conséquences des tiennes ont conduit à des centaines de pertes pour notre peuple et à mon sacrifice.

- Dans une semaine je retourne là-bas. Accompagne-moi, aide-moi à retrouver des survivants, aide-moi à protéger ceux qu’il reste. Je n’en abandonnerai aucun, prouve-moi que c’est aussi ton cas.

AVENGEDINCHAINS
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MessageSujet: Re: Les fantômes n'existent pas   Mer 17 Aoû - 0:38




Les fantômes n'existent pas
Nayla & Judith

Pourquoi ai-je engagée cette discussion ? Pourquoi est-ce que, pour ces retrouvailles, je ne me suis pas contentée de quelques accolades, de vieux souvenirs remis sur la table, même les plus humiliants ? Pourquoi ai-je cru bon de m’excuser auprès d’elle ? Je n’aurais pas dû gâcher nos retrouvailles, je n’aurais pas dû m’engager sur un tel terrain, mais, hélas, la culpabilité c’est avérée plus forte que moi. Je ne pouvais pas me battre contre elle, je ne pouvais pas mentir à ma sœur, je ne pouvais pas juste, la regarder dans les yeux, sourie, et prétendre que j’allais bien. Je n’étais pas une menteuse, et je ne commencerais pas aujourd’hui, peu importe mon envie de faire machine arrière, lorsque je découvre ces yeux, sa douleur, et sans doute, la trahison qu’elle peut ressentir.. Ne m’en veux pas, Nayla, j’ai essayée, j’ai tentée de tenir, de ne pas céder, face à leurs tortures, mais c’était au dessus de mes forces, je ne pouvais pas résister, tu penses être maline, la vérité, c’est qu’ils sont bien plus malin, que tu ne le seras jamais, et chacun d’eux trouvera un nouveau moyen de s’en prendre à toi, aucun d’eux, n’abandonnera avant que tu sois morte.. Depuis les premiers instants, depuis que tu as pris la tête du clan, c’est leurs buts, jamais cela ne s’arrêtera.. pas avant la perte de l’un des chefs.

Ma faute ? Est-ce que tu crois que c’est ma faute ? Peut-être que si tu avais été à ma place, tu verrais les choses d’une autre manière aujourd’hui, tu verrais que leurs manipulations s’avèrent être très efficaces, surtout lorsque leurs petits plaisirs quotidien, s’avère être de vous montrer l’acharnement que votre propre sœur met, dans un combat pour la survie de son peuple, là où elle a abandonné de vous retrouver. Est-ce que tu aurais réagi de la même manière, si tu avais été témoin des mêmes manipulations ? Aujourd’hui, je me rends compte que oui, que ton peuple, semble être plus important que ta famille. Peut-être est-ce une sorte de revanche, que j’ai prise sur toi, en leurs donnant toutes ces informations.. Peut-être que je souhaitais juste me venger, de ce peuple, qui accaparait toute ton attention. Oui, sans doute, et tu sais quoi, Nayla ? Au fond, peut-être que je ne suis pas aussi désolée que je le prétends, sans doute suis-je désolée pour cette trahison, mais pas pour toutes ces vies perdus, parce que tu aurais du abandonnée toutes ces vies pour me retrouver, c’est ce que j’aurais fais. Sa gifle me surprend, mais je n’essaie même pas de parer le coup, à quoi bon ? Je la mérite non, à ces yeux sans doute. Peut-être va-t-elle-même déclencher un combat entre nous, non, on dirait pas.

« Ton peuple a toujours été plus important que ta propre famille »

Et ne cherche pas à me remettre la faute dessus, ce n’est que pure vérité, tu devrais t’en rendre compte, mais je ne compte pas là-dessus, aujourd’hui encore, ton peuple semble plus important que moi, va donc les sauver, si c’est ce qui t’intéresse, je retournerais à mes occupations, puisque je suis une si grande déception, à tes yeux.

« Non, tu ne sais pas, ce que j’ai traversé là-bas, tu ne sais pas la douleur que j’ai pu ressentir, face à ton abandon, alors ne me parle pas de loyauté, n’oses même pas dire que ces personnes sont tombées par ma faute.. J’imagine la déception que je dois être pour toi, dommage que je ne sois pas morte là-bas, hein ? »

Ne m’en voulez pas, j’ai toujours été du genre à me laisser entraîner par mes émotions, surtout lorsque l’on m’attaque frontalement, et en l’occurrence, c’est ce que fais Nayla, avec un sérieux effrayant. Pourquoi es-tu donc toujours là, si je suis une si grande déception pour toi ? Tu n’as qu’à partir, et poursuivre tes plans, me savoir vivante, ou non, ne changera pas grand-chose, je crois. Peu importe ce que l’on t’apprend, tu en reviens encore et toujours a ton peuple, as-tu conscience que moi aussi, je suis un être humain ? Que moi aussi, j’ai besoin de ton attention ? Mais pas comme un chef, comme une sœur.. Je regrette le temps où papa, et maman étaient encore là, à défaut d’avoir une sœur, j’avais encore l’amour de mes parents.

« Je ne viens pas avec toi, Nayla. Je n’ai jamais été une meneuse, je n’ai jamais voulu d’une vie de groupe, d’une vie à protéger, et servir les autres, je suis libre, et tu n’en m’enlèveras pas cela.. Ta quête est sans espoir, ne le vois-tu donc pas ? Retrouver là-bas, c’est te condamner à une mort certaine, ces Strigoïs n’attendent que cela »

Juste une occasion, de pouvoir t’arracher la vie, d’avoir la dernière chose, qu’aucun d’eux n’est parvenu à remporter, ton cœur, ta tête, en trophée, peu importe, l’un comme l’autre fera l’affaire pour eux. Tu n’es peut-être pas la plus digne des sœurs, mais je n’ai pas envie de te retrouver accroché à leur mur, la prochaine fois que je leurs rendrais visite, pour tous les abattre.

« Ne vas pas là-bas, s’il te plaît »

S’il te reste un peu de jugeote, ou un peu de pitié pour ta pauvre sœur, tu accepteras de ne pas tenter le diable, en te rendant là-bas.

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MessageSujet: Re: Les fantômes n'existent pas   Mer 31 Aoû - 14:36


Les fantômes n'existent pas
Judith & Nayla


J’ai du mal à croire ce que j’entends, ou peut-être que je n’ai simplement pas envie d’y croire. Pourquoi Judith ? Pourquoi me dis-tu cela ? J’étais si heureuse de te retrouver et maintenant… Maintenant je ne sais plus ce que j’aurais souhaité pour toi. Tu as changé ma sœur, ce n’est pas toi, je ne te reconnais pas, ou peut-être m’étais-je trompée toutes ces années sur ton compte. Ces derniers temps j’ai l’impression que tout m’échappe et je n’arrive plus à recoller les morceaux, je n’arrive plus à arranger les choses. Tais-toi Judith. Tais-toi avant que je ne m’emporte. Trop tard. C’est plus fort que moi, ma main vole pour claquer sa joue. Un geste qu’elle n’a pas cherché à esquiver, sans doute savait-elle le mériter. Est-ce que je regrette cette claque ? Je ne pense pas, je ne peux pas culpabiliser alors que c’est elle qui devrait ressentir une telle émotion.

Elle me reproche de toujours privilégier notre peuple à notre famille. Ce n’est pas juste Judith, tu n’as pas le droit de m’en vouloir pour ça, tu sais que c’est ce qu’on attend de moi en tant que chef, tu sais que je considère notre peuple tout entier comme ma famille. C’est aussi la tienne Judith, on est tous une famille, on l’a toujours été. Pourtant tu n’as pas hésité à les trahir, à sacrifier des vies, des tas d’innocents pour t’épargner quelques souffrances. Est-ce que ça t’a soulagé ? Est-ce qu’ils se sont arrêtés ? Je suis sûre que non. Tu nous as vendu pour simplement un peu de répit.

- Mon peuple est ma famille. Je pensais que tu les considérais aussi comme tel, Judith.

J’ai eu tort. J’ai eu tort de croire que tu étais forte, tort de croire que tu saurais être une bonne guerrière, une sauveuse. La seule vie que tu as sauvé, c’est la tienne. Alors je te l’accorde, tu es une bonne survivante, mais tu as pris des choix que je ne peux m’empêcher de mépriser. J’aurais dû te sauver, ça aurait permis de sauver bien des vies, mais peut-être que si tu avais attendu un peu plus longtemps avant de nous trahir, j’aurais eu le temps de te retrouver, car lorsque les strigoïs se sont mis à changer de stratégie, je n’ai plus eu de temps à passer à la recherche. Alors au fond Judith, tu ne peux t’en vouloir qu’à toi-même.

Je continue de rester stoïque face à ses mots, face à ses reproches. Finalement c’est une boucle sans fin. On est toutes les deux responsables, mais contrairement à toi je reconnais mes erreurs alors que tu ne cesses de faire des reproches. Tu es stupide Judith, stupide de penser que j’aurais pu souhaiter ta mort. J’aurais seulement souhaité que tu n’en sacrifices pas autant pour la tienne. J’aurais supporté les souffrances et la mort pour eux, tu le sais, tu m’as vu me sacrifier. Tu ne comprends rien Judith, mais je ne t’en veux pas, je te laisse même la chance de te rattraper, de demander pardon en sauvant des vies. Sauf que tu refuses de m’accompagner et c’est une nouvelle déception.

- Alors sois libre ma sœur. Je suis heureuse de te savoir en vie, profites-en, j’espère simplement que ta conscience ne te rattrapera pas avec le temps, car à ta place je ne pourrais fermer l’œil, je serais hantée par toutes ces vies innocentes qui auraient péries pour ma survie.

Oui nous ne sommes définitivement pas pareil toi et moi, mais ce n’est pas grave, je ne t’en veux pas, mais ne me demande pas de l’accepter pour autant. J’ai l’impression que tu m’en veux de ne pas ressentir plus que cela, que tu me reproches de ne pas aimer plus. Tu devrais savoir pourtant qu’on m’a élevé comme ça, élevée pour être une leadeuse, appris à mettre de côtés les sentiments. Je ne suis pas insensible Judith, je ne sais juste pas comment on fait, mais si je n’avais pas de cœur, je ne tenterais pas de retourner là-bas avec l’espoir de sauver des vies. Tu me supplies de ne pas partir, mais je ne te dois rien Judith. Tu as le choix de m’accompagner ou de rester ici, mais ma décision est déjà prise et je ne te laisserais pas m’influencer autrement.

- J’irais Judith. J’irais avec l’espoir de trouver nos amis, des combattants, des parents et des enfants. J’irais avec l’espoir de pouvoir secourir notre frère. J’irais là-bas même si tu me dis qu’il n’y a plus rien, car contrairement à toi je n’abandonne pas s’il reste un infime espoir.

Je sais, tu détestes ça les leçons de morales, ça n’a jamais été ton fort, mais ce n’est pas de ma faute si tu fais des erreurs, alors il faut bien que je t’explique, que je t’apprenne. Nous sommes si différentes aujourd’hui ma sœur, je suis attristée de constater à quel point tu as changé, mais la vie est faite ainsi, je dois simplement l’accepter. Je lui tourne le dos, prête à repartir dans ma propre direction, sans elle, puisque je ne peux pas la convaincre de revenir sur le droit chemin. Je lui adresse simplement ces quelques mots.

- Sois heureuse ma sœur, j'espère que tu trouveras ta voie.
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