Forum d'écriture privé
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Qui sommes-nous vraiment ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Qui sommes-nous vraiment ?   Ven 9 Déc - 18:55


Qui sommes-nous vraiment ?
Peter & Kahlan

Plus les minutes s’écoulent et plus il me semble que je prenne plaisir à cette rencontre. C’est étrange. Intéressant. Rare sont les personnes qui m’intriguent, encore moins aussi vite. En fait je dirais même que personne ne m’intéresse, en dehors des animaux et de mon frère que je viens de retrouver. Quoi que, même avec lui j’ai du mal à être… Humaine. J’ai perdu l’habitude de la civilité depuis bien trop d’années et je ne pense pas être capable de redevenir cette petite sœur qu’il avait aimée. Je ne suis pas sûre de vouloir de cet amour, de toute façon, je ne suis même pas sûre que mon frère soit un homme bon. J’aurais aimé que nous n’ayons jamais eu à prendre des voies si différentes l’une de l’autre, mais les choses sont ce qu’elles sont. Les hommes aussi sont ce qu’ils sont, chacun avec leur particularité. Toi ? Je dirais que tu es un vengeur, même si le terme ne semble pas te convenir.

- Comment te définirais-tu alors ?

Les vengeurs ne réalisent jamais qu’ils en sont vraiment un avant le moment de leur mort. Tu ne te bats pas pour une vengeance personnelle, tu te bats pour rendre le monde meilleur, c’est du moins mon impression. Tu es un peu comme l’un de ces super-héros dont des tas de destinées reposent sur tes épaules. Ton fardeau doit être bien lourd à porter. Pourquoi ne pas t’en débarrasser ? Non, je crois que je ne me pose pas la bonne question, je devrais plutôt demander : pourquoi l’avoir choisis ? Oui, celle-ci me semble bien plus intéressante. Néanmoins je la garde pour moi, peut-être qu’un jour je trouverais la réponse toute seule. Il semblerait que j’ai le temps après tout, puisque tu ne te décides pas de me tuer.

Je pourrais retourner cette arme contre toi, si je le voulais. Parviendrais-je à te tuer ? Est-ce que tu reprendrais le dessus ? Et si oui, est-ce que tu me tuerais cette fois ? C’est fou le nombre de questions que l’on peut se poser, le nombre de situations différentes qui pourraient se produire au cours d’une même rencontre. Pourtant ce soir, dans cette pièce, on décide de se faire mutuellement confiance, on décide de s’épargner et de laisser tomber ce pieu. Plus d’arme en jeu, juste les mots, parfois ils s’avèrent être bien plus efficaces que les gestes. Pourtant ce soir je joue avec les deux, les mots et les gestes. Je pose ma main contre son torse et j’essaie de comprendre, de défaire son énigme. J’esquisse un sourire lorsqu’il termine sa phrase en affirmant que je me trompe à son sujet.

- Pourtant ce sont les hommes qui doutent qui sont généralement les plus à même d’être sauvé, ou de sauver. Tu doutes énormément, alors je ne pense pas me tromper à ton sujet, même si je ne pense pas non plus t’en convaincre.

Moi je suis une mauvaise personne et je le sais parce que je ne doute jamais. J’agis dans des buts bien définit, peu importe qu’ils soient bons ou mauvais, il ne s’agit rien de plus que des objectifs passagers à atteindre et je ne doute pas de ce qu’ils m’apporteront. Je finis par retirer ma main de son torse, sans m’éloigner pour autant, écoutant ses nouvelles questions. Souhaites-tu me donner confiance en l’humanité ? Tu pourrais essayer, mais tu perdrais ton temps, j’ai perdu foi en eux depuis bien trop longtemps pour la récupérer.

- Personne. Même ceux qui se disent pieux ne m’ont montré que leurs plus sombres facettes.

Tous les humains que j’ai un jour côtoyé n’ont cessé de me décevoir, d’essayer de me détruire. Il n’y a que Daniel qui était bon pour moi, aujourd’hui je ne saurais dire s’il est toujours ce frère que j’ai connu. Voilà pourquoi je m’en suis remise aux animaux, au moins avec eux je sais toujours à quoi m’attendre.

- Et toi ? As-tu confiance vraiment en eux ?

Là encore je ne précise pas spécialement qui, peut-être que je parle de l’humanité toute entière, peut-être que je parle de ceux pour qui tu travailles, peut-être que je parle de toutes les espèces en générale. A toi de choisir parmi ces solutions.

acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Qui sommes-nous vraiment ?   Mar 13 Déc - 22:34


Qui sommes-nous vraiment ?
Kahlan & Peter

Une femme, un homme. Une situation qui a l’air si quelconque pour celui qui n’est pas au courant du monde parallèle. Deux strigoïs, devant un cadavre. Encore une situation quelconque, pour celui qui connaît la vérité. Une chasseuse, un soldat. Déjà, les choses commencent à devenir un peu moins ordinaires. Deux prédateurs réunis, sans connaître les intentions de l’autre et qui se jaugent. Pourtant, ni l’un, ni l’autre, nous n’avons encore attaqués le premier. Tu as tué cet homme et je n’ai pas bougé. Tu m’as vu, en partie, à travers ma carapace et tu continues à m’observer. Est-ce que, si un conflit éclaterait, je gagnerais ? Je ne pense pas, car je ne crois pas que ta mort m’apporterait. Ce que je suis ? Ni un vengeur, ni un homme bon, ni un homme mauvais, juste…

« Une ombre. »

Silencieuse et efficace. Effacée et obéissante. Je suis toujours les pas de l’autre, de mon autre. Je suis las pas que m’ordonne le gouvernement. Je le regrette parfois, mais la plupart du temps, j’ai l’impression d’avoir obéis aux bons ordres. D’avoir protégé une partie de la population, la partie pour laquelle je me suis engagée au combat. Alors pourquoi je ne te tue pas ? Pourquoi je t’ai laissée une chance de m’atteindre ? Peut-être car je sens, en toi, que tu n’es pas si mauvaise. Qu’au contraire, tu es uniquement perdue mais que tu agiras peut-être, un jour, de la bonne façon. Et aussi… Parce que tu me rappelles une part de l’humanité que j’ai pu perdre, sans m’en rendre compte. Tuer m’est devenue aussi facile que respirer. Et cela fait de moi un monstre. Un autre dans cette ville. Un de plus.

Je suis sur que ce n’est pas ton habitude, quand tu t’approches. Ça ne l’est plus, non plus, pour moi. Avant de devenir un strigoï, je n’avais aucun soucis à être proche d’une femme mais maintenant… Je me tiens sur mes gardes, je ne suis plus capable de m’approcher d’une femme sans en ressentir un certain malaise. Le sang qui bat dans leur corps m’attire si je suis trop près. Et pour une strigoï… Ce ne sont plus que mes proies. Et toi ? De qui te laisses-tu approcher ? Pas de tous, j’en suis sur. Tu me définis comme un être bon, je ne le suis pas. Tout du moins, je ne le suis plus, mais je tente malgré tout de rester du bon côté de la limite, quand je peux définir celle-ci. Elle parle, attirant de nouveau mon attention. Les hommes qui doutent peuvent être sauvés, selon toi ? Moi, je pense surtout qu’ils peuvent être influencés. C’est dans le doute que nous faisons nos premières erreurs. Mais sans ce doute, je t’aurais tué, dans cette ruelle. Alors finalement, qu’est-ce qui est bon ? A la fois pour moi et pour toi ? Je ne sais pas. Mais j’ai une question, malgré tout, pour toi. Cette confiance que tu ne possèdes pas, envers l’humanité… Est-ce que personne n’a cherché à t’en démontrer l’inverse ? Apparemment non. Ceux qui se montrent pieux… Les croyants. Les croyants ne sont pas forcément les bons, l’histoire nous l’a démontré. Mais tu continues à me parler, m’amenant à réfléchir. Ai-je confiance en eux ? En l’humanité, non. En ce qu’elle peut devenir, oui. En mon gouvernement, oui. En mes supérieurs, non. La seule confiance que je possède, aveugle, est pour mes compagnons d’armes et surtout, mon frère.

« Tout dépend d’à qui je pense. Mais j’ai confiance en ce que les gens peuvent devenir. Et j’ai une confiance aveugle envers ceux qui me sont proches. Tu n’es pas encore tombée sur les bonnes personnes. Pas sur celles qu’il fallait. »

Est-ce que tu arriveras à faire confiance ? Tomberas-tu sur les bonnes personnes ? Je l’espère. Je préfère penser de toi que je t’ai laissée repartir ce soir pour que tu trouves le bonheur et fasse le bien. Je préfère cette pensée à une image bien plus sombre et noir. Je dois être crédule, parfois, de croire que chaque être est capable de posséder du bon en lui, un potentiel parfois inexploité, parfois caché… Mais c’est cette crédulité qui me permet d’avancer et d’espérer.

« Et toi ? Est-ce qu’il y a un être en qui tu penses pouvoir avoir confiance ? Ou n’es-tu que solitude ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Qui sommes-nous vraiment ?   Jeu 29 Déc - 18:21


Qui sommes-nous vraiment ?
Peter & Kahlan

Nous sommes tous des êtres uniques, certains qui se ressemblent, d’autres qui se différencient. Toi tu es différent des gens que j’ai l’habitude de rencontrer, intriguant, à part. J’aimerais découvrir ce qui te rend si unique, peut-être me le dévoileras-tu ? En attendant je serais curieuse de savoir comment est-ce que tu te définirais, puisqu’apparemment je ne vois pas juste en toi. Une ombre, c’est donc ainsi que tu te vois. Au fond, ne sommes-nous pas tous les ombres de nous-même ? Réfléchis un peu à cette question, moi je pense que c’est le cas. C’est vrai, tu es une belle ombre, le genre d’ombre imposante, le genre d’ombre qui pourrait dévorer toutes les autres si tu le voulais. Tes mots sonnent de manières péjoratives, mais qui a-t-il de mal à être cette ombre ? Ça aurait été mauvais uniquement si tu avais été dans le déni. Moi aussi je suis une ombre, peut-être moins imposante que la tienne, mais je saurais te tenir tête si confrontation il devait y avoir.

Au fond toi et moi nous ne sommes pas si différents, peut-être que c’est pour cette raison, que nous ne cherchons pas à nous entretuer. Crois-moi, c’est rare que des membres de mon espèce ne cherche pas à avoir ma mort, en général ils ne me supportent pas et j’ai l’impression qu’il s’agit de la même chose pour toi. Sommes-nous aussi pareil sur notre façon d’évoluer avec les autres ? On dirait que non, je n’ai confiance en personne alors qu’apparemment ce n’est pas ton cas. A force de trop en attendre du monde, tu risques de tomber de haut, jeune strigoï, ta chute en serait bien triste.

- Peut-être que c’est moi qui ne suis pas tombée sur les bonnes personnes, ou peut-être que c’est toi qui fais erreur en offrant ta confiance.

Je suppose que nous ne le saurons pas, mais je ne suis pas de ton avis en tous cas, je ne pense pas qu’avoir une confiance aveugle en quelqu’un m’aidera à avancer. J’ai eu confiance, par le passé, et ça ne m’a pas aidé. Alors comment peux-tu savoir qui sont les bonnes personnes ? Peut-être que toi aussi tu te trompes, peut-être qu’un jour tu penseras comme moi. Est-ce que je devrais avoir confiance en toi ? Je n’ai pas l’impression que tu me veuilles du mal, mais ce n’est pas pour autant que je te suivrais en fermant les yeux. Est-ce que tu devrais avoir confiance en moi ? Non, jamais. Méfies-toi, je me sers toujours de la confiance que l’on m’offre pour arriver à mes fins.

Il me pose alors cette nouvelle question, est-ce qu’il y a quelqu’un en qui je pense avoir confiance ou est-ce que je ne suis que solitude ? A ton avis guerrier, que dirais-tu en me voyant ? Je pense que d’une certaine façon, ça se voit dans mon regard, que je me méfie de tous les êtres vivants. Je ne me sens pas seule pour autant, je vis avec les loups, les oiseaux, les serpents, les animaux que je rencontre. Je suis souvent entourée d’eux, lorsque je sors, lorsque je me nourris, lorsque je dors. Mais je suppose que pour vous autres il s’agit de solitude, puisque ce ne sont pas des êtres humains.

- Il n’y a rien de mal à n’être que solitude.

C'est ma façon de lui faire comprendre que oui, la solitude me caractérise. J’aurais pu lui dire qu’il y a bien un être en qui je pense avoir confiance, mais pas aujourd’hui, pas alors que je ne suis sûre de rien. Je ne sais pas si je peux réellement avec confiance en Daniel, surtout lorsqu’on voit ses fréquentations, cette folie qui le caractérise. Non, je ne suis pas sûre de vouloir réellement renouer avec lui, pas au point d’avoir une confiance aveugle en lui en tous cas. Alors oui, je pense que je suis mieux dans ma solitude. Des bruits de pas détournent mon attention, puis cette odeur de sang que je reconnais. Je contourne le strigoï, me rapprochant vers le loup qui peine à me rejoindre. Je m’accroupis près de lui, caressant son pelage pour le calmer. Que t’est-il arrivé au juste, pour que tu sortes de la forêt afin de me trouver ? Conduis-moi à ceux qui vous chassent, humains ou pas je promets de faire un carnage.

- Je dois y aller, j’ai un territoire à défendre.

Après avoir offert quelques gouttes de mon sang au loup pour qu’il soit guérit, je lui fais un signe de tête pour qu’il me conduise jusqu’à nos ennemis. Il ne se fait pas prier pour se mettre à courir en direction de la forêt et je me mets à le suivre, laissant le strigoï derrière moi. Notre conversation était intéressante, mais je ne laisserais aucun humain détruire les miens.

acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Qui sommes-nous vraiment ?   

Revenir en haut Aller en bas
 
Qui sommes-nous vraiment ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Sommes-nous pareil?
» Sommes nous tous fou ?
» Sommes-nous morts?
» Sommes nous trop nombreux pour notre planète ?
» - Quel jour sommes-nous ? - Aujourd'hui - Chic, c'est mon jour préféré !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vamp Academy :: Archive :: Rps Marie & Liora-
Sauter vers: